29 octobre 2009
Vaccination H1N1 pour le public : début le 12 novembre
Mise
en ligne sur le site du ministère d'une nouvelle
circulaire datée du 28 octobre et qui veut préciser celle du
21 août qui comportait beaucoup de lacunes, en particulier pour la
vaccination des enfants dans les écoles. Mais on reste toujours dans
l'inconnu à ce sujet. Pour le public, la campagne débutera le 12 novembre.
On y lit en particulier :
"le Gouvernement a décidé de lancer la campagne de vaccination contre le nouveau virus A(H1N1)2009. Cette décision sera formalisée par un arrêté de la ministre de la santé et des sports pris en application de l'article L3131-1 du code de la santé publique, qui habilitera les représentants de l'État territorialement compétents à prendre toutes les mesures d 'application correspondantes."
"Par ailleurs, des équipes mobiles de vaccination (EMV) prendront en charge certains groupes de population (enfants d'âge scolaire en milieu scolaire, résidents d'établissements médico-sociaux, patients des centres hospitaliers spécialisés détenus, personnes placées dans les centres de rétention administrative, personnes dans l'incapacité physique de se déplacer, personnes en situation de précarité...En particulier les enfants d'âge scolaire.
Des instructions complémentaires vous parviendront pour préciser les modalités d'intervention propres à ces équipes."
Autrement
dit, on reste toujours sur notre faim quant à savoir comment cette
campagne scolaire sera organisée. Elle pose en effet beaucoup de
problèmes et toutes les décisions ne sont peut-être pas encore
prises. Raison de plus pour se montrer vigilant et le faire savoir
afin de peser sur ces décisions.
On peut noter que l'ordre de priorité pour la vaccination place en avant-dernière position les enfants de 2-18 ans sans facteurs de risque, les derniers étant les plus de 18 ans sans facteurs de risque. Cela semble indiquer que la vaccination dans les écoles n'est pas pour tout de suite, d'autant plus qu'elle sera tributaire de l'approvisionnement en vaccins.
Parmi les objectifs à atteindre, figure l'adhésion de la population à la campagne :
"la participation de la population suppose son adhésion et une bonne accessibilité de la vaccination. Ces objectifs devront en permanence être rappelés aux personnels employés dans les centres."
"Les centres de vaccination ouvriront le 12 novembre prochain"
"L'ensemble
du personnel employé dans les centres de vaccination ou les équipes
mobiles sera placé sous le régime de la réquisition fixé par
l'article L .3131-8 du code de santé public. Vous prendrez les actes
réglementaires permettant la mise en œuvre de ces dispositions.
Comme dans chaque centre, la vaccination sera proposé, dès l'ouverture du centre aux personnels des équipes de vaccination. Comme pour l'ensemble de la population, il s'agit d'une vaccination sur la base du volontariat.
C'est un recul par rapport à la circulaire du 21 août où la vaccination des vaccinateurs était présentée comme imposée.
Un autre volet de cette circulaire comporte une annexe Communication où on peut lire ceci :
«une deuxième phase « grand public », qui débutera juste avant l’ouverture des centres de vaccination, par la diffusion d’un spot télévisé et de spots radio, ainsi que d’annonces dans la presse écrite, réalisés par l’INPES portant le message de l’importance de la vaccination ''pour soi et pour les autres''.
Simultanément, une information de référence sera diffusée sur les sites internet du ministère chargé de la santé et de l’AFSSAPS, afin de répondre aux questions que peuvent se poser les professionnels de santé comme le grand public.
L’objectif est que chacun dispose de toutes les informations nécessaires afin de prendre en connaissance de cause la décision de se faire vacciner.''
Il existe aussi un volet Informatif et un volet technique suffisamment complexe pour démontrer par ce seul fait que la vaccination n'est certainement pas sans dangers...
Voir aussi "Vacciner ou pas" par le docteur Marc Girard.
Voir aussi en vidéo le document d'ARTE "un virus qui fait débat"
Une seule solution la vaccination ?
Il y a autre chose à faire !!!
Une prévention familiale et citoyenne
Il ne faudrait pas oublier que l'essentiel n'est pas d'éviter la grippe mais de la maîtriser suffisamment pour qu'elle soit une maladie sans conséquences. Pour cela 3 orientations principales :
1- réduire la charge virale par les mesures de précautions préconisées par l'Inpes comme se laver soigneusement les mains et souvent ainsi que le mouchoir à usage unique. Voir sa campagne stop au virus de la grippe.
2- La seconde orientation est de préparer dès maintenant et sans attendre l'organisme à subir le choc d'une infection par des vitamines et tout particulièrement la vitamine C et en évitant de consommer du sucre. Les virus aiment le sucre : il a été démontré qu'un simple morceau de sucre rendait inopérant 40% des leucocytes pendant 2 heures. Donc, ne pas sucrer le café et éviter aussi les gâteaux, tant pis pour les anniversaires ! Sinon, prendre de la vitamine C après avoir consommé du sucre sans s'occuper des doses journalières recommandées qui sont nettement insuffisantes. Choisir si possible une vitamine C naturelle.
3- Ne laisser aucune autre infection même minime s'installer pendant des jours ou des semaines comme des rhumes, une toux ou une fatigue car le virus saura en profiter. Pour cela il existe différents moyens que je ne vais pas énumérer ici. Je vais me contenter de parles de 2 huiles essentielles que j'ai expérimenté sur moi-même dans plusieurs situations délicates et qui se sont montré particulièrement efficaces.
La plus récente remonte à la nuit du 26-27 mai 2009 : le matin de ce 27 mai je devais subir une ablation d'un matériel installé en raison d'une grave fracture; la nuit qui précédait, à l'hôpital, j'ai eu une infection respiratoire que j'ai pu maîtriser en utilisant l'huile essentielle de saro. J'ai raconté cette affaire sur mon blog vélo, mon premier 7000 en vélo : ablation du matériel après fracture
Dans un autre article de ce même blog j'ai raconté une autre expérience authentique avec différents produits dont le saro. Voir ce témoignage.
J'ai pu aussi me libérer d'un herpes labial qui s'était manifesté 2 à 3 fois par an pendant 40 ans en utilisant la ravintsara directement sur le bouton et le plus tôt possible quand les premiers picotements se faisaient sentir. La dernière éruption remonte à décembre 2000. Je décrit aussi cette expérience dans le même article (voir huiles essentielles).
Ce sont des expériences vécues. Je ne donne aucune directive d'utilisation, ce n'est pas mon rôle. Je suis un être humain qui comme chacun vit des expériences. J'ai essayé de résoudre des problèmes parfois difficiles et j'ai eu, après un long cheminement et des tentatives infructueuses, certains réussites. J'ai essayé de les décrire, c'est tout. Je ne suis pas thérapeute et n'ai pratiquement que ma seule expérience.
Parmi les autres huiles essentielles qui pourraient être utiles en cas de grippe il y a Melaleuca, Thymulus, Inule...Il est indispensable d'en disposer avant l'infection afin de pouvoir agir instantanément dès les premiers symptômes et même avant : par exemple avec la présence d'un malade dans la famille ou qu'on aura fréquenté au bureau...
Pour les enfants il est possible d'utiliser saro et ravintsara en suppositoires préparés par des pharmacies compétentes avec des dosages adaptés à l'âge cas elles ne sont pas agressives. A défaut, une goutte sous le pied ou dans le dos, au niveau de la ceinture. Diluées dans une huile végétale comme huile d'olive ou mieux d'abricot, il est possible de les utiliser sur la cage thoracique. Se montrer très prudent avec les enfants en utilisant des dosages très faibles. Le mieux est évidemment de faire appel à un thérapeute compétent. Elles peuvent aussi être respirées par diffusion dans la pièce. Je ne fais ici que donner des indications qui devront être précisées. A chacun de rechercher un tel thérapeute et de se préparer pour faire face à la situation le moment venu.
Il y a aussi les oligo éléments (adultes) Cuivre Or Argent et qui peuvent être utilisé préventivement pour préparer l'organisme (une prise par jour 6 jour sur 7 en prévention).
Il y a aussi l'homéopathie avec Bryonia 5Ch en cas de fièvre sans transpiration; Belladona 9CH si fièvre intense et transpiration; avec en plus Camphora 5 CH si frissons etc.
Mon objectif n'est pas de détailler un tel traitement selon les situations mais d'indiquer sa possibilité . Là aussi, à chacun de trouver un médecin compétent et si vous n'en trouvez pas, interrogez-vous sur les raisons : à ne promouvoir que les vaccins notre société abandonne ou n'explore pas des méthodes de soins et de préventions qui nous seraient à tous très utiles.
Je concluais ainsi mon article du 24 mars 2008 sur mon blog vélo :
Le sectarisme médical : une catastrophe mondiale
''Après toutes ses expériences brièvement racontées ici, je pense pouvoir dire que si la médecine était plus ouverte, moins jalouse de ses prérogatives et moins imbue de la supériorité de ses techniques et si tous les talents de diverses natures pouvaient coopérer au lieu de se faire la guerre, nous pourrions avancer dans l’intérêt de notre santé et de nos finances individuelles et publiques.''
Cela me paraît être tout à fait d'actualité...
Pas fous ces Chinois !
Les autorités chinoises ont prévu de soigner les enfants par la médecine traditionnelle :
"Plan de traitement de la grippe A (H1N1) pour les enfants par la médecine traditionnelle
Beijing a publié le plan de prévention et de traitement contre la grippe A (H1N1) pour les enfants par la médecine traditionnelle chinoise, ainsi que les ingrédients du médicament traditionnel no.2 contre la grippe pour enfants, de même que la méthode de prise des comprimés de ce médicament, dimanche le 1er novembre.
Ce plan et les ingrédients de ce médicament ont été publiés par l'Administration de la Médecine traditionnelle chinoise de Beijing (AMTCB) au cours de sa conférence de travail tenue dimanche.
Au cours de cette réunion, l'AMTCB a fourni une liste de 20 hôpitaux ayant établi la clinique de pédiatrie. Ces hôpitaux peuvent fournir une dizaine de plantes médicinales et remèdes traditionnels contre la grippe pour les enfants, ainsi que des comprimés du médicament traditionnel no. 2 contre la grippe pour enfants.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne"
08 octobre 2009
Vaccination H1N1 à l'école sans accord parental préalable ?
5 novembre 2009, journal de 20h sur TF1 : faut-il avoir peur des adjuvants dans vaccin contre la grippe ?
Daniel Floret président du Comité technique des vaccinations : ces vaccins ont été testés sur 2000 enfants.
La
journaliste : C'est suffisant pour vacciner
toute une population ?
Daniel Floret se montre hésitant et ajoute : C'est sûr qu'on serait plus à l'aise s'ils avaient été testés sur 10 000...
Aux USA les vaccins avec du squalène ne sont pas autorisés depuis l'expérience de la guerre du Golfe mais les choses pourraient changer car la crise sanitaire donne des pouvoirs accrus au gouvernement.
Dernière minute (29 octobre) :
Mise en ligne sur le site du ministère d'une nouvelle circulaire datée du 28 octobre et qui veut préciser celle du 21 août qui comportait beaucoup de lacunes, en particulier pour la vaccination des enfants dans les écoles. Mais on reste toujours dans l'inconnu à ce sujet.
On peut noter que l'ordre de priorité pour la vaccination place en avant-dernière position les enfants de 2-18 ans sans facteurs de risque, les derniers étant les plus de 18 ans sans facteurs de risque. Cela semble indiquer que la vaccination dans les écoles n'est pas pour tout de suite, d'autant plus qu'elle sera tributaire de l'approvisionnement en vaccins.
Voir aussi mon résumé de cette circulaire.
Voir aussi "vacciner ou pas" par le docteur Marc Girard.
Voir aussi en vidéo le document d'ARTE "un virus qui fait débat".
2 novembre
Article du Point sur "la fausse transparence du ministère"
29 octobre
Conférence de presse à l'hôpital Ste Justine de Montréal :
« Les hôpitaux désirent rappeler aux parents que leurs urgences sont réservées aux soins urgents. « L’urgence est exceptionnellement occupée pour cette période de l’année », explique le Dr Harley Eisman, directeur médical du département d’urgence à L’Hôpital de Montréal pour enfants. ''Cette augmentation est attribuable aux enfants qui se présentent ici avec de la fièvre et des symptômes grippaux bénins. Cette augmentation de l’achalandage impose une pression supplémentaire au département d’urgence, et les temps d’attente s’en trouvent allongés.''
Le Dr Eisman rappelle aux parents que la grippe H1N1 est une forme relativement bénigne de la grippe et que du point de vue de la gravité elle est très similaire à la grippe saisonnière. La seule différence, c’est que la saison de la grippe a commencé plus tôt et que plus de gens en sont atteints. »
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La propagande vaccinale n'a pas commencé avec la grippe H1N1 !!! L'un de ses plus gros mensonges:
l'éradication de la variole soi-disant vaincue par la vaccination.
C'EST FAUX et PARFAITEMENT ÉTABLI !!!
Lire mon article sur ce blog
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Et je ne parle pas du BCG !!! Voir mon blog spécial BCG : http://vaccinbcg.canalblog.com et tout particulièrement une photo montrant que le BCG est toujours affirmé obligatoire...alors que son obligation est levée depuis le 17 juillet 2007.
- Les réflexions d'un médecin sur la grippe : à lire !
D'abord quelques nouvelles
- La grogne des élèves-infirmiers réquisitionnés pour vacciner, dans Le Midi Libre.
- Sur AgoraVox, alors que la Pologne et la république Tchèque refuseraient le vaccin l'Ukraine décrète l'état d'urgence alors que, selon l'auteur de l'article, la grippe en Ukraine ne serait pas plus grave qu'ailleurs. A lire pour s'interroger...
- Une circulaire prévoit que les personnels militaires des gendarmeries sont tenus de se faire vacciner contre le H1N1. Voir la circulaire scannée sur ce site.
- Voir le blog d'Antoine Flahault (directeur de l'école des hautes études en santé publique) et Jean-Yves Nau journaliste médical au monde http://blog.slate.fr/h1n1/
- "Quand les labos financent les experts de la grippe A" un très intéressant article du Parisien sur les liens entre les experts et les laboratoires, ou comment les labos pèsent sur les décisions de santé.
Cet article va engendrer une polémique à l'Assemblée nationale. Voir, par exemple, l'article du Nouvel Obs
- Les autorités veulent se protéger : nous sommes prévenus, les accidents qui surviendront après la vaccination seront des coïncidences ! Déclaration de Christian Perronne, président de la commission sécurité sanitaire du Haut conseil de santé publique, selon Le Point :
"Ces responsables savent qu'ils devront "gérer" des cas de personnes qui vont attribuer ces événements au vaccin contre la grippe A et contacter avocats et médias, alors qu'il s'agira de "coïncidences". Pour ce faire, on a besoin d'une pharmacovigilance impeccable montrant qu'il n'y a pas d'augmentation du nombre d'événements par rapport à ce qui est attendu normalement, explique le Pr Perronne."
Le résultat de cette pharmacovigilance impeccable est donc connu avant même d'avoir commencé à vacciner !!! Vu comment cette pharmacovigilance s'est déroulée pour la vaccination hépatite B, on peut faire confiance !
- 24 octobre : l'État de New York suspend l'obligation de vaccination H1N1 pour les personnels de santé. Cette obligation avec la date butoir du 30 septembre était assortie de la menace de perdre son emploi !!! La réaction des personnels a contraint cet État à faire marche arrière. Le prétexte avancé fut que, le vaccin étant en quantité limitée, il devait être en priorité réservé aux femmes enceintes et aux enfants. Voir la dépêche de l'AFP.
-Seulement 17% des Français seraient disposés à se faire vacciner selon un sondage réalisé pour le Journal du Dimanche et Ouest France. Ce serait 12% en Allemagne !
- 20 octobre : lancement de la campagne de vaccination par Roselyne Bachelot : d'abord pour le personnel hospitalier puis le reste de la population après la Toussaint. Convaincre les sceptiques...Ils sont nombreux...Conférence de presse au ministère. Commentaire par exemple sur Libération ou Le Figaro ou sur le Point
Sur 20 minutes.fr : "Les professionnels de santé se font vacciner à reculons". Pour la visite de Roselyne Bachelot à l'hôpital Necker on a eu du mal à trouver des volontaires...déclare Thierry Amouroux secrétaire général du syndicat des professionnels infirmiers.
- Un excellent article de PharmaCritique publié sur AgoraVox
- Publication de l'ouvrage du Dr Marc Girard "Alertes grippales, comprendre et choisir" aux éditions Dangles.
- A lire : "réponses aux 12 questions d'un médecins généraliste belge"
- Sur Pharmacritique : les 12 ans de notre ministre au service de l'industrie pharmaceutique.
- 19 octobre : aux USA l'opposition au vaccin se politise et réunit l'extrême gauche et l'extrême droite dans un combat commun contre la vaccination. Voir l'article
- Si vous aimez les arguments simplistes et avez besoin d'être rassuré, allez sur l'article d'Alsace.fr où le docteur Ruetsch surpasse tous ses confrères...
- 19 octobre : Le magazine allemand "Spiegel" a publié aujourd'hui un article accablant sur les dangers des vaccins contre la "grippe porcine" et spécialement ses adjuvants et se lance à prédire que la campagne de vaccinations de masse de 600 millions d'euros contre la "grippe porcine" allait s'effondrer au fur et à mesure que s'affirme l'opposition des médecins, des experts en pharmacologie et des politiciens.
- 13 octobre : l'Académie de médecine se prononce en faveur de la vaccination contre le H1N1. Voir le communiqué.
- 12 octobre : manifestation devant le ministère de la santé avec lâché de ballons. La vidéo.
L'article ci-dessous pourra évoluer en fonction de la situation et des informations glanées. En particulier, il est certain que le refus très généralisée de cette vaccination, et pas seulement en France, a considérablement modifié la donne par rapport à la situation en septembre.
Dernière minute (15 octobre) : je viens de trouver ce site de la Drass régionale d'Alsace qui explicite enfin que la vaccination des mineurs sera soumise à l'autorisation parentale. Tant mieux si cela est dit mais c'est régional et il faut reconnaître que ce n'était pas du tout explicite sur le site parisien du ministère et qu'il faut de toute façon rester très vigilant sur ce problème, surtout si l'épidémie devenait plus importante et que nous passions au niveau 6 comme expliqué ci-dessous.
Car attention, le niveau 6 n'est pas une simple graduation sur un thermomètre, il autorise le gouvernement à prendre des mesures d'exception dans une situation sanitaire jugée catastrophique.
Certains sites insistent en effet sur la nécessité pour les parents de faire connaître préventivement leur opposition par courrier recommandé afin d'éviter une vaccination non souhaitée de l'enfant. Voir des liens à la fin de cet article et un modèle de lettre. Cela sera-t-il suffisant ?
Il y a aussi l'insoutenable pression qui pourrait être exercée sur les parents : tant que votre enfant ne sera pas vacciné il ne pourra pas retourner à l'école, ce qui serait une façon détournée de passer outre à l'opposition désirée des parents en contraignant ceux-ci à accepter la vaccination.
Les raisons évoquées par ceux qui mettent en garde contre une vaccination intempestive de leur enfant à l'école pourrait se résumer ainsi :
Parents attention ! Vous ne voulez pas que votre enfant soit vacciné à l'école contre le H1N1? Vous pensez qu'il suffira d'attendre votre autorisation explicite pour manifester votre désaccord ?
Rien n'est moins sûr malgré les apparences. En effet, la circulaire du 21 août 2009 adressée aux préfets et définissant la mise en œuvre de cette vaccination est des plus catégoriques :
« La vaccination des élèves et de toute la communauté éducative sera assurée par des équipes mobiles dans les établissements scolaires.»
Ces équipes mobiles ne pourront avoir un horaire planifié et il faudrait donc envisager très sérieusement qu'elles puissent débarquer dans un établissement sans que les parents aient été prévenus. Il y aurait au moins 3 raisons pour cela:
1- Beaucoup d'écoles à visiter et les contraintes logistiques seront importantes comme le précise d'ailleurs la circulaire :
« Une telle campagne de vaccination collective constitue une opération de grande ampleur. Elle devra être conduite dans des délais serrés et sous fortes contraintes ».
2- Cette circulaire ne donne aucune information sur les conditions de l'accord parental et à ce niveau ce ne peut pas être un oubli. De plus, avons-nous entendu ou lu quoi que ce soit à ce sujet émanant du monde officiel ? Certes, notre ministre de la santé a répété que la vaccination sera gratuite et non obligatoire et certains sites pensent pouvoir en déduire que l'autorisation des parents sera donc demandé mais il n'y a rien d'assuré à ce sujet.
En
effet, le discours entendu serait plutôt de dire que les parents
n'auront à s'occuper de rien. De rien ? Pas même de signer un
papier ?
J'ajouterai deux choses à cela :
D'une part la dernière circulaire du 28 octobre, chargée de préciser les modalités de la campagne vaccinale, n'apporte AUCUNE précision sur la vaccination dans les écoles, annonçant simplement qu'elles seront apportées plus tard. Mais la nature a horreur du vide et cette absence de clarté contribue amplement à alimenter les interrogations ce qui est tout à fait irresponsable de la part des ministères à l'origine de ces circulaires.
De plus, comment soutenir que nous n'aurions pas été prévenus ? Nous SAVONS que bientôt des équipes mobiles pourraient passer dans les écoles pour vacciner les enfants. Comment prétendre alors que cette vaccination aurait été réalisée inopinément si nous apprenons un soir que notre enfant a été vacciné à l'école dans la matinée. Nous sommes prévenus et informés, ce ne sera donc pas une campagne surprise et s'il y a des protestations l'autorité pourra le clamer haut et fort.
3- Cette vaccination ne semble pas très populaire et les autorités savent très bien qu'en demandant l'autorisation explicite elles prendraient le risque d'un très fort pourcentage de refus.
Souhaitons pouvoir constater que cette autorisation sera effectivement
demandée et respectée mais reconnaissons qu'il existe aussi des indices forts pour qu'il n'en soit pas
ainsi, le chantage à la fréquentation de l'école étant la formule la plus simple et déjà appliquée pour le DTP sans parler des pressions exercées avec le ROR présenté comme obligatoire alors qu'il ne l'est pas et ne peut être exigé pour une inscription dans une école, crèche, garderie...de même que le BCG.
Cependant, a contrario,
les vaccinateurs devront savoir si l'enfant est allergique à l'œuf (entre autres), ce qui pourrait contraindre à demander au moins ce renseignement aux parents en demandant que soit apporté le carnet de santé ou, plus simplement, en faisant remplir préventivement un formulaire sans indication du jour de la vaccination. En principe ils ne devraient pas pouvoir vacciner un enfant sans disposer au moins de cette information. Donc, ne pas la donner !
Le Celvapan de Baxter n'est pas cultivé sur œuf, ils pourraient donc l'utiliser en cas de déclaration d'allergie mais il est possible que les équipes mobiles n'en disposeront pas. Les flacons étant multidoses (10), les organisateurs peuvent vouloir regrouper de tels cas. On a parlé de vaccination à l'hôpital pour ces cas. Pour les enfants assez grands, il est possible que le médecin demande simplement "est-ce que tu manges des œufs ?"
Le fait de déclarer que l'enfant est allergique à l'œuf pourrait donc éviter qu'il soit vacciné à l'école mais ce n'est pas absolument certain.
Il existe d'ailleurs beaucoup d'autres allergies possibles. On peut consulter les résumés des caractéristiques du produit sur le site de l'EMEA, l'agence européenne du médicament. Ce site les a résumées.
Il faut donc dissocier l'accord préalable du renseignement sanitaire
et comprendre que même en cas de refus mentionné par écrit ils pourraient passer outre s'ils ont ces informations. En fait, on peut penser que la possibilité de vacciner sans accord préalable ait été conservée en option au cas où la grippe serait particulièrement grave et que le niveau 6 soit déclaré, permettant d'activer la loi martiale. Pour le moment ce n'est pas le cas et une vaccination pratiquée de façon aussi autoritaire ne serait sans doute pas acceptée par la population.
