La Question des Vaccins

09 avril 2018

Vaccination ROR en milieu scolaire ?

Un arrêté du 5 avril 2018 donne à penser que très prochainement des campagnes de vaccination par le ROR (c'est la rougeole qui est visée) pourrait se dérouler en milieu scolaire :

 

JORF n°0081 du 7 avril 2018
texte n° 19

 

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=1C597E78C057D859291290AD7E842F3E.tplgfr39s_3?cidTexte=JORFTEXT000036775222



Arrêté du 5 avril 2018 relatif à la mobilisation de la réserve sanitaire

NOR: SSAP1809607A

ELI: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2018/4/5/SSAP1809607A/jo/texte


La ministre des solidarités et de la santé,
Vu le code de la santé publique, notamment ses articles L. 3132-1 et L. 3134-1 ;
Considérant la couverture vaccinale sous-optimale pour la rougeole dans l'ensemble de la population et plus particulièrement certaines populations fragiles et vulnérables ;
Considérant la survenue sur le territoire national d'une épidémie de rougeole qui compte plus de mille cas déclarés, au cours du premier trimestre de 2018 ;
Considérant l'eventualité de campagnes de vaccination exceptionnelles pouvant dépasser les moyens locaux,
Arrête :

Article 1


La réserve sanitaire est mobilisée à compter du 5 avril 2018 pour une durée de trois mois, afin de contribuer à la mise en œuvre des actions de vaccination mises en place par les directeurs généraux des agences régionales de santé au sein de collectivité considérées à risque, comme les milieux scolaires, les milieux universitaires ou au bénéfice des populations les plus fragiles et les plus vulnérables.

Article 2


Cette mobilisation s'organise dans le cadre de deux situations :
En pré-exposition quand le contexte épidémique le recommande (comme lors de grands rassemblements) ;
En post-exposition, devant des cas groupés de rougeole en collectivité.

Article 3


Les directeurs généraux des agences régionales de santé informent préalablement le directeur général de la santé (CORRUSS) de toute mobilisation de la réserve sanitaire, notamment du nombre de réservistes qu'ils envisagent de mobiliser.

Article 4


Les réservistes mentionnés à l'article 1er sont affectés auprès du directeur général de l'agence régionale de santé concernée.

Article 5


Le directeur général de l'Agence nationale de santé publique et le directeur général de l'agence régionale de santé sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


Fait le 5 avril 2018.


Pour la ministre et par délégation :

Le directeur général de la santé,

J. Salomon



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04 avril 2018

Loi, décret et calendrier relatifs aux 11 vaccins obligatoires

 

La loi est pratiquement identique au projet de loi que j'avais déjà repris ci-dessous dès octobre 2017. On peut aussi consulter (très important en pratique) le décret d'application du 25 janvier 2018 : https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2018/1/25/SSAP1732098D/jo/texte

En particulier : " lorsqu'une ou plusieurs des vaccinations obligatoires font défaut, le mineur est provisoirement admis. Le maintien du mineur dans la collectivité d'enfants est subordonné à la réalisation des vaccinations faisant défaut qui peuvent être effectuées dans les trois mois de l'admission provisoire conformément au calendrier prévu à l'article L. 3111-1. Les vaccinations n'ayant pu être réalisées dans ce délai sont poursuivies suivant le calendrier susmentionné. La réalisation des vaccinations est justifiée par l'un des documents mentionnés au premier alinéa du présent article. »

Il faut aussi consulter le calendrier vaccinal qui débute ainsi :

http://solidarites-sante.gouv.fr/prevention-en-sante/preserver-sa-sante/vaccination/calendrier-vaccinal

"Points-clés sur les nouvelles recommandations en 2018 :

- Depuis le 1er janvier 2018, 11 vaccinations sont obligatoires et conditionnent l’entrée en collectivité pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2018.

Il s’agit des vaccinations contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite (antérieurement obligatoires), la coqueluche, les infections invasives à Haemophilus influenzae de type b, l’hépatite B, les infections à pneumocoque, les infections invasives à méningocoque de sérogroupe C, la rougeole, les oreillons et la rubéole (tous antérieurement recommandés)"

Il y a aussi cette réponse de la Présidence de la République qui précise explicitement que seule la vaccination DTP sera obligatoire pour les enfants nés avant 2018.

.

 Pour les enfants nés avant 2018, seul le vaccin DTP

est obligatoire pour l'entrée en collectivités

Problème : le vaccin DTP n'existe pas pour les enfants et, dans son arrêt du 8 février 2017, le Conseil d'Etat avait reconnu qu'il n'était pas légal que l'obligation du DTP conduise, par cette carence, à exiger un vaccin contenant des valences non obligatoires.Le Conseil d'Etat donnait 6 mois au gouvernement pour obtenir des industriels qu'ils produisent à nouveau un tel vaccin, sauf extension ou levée des obligations. L'extension s'est réalisée pour les enfants nés après le 1er janvier 2018 mais pas pour ceux nés avant.

Conclusion :

le vaccin DTP, certes toujours obligatoire pour eux,

ne devrait plus être exigé pour l'entrée en collectivités

 

Voici le projet de loi (devenu loi depuis fin décembre 2017) relatif aux nouvelles obligations vaccinales, telles qu'elles furent annoncées.  La lecture est aisée ... la compréhension l'est moins !

On pouvait au moins penser que les sanctions pénales type prison et amendes seraient supprimées puisque la ministre l'avait souvent répété. Lisez la dernière phrase, vous réaliserez que ces sanctions seront supprimées pour être remplacées par ... maltraitance à enfant. Oui, maltraitance à enfant si vous ne lui faites pas faire ces 11 vaccins, même si vous le gardez à la maison !!!

De plus ces 11 vaccinations seraient obligatoires pour toute entrée en collectivité pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2008 et exigibles à partir du 30 juin 2018 sauf bien entendu celles pour lesquelle il faut être plus âgé pour les recevoir (ROR par exemple).

Notons aussi qu'il s'agit d'un article au sein d'une loi générale sur la Sécurité Sociale qui en comporte 57. Aussi, si les parlementaires peuvent inclure des amendements ils ne pourront voter qu'un seul texte, l'ensemble. S'ils pensent qu'il faut voter les autres dispositions, ils voteront aussi celle-là... A la commission des affaires sociales il y avait environ 15 députés pour tenter de s'initier aux problématiques de la vaccination ... beaucoup découvrent et devront voter ... sans vraiment savoir ce qu'ils font.

Dans la loi, l'article 34 est devenu l'article 49.

TITRE IV : DISPOSITIONS RELATIVES A LA BRANCHE MALADIE

CHAPITRE 1 : DISPOSITIONS RELATIVES A LA PREVENTION
Article 34
[Vaccination obligatoire des enfants]

I. - Le chapitre Ier du titre Ier du livre Ier de la troisième partie du code de la santé
publique est ainsi modifié :
1° A l’article L. 3111-1, les mots : « L. 3111-2 à L. 3111-4 et L. 3112-1 » sont
remplacés par les mots : « L. 3111-2 à L. 3111-4, L. 3111-6 et L. 3112-1 » ;
2° L’article L. 3111-2 est remplacé par un article ainsi rédigé :
« Art. L. 3111-2 – I. - Sont obligatoires, sauf contre-indication médicale reconnue,
les vaccinations suivantes :
« 1° La vaccination antidiphtérique ;
« 2° La vaccination antitétanique ;
« 3° La vaccination antipoliomyélitique ;
« 4° La vaccination contre la coqueluche ;
« 5° La vaccination contre les infections invasives à Haemophilus influenzae de
type B ;
« 6° La vaccination contre le virus de l’hépatite B ;
« 7° La vaccination contre les infections invasives à pneumocoque ;

« 8° La vaccination contre le méningocoque de sérogroupe C ;
« 9° La vaccination contre la rougeole ;
« 10° La vaccination contre les oreillons ;
« 11° La vaccination contre la rubéole.

« II. - Les vaccinations sont pratiquées dans les conditions prévues par l’arrêté du
ministre chargé de la santé pris après avis la Haute Autorité de santé, en application du

« III. - Les personnes titulaires de l’autorité parentale ou qui ont la charge de la
tutelle des mineurs sont tenues personnellement responsables de l’exécution de cette
obligation, dont la justification doit être fournie dès lors que l’enfant a atteint un âge
déterminé, pour chaque vaccination, par l’arrêté du ministre chargé de la santé mentionné au
II du présent article et selon des modalités définies par décret, pour être admis ou maintenu
dans toute école, garderie, colonie de vacances ou autre collectivité d’enfants. » ;

3° L’article L. 3111-3 est abrogé ;

4° L’article L. 3111-4-1 devient l’article L. 3111-3 ;

5° Au premier alinéa de l’article L. 3111-9, le mot : « chapitre » est remplacé par le
mot : « titre ».

II. - Le chapitre VI du même titre est ainsi modifié :
1° A l’article L. 3116-1, les mots : « L. 3111-2 à L. 3111-4, L. 3111-6 à L. 3111-8
» sont remplacés par les mots : « L. 3111-3 et L. 3111-4 » ;
2° Les articles L. 3116-2 et L. 3116-4 sont abrogés.

III. - La justification prévue au III de l’article L. 3111-2 du code de la santé publique
dans sa rédaction résultant du présent article, pour les vaccinations mentionnées au 4° à 11°
du même article, est exigible à partir du 1er juin 2018 pour les enfants nés à compter du 1er janvier 2018.
IV. – A. - Les 3° et 4° du I, le 2° du II et le III du présent article sont applicables à Wallis-et-Futuna.

B. - Le titre II du livre VIII de la troisième partie du code de la santé publique est ainsi modifié :
1° L’article L. 3821-1 est ainsi modifié :
a) Au premier alinéa, la référence à l’article L. 3111-4-1 est remplacée par la
référence à l’article L. 3111-3 ;
b) L’article est complété par deux alinéas ainsi rédigés :
« Les articles L. 3111-1, L. 3111-2 et L. 3111-9 sont applicables dans leur rédaction
résultant de la loi n° 2017-… de financement de la sécurité sociale pour 2018.
70
« L’article L. 3111-5 est applicable dans sa rédaction résultant de l’ordonnance n°
2016-462 du 14 avril 2016. » ;
2° Les articles L. 3821-2 et L. 3821-3 sont abrogés ;
3° A l’article L. 3826-1, les mots : « à L. 3116-6 » sont remplacés par les mots : « ,
L. 3116-5 et L. 3116-6 ».

Exposé des motifs
Le présent article vise à étendre les obligations vaccinales, en ajoutant huit
vaccinations, aujourd’hui recommandées, aux trois vaccinations obligatoires en vigueur.

Afin d’améliorer la couverture vaccinale, éviter la réémergences de foyers
épidémiques et lever la distinction entre vaccinations obligatoires et recommandées pour les
enfants âgés de 0 à 18 mois, le choix de l’obligation vaccinale s’impose. Ces obligations
pourront être levées lorsque les couvertures vaccinales appropriées seront atteintes et que la
levée de l’obligation ne risquera pas d’entrainer une baisse des vaccinations.

Les vaccinations conditionnent l’entrée ou le maintien dans toute école, garderie,
colonie de vacances ou autre collectivité d’enfants.

La mesure supprime par ailleurs les
sanctions spécifiques relatives au non-respect de l’obligation vaccinale, qui ne se justifient
plus car le code pénal comporte une infraction générale.

L’ensemble de ces vaccins est pris en charge par l’assurance maladie, dans les
conditions de droit commun.

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21 mars 2018

A voir et écouter : Didier Raoult, Roger Salamon

 

Didier Raoult, microbiologiste de réputation mondiale, dirige à Marseille le plus grand centre français de traitement des maladies infectieuses. Il a publié en janvier 2018 un ouvrage "La vérité sur les vaccins" où il critique très sévèrement la nouvelle politique vaccinale de la France qu'il qualifie "d'incohérente,dépassée et inefficace" (quatrième de couverture).

