ADDITIF IMPORTANT :

Le calendrier 2020 a supprimer l'obligation de la première injection du méningocoque C prévue au cinquième mois :
Voir le tableau page 2 :
La seule injection obligatoire de ce vaccin est  prévue au douzième mois.
Certains s'étonneront peut-être que l'on puisse supprimer une obligation vaccinale par le calendrier et non par la loi. Il faut bien comprendre que si la loi rend obligatoire ce vaccin elle ne précise ni le nombre d'injections ni les âges auxquels ils sont exigibles pour l'entrée en collectivités. Ainsi, le calendrier vaccinal peut faire évoluer cela d'une année à l'autre.

 

 Fin additif

Voici le courrier que je viens d'envoyer, 31 mars 2019, à Marie Aliette Dommergues médecin pédiatre au Centre hospitalier de Versailles,  membre de la commission vaccin du Groupe de pathologie infectieuse pédiatrique et d’Infovac.

Madame bonjour,
 
Je suis mathématicien et je vous avais écrit en mai 2017 à propos de problèmes posés par l’utilisation des tests statistiques dans les études épidémiologiques.
{voir sur ce blog  Comment transformer les hésitants en opposants !" 
 
Thème traité ce jour  : faut-il ou non maintenir les vaccinations des bébés pendant la période de confinement ?
 
Robert Cohen et InfoVac ont répondu oui à cette question importante. Je voudrais y apporter 4 objections qui me paraissent judicieuses.
 
1- Même si le cabinet médical est bien sécurisé, il y a le problème du transport, tout particulièrement si la maman doit prendre les transports en commun. Il y en a sûrement qui y sont contraintes.
 
2- Il est inévitable que certains bébés auront des complications suite à ces vaccinations. cela génèrera de nouveaux rendez-vous médicaux, voire chez un spécialiste, courir les pharmacies voire à l’hôpital. C’est statistiquement inévitable, j’ose espérer que vous le savez. Je ne pense pas qu’il soit opportun dans la période actuelle, de prendre le risque d’arriver  dans un hôpital avec un bébé mal en point ?
 
3- J’ai entendu Robert Cohen et lu sur le site InfoVac que les pathogènes ciblés par les vaccinations ne vont pas désarmer pour autant, coqueluche, pneumocoques ... Le confinement ne peut au contraire qu’en ralentir considérablement la circulation. En 2009, en l’attente du vaccin, une importante incitation à pratiquer les mesures barrières avait été lancée par le ministère.  Plus tard, la ministre fera le bilan de l’épidémie. Nous avons eu cette année beaucoup moins de gastros et de bronchiolites que les années précédentes. C’est sans doute du aux incitations que nous avons lancées en faveur des mesures barrières. Nous recommencerons l’année prochaine.” Je n’ai rien vu de ce type pour l’hiver 2010-2011. Il faudra attendre octobre 2015 pour que le HCSP sorte un rapport et un avis sur les mesures barrières ...
 
4- La législation sur les 11 vaccins obligatoires n’a pas rendu obligatoire l’application du calendrier vaccinal. Elle rend obligatoires sauf contre indications, les vaccinations prévues seulement en cas de placement de l’enfant en collectivités. Plus précisément, au moment de l’entrée de l’enfant dans une des collectivités listées par la loi, on consulte le calendrier pour savoir quelles vaccinations sont exigibles à son âge. Si des vaccinations sont manquantes, l’enfant n’est pas refusé comme le précise explicitement le décret d’application. Il y a alors un délai de 3 mois pour commencer les vaccinations manquantes en respectant les délais bien sûr ! Les vaccinations qui n’auront pu être réalisées dans ce délai de 3 mois seront poursuivies par la suite.
 
En conséquence, les vaccinations obligatoires ne sont certainement pas exigibles pour les enfants confinés.
 
Voilà la loi. Une fois de plus nous sommes obligés de constater que ceux et celles qui sont les premiers à exiger que la loi vaccinale soit respectée sont aussi les premiers à ne pas la respecter et à user de leur autorité pour faire du chantage  aux familles  en refusant d’inscrire les enfants en collectivités alors que le décret ne les autorisent pas à le faire ou en vaccinant les enfants non en collectivités s’ils sont hospitalisés par exemple alors que l’hôpital n’est pas dans la liste des collectivités mentionnées par la loi.
 
Cordialement
 
Bernard Guennebaud