Il faut aussi se rappeler qu'au début de cette épidémie un média avait évoqué une réunion au ministère d'où il ressortait que la vaccination pourrait être obligatoire. Ce fut un tel tollé que Madame la ministre dû beaucoup insister pour affirmer le contraire. La question se pose cependant : ce média était-il mal informé ou s'agissait-il d'un ballon d'essai du ministère pour tester les réactions du public et du corps médical, le premier concerné par cette obligation ? Nous n'avons pas la réponse. Il faut aussi savoir que l'enquête Nicolle menée par l'Inpes sur la vaccination en France aurait montré que les Français étaient en faveur du principe de l'obligation vaccinale. Fort de cela il n'est pas impossible que des conseillers du ministère aient suggéré que cela pouvait être envisagé car les Français pourraient y répondre favorablement. J'en connais au moins un, Michel Rosenheim, qui est maintenant conseiller technique au pôle politique du ministère de la santé. Jusqu'en mars 2007 il fut vice-président de la section des maladies transmissibles du Conseil supérieur d'hygiène publique de France et membre du CTV. Il était modérateur à l'audition publique sur la levée de l'obligation du BCG à laquelle j'ai assisté les 13-14 novembre 2006. Il y milita avec un incroyable acharnement en faveur du maintien de l'obligation du BCG alors que celle-ci ne se justifiait absolument pas et fut finalement levée en juillet 2007 par notre ministre actuel Roselyne Bachelot.
Le 7 septembre 2009, dans son bureau du ministère, il recevait la responsable du collectif Art et Vaccinations sur le problème posé par les victimes non reconnues de la vaccination hépatite B. Elle m'avait demandé de l'accompagner pour lui apporter un soutien technique sur les études affirmées non significatives ou occultées, sujet dont je parle sur ce blog. Confronté à certaines anomalies aussi incontestables qu'énormes que je lui mettais sous le nez il m'a finalement interdit de prononcer le moindre mot au motif que j'avais épuisé mon temps de parole alors que quelques secondes auparavant il m'avait demandé de lui parler des autres études sur le sujet !!! Après m'avoir ainsi bâillonné il affirma que les commissions comme la réunion de consensus de septembre 2003 et l'audition publique du 9 novembre 2004 avaient affirmé l'absence de risque alors que, sous la présidence du professeur Marc Brodin, elles avaient seulement dû reconnaître qu'on ne pouvait écarter un risque faible. Les rapports sont en ligne sur le site de l'Afssaps(introduction §3). Ligoté et bâillonné sur ma chaise je devais donc le laisser dire cette contre-vérité majeure...
Il ne faut cependant pas oublier qu'affirmer que chacun sera libre de se faire vacciner ou pas ne s'applique qu'aux adultes. Pour les enfants, l'autorité des parents et celle de l'État sont en concurrence. Dans des conditions de maltraitance l'État peut se substituer aux parents. C'est ce qui s'était produit dans l'affaire d'Outreau et cette précipitation a coûté très cher à l'État, d'abord en terme de prestige. Depuis longtemps, certains tentent de faire considérer le refus de vaccination par les parents comme étant de la maltraitance...Il faut savoir aussi que le niveau 6 d'une pandémie permet d'instaurer la loi martiale. La France est au 5A.
Il ne faut pas oublier non plus que la loi du 6 mars 2007 sur la protection de l'enfance a classé dérive sectaire le refus du vaccin BCG encore obligatoire à l'époque et le refus du DTP pour les enfants, ce refus pouvant être sanctionné par 6 mois de prison ! Depuis longtemps, certains, dont des parlementaires, veulent pouvoir peser très fort sur les parents pour les contraindre à accepter l'acte vaccinal pour leur enfant. Au colloque du 4 mars 2009 organisé par des parlementaires, le sénateur Paul Blanc laissa clairement entendre qu'il voulait tout faire pour rendre obligatoire le ROR. C'étaient les mêmes parlementaires qui avaient rendu obligatoire le vaccin contre la grippe saisonnière pour le personnel de santé en janvier 2006. Un avis du Conseil supérieur d'hygiène publique du 19 mai 2006 avait demandé la suspension de cette obligation. Elle fut rendue effective le 14 octobre 2006 par un décret.
Nous verrons bien ce qu'il en sera pour cette fois mais même si on peut penser que dans la situation actuelle il sera tenu compte d'un refus parental, rien n'est assuré pour une autre fois. Il est possible aussi que le flou entretenu sur cette question soit une manière de tester les réactions des parents en prévision d'une pandémie future plus grave. Sans oublier la pression sur la fréquentation scolaire en interdisant l'école aux non-vaccinés sauf contre-indication.
De toute façon je vois mal comment il sera possible de vacciner presque tous les enfants dans les écoles, garderies...d'ici le 31 janvier avec le trou des vacances de Noël, en tenant compte à la fois du refus parental, du dossier médical et de la production progressive des vaccins, celui de Sanofi étant toujours en attente. Par exemple, quelle décision sera prise pour les enfants qui n'auront pas leur carnet de santé le jour de la vaccination ?
On a en effet un peu l'impression d'assister à une répétition générale destinée à tester les plans élaborés, les réactions de la population et du corps médical. Ce n'est pas nouveau car à partir d'octobre 2001 nous avons assisté, après l'effondrement des tours, à une soi-disant attaque bio-terroriste à l'anthrax alors que si cet anthrax était bien réel et même militarisé, il ne provenait pas de terroristes, et ce justement parce qu'il s'agissait d'une forme très sophistiquée. Dans la foulée on brandissait la menace de la variole en affirmant que des États voyous comme l'Irak de Saddam Hussein, voire même des terroristes, possédaient ce virus et allaient s'en servir...Des pays dont la France achèteront massivement des vaccins antivarioliques et des antibiotiques contre l'anthrax, ce fut le plan biotox, c'est à dire un budget qui n'a pas fait que des malheureux...En novembre 2001, des parlementaires particulièrement inspirés réclamaient que le gouvernement lance de suite une campagne de vaccination contre la variole...Rétrospectivement, chacun peut aujourd'hui en mesurer l'urgence absolue brandie par certains à l'époque.
Il est certain que la désaffection actuelle des Français pour cette vaccination, 17% seulement auraient l'intention de se faire vacciner, pourra peser lourd dans la conduite de la vaccination dans les écoles et contrecarrer les plans initiaux élaborés pour le H5N1 beaucoup plus dangereux.
Il est même possible que dans l'état actuel des choses ils hésitent à se rendre dans les écoles car le taux de refus pourrait y être énorme sans parler des doses de vaccin qui arrivent moins vite que prévu.
L'objectif de cet article n'est pas d'inciter les parents à refuser cette vaccination mais d'aider au libre choix pour les parents qui ne la veulent pas pour leur enfant et qui pourraient un jour se faire piéger. Il est aussi de faire réaliser que Pandémie rime avec grippe espagnole de 1918 avec d'innombrables morts, que les plans ont été établis pour une telle situation de guerre, que ce n'est absolument pas le cas actuellement et ne le sera sans doute pas si on en juge par ce qui s'est passé dans l'hémisphère sud, mais que le ministère raisonne par rapport à une telle situation. Il ne faut pas oublier l'ouvrage publié en août 2005 sur le H5N1 par 2 de nos professeurs qui ont fait le tour des télés, des radios et des journaux :
Pandémie la grande menace : 500 000 morts en France ?
Cette pandémie pratiquement promise pour 2006 à fait long feu et on actionne aujourd'hui des plans qui ne correspondent pas à la situation réelle, qui ont conduit au niveau 5 et à la prise en main par le ministre de l'Intérieur ! Une campagne de vaccination dirigée par ce ministère ne rassure personne bien évidemment. C'est donc la frustration de ceux qui ont élaboré ces plans et qui voudraient voir leur enfant à l'œuvre qu'il faut aujourd'hui redouter plus que le H1N1 lui-même.
Un BON critère
On nous dit que la grippe saisonnière fait 3000 morts par an soit 25 morts par jour sur 125 jours, 20 sur 150 jours. C'est un bon critère. Il serait indécent mais pas totalement invraisemblable qu'ils décrètent le niveau 6 pour 10 morts par semaine. Ce critère pourrait nous aider à apprécier cette décision si elle était prise.
Le lundi matin 19 octobre, Jean-Marie Le Guen, député PS mais aussi président du conseil d'administration de l'Assistance publique des hôpitaux de Paris, était sur Europe 1. A la question "vous ferez-vous vacciner contre la grippe H1N1". Après une hésitation marquée il répondra mollement que oui mais moins par conviction que par solidarité collective ! Il jugera aussi que la communication sur la vaccination fut mauvaise. On peut lire son point de vue à la date du 16/09/09 sur le site du Nouvel Obs.
Il n'y a pas que la communication : le personnel hospitalier est désabusé de constater avec quelle facilité les autorités trouvent 1 milliard pour acheter 94 millions de doses de vaccins alors qu'il constate chaque jour dans quel marasme sont les hôpitaux faute d'un budget suffisant. Pour ces personnels, le refus de se faire vacciner est aussi une façon de manifester leur mécontentement à ce sujet.
Lu sur Planète attitude : Info ou Intox ?
"29.10.2009 GrippeA/H1N1 : Vaccination forcée dans les écoles
Alerte ! Des unités mobiles ont déjà commencé à vacciner nos enfants de
force le vendredi avant les vacances de la Toussaint, à Grasse !
Nous sommes en train de vérifier cette information ! Parents mobilisez-vous et prévenez largement autour de vous ! Arrêtez de penser que l'on viendra vous prévenir avant toute
vaccination de vos enfants et que nous sommes dans un pays libre et de
droits !
Lorsque vous mettez vos enfants à l'école vous autorisez l'école à effectuer tout acte sur vos enfants !"
Je suis très étonné par cela car la campagne de vaccination du public dans les centres fixes doit commencer le 12 novembre et celle des enfants dans les écoles n'est pas encore organisée, les modalités étant toujours en attente. C'est pourquoi je pencherai plutôt pour une affirmation erronée ou une intox délibérée pour créer une situation alarmiste ? Sur un forum Doctissimo j'ai lu que Luc Chatel, interrogé par RTL à ce sujet aurait démenti. C'était effectivement un peu gros. La désinformation peut venir de partout et je n'exclus pas de me faire pieger. Je voudrais rester fidèle à l'esprit de ce blog qui est d'analyser les situations mais si on veut le faire en temps réel pour être utile et non pas dans un an ce n'est pas toujours facile.
''Le directeur de
l'établissement de mon fils ne veut pas signer le document que je
lui ai fourni, qui stipulait que je refusais formellement que mon
fils soit vacciné par les unités mobiles censées se déplacer dans
toutes les écoles à partir du 15/10/09.
Je lui
expliquais clairement que ce courrier n'était pas contre lui mais
juste dans le but de protéger mon enfant d'une vaccination
dangereuse et arbitraire et qu'il devait en tant que directeur me
prévenir de la venue de ces unités mobiles.
Je
refusais quel que soit les lois d'exception ou loi martiale, en
prenant mes responsabilités et que ce document pourrait servir de
pièce en cas de poursuites judiciaires si ma demande n'était pas
prise en compte.
Il s'est renseigné au niveau du
conseil régional qui lui a dit bien sûr de ne pas signer ce
document.
Il m'a également dit que si nous passions en
niveau 6, donc en état de loi martiale, il ne pouvait rien faire...
Je pense donc envoyer ce courrier en recommandé
avec accusé de réception à l'école.''
Lettre type
Si vous ne voulez pas que votre enfant reçoive Pandemrix ou
Focetria, les vaccins de GSK et Novartis, n'hésitez pase à manifester préventivement votre opposition à cette vaccination
par une lettre au directeur de l'école, voire de la garderie car on
ne peut exclure que les enfants de plus de 6 mois soient vaccinés. Et aussi de ne communiquer AUCUN renseignement sanitaire sur l'enfant. La détermination et la vigilance des parents restent en effet les plus sûrs garants qu'ils n'oseront pas aller trop loin.
Voici des sites proposant des exemples de lettre type :
http://terresacree.org/grippe.pdf
http://terresacree.org/grippeporcine3.html
http://www.alis-france.com/download/Grippe%20H1N1_parent_attention.pdf
http://www.lepost.fr/article/2009/09/28/1716744_les-parents-face-a-la-vaccination-a-h1n1-quelle-liberte-quelle-decision.html
Voir aussi : http://infosantepaysdauge.fr/grippeA.aspx
A lire aussi la politique vaccinal selon le Parlement, un document sur le site du Sénat
13 juillet 2009
Le vaccin polio inefficace en Inde ?
L'OMS reconnaît que dans certaines régions de l'Inde plus de 95% des cas de polio avaient reçu de 4 à 7 doses de vaccin ou davantage et s'interroge sur les raisons de cette échec de la vaccination : malnutrition, transmission élevée, maladies diarrhéiques nombreuses et fréquentes. Aussi elle envisage de nouvelle stratégies vaccinales et espère que la réduction importante des cas au cours de la première moitié de 2009 va se maintenir.
Le REH (relevé épidémiologique hebdomadaire de l'OMS) du 10 juillet 2009 est consacré à la polio en Inde. Il dresse un bilan pour le moins inquiétant pour l'efficacité des vaccins oraux en Inde :
« L’Inde a signalé un total de 874 cas dus au PVS* dans 13 États en 2007 et 559 cas dans 13 États en 2008. Du 1er janvier 2009 au 29 mai 2009, 59 cas dus au PVS ont été signalés par 4 États; 279 cas avaient été signalés pendant la même période en 2008. Parmi les cas notifiés en 2007-2008, 867 (61%) concernaient des enfants âgés de <24 mois et 44 cas (3%) des enfants de >5 ans. Un total de 1108 cas (77%) notifiés en 2007-2008 avaient reçu plus de 7 doses de VPO*; 265 (18%)ont signalé avoir reçu 4 à 7 doses; 40 (3%), 1 à 3 doses, et 20 (1%) soit n’avaient reçu aucune dose soit ignoraient le nombre de doses reçues. »
*PVS : polio virus sauvage; VPO : vaccin polio oral.
C'est donc un total de 1492 cas de 2007 au 29 mai 2009 dont au plus 79 étaient non vaccinés et les ¾ avec plus de 7 doses ! Il y a de quoi, en effet, pour s'interroger sur l'efficacité des vaccins utilisés et des stratégies vaccinales !
De façon plus précise, 176 cas ont été provoqués par le poliovirus sauvage de type 1 (PVS1) et 1319 par celui de type 3 (PVS3). Les États principalement concernés sont le Bihar et l'Uttar Pradesh, le reste de l'Inde ayant seulement observé 39 cas par le PVS1 et 55 par le PVS3 pendant la même période. L'OMS voit cependant des indices d'espoir en raison de :
1 - « l’interruption de la transmission du PVS1 dans les districts à haut risque de l’ouest de l’Uttar Pradesh pendant plus de 12 mois en 2007-2008 ». Interruption qu'elle attribue à « l’organisation de tournées fréquentes de vaccination par le VPOm1 avec l’appui de personnel technique de terrain supplémentaire » qui se sont montrées efficace « même dans les zones où la transmission est la plus persistante » en raison du fait que « l’ouest de l’Uttar Pradesh a une forte densité de population, l’assainissement y est médiocre et la majorité de la population est socio-économiquement défavorisée ».
2- « La flambée de 2008-2009 survenue dans l’Uttar Pradesh semble être en régression, même s’il existe un risque de poursuite de la transmission ou de flambée suite à une nouvelle réintroduction depuis le Bihar. »
Malgré ces améliorations, il est évidemment essentiel de comprendre les raisons de ces échecs si l'OMS veut avoir une chance d'éliminer la polio en Inde. Elle ne peut oublier qu'en 2005 il n'y avait eu que 67 cas de polio en Inde et qu'elle pensait qu'elle serait éliminée en 2006 où il y eut 676 cas puis 874 en 2007 :
« La poursuite de la transmission malgré une couverture vaccinale élevée a été attribuée à l’efficacité relativement moindre du VPO dans le nord de l’Inde que dans d’autres populations, peut-être due à l’association d’une forte incidence des maladies diarrhéiques et de la malnutrition, et à une transmission efficace du PVS facilitée par le surpeuplement. »
Aussi l'OMS étudie de nouvelles stratégies :
« Des interventions susceptibles de surmonter les derniers obstacles empêchant d’interrompre la transmission du poliovirus sont actuellement étudiées, notamment l’utilisation d’un vaccin antipoliomyélitique inactivé comme complément au VPO, un VPO bivalent nouvellement mis au point contenant à la fois des virus vaccins de type 1 et de type 3, une nouvelle formulation du VPOm1* comportant un titre plus élevé de virus vaccin, la recherche sur la contribution possible de groupes d’âge plus élevés à la transmission du poliovirus, et l’administration de compléments de zinc aux nouveau-nés pour réduire la prévalence de la diarrhée et améliorer l’état micronutritionnel, facteurs qui pourraient jouer un rôle dans l’amélioration de l’efficacité du VPO dans certaines situations comme dans le nord de l’Inde. »
*VPOm1 : vaccin polio oral monovalent de type 1.
395 cas ont été enregistrés en Inde pour 2009 à la date du 6 octobre contre 464 à la même époque en 2008.
Flambée de polio vaccinales au Nigeria
Le deuxième principal front contre la polio est au Nigeria avec là aussi bien des problèmes liés à la vaccination : depuis le début de l'année 2009 on assiste à une flambée de 103 cas* provoqués par un virus dérivé d'une souche vaccinale de type 2. Pourtant, le virus sauvage de type 2 n'a plus été vu depuis octobre 1999 et pourrait donc être considéré comme éradiqué. Il y avait eu 62 cas de ce type en 2008, 68 en 2007, 21 en 2006. Ce sont donc les vaccinations avec le vaccin oral trivalent qui ont généré cette souche qui se maintient au Nigeria.
* Et maintenant 124 à la date du 23 juillet 2009, 146 au 29 septembre 2009, 2 au Congo, 1 en Ethiopie.
09 juillet 2009
Vaccination hépatite B : l'étude cas-témoins de L. Abenhaim était significative !
Il est admis que l'étude réalisée en 1998 par Lucien Abenhaim* sur des données britanniques n'était pas significative. En réalité, les données globales étaient significatives mais leur fragmentation en 2 sous-groupes a crée 2 résultats non significatifs qui seuls ont été communiqués.
Cet article va démontrer le caractère significatif des données globales et s'interroger sur les raisons d'une telle situation.
Sommaire
Notes sur Lucien Abenhaim et son étude
Un calcul significatif oublié ?
Le point de vue de Lucien Abenhaim
Une opposition à la vaccination qui interpelle
Vous ne me croyez pas ? Lisez plutôt :
L'intervalle
de confiance pour l'Odds Ratio
Ce site présente ainsi Lucien Abenhaim : « médecin, est professeur d'épidémiologie. Spécialiste des grands risques, il enseigne en France et au Canada. Il occupait les fonctions de directeur général de la Santé depuis août 1999, après une carrière scientifique qui l'a amené à investiguer des épidémies dans de nombreux pays. Il siège au conseil exécutif de l'Organisation mondiale de la santé. »
Ajoutons qu'il quittera ses fonctions de Directeur général de la santé quand la canicule de 2003 aura raison de lui...Auparavant, il avait fait indemniser 111 personnes en tant que victimes de la vaccination hépatite B : selon un article publié sur le site du Revahb (pages 13-14) la lettre d'accompagnement envoyée aux victimes et signée du Directeur général de la santé était rédigée ainsi :
« Les experts de la commission ont considéré en fonction, d’une part des dernières données de pharmacovigilance et épidémiologiques communiquées par l’AFSSAPS… et d’autre part, au vu des éléments figurant dans votre dossier, qu’il existait un lien de causalité entre la vaccination anti-hépatite B que vous avez subie et votre état de santé ».
Bien qu'un document Afssaps du 21 septembre 2004 indique toujours cette étude comme non publiée ([3] tableau récapitulatif page 4), on trouvait à la même époque (14 septembre 2004) la référence suivante : STURKENBOOM M. ABENHAIM L. Pharmacoepidemiol Drug Safety 1999 ; 8 , Suppl : S 170- S 171, soit une publication très courte tenant sur 2 pages Une recherche sur internet m'a révélé que si cette référence était souvent donnée, le contenu ne semble pas avoir été mis en ligne : en allant sur ce lien qui donne la première étude sur la cohorte KIDSEP on trouve 23 références presque toutes en ligne sauf la première qui est justement celle que je cherchais...
Additif (19 juillet 2009). J'ai trouvé un autre document très intéressant qui parle de cette étude : il s'agit de la communication faite par Bernard Bégaud et Annie Fourrier à la réunion internationale de consensus des 10-11 septembre 2003 sur la vaccination hépatite B et qui considèrent cette étude comme très sérieuse tout en notant que "l'étude de Miriam Sturkenboom, malgré l'absence de critique méthodologique notable, n'a jamais pu être publiée."
Au cours de l'émission diffusée le 30 juin 2009 sur France Culture, Bernard Bégaud avait affirmé que certaines études n'avaient jamais pu être publiées : la revue contactée ne répondait pas; relancée, elle disait n'avoir pas reçu le manuscrit; on renvoyait 10 fois disait Bernard Bégaud; alors la revue répondait qu'il était trop tard pour la publier...Il me paraît vraisemblable que si cette étude était ainsi traitée c'est qu'elle apportait des éléments significatifs et soigneusement établis pour être difficilement constestables. Il ne faut donc pas être surpris si j'ai pu en dénicher un. Voici ce qu'en disaient Bernard Bégaud et Annie Fourrier en 2003 :
“Etude de M.C.J.M. Sturkenboom (1997-1998) à partir de la GRPD
Cette étude a été menée en 1997-1998 à la demande et grâce à un financement de l'Afssaps, sur la base de données populationnelles et médicales General practice research database (GPRD), qui rassemble les informations extraites en temps réel de l'activité de 685 cabinets médicaux anglais. Les données ont été recueillies depuis 1987. L'avantage de la GPRD sur les autres bases de données utilisées en pharmaco-épidémiologie réside en sa représentativité et en la validation des données, régulièrement vérifiées. L'étude de Sturkenboom est extrêmement rigoureuse quant à la validation des cas (tous retenus après diagnostic d'expert en insu par rapport au statut d'exposition) et quant à l'analyse statistique”
- Fin de l'additif
Un calcul significatif oublié ?
Cette étude a fait l'objet de 2 brefs résumés en 2002 dans le rapport Dartigues et en 2000 dans le compte-rendu de la réunion internationale de février 2000.
Voici d'abord la version donnée en février 2000 (page 6 du compte-rendu sur le site de l'Afssaps d'une commission internationale [2]):
« L’étude réalisée en 1998 par le Pr L. Abenhaim et M. Sturkenboom a porté sur la base de données anglaise GPRD du United Kingdom Department of Health a inclus 520 cas de sclérose en plaques et de démyélinisation, et 2505 témoins. Celle-ci a montré un odds-ratio de 1,4 (IC 95% = [0,8 ; 2,4]) à 1,6 (IC 95% = [0,6 ; 3,9]) pour l’association avec la vaccination contre l’hépatite B (selon que la « fenêtre de temps » pour la vaccination était de 2 ou 12 mois). »
* IC 95% désigne l'intervalle de confiance à 95%
Constatons que l'odds ratio (estimation du risque relatif, voir annexe) et l'intervalle de confiance pour les données globales ne sont pas donnés. Comme il faudrait connaître les nombres globaux de vaccinés qui ne sont pas communiqués, il ne m'est pas possible de faire les calculs pour ces données. On trouve davantage d'indications sur le site du ministère mais les nombres nécessaires pour reprendre les calculs ne sont pas communiqués non plus. Par contre, cela va devenir possible grâce au second compte-rendu :
C'est celui du rapport Dartigues [1] de février 2002 qui donne des indications plus précises et un peu différentes :
« L’étude cas-témoins GPRD (Royaume-Uni - non encore publiée)
La population concernée par cette étude s’élevait à 4 millions de sujets âgés de 20 à 60 ans. Il s’agit de la clientèle de 625 cabinets médicaux britanniques. La période couverte s’étend de 1990 à 1997. 343 cas incidents d’EAD* et 138 cas d’autres maladies démyélinisantes du système nerveux central ont été identifiés dans cette base de données. Les diagnostics ont été validés par des experts à partir des données GPRD. Six témoins étaient appariés à chaque cas.