Il expose son point de vue dans une vidéo qui "déménage" :

"11 vaccins obligatoires

« L’objectif de 95% de couverture vaccinale n’a aucune base scientifique »

affirme le Professeur Didier Raoult"

https://www.prevention-sante.eu/radio-tv/11-vaccins-obligatoires-lobjectif-de-95-de-couverture-vaccinale-na-aucune-base-scientifique-le-pr-raoult

 Roger Salamon s'exprimant sur le lien entre

sclérose en plaques et vaccination hépatite B :

"Je suis sûr qu'il y a eu des cas !"

Je suis intervenu le lundi 19 mars 2018 sur radio o2 Bordeaux sur le thème des vaccinations. Le professeur Roger Salamon participait également à cette émission. Il fut président du HCSP pendant 10 ans. C'est seulement  en audio:

https://www.youtube.com/watch?v=Ga_EPBp7ubk

L'émission "A ta santé", présentée par Franck Pengam et Dieyna Sy, est diffusée en direct sur la radio bordelaise O2 Radio (91.3) les lundis de 17h à 18h.

Roger Salamon est un ancien élève de l’École normale supérieure de Cachan (section mathématique), docteur en médecine, docteur en biologie humaine et professeur de santé publique. Créateur et directeur honoraire de l’Institut de santé publique, d’épidémiologie et de développement (Isped), il a dirigé au sein de l’Inserm le centre de recherche « Épidémiologie-Biostatistique » et l’unité « Épidémiologie, Santé publique et développement ».

 

J’ai recopié (à peu près) une partie des propos de Roger Salamon sur la sclérose en plaques après vaccination hépatite B. Vers 40’-43'.
Je venais d'exposer le signal sur les enfants avec 52% de conversion en sclérose en plaques pour les 154 vaccinés hépatite B contre 32% pour les 195 non vaccinés hépatite B, ce qui donne un signal très significatif (moins d'une chance sur 10000 d'avoir un tel écart par le fait du hasard). Voir mon article "un signal  fort oublié". Il répond :

 

"Je connais bien le problème, c'est nous qui à l'Isped à Bordeaux (qu'il a créé) et au Conseil (le HCSP qu'il présidait) avons étudié les données que Marc Tardieu nous avait transmises. Avec étonnement comme vous on a vu les résultats que vous dites alors qu'on nous disait que les myélines de l'enfant, des bébés, n'existaient pratiquement pas et qu'il n'y avait aucun risque d'atteintes ou quoi que ce soit. Mais il y avait des cas biaisés, disons entre guillemets, dans son échantillonnage et ça n'était pas significatif du tout contrairement à ce qu'on avait pensé en première lecture.

Mais jamais, jamais ni le ministère, ni le Conseil (HCSP) ni lui surtout (Marc Tardieu) auraient accepté de ne pas publier un résultat si c'était complètement avéré"

"Mais vous avez raison de soulever le problème de la sclérose en plaques et du vaccin hépatite B. Pourquoi ? Parce que ça été l'un des plus gros scandale qui s'est passé au niveau de la communication, en particulier pour l'adulte.

Il faut savoir qu'il y a eu, pour des raisons que je ne trouve pas normales, un excès de vaccinations, avec un certain ministre qui a lancé ça larga manu chez tout le monde.

On a eu l'impression qu'il y avait un certain nombre de scléroses en plaques chez l'adulte, là on ne parle plus de l'enfant, chez l'adulte, et qui étaient en excès. En fait le nombre de scléroses en plaques n'a pas bougé depuis cette vaccination massive.

Si presque tout le monde se vaccine il est évident que le neurologue quand il interroge un patient va trouver une vaccination.

Quand on compare, quand on prend des gens du même âge, il n'y a pas de différences de taux entre vaccinés et non vaccinés.

Sur le plan de la population il n'y a pas eu un excès de scléroses en plaques.

“Je le sais pour avoir été l'expert qui a regardé çà avec une grande dame très connue  qui était juge  et qui était extrêmement  favorable à ce qu'il y ait un lien.

 Mais , et c'est là qu'il faut bien comprendre, ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas des cas. Il n'y a pas de différences de taux sur le plan de la population mais il est tout à fait possible qu'il y ait eu des cas, et je suis sûr qu'il y en a eu, je suis sûr qu'il y en a eu" (il le répète 2 fois et il le répètera encore plus loin)

 

"Que certaines personnes qui avaient des myélines un petit peu abimées ont pu avoir, à cause de cette vaccination, une sclérose en plaques qui se développe et qui apparaisse”

 

En clair il a dit : il y a eu des cas mais pas assez nombreux pour créer un signal statistique. Du moins c'est ce qu'il affirme.

 

Voilà une déclaration qui pourrait être très importante pour l’indemnisation des victimes !

En novembre 2017, 2 cas ont été définitivement déboutés en Cassation au motif que les études épidémiologiques n'avaient pas montré l'existence d'un lien ...

 

Il ajoutera C'est dur à dire mais je vais le dire, ces cas pèsent peu par rapport à l'épidémie de cancers du foie que nous aurons dans 20 ou 30 ans en France parce qu'il y a moins de vaccinations anti hépatite B”

Sur la vaccination hépatite B Didier Raoult affirme "qu'elle a été lavé de tout soupçon" et qu'il ne faut pas  "écouter les fabricants de peur." (4è de couverture).

 

 Je mettrai ici d'autres citations intéressantes de Roger Salamon mais c'est long pour les recopier à peu près fidèlement à partir de l'enregistrement audio ...

Au cours de cette émission radio  j'avais sollicité Roger Salamon sur les publications de Marc Tardieu de 2007-2008 qui  avaient pour objectifs d'étudier le lien éventuel entre la vaccination hépatite B et l'apparition d'atteintes démyélinisantes et de scléroses en plaques. Celle de février 2007 faisait état de 33 cas vaccinés hépatite B après avoir fait la première atteinte. 10 d'entre eux ont converti cette première atteinte en sclérose en plaques, ce qui ne donnait pas de signal statistique. Celle d'octobre 2008 faisait état de 154 cas ayant fait leur première atteinte après la vaccination hépatite B. 52% d'entre-eux avaient fait par la suite une sclérose en plaques. Parmi les 195 cas qui n'avaient pas été vaccinés hépatite B, 32% avaient évolué en sclérose en plaques. Cela donne une chance sur 10000 d'observer un tel écart par le seul fait du hasard. On a donc là un signal statistique très fort en faveur d'un lien mais, curieusement, les auteurs n'ont pas étudié cette question dans leur publication alors qu'ils avaient pensé à le faire pour celle de février 2007.

Pourquoi ? On peut s'interroger.

 

Question 1 : auraient-ils pu ne pas voir le signal très fort ? Pour cela il ne fallait pas qu'ils se posent la question car si on la pose, on trouve la réponse. Si des neurologues et des épidémiologistes étaient incapables de penser à comparer les taux de transformation en SEP chez les vaccinés hépatite B et les non vaccinés hépatite B, ce serait désespérant, d'autant plus qu'ils avaient traité le problème pour les 33 cas vaccinés après la première atteinte. Donc ils ont trouvé et il a été décidé ne ne pas en parler dans la publication.

 

Question 2 : A quel niveau cette décision a-t-elle été prise ? Au niveau des auteurs en huis clos ou au niveau d'une autorité émanant du ministère ? L'affaire du signal obtenu par les auteurs sur les « observants au calendrier vaccinal » est éclairante à ce sujet : comment penser que les auteurs, après avoir décidé de ne pas publier le signal très fort relatif aux taux de conversion en SEP, en arrivent à publier un autre signal interprété comme signifiant que le fait d'avoir reçu avant l'âge de 2 ans 4 DTP, 1 BCG et 1 ROR favoriserait plus tard l'apparition d'une sclérose en plaques au delà des 3 années après avoir reçu une vaccination Engerix B contre l'hépatite B ?

 

Pour moi, avant d'échanger avec Roger Salamon, j'en étais ainsi arrivé à la conclusion que les auteurs avaient fait état de leur constat très significatif sur les taux de conversion en SEP. Ils voulaient le publier mais des autorités seraient intervenues pour le leur interdire formellement. Or les auteurs choisis pour étudier des données sont indépendants, c'est le code de déontologie en épidémiologie. Ils se seraient donc sentis bafoués dans leur indépendance et auraient décidé de réagir en donnant une leçon à leurs censeurs.

 

Aussi ils auraient recherché dans les données s'il était possible de trouver un autre signal. Ils ont alors trouvé celui là qu'ils vont garder secret afin d'éviter qu'on leur interdise à nouveau. L'annonce serait faite en conférence de presse par Marc Tardieu le jour même de la publication qui était prévue pour décembre 2008 par une revue britannique.

 

Coup de théâtre : courant septembre 2008 la revue annonce qu'elle avance la publication au 8 octobre en raison d'un résultat important pour la France ! La Grande Bretagne n'est pas concernée car elle ne vaccine pas ses enfants contre l'hépatite B. A part les auteurs et la revue britannique, personne ne sait ce qu'est ce résultat si important pour la France. Aussi les auteurs vont être convoqués au ministère, le soir du mercredi 24 septembre, afin de s'expliquer... Le lendemain à 9h45, le journal Le Monde publie un communiqué annonçant l'existence d'un risque augmenté d'atteinte démyélinisante pour les enfants ainsi vaccinés. Le journal cite seulement l'odds ratio 1,74 associé à l'ensemble des atteintes démyélinisantes sans évoquer l'odds ratio 2,77 associé aux seules scléroses en plaques. Il dit qu'il s'est procuré l'étude. On se demande comment puisqu'elle ne sera publiée que le 8 octobre. Ce ne peut être que l'une des personnes présentes la veille à la réunion au ministère.

 

Le même jour, vers 11 heures du matin, le président du CTV Daniel Floret, constatant que la presse s'était emparée du sujet, annonce une conférence de presse pour l'après-midi. Il évoquera seulement l'odds ratio de 1,74 en évitant de parler de l'odds ratio 2,77 beaucoup plus élevé. Il s'aligne ainsi sur le journal Le Monde, à moins que … car qui a informé le journal ? Il annonce aussi la convocation quasi immédiate du CTV pour plancher sur cette affaire et démontrer que le signal obtenu est le fruit du hasard ( c'est le risque de première espèce, c'est à dire le risque d'obtenir un résultat significatif alors qu'il n'y a rien).

 

Le lundi 29 septembre la Commission nationale de pharmacovigilance se réunira aussi et publiera son compte-rendu le lendemain, ce qui est un record car le délai habituel est plutôt d'une semaine. Marc Tardieu annonce qu'il tiendra une conférence de presse le 8 octobre, jour de la publication de l'étude. Une heure avant, le ministère fera savoir qu'il lui est interdit de tenir cette conférence de presse au motif qu'il ne pouvait parler le jour même de la publication de l'avis du HCSP.

 

Le 18 octobre, dans un communiqué, l'Académie de médecine s'inquiète d'une communication précipitée sur cette affaire. Fin octobre, le journal Le Monde s'étonne de constater que la conférence de presse de Marc Tardieu ne s'est toujours pas tenue. Le 4 mars 2009, au cours d'un colloque sur les vaccinations organisé à la Maison de la Chimie à Paris par un groupe de parlementaires, le sénateur Paul Blanc dira que Tardieu devait venir pour ajouter, sans commentaires, ''Il n'est pas venu''.

 

Au cours de l'émission radio, j'ai donc présenté à Roger Salamon le signal occulté sur les taux de conversion en SEP. Sa réponse va finalement totalement confirmer mon interprétation. Il va confirmer très clairement qu'il connaissait très bien ces données car elles avaient été étudiées à l'Isped de Bordeaux qu'il a crée ainsi qu'au HCSP dont il était le président et au ministère selon ce qu’il a dit. Donc ce signal était connu bien au delà des seuls auteurs. Il affirmera que personne ne se serait opposé à la publication d'un tel signal, ni le HCSP, ni le ministère et encore moins Marc Tardieu. Concernant Marc Tardieu, je n'en doute pas une seconde vu la suite des évènements mais pour les 2 autres, je suis plus sceptique ...L'affaire autour du signal sur les ''observants'' au calendrier vaccinal pourrait être démonstrative.

 

Cependant, Roger Salamon va affirmer, pour justifier la non publication du signal, qu'il y avait d'importants biais de sélection et que c'était pour cette raison que Tardieu avait décidé de ne pas le publier. Pourtant, à la page 6 de la publication de 2008, les auteurs écrivent :

 

« The strengths of our study include …. the inclusion of the vast majotity of incident pediatrics cases in France. »

 

De plus, s'il existait un biais de sélection suffisamment important pour changer le signal très fort constaté sur l'échantillon des 349 cas d'atteintes démyélinisantes retenus dans l'étude, alors TOUS les autres tests en seraient affectés, y compris les résultats non significatifs qui pourraient s'en trouver changés.

 

Ce biais général affecterait donc aussi le résultat trouvé sur les ''observants'' au calendrier vaccinal. Si un biais possible de sélection a effectivement été évoqué par la Commission de pharmacovigilance, ce biais éventuel porte sur la réduction aux cas ''observants'' et serait sans effet sur l'ensemble des 349 cas.

Je laisse au lecteur le soin de conclure.

De plus, ce fameux signal qui fit tant de bruit n'existait pas en réalité !!! OUI, il repose en fait sur des erreurs monumentales dans l'utilisation des tests statistiques par les auteurs et comme les commentateurs ont été formés comme eux, personne ne s'en était rendu compte !!!

Voir mon article "..... beaucoup de bruit pour rien !''   http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2018/02/07/36121962.html

 

 

Résumé de l'entretien avec Didier Raoult qui est contre les obligations vaccinales (je ne suis pas le rédacteur de ce résumé :

 

Pour résumer la pensée du Pr. Raoult voici les principaux points de l’interview dont l’objet concernait les 11 vaccins rendus obligatoires pour les nourrissons depuis 2018.
Il faut sortir du débat fermé Il n’y a pas d’un côté les bons qui sont pour les vaccins et de l’autre les archaïques qui sont contre estime le professeur : « tout ça n’a pas de sens ».
« Il faut faire au cas par cas une analyse bénéfice-risque » « Si le risque d’une maladie n’existe pas le risque du vaccin est inacceptable».

 

Il ne sert à rien de vacciner contre des maladies qui n’existent plus, les maladies fantômes. Il faut identifier les vrais problèmes de santé publique.

 

Oublier les maladies fantômes

 

Sont donc inutiles pour le nourrisson français en 2018 car les maladies ont disparu :

 

1-le vaccin contre la diphtérie

 

2-le vaccin contre le tétanos

 

3-Le vaccin contre la polio : « actuellement le vaccin anti-poliomyélitique n’a pas d’intérêt.(22 :10)

 

Soit pour faire simple le DTP qui rassemble les trois et qui était le seul obligatoire avant l’extension décidée par Emmanuel Macron pour 2018.

 

« A partir du moment où il n’y a plus de risque, il ne peut pas y avoir de bénéfice. C’est évident. »(19 :28)

 

 

 

Oublier les maladies peu graves ou peu répandues chez les nourrissons

 

Il ne sert à rien de vacciner massivement les nourrissons français contre des maladies qui ne sont pas graves (qui font peu de morts) ou qui ne touchent que des groupes à risque.

 

Il ne faut pas se tromper de cibles.

 

Sont donc inutiles pour le nourrisson français en 2018 :

 

4- Le vaccin contre l’hépatite B, car la maladie transmissible par le sexe ou les seringues souillées ne concerne pas les nourrissons français. Le professeur préconise plutôt la vaccination des pré-ados.(24 :14)

 

5- Le vaccin contre la méningite C qui ne concerne que des cas sporadiques. « c’est pas négligeable mais c’est un mort par an. »(11 :18) » C’est 30% des méningites à méningocoques  » (31 :46) Le reste 70% concerne la méningite B.

Voir mon article sur "La scandaleuse obligation du vaccin contre le méningocoque C"

http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2018/01/28/36089240.html

 

6- Le vaccin contre La rougeole « il y a un mort par rougeole par an » (11 :11) alors que les maladies bactériennes dans les hôpitaux font 24 000 morts par an. Ce sont les personnels de soins qui doivent être ciblés. (07 :23)

 

 

 

Quelle est l’efficacité du vaccin contre la rougeole ? « On ne sait pas »

 

Le vaccin contre le pneumocoque « c’est l’inverse de la rougeole, contrairement à ce qu’on pensait, il dure beaucoup plus longtemps. Il dure à peu près 10 ans » (28 :20)

 

« On ne savait pas qu’il fallait faire deux injections, pendant longtemps on en a fait une maintenant on se rend compte qu’il faut en faire une deuxième

 

« on est en train de rattraper ça on est pratiquement à 80% ; ya pas de drame et il y 300 cas de rougeole en France (04 :50) »

 

« Il y a eu un phénomène particulier en 2011 en Italie aussi , un phénomène qui a mis en évidence qu’une seule vaccination ne suffisait pas . Il est bien possible d’ailleurs que deux ne suffisent pas .On le verra avec le temps c’est un vaccin récent. Donc on verra si à 60 ans avoir eu deux injections de rougeole ça suffit ou ça suffit pas . Pour l’instant on ne le sait pas. (07 :29)

 

« Ce qui s’est passé pour la rougeole , c’est une maladie extrêmement contagieuse chez les gens qui ne sont pas protégés.on a des frontières poreuses . Il y a eu une épidémie en roumanie, les roms sont arrivés ils ont foutu la rougeole à ceux qui n’avaient pas d’anticorps(07 :14)

 

 

 

Total des vaccins dont les nourrissons peuvent se passer : 6 sur 11

 

Cela fait donc si on fait l’addition : 6 vaccins sur 11 qui ne sont pas utiles de façon massive et obligatoire pour des nourrissons français par ailleurs en bonne santé et vivant dans des bonnes conditions d’hygiène.

 

 

 

Conserver certains vaccins du nourrisson soit  5 vaccins sur les 11 obligatoires

 

Sont utiles pour le nourrisson , selon le professeur,

 

7-Le vaccin contre la coqueluche (surtout pour les femmes enceintes),

 

8-Le vaccin contre l’hémophilius HIB (22 :18) « un des trois tueurs que l’on a après une infection virale respiratoire » ,

 

9-Le vaccin contre oreillons

 

10-Le vaccin contre la rubéole

 

11-Le vaccin contre les pneumocoques (Prévenar). « Pneumocoque, c’est un problème de santé publique » .

 

Soit 5 vaccins sur les 11.

 

Se concentrer sur les vrais problèmes de santé publique

 

Il faut au contraire reconnaître les vrais problèmes de santé publiques ; Selon le Pr.Raoult  « les tueurs »  sont :

 

Les pneumonies, les diarrhées à clostridium difficile (46 :50) « il tue 2500 personnes par an en France », la grippe (12 :11), la varicelle « plus de morts avec la varicelle qu’avec la rougeole » (12 :30) , les rotavirus (gatro-entérites)  .

 

Il n’y a pas de problème avec le taux de vaccination en France ce n’est pas un problème de santé publique.

 

« Moi je crois que la confiance s’érode parce que plus personne ne comprend l’intérêt d’un certain nombre de vaccin puisqu’on ne voit pas de stratégie vaccinale autour des maladies qui existent. » (10 :40)

 

L’objectif de 95 % de couverture vaccinale n’a aucune base scientifique.

 

La politique vaccinale, c’est de la politique ce n’est pas de la science

 

« C’est pas de la science qu’on applique là c’est une stratégie politique qui est différente de celles des Etats unis ou de la Grande Bretagne . C’est pas de la science c’est des stratégies politiques qui sont basées sur des recommandations qui sont faites par des gens qui sont plus ou moins qualifiés pour réfléchir sur les besoins de santé publique et ça ne représente pas les priorités publiques que je constate tous les jours . » (05 :55)

 

« C’est une fantaisie scientifique , ces modèles mathématiques qui représente de la science comme moi je représente un joueur de lutte »(06 :40)

 

« Ces espèces de chiffres de 95 % c’est des trucs de bureaux administratifs . Ca n’a aucune base scientifique. Aucune, personne n’a jamais démontré une chose pareille. C’est une spéculation sur des modèles mathématiques qui ne prédisent jamais rien. Ca marche jamais les modèles mathématiques de prédiction ». (09 :07)

 

Le professeur Raoult a été  le rédacteur en chef pendant près de dix de la plus grosse publication européenne de maladies infectieuses.

 

Les vaccins ne sont que l’un des moyens de l’arsenal de la médecine. Par exemple pour combattre clostridium il faut éviter certains antibiotiques.

 

« Derrière tout cela, il y a des problèmes scientifiques qui nécessitent d’être réfléchis qui ne sont pas simplement les Français sont idiots, ils ne font pas ce qu’on leur demande. »

 

Il y a des réflexions à avoir sur les décisions de prendre des obligations brutales d’obliger la population à faire quelque chose ; Il faut qu’il y ait une situation de risque, une situation de guerre ou d’épidémie qui justifient des mesures qui soient extrêmement rigoureuses. On n’est pas dans cette situation… et ces espèces de chiffres de 95%,  c’est des trucs de bureau administratif. Cela n’a aucune base scientifique, aucune. » (08 :37)

 

Les effets secondaires, il ne faut pas les ignorer.

 

 Il faut faire confiance au pouvoir de conviction des médecins en matière de vaccin plutôt que passer par des obligations.

 

Il n’est pas possible de trouver des vaccins efficaces pour des maladies qui naturellement ne sont pas immunisantes : Dengue, sida …

 

Les vaccins anciens n’ont jamais fait l’objet d’une analyse scientifique d’efficacité.(41 :50)

 

Certains vaccins étaient très dangereux car c’était des virus vivants : la polio.

 

Les dernières polios en Europe étaient provoquées par les virus des vaccins.

 

« La solution à tout n’est pas le vaccin » (43 :24)  » C’est une partie de l’arsenal préventif de la médecine . Point final. C’est pas la panacée.» (44 : 35)

 

« On n’a pas le culte du chiffre dans ce pays … Il faut compter, compter, compter et une fois qu’on a compter, on s’attaque aux problèmes qui existent pour de bon. Pas à ceux qui n’existent pas. » (46 :25)

 

« il n’y a pas une science à laquelle tout le monde est obligé de croire…C’est pas blanc ou noir … Je ne crois pas que ce soit si simple que ça. » (52 :00)

 

C’est la discordance entre les vaccins recommandés et assez bien utilisés et l’énormité de maladies les plus courantes pour lesquelles on n’a pas de stratégie vaccinale qui elles tuent beaucoup.

 

La solution c’est pas de dire écoutez maintenant tout ce qui était recommandé on a  qu’à le  rendre (05 :31) obligatoire et les gens vont obéir , c’est pas si simple. (05 :07)

Roger Salamon avait dirigé un groupe de travail sur le syndrome de la guerre du Golfe

 

http://www.caducee.net/DossierSpecialises/sante-publique/presentation-rapport-salamon.asp

 

Extraits : " Les vaccinations multiples pratiquées pendant le déploiement, et particulièrement celles visant à la protection contre des armes bactériologiques ( charbon, botulisme, peste, ..) semblent associées à un excès de certains signes et symptômes."

 

"Le Groupe de travail souligne l'intérêt d'effectuer des recherches sur les effets des stimulations antigéniques* répétées chez l' adulte."

 

* Stimulations antigéniques : c'est à dire des vaccinations.