Il y avait 20 vaccinés chez les cas (4,2 %) et 68 vaccinés chez les témoins (2,1 %). Pour un intervalle de moins de 12 mois entre l’événement et la vaccination, l’OR ajusté était de 1,5 (0,6-3,9) et de 1,4 pour un intervalle de plus de 12 mois. L’OR était plus élevé pour les EAD (2,2, IC95%=0,8-5,9) que pour les scléroses en plaques (1,2, IC95%=0,7-2,3). Les données ne permettaient pas d’envisager des fenêtres d’exposition plus courtes. »
*EAD : épisode d'atteinte démyélinisante
Vérifions d'abord la cohérence des données si généreusement offertes (pour une fois !) : 343+138=481 dont 4,2% donne 20. C'est bon ! On nous dit que 2,1% des témoins sont vaccinés et qu'ils sont 68 vaccinés. Un petit calcul donne alors 3238 témoins dont 68 vaccinés et donc 3170 non vaccinés. Calculé ainsi, ce nombre 3170 est donné ici à quelques unités près mais cette légère indétermination sera sans incidence sur le résultat que nous allons obtenir.
En associant exactement 6 témoins à chaque cas cela donnerait 481x6=2886 alors que 2,1% de 2886 est 61. Il ne faut pas s'étonner de ces différences, j'ai déjà constaté que ce type d'association n'était pas très rigoureux. Dans l'étude d'Hernan par exemple il y a 1609 témoins pour 163 cas avec un rapport annoncé de 10 témoins par cas.
Les auteurs ont dissociés les cas en 2 groupes disjoints et complémentaires : les vaccinés dont les premiers signes sont apparus moins de 12 mois après la vaccination et les autres. Les nombres de vaccinés dans ces 2 groupes ne sont pas indiqués. On connait seulement l'odds ratio 1,5 et l'intervalle de confiance à 95% [0,6 3,9] pour cet odds ratio (voir annexe pour ces notions). Pour l'autre groupe on a seulement droit à l'odds ratio 1,4. Pour ces 2 groupes les écarts ne sont pas significatifs.
Mais nous pouvons faire le calcul pour l'ensemble des cas sans dissocier selon le délai.
Calculons l'odd ratio OR pour l'ensemble des données qui sont 20, 461, 68 et 3170 :
Il sera, par définition (voir aussi l'annexe), 20/461 divisé par 68/3170 soit 2,02 . D'ailleurs 4,2% est le double de 2,1% ce qui signifie qu'il y a 2 fois plus de vaccinés chez les malades que chez les témoins. L'intervalle de confiance à 95% relatif au 2,02 sera [1,22 3,36] (voir la formule de calcul en annexe). La borne inférieure étant supérieure à 1 les données sont significatives au seuil 5%.
Plus précisément, on peut calculer que la probabilité d'obtenir un odds ratio d'au moins 2,02 sous le seul fait des variations aléatoires est de 0,314% alors que significatif à 5% signifie seulement qu'elle est inférieure à 2,5% (voir à mode de calcul à la fin de l'annexe).
Question : pourquoi les auteurs ont-ils préféré fragmenter les données dont ils disposaient en 2 groupes disjoints par le biais de 2 délais incompatibles et complémentaires ? L'effet objectif produit est de ne plus disposer que, par exemple, de 12 cas vaccinés sur les 20 pour le premier groupe et de 8 pour le second, ce qui augmente notablement la largeur de l'intervalle de confiance et donne 2 résultats non significatifs.
C'est l'effet objectif produit par cette dissociation. Était-ce le mobile des auteurs ? A chacun d'en juger. Disons qu'une fois les 4 nombres obtenus il ne faut pas une minute pour calculer l'odds ratio et l'intervalle de confiance avec une calculatrice pour le bac et la formule sous les yeux (annexe)...
Le rôle des autres vaccins
On peut trouver un assez long résumé de cette étude sur le site du ministère. Il a été publié fin 1998 avec beaucoup d'autres documents. Il résume les exposés qui furent présentées au cours d'une réunion internationale de 47 experts dans les locaux de l'Afssaps le 21 septembre 1998 et ont préparé la décision prise par Bernard Kouchner le 1er octobre 1998 au cours d'une célèbre conférence de presse. A noter que Lucien Abenhaim était présent à cette réunion ainsi que le co-auteur de l'étude, le Dr Miriam Sturkenboom (Italie) (voir la liste des présents). Il est donc très probable que ce sont les auteurs eux-mêmes qui ont exposé leurs résultats ainsi résumés (extraits) :
« Cette étude a montré un odds-ratio de 1,4 (Intervalle de Confiance à 95 % : IC 95% = [0,8 ; 2,4]) à 1,6 (IC 95% = [0,6 ; 3,9]) pour l’association avec la vaccination contre l’hépatite B (selon que la " fenêtre de temps " pour la vaccination était de 2 ou 12 mois). Des odds-ratios du même ordre de grandeur ont été estimés chez les hommes et les femmes séparément ainsi que chez les personnes âgées de moins de 45 ans. De plus, différentes analyses de sensibilité mènent à des résultats analogues. »
Puisque les auteurs n'ont pas hésité à exploiter les données en faisant plusieurs évaluations sur des sous-groupes, faudrait-il penser qu'ils auraient oublié de le faire sur le groupe entier ?
Et ce n'est pas tout car le résumé donne 6 résultats explicites dont 4 destinés à tester le rôle éventuel d'autres vaccins dans l'apparition d'affections démyélinisantes. J'ai rassemblé les résultats dans ce tableau :
|
|
OR |
IC 95%* |
racine carrée** |
|
2 mois |
1,4 |
0,8 2,4 |
1,39 |
|
12 mois |
1,6 |
0,6 3,9 |
1,53 |
|
Vaccin DTPP ? |
1,6 |
0,6 4,0 |
1,55 |
|
Vaccin grippal |
1,5 |
1,0 2,3 |
1,52 |
|
Vaccin méningocoque |
4,8 |
1,2 20 |
4,9 |
|
Tout vaccin - 2 mois |
1,7 |
0,7 3,1 |
1,47 |
?
Je ne vois pas ce que pourrait être le vaccin DTPP et présume qu'il
s'agit d'une faute de frappe pour le vaccin DTPC avec la coqueluche. Un correspondant m'a donné la réponse : P désigne Pertussis, la coqueluche dans son abréviation anglaise.
*OR désigne l'odds ratio qu'on peut interpréter comme une mesure du risque relatif. IC 95% désigne l'intervalle de confiance à 95% pour l'odds ratio. L'écart est significatif (au niveau 5%) quand la borne inférieure dépasse 1. C'est le cas avec le vaccin contre le méningocoque. Cela signifie que par le seul fait du hasard et non d'une cause agissante il y avait moins de 2,5% de chances d'obtenir un odds ratio d'au moins 4,8 (en fait 1,33%).
** Les formules de calcul des bornes de l'intervalle de confiance montrent que l'OR est la racine carrée du produit de ces bornes. Compte tenu des arrondis sur une décimale cette règle est vérifiée ici sauf pour la dernière ligne où l'écart entre 1,7 et 1,47 est anormal : en prenant 0,75 et 3,15 on obtient 1,537 et même avec 0,8 et 3,2 on a seulement 1,6.
Voici ce que dit le résumé sur le rôle des autres vaccins :
« Il faut cependant noter que d’autres vaccins (que le vaccin hépatite B) sont concernés par l’estimation d’odds-ratios élevés. C’est le cas du vaccin DTPP (OR = 1.6 (IC 95 % = [0.6 ; 4.0])), du vaccin grippal (OR = 1.5 (IC 95 % = [1.0 ; 2.3])), du vaccin contre le méningocoque (OR = 4.8 (IC 95 % = [1.2 ; 20])). Ce dernier exemple est un cas particulier car il est le seul pour lequel l’odds-ratio est statistiquement augmenté au seuil de 5 %.
Cette étude a également montré que l’exposition à une vaccination, quelle qu’elle soit, était associée à un odds-ratio de 1,7 (IC 95 % = [0,7 ; 3,1]), pour une fenêtre de temps de 2 mois précédant la survenue des troubles. Elle a également permis d’observer que le délai entre le premier symptôme ou signe de démyélinisation et le diagnostic de sclérose en plaques était plus court chez les personnes vaccinées que chez les non vaccinées. Ceci peut être le résultat d’un meilleur suivi des personnes vaccinées, ou la conséquence d’une forme accélérée de la maladie chez les personnes vaccinées. Ces deux hypothèses pourraient expliquer dans un cas comme dans l’autre les odds-ratios observés. »
* Sur ce site on peut lire un témoignage concordant qui montre que si les experts affichent leurs doutes les victimes savent...
* Notons que le Haut conseil de santé publique vient de recommander que le vaccin contre le méningocoque C soit recommandé pour tous les enfants.
Le point de vue de Lucien Abenhaim
Voici un bref extrait d'une longue interview de Lucien Abenhaim accordée en 2004 :
Question : Les profanes n’ont aucun rôle à jouer dans la définition de ce qui doit compter comme risque ?
Réponse : Par rapport au public et à l’opinion, le rôle des données scientifiques est peut-être d’abord de diminuer l’incertitude et de réduire la perception des risques. Prenons l’affaire des vaccins contre l’hépatite B. Ma position a été double :
-d’une part, de dire que ce n’était pas aux associations de dire s’il y avait un risque ou non. Si les scientifiques n’en étaient pas capables, ce n’est pas les associations qui allaient pouvoir le faire.
- d’autre part, il fallait reconnaître qu’on avait un problème social, lié à la perception des dommages potentiels du vaccin, à gérer. Donc, en l’occurrence, de décider d’indemniser.
Il fallait séparer les deux. Mon avis est qu’il faut faire entrer dans le risque (son évaluation scientifique) ce qui relève du risque et non pas y mêler des enjeux qui relèvent d’horizons conceptuels et paradigmatiques complètement différents. »
Tout à fait d'accord sur la nécessité de séparer l'indemnisation de la mesure du risque. D'ailleurs il n'est nullement indispensable de soutenir l'innocuité de la vaccination pour justifier sa pratique : chaque jour nous allons sur les routes en prenant des risques non négligeables sans pour autant imaginer renoncer à l'automobile. Quel serait le discours le plus crédible et le plus incitatif ? Marteler que cette vaccination serait inoffensive et que tout accident consécutif à cette vaccination ne saurait être que coïncidence ou parler clairement ainsi :
Cette vaccination peut apporter beaucoup en éliminant l'hépatite B et ses conséquences funestes mais il y aura un prix à payer. Si vous faites partie des victimes de cette vaccination, la société vous soutiendra car elle va tirer un bénéfice global très important de cette action.
Mais au lieu de cela, les promoteurs de cette vaccination pensent que s'ils reconnaissaient sa dangerosité elle ne sera plus praticable. Ils sont ainsi conduits à nier les accidents et refuser les indemnisations. Mais qui monterait dans une voiture si on lui disait qu'en cas d'accident il ne recevra aucun soutien de la société ?
Le Dr Marc Girard a fait état sur France Culture, au cours de l'émission consacrée à la vaccination hépatite B le 30 juin 2009, d'un colloque qui avait cherché à convaincre les juges que s'ils indemnisaient des victimes la population bouderait cette vaccination et que cela engendrera une catastrophe sanitaire dans notre pays. Depuis, selon le Dr Girard, les juges hésiteraient à indemniser des victimes...
Que les associations ou des individuels comme moi ne soient pas en mesure d'évaluer le risque d'une campagne de vaccination, tout à fait d'accord. Mais une personne seule avec les seuls moyens fournis par les publications sur internet peut mettre en évidence un certain nombre d'anomalies dans la conduite de ces études (comme ici avec celle d'Abenhaim) ou dans l'étrange traitement dont elles font l'objet par les Comités officiels d'experts (comme les études Fourrier-Costagliola et Tardieu) ou par la folle communication qui les entourent (Tardieu, Hernan) ou par l'absence totale de communication (anomalies autour de l'étude Fourrier-Costagliola). Autant d'anomalies qui interpellent et conduisent à formuler plus que de simples interrogations.
Une opposition à la vaccination qui interpelle
Cependant, il est tout aussi vrai que l'opposition à cette vaccination a pu, chez certains, prendre une forme tout aussi étrange et qui interpelle tout aussi fortement :
Une certaine opposition à cette vaccination était d'une capacité technique suffisante pour ne pas ignorer l'existence de l'étude Fourrier-Costagliola et était techniquement en mesure de faire le travail que je viens de présenter sur l'étude réalisée par Abenhaim. Pourtant, elle a fait valoir avec beaucoup d'insistance, au cours d'émissions télévisées, sur des radios, sur internet ou dans des revues que l'administration sanitaire ne s'était pas donné les moyens de réaliser des études comportant suffisamment de données pour mettre en évidence la dangerosité du vaccin, au moins de manière statistiquement significative.
Mais, à quoi cela servirait-il de réaliser des études plus importantes
si, dès qu'une étude se révèle significative, elle est fragmentée en plusieurs sous-études disposant de moins de données les rendant non significatives;
si à l'inverse, quand l'étude est globalement non significative, comme celle menée par Marc Tardieu et publiée le 8 octobre 2008, et que restreinte à certains sous-groupes elle devient très significative, nos Comités d'experts déclarent alors avec la plus grande vigueur que seul le résultat global compte et que ce serait une erreur méthodologique de dissocier !
Si l'opposition la plus qualifiée du point de vue de l'expertise contribue, sciemment ou non, à l'occultation des résultats les plus significatifs comme ceux de Fourrier-Costagliola ou n'a pas su voir le caractère significatif de l'étude d'Abenhaim entre-autres anomalies.
Nous sommes alors devant un problème sans solution...
Un problème sans solution ?
Sans solution tant qu'il s'agira pour le citoyen de croire sur parole les déclarations des experts, que ceux-ci soient pro-vaccinaux ou combattent cette vaccination hépatite B. Il faut en effet prendre conscience que si ces experts s'affrontent en apparence sur les plateaux télévisés ou via internet, ils sont d'accord sur l'essentiel : le citoyen qui n'appartient pas au sérail ne doit pas avoir droit au chapitre.
Comme l'écrivait sur son site l'un d'entre-eux (d'ailleurs opposé à la vaccination hépatite B), un domaine aussi pointu doit être réservé au Grand Herméneute, seul à même de démêler le vrai du faux. Malheur aux aventuriers qui oseraient braver l'interdit en s'avançant dans le domaine réservé, ils seront impitoyablement piétinés !
Comme dans le combat des cerfs où la biche attend pour se donner au vainqueur, le public doit alors assister, passif, à la bataille entre le Grand Herméneute pro vaccin hépatite B et le Grand Herméneute anti vaccin hépatite B. Il n'aurait d'autre choix que d'apporter son soutien inconditionnel à l'un ou l'autre pour les plus militants ou de se donner au vainqueur pour les autres, en abandonnant tout esprit critique et toute autonomie de réflexion.
Vous ne me croyez pas ? Lisez plutôt :
Par un expert anti vaccin hépatite B (page 15) :
« Que penser de ces experts auto-proclamés qui, via internet notamment, amplifient de leur incompétence bouffonne les immenses scandales dont nous avons parlé en accréditant avec une masochique obstination l’idée que la critique du système serait l’apanage des imbéciles ? »
On ne peut effectivement s'auto-proclamer expert pour la simple raison que par définition un expert n'est pas seulement une personne compétente sur un sujet donné mais, aussi et surtout, qui met sa compétence au service d'une puissance comme celui qui expertise à la demande d'une compagnie d'assurance. Un expert dit indépendant signifie seulement qu'il travaille à son propre compte, mais est-il pour autant totalement libre dans son expertise ? S'il n'est pas suffisamment complaisant vis-à-vis de la puissance qui lui a confié un travail il sait pertinemment que le téléphone ne sonnera plus...
Aussi, il est indispensable que les citoyens investissent le domaine de la santé et s'intéressent en particulier de très près aux expertises menées par les Comités officiels comme par les experts dits indépendants. C'est exactement l'objectif de ce blog, démarche encore trop peu répandue. L'attitude la plus commune consiste en effet à se ranger derrière une autorité ou un leader en aliénant son autonomie de pensée.
Et quand cette autonomie tente de se manifester, ce serait l'incompétence bouffonne raillée par cet expert. Cette manifestation a d'abord été rendue possible grâce à cette extraordinaire possibilité soudain offerte à chacun de s'exprimer facilement et de voir ses idées proposées à une large audience par les extraordinaires moteurs de recherche. Mais cette audience potentielle est souvent très virtuelle et n'entraîne pas pour autant une adhésion significative. Quant à cette incompétence bouffonne, elle est sans doute moins la conséquence de l'imbécilité des internautes que des conditionnements et des carences dans lesquels l'éducation officielle maintient les citoyens.
Il appartient alors à ceux qui peuvent proposer mieux de faire l'effort de la pédagogie plutôt que de fustiger tous azimuts en oubliant que celui qui veut faire l'ange fait la bête.
Additif
14 juillet 2009, en réponse au commentaire de Pierre71 du même jour (voir son commentaire au bas de cet article) :
Dans cet article Vaccination contre l'hépatite B : Qui croire ? auquel Pierre71 fait allusion, l'auteur développe ainsi son argumentaire, page 6 :
« En science généralement, et en épidémiologie particulièrement, la portée d’une donnée se renforce de sa cohérence avec les autres données disponibles sur le même sujet. Pour des raisons que j’ai expliquées ailleurs, l’étude de Hernan et coll est, de loin, la plus crédible des études cas/témoins réalisées sur le risque neurologique de la vaccination contre l’hépatite B : or, elle estime à environ 3 le risque relatif de développer une SEP après vaccination. Calculons – à la louche, en prenant des chiffres ronds pour faciliter la lecture
Moins
de 30 000 SEP normalement attendues chez environ 60 millions de
Français, ça fait moins de 15 000 normalement attendues dans la
demi-population exposée au vaccin ; si l’équipe d’Hernan a
raison (triplement du risque), on devrait aboutir à 15 000 x 3 = 45
000 SEP une fois cette sous-population vaccinée ; à quoi on ajoute
les 15 000 SEP normalement attendues dans la demi-population non
vaccinée, soit un total de 45000 + 15000 = 60000. Et toc ! On
retombe presque pile sur les estimations récentes de
l’administration sanitaire – un éventuel excès par rapport aux
60 000 théoriquement attendus s’expliquant facilement par
le fait que les femmes ont été en moyenne plus vaccinées que les
hommes, que le nombre de SEP normalement attendu dans cette
sous-population était donc plus élevé et qu’en stratifiant par
sexe – comme on dit – le calcul précédent, on
aboutirait facilement à une estimation supérieure à
60 000, largement susceptible d’expliquer un excédent qui
pourrait aller jusqu’à 80 000 ou davantage.»
Voici maintenant la critique en 2 parties que je vais devoir faire sur ce calcul quelque peu expéditif :
I - Pour expliquer un excédent pouvant permettre d’aller de 60 000 à 80 000 et même au delà, il fait valoir que les femmes, qui ont un risque plus élevée de sclérose en plaques que les hommes, ont été largement plus vaccinées qu’eux. Malheureusement il ne propose aucune donnée pour effectuer ce calcul et vérifier son affirmation, alors vérifions :
Pour le calcul des cas attendus en l'absence de vaccination, l'étude de A.Fourrier avait retenu que 2/3 des cas de SEP étaient des femmes. Prenons donc cette valeur. L'estimation du nombre de vaccinés chez les adultes de 20-44 ans pour cette même étude donnait 46% d'hommes. Comme la vaccination des moins de 20 ans touchait de la même façon les garçons et les filles, cette proportion augmenterait en les incorporant. De plus, il est vraisemblable que la vaccination des personnes de plus de 45 ans a touché plus de femmes que d'hommes. Aussi, si on retient 45% d'hommes parmi les vaccinés on ne doit pas être au dessus de la vraie valeur, mais descendons jusqu'à 33,3% pour être vraiment très beau joueur. Le calcul ne pose alors pas de problème particulier, c’est niveau école primaire en prenant, comme l'auteur, 50% de vaccinés soit 30 millions :
On aura dans ce cas 20 millions de femmes vaccinées contre 10 millions d’hommes et les 30 millions de femmes feront 20 000 SEP contre 10 000 pour les 30 millions d’hommes. Cela fera 13 333 SEP attendues parmi les 20 millions de femmes qui seront vaccinées et 3 333 SEP parmi les 10 millions d’hommes vaccinés, ce qui donne 16 667 SEP attendues parmi les 30 millions de vaccinés. Avec le triplement du risque par la vaccination on aura 16667x3=50 000 auquel on doit ajouter 30000-16667= 13333 SEP chez les non-vaccinés, soit 63 333 SEP.
On est très loin des 80 000 ou davantage qui devraient être facilement obtenus ainsi selon cet auteur.
II - Les chiffres utilisés par l'auteur sont des prévalences (total des cas vivant à un moment donné) et il est parfaitement établi que la SEP ne réduit que rarement l'espérance de vie comme le rappelle, par exemple, le Livre Blanc de la sclérose en plaques publié en 2006. Comme de plus la plupart des cas se produisent chez des adultes jeunes (80% des cas entre 20 et 44 ans) on doit considérer qu'une personne débutant cette maladie aura en moyenne encore au moins 30 années à vivre. En conséquence, parmi les 30 000 cas considérés ici, la plupart avaient débuté leur maladie AVANT le début de la campagne de vaccination.
Il faut réaliser que quand l'auteur compare 30 000 à 80 000 il compare 2 prévalences et non pas 2 incidences annuelles.
Supposons que l'on compare les prévalences à 10 ans d'intervalle, avant la grande campagne de vaccination (1993) et 10 ans plus tard, ce qui doit être à peu près ce qui a été choisi. Les 2 périodes auront alors en moyenne une plage commune de 20 ans. Disons, pour faire simple et explicite, qu'on cumule d'une part les cas apparus entre 1964 et 1993 et entre 1974 et 2003 d'autre part, soit la plage commune de 20 ans entre 1974 et 1993. Avec une prévalence de 30 000 en 1993 cela fera 20 000 cas communs aux 2 périodes et 10 000 cas attendus entre 1994 et 2003, (un peu plus sans doute en raison de l'augmentation de la population et un peu moins avant mais passons, c'est un détail).
Il prend 50% de vaccinés sur cette période, soit 5000 cas chez les non-vaccinés et 5000 attendus chez les vaccinés sans tenir compte du déséquilibre homme-femme pour simplifier. Le triplement du risque, c'est ce qu'il fait, donne 15000, soit en tout 20000+5000+15000=40000 cas et non pas 60000. Avec 60000=20000+5000+35000 ce serait un risque multiplié par 7 et avec 80000 un risque multiplié par 11: 20000+5000+55000.
Annexe
L'odds ratio OR
Ces explications ont été prises sur le site
http://acces.inrp.fr/acces/equipes/santeepi/travaux/niveau_preuve/expression_risque
« Le concept des OR est issu des études CAS-TEMOINS réalisées pour évaluer les effets indésirables des médicaments ou ceux de l'exposition à un produit nocif. »
Les données se présentent alors ainsi (avec les données traitées en exemple numérique) :
|
|
Cas (malades) |
Témoins (non malades) |
|
Exposés (vaccinés) |
a 20 |
b 68 |
|
Non exposés |
c 461 |
d 3170 |
« Dans ces études, la prévalence de l'évènement indésirable
(le Taux d'évènement indésirable dans le groupe témoin) n'est pas
connue (le groupe de référence est un groupe de personnes
atteintes de la maladie et le groupe témoin est constitué d'une
population identique non atteinte). On ne peut donc pas connaître
le risque relatif puisqu'on ne connait pas son dénominateur. »
L'Odd peut être calculé de deux façons qui donnent finalement la même valeur:
-soit
en comparant l'Odd d'évènements indésirables (maladie) dans le
groupe exposé au risque à celui du groupe non exposé :
Odd du groupe exposé = a/b et Odd du groupe non exposé =
c/d
Odd ratio d'évènements = (a/b) /
(c/d) =ad/bc
-soit en comparant les Odds d'exposition au risque dans le groupe Evènements (atteints) et dans le groupe Non évènements (contrôle sain).
Odd d'exposition dans le groupe
atteint = a/c et Odd d'exposition dans le groupe contrôle = b/d
Odd ratio d'exposition = (a/c) / (b/d)=ad/bc
L'OR permet dans ce cas d'évaluer l'impact du produit ou de l'exposition sans avoir à connaître la prévalence de l'évènement indésirable. Cette évaluation a un degré de rigueur d'autant plus grand que la prévalence de l'évènement indésirable est faible.
Pour un évènement rare on peut donc utiliser l'OR à la place du risque relatif, ce qui permet de contourner le problème de la méconnaissance de la prévalence. »
L'intervalle de confiance pour l'Odds Ratio
Il est calculée selon deux méthodes :
Méthode de Woolf pour niveau de confiance de 95% :
Intervalle de confiance Odds Ratio = (e)LN (OR) ± 1,96(1/A+1/B+1/C+1/D) ½
Méthode de Miettinen pour niveau de confiance de 95% :
Intervalle de confiance Odds Ratio = (e)LN (OR)* [1 ± 1,96 / (Khi carré) ½ ]
J'ai
utilisé la formule de Woolf. A, B, C, D sont les 4 nombres 20, 461,
68 et 3170. Le ½ exprime la racine carrée de 1/A+1/B+1/C+1/D. La
formule de Woolf montre qu'on obtient les bornes supérieures et
inférieures de l'intervalle de confiance en multipliant et divisant
OR par une même quantité obtenue ainsi : calculer 1/A+1/B+1/C+1/D;
en prendre la racine carrée; la multiplier par 1,96 puis en prendre
l'exponentielle. Cette valeur 1,96 correspond au choix du niveau de
confiance de 95%. Pour 99% on la remplacerait par 2,576.
Voir d'autres précisions sur ce site :
http://www.aly-abbara.com/utilitaires/statistiques/khi_carre_rr_odds_ratio_ic.html
Mode de calcul
Avec la formule de Woolf, on utilise une loi normale ayant pour moyenne le logarithme de l'odds ratio et pour écart-type la racine carrée de 1/a+...+1/d qu'il est possible de calculer en disposant seulement de l'odds ratio observé OR et d'une des 2 bornes de l'intervalle de confiance (à 95% par exemple). En notant Inf la borne inférieure de cet intervalle, la probabilité d'obtenir alors un odds ratio au moins égal à celui observé OR est 2,5% quand la valeur théorique de l'odds ratio vaut Inf. Pour obtenir cette probabilité quand la valeur théorique est 1 on divise 1,96 par 1-Ln Inf / Ln OR donnant un nombre t. Puis on utilise une table numérique (ou un calcul programmé) de la loi normale centrée-réduite pour rechercher la probabilité pour cette loi de dépasser la valeur t. On obtient ainsi la probabilité cherchée.
On peut trouver une table de la loi normale sur Wikipedia. Avec OR=2,02 et Inf=1,22 on calcule t=2,73. La table donne, à l'intersection de la ligne 2,7 et de la colonne 0,03 -qui correspond à 2,73- la valeur 99683 qu'on lit comme signifiant 99,683%. En retranchant de 100% on trouve 0,317%. J'ai trouvé 0,314 car j'ai utilisé un calcul programmé sans arrondis et plus précis.
[1] http://www.sfpediatrie.com/uploads/media/Rapport_Dartigues.pdf
[2] http://www.afssaps.fr/content/download/13413/163122/version/2/file/vhbrap.pdf
[3] http://www.afssaps.fr/content/download/10351/121225/version/3/file/040905.pdf
21 juin 2009
La vaccination hépatite B sur France Culture le 30 juin
Après avoir entendu l'émission, j'ai ajouté rapidement (1er et 2 juillet) quelques commentaires sur les interventions. D'autres viendront plus tard, sans doute dans un autre article.
Voici le lien vers la présentation et les commentaires après diffusion :
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/sur_docks/fiche.php?diffusion_id=74780
L'émission est en ligne en plusieurs parties. Par exemple la partie 4 :
http://www.dailymotion.com/video/xa36jw_4-affaire-du-vaccin-contre-lhepatit_tech
Enfin ! Cette émission, d'abord programmée pour le 17 mars 2009 avait été curieusement décalée au jeudi 19 mars, jour de grève annoncé ! Elle sera annoncée pour le 19 juin, puis, aux dernières nouvelles, c'est pour le mardi 30 juin ! Espérons que ce sera la bonne cette fois-ci !
Son titre a changé depuis le mois de mars : ce n'est plus "Histoire du premier vaccin fabriqué par génie génétique : le vaccin hépatite B" mais "Débat autour d'une vaccination généralisée, 1994-1995 : le vaccin contre l'hépatite B". Par contre, le contenu sera sans doute le même car l'émission est enregistrée depuis longtemps.
En confrontant les 2 présentations, celle du 19 mars et celle du 30 juin, on constate qu'à part le titre elles sont identiques sauf les dernières lignes :
« Pourquoi dans les médias, journalistes mais aussi médecins et ministres, ont-ils commis tant d’exagérations ? Pourquoi les organismes de surveillance sanitaire n’ont-ils pas sonné l’alerte ? Quels étaient les réels enjeux de cette vaccination ? Quelles conséquences cela a-t-il pu avoir sur la santé des Français ? Telles sont les questions soulevées, qui rejaillissent encore sur l’actuelle campagne de vaccination même si celle-ci est relancée sur des chiffres rigoureux. »
« Pourquoi dans les médias, journalistes mais aussi médecins et ministres, ont-ils commis tant d’exagérations ? Pourquoi les organismes de surveillance sanitaire n’ont-ils pas sonné l’alerte ? Quels étaient les réels enjeux de cette vaccination ? Telles sont les questions soulevées ici. Elles rejaillissent encore sur la campagne de vaccination contre l’hépatite B telle qu’elle a été relancée, plus rigoureusement qu’au départ, par les autorités sanitaires au printemps.
Elles annoncent la politique qui pourrait se développer si, cet automne, l’éventuelle pandémie H1N1 amenait le gouvernement à mettre en œuvre une vaccination obligatoire de tous les Français ! »
Nous constatons que la phrase ici en rouge dans la version de mars a disparu dans celle de juin. Par contre, une allusion est faite à une éventuelle campagne de vaccination contre le H1N1 à l'automne avec des méthodes qui pourraient être analogues.
Parmi
les intervenants de cette émission notons Claude Béraud,
professeur, hépatologue, il a crée un site :
"L'actualité de
la médecine vue par Claude Béraud"
Parmi les articles où il parle des vaccinations et en particulier de la vaccination hépatite B il y a "La subversion de la médecine" et "Que penser des controverses sur les vaccinations ?"
Au cours du documentaire de Lina B. Moreco " Silence on vaccine " diffusé sur la Cinq en janvier 2009 il avait déclaré que bien qu'hépatologue soignant des malades atteints d'hépatite B il ne s'était pas fait vacciner car, contrairement aux infirmières, il n'était pas en contact avec le sang des malades et n'était donc pas à risque*.
On peut voir et écouter la déclaration de Claude Béraud sur
Placer le curseur sur 28'30'' pour l'avoir aussitôt.
Commentaire après émission
Claude Béraud ne m'a pas déçu. Il a répété qu'il ne s'était pas fait vacciné alors qu'il soignait tous les jours des malades de l'hépatite B mais qui ne risquaient pas de le contaminer, et ce bien que la vaccination était obligatoire pour lui !
Il a commenté les affirmations chiffrées du ministre en 1994 telles qu'elles lui ont été rappelées par un extrait sonore. Ses appréciations furent "au pif", "à la cuillère", "même pas à la cuillère, c'est du pipo". Le ministre avait en particulier affirmé que 30% des contaminés évoluaient vers le cancer ou la cirrhose. Mais les vrais chiffres c'est 1 à 2% comme Claude Béraud l'a rappellé.
Fin du commentaire
Un
autre intervenant promet d'être particulièrement intéressant,
c'est Bernard
Bégaud qui est pharmacologue à Bordeaux. Il fut en particulier
collaborateur d'Annie Fourrier pour l'étude de pharmacovigilance
Fourrier-Costagliola portant sur les années 1994-1996.
J'ai longuement étudié les réactions des comités d'experts confrontés à ses conclusions extrêmement significatives dans "Vaccin hépatite B et sclérose en plaques : il n'y a pas que les enfants" et aussi, de façon résumée, dans "Retrouver la confiance dans le vaccin hépatite B : quitte ou double ?"
Bernard Bégaud connait parfaitement les données de pharmacovigilance sur la sclérose en plaques et avait montré qu'il n'avait pas toujours sa langue dans sa poche. On peut espérer de sa part quelques déclarations percutantes sur le sujet comme cette phrase anonyme qu'on trouve page 10 du rapport Dartigues auquel il avait participé avec 9 autres experts mais dont il est probablement à l'origine car il avait déclaré pratiquement la même chose au journal Libération en 2000 :
"Il s’agit de l’une des plus grande série d’effets indésirables recueillis par la pharmacovigilance depuis sa naissance en 1974. Ce nombre est d’autant plus élevé qu’il existe une certitude de sous-notification".
Commentaire après audition
Bernard Bégaud ne m'a pas déçu non plus. Il a annoncé qu'il préparait un livre sur le sujet avec un journaliste du Monde afin de rétablir l'histoire de cette affaire et d'apaiser sa Conscience. Il affirme avoir été soumis à des pressions sans préciser leur nature et surtout leur objet...
Il parle des obstructions rencontrées pour publier des études dès lors qu'elles ne sont pas favorables au vaccin. La revue répond qu'elle n'a pas reçu le texte...On lui renvoie 10 fois et elle finit par répondre...que maintenant c'est trop tard pour publier...
De quelle étude s'agit-il ? On peut formuler une hypothèse en raison de ceci :
Une
méta-analyse avortée :
C'est ce qu'atteste le compte-rendu de février 2000 d'une commission internationale sur le site de l'Afssaps page 6 :
« Projet
de méta-analyse : Le Pr B. Bégaud a présenté des résultats
montrant la faible puissance des études réalisées pour mettre en
évidence des odds-ratio (risques relatifs) inférieurs à 2. C'est
pourquoi il serait nécessaire de réaliser une méta-analyse qui
combinerait l'ensemble des résultats. Cette méta-analyse
disposerait d'une puissance supérieure aux études prises une à
une, cependant sa puissance pour mettre en évidence un odd-ratio
inférieur à 2 restera modérée. »
Ce projet de méta-analyse n'a jamais vu le jour. Il faut savoir que les 3 études françaises donnaient toutes un risque relatif supérieur à 1 et auraient donc pu donner, en les regroupant, une étude significative, voire très significative...
Ceci explique-t-il cela, c'est à dire le fait que cette méta-analyse n'ait jamais vu le jour ? A titre purement indicatif disons que les cas cumulés chez les vaccinés et les non-vaccinés retenus par ces 3 études sont 121+242+520=883 et que les risques relatifs moyens avaient été évalués à 1,7, 1,8 et 1,4 comme on peut le lire dans le compte-rendu de la réunion de février 2000. Il y avait matière pour travailler et tout indiquait que le cumul des données de ces 3 études avait le potentiel pour générer une étude très significative.
Voir à ce sujet mon article sur le caractère significatif de l'une de ces 3 études, celle de L.Abenhaim.
Compte tenu de la déclaration de Bernard Bégaud sur France Culture il n'est pas invraisemblable de penser qu'il en fut bien ainsi mais que cette étude n'a pu être publiée en raison d'obstructions.
Fin du commentaire
Il y aura aussi le Dr Marc Girard qui s'est souvent vertement opposé à cette vaccination mais malheureusement dans un style souvent très polémiste. Comme chacun pourra le vérifier sur la vidéo donnée plus haut en lien, Claude Béraud montre qu'il est possible de s'exprimer de façon très vigoureuse, explicite et convaincante sans aucun esprit polémiste, ce qui est, à mon sens, beaucoup plus efficace et infiniment préférable.
Attendons...mais c'était avant l'émission !
Commentaires après audition
Dans l'ambiance particulière de France Culture le caractère polémiste de Marc Girard restera contenu. Même s'il a commencé par une attaque contre le Genhevac de Sanofi par rapport à l'Engerix de GSK, société pour laquelle il écrit lui-même sur son site avoir travaillé. Il a proposé 2 hypothèses pour expliquer pourquoi le Genhevac n'a pas d'AMM en dehors de la France, mais il y en a peut-être une autre : l'Engerix de GSK utilise des brevets déposés par l'Institut Pasteur et ce dernier a reçu de l'argent pour cette utilisation comme cela a été rappelé au cours de l'émission. Aussi, Sanofi-Pasteur n'a peut-être pas jugé utile de dépenser des sommes considérables pour concurrencer sur le marché mondial un vaccin qui lui verse des royalties.
De façon peut-être analogue et en raison d'une AMM strictement française, Sanofi n'avait pas hésité à lâcher le BCG Monovax qu'il produisait au profit du BCG SSI d'un laboratoire danois afin d'éviter d'engager des sommes considérables pour préparer le dossier européen du Monovax et sans doute devoir construire une autre usine pour le produire pour le seul marché français. Cet abandon fut à l'origine d'une grave crise sanitaire en 2006-2007. On peut voir à ce sujet mon autre blog http://vaccinbcg.canalblog.com
Il évoque un colloque où il fut exposé aux représentants de la Justice que s'ils indemnisaient les victimes cela aurait pour conséquence que le public refuserait ce vaccin et que cela engendrerait de graves conséquences sanitaires pour le pays...
Marc Girard a pointé à juste titre que dans notre société capitaliste il est légitime que l'industrie du vaccin cherche à gagner de l'argent comme le font toutes les autres industries. Mais il souligne que les 3 verrous prévus par la société ont sauté :
le verrou de l'administration sanitaire; le verrou des médecins prescripteurs qui n'avaient aucune raison de vacciner des personnes âgées vivant tranquillement; le verrou de la commission des prix des vaccins qui a accepté sans broncher un prix exorbitant aggravé par la multiplication des injections vaccinales, 4 plus rappels tous les 5 ans contre 3 injections en tout ailleurs.
Fin du commentaire
Annexe
Rédigée avec quelques regrets d'avoir à faire cela, mais il le faut.
Le Dr Marc Girard m'a impliqué dans ses polémiques tous azimuts : ce fut d'abord dans un article publié en juin 2008, Qui croire ? par la revue de la Ligue pour la liberté des vaccination puis il a mis cet article en ligne sur son site le 25 avril 2009. Il le fait d'une façon assez étrange, voyez plutôt :
« Mais que penser, quelques jours plus tard, de l’intervention publique de quelqu’un qui se présente cette fois comme rien de moins que « Professeur des facultés en mathématique. Ancien chercheur du CNRS » et qui – toujours au nom de la « clarté » (Vaccin hépatite B et sclérose en plaques : peut-on y voir plus clair ?) – ne craint pas de balayer d’un revers de la main les chiffres que j’avais communiqués dans cette émission en les opposant… à l’étude de Zipp et coll. Pour quelqu’un qui prétend s’abriter ainsi derrière un professionnalisme éminemment connoté de rigueur et de logique, quelle rigueur de ravaler à la simple impression personnelle des chiffres épidémiologiques là encore parfaitement localisables dans les documents les plus officiels de l’administration sanitaire ? Quelle logique, aussi, de m’opposer une étude dont même l’AFSSAPS* a fini (communiqué de février 2000) par admettre que ses résultats (pourtant très favorables au vaccin) devaient être « écartés » du débat ? Il faut quand même une certaine perversité intellectuelle pour contredire l’expert qui, dans cette affaire comme dans d’autres, a probablement le plus documenté la collusion administration-fabricants en lui opposant une étude réalisée, de façon délibérément opaque, par des fabricants et dont les incohérences sont telles que, pour une fois, même l’administration a été obligée de s’en désolidariser ! « Peut-on y voir plus clair », par conséquent, au travers de contributions qui s’assoient grossièrement sur des principes de méthode aussi élémentaires que le recensement exhaustif des sources et leur hiérarchisation critique ? »
* En réalité, il ne s'agissait pas seulement de l'Afssaps mais d'une réunion internationale de haut niveau dont un représentant de l'OMS. Elle s'était tenue dans les locaux de l'Afssaps et avait donné lieu à un compte-rendu publié sur son site. Quatre ans et demi plus tard, à l'occasion de la publication d'avis des différents Comités sur l'étude d'Hernan, l'étude Zipp sera reclassée parmi les études validées.
Cette affaire débuta par un article que j'avais mis en ligne le 5 mars 2008 sur ce blog sous le titre donné par Marc Girard. Peu de temps après, je l'ai découvert sur AgoraVox où il avait été mis en ligne le 18 mars. Je ne vois aucun inconvénient à ce que mes articles soient repris sur d'autres sites, au contraire, et cela s'est déjà produit. Mais l'anomalie est qu'il y a eu usurpation d'identité auprès des responsables d'AgoraVox comme cela a pu être établi par la suite quand j'ai pu communiquer avec eux : un internaute n'a pas hésité à se présenter comme étant moi-même, donnant une adresse mail incluant mon nom explicite alors que je n'avais jamais ouvert cette adresse et me présentant comme Marc Girard l'a rapporté ci-dessus alors que je ne me présente jamais ainsi bien entendu. AgoraVox a pu vérifier que cette adresse avait rapidement cessé d'être en service. De tels procédés sont évidemment inadmissibles.
Après
la publication écrite de son article en juin 2008, j'avais informé
Marc Girard de cette anomalie. Il m'avait d'ailleurs répondu et nous
avions pu avoir un échange sur le sujet traité. C'est pourquoi je
suis un peu étonné qu'il ait maintenu la même version près d'un
an plus tard. En effet, les propos qu'il m'attribue concernant
l'étude Zipp ne correspondent pas du tout à ce que j'avais écrit,
ce que chacun peut toujours aller lire sur AgoraVox et aussi sur ce
blog.
Si j'ai demandé à AgoraVox de modifier un peu la présentation qui était faite de moi, je n'ai demandé aucune modification concernant l'article et c'est sur ce site que Marc Girard l'avait découvert. Je n'avais bien évidemment aucune raison, bien au contraire, de défendre l'étude Zipp. Voici le passage concerné :
« L’expert Marc Girard estime, selon les informations dont il dispose, que le risque de SEP n’est pas un risque faible mais au contraire élevé, voire très élevé. Or, si ce risque est élevé des études auraient dû le mettre en évidence : les tailles de leurs échantillons dépassant les 100 000 (par exemple l’étude de Zipp et coll, 1998, a suivi une cohorte de 134 698 sujets) et en admettant un risque élevé de l’ordre de 1 pour 2500 cela ferait en moyenne 40 SEP en plus par tranche de 100 000 ce qui aurait dû donner des écarts significatifs. Par contre, si on admet un risque de 1 pour 25000 par exemple, cela donne 4 cas supplémentaires en moyenne pour 100 000, ce qui peut être insuffisant pour déceler une différence significative. Contrairement à Marc Girard, les experts de l’OMS, de l’Afssaps ou de la réunion de consensus de novembre 2004 ont toujours admis que si le risque existait il ne pouvait être que faible. Dans ces conditions, il est effectivement impossible de soutenir que le risque serait élevé, sauf à admettre que les données statistiques auraient été faussées et par exemple traitées comme je le suggérais, c’est à dire en classant comme non vaccinés les vaccinés ayant fait une SEP au delà du délai arbitraire imposé.
Je le répète, pour l’honneur scientifique des auteurs de ces études ainsi que des institutions qui s’appuient sur elles pour définir leur politique de santé publique en la matière, et qui savent sans doute à quoi s’en tenir, j’ose espérer qu’il n’en est rien. J’espère seulement avoir un jour la possibilité de constater que mes interrogations n’étaient pas fondées. Cependant, vu ce à quoi j’ai assisté en matière de manipulations statistiques dans l’affaire du BCG SSI on peut malheureusement craindre que l’impensable puisse être la réalité.
Voir à ce sujet mes 3 principaux articles : "descendue du Sinaï, l’expertise était dans la lune ! ", "Cas évités par le BCG, un calcul très simpliste", "Des défaillances de l’expertise vaccinale à la nécessité d’une critique citoyenne". »
Je me demande donc toujours comment Marc Girard a pu voir une quelconque opposition à ses propos sur l'étude Zipp. Il a sans doute lu un peu vite en s'arrêtant sur "il est effectivement impossible de soutenir que le risque serait élevé" et en explosant au quart de tour sans lire la suite... Je l'avais informé de cela et il est très regrettable qu'il n'ait rien changé à son texte mis en ligne près d'un an plus tard. Je veux bien croire qu'il est très occupé mais l'ensemble de son article dénote malgré toute une très forte tendance polémiste tous azimuts*, ce que ne dément pas l'article exposant la raison d'être de son site.
Il n'a pas hésité à s'en prendre au vice-président d'une association de victimes en faisant état d'une communication téléphonique qui est un échange en principe strictement privé entre 2 personnes. Il y a là une frontière à ne pas franchir. De même, si j'ai eu un échange de mails avec Marc Girard, je n'ai pas l'intention de faire état de leur contenu. J'ai d'ailleurs eu aussi sur le thème de la vaccination hépatite B un échange très correct et courtois de mails avec l'opposant du Dr Girard à l'émission du 8 février 2008 sur la Cinq, le Dr Robert Cohen qui anime Infovac. Cette émission fut en effet à l'origine de mon article.
Je pense qu'on peut être adversaires sans être ennemi, comme au tennis. Mais le jeu a ses règles qu'il faut s'efforcer de respecter même s'il n'y a pas d'arbitre. Si, il y en a un, c'est l'internaute qui pourra comparer d'un œil critique les écrits des uns et des autres.
J'ajoute encore que j'ai informé Marc Girard de mon intention d'apporter sur mon blog les précisions ci-dessus. Je l'ai même invité à venir y déposer un commentaire ou, puisqu'il déclare cela contraire à sa philosophie, de m'envoyer sa réponse que j'ajouterai ici-même sans changement. Tout cela je l'ai fait avec le regret d'avoir eu à le faire.
- On peut trouver la présentation que je fais de moi en cliquant sur la cadre photo à droite de ce texte.
10 juin 2009
Lève-Toi, Pandémie Désirée* !
Objet de tous les désirs et de toutes les attentions, la pandémie ne pouvait que prendre forme. Avant d'exister elle avait déjà pris consistance, les plans étaient prêts, les médicaments stockés dans des dépôts militaires, des vaccins pré-pandémiques élaborés, des montagnes de masques soulevant des hangars...
C'était pour faire face au virus aviaire H5N1 doté d'une importante capacité de mortalité mais dont les plus éminents vétérinaires avaient affirmé dès le début qu'il n'avait pas le profil d'un virus pandémique.
Quelques temps avant que la guerre de 1914 éclate, Nietzsche avait lancé ce célèbre "Levez-vous, orages désirés !"
- On peut aussi lire l'analyse du Docteur Marc Girard sur son site : "L'art de créer des alertes en santé publique - l'exemple de la grippe porcine"
Puis survient la crise financière suivie d'une crise économique mondiale avec toutes ses conséquences sociales présentes et futures. Que faire pour se tirer d'affaire se disent nos dirigeants ? La recette est connue depuis longtemps : se trouver un ennemi commun, un ennemi mondial s'attaquant à l'humanité toute entière car, mondialisation oblige, il n'est plus possible de faire du voisin cet indispensable ennemi qui joue aussi, comme au tennis, le rôle du partenaire.
Une attaque imminente des Martiens ? Le 30 octobre 1938 Orson Welles y était parvenu sans même le vouloir : il avait affolé toute l'Amérique en cherchant seulement à mettre en scène de manière réaliste une œuvre littéraire, La Guerre des Mondes. Même le Ministère de l'Intérieur et le Président des États-Unis vont chacun à leur tour produire des communiqués dramatiques amplifiant «un extraordinaire phénomène de schizophrénie collective» [2]. Aujourd'hui, le poisson d'avril serait quand même un peu gros.
Des analystes de cet événement pensent que le programme "cristallisait les tensions et les craintes" des Américains à la veille de la Deuxième guerre mondiale. Ils pensent [3] que
"La
perspective d'une rencontre hostile avec l'inconnu était
suffisamment réelle pour beaucoup d'Américains, aussi, l'émission
radiophonique leur a permis de se faire peur pendant une heure".
Aujourd'hui aussi, avec la crise nous avons peur de l'avenir quand le plancher des vaches pourrait soudain se dérober sous nos pieds : sommes-nous, par exemple, totalement à l'abri d'une faillite bancaire généralisée qui nous ferait perdre toutes nos économies ?
Août 2005 : la pandémie H5N1 c'est pour demain !
La pandémie, voilà la solution rêvée pour donner un support à cette anxiété indéfinie et permettre aux autorités de manifester toute leur sollicitude pour les populations en péril même s'il faut pour cela aggraver encore plus le déficit budgétaire. En 2005, sur fond de grippe espagnole, ça avait plutôt bien fonctionné. En lettres rouge sang sur fond noir de deuil c'est
«Pandémie, 500 000 morts en France ?»
C'est le branle-bas de combat, la pandémie, c'est pour janvier-février 2006, c'est sûr ! "Elle ne viendra pas toute seule" dit l'un des auteurs à la télé,
"elle viendra avec la grippe saisonnière, c'est pourquoi il faut se vacciner contre elle".