 

Il y a aussi son rapport de 286 pages sur ce syndrome :

 

https://www.inserm.fr/sites/default/files/2017-11/Inserm_RapportThematique_EnqueteFrancaiseGuerreGolfe_2004.pdf

 

 

 

 

 

 

 

 

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03 mars 2018

Quand les vaccinations favorisent les maladies chroniques

 

 

Les auteurs ont mis en évidence que les vaccinations favorisaient les maladies chroniques telles que les déficits de l'attention et l'hyper activité, le spectre autistique, les troubles neurologiques, les allergies, l'eczéma, les rhinites allergiques, les difficultés de la lecture … chez des enfants entre 6 et 12 ans dans une étude publiée le 24 avril 2017 avec un usage totalement libre (diffusion et reproduction):

Copyright

© 2017 Mawson AR. This is an open-access article distributed under the terms of the Creative Commons Attribution License, which permits unrestricted use, distribution, and reproduction in any medium, provided the original author and source are credited.

 

Pilot comparative study on the health of vaccinated and unvaccinated 6- to 12-year-old U.S. children

http://www.oatext.com/pdf/JTS-3-186.pdf

 

Trois des quatre auteurs enseignent dans une école de santé publique américaine au département épidémiologie et biostatistiques : 

:

 1- Professor, Department of Epidemiology and Biostatistics, School of Public Health,

2- President, National Home Education Research Institute,

3- Associate Professor, Department of Epidemiology and Biostatistics, School of Public Health,

4- Former graduate student, Department of Epidemiology and Biostatistics School of Public Health,

Les auteurs ont comparé, entre 6 et 12 ans, 405 enfants  vaccinés  et 261 non vaccinés, ces derniers étant scolarisés à la maison. D'où très certainement, la présence parmi les auteurs, du président de l'Institut National de Recherche sur l'Education à la Maison.

L'analyse est complexe et je vais enrichir progressivement cet article mais je publie cette première partie sans attendre, en raison de l'urgence crée par la situation vaccinale dans notre pays.

MALADIES INFECTIEUSES

 

Voici les résultats obtenus par les auteurs sur 5 maladies infectieuses (tableau 2)

 

 

 

 

Vaccinés 405

Non vaccinés 261

 

Varicelle

32 (7,9%)

66 (25,3%)

Coqueluche

10 (2,5%)

32 (8,4%)

Rubéole

1 (0,3%)

5 (1,9%)

Otite moyenne aiguë

80 (19,8%)

16 (5,8%)

Pneumonie

26 (6,4%)

3 (1,2%)

 

 

 

On constate que pour la varicelle et la coqueluche les résultats sont très significativement à l'avantage des vaccinés. Pour la rubéole les nombres de cas observés sont trop faibles pour effectuer des calculs valables.

 

Par contre, pour les otites et les pneumonies, l'avantage devient très significativement en faveur des enfants non vaccinés avec moins d'une chance sur 10000 d'observer de tels écarts par la seule action du hasard.

 

Sur le lien entre la vaccination contre les pneumocoques (Prévenar) et la plus grande fréquence de l'otite moyenne aiguës chez les vaccinés, les auteurs font une analyse très intéressante : 

 

page 9 col 1 en bas :

 Successful vaccination against pneumococcal infections can lead to replacement of the latter in the nasopharyngeal niche by nonvaccine pneumococcal serotypes and disease [réf]. Vaccination with PCV-7 has a marked effect on the complete microbiota composition of the upper respiratory tract in children, going beyond shifts in the distribution of pneumococcal serotypes and known potential pathogens and resulting in increased anaerobes, gram-positive bacteria and gramnegative bacterial species. PCV-7 administration also correlates highly with the emergence and expansion of oropharyngeal types of species

 These observations have suggested that eradication of vaccine serotype pneumococci can be followed by colonization of other bacterial species in the vacant nasopharyngealniche, leading to disequilibria of bacterial composition (dysbiosis) and increased risks of otitis media.

Long-term monitoring has been recommended as essential for understanding the full implications of vaccination-induced changes in microbiota structure [réf].”

 Ils ont en effet constaté qu’il y avait très significativement davantage d’otites moyennes aigues chez les vaccinés que chez les non vaccinés et ils attribueraient cela à l’effet des vaccins contre les pneumocoques : les bactéries qui comblent le vide laissé par l’arrêt de la circulation des bactéries de mêmes sérotypes que celles contenues dans le vaccin ne seraient pas toutes des pneumocoques, ce qui est aussi très important

 MALADIES CHRONIQUES

 

 

Maladies chroniques

405 engfants vaccinés

261 enfants non vaccinés

Rhinites allergiques

42 (10,4%)

1 (0,4%)

Allergies

90 (22,2%)

18 (6,9%)

Eczéma atopic

38 (9,5%)

9 (3,6%)

ADHD

déficit attention ; hyperactivité

19 (4,7%)

3 (1,1%)

ASD

Spectre autistique

19 (4,7%)

3 (1,1%)

LD

Troubles de la lecture

23 (5,7%)

3 (1,1%)

NDD

troubles développement neurologique

42 (10,5%)

8 (3,1%)

 

 

 

Tout état chronique

178 (44,0%)

65 (24%)

Pour les maladies chroniques il n'y a pas photo, elles sont beaucoup plus fréquentes chez les vaccinés que chez les non vaccinés. Les écarts sont tous, pour le moins, très significatifs. Pour les infections comme les otites et les pneumonies, on pourrait avancer que les enfants scolarisés à la maison sont moins exposés que les autres mais on ne peut avancer cet argument pour les maladies chroniques du système nerveux qui ne sont ni contagieuses ni transmissibles.

 

 

Comparaison partiellement /complètement vaccinés

 

 

Maladies chroniques

208 partiellement vaccinés

197 complètement vaccinés

Rhinites allergiques

17 (8,2%)

25 (12,7%)

Allergies

47 (22,6%)

43 (21,8%)

Eczéma atopic

18 (8,7%)

20 (10,2%)

ADHD

déficit attention ; hyperactivité

8 (3,9%)

11 (5,6%)

ASD

Spectre autistique

11 (5,3%)

8 (4,6%)

LD

Troubles de la lecture

11 (5,3%)

12 (6,1%)

NDD

troubles neurologique

du développement

21 (10,1%)

21 (10,7%)

Tout état chronique

94 (45,2%)

84 (42,6%)

 

Les comparaisons ne font pas apparaître de résultats significatifs entre les enfants partiellement vaccinés et ceux qui l'ont été complètement.

Par contre, la comparaison entre les garçons et les filles montre que les garçons sont sensiblement plus touchés que les filles par les maladies chroniques à l'exception de l'eczéma. La différence est significative (*) pour les rhinites allergiques, les troubles neurologiques du développement et même très significative pour le spectre autistique ( **).

 

Comparaison garçons-filles (vaccinés)

 

 

Maladies chroniques

Garçons 194 vaccinés

Filles 209 vaccinés

Rhinites allergiques

27 (13,9%) *

15 (7,2%)

Allergies

50 (25,8%)

40 (19,1%)

Eczéma atopic

19 (9,8%)

19 (9,1%)

ADHD

déficit attention ; hyperactivité

13 (6,7%)

6 (2,9%)

ASD

Spectre autistique

15 (7,7%) **

4 (1,9%)

LD

Troubles de la lecture

14 (7,2%)

9 (4,3%)

NDD

troubles neurologique du développement

28 (14,4%) *

14 (6,7%)

Tout état chronique

94 (48,5%)

83 (39,7%)

Les données collectées par les auteurs montrent que les enfants vaccinés utilisent des médicaments beaucoup plus souvent que les non vaccinés et qu'ils vont plus souvent chez le médecin et à l'hôpital. Les différences avec les non vaccinés sont très significatives, ce qui est logique puisque ces enfants souffrent de troubles de santé beaucoup plus fréquents et importants que les non vaccinés. On constate que même pour le dentiste la différence est très signficative : 362 enfants vaccinés sur 405 ont consulté un dentiste dans l'année contre 210 sur 261 pour les non vaccinés.

 

 à suivre ...

 

 .Voir aussi le plan OMS pour la vaccination systématique :

http://www.who.int/immunization/programmes_systems/policies_strategies/GRISP_FR_final_2016.pdf

 

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14 février 2018

Rougeole : une seule solution, la vaccination ? C'est faux !

 Additif du 24 mars 2018

Vaccinée avec 2 doses elle fait une rougeole à 17 ans

Voir les détails en fin d'article.

Fin de l'additif

Madame la ministre, vous devriez vous occuper en priorité de la transmission des maladies dans les salles d'attente des hôpitaux dont vous avez la responsabilité !

La personne décédée de rougeole à Poitiers avait été contaminée aux urgences de l'hôpital où aucune précaution particulière n'avait été prise. De plus, elle souffrait d'une pathologie qui a favorisé son décès.

Extraits du témoignage de sa mère [1] :

"Il y avait des tas de gens malades, dont des enfants qui attendaient sur les fauteuils. Mais personne ne portait de masque. Personne ne nous a rien dit". Elle affirme que sa fille a "contracté la maladie aux urgences". 

 

Le CHU de Poitiers a de son côté réagi en estimant que la victime fait partie des cinq personnes qui "ont pu contracter la maladie au contact d’un autre patient au CHU de Poitiers lors de l’apparition des premiers cas". Si l'hôpital a annoncé avoir pris des mesures, comme le port du masque dans les zones à risque, au moment du passage de Jessica aux urgences, il n’en était rien selon la mère.  "Jessica souffrait d'obésité, elle ne sortait jamais, parce qu'elle n'osait pas. La seule fois où elle est sortie, c'est pour accompagner son père et moi au CHU de Poitiers. Il n'y a que là qu'elle a pu contracter la rougeole !", explique la mère qui assure que ce week-end-là, aucun message de prévention n'était mis en place pour prévenir le risque épidémique infectieux."

 

Le 14 février la ministre a ainsi répondu à la mère [6] :

 

"La mère de la victime, qui n'était pas vaccinée, affirme que sa fille a contracté la maladie à l'hôpital : "C'est ce que dit la maman. Aujourd'hui, je n'ai pas les éléments, évidemment, pour conclure. J'attends donc de savoir ce qui sera dit par le personnel de l'hôpital, puisque nous avons demandé, évidemment, des remontées", répond Agnès Buzyn."

 

Il semble pourtant que le CHU de Poitiers ait pratiquement reconnu l'origine de la contamination.

 

Oui, madame la ministre, le premier problème est là et il est de votre responsabilité. On retrouve la même problématique avec le témoignage diffusé sur ARTE à propos de cet enfant allemand qui avait contacté la rougeole à l'âge de 6 mois dans la salle d'attente d'un pédiatre. Plus tard il fera une panencéphalite rougeoleuse dont il décèdera. Voir mon article [2]

 

Les lieux médicaux concentrent des malades de diverses pathologies dont certains peuvent être contagieux. Quand j’étais jeune on nous disait que quand on était malade ainsi il fallait rester au lit et  c’était le médecin qui se déplaçait. Aujourd’hui les médecins ne veulent plus se déplacer et les contagieux vont dans les salles d’attentes avec de la fièvre et d’autres malades qui attendent et vont être contaminés alors qu’ils sont déjà malades d’autre choses. UNE CATASTROPHE sur laquelle le ministère devrait s’interroger de toute urgence.

 

L'effet de mesures de protection comme le port de masques pour tous dans les salles d'attentes des hôpitaux ET des médecins de ville (ou de campagne !) serait immédiat sur la propagation du virus alors que la vaccination ne peut avoir qu'un effet très différé. Espérons que la ministre le comprendra ... Elle attend les rémontées de l'hôpital ... On a le temps en effet !!!

 

On pourrait aussi rappeler les salles de sports fermées pour être transformées en centres de vaccinations ouverts en 2009 pour y faire tourner pendant des heures, entre des barrières, la population invitée à aller se faire vacciner contre le H1N1. Que ce soit dans ces centres ou dans les salles d'attente des médecins, les risques de contamination par de multiples pathogènes y étaient très élevés.