Couac,...voici un Couac : (Quoique...)
Selon
le Canard Enchainé du mercredi 22 février 2006, le préfet de Haute
Normandie aurait demandé le 7 février à tous les maires de son
département de recenser les capacités de leurs cimetières dans le
cadre de la préparation à la pandémie aviaire !!! Cela est
effectivement prévu dans le plan préparatoire mais uniquement quand
on atteint la phase 6 alors que pour le H5N1 on a jamais dépassé la
phase 3.
A la télé les émissions se succèdent sans relâche. Il s'agit d'une maladie typiquement animale touchant parfois des humains par contact direct avec l'animal ou ses plumes. L'Organisation mondiale de la santé animale, l'OIE, a son siège à Paris et Bernard Vallat, son directeur général, est Français ainsi que son brillant second mais ils ne seront pas invités aux débats télévisés alors qu'ils ont beaucoup à dire sur le sujet et d'abord qu'il est possible d'arrêter la maladie au niveau des élevages pourvu qu'on s'en donne les moyens.
Mais cela nous priverait de l'espérance d'une pandémie et des moyens gigantesques à mettre en œuvre pour la contrer une fois déclarée : au nom de la Prévention il vaut mieux préparer des vaccins pandémiques !!!
C'est la ruée dans les pharmacies, comme après le lancement de la vaccination hépatite B en octobre 1994. Courant plus vite, les plus jeunes arrivent les premiers. Aussi, fin octobre il n'y a plus de vaccin et le ministère doit publier un communiqué piteux pour demander d'arrêter la campagne afin de garder encore quelques doses pour les personnes les plus à risques, ces personnes âgées qui, avec leurs cannes anglaises ou leur fauteuil roulant, se sont fait devancer par les plus jeunes encore profondément imprégnés par la propagande scolaire …
Début novembre 2005, réunion au sommet au siège de l'OMS à Genève. Un véritable match de boxe entre l'OMS d'une part, la FAO et l'OIE de l'autre. L'enjeu du combat : le pactole que la Banque mondiale est prête à accorder.
L'OMS veut tous les moyens pour protéger l'homme par des médicaments et des vaccins. La FAO et l'OIE affirment qu'il est possible de contenir le virus chez l'animal pourvu qu'on donne les moyens nécessaires pour cela. Le Directeur général de l'ONU menace : si vous ne parvenez pas à vous mettre d'accord, j'interviendrais, déclare-t-il.
Contrairement à un match de boxe il n'y a pas d'arbitre et même les coups bas sont permis. Par exemple, s'appuyant sur 14 cas dont 11 décès survenus en Thaïlande et au Vietnam, l'OMS brandira une létalité monstrueuse pour affirmer l'imminence d'une terrible pandémie :
« Tous les ingrédients sont maintenant réunis pour que débute une pandémie susceptible de causer des millions de morts à travers le monde ».
Le
10 décembre 2005, la Maison Blanche procède à un exercice de
simulation pour évaluer l'état de préparation du gouvernement
américain au déclenchement d'une éventuelle épidémie de grippe
aviaire. Le gouvernement américain,
très critiqué pour son inertie lors
du passage du cyclone Katrina qui a tué plus de 1200 personnes fin
août dans le sud des États-Unis et pour la pénurie de vaccins
antigrippes classiques l'hiver dernier, affirme
qu'il se prépare au pire scénario de pandémie qui soit.
Tentant
ainsi de faire oublier son inertie face au cyclone Katrina, Georges
Bush prépare l'Amérique à affronter l'ouragan H5N1.
L'administration américaine table sur 92 millions de malades aux États-Unis en quatre mois. Lors de l'épidémie de grippe de 1918, 2% des personnes infectées aux États-Unis sont décédées de l'épidémie qui a tué au total 50 millions de personnes dans le monde. Une publicité très alarmiste publiée dans le Washington Post par des associations de médecins et de syndicats affirmait
"jusqu'où l'épidémie de grippe ira ? Le cyclone Katrina a tué plus de 1000 Américains, mais maintenant quelque chose de bien pire est en train d'arriver".
Par la suite, pendant des mois, le moindre canard malade fera la une des journaux et des télés. Tout bipède aérien qui bat de l'aile laisse espérer à chacun qu'il va venir s'abattre dans son jardin et, s'il est porteur du H5N1 alors ce sera la gloire : la certitude d'être interviewé par les télés comme étant le premier Français que le virus pandémique aura bien voulu honorer de sa présence. Imaginez les livres d'histoires racontant la pandémie aux survivants de l'Apocalypse : c'est dans le jardin de Monsieur et Madame Tartempion, à Trifouilli-les-Oies, que le virus venu de Chine est arrivé pour la première fois en France où il anéantira la moitié de la population... Et si le virus devait tuer Monsieur et Madame Tartempion, qu'importe puisqu'ils seront immortalisés par les livres d'histoire...
L'heureux élu sera dans le département de l'Ain. Normal qu'avec un nom pareil il passe en premier. Quant au département des 2-Sèvres, il devra attendre son tour, c'est la logique des chiffres !
Dans l'attente de la pandémie
Si certains attendent le Nouveau Messie, d'autres prient pour la Nouvelle Pandémie. Elle est devenue indispensable tant sa venue a été préparée et secrètement souhaitée. Nul ne connait l'heure et le jour de sa venue mais elle viendra. Alors ça y est, c'est-elle cette fois-ci ? Pourrions-nous de nouveau être frustrés par l'énergie ainsi mobilisée et qui ne trouverait pas son emploi ?
Comme l'avaient prévu les vétérinaires de l'OIE, de la FAO et de Maison Alfort, le virus H5N1 n'a toujours pas viré au virus pandémique. Il en fallait donc un autre et ce sera cette étrange combinaison de virus porcin, aviaire et de 2 virus humains. Mais d'où vient-il ? Comment la Nature a-t-elle pu élaborer un virus aussi hétéroclite ? Mystère ! Il ne vient pas du porc clame l'OIE ! Non, c'est l'homme qui contaminera le porc au Canada. L'Égypte musulmane en profitera pour éliminer les cochons qui nourrissent les chrétiens...
Débutant sa carrière au Mexique, il aurait dû normalement la poursuivre longtemps dans la population mexicaine profonde avant d'atteindre le premier touriste étranger. Mais le virus semble avoir un goût prononcé pour les grands voyages et recherche les touristes rentrant au pays plutôt que ceux qui débarquent au Mexique*, à croire qu'il aurait trouvé asile dans les toilettes des aéroports internationaux, côté départ !
Des touristes européens se rendant au Mexique n'y vont pas pour 3 jours. Or il ne semble pas que l'on ait jamais fait état de touristes européens qui seraient tombés malades pendant leur séjour comme cela serait statistiquement normal ?
Ce goût particulier du virus pour les avions internationaux va rapidement le conduire en Europe puis en Asie et en Océanie. Est-ce le début de la pandémie tant attendue ? Bien que la pandémie grippale soit annuelle, permanente, routinière avec un nombre considérable de malades et de décès, on ne lui attribue pas le qualificatif tant redouté et tant désiré de pandémie. Le terme pandémie est lié à l'exception avec l'image évocatrice de 1918 et ses dizaines de millions de morts, plus que la guerre...
Pourtant, selon les données actuelles, le virus en cause paraît plutôt moins dangereux que celui de la grippe saisonnière. Alors, pourquoi en faire des tonnes ? C'est qu'il va devenir beaucoup plus redoutable à l'automne, parole d'experts. Et s'il ne le devenait pas ? C'est trop tard, la machine est lancée et rien ne devra l'arrêter. Le vin va être tiré il faudra le boire, la vaccination pourrait devenir obligatoire...
30% de vaccinés pourrait suffire
Pourtant, nos plus éminents épidémiologistes pensent, en s'appuyant sur des modèles mathématiques, que 30% de vaccinés serait suffisant et qu'avec 70% on ne gagnerait pas grand-chose. C'est ce qu'écrit Antoine Flahault, directeur de l'école des hautes études de santé publique sur le site de l'école [1]:
Il souligne qu'avec une couverture vaccinale mondiale de 30% l'efficacité de la mesure serait "considérable" et que le gain apporté en passant de 30 à 70% serait au contraire "très marginal"
Autrement dit, il vaudrait mieux répartir les vaccins sur 30% de la population mondiale plutôt que de viser le 95% chez nous. Comme la production de vaccin sera relativement limitée, il serait contre-productif de préférer vacciner la totalité de notre population française plutôt que de laisser aux pays moins "favorisés" au moins 60% des vaccins qui seraient nécessaires pour cette opération.
La France aurait commandé 100 millions de doses de vaccin pour l'automne. Le meilleur usage qu'elle puisse en faire, selon la modélisation d'Antoine Flahault, serait de faire cadeau des deux tiers de cette commande aux pays qui ne pourront les payer. Ne soyons pas égoïstes, pour une fois !
C'est
d'ailleurs la demande formulée par le Directeur général de l'OMS
et le Secrétaire général des Nations Unies qui ont demandé aux
pays riches de faire don d'une partie de leurs stocks (Le Monde du 29
mai 2009).
Confirmation dans Le Quotidien du Médecin du 10 juin qui rapporte les propos du Dr Marie-Paule Kieny de l'OMS : celle-ci "ne recommandera pas la vaccination universelle " et "s'inquiète que des pays passent actuellement commande de vaccins avec des volumes réservés tels qu'ils compromettent la fourniture de doses aux pays en développement et aggravent par anticipation leur pénurie".
Lire le texte sur http://www.dorffer-patrick.over-blog.fr/article-32495378.html
En novembre il pourrait y avoir au maximum 500 millions de doses. La France en voudrait 100 millions, les Etats Unis 600 millions et le Québec se prépare pour une vaccination massive...ça fait pas monter les prix !!!
Le 12 juin, lendemain de l'annonce par l'OMS du passage au niveau 6, notre ministre de la santé déclare que si les experts disent qu'il faut vacciner les 65 millions de Français avec 2 doses elle veut être en mesure de fournir les 130 millions de doses nécessaires !
La décision serait donc entre les mains des experts ?
Si l'Afrique ne déclare pas de cas H1N1 c'est d'abord parce qu'elle a d'autres priorités qui s'appellent paludisme, tuberculose sida comme le disent des responsables de santé publique de ces pays qui considèrent aussi que ce virus H1N1 n'étant pas plus virulent qu'un virus saisonnier il n'est pas utile d'en faire plus.
Le 4 mars 2009 j'ai assisté à un colloque organisé à la Maison de la Chimie à Paris sur le thème : "Les vaccins : une excellence française à préserver". Il était organisé par des parlementaires et madame la ministre était venue y faire une allocution.
Il y fut dit que l'élaboration d'un vaccin coûtant très cher, plusieurs milliards d'euros, les laboratoires voulaient avoir l'assurance qu'ils pourront écouler leur vaccin avant que celui-ci soit mis au point. Autrement dit, ils veulent une AMM en blanc, voire une recommandation en blanc, c'est à dire le remboursement du vaccin. Et pourquoi-pas son obligation en blanc ?
Envisager de généraliser voire de rendre obligatoire un vaccin alors que le produit n'existe pas encore et qu'on en ignore les propriétés est une folie pure et simple. S'il était rendu obligatoire à l'automne comme cela serait envisagé par nos autorités, ses propriétés de nuisances seront découvertes plus tard et, comme d'habitude, elles seront dissimulées pour ne pas casser la campagne...
La leçon de la vaccination hépatite B n'a toujours pas été comprise par les autorités qui paraissent de nouveau prêtes à offrir une population captive aux laboratoires, la gravité supposée de la pandémie modèle 1918 justifiant a priori toutes les précipitations, tous les excès et toutes les bavures.
[1]http://blog.ehesp.fr/pandemie-de-grippe-vacciner-tout-le-monde-est-ce-possible-est-ce-necessaire/
[2] http://fr.wikipedia.org/wiki/Orson_Welles
[3] http://www.telesatellite.com/infos/idisp.asp/i/3466
21 mai 2009
Retrouver la confiance dans le vaccin hépatite B : Quitte ou double ?
Additif : 26 juin 2009
Dans son édition du 25 juin 2009 Libération annonce que le laboratoire GSK a été reconnu responsable par la justice d'une sclérose en plaques survenue après un rappel de vaccination hépatite B chez une adolescente de 15 ans. Il s'agissait sans doute de la quatrième injection après les 3 premières en 1994 selon le protocole en usage à l'époque. Un an et demi plus tard, cette quatrième injection sera supprimée et la vaccination dans les collèges suspendue par le ministre Bernard Kouchner...L'OMS protestera très vivement contre cette décision qui risquait de compromettre la campagne mondiale de vaccination contre l'hépatite B.
Additif du 27 juin 2009
Pour aider à retrouver la confiance !
Le site du ministère avait mis en ligne en 1998 un tableau donnant le nombre de cas d'atteintes démyélinisantes validés en relation avec le nombre de doses vendues [a]. La confrontation paraît impressionnantes :
RÉPARTITION PAR ANNÉE DES CAS D'ATTEINTES DÉMYÉLINISANTES CENTRALES ET PÉRIPHÉRIQUES VALIDÉS ET RAPPORTÉS JUSQU'AU 31 MARS 1998
|
Année |
1990 |
1991 |
1992 |
1993 |
1994 |
1995 |
1996 |
1997 |
1998 |
|
Cas |
1 |
3 |
8 |
19 |
51 |
83 |
98 |
37 |
2 |
|
Doses vendues |
804306 |
2287018 |
3734662 |
5018418 |
14917107 |
23325138 |
15134845 |
8480338 |
1374590 |
|
Arrondies en millions |
0,8 |
2,3 |
3,7 |
5 |
14,9 |
23,3 |
15,1 |
8,5 |
1,4 |
A vue on voit clairement une forte corrélation linéaire entre le nombre de cas et le nombre de doses vendues pendant l'année. D'ailleurs le coefficient de corrélation linéaire est 0,92 est déjà très élevé (maximum 1) bien qu'il paraît plausible que les cas vaccinés en 1995 débordent sur 1996.
Pour estomper cette possibilité on peut regrouper les données sur 2 années consécutives :
|
Année |
1991-92 |
1993-94 |
1995-96 |
1997-98 |
|
Cas |
11 |
70 |
181 |
39 |
|
Doses vendues |
6021680 |
19935525 |
38459983 |
9854928 |
|
arrondis en millions |
6 |
20 |
38,5 |
9,8 |
Le
coefficient de corrélation linéaire est alors 0,9929, ce qui est
énorme. Il faut noter que les données de 98 s'arrêtent aux 3
premiers mois, ce qui n'est pas gênant car la corrélation
s'établit entre les cas et les doses et non les durées. Cependant,
il ne faut pas comparer directement les 181 cas sur 2 ans avec les 39
cas sur 15 mois. A la proportionnelle ces 39 cas donneraient 45 cas : 37+4x2. Il y a effectivement eu une réduction des doses vendues en 1998 par rapport à 1997 : environ 4,5 millions de doses.
A l'objection que la notification des cas aurait pu augmenter avec la notoriété du problème afin d'expliquer le phénomène on peut rétorquer que dès 1997 le nombre de cas a considérablement diminué alors que le problème était déjà sur la place publique.
[a] http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/hepat_b/epidemio.htm
Fin de l'additif
Sommaire
Restaurer la confiance, vaste programme !
La perte de confiance : comment ?
Les leçons de la vaccination hépatite B
La perte de confiance : pourquoi ?
Des polémiques sans fondements ?
L'étude de pharmacovigilance Fourrier-Costagliola :
Inciter à la vaccination systématique des nourrissons
La folle communication autour de l'étude de Marc Tardieu
Comment retrouver la confiance du public ?
Le dernier BEH du 19 mai 2009 porte sur les hépatites B et C et s'intéresse bien sûr à la vaccination hépatite B, c'est le contraire qui serait étonnant ! Dans son éditorial, le Professeur Daniel Dhumeaux* déclare :
"La nécessité d’une relance de la vaccination contre l’hépatite B dans notre pays est une évidence. Cette action est rendue difficile par les réticences d’une partie de la population, mais aussi une certaine perplexité des professionnels de santé à la suite des polémiques répétées et sans fondement dont cette vaccination a été l’objet.
Dans la perspective d’une reprise de la vaccination chez les nourrissons et les adolescents, des campagnes d’information seront organisées en direction du grand public et des personnels de santé (médecins généralistes, pédiatres, sages-femmes, médecins du travail) dont la confiance doit être restaurée.
L’incitation à une vaccination systématique des nourrissons par les pouvoirs publics (le taux actuel de couverture est en France un des plus bas des pays d’Europe) sera alors possible dans des conditions plus sereines.
Cette initiative ne doit pas tarder : les enfants ayant bénéficié d’une couverture élevée lors des campagnes vaccinales effectuées en milieu scolaire entre 1994 et 1998 vont en effet progressivement quitter la tranche d’âge des 20-30 ans, qui constitue la période de risque maximal d’infection par le virus de l’hépatite B, tandis que ceux qui ont échappé à la vaccination, à partir de 1998, vont maintenant entrer dans cette phase de risque, laissant prévoir, si rien n’est fait, une recrudescence des contaminations dans les années à venir."
*Président du Comité stratégique du programme national hépatites virales, Inserm U955, CHU Henri Mondor, Université Paris XII,
Restaurer la confiance, vaste programme !
L'un des objectifs poursuivis sera donc de trouver les moyens pour que le grand public retrouve la confiance perdue dans le vaccin hépatite B. Mais il faudrait d'abord se demander pourquoi et comment le public a soudain perdu confiance dans ce vaccin alors qu'il s'était précipité les yeux fermés sur cette vaccination, allant même bien au delà de l'objectif initial visé par les autorités. Il faut aussi distinguer entre la confiance dans le vaccin et la confiance dans les autorités sanitaires. Ces dernières devraient prendre garde à ne pas risquer de perdre le crédit qui leur reste encore auprès de la population, - après les nombreuses et graves affaires de santé publique - en voulant passer en force.
La perte de confiance : comment ?
La campagne lancée à la télévision en octobre 1994 par le ministre de la santé en personne a dramatisé à l'excès la maladie, occulté les risques du vaccin, vanté son efficacité au delà de la réalité. Claude Béraud, professeur, chef de service, hépatologue, médecin conseil de l'assurance maladie, a parfaitement résumé la situation dans le documentaire "Silence on vaccine" de Lina Moreco diffusé sur la Cinq (janvier 2009) :
« L'exemple de la vaccination hépatite B en France sera pris plus tard, dans les écoles de santé publiques, comme l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire en matière de vaccination.
On estimait entre 0,1 et 0,3% le nombre de porteurs du virus en France, donc un pourcentage très réduit. Les jours qui ont suivi (le lancement de la campagne) ce fut la panique. Les gens se sont précipités dans les pharmacies pour acheter du vaccin. On a vacciné depuis l'âge de 1 an jusqu'à l'âge de 75 ans. Les grands-parents qui amenaient des enfants se faire vacciner disaient et moi, et moi, et moi, je ne peux pas être vacciné ? Mais si madame, bien sûr, on va aussi vous vacciner! On a ainsi vacciné des gens qui n'avaient absolument aucun risque d'attraper l'hépatite B.
Moi qui suis médecin, qui soignait des hépatite B, je ne me suis pas fait vacciner car je n'avais aucun risque majeur. Il aurait fallu que je sois en contact avec le sang des malades, or c'étaient les infirmières qui étaient en contact, pas moi.
Dans le service dont j'étais responsable on a vacciné les secrétaires parce qu'elles étaient en contact avec les dossiers des malades atteints d'hépatite B !!! C'était une véritable folie ! »
Le Dr Anne Castot, expert à l'Afssaps, a fait une communication sur le thème de la vaccination hépatite B et de ses leçons aux journées de veille sanitaire des 29-30 novembre 2007:
"Nous allons alors entrer en France, dit-elle, dans une véritable crise sanitaire avec une campagne médiatique, des témoignages publiques de victimes, l’interpellation de l'État et les premiers procès au tribunal de Nanterre.
Elle rappelle les incidents en milieu scolaire avec l’utilisation du vaccin HbVax 10 µg/ml mal toléré et en fait mal adapté alors qu’il aurait fallu utiliser un vaccin dosé à 5 µg/0,5ml non disponible malgré une AMM européenne.
Elle souligne l'insuffisance du dispositif mis en place : la première étude commence en octobre 1997 avec une association causale mal établie, des enquêtes épidémiologiques qui ont tardé. Si les résultats sont convergents ils sont non significatifs. On a compris qu’il existait un risque mal identifié. Il y avait obligation d’aller à l’Europe mais on n’a pas été suivi au niveau européen.
Quand le Revahb (réseau vaccination hépatite B) sera crée en 1997 pour recueillir les témoignages des victimes, l’Afssaps rencontrera cette association et étudiera les témoignages recueillis. Pour l’Afssaps, la conclusion principale de ces enquêtes sera qu’on ne peut écarter un risque faible".
Ce fut d’ailleurs la conclusion de la réunion de consensus de septembre 2003 et de l'audition publique de novembre 2004, présidées par le professeur Marc Brodin. Pour le Dr Anne Castot, en octobre 1998, soit 4 ans exactement après le lancement de la campagne, il y avait urgence pour les pouvoirs publics de prendre une décision. La conférence de presse de Bernard Kouchner (01/10/1998) va redéfinir une politique vaccinale très en retrait :
1- La vaccination doit être ciblée sur les personnes à risque d’exposition à l’hépatite B
2- Le geste vaccinal est un acte médical à part entière
3- Le rapport bénéfice/risque doit être évalué au cas par cas
4- La vaccination doit être réservée aux adultes relevant d’un groupe à risque et aux nourrissons.
Ainsi, la quatrième injection dans le cadre de la primo-vaccination est supprimée ainsi que les rappels obligatoires chez les professionnels. Aujourd'hui, 3 injections terminées à l'âge de 13 ans libèrent de toute obligation vaccinale future et pour les adultes non vaccinés et soumis à l'obligation, un titrage d'anticorps et d'antigène est réalisé, la vaccination n'étant pas effectuée si l'un est positif.
La suspension par le ministre de la vaccination dans les collèges sera particulièrement spectaculaire :
«J'ai suspendu provisoirement la campagne dans les collèges, parce que j'estime que ses modalités actuelles ne permettent pas toujours un dialogue approfondi avec le jeune et sa famille. Or, il me parait indispensable de rappeler que la vaccination contre l'hépatite B demeure un acte médical et volontaire, qui doit comprendre un entretien à la recherche d'antécédents (antécédents personnels ou familiaux de maladie démyélinisante ou d'affection auto-immune) et d'éventuelles contre-indications.»
Les leçons de la vaccination hépatite B
Le Dr Anne Castot reconnaît que les études préliminaires, avant l’obtention de l’AMM, étant réalisées sur un nombre limité de personnes, ne peuvent exclure des effets nocifs pouvant apparaître sur des populations plus importantes. Aussi,
"on doit admettre la possibilité de risques émergents après l’obtention de l’AMM"
dira-t-elle en soulignant "la nécessité de connaître l’épidémiologie de la maladie prévenue par le vaccin" et reconnaît d’une manière générale "une sous notification très nette des effets indésirables des vaccins" ainsi que "la nécessité de faire de la détection de signal, d’avoir une démarche plus prospective pour capter un signal faible, pour ne pas attendre trop longtemps".
La perte de confiance : pourquoi ?
Il ressort de l'ensemble de l'affaire que la vaccination hépatite B est certainement capable de déclencher des scléroses en plaques et autres affections démyélinisantes dans certaines circonstances. En lançant prématurément une campagne généralisée avec un vaccin aux propriétés encore mal connues, l'autorité sanitaire a pris un risque énorme qu'elle a par la suite refusé d'assumer. Elle considère, peut-être à tort, que le public refuserait la vaccination si de graves effets secondaires étaient reconnus. Ce principe l'a conduit à nier systématiquement ces effets, à s'enfermer dans des contradictions criantes et à laisser de nombreuses victimes sur la route, les contraignant ainsi à manifester leur problème d'une manière où d'une autre.
Utiliser un vaccin potentiellement dangereux demande de le faire de façon mesurée et ciblée afin d'éviter que le cumul des accidents s'apparente à un accident d'autocars ou d'airbus A380. La grande concentration de victimes sur une courte durée a crée un événement national et même international. La négation de l'événement, contre toute vraisemblance et effroyablement injuste pour les victimes, a fait le reste.