 

Il existe des milliers de pathogènes contre lesquels il est impossible de se protéger par des vaccinations. La première, la principale mesure est de tenter d'éviter leur transmission et d'abord en évitant le plus possible les concentrations de malades comme cela se produit dans les lieux médicaux.

 

 

Quand la ministre et autres experts affirment que contre la rougeole il n'y a pas d'autres solutions que la vaccination, c'est faux ! Le mauvais exemple de l'hôpital de Poitiers vient, une fois de plus, de le démontrer.

 

Voir aussi mon article "Comment se propage le virus de la grippe ?" où j'ai essayé de rapporter ce que l'on sait sur sa propagation et sur l'importance des mesures barrières  [3].

 

Il y a aussi l'importance de l'isolement dans la victoire sur la variole. j'ai écrit de nombreux articles à ce sujet. Par exemple le dernier  "La variole au secours des 11 obligations vaccinales !"  [4]

 

Ajoutons que cette femme est aussi victime du fait qu'elle n'a pas pu faire une rougeole à l'âge qui était habituel pour cela et ce en raison de la vaccination des autres ou plutôt de la décision irréfléchie de lancer précipitamment une campagne désordonnée de vaccination pour tenter d'éliminer mondialement la maladie et d'éradiquer le virus avec un vaccin qui n'a pas les propriétés requises pour cela.

 

Il y a là une très grande imprudence et une immense responsabilité de la part de ceux qui veulent diriger la santé mondiale.

 

Voir mon article sur les propriétés connues du  vaccin contre la rougeole

 

"L'impossible éradication de la rougeole" [5]

 

 

Sur le port du masque contre la rougeole dans les hôpitaux 

 

 

 

“Clinique Paris Nord

 

Mesures pour la prévention et la maîtrise de la diffusion de la rougeole dans les établissements de santé

 

 

 

http://www.cpias-ile-de-france.fr/Guides/FT6_Rougeole.pdf

 

Le cas est un patient :

 

Précautions complémentaires : isolement respiratoire en chambre individuelle porte fermée (contagiosité 24h avant le début des signes cliniques, et jusqu’à 5 jours après le début de l’éruption).
Mesures pour le personnel : Porter un masque FFP 1 ou 2 à l’entrée de la chambre. Le retirer en sortant de la chambre. Réaliser une friction hydroalcoolique au retrait du masque. Dédier du personnel immunisé. Eviction des soins au malade des personnels réceptifs.

 

 

 

Mesures pour le patient : Limiter les déplacements. Si déplacement, port du masque chirurgical.

 

 

 

Mesures pour les visites : à limiter. Porter un masque FFP 1 ou 2."

 

 

 

 

En 2017, 519 cas ont été déclarés, près du septuple de 2016 (79 cas), souligne l'agence sanitaire. Elle met en garde: "La France n'est pas à l'abri d'une nouvelle épidémie d'ampleur importante, comme celles observées dans plusieurs pays" européens comme l'Italie (près de 5.000 cas), l'Allemagne (plus de 900) ou la Roumanie (plus de 6.000).

 

Enfin, "le taux de vaccination en Nouvelle-Aquitaine n'est pas très différent de la moyenne nationale", renchérit M. Lévy-Bruhl. "Il n'y a pas de spécificité qui explique que l'épidémie touche cette région, donc si c'est arrivé là aujourd'hui, ça arrivera probablement ailleurs demain".

 

ROUGEOLE en CHINE

 

 

Prévention et contrôle des épidémies de rougeole chez les adultes: enseignements tirés d'une épidémie d'importation dans la province du Yunnan, Chine, 2015

 

Résumé publié janvier 2018, traduction Google

 

 

 

Contexte : L'incidence de la rougeole dans la province du Yunnan chez les enfants vaccinés a nettement diminué après avoir atteint et maintenu une forte couverture de 2 doses du vaccin antirougeoleux (VMC) par des services de vaccination de routine et des activités de vaccination supplémentaires (AVS). La plupart des cas de rougeole se produisent maintenant chez les adultes. En 2015, nous avons étudié une éclosion de rougeole chez les adultes afin de déterminer les schémas de transmission et le rôle potentiel de la transmission nosocomiale.

Méthodes : Nous avons amélioré la surveillance de la rougeole en utilisant la recherche de cas active rétrospective. Nous avons mené des enquêtes de cas pour déterminer les sources d'infection et les voies de transmission; les tests de laboratoire comprenaient des méthodes de diagnostic sérologique et moléculaire.

Résultats : Vingt-deux cas de rougeole associés à une éclosion ont été identifiés; la plupart (86,36%) concernaient des personnes de 20 à 39 ans (de 7 mois à 43 ans). Nous avons interviewé 19 personnes qui avaient contracté la rougeole. Les 3 premiers cas ont été infectés au Tibet; 12 (63%) étaient des infections nosocomiales; 2 (11%) ont été acquis dans la communauté; et 2 (11%) étaient des cas de contacts familiaux. Nous avons mené une immunisation contre la réponse aux éclosions (ORI) qui a fourni le vaccin MCV sans égard à l'état vaccinal; 10 596 résidents entre 20 et 40 ans ont été vaccinés. Une enquête sérologique menée pendant l'ORI a montré que 84% des 20-40 ans étaient immunisés contre la rougeole avant la vaccination. Les tests sérologiques post-vaccinaux ont montré que 100% étaient immunisés.

Conclusions : Malgré une forte immunité de la population chez les enfants et les adolescents, la transmission du virus de la rougeole importé est survenue chez les adultes d'une région transfrontalière provinciale. La transmission nosocomiale et les déficits d'immunité antirougeoleuse chez les adultes constituent une menace pour l'élimination de la rougeole et mettent en évidence la stratégie consistant à cibler les adultes pendant les infections opportunistes aiguës vers des flambées de transmission adulte-adulte."

Bulletin InfoVac n°2 de février 2018 (extraits) : des médecins posent des questions aux experts qui doivent tenter de gérer la situation générer par les décisions prises sans tenir compte des propriétés réelles des virus et des vaccins :

 

En raison des nombreux cas de rougeole en France, que doit-on faire pour les personnes nées avant 1980 ne sachant ni si elles ont eu la maladie ni si elles ont été vaccinées ?

 

En population générale, la vaccination contre la rougeole n'est pas nécessaire et donc non recommandée car les études séro-épidémiologiques montrent que plus de 98 % de ces sujets possèdent des anticorps (Lien 6). De plus, très peu de personnes de plus de 40 ans ont été touchées dans les épidémies récentes. A titre individuel, notamment en cas de contage, une vaccination peut être proposée : pour une protection optimale, 2 doses sont nécessaires, les adultes ne répondant pas mieux que les enfants.

 

Du fait des épidémies de rougeole, faut-il avancer l'âge de la première dose de ROR à 9 mois ?

 

Non, pas en population générale, tant que les autorités de santé nationales ou régionales ne le décident pas. L'avancement de l'âge n'est pas sans inconvénient : les taux d'anticorps sont plus faibles et même si la deuxième dose est réalisée après 15 mois, 2% des patients supplémentaires ne sont pas protégés. En revanche, en cas de contage ou d'épidémie dans une collectivité de jeunes enfants, la première dose de ROR doit être administrée dès l'âge de 6 mois, d'autant plus que le Rouvax® n'est plus disponible.

Bien sûr, chacun comprend que la rougeole protège infiniment mieux que le vaccin !!!  La suite des évènements n'aura pas fini de nous l'expliquer au fil des années ....

 

Extraits de l'ouvrage de Didier Raoult*  "La vérité sur les vaccins " page 175 (Chez Michel Lafon) :
“(le vaccin contre) la rougeole : oui, mais ...

 

La nécessité du vaccin paraît évidente. mais notre stratégie vaccinale contre la rougeole est mauvaise. La ministre de la santé a annoncé vouloir porter la couverture de 75% à 95%, alors que le vrai problème tient surtout à la durée de la protection vaccinale. En effet nous nous sommes rendus compte qu’elle était bien plus faible que celle que procure l’infection naturelle. Uns stratégie intelligente, pour chacun d’entre-nous, serait donc de consulter un médecin dix ans après avoir reçu le vaccin, afin de nous assurer que nous avons encore dans notre organisme les anticorps contre la maladie.

 

Et cette vérification mes emble indispensable à actualiser pour les adultes qui travaillent auprès de personnes malades ou de jeunes enfants, de manière à leur éviter de jouer malgré eux le rôle de vecteur.“
“Au regard des seuls chiffres de la mortalité, il n’y aurait pas de raison de considérer encore ce vaccin comme obligatoire ...”
* Didier Raoult dirige à Marseille le plus grand centre français de traitement des maladies infectieuses. Il est le microbiologiste le plus cité dans le monde.
Recommandations pour le personnel hospitalier :

 

Recrudescence de la rougeole : Personnel des HUS, protégez-vous

Dès la suspicion d'un diagnostic de rougeole, portez un appareil de protection respiratoire de type FFP2.

Vous êtes protégé contre la rougeole :

* Si votre sérologie rougeole est positive
*si vous avez 2 vaccins ROR

ATTENTION : la notion d'antécédent de la maladie dans l'enfance n'est pas une garantie suffisante

Voilà le message de la semaine que tout le personnel voit en 1ère page dès qu'il se connecte à son pc

On constate ainsi cette énormité : avoir eu 2 doses de ROR protège quel que soit le délai depuis ces 2 doses !!! C'est, une fois de plus, la vaccination administrative qui s'impose et impose ses règles qui font bien rire les virus ! On est toujours au pays des Shadocks ...qui eux s'inquiètent de perdre leur suprématie mondiale qui avait fait leur succès !!!

 Voici un commentaire que j'avais fait il y a plus de 10 ans et qui est toujours d'actualité :


"Je fais faire le vaccin parce qu’il est obligatoire, que ce soit vrai ou faux, sera toujours un échec pour notre santé publique. L’objectif à atteindre pour elle : amener la population à accepter une vaccination en raison de son utilité médicale et épidémiologique avec des arguments justes car la Confiance est le bien le plus précieux et elle ne peut être durable que dans la Vérité.

Notre système médical ne sait pas se faire accepter et ne trouve pas d’autres solutions pour accroître la CV du ROR que de chercher à faire croire qu’il est obligatoire. Au Québec où il n’existe aucune vaccination obligatoire et où le consentement doit être obtenu avant toute vaccination ils ne peuvent utiliser ce moyen et pourtant ils obtiennent des CV plus élevées qu’en France. Alors ? Ils ont appris à se faire accepter alors que nos obligations vaccinales sont une solution de facilité dispensant de tout effort.

                                      Suggestion : remplacer CV=couverture vaccinale par Confiance et Vérité"

 

"Le virus de la rougeole est un virus qui n’aime pas la chaleur, (il meurt après trente minutes passées au-dessus de 60 degrés), et qui est détruit par l’alcool à 70%. Mais, comme il est transmis lors d’une simple conversation, en cas de toux ou d’éternuement, il est possible de l’attraper assez facilement au contact d’une personne infectée, fait que l'on ignorele plus souvent puisque l’éruption sur la peau survient au moins 10 jours après que le malade soit contagieux."

 

A Comparer à "contagiosité 24h avant le début des signes cliniques, et jusqu’à 5 jours après le début de l’éruption" vu plus haut.

 

Sur la rougeole il y a aussi l'excellent article du docteure Claudina Michal-Teitelbaum sur le blog du Docteur du 16 "Est-il souhaitable d'éliminer la rougeole en France ?"

 

http://docteurdu16.blogspot.fr/search?q=rougeole&x=0&y=0

 

Il y a aussi mon article de 2010 sur les données françaises sur les cas de rougeole

 

http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2010/10/31/19475364.html

Additif du 24 mars 2018

 

Vaccinée avec 2 doses elle fait une rougeole à 17 ans !

France 3 Nouvelle Aquitaine

Par Marie-Ange Cristofari   Publié le 16/03/2018 à 16:01

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/deux-sevres/rougeole-jeune-fille-vaccinee-declare-maladie-1441753.html

« Une lycéenne de Bressuire a été diagnostiquée positive à la rougeole alors qu'elle aurait été correctement vaccinée dans son enfance. Cela arrive dans 5% des cas. »

Rapporté par Mouvement Justice et Respect pour l'Enfant

https://mouvement-jre.com/vaccinee-et-atteinte-de-rougeole/

« Un nouveau cas de rougeole est avéré dans le Poitou, cette fois dans les Deux-Sèvres. Une élève du lycée Maurice Genevoix de Bressuire est touchée par la maladie. Cette adolescente de 17 ans, a pourtant été vaccinée pendant son enfance. Elle se confie sur France Bleu Poitou.

En pleine épidémie de rougeole, un nouveau cas est avéré dans le Poitou, cette fois dans les Deux-Sèvres. Il touche une élève du lycée Maurice Genevoix de Bressuire, scolarisée en Terminale L.



 Cette adolescente de 17 ans est absente de l’établissement mardi, après une consultation chez le médecin : « J’avais une éruption cutanée… ça évoluait sur tout le corps. Le médecin a juste eu à voir ma peau pour constater que c’était la rougeole« .



Depuis mardi, elle est confinée chez elle et doit porter un masque.  Les médecins lui demandent de ne voir personne avant lundi 19 mars.

Vaccinée avec les deux doses

Ce qui étonne cette élève et ses proches, c’est qu’elle a bien été vaccinée : elle a reçu les deux doses du vaccin ROR pendant son enfance en 2004  et 2006. « Quand j’ai appris que j’avais la rougeole, j’ai été surprise… et un peu inquiète. C’est impressionnant. »

Voir aussi France Bleu Poitou 

https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/info-france-bleu-poitou-une-lyceenne-de-bressuire-atteinte-de-la-rougeole-1521121148

 

 

[1] https://www.lci.fr/sante/cas-mortel-de-rougeole-la-mere-affirme-que-sa-fille-a-contracte-la-maladie-aux-urgences-

2078730.html

 

[2]  http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2018/01/31/36100553.html

 

[3]  http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2015/10/14/32774465.html

 

[4]  http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2017/12/28/35996585.html

 

[5]  http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2017/10/03/35732843.html

 

[6]  https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/rougeole-la-ministre-de-la-sante-demande-aux-personnes-non-vaccinees-de-faire-un-rattrapage_2610018.html

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07 février 2018

Sclérose en plaques chez les enfants : beaucoup de bruit pour un signal qui n'existait pas !

 

 

Beaucoup de bruit pour un signal qui n'existait pas !

Chacun se souvient du fameux résultat significatif trouvé  par l’équipe de Marc Tardieu il y a 9 ans sur les enfants dits “observants au calendrier vaccinal” et qui étaient plus à risque de sclérose en plaques s’ils étaient vaccinés hépatite B plus tard. Ce fut une affaire énorme qui mis le président du CTV Daniel Floret en ébullition avec réunion au ministère le mercredi 24 sept 2008, la publication étant annoncée pour le 8 octobre*. Le lendemain à 9h45 le journal Le Monde annonce qu’il s’est procuré l’étude et parle d’un résultat significatif pour les observants. Daniel Floret, constatant que la presse s’était  déjà emparée du sujet (informée par qui ?), annonce aussitôt  une conférence de presse pour l’après midi... Réunion en urgence du CTV (le dimanche qui suivait avait même dit son président ...) et de la Commission de pharmacovigilance le lundi avec publication de son compte-rendu le lendemain (généralement le délai est d'au moins 8 jours).

La conférence de presse de Marc Tardieu, annoncée pour le 8 octobre, jour de la publication de l'étude, est INTERDITE par le ministère une heure avant au motif qu’il ne pouvait parler le jour de la publication de l’avis du HCSP ...  Elle n’aura JAMAIS lieu ...Le 18 octobre, dans un communiqué, l’Académie de Médecine s’inquiète de cette précipitation désordonnée ...Fin octobre le journal Le Monde s'inquiète de la conférence de presse de Marc Tardieu qui n'a toujours pas eu lieu. Le 4 mars 2009, à un colloque sur les vaccinations organisé par des parlementaires à la Maison de la Chimie, le sénateur Paul Blanc annoncera que Marc Tardieu devait venir mais ''il n'est pas venu'' se contentera-t-il de dire...

* Pour l'anecdote, c'est la revue britannique qui allait publier l'article qui avait lancé l'affaire en annonçant que la publication, prévue pour le mois de décembre, était avancée de 2 mois en raison d'un résultat important pour la France. Notons que la Grande Bretagne ne vaccine pas les enfants contre l'hépatite B, (de même d'ailleurs que la Suède ainsi que d'autres pays européens). Cette initiative a sans doute surpris les auteurs qui avaient prévu d'annoncer le résultat par une conférence de presse le 8 octobre ...

.
 

 

Aussi incroyable que cela puisse paraitre, il n’y avait en réalité AUCUN signal !!!
OUI, C’EST VRAI !!!

 

 

Le groupe des "observants au calendrier vaccinal"

 

Le 8 octobre 2008 les auteurs publiaient [3] un résultat significatif relatif au sous-groupe qualifié ''d'observants au calendrier vaccinal", c'est à dire les enfants, cas et témoins, ayant reçu 4 DTP, 1 ROR et 1 BCG avant l'âge de 2 ans. Bien que publié près d'un an plus tard, ce résultat complète les données et tests de la publication de décembre 2007 sur l'apparition de la sclérose en plaques. Les auteurs y ont trouvé un facteur d'exposition donnant un signal statistique avec OR=2,77 et IC 95% [1,23 6,24]. Voici les données :

« Observants au calendrier vaccinal »

Vaccinés hépatite B

72 cas dont 30 vaccinés

Engerix B

347 témoins dont 91 vaccinés Engerix B

Engerix B < 3 ans

11

43

Engerix B > 3 ans

19

48

Non Vaccinés

Engerix B

42

256

 

Pour que ce soit clair, les 72 cas et leurs 347 témoins étaient tous observants au calendrier vaccinal. Le groupe significatif est caractérisé par (ligne 3) :

1- les cas avaient été vaccinés par Engerix B ;

2- la première atteinte démyélinisante est apparue plus de 3 ans après cette vaccination.

Il s'agit donc d'un test sur un délai. En conséquence, la bonne méthode consiste à comparer directement les nombres de cas apparus au cours des 3 premières années et du délai complémentaire, soit 11 cas d'une part et 19 d'autre part. Il faut tester avec la seule modélisation disponible dans cette situation, une loi de Poisson. Cela demande des délais précis, aussi je vais supposer que les 19 cas apparus au delà des 3 premières années le furent au cours des années 4, 5 et 6 cumulées. Comme le résultat ne sera pas significatif, il le serait encore moins s'il y avait moins de cas sur cette période. On compare donc 11 et 19 sur une même durée en supposant que les nombres de cas apparus suivent une même loi de Poisson. Le test donne une probabilité de 7,1% pour observer un tel écart, ce qui n'est pas significatif (il faudrait <2,5% au niveau usuel du test en épidémiologie).

La question se pose alors : pourquoi le test cas-témoins est-il significatif alors que celui qui porte directement sur les cas ne l'est pas ? La réponse est double :

1- Le test cas-témoins compare les cas aux témoins. Un résultat significatif signifie seulement que les cas et les témoins se comportent de la même façon par rapport au délai testé et à son délai complémentaire. Il ne dit pas comment se comportent les cas, ce que fait le test sur les cas.

Les auteurs (mais c’est général) utilisent le cas-témoins pour tester sur des délais, ce qui est une aberration mathématique car les délais constituent par eux-mêmes un système de référence : il faut statistiquement le même nombre de cas sur des durées égales, par exemple chaque année. En utilisant des témoins on introduit un deuxième système de référence qui n'a rien à faire dans l'étude de la répartition des cas selon les délais. J'ai déjà étudié cette question sur ce blog

http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2015/10/31/32861683.html

2- Le test cas-témoins pratiqué par les auteurs comporte une erreur technique monumentale : ils ont conservé dans les calculs les cas et témoins non vaccinés Engerix B pour lesquels le délai entre la vaccination par Engerix et la date index n'est pas défini. Cela revient, analogiquement, à introduire dans les calculs des souris non fécondées pour étudier une durée de gestation !

Voir à ce sujet le diaporama de ma communication au congrès Adelf-Sfsp des 4-6 octobre 2017 à Amiens  (association des épidémiologistes de langue française et société française de santé publique)

www.adelf-sfsp.fr/?p=15493

 

Si on  supprime ces cas et témoins en conservant les 30 cas et 91 témoins vaccinés Engerix, le test cas-témoins n'est plus significatif avec une probabilité associée de 15,7%. Cependant, il faudrait aussi retirer des 91 témoins ceux qui sont associés à d'autres cas que les 30 cas vaccinés Engerix. Un cas non vacciné hépatite B peut fort bien avoir des témoins vaccinés Engerix. Les données publiées ne permettent pas de savoir ce qu'il en est. Quoiqu'il en soit, ce type de test n'a pas d'intérêt réel ici.

 

Conclusions 

1- Les auteurs ne savent pas tester correctement sur des délais.

2- Les commentateurs ''autorisés'' ne savent pas mieux faire. Dans l'incapacité d'appliquer une méthode valable, ils ont cherché à casser la portée médiatique du signal en invoquant le risque de première espèce, ce qui est pour le moins inadapté car il demande un renouvellement des données. Ils ont confondu la multiplicité des tests obtenue en explorant les données (on fait varier l'objet du test) avec une multiplicité obtenue en renouvelant les données, ce qui  pratiquement est certainement très rare avec des données médicales.

3- Cette carence dans l'application des tests statistiques n'est pas de la seule responsabilité des auteurs et commentateurs. Elle est d'abord celle de la discipline qui les a formé et de ses maitres.

4- Auteurs et commentateurs n'ont pas montré qu'il n'existait pas de signal sur un autre délai que celui choisi, par exemple pour les années 3+4 cumulées.

Voici une simulation compatible avec les données publiées et qui en montre la possibilité avec 16 cas sur les années 3+4 cumulées, 7 pour chacune des années 1+2 et 5+6 cumulées. La probabilité significative associée au test est 2,1%.

 

 

Années

Cas

1

14

2

14

3

18

4

16

5

9

6

3

>6

6

CAS

Engerix B

11 cas

19 cas > 3 ans

Simulation Répartition par année

3

4

4

12

4

3

0

Répartition 2 années cumulées

7

16

7

0

 

 Comment le signal absent sur les cas a-t-il été crée par les témoins ?

On peut le comprendre facilement : il y a 2,5 témoins exposés pour un cas exposés (48/19). Mais pour ceux qui ne devraient pas figurer dans les calculs car non vaccinés par Engerix B, il y a 6 témoins pour un cas (256/42). C’est cela qui crée le signal qui n’existe que parce que les auteurs ne savent pas utiliser correctement les tests statistiques, mais ils ne sont pas les seuls. Ils ne sont pas  individuellement responsables, d’ailleurs personne ne s'en était aperçu.

 

 Tout cet affolement parce que les experts trouvent normal, comme allant de soi, que l’on peut introduire dans les calculs des cas non vaccinés pour étudier une durée d’incubation (analogiquement des souris non fécondées  pour étudier la durée de gestation).

A peine croyable !!!

Avec ce système qui poursuit imperturbablement sa route et qu'on appelle la santé publique, la santé du public est entre de bonnes mains !!!