Des polémiques sans fondements ?
On peut vacciner même en reconnaissant que le vaccin pourrait être dangereux dans certaines circonstances qui resteraient à préciser. Personne n'envisage de renoncer à circuler sur la voie publique bien que la dangerosité de l'opération soit chaque jour démontrée. Mais les morts et les blessés sont reconnus, soutenus; les routes sont améliorées ainsi que les véhicules et les conducteurs sont mieux formés. La nocivité du vaccin hépatite B n'interdit pas de faire la guerre avec lui contre la maladie. Il a sans doute été trop facilement admis par les autorités que la reconnaissance des dangers du vaccin nuirait à son utilisation. Et si c'était l'inverse ? Si c'était moins la nocivité du vaccin que la non reconnaissance des cas qui avait crée et entretenu la polémique ? Accepter la vaccination en sachant que si ça tourne mal la société vous laissera tomber n'est guère encourageant il faut bien le reconnaître.
Voici l'imbroglio dans lequel nos comités d'experts se sont ainsi laissés enfermés en voulant dissimuler une étude sans doute fort gênante. Ce faisant ils ne font que souligner un peu plus à la fois leurs manœuvres et le caractère non seulement des plus significatifs mais pratiquement probant de cette étude :
L'étude de pharmacovigilance Fourrier-Costagliola :
un étrange destin...
Voici une expérience très intéressante à faire à partir de seulement 2 documents de quelques pages en ligne sur le site de l'Afssaps : le compte-rendu de la réunion de la Commission nationale de pharmacovigilance du 21 septembre 2004 d'une part [1] et le compte-rendu d'une réunion internationale de haut niveau en février 2000, [2]. Nous allons y constater 8 anomalies, pas moins * :
Allez page 4 de [1] avec un tableau récapitulant les 11 études réalisées à ce jour.
1- On constate qu'il contient 2 études classées significatives : celle d'Hernan de septembre 2004 et celle de Costagliola (1998). Pourtant, à l'époque, tout le monde disait qu'Hernan était la première et la seule étude significative jusqu'alors.
2- Page précédente on lit qu'il existe à ce jour 10 études sur le sujet mais qui se font 11 en tournant la page.
3- Quelques lignes au dessus on lit qu'Hernan est la seule étude significative et que les 5 études réalisées ou financées par l'Afssaps ne le sont pas. Parmi ces 5 études, cochées dans le tableau, figure Costagliola ainsi classée significative page 4 et non significative page 3.
4- Page 4 on lit que Costagliola est non publiée. Pourtant, le document [2] publié le 6 mars 2000 expose largement en quoi consistait cette étude (pages 3 et 4). De plus, ces 2 documents sont sur le même site.
5- On y découvre alors que cette étude prolonge et complète l'étude réalisée par Fourrier : Fourrier a évalué les cas attendus en l'absence de vaccination à 102,73 ainsi que le nombre de cas notifiés à 111. Comme tous les cas ne sont pas notifiés il est dit qu'il est impératif de tenir compte de la très importante sous-notification pour évaluer valablement le nombre réel de cas. Ce fut le travail de Costagliola qui a estimé la sous-notification entre 2 et 2,5. Ainsi, la différence entre les cas réels et attendus a pu être jugée significative.
On découvre ainsi que l'étude réalisée par Fourrier et classée non significative dans le tableau de [1] et l'étude réalisée par Costagliola ne sont que 2 parties indissociables d'une seule et même étude :
« la combinaison de ces deux études suggère un nombre réel de cas significativement supérieur au nombre de cas attendus. » [2] page 4
Or, le tableau récapitulatif dissocie les études de Fourrier et Costagliola, ce qui est un non sens total.
6- Le nombre de cas attendus a été évalué à 102,73 alors qu'on doit s'attendre à une assez large fourchette. Or, cette fourchette existait et a été publiée sur le site du ministère en 1998 dans un document provisoire [3]: c'est [79 104]. Elle a disparu dans la version définitive pour être remplacée par une valeur située en haut de la fourchette et avec 2 décimales s'il-vous-plait !
En comparant les modes de calcul de la fourchette [79 104] présentée par les auteurs à la réunion internationale du 21 septembre 1998 et du 102,73 présenté à la réunion analogue de février 2000 et publié dans une revue britannique [10] en mai 2001, on constate que le calcul plus récent est moins élaboré que l'ancien : en effet, en 1998 les auteurs avaient dissocié les hommes des femmes, ce qui est indispensable car ils avaient retenu que 2/3 des cas de sclérose en plaques se produisaient chez des femmes et que les hommes représentaient 46% des vaccinés alors qu'en population générale ils sont à égalité avec les femmes dans la tranche considérée des 20-44 ans. Il n'était donc pas valable de transporter directement sur la population vaccinée l'incidence observée sur la population générale.
Par contre, en 2000 les auteurs ont utilisé le même nombre global d'hommes et de femmes vaccinés qu'en 1998 mais sans dissocier et ils ont utilisé une seule incidence pour les maladies démyélinisantes centrales considérées, soit 42,9 par million au lieu d'une large fourchette pour l'incidence alors que le Livre Blanc de la sclérose en plaques publié en 2006 [11] reconnaît une large indétermination de cette incidence.
En résumé, pourquoi avoir produit en 2000 une procédure de calcul en nette régression par rapport à la première et pourquoi avoir effacé la fourchette [79 104] large de 25 unités au profit d'une très illusoire précision au centième avec 102,73 ?
Constatons seulement qu'en 1998 le nombre de cas notifiés était 83 qui était non significatif même avec 79. Par contre, en 2000 il y avait 111 cas notifiés dont la différence avec 92 devenait significative, et donc aussi avec la moitié de la fourchette de 1998, sans avoir à faire appel à la sous-notification.
7- Dans leur tableau récapitulatif, l'avis du CTV-CSHPF et le compte-rendu de pharmacovigilance de septembre 2004 font référence à la publication en 2001 de l'étude Fourrier dans une revue britannique. Les nombres rapportés auraient donc dû être ceux de cette publication. Si cela est vrai pour le nombre 102,7 des cas attendus, c'est faux pour les cas notifiés qui sont mentionnés à 111 alors que 2001 donne 108.
Le compte-rendu de la réunion internationale de février 2000 donne 111, ce qui signifie que les auteurs de l'étude qui l'avaient présentée au cours de cette réunion avaient bien indiqué 111. Le texte destiné à la revue britannique lui fut remis le 8 mai 2000, moins de 3 mois plus tard. Pour quelle raison les auteurs ont-ils supprimés 3 cas notifiés entre février 2000 et le 8 mai 2000 alors que ces cas avaient été présentés en février comme dûment vérifiés? Les auteurs ont-ils eu de nouveaux éléments les concernant ? Pourquoi alors ne pas l'avoir mentionné par une petite note dans la publication de 2001 ? Et si c'était cela la raison, pourquoi nos Comités d'experts ont-ils maintenu 111 en septembre 2004 alors qu'il faut aller chercher ce nombre dans un autre document que celui référencé ? Pourtant, de façon certaine, de nombreux membres du CTV-CSHPF et de la commission de pharmacovigilance étaient parfaitement au courant du contenu et de l'évolution de cette étude au cours de ses 3 publications successives.
8- Après la publication de cette étude en mars 2000, aucun comité d'experts, CTV, CSHPF, Commission de pharmacovigilance, Académie de médecine, comité ad hoc de l'OMS n'a manifesté la moindre réaction à cette étude. Pourtant, ils ont montré qu'ils étaient très prompts à réagir dès qu'une étude était défavorable au vaccin (Hernan, Tardieu) où qu'un ministre reculait (communiqué OMS du 2/10/1998, le lendemain de la conférence de presse de Bernard Kouchner).
Pendant plus de 4 ans l'étude Fourrier-Costagliola sera totalement ignorée : rapport Dartigues de février 2002 [4] et communiqué de l'Afssaps du 14 novembre 2002 [5]. Elle refait surface un bref instant dans le compte-rendu de pharmacovigilance de septembre 2004 ainsi que dans l'avis de septembre 2004 du CTV-CSHPF qui reproduit le même tableau de 11 études tout en affirmant dans le texte qu'il n'y en avait que 10 [6].
Par la suite, ce sera à nouveau le silence totale sur cette étude, y compris à l'audition publique du 9 novembre 2004 sur le sujet 50 jours plus tard.
* Voir aussi sur ce blog : "vaccin hépatite B et sclérose en plaques, Il n'y a pas que les enfants " du 26 septembre 2008
Le Revahb a aussi mentionné quelques anomalies autour de cette étude dans son article du 22 mai 2009 :
"Sclérose en plaques et vaccin hépatite B : mythe et réalité "
* On peut consulter l'étude de A.Fourrier en accès libre sur PubMed.
Inciter à la vaccination systématique des nourrissons
Si certaines études en défaveur de l'innocuité du vaccin hépatite B ont défrayé la chronique, il n'en est pas de même pour celles relatives à son efficacité qui pourrait être bien inférieure à celle annoncée et remettre en cause la vaccination généralisée des nourrissons dans les pays de faible endémie.
Vaccination des nourrissons : durée d'efficacité trop limitée*
Quand l'OMS a demandé en 1991 à l'Assemblée mondiale de la santé de lancer la campagne mondiale de vaccination des nourrissons contre l'hépatite B, le vaccin recombinant n'existait que depuis 1982. Il était donc impossible d'avoir des données fiables sur la durée de son efficacité. Il y avait déjà des données favorables en provenance de Taïwan qui seront confirmées par des résultats observés dans d'autres pays : Thaïlande, Singapour, Chine, Alaska. Mais ces pays étant tous à forte endémie, des nourrissons pouvaient être contaminés quelques années après leur vaccination, permettant ainsi au vaccin de se montrer utile en étant encore efficace.
Qu'en est il dans les pays de faible endémie où le gros des contaminations va se produire entre 20 et 30 ans ? Pour que la vaccination généralisée des nourrissons puisse être utile il faudrait qu'elle soit efficace pendant au moins 25 ans. Constatons que cette vaccination a été recommandée et appliquée dans de nombreux pays alors qu'aucune preuve n'était disponible. En 2001, la vaccinologue Claire-Anne Siegrist écrivait sur le site de la Société suisse de pédiatrie [7]:
"la façon la plus simple de mettre en évidence la persistance de l'immunité mémoire est de donner une dose de rappel vaccinal à des sujets ayant déjà perdu la majorité, voire la totalité de leurs anticorps de vaccination. Au contraire des réponses à une première dose vaccinale, caractérisées par la lente augmentation de taux modérés d'anticorps, la réactivation des cellules mémoire conduit à une production très rapide de taux d'anticorps beaucoup plus élevés et possédant une affinité accrue pour l'antigène.
Plusieurs études ont démontré la forte augmentation des taux d'anticorps en réponse à une injection de rappel, traduisant la persistance de la mémoire plus de 10 ans après vaccination des nourrissons. Cette compréhension est à la base des recommandations actuelles de ne pas administrer de rappel vaccinal après une primo-vaccination correctement effectuée.
Et même si le recul n'est pas suffisant pour permettre la démonstration qu'un rappel vaccinal ne sera jamais nécessaire, ces mêmes considérations sont à la base de la stratégie de vaccination des nourrissons."
Deux études récentes viennent cependant de mettre à mal ces affirmations péremptoires :
L'étude réalisée par Hammitt ([8] 2007) en Alaska et celle réalisée par Bialek ([9] 2008) dans une île du Pacifique. Les résultats sont les mêmes : 50% des enfants testés par un rappel 15 ans après leur vaccination ne manifestent pas la réaction immunitaire attendue, ce qui laisse craindre qu'ils ne seraient pas protégés en cas d'infection et même qu'il ne soit plus possible de relancer la protection par une dose de rappel.
Dans ces conditions, faut-il relancer la vaccination généralisée des nourrissons dans notre pays ? En vaccinant seulement les nourrissons dont la mère est contaminée, la Grande Bretagne, l'Irlande, le Pays-Bas et les pays scandinaves ont probablement opté pour une stratégie beaucoup moins coûteuse et nocive tout en étant mieux adapté à la réalité épidémiologique et aux propriétés réelles du vaccin.
*Voir aussi sur ce blog cet article sur le sujet : 50% des nourrissons ne seraient pas protégés 15 ans après
La folle communication autour de l'étude de Marc Tardieu
Entre le 25 septembre et le 8 octobre 2008 on a assisté à une communication délirante autour de l'étude dirigée par le professeur Marc Tardieu sur la cohorte d'enfants KIDSEP.
Marc Tardieu avait annoncé qu'il tiendrait une conférence de presse le 8 octobre, jour de la publication de l'étude par la revue Neurology, publication qui avait été accélérée par la revue en raison de son importance. Cette conférence sera annulée moins d'une heure avant. Le journal Le Monde en fera état 3 semaines plus tard, le 29 octobre, dans un article intitulé "une communication mal maîtrisée ", rapportant que le ministère déclarera aux journalistes qu'il n'était pas envisageable que cette conférence se tienne le jour même de la publication de l'avis du Haut conseil de santé publique. Le journal notera que 3 semaines après, elle ne s'était toujours pas tenue...Huit mois après il en est toujours ainsi.
Marc Tardieu devait participer au colloque organisé par des parlementaires le 4 mars 2009 à la Maison de la Chimie à Paris sur le thème « Les vaccins : une excellence française à préserver ». L'un des organisateurs, le sénateur Paul Blanc, nous annoncera qu'il devait être présent mais qu'en définitive il n'est pas venu...
Auparavant, dans sa conférence de presse du 25 septembre 2008, le professeur Daniel Floret, président du CTV, occultera 2 points essentiels relatifs à cette étude et qui sont mentionnés dans son résumé en accès libre sur internet : le sous-groupe donnant un risque relatif significatif de scléroses en plaques était constitué d'enfants qui avaient respecté le calendrier vaccinal et le risque relatif était de 2,77. Les informations transmises par Daniel Floret étaient que ce groupe avait été vacciné avec l'Engerix B et que le risque relatif était de 1,74 qui se rapportait à l'ensemble des affections démyélinisantes centrales.
Seul, le compte-rendu de la réunion de la Commission nationale de pharmacovigilance fera état du 2,77. Si les avis du HCSP, de l'Académie de médecine et du comité OMS sur la sécurité des vaccins feront mention du caractère d'observants au calendrier vaccinal ils occulteront le risque relatif de 2,77.
Pourquoi une communication publique d'une telle intensité AVANT la publication de l'étude ? On peut objectivement constater que l'effet produit fut de couper l'herbe sous le pied de Marc Tardieu en occupant le terrain médiatique à sa place et avant lui. Il est assez vraisemblable de penser qu'il n'aurait pas pu en dire moins au cours de sa conférence de presse que le contenu du résumé de l'étude qui est en accès libre. Il aurait donc fait état du 2,77 et du caractère d'observants au calendrier pour ces enfants alors que ces 2 points n'ont pas été communiqués au public par les médias. Faut-il en déduire que l'agitation qui débuta le 25 septembre aurait eu en réalité pour objectif "d'en lâcher un peu" pour cacher l'essentiel en occupant le terrain à la place de celui qui aurait lâcher le reste ?
Mais quel fut l'événement qui "justifia" la conférence de presse de Daniel Floret ? Un article du Monde publié uniquement sur son site le jeudi 25 septembre vers 9h30. Dans cet article, le journal disait s'être procuré cette étude. Mais comment avait-il pu dénicher une étude non publiée ? La veille, le ministère avait provoqué une réunion d'experts pour examiner le problème posé par cette étude. Faut-il penser que ce serait la femme de ménage qui vida les poubelles ou que ce serait l'un au moins de ces experts qui aurait informé le journal ?
Dans quel but ? Pour attaquer le vaccin ou pour le protéger ? On peut noter que dans son article le journal Le Monde ne mentionna ni le caractère d'observants au calendrier vaccinal ni le risque relatif 2,77. Autrement dit, il adopta par avance et anticipation la communication de Daniel Floret...
Que comprendre ?
Pour les citations exactes et les liens voir mon article sur l'étude de Marc Tardieu.
Comment retrouver la confiance du public ?
Aujourd'hui, des familles sont trompées avec l'hexavalent : certaines, qui ne voulaient pas que leur enfant reçoive le vaccin hépatite B, découvrent avec stupeur et colère que le médecin l'a fait sans le dire explicitement. Pour quelques vaccinés de plus, la perte de confiance va s'étendre aux médecins de terrain.
Non, il faut en finir avec de telles méthodes et comprendre que l'obsession de la couverture vaccinale est aussi désuète que celle de la ligne Maginot. Cette couverture ne justifie en aucun cas de mettre les praticiens en fâcheuse posture ni de saper la confiance que le public accorde encore aux autorités de santé.
Avoir le langage de la vérité : reconnaître qu'il y a eu des victimes dans le passé, qu'il y en aura encore et les indemniser correctement. Exposer l'enjeu de la vaccination sans exagérer les risques de la maladie.
Cesser de vacciner inutilement : la vaccination généralisée des nourrissons est inutile, voire contre-productive dans notre pays. Limiter la vaccination des personnels de santé à ceux qui sont réellement exposés comme le recommandaient le CTV et le CSHPF (avis du 23 juin 1998 du Comité technique des vaccinations et du Conseil supérieur d'hygiène publique de France) :
« Le CTV et le CSHPF ne remettent pas en cause l'obligation vaccinale des personnes soumises à l'article L 10 du code de la santé publique mais ils suggèrent de préciser dans les arrêtés d'application qu'il s'agit uniquement des personnes en contact avec les patients et avec le sang et autres produits biologiques »
En résumé :
1- Expliquer pourquoi il faut faire la guerre à l'hépatite B.
2- Exposer clairement la stratégie, ses moyens et les effets attendus.
3- Reconnaître l'existence des morts et des blessés de cette guerre et les soutenir.
4- Reconnaître les inévitables bévues, générales ou ponctuelles, accompagnant toute guerre.
5- Accepter de réviser la stratégie quand des éléments nouveaux apparaissent.
[1] http://www.afssaps.fr/content/download/10351/121225/version/3/file/040905.pdf
[2] http://www.afssaps.fr/content/download/13413/163122/version/2/file/vhbrap.pdf
[3] http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/hepat_b/etudes.htm
[4] http://www.sante.gouv.fr/htm/pointsur/vaccins/dartigues.pdf
[5] http://www.hosmat.eu/pharmacovigilance/communique141102.pdf
[6] http://www.hcsp.fr/hcspi/docspdf/cshpf/a_mt_260904_vac_hepBHernan.pdf
[7] http://www.swiss-paediatrics.org/paediatrica/vol12/n2/hepbprot-fr.htm Siegrist
[8] http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=19110214 Hammitt
[9] http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18756185 Bialek
[10]
http://www.pubmedcentral.nih.gov/articlerender.fcgi?tool=pubmed&pubmedid=11422009
[11]
Le Livre Blanc de la SEP est en ligne en 2 parties :
Partie 1 : http://www.arsep.org/_files/78.pdf et partie 2 : http://www.arsep.org/_files/77.pdf
[12 ] http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/hepat_b/benef.htm
02 mai 2009
Grippe A (H1N1) : plus de 100 000 cas au Mexique ?
On peut aussi suivre le fil rouge de la nouvelle grippe A (H1N1) sur ce blog
Une question se pose : comment est-il possible que des touristes étrangers puissent avoir été contaminés au Mexique en aussi grand nombre si on admet qu'il n'y a guère plus de 2000 cas dans une population de 107 millions d'habitants et dans une ville de 20 millions d'habitants comme Mexico ?
Additif (15 mai) : cet article a été publié le 2 mai. Le 11 mai, une étude publiée par la revue Science, en s'appuyant sur les données de l'OMS, indique qu'il y aurait 23000 cas au Mexique. A ce sujet, voir par exemple l'article de Radio Canada.
Faut-il imaginer que des contagieux auraient pu travailler aux guichets des aérogares internationaux avec une constance suffisante ou en étant relayer pas d'autres contagieux? Ou plus vraisemblablement, d'admettre que le nombre de contagieux, malades ou pas, a largement dépassé les 100 000 ?
C'est ce que suggérait Jean-François Saluzzo, le Monsieur vaccin de Sanofi, au journal de la santé du 28 avril, sur la Cinq : le présentateur Michel Cymes faisant remarquer que la proportion de décès parmi les cas reconnus était très élevé (105 morts sur 1600 cas*), mais J.F. Saluzzo fait valoir qu'il pourrait y avoir 150 000 contaminés (voir la vidéo). Même si ce nombre était avancé seulement pour l'exemple, il paraît presque certain qu'il pourrait être au moins de cet ordre là pour la seule ville de Mexico si on veut expliquer un aussi grand nombre de touristes étrangers contaminés.
Une
conséquence est que le plus souvent la maladie sera bénigne et que
beaucoup des Mexicains contaminés auraient guéri sans Tamiflu ni
Relenza.
*Ces nombres ont été revus à la baisse d'après le bilan publié par l'InVS le 2 mai à 17h :
« Le
ministère de la Santé (du Mexique) fait aujourd’hui état de 397
cas confirmés dont 16 décès. »
Le lendemain l'OMS donne 506 cas dont 19 décès pour le Mexique.
Notons aussi que si les 2 cas avérés en France ont été obtenus par séquençage et paraissent donc sûrs, il n'en va pas de même pour ceux considérés comme avérés dans d'autres pays européens : en effet, certains déclarent comme cas avérés ceux qui sont atteints d'une grippe A non saisonnière, ce qui est pour la France une définition des cas probables. Or sur 5 cas probables la France en a écarté 3. Aussi, le nombre de cas avérés réels en Europe est sans doute sensiblement inférieur aux cas déclarés.
Bilan InVS au 2 mai 2009 : 15 cas en Espagne et en Grande-Bretagne, 6 en Allemagne, 2 en France, 1 en Autriche, Suisse, Pays-Bas, Italie.
Voir aussi le site http://www.internationalsos.com/pandemicpreparedness/
La grippe porcine de 1976
Saluzzo fit aussi allusion à l'épisode de grippe porcine de 1976 survenue aux États Unis dans la base militaire de Fort Dix (New Jersey). Après le décès d'une recrue par grippe, on découvre que c'était la grippe porcine qui fera en tout 12 malades. Sur ce seul constat, le président des États Unis, Gérald Ford, affirme qu'une pandémie mondiale est imminente et qu'il est de son devoir et du devoir de son pays de s'y opposer. Il lance en mars l'élaboration et la fabrication d'un vaccin avec lequel 40 millions d'américains seront vaccinés en septembre-octobre, juste avant l'élection présidentielle du 4 novembre.
Cette campagne de vaccination avec un vaccin bricolé à la hâte va tourner au cauchemar avec de multiples incidents graves et des décès. La campagne, qui prévoyait la vaccination de tous les américains, devra être arrêtée et Ford perdra l'élection présidentielle au profit de Jimmy Carter. Il avait fondé l'essentiel de sa campagne électorale sur son rôle de Chevalier Blanc organisant la lutte contre le terrible fléau qui allait s'abattre sur l'Amérique puis le monde entier...
Comme le dit Jean-François Saluzzo, les recherches avaient permis de trouver 230 personnes qui avaient été contaminées sans en souffrir particulièrement. Le virus s'était en fait mal transmis car il était peu adapté à la transmission inter-humaine. Le taux observé de létalité (proportion de décès parmi les contaminés) était donc de 1 sur 230 alors qu'on avait fondé le risque pandémique type grippe espagnole de 1918 sur un taux de 1/12. A noter que le jeune soldat était décédé au cours d'un exercice militaire peut-être trop intense quand on vient d'être infecté.
Voir des vidéos sur les spots de la campagne de 1976 :
http://videos.nouvelobs.com/video/iLyROoafMJXN.html
Une Américaine vaccinée en 1976 contre la peste porcine témoigne (en français) :
http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=13409
Voir aussi le blog SOS-Crise qui reprend des articles publiés aux États Unis :
Mensonge politique et désinformation médiatique concernant la grippe porcine
http://sos-crise.over-blog.com/article-30956342.html
Le virus de la grippe porcine a t-il été crée par l'homme ?
http://sos-crise.over-blog.com/article-30920810.html
Le fil rouge de la nouvelle grippe A (H1N1)
Le fil de l'actualité H1N1 se poursuit sur Vaccination H1N1 à l'école sans accord parental ?
Cette page sera actualisée selon les infos, les événements et...ma disponibilité...
Un microbiologiste s'inquiète : en voulant produire un vaccin trop rapidement, on risque de faire plus de mal que de bien.
13 octobre : vaccination H1N1 : "les Français de plus en plus réticents" titre Le Figaro. "A quelques semaines du début de la campagne de vaccination tout est presque prêt sauf...la population". De même aux USA...Cette campagne mondiale de vaccination va-t-elle vers un FLOP aussi sonore que le bruit fait pour la lancer ?
Publication de l'ouvrage du Dr Marc Girard "Alertes grippales, comprendre et choisir" aux éditions Dangles.
Résultats significatifs pour les vaccins Panenza (sans adjuvants) et Humenza de Sanofi selon le fabricant.
9 octobre : mise en ligne sur le site du ministère de la conférence de presse du 8 octobre dirigée par Didier Houssin Directeur général de la santé, Jean-Marie Marimbert directeur de l'Afssaps, Christian Perronne président de la commission sécurité sanitaire du HCSP, Daniel Floret président du CTV. A écouter. Elle annonce en particulier une prochaine circulaire sur la mise en oeuvre détaillée de la campagne de vaccination.
Voir aussi le site de l'Afssaps sur les vaccins et la grippe H1N1 : http://www.afssaps.fr/
On y lit ceci sur
Le thiomersal
"Le thiomersal est un composé contenant du mercure qui est utilisé de longue date comme conservateur dans les médicaments, en particulier dans les vaccins. Il contribue à prévenir la contamination bactérienne des vaccins, et il est considéré à ce jour comme l’une des substances les plus efficaces pour cette prévention. Il a été également établi que le thiomersal contribuait à améliorer la stabilité des médicaments.
Ces propriétés sont particulièrement utiles dans le cadre de campagnes de vaccination où des conditionnements multidoses sont utilisés et où les doses ne sont pas administrées de façon immédiate et simultanée à plusieurs patients.
Le thiomersal est actuellement présent dans tous les vaccins contre la grippe, à des doses minimes, c'est-à-dire comprises entre 0,003% et 0,01% (de 25 à 50 microgramme/dose). A ces doses, tout risque de toxicité est a priori exclu."
9 octobre : un article de Libé : "Grippe A, où en est-on ?" Avec déjà beaucoup de réactions ! De quoi faire croire à Google qu'il y a beaucoup de cas de grippe en France !
En effet :
8 octobre :
Google suit
l'évolution de la
grippe en France à partir des requêtes des internautes !
« D'après nos constatations, un lien semble exister entre le nombre d'internautes qui recherchent des termes liés à la grippe et le nombre de personnes présentant les symptômes de cette maladie. Bien entendu, les personnes qui recherchent le terme "grippe" ne sont pas toutes malades, mais il est possible d'établir une corrélation lorsque toutes les requêtes de recherche sont mises en parallèle. La comparaison du nombre de requêtes par rapport aux données des systèmes de surveillance conventionnels a démontré que la fréquence des requêtes augmente au moment de la saison de la grippe. Par conséquent, il est possible d'estimer la progression de la grippe dans des pays ou régions du monde en comptabilisant ces requêtes. Ces résultats ont fait l'objet d'une publication dans la revue spécialisée Nature. »
Mais j'ai constaté que le Massif Central était blanc sur la carte, c'est à dire sans activité grippale ou avec peu d'activité internet ? Les pays voisins donnent une faible activité qui contraste avec la France. Pour le moment, ce qui mobilise les internautes c'est surtout le plan vaccinal du gouvernement qui pourrait agir comme un leurre sur Google...
Le Conseil national de l'Odre des médecins (Cnom) demande aux médecins de se faire vacciner, et les encourage vivement à être vaccinateur. Selon le Conseil de l'Ordre, la participation des médecins aux actions de santé publique est un devoir déontologique. Le Cnom rappelle que la participation des médecins aux actions de santé publique est une mission relevant de leurs devoirs déontologiques et légaux (Article 12 du code de déontologie). Il leur est indispensable d'être en mesure de donner des soins à leurs patients et de ne pas les contaminer. Il est également essentiel que les médecins se protègent contre le virus, afin d'éviter sa propagation dans leur entourage.
8 octobre : le résumé des caractéristiques du Celvapan, le vaccin préparé par Baxter sur cellules Vero et non sur oeuf, est maintenant disponible en français sur le site de l'EMEA : http://www.emea.europa.eu/
6 octobre : article du journal Le Monde : la grippe relance le débat sur la vaccination.
3 octobre : manifestation à Londres contre la vaccination H1N1. Voir des photos
Ce site publie une lettre type pour les parents voulant refuser la vaccination de leur enfant dans les écoles. A ce sujet, ceux qui voudraient le faire on sans doute intérêt à le faire dès maintenant sans attendre un courrier qui ne viendra peut-être pas. Les parents sont prévenus que des équipes mobiles vont passer dans les écoles et peut-être même les garderies pour vacciner les enfants. S'imaginer qu'il sera matériellement possible à l'administration d'envoyer un papier aux parents pour les informer du jour et de leur demander de le renvoyer signé en cas de désaccord est probablement très utopiste. Il faut s'attendre au contraire à ce que les équipes mobiles arrivent plus ou moins à l'improviste dans les établissements.
Les médecins et le vaccin : pas chauds pour se faire vacciner ! Voir l'article du Nouvel Obs.
Samedi 3 octobre
Sur le site de l'EMEA, l'Agence européenne du médicament, on peut trouver les caractéristiques du produit pour les vaccins autorisés par l'EMEA :
Focetria de Novartis :
Adjuvant MF59C.1 contenant : Squalène (9,75 milligrammes); polysorbate 80 (1,175 milligrammes); trioléate de sorbitan (1,175 milligrammes).
Pandemrix de GSK : L’adjuvant AS03 est composé de squalène (10,69 milligrammes), de DL-α-tocophérol
(11,86 milligrammes) et de polysorbate 80 (4,86 milligrammes).
Le Celvapan de Baxter vient également d'être autorisé
La France fait des dons de vaccins aux pays en développement.
Une modélisation mathématique d'une épidémie de grippe a été réalisée à l'école polytechnique. Le projet datait de l'époque où la pandémie était supposée venir du H5N1. L'impact d'une vaccination a été évalué par le modèle mais en supposant implicitement le vaccin immédiatement efficace et à 100% !!!
Sur AgoraVox un bon article sur la vaccination contre le H1N1. Il a été écrit par un journaliste, Olivier Bonnet, et nous fait revivre les épisodes concernant la mise en place de cette vaccination. A lire
vendredi 25 septembre
l'Agence européenne du médicament valide 2 vaccins, ceux de GSK et Novartis baptisés Pandemrix et Focetria. La Commission européenne doit encore donner son aval car elle est la seule habilitée à autoriser la mise en vente des vaccins, procédure qui pourrait prendre 10 à 20 jours selon l'Agence Reuters. Une simple formalité sans doute...
Et si la campagne de vaccination
H1N1 tournait au fiasco ?
Selon une enquête de la Sofres, 65%
des français n'envisagent pas de se faire vacciner. De plus,
beaucoup de médecins et d'infirmières se montrent plus que
réticents.
Aussi, les autorités politiques qui se sont impliquées sonnent le rappel à l'ordre avec à sa tête le premier ministre : article de Libération du 24 septembre avec 500 commentaires !!! Ou encore du Parisien : 65% des Français n'iront pas se faire vacciner
Ou encore celui de Libération du 29 septembre, ''les médecins qui ne se vaccinent pas''
A propos du squalène : c'est un produit forcément inoffensif nous assure-t-on car il se trouve dans notre propre corps. Magnifique argument ! La cortisone aussi est naturellement dans notre corps, pourtant chacun sait que c'est un médicament particulièrement dangereux. Pour le squalène c'est justement le fait qu'il se trouve aussi dans notre corps qui le rend dangereux sous forme injectée : l'organisme peut alors réagir contre la forme injectée et s'en prendre du même coup au squalène naturelle, d'où des maladies auto-immunes. Les scientifiques qui nous affirment qu'il est inoffensif pour la simple raison qu'il se trouve dans notre corps le savent sûrement. Alors ?
Une analyse très intéressante sur les tests sur les vaccins contre le H1N1 sur PharmaCritique
Lancement de la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière le 18 septembre par Madame Roselyne Bachelot. Voir le discours et le dossier de presse. Cela fera donc 2 campagnes de vaccination à très bref distance l'une de l'autre où, dans les 2 cas les personnels de santé seront très sollicités !
19 septembre :
Sur son blog, Antoine Flahault a encore frappé ! Il parle du bénéfice-risque du vaccin pour les personnels de santé en s'appuyant sur beaucoup de suppositions. A lire.
Un bilan international sur le site de l'InVS.
Aller sur Grippe A (H1N1) ordre alphabétique.
Les recommandations de l'OMS pour les écoles.
A noter aussi, une discussion sur la grippe H1N1 sur Wikipedia
Une exposition d'œuvres artistiques réalisées par des personnes se considérant comme victimes de la vaccination hépatite B a été annulée pour ne pas nuire à la campagne vaccinale contre la grippe.
Mercredi 16 septembre :
Très important discours de Madame Roselyne Bachelot devant la Commission des affaires sanitaires et sociales de l'Assemblée Nationale.
Mercredi 16 septembre, 22h10 :
c'est ''l'objet du scandale'' l'émission de Guillaume Durand sur France 2. La première partie sera consacrée à la fameuse grippe. Autour de la table quelques grands bavards de la télé et de la radio. Des bavards qui n'ont rien à dire et qui sont là pour cette raison, ça fait de l'animation ! Quelques exemples parmi beaucoup :
Après que Jérome Bonaldi ait fait une démonstration sur la manière de se laver les mains, un de nos grands bavards affirme qu'on nous infantilise à vouloir ainsi nous apprendre ce geste en apparence si simple et familier. Fort heureusement il lui sera répondu qu'il faut humblement reconnaître que nous ne savons pas le faire. C'est vrai.
A la question, le gouvernement en fait-il trop, 1,5 milliards d'euros est-ce trop pour cette grippe, un autre, médecin et animateur quotidien de son état, ajoute que non, 1,5 milliards ce n'est pas trop pour apprendre à se laver les mains ! Fort heureusement encore, d'autres protesteront pour dire que ça ne coûte pas autant ! Aurait-il oublié qu'un milliard c'est le prix des 94 millions de doses commandées aux laboratoires ? On en a pourtant suffisamment parlé !
L'éducation pour la santé est assurée par une agence de l'Etat, en principe indépendante des gouvernements, l'INPES (Institut national de prévention et d'éducation pour la santé) qui dispose d'un budget annuel de quelques millions d'euros pour assurer cette éducation tous azimuts, des coups de soleil à la grippe, saisonnière ou pas, en passant par l'incontournable ''prévention vaccinale'' contre l'hépatite B...Elle serait contente d'avoir 1,5 milliards d'euros pour juste nous apprendre à nous laver les mains !!! Allons Michel, où avait-tu la tête ?
Un autre dira que pour une fois que l'argent n'est pas donné aux banques on va pas se plaindre ! Les labos seraient-ils plus vertueux que les banques ? Mais cette interrogation, personne ne la formulera.
Bref, je suis parti avant la fin, c'était nul, pire ils se foutaient du monde et j'avais mieux à faire, même d'attendre la venue de la toute jeune call girl de Berlusconi qu'on nous annonçait par un bandeau pour nous faire patienter pendant cette soi-disant émission sur la grippe où seuls les égos n'étaient pas grippés...
mercredi 16 septembre
La Commission européenne vient de publier son plan contre la pandémie (12 pages en anglais). Pour elle, la vaccination reste l'arme principale contre la pandémie et elle n'entend pas se laisser influencer par les avis de certains experts, des professionnels et de l'opinion publique.
On est obligé de constater que les autorités veulent s'appuyer de manière essentielle sur un vaccin dont les propriétés d'efficacité et d'innocuité sont très mal connues et pour cause. Il y a déjà eu des précédents comme la vaccination hépatite B lancée massivement en octobre 1994 par les politiques.
Vacciner un grand nombre de personnes sur une durée très courte accroit considérablement le nombre d'incidents de vaccination ainsi que leur concentration dans le temps. Par analogie, si on fait circuler un grand nombre de véhicules le même jour on augmente le nombre d'accidents mais aussi le risque de créer des événements d'ampleur nationale. De plus, une bonne partie de la population est sur la réserve vis à vis de cette vaccination, y compris le monde médical et de l'expertise.
Malgré quelques décès, le virus ne paraît pas suffisamment dangereux pour faire accepter n'importe quel effet dit secondaire du vaccin, en particulier des syndromes de Guillain-Barré (paralysies).
Cette
campagne rassemble donc tous les ingrédients pour engendrer une
nouvelle crise sanitaire et de confiance. Une de plus...
mardi 15 septembre : les humoristes s'y mettent aussi !
Chronique de Stéphane Guillon sur France Inter :
« Le gouvernement rate sa grippe » : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/video/humour.php
Michèle Rivasi, députée européen, dans une lettre à Roselyne Bachelot a demandé des informations sur les effets secondaires des vaccins H1N1 : elle craint ''une précipitation gouvernementale et l'enrichissement de l'industrie pharmaceutique. Il ne faudrait pas que le remède proposé soit pire que le mal''
Voir aussi à ce sujet l'article du Dauphiné libéré.
14 septembre : décès d'un homme de 26 ans sans pathologie connue :
"Sous réserve des résultats d'examens bactériologiques et d'une autopsie actuellement en cours", il s'agit du "premier cas enregistré en France métropolitaine d'un patient décédé atteint par la grippe H1N1 qui ne souffrait pas, par ailleurs, d'une affection associée", a annoncé lundi à l'AFP le directeur de la Ddass de la Loire."
10 septembre 2009 : décès d'un homme de 70 ans. Communiqué de presse de l'InVS :
"La Cellule interrégionale d’épidémiologie d’Aquitaine (Cire) informe du décès d’un homme de 70 ans chez lequel le virus A (H1N1) 2009 a été identifié suite à un prélèvement. Ce décès est survenu le mardi 8 septembre dans le département de la Gironde. Cette personne présentait une pathologie grave qui constituait un facteur de risque de complication."
10 septembre 2009 : publication de l'avis du Haut conseil de santé publique sur les priorités vaccinales après la réunion extraordinaire du 7 septembre.
Lire l'avis : http://www.hcsp.fr/explore.cgi/accueil?ae=accueil
La vaccination généralisée des enfants n'est pas une première priorité, seule pour les enfants à risque. On peut ainsi espérer que les équipes de vaccination ne passeront pas dans les crèches et les écoles...De façon plus précise :
le HCSP recommande la vaccination de toute la population si elle le souhaite, la vaccination devant être prioritaire chez les personnels de santé, médico-sociaux et de secours, puis les groupes de population les plus vulnérables. Parmi les groupes vulnérables, le HCSP désigne comme prioritaires :
en catégorie 1, les
femmes enceintes à partir du début du 2e trimestre, l’entourage des nourrissons
de moins de 6 mois (parents, fratries et personnes en charge de la garde des
enfants), les nourrissons âgés de 6-23 mois avec facteur de risque ;
en
catégorie 2, les sujets âgés de 2 à 64 ans avec facteurs de risque ;
en
catégorie 3, les nourrissons âgés de 6-23 mois sans facteurs de risque, les
sujets âgés de 65 ans et plus avec facteurs de risque ;
en catégorie 4, les
sujets âgés de 2-18 ans sans facteurs de risque ;
en catégorie 5, les sujets âgés de 19 ans et plus sans facteur de risque.
Cet ordre de priorité pourrait être revu en fonction des circonstances épidémiologiques. Le HCSP confirme que la vaccination se fera en deux injections, séparées de 21 jours et ne conseille pas l’utilisation d’adjuvants pour les femmes enceintes, les enfants âgés de 6 à 23 mois et les patients atteints d’une maladie susceptible d’être réactivée par ces additifs. Sur base de ces éléments, le gouvernement se prononcera sur l’organisation des conditions de vaccination de la population.
Conférence de presse du 27 août
"Campagne de vaccination à la mi-octobre
La stratégie de vaccination sera arrêtée après l’avis du Haut conseil de santé publique (HCSP) qui sera donné début septembre, a déclaré Roselyne Bachelot. Une stratégie qui prendra en compte les indications de l’InVS, de la direction générale de la santé et de l’OMS .
La campagne de vaccination sera proposée à toute la population dès la mi-octobre et pour une période de quatre mois. La décision de déclenchement de cette campagne ne sera prise que si la situation et les préconisations des experts le justifient. Dans cette perspective, deux décisions sont d’ores et déjà actées :
- La vaccination ne sera pas obligatoire. Le Gouvernement s’engage à vacciner tous les Français qui le souhaiteront.
- La campagne de vaccination ne débutera pas avant que les vaccins aient obtenu l’Autorisation de mise sur le marché (AMM).
La définition des personnes à risques sera également arrêtée après l’avis du HCSP. Toutefois, parmi celles-ci, le personnel de santé (médecins, infirmières...), les personnes âgées, les femmes enceintes, les enfants font partie des populations prioritaires, a précisé la ministre de la Santé. Roselyne Bachelot a également souligné l’importance de la vaccination "altruiste" : toute personne étant potentiellement en situation de contaminer son entourage devra faire la démarche de se faire vacciner."
Circulaire du 21 août sur l'organisation de la vaccination dans les départements :
"Il s'agit d'une première circulaire cadre précisant l'infrastructure générale de la campagne de vaccination"
"la vaccination des élèves et de toute la communauté éducative sera assurée par des équipes mobiles dans les établissements scolaires"
"Les premièresA MM pourraient être délivrées en septembre mais le périmètre exact de ces autorisations n 'est pas connu. En particulier, la question de I'inclusion des enfants et adolescents de moins de 18 ans reste ouverte. Il n'est également pas exclu que le champ de I'AMM diffère d'un vaccin à l'autre "
"Pour une vaccination de masse, avec un vaccin nouveau, les exigences de la pharmacovigilance sont majeures"
"Une équipe de vaccination ne peut fonctionner qu'en présence continue d'un médecin et d'un infirmier.
Toute équipe de vaccination devra s'auto-vacciner lors de sa première vacation"
"Cette équipe doit être en mesure de réaliser 360 vaccinations au cours d'une séance de 4 heures à raison de 3 agents vaccinateurs par équipe et de 30 injections par heure et par agent vaccinateur."
"Un médecin reçoit les personnes présentant un facteur de risque pour évaluer leur situation. La consultation médicale prendra également en charge les personnes présentant des effets secondaires liés à la vaccination. Ce poste sera équipé du matériel nécessaire à la prise en charge immédiate des effets secondaires et doté d'un protocole de prise en charge des chocs anaphylactiques"
1er septembre
A lire, les articles du docteur Marc Girard sur la grippe porcine :
1- Vacciner ou pas (publié le 1er septembre - 36 pages)
2- L'art de créer des alertes en santé publique
3- La dimension politique de l'affaire
En page d'accueil sur son site : http://www.rolandsimion.org/
L'OMS tire les enseignements de la flambée actuelle, tout particulièrement sur les groupes vulnérables :
"Tous les pays ont régulièrement mis en évidence une augmentation du risque pendant la grossesse. Ce point a d’autant plus d’importance que ce virus montre une prédilection pour les populations jeunes.
Certains états pathologiques accroissent le risque de maladie grave ou mortelle: pneumopathies, dont l’asthme en particulier, maladies cardiovasculaires, diabète et immunosuppression.
Nombre de ces affections sont devenues bien plus fréquentes au cours des dernières décennies, développant d’autant le réservoir de sujets vulnérables.
L’obésité, souvent constatée dans les cas graves et mortels, est devenue une épidémie mondiale. Selon les estimations de l’OMS, il y a dans le monde plus de 230 millions d’asthmatiques et plus de 220 millions de diabétiques.
On ne considère pas en général l’asthme ou le diabète comme des maladies mortelles, notamment chez l’enfant ou le jeune adulte. Le fait que des jeunes se mettent à mourir de ces maladies à cause de l’infection à virus H1N1 sera peut être une autre des conséquences de la pandémie."
30 août
Voir "Le vaccin de trop ?" par Antoine Flahaut directeur de l'école des hautes études en santé publique
http://blog.ehesp.fr/grippe-saisonniere-le-vaccin-de-trop/
Il s'agit du vaccin grippal saisonnier car le H1N1 aurait supplanté les virus prévus et rendraient le vaccin saisonnier obsolète....
12 août
Les leçons australiennes : alors que l'Australie redoutait la pandémie, celle-ci se développe sans perturbations majeures :
«Nous n’avons pas cessé les réunions, ni changé nos habitudes au
bureau. Personne ne porte de masque. La seule différence c’est que tout
le monde tousse…»,
lire la suite sur Le Temps
6 août
Pour le professeur Marc Gentilini, c'est "la pandémie de l'indécence" dans un interview au Monde.
"Le poids qu'on attribue à la grippe A est indécent par rapport à l'ensemble de la situation sanitaire dans le monde. C'est une pandémie de l'indécence. Quand je regarde la situation de la planète, j'ai honte de voir tout ce qui est entrepris pour éviter cette grippe dont on ne sait que peu de chose. Chaque semaine dans le monde, près de 200 000 enfants meurent de maladies. La plupart auraient pu être sauvés s'ils avaient eu accès à des médicaments ou à des programmes de prévention."
Voir le blog d'Antoine Flahaut directeur de l'école des Hautes études en santé publique et son article sur la virulence du H1N1.
A ne pas manquer, son dernier billet : l'improbable vaccin pour tous
Consultez le site d'InfoVac ( http://www.infovac.fr pour la France et infovac.ch pour la Suisse). InfoVac France donne de nombreuses informations et présente un diaporama sur le sujet. A ne pas manquer !
Consultez la foire aux questions sur la grippe.
Voir aussi le blog de la grippe H1N1 : http://grippe-a-h1n1.over-blog.com/
31 juillet 2009
Les fabricants de vaccins contre la grippe H1N1 viennent d’obtenir l’immunité juridique - Lire l'article
30 juillet 2009
Annonce du premier décès en France, une semaine après et avec un couac de l'InVS !
Selon Yahoo actualité l'InVS a supprimé son premier communiqué sur le décès en gommant ceci :
l'évaluation clinique "n'était pas en faveur d'un décès directement lié au virus A (H1N1)."
Selon le communiqué de Yahoo :
Dans un premier temps, l'InVS avait indiqué jeudi que l'évaluation clinique "n'était pas en faveur d'un décès directement lié au virus A (H1N1)."
Mais dans un second communiqué, transmis ultérieurement, l'institut a supprimé ce paragraphe, sans en préciser la raison."
Ajoutons que le premier communiqué a disparu pour être remplacé par celui-ci :
"L’Institut de veille sanitaire (InVS) informe du décès d’une adolescente âgée de 14 ans, hospitalisée au CHU de Brest, chez qui le virus A(H1N1) a été identifié.
Cette jeune fille souffrait d’une maladie grave, compliquée d’une infection pulmonaire sévère, autre que la grippe.
Dans le cadre d’un bilan systématique lié au contexte de l’épidémie actuelle, une recherche du virus A (H1N1) 2009 a été effectuée, et s’est révélée positive.
Il s’agit du premier décès en France d’une personne chez laquelle le virus A(H1N1) a été identifié."
Pourtant, l'InVS a disposé d'une semaine pour peaufiner son communiqué et s'entendre avec les autorités de tutelle (ministère). Tous prêts à gérer une crise sanitaire en évitant les couacs de communication ? S'ils existent c'est que tous ne font pas la même analyse de la situation.
En voici quelques raisons :
28 juillet 2009
Le journal l'Humanité s'interroge
''Beaucoup de bruit pour pas grand chose ? ''
Bernard Debré, député UMP, professeur de médecine :
La grippe H1N1 n’est pas dangereuse et il faut siffler la fin de la partie. Tout le monde avait à l’esprit le phénomène de la grippe aviaire, H5N1, qui est très dangereuse pour l’homme, avec un taux de mortalité de 60 à 65%, mais pas contagieuse, car elle passe difficilement la barrière des espèces. Nous appréhendions une redistribution des gènes pouvant faire sortir un virus très virulent et très contagieux. Cette loterie a eu lieu. Mais elle a produit un bon numéro, le H1N1. Cette forme de grippe peut-être même moins dangereuse que la grippe saisonnière.
Docteur Patrick Pelloux
S’il y avait un danger réel, c’est pour les hôpitaux publics qu’il faut agir, et tout de suite : la situation y est catastrophique et les fermetures de lits pires d’année en année, renchérit le. Comment comprendre que l’État consacre autant d’argent au vaccin alors que les hôpitaux sont justement en déficit d’un milliard d'euros ?