 

Un biais de sélection caractérisé

 

En réalité il existe aussi, pour couronner le tout, un biais de sélection vers lequel j'ai été conduit en me faisant la remarque suivante : si le fait d'être ''observant au calendrier vaccinal'' favorisait l'apparition d'atteintes démyélinisantes et de scléroses en plaques après vaccination hépatite B, cela devrait réduire la durée entre cette vaccination et l'apparition de la maladie. Le signal devrait donc se manifester de préférence sur les premières années plutôt qu'au delà.

 

Années

1, 2 et 3

>3

Cas Engerix B

25

25

Cas Engerix B et ''observants''

11

19

 

On constate que le critère ''observants'' élimine beaucoup plus de cas (14) parmi les 3 premières années que les suivantes (6) alors que les nombres de vaccinés Engerix B sont initialement les mêmes (25). Il y a au moins une raison bien spécifique à cela. En effet, ceux qui ont été vaccinés dans les 3 années qui précèdent la barrière à 16 ans ne pourront pas figurer parmi ceux dont la première atteinte est apparue au delà des 3 premières années : n'étaient retenus dans l'étude que ceux dont la première atteinte apparaissait avant la limite de 16 ans. Ceux vaccinés par exemple en 1996 à l'âge de 14 ans  étaient nés en 1982. Il y avait donc très peu de chance pour qu'ils recoivent le vaccin ROR avant l'âge de 2 ans. Aussi, ce critère les élimine automatiquement. Par contre, ceux qui figurent parmi les 25 cas vaccinés Engerix B et apparus au delà de la troisième année avaient obligatoirement été vaccinés plus jeunes (en particulier en classe de sixième au collège entre 1994 et 1998) et pouvaient donc être nés plus tard, ce qui offrait plus d'opportunités pour qu'ils aient aussi reçu le ROR avant l'âge de 2 ans.

 

Il s'agit donc là d'un biais de sélection caractérisé qui ne permet pas d'étudier la question posée par les moyens utilisés. Il faudrait procéder ainsi : les auteurs connaissent les dates des vaccinations hépatite B ainsi que les dates d'apparition de la première atteinte ainsi que de la sclérose en plaques. Ils disposent aussi du carnet de santé. Il devrait donc être possible d'étudier si on observe des différences significatives entre ces délais selon le statut vaccinal de l'enfant en évitant de mélanger des enfants ayant des suivis très différents comme des enfants vaccinés à 11 ans et d'autres à 15 ans par exemple avec la même  barrière à 16 ans. Il devrait paraitre indispensable d'étudier tout particulièrement ceux qui ont été vaccinés au collège en classe de sixième et qui ont tous le même suivi. Il est invraisemblable que cela n'ait pas été fait.

Par exemple, avec les données disponibles on peut dire que l'âge moyen de la première atteinte démyélinisante pour ceux qui convertiront  en sclérose en plaques est 11,5 ans contre 7,8 pour les premières atteintes  démyélinisantes non SEP. Comme la date retenue est la date de la première atteinte et non du début de la SEP proprement dite (la seconde atteinte) les âges des 2 groupes peuvent être comparés. Cet écart de 3,7 années est énorme comparé aux âges absolus. Que deviendraient ces âges moyens si on en disposait pour les vaccinés hépatite B seuls et non pas regroupés avec les non vaccinés ?

 

Une fois de plus, force est de constater que les auteurs et les experts ne savent pas travailler, les uns pour ne pas avoir fait ce que je viens d'expliquer, les autres pour ne pas avoir vu que c'était ainsi qu'il fallait étudier la question posée et tous pour s'enferrer avec des tests statistiques réalisés n'importe comment et dans n'importe quelles conditions.

 

Je ne voudrais pas paraître méchant mais si je dis que les Shadocks sont dépassés,

est-ce que j'exagère ?

 

Force est de constater que les politiques de santé publique comme les conditions de reconnaissance des victimes de ces politiques s'appuient sur des ''études'' présentées comme scientifiques alors que leurs conclusions s'appuient sur des erreurs monumentales qui pourraient rendre ridicule s'il n'était pas dangereux, le "système d'expertise'' qui les a produites.

 

 

ANNEXE

 

J'avais montré dans d'autres articles qu'il existait un signal statistique très fort sur la répartition dans le temps des cas de sclérose en plaques chez les enfants (publication Y.MIkaeloff; M.Tardieu de décembre 2007 [2]) : avec 62 cas apparus au cours des 4 premières années contre 12 pour les 2 années suivantes, on a 1,5 chances sur 10000 d'observer un tel écart par le seul fait du hasard.

 

La répartition par année des 80 cas de sclérose en plaques vaccinés hépatite B dans cette publication se distribue ainsi successivement :

 

14;  14 ; 18 ; 16 ; 9 ; 3 ; 6

 

On peut alors tout à fait envisager que ce signal se maintienne sur des sous groupes même si la probabilité associée au test pourra être plus faible en raison de la baisse des effectifs. Comme dans la simulation précédente, supposons qu'il y ait 12 cas vaccinés Engerix B apparus au cours de la quatrième années qui suivait la vaccination. Il en reste au plus 30-12=18 cas répartis sur les années 1, 2, 3, 5 et 6 cumulées s'il n'y en a aucun au delà de la sixième année. En modélisant par Poisson, la seule modélisation possible, on obtient alors un signal indiquant un excès significatif de cas sur l'année 4 par rapport aux 5 autres regroupées avec une probabilité de 0,93% d'obtenir un tel écart par la seule action du hasard.

 

CALCULS : je les montre ici pour qu'ils puissent être vérifiés. La modélisation consiste à admettre que la variable aléatoire Xi donnant le nombre de cas apparus au cours de l'année i suit une loi de POISSON dont la variance théorique est égale à la moyenne théorique comme pour toutes lois de POISSON. On fait l'hypothèse que les 6 variables aléatoires Xi ont toutes la même moyenne théorique. On les approximent par la  loi normale de même moyenne et ayant une variance égale à cette moyenne.

 

La variable aléatoire Y=X4-[(X1+X2+X3+X5+X6)/5] aura une moyenne théorique nulle et sa variance théorique sera la somme des variances soit VarY=VarX4+[Var(X1+X2+X3+X5+X6)/5². VarXi est inconnue mais on estime par les valeurs observées, soit VarX4 estimée par la moyenne observée 12 puisque la moyenne théorique est égale à la variance. De même on estime la somme des variances des X1, X2, X3, X5, X6 par 18/25. Aussi, on estimera Var X4 par 12+18/25.

 

Sur l'observation, la variable aléatoire Y prend la valeur 12-18/5. Il devient alors possible d'effectuer les calculs. qui donnent la probabilité 0,93%.

 

Autres possibilités :

 

1- Au sein des "observants au calendrier vaccinal" on peut aussi rechercher une simulation, à défaut de connaitre les données non communiquées par les auteurs, sur les 4 premières années qui suivent la vaccination hépatite B sans se limiter au seul vaccin Engerix B. Il y a 45 cas vaccinés hépatite B et on peut vérifier qu'avec 36 cas sur les 4 premières années un signal apparait (probabilité associée au test 1,7%). Il y en a déjà 20 sur les 3 premières années.  Sur la quatrième année on peut obtenir les 16 cas manquants avec 12 cas vaccinés Engerix, 3 vaccinés Genhevac et 1 avec un autre vaccin.

 

Compte tenu de la répartition générale des cas selon les années, ces simulations ne sont nullement invraisemblables. On y constate en effet une chute du nombre de cas sur les années 5 et 6. C'est pourquoi il n'est nullement invraisemblable qu'il y ait beaucoup de cas concentrés sur la quatrième année, bien au contraire.

 

2- Sur l'ensemble des cas il existe aussi un signal en regroupant les années 3 et 4 qui donnent 34 cas par rapport aux années 1, 2, 5 et 6 qui regroupent 40 cas sur une durée double de 4 ans :   probabilité 1,74% .

 

[1] https://academic.oup.com/brain/article/130/4/1105/275673 Texte complet en accès libre.

[2] http://archpedi.ama-assn.org/cgi/content/full/161/12/1176 Texte complet en accès libre.

[3] http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18843097 Résumé seulement.

[4] INSERM Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale https://www.inserm.fr/sites/default/files/media/entity_documents/Inserm_MiseAuPoint_Vaccins_2017.pdf

[5] http://www.txrating.org/spc/polycop/odds%20ratio.htm

 

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03 février 2018

Sur l'épidémie de rougeole en Aquitaine

Epidémie de rougeole en Aquitaine :

elles se suivent et se ressemblent ?

A voir !

 

Quitte à décevoir le lecteur, il s'agira de l'épidémie qui s'était développée en 2009-2010 dans cette région et dont l'InVS avait fait un bilan [1]. Je n'y suis pour rien car il n'y a pas d'informations précises sur l'épidémie en cours en Nouvelle Aquitaine , en particulier sur le statut des malades par rapport à la vaccination. On annonce en effet « 77 cas de rougeole chez les étudiants à Bordeaux » mais pas « 77 non vaccinés font la rougeole » ce qui signifie, en langage diplomatique, que certains d'entre-eux avaient été vaccinés, sans doute dans l'enfance.

Cette affirmation ne devrait pas surprendre car il en fut ainsi au cours de l'épidémie de 2009-2010 qui frappa aussi des adultes vaccinés avec une ou 2 doses. Il serait étonnant qu'il n'en soit pas de même cette fois ci. Mais il faudra être patient car la publication relative à l'épidémie de 2009-2010 date d'avril 2011. Cela veut dire que si l'épidémie se prolongeait jusqu'en 2019 il faudra attendre 2020 pour avoir ces informations capitales. Pendant ce temps, les langues et les commentaires vont bon train …En particulier,

 des étudiants font la rougeole, vaccinons les nourrissons ! 

Avant de porter un jugement et d'affirmer des solutions, accumulons les données. Voici des extraits du bilan InVS de l'épidémie de 2009-2010 en Aquitaine :

 

« 136 cas sont survenus en 2009 et 204 en 2010. Des pics épidémiques ont été observés aux mois de mai et septembre 2009 et en avril et novembre 2010 »

 

« Le sex-ratio était de 1,5 en 2009 et 0,9 en 2010. La moitié avait 15 ans ou moins (étendue de 1 mois à 52 ans) en 2009, et 10 ans ou moins en 2010 (étendue de 1 mois à 53 ans). Plus d’un tiers des cas avaient 5 ans ou moins en 2010. »

 

 

 

A vu, il y aurait eu 35 cas chez des enfants de moins d'un an (15+20) et 7 cas de plus de 40 ans pour lesquels il n'est pas précisé s'ils avaient déjà fait la rougeole ou pas ni même si on avait cherché à le savoir ...

 

 

 

« L’analyse des vaccinations des 113 cas vérifiés sur le carnet de santé, pour contrôler le biais de mémorisation éventuel a montré que 87 (77 %) n’étaient pas vaccinés, 18 (15,9 %) avaient reçu une seule dose de vaccin et 9 (dont 5 confirmés biologiquement) avaient reçu 2 doses de vaccin. Le statut vaccinal varie selon l’âge. »

 

 

 

« Contage/cas importés

Un contage, dans les 7 à 18 jours précédant l’éruption, a été rapporté pour 162 cas sur 235 fiches renseignées. Ce contact survenait dans le cadre familial pour 70,0% des cas, à l’école pour 11,9%, sur le lieu de garde pour 3,1% des cas et dans 15,0 % des cas dans un autre contexte (amis, voisins, lieu de travail, etc.). Parmi ces cas, on dénombrait 25 nourrissons dont 18 avaient au moins 6 mois et n’avaient pas bénéficié d’une première dose de vaccin dans les 72 heures suivant ce contact. Par ailleurs, 5 déclarations mentionnaient un séjour à l’étranger dans 4 pays (Espagne pour 2 cas, Bulgarie, Italie, Maroc). »

 

« Par ailleurs, sur l’ensemble des 340 cas déclarés de rougeole, 192 cas n’étaient pas vaccinés conformément aux recommandations. Ces cas regroupaient :

 

  • 21 cas entre 13 et 23 mois qui auraient été éligibles pour deux doses du vaccin ROR (dont 17 non vaccinés et 4 vaccinés avec une seule dose) ;

  • 132 cas entre 2 et 18 ans qui auraient été éligibles pour un rattrapage à deux doses (dont 116 non vaccinés et 16 vaccinés avec une seule dose) ;

  • 39 cas entre 19 et 30 ans qui auraient été éligibles pour une dose n’étaient pas du tout vaccinés (les 25 autres cas de cette tranche d’âge avaient reçu une dose de vaccin).