22 juillet
Le ministère définit une nouvelle orientation très importante :
Placer les médecins libéraux au cœur du dispositif. Plus de détails dans la lettre que Madame la Ministre adresse aux médecins.
Voir aussi les recommandations faites aux malades. En particulier, rester chez soi : n'aller ni à l'hôpital ni chez le médecin mais appeler le médecin ou le samu (15). Indications pour le lavage des mains et le port du masque chirurgical pour le malade.
Site de l'InVS : bilan de l'épidémie avec arrêt du signalement et du dépistage systématique des cas.
16 juillet
Important communiqué de l'OMS qui estime qu'il n'est plus possible ni nécessaire d'établir un bilan de tous les cas car la pandémie ne peut plus être arrêtée et se propage beaucoup plus rapidement que la grippe saisonnière. Elle ne publiera plus de bilan mais demande seulement aux pays nouvellement touchés de faire un suivi du début de l'épidémie dans ces pays.
Article de Jean-Yves Nau du Monde sur le "tout vaccinal" contre le "tsunami viral".
15 juillet
Le plan du gouvernement dévoilé au cours d'une conférence de presse du ministre. Résumé des mesures.
Bilan :
481 cas en France. 14 épisodes de cas groupés (au moins 3 cas) sans lien avec un voyage indique, selon l'InVS, une circulation encore limitée dans la population
On trouve aussi un bilan par région
Bilan InVS: Total mondial : 89921 dont 382 morts (3 juillet).
Amériques : 78047 cas dont 16936 en Amérique du Sud et 532 décès; Europe : 13876 dont 17 décès; Asie : 11755 dont 12 décès; Océanie : 9982 dont 24 décès; Monde : 115193 dont 585 décès.
Il
est à noter que le bilan distingue maintenant l'Amérique du Nord et du
Sud, ce qui peut être important en raison des saisons décalées.
On peut aussi noter une augmentation des transmissions communautaires, du nombre de pays touchés ainsi que le Royaume Uni : 9734 cas, 15 décès.
14 juillet
L'OMS publie ses recommandations sur la vaccination contre le H1N1.
Antoine Flahaut critique les virus-parties en Grande-Bretagne.
29 juin :
l'InVS met en ligne une série d'articles sur la pandémie H1N1 : les pandémies du passé; le point sur le virus; les outils de surveillance; les paramètres épidémiologiques...
Sur le site de France Info : "Pour le professeur Jean-Paul Stahl chef de service des maladies infectieuses au CHU de Grenoble, les autorités en font beaucoup trop pour ce qui est une maladie bénigne". Une interview de 7 minutes.
Au magazine de la santé, sur la Cinq, le professeur François Bricaire estimait que le virus actuel se comportait comme un vaccin en raison de son caractère peu virulent et que les personnes qui tombent malades aujourd'hui seront protégées plus tard contre une forme plus dangereuse de ce virus.
Autrement dit, on pourrait avoir intérêt à laisser filer la maladie sous sa forme bénigne afin d'immuniser un maximum de personnes. On peut même se demander si les pays qui agissent ainsi comme en Afrique ne se défendront pas mieux face à une forme dangereuse de la maladie que les pays qui, comme la France, dépensent des moyens considérables pour rien, comme par exemple 300 kilomètres en ambulance pour transporter une boite de Tamiflu pour soigner avec ce produit dangereux un malade très peu atteint...
Le Tamilu est inutile en prévention souligne le fabricant. Il peut même être contre-productif en créant des résistances.
24 juin
L'InVS publie un descriptif des cas qui se sont produits en France en récapitulant leur provenance ainsi que les caractéristiques cliniques.
18 juin
Premier cas avec complications en France. Communiqué de l'InVS
L'éducation nationale a prévu des cours enregistrés pour diffusion sur France Culture et France 5 en cas de pandémie.
16 juin
Le professeur Marchou, de l'hôpital Purpan de Toulouse, se fâche : "on en fait trop ! l'hospitalisation des malades (bénins) du H1N1 met en danger la vie des vrais malades"
12 juin
Madame
la Ministre déclare que SI les experts disent qu'il FAUT vacciner les
65 millions de Français avec 2 doses elle veut être en mesure de
fournir les 130 millions de doses nécessaires. Voir la conférence de presse du 12 juin.
Le REH de l'OMS porte sur la grippe H1N1 : données cliniques observées au Japon
12 juin : Novartis annonce qu'il a déjà réussi à produire un vaccin contre le H1N1 et que ces doses serviront à le tester. La méthode de fabrication sur cellules est beaucoup plus rapides que sur des œufs.
11 juin : l'OMS décrète le niveau 6.
"Cette souche particulière, H1N1, n’a pas circulé précédemment chez l’homme. Le virus est entièrement nouveau."
8 juin
Nouvel article d'Antoine Flahault sur son blog de l'Ecole des hautes études en santé publique :
"vacciner tout le monde, est-ce possible ? Est-ce nécessaire ?"
"Savoir que seule une couverture de 30% serait probablement suffisante à l’échelon collectif (si nos modèles sont bons) est très encourageant. Ces résultats ont été présentés aux journées de la Société Française d’Hygiène Hospitalière, à Nice le 5 juin 2009,"
5 juin
"H1N1 : «Il va falloir vacciner tout le monde»" : lire les propos d'une spécialiste de l'Institut Pasteur, Sylvie Van der Werf, dans "Le Figaro"
2 juin : l'InVS publie une nouvelle définition des cas.
21 mai
Sur le blog d'Antoine Flahault, directeur de l'école des hautes études en santé publique, un nouveau billet : "H1N1 la guérilla urbaine" : "Ne va-t-il pas falloir rapidement adapter notre stratégie ?"
Pour un suivi et des analyses : http://diablogtime.free.fr/?p=1101
19 mai :
"Les responsables de l'ONU et de l'OMS rencontrent les fabricants de vaccins"
C'est le titre du communiqué de presse de l'OMS qui poursuit :
"Le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Dr Margaret Chan et le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Ban Ki-moon ont rencontré plus de trente fabricants de vaccins de pays développés et en développement au siège de l’OMS aujourd’hui.
Tant le Directeur général que le Secrétaire général ont souligné l’importance de garantir qu’un futur vaccin contre la grippe A(H1N1) soit mis à disposition dans un esprit d’équité et de justice, et ont invité les fabricants à poursuivre la collaboration avec ces deux organismes en vue d’élaborer une stratégie allant dans ce sens. Les représentants de l’industrie ont affirmé leur souhait de coopérer pour mettre des approvisionnements à la disposition des pays en développement et déclaré qu’ils étaient prêts à produire le vaccin dès que cela leur serait demandé."
Sur les phases de préparation pandémique le Directeur général de l'OMS reconnaît qu'on a appliqué celles élaborées avec le H5N1 alors que le virus en cours n'a pas les mêmes propriétés :
"le Dr Chan a expliqué que la définition des phases de préparation de l’OMS avait été élaborée dans le contexte de la grippe aviaire H5N1. La grippe A(H1N1) présente un tableau clinique très différent, jusqu'ici beaucoup plus bénin, la maladie guérissant spontanément, contrairement au virus H5N1, qui entraîne un taux de mortalité de 50 à 60%. Elle a expliqué qu'au cours de l’Assemblée de la Santé, les États Membres ont demandé à l’OMS de tenir compte de critères autres que la propagation géographique pour passer à la phase 6"
Le tiers de la population mondiale touché ? Selon radio Canada
L'épidémiologiste Antoine Flahault ( directeur de l'école des haute études en santé publique) annonce ses prévisions pour l'automne et pour le vaccin pandémique. Pour lui, nous sommes déjà en situation pandémique.
On peut aller lire son blog "Le blog d'Antoine Flahault" sur ce sujet. Son dernier article : "Observer l'univers c'est bien, observer la pandémie c'est indispensable aussi."
Tous les cas en France on été importés dont 4 des États-Unis.
Il n'y a pas encore eu en France de cas secondaires.
Le rapport de notification immédiate à l'OIE concernant l'élevage de porcs contaminés au Canada. Il mentionne en particulier que :
"Un charpentier engagé par le propriétaire de la ferme (ALB-001) s’était récemment rendu au Mexique et était rentré au Canada le 12 avril 2009. Le charpentier, le producteur et la famille du producteur ont été malades avec des signes évoquant l’influenza entre les 14 et 29 avril. L’enquête sur les cas humains menée par les autorités de la santé publique est en cours."
Les recommandations de la FAO concernant les porcs :
"une surveillance étroite des porcs s’impose"
"L'OMS ne recommande pas de restreindre les voyages à cause de la flambée épidémique de grippe A(H1N1). Les recherches scientifiques basées sur les modèles mathématiques montrent que des restrictions aux voyages auront un effet limité voire nul sur la propagation de la maladie, ce que confirment les archives sur les pandémies de grippe qui se sont produites par le passé ainsi que l'épisode du SRAS."
Cependant elle ajoute
"Les voyageurs peuvent se protéger et protéger les autres en
suivant des recommandations simples visant à prévenir la propagation de
l'infection. Les personnes malades doivent différer leur voyage"
La bataille du porc entre la Chine et le Canada par Radio Canada
Au Mexique : "le pic de l'épidémie est passé" selon les autorités .
Les experts s'accordent à penser que ce virus ne semble pas plus virulent qu'une souche de grippe saisonnière : Le Figaro du 4 mai
Lire aussi : la folle semaine de l'OMS
Conférence de presse du 3 mai :
Voir la fiche d'identité du virus sur Wikipédia ou sur le journal Le Monde du 30 avril 2009.
A noter aussi que les cas français ont été vérifiés par séquençage, méthode permettant l'identification du virus alors que d'autres pays se contentent de considérer comme avérés les cas atteints d'une grippe de type A non saisonnière. En France, ces cas seraient seulement considérés comme probables.
Il est donc possible que l'impact en Europe soit surestimé alors qu'il est pratiquement certain que le nombre de cas au Mexique ait été très largement sous-estimé. Voir sur ce blog "plus de 100 000 cas au Mexique ?"
Un charpentier canadien contamine 200 porcs !
Un
charpentier canadien est revenu du Mexique le 12 avril avec des
symptômes de grippe. Il est aujourd'hui guéri ainsi que les 200 bêtes
qu'il avait contaminées alors qu'il travaillait dans un élevage de 2200
bêtes. Le troupeau a été placé en quarantaine. Les animaux ont guéri
mais ils seront abattus par précaution.
Bernard
Vallat, Directeur général de l'Organisation mondiale de la santé
animale, commente l'événement : des porcs infectés par le H1N1, « ce
n'est pas une grande surprise". Lire la suite.
Sur le rôle du porc dans l'affaire
Sur le site de l'OMS, le 30 avril 2009, cette très importante déclaration qui laisse supposer qu'il pourrait y avoir des porcs malades de ce virus :
Déclaration conjointe FAO/OMS/OIE sur la grippe A(H1N1) et la sécurité de la viande de porc
"Alors que la grippe A(H1N1) se propage, on s'inquiète de la présence éventuelle du virus chez le porc ainsi que de la sécurité de la viande de porc et des produits à base de viande porc. D'après ce que l'on sait, les virus grippaux ne se transmettent pas à l'homme par l'ingestion de viande de porc transformée ou d'autres produits alimentaires élaborés à partir de viande de porc. Le traitement par la chaleur habituellement utilisé pour cuire la viande (température à cœur de 70° C/160° F) suffit à inactiver tout virus pouvant se trouver dans les produits carnés crus. La viande de porc et les produits à base de viande de porc, s'ils sont manipulés conformément aux bonnes pratiques d'hygiène recommandées par l'OMS, la Commission du Codex Alimentarius et l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), ne sont pas une source d'infection.
Les autorités et les consommateurs doivent s'assurer qu'en aucun cas la viande de porcs malades ou morts n'est préparée ou utilisée en vue de sa consommation par l'homme."
Rappelons que l'OIE est l'organisation mondiale de la santé animale et que la FAO est l'organisation mondiale de l'alimentation.
Notons aussi que sur son site, l'OIE déconseille l'abattage des porcs :
"En dépit du fait que le virus de l'influenza A/H1N1 qui circule actuellement n'est pas un virus classique de l'influenza porcine (il contient du matériel génétique réassorti d'origine humaine, aviaire et porcine), il est important de rappeler que la contamination de l'homme par la consommation de viande de porc ou d'autres produits à base de porc n'a pas été démontrée.
L'OIE indique à ses Membres que l'abattage des porcs n'est pas une solution de protection contre les risques de santé publique et de santé animale que présentent ce nouveau virus A/H1N1 et rappelle que cette mesure est inappropriée."
Voici aussi un extrait d'un communiqué de presse de l'OIE du 28 avril 2009 :
"Position de l'OIE concernant la sécurité sanitaire du commerce international des porcs et des produits d'origine porcine"
"Les informations à disposition de l'OIE n'indiquent pas pour le moment que l'épidémie de grippe sévissant au Mexique et aux Etats-Unis ait été précédée par un foyer de grippe porcine. Des investigations scientifiques en cours indiqueront dans quelques jours si le virus circulant chez l'homme est capable d'infecter ou non certaines espèces animales comme le porc, le poulet ou le cheval."
On constate donc ici que l'OIE envisagerait la possibilité d'une contamination de l'homme vers l'animal.
La FAO et l'OIE en visite au Mexique
Le communiqué de presse de la FAO du 27 avril 2009 titre :
« La FAO exhorte les gouvernements et la communauté internationale à renforcer le contrôle des populations porcines »
Ce communiqué poursuit
« Pour
l’instant, il semble que le virus grippal se transmette d’homme à
homme seulement et rien n’indique, jusqu'ici, que la nouvelle
souche du virus influenza A ait été transmise directement à
l’homme par les porcins. Des analyses supplémentaires sont
prévues, qui permettront d'en savoir davantage.
“Il
n’y a pas de preuve d'une menace sur la chaîne alimentaire; à ce
stade, il s’agit d’une crise humaine et non animale, mais nous
devons être vigilants et préparés”,
indique M. Joseph Domenech, vétérinaire en chef à la FAO.
Selon
M. Domenech, les premières mesures que la FAO et d’autres doivent
entreprendre consitent à: - vérifier si la nouvelle souche
circule parmi les porcins; - établir s’il existe des liens
directs entre la maladie au sein de la population humaine et les
animaux; - et expliquer comment ce nouveau virus a-t-il réuni
du matériel génétique provenant de souches grippales humaine,
aviaire et porcine. »
Mais où les experts de la FAO et de l'OIE veulent-ils conduire leurs investigations ? Au Mexique :
« Une
mission du Centre de gestion des crises FAO/OIE se
rend cette semaine au Mexique pour aider le
gouvernement de ce pays à évaluer la situation
épidémiologique.
La FAO a également demandé à
son personnel technique à travers le monde de rester en état
d’alerte maximum, de lui signaler immédiatement tout épisode
d'influenza inhabituelle parmi les populations porcines et
d'expédier des spécimens pour analyse aux laboratoires de
référence. »
Le
Figaro (par exemple) donne plus d'indications sur cette mission
d'experts au Mexique :
"Nos
experts vont bien entendu essayer
de visiter tous les principaux sites suspects mais leur itinéraire
sera établi en accord avec les autorités locales",
a expliqué à l'AFP Jan Slingenbergh, un responsable du département
de la santé animale de cette agence spécialisée de l'ONU.
Notre
équipe sera une équipe conjointe FAO-OIE, elle sera renforcée par
une épidémiologiste d'Atlanta (Etats-Unis) et elle travaillera sur
place avec les experts de l'Organisation mondiale de la santé
(OMS)", avait déclaré la veille Joseph Domenech, vétérinaire
en chef de la FAO.
Le Mexique ne veut pas porter le chapeau !
L'épidémiologiste en chef du Mexique accuse l'OMS d'avoir tardé à réagir après avoir été informée de l'existence de pneumonies atypiques. Il demande une enquête.
30 avril 2009 : l'OMS décide de baptiser cette grippe A (H1N1).
Cette dénomination semble avoir été aussitôt adoptée mais le nom de baptême n'a pas été simple à attribuer : la dénomination de grippe porcine pouvant posant problème à la filière porcine, chacun s'est employé à lui trouver un autre nom : comme "grippe mexicaine" ne convenait pas au Mexique certains proposaient "grippe nouvelle", "grippe nord-américaine". Finalement, pour contourner toutes les susceptibilités, l'OMS a choisi définitivement grippe A (H1N1).
Les cyclones
reçoivent des prénoms féminins comme Catherina, alors pourquoi-pas
la grippe Jacqueline par exemple, en choisissant le prénom de la
première femme touchée de façon reconnue par cette grippe ?
Usage des médicaments et des masques en France
Voici la mise au point du Directeur général de la santé (conférence de presse du 30 avril) :
"Le Directeur général de la santé a rappelé que les antiviraux (Tamiflu® et Relenza®) doivent uniquement être pris dès lors que les premiers symptômes apparaissent et ne constituent en aucun cas un traitement préventif. Ils sont prévus pour être donnés aux personnes malades sur prescription médicale. 33 millions de traitements antiviraux sont stockés par les autorités sanitaires françaises.
· Le Directeur général de la santé a également rappelé la doctrine des autorités sanitaires en matière de masques :
1- le port du masque chirurgical (1 milliard de masques chirurgicaux en stock) est réservé aux personnes malades afin qu’elles évitent de contaminer d’autres personnes.
2- Le port du masque FFP2 (environ 700 millions en stock) est réservé aux professionnels dont le rôle en situation de pandémie serait capital (professionnels de santé, services de secours…)."
Mercredi soir, 29 avril, l'OMS décide de relever le niveau d'alerte au niveau 5
Voir http://www.who.int/fr/
Définition de la phase 5 :
Phase 5 : elle se caractérisée par une propagation interhumaine du virus dans au moins deux pays d’une Région de l’OMS. Si la plupart des pays ne sont pas touchés à ce stade, la déclaration de la phase 5 est un signal fort indiquant qu’une pandémie est imminente et qu’il reste peu de temps pour finaliser l’organisation, la diffusion et la mise en œuvre des mesures d’atténuation prévues.
Les 2 pays en question sont évidemment le Mexique et les États Unis. Pour le moment, ils ne sont que 2. Jeudi soir 30 avril, la France passe officiellement au niveau 5A.
Pas question pour le moment de commenter et de donner des analyses pertinentes sur cette épidémie ! Voici seulement quelques infos qui paraissent sûres et des liens officiels ou utiles.
Directeur général de l'OMS :
" Ce passage à une phase supérieure constitue un signal adressé aux gouvernements, aux ministères de la santé et aux autres ministères, à l'industrie pharmaceutique et à l'ensemble des entreprises pour qu'ils prennent maintenant certaines mesures avec un niveau d'urgence accru et à un rythme accéléré. "
La définition des 6 phases d'alertes de pandémie par l'OMS :
http://www.who.int/csr/disease/avian_influenza/phase/fr/index.html
Sur la vaccination
« Le Directeur général a estimé que la production du vaccin contre la grippe saisonnière devait être poursuivie à ce stade, sous réserve d'une réévaluation suivant l'évolution de la situation. L'OMS facilitera le processus nécessaire à la mise au point d'un vaccin efficace contre le virus A/H1N1. »
Il ne sera en effet pas possible de mener de front la fabrication du vaccin saisonnier et d'un vaccin pandémique.
Voir le plan français de préparation pandémique sur
http://www.grippeaviaire.gouv.fr/IMG/pdf/PLAN_PG_2009.pdf
A partir de la page 48 et 54 sont exposées les mesures
liées aux niveaux 4A et 5A qui devraient correspondre à la situation actuelle de la France (absence de cas sur le territoire). Officiellement, au 30 avril, c'est le 4A qui est en vigueur.
Parmi les faits avérés :
1- La maladie se transmet d'homme à homme par les voies respiratoires.
2- La viande de porc n'est pas contaminante.
3- Il n'existe pas de vaccin humain contre ce virus.
4- C'est un nouveau virus du type H1N1 comme pour la grippe espagnole de 1918, combinaison d'un virus aviaire, humain et porcin. Une telle combinaison n'a encore jamais été observée.
5- Deux médicaments, le Tamiflu de Roche (Suisse) et le Relenza de GSK (britannique) ont été testés efficaces in vitro sur le virus par des laboratoires des CDC américains. Du moins c'est ce qui fut dit. Notons cependant cette info du 2 mars 2009 :
"Le virus H1N1 résiste à l'oseltamivir" par RadioNews
Donc toute tentative pour se protéger individuellement ou de stopper la propagation par une vaccination serait illusoire. Pourtant, la mairie de Mexico avait annoncé vendredi 24 avril une campagne de vaccination...
Stratégies et appréciations différentes
Si l'OMS ne recommande pas pour l'instant de limiter les échanges internationaux, la France a déjà formulé des recommandations en ce sens vers le Mexique : voyage fortement déconseillé, sauf raisons impératives.
Au journal de la santé, sur la Cinq, Madame Van der Werf chercheur à l'Institut Pasteur se disait préoccupée (27 avril) alors que le lendemain, Jean-François Saluzoo, expert auprès de l'OMS et chez Sanofi se disait assez optimiste, jugeant que le virus s'était montré encore peu contagieux et que l'arrivée de l'été dans l'hémisphère nord ne devrait pas lui être favorable.
Causes de l'épidémie ?
Officiellement, nous sommes dans le brouillard le plus total. Deux thèses se manifestent sur des sites indépendants :
1- Le virus serait apparu dans un élevage de porcs au Mexique en raison des concentrations excessives d'animaux, de la très mauvaise tenue de l'élevage (carcasses laissées à l'air etc) et de la promiscuité avec des élevages de volailles : http://www.grain.org/nfg/?id=644
Le journal Le Monde publie un article (28/04/09) allant dans le même sens et sur le même élevage de porcs : " Au Mexique, l'origine de l'épidémie demeure mystérieuse"
Un échantillon prélevé sur un garçonnet a été envoyé à Atlanta. On y détecte le H1N1. La question se pose alors : comment ce virus mutant a pu se trouver dans une communauté isolée de Veracruz ?
Le journal Le parisien, conclut un article du 30 avril 2009 "Alerte maximale contre la grippe mexicaine" :
"bon nombre de scientifiques qui s’accordent à dire que cette grippe n’a de porcine que le nom. « Le génome de ce virus contient une séquence similaire à celui du porc mais, à ce jour, il n’y a pas d’animal malade », poursuit le spécialiste. Des rumeurs disent cependant l’inverse au Mexique."
Sur ce thème, on peut aussi consulter l'article du site Mondialisation sur les porcheries industrielles et plus particulièrement celle de la Gloria au Mexique.
2- Le virus serait une création de laboratoires : voir le site "Les 7 du Québec".
Et aussi : "Le virus de la grippe porcine a t-il été crée par l'homme ?"
http://sos-crise.over-blog.com/article-30920810.html
Comment savoir ? A suivre, donc...Mais si cet élevage continue de répandre le virus il serait urgent de l'arrêter ! A moins que :
3- Le 30 avril sur Europe 1, Jean-Philippe Derenne, professeur à la
Pitié Salpétrière et coauteur de "Pandémie La Grande menace" (2005
Fayard) déclare que compte tenu de la structure du virus il est plus
probable qu'il provienne des USA que du Mexique et parle de la grippe
nord-américaine comme il le confirmait au journal Libération le 29 avril :
"Il n'est pas tout à fait correct par ailleurs de dire «grippe mexicaine» car on n'est pas sûr que le foyer se trouve réellement au Mexique, avec de nombreux cas aux Etats-Unis et au Canada."
Liens officiels ou utiles
Site de l'OMS
Ou
le site en anglais :
qui
donne les dernières infos plus rapidement.
Site gouvernemental sur la grippe aviaire et la pandémie :
http://www.grippeaviaire.gouv.fr/
Site du ministère :
http://www.sante-sports.gouv.fr/
puis aller sur alertes sanitaires.
Site de l'Institut de veille sanitaire :
Site de l'OIE
http://www.oie.int/fr/fr_index.htm
Site de la FAO
www.fao.org/index_fr.htm
La carte google des maladies dans le monde : http://healthmap.org/fr
La carte Google spéciale grippe mexicaine
http://www.internationalsos.com/pandemicpreparedness/
Grippe : pandémie, éthique et société :
http://www.espace-ethique.org/fr/grippe.php
Un site utile :