 

« Cas groupés en Aquitaine

 

Pendant ces deux années, plusieurs épisodes de cas groupés ont été recensés :

 

  • en 2009, un épisode de 8 cas concernant des élèves et leurs contacts familiaux,

  • un épisode de 10 cas touchant des étudiants de la faculté de Bordeaux II (étudiants en profession médicales et paramédicales),

  • et un épisode chez des gens du voyage. »

 

 Pour l'épidémie en cours en 2017-2018, 11 cas ont été admis aux urgences dont 8 soignants de l'hôpital Pellegrin de Bordeaux. Ce fait est en accord avec celui observé en 2009-2010.  Crois-t-on sérieusement que la vaccination systématique des nourrissons va avoir une action sur ces transmissions entre adultes et soignants ?

La recommandation de Didier Raoult dans son livre de janvier 2018 "La vérité sur les vaccins" est que 10 ans après une vaccination contre la rougeole on fasse faire un titrage d'anticorps pour décider d'une revaccination. En effet, le vaccin étant à virus vivant, la présence d'anticorps neutraliserait l'action du vaccin. La personne revaccinées pourrait avoir perdu ses anticorps 5 ans plus tard et ne plus être protégée alors qu'elle serait considérée comme telle en raison de son rappel. Mais l'autorité ministérielle n'en est pas là ...

 

Pour la rougeole, ''le vrai problème réside dans la durée de la protection vaccinale. Nous nous sommes rendus compte qu'elle était bien plus faible que celle que procurait l'infection naurelle. Une stratégie intelligente serai de consulter un médecin 10 ans après avoir reçu le vaccin, afin de nous assurer que nous avons encore dans notre organisme les anticorps contre la maladie. Vérification à actualiser régulièrement pour les adultes qui travaillent auprès de malades ou de jeunes enfants, de manière à éviter pour eux de jouer le rôle de vecteur."

Pour lui, la stratégie intelligente serait que ce soient les adultes qui protègent les jeunes enfants en surveillant leurs anticorps et non pas que ce soit ces enfants qui protègent les adultes. Quant à vacciner, autant que ce soit utile !

 

[1]  http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=7020

 

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31 janvier 2018

Un Vaccin ? non merci ! Les victimes trahies par ARTE

 

"Un Vaccin ? Non merci !"

C'est le titre de l'émission réalisée et diffusée par ARTE  le 29 janvier à 13 h sur Arte  France. La vidéo sera disponible du 29/01/2018 au 28/02/2018

https://www.arte.tv/fr/videos/078230-009-A/arte-regards/

Voici la réaction d'une maman, Lucie Michel, présentée  avec son fils Malone dans ce documentaire.

LETTRE OUVERTE DE LUCIE MICHEL  A CLAUDIA BACKMANN

Suite au reportage du 29 Janvier 2018 diffusé par Arte, j'aimerais obtenir une explication sur les propos que vous tenez à mon égard, et soulever les nombreuses inexactitudes me concernant.

J'ai constaté que vous avez utilisé à mon égard le terme de « farouche adversaire » des vaccinations, mais, je vous rappelle les termes employées dans mon email qui vous a été adressé avant la diffusion du documentaire où je vous réponds que je ne suis pas contre les vaccins, mais je me décris "comme une personne qui a été abusée par la non information des risques". Dès lors je choisis volontairement le terme " vaccino-sceptique" bien plus en adéquation avec ma réalité. Par ailleurs, c'est ce que je vous disais également lors de nos entretiens filmées.

Plus loin, le commentaire dit à mon égard  "Elle a fait de son destin et de celui de son fils une marque de fabrique" insinue que j’exploite la maladie de mon enfant à des fins financiers par le biais d'un album qui, je le rappelle, est destiné à sensibiliser les gens aux situations de handicap.
Plus tard dans ce même film, j’évoque ce que me coûterait la prise en charge adaptée mensuelle de mon enfant avoisinant les 5000 euros. Je suis, comme vous le dites également, sans ressources. RSA exactement. Sans prise en charge de mon fils, il m’est impossible de gagner ma vie. La vente de mes disques et des t-shirts m’aident à survivre simplement, le plus modestement et honnêtement possible, et cette créativité me permet de ne pas sombrer dans la dépression. La manière dont vous présentez cette activité me porte un préjudice moral : combien de messages et appels ai-je reçu depuis la diffusion de ce reportage sur votre chaine, de personnes qui me disent « vous exploitez la maladie de votre enfant, la télévision le dit »?

C'est précisément parce que je suis sans ressources que vous m'avez payé les billets de train pour venir à la manifestation à Paris. Je n'ai fait ce déplacement qu'à votre demande, et parce que vous avez pris en charge les billets de train.

Votre commentaire dit également : « elle ne peut plus compter que sur les éducateurs de la Caisse d’Assurance Maladie, moins bien formés à l’autisme et moins présents. » Ces propos sont faux et mettent à mal les services qui sont actuellement les seuls à m'aider avec mon enfant. Il en est de même concernant les établissements spécialisés, certes il n'y en a pas beaucoup en France, mais il y en a un adapté à 42 kilomètres où je viens d'inscrire mon fils. L'inexactitude de votre commentaire me fait craindre la réaction du centre: comment va-t-il prendre ce commentaire?

Vous dites encore dans le commentaire « Lucie se sent abandonnée par l’État. Elle espère faire établir un lien entre la vaccination et la maladie de Malone pour obtenir une compensation. C’est pour cette raison qu’elle a déposé plainte contre son ancienne pédiatre, le ministère … ». Je vous expliquais longuement ma démarche qui consiste à faire avancer les choses, afin que d’autres recherches soient faites, que d’autres enfants ne subissent pas le même sort que mon fils. Me prêter une motivation financière est diffamatoire. 

Je tiens à préciser que je n’ai signé aucune autorisation écrite pour l’utilisation de mon image et de l’image de mes enfants ( mineurs ). Cette démarche de votre part me semble déontologiquement questionnable.

Je ne commenterai pas ici vos choix rédactionnels, ni l'orientation de votre film. Mais je vous demande des excuses publiques concernant les fausses informations données à mon égard afin de me rendre ma dignité dans ce combat si difficile.

Lucie Michel

Il y  a aussi cette vidéo de 7 mn où la chanteuse explique ce qui est arrivé à son fils après la vaccination ROR, quand il deviendra autiste après être devenu épileptique :  https://vimeo.com/241361673

Le documentaire s'attarde aussi très longuement sur le cas d'un enfant allemand qui a fait une rougeole à l'âge de 6 mois. Quelques années plus tard il débutera une panencéphalite sclérosante subaiguë (PESS) dont il mourra. C’est une maladie affreuse attribuée au virus de la rougeole quand celui-ci se porte sur le cerveau.
 
Le fait : L’enfant avait 6 mois  quand il a été contaminé dans la salle d’attente d’un pédiatre par un autre enfant atteint de rougeole.
 
1- Quand j’étais jeune on nous disait que quand on était malade ainsi il fallait rester au lit et  c’était le médecin qui se déplaçait. Aujourd’hui les médecins ne veulent plus se déplacer et les contagieux vont dans les salles d’attentes avec de la fièvre et d’autres malades qui attendent et vont être contaminés alors qu’ils sont déjà malades d’autre choses. UNE CATASTROPHE sur laquelle le ministère devrait s’interroger de toute urgence.
 
2- L’enfant était trop jeune pour avoir été vacciné contre la rougeole comme ce fut dit dans le commentaire. Mais on ne donne pas l'âge de l'autre enfant  qui l'a contaminé et on ne sait rien de la façon dont ce dernier avait attrapé la rougeole. 
Pour vacciner contre la rougeole, on attend en effet que les anticorps maternels aient disparu car, le vaccin étant à virus vivant, il serait neutralisé en pareil cas et la vaccination ne servirait à rien. Quelques mois plus tard, quand ces anticorps auront disparu, l’enfant vacciné ne sera plus protégé. D’où les 2 doses à quelques mois d’intervalle. La seconde dose ne renforce pas l’immunité de ceux qui se sont immunisés à la première. Pour que la vaccination soit efficace il FAUT qu’il y ait une LACUNE immunitaire, que l’enfant soit donc vulnérable pendant une période indéterminée, variable avec chaque enfant.
 
L’enfant n’était donc plus immunisé à 6 mois. On admet généralement que les anticorps maternels protègent pendant 1 an ou plus si la mère a fait la rougeole.
QUESTIONS :
 
- la mère avait-elle fait la rougeole ? Les journalistes ne lui ont pas posé la question. C’est peu probable.
- la mère avait-elle été vaccinée contre la rougeole ? Si non, elle pourrait tout aussi bien attribuer la maladie précoce de son enfant à sa non vaccination qu’à la rougeole de l’enfant dans la salle d’attente du pédiatre. Si oui, cela prouverait que les anticorps maternels peuvent persister peu de temps après la naissance. Pas suffisamment pour protéger l’enfant jusqu’à l’âge de 1 an, l’âge prévu pour la vaccination. Là aussi, la question n’a pas été posée.
 
Le fait de faire une rougeole très jeune, à quelques mois, augmente le risque que le virus aille sur le cerveau, ce qui est la cause attribuée à la PESS. Or la vaccination généralisée conduit à rendre vulnérable des enfants très jeunes. On a constaté une rougeole le jour même de la naissance !!!
Document OMS sur la PESS
Il a été montré que l’incidence véritable de la PESS était d’environ 4-11 cas pour 100 000 cas de rougeole, alors que si l’infection rougeoleuse est contractée très tôt dans la vie, le risque peut être supérieur (18 pour 100 000 cas). Un taux aussi élevé que 27,9 cas de PESS pour 100 000 cas de rougeole a été cité.”
 
J’ajoute qu’à 18mn le documentaire ARTE affirme que la PESS se développe dans 1 cas de rougeole sur 500, ce qui ferait 200 cas pour 100000 alors que le document OMS donne 18 pour 100000 et considère que 28 cas pour 100000 était une exception !!!
 
De plus, la vaccination favorise l’apparition de la maladie chez des enfants de moins de 1 an, ceux-ci étant moins bien protégés par les anticorps de leurs mères qui n'ont pas fait la rougeole mais ont seulement été vaccinées. Or ce fait favorise grandement l'apparition des PESS d’après l’OMS. Concluez ?
Pourquoi le ROR n'est pas fait à 3 mois ?
Puisque les enfants nés de mères vaccinées (ou pas) mais qui n'ont pas connu la rougeole donnent peu d'anticorps à leurs enfants,  que ceux-ci deviennent vulnérables à la rougeole très tôt et qu'ils sont alors à risque de complications très graves comme la PESS, pourquoi ne pas envisager de les vacciner beaucoup plus tôt, quitte à différer les autres vaccins ? On sait que la vaccination n'est pas efficace si  l'enfant à encore des anticorps maternels et que c'est la raison évoquée pour différer la vaccination à 12 mois. Pour de tels enfants, on pourrait tester les anticorps à 3 mois et pratiquer la vaccination ROR à la place de l'hexavalent qui n'est pas si urgent.
Pourquoi cette stratégie n'est-elle pas proposée ni même envisagée ? Et si c'était parce que les virus vivants du vaccin ROR pourraient eux aussi investir le cerveau et y provoquer les mêmes dégâts que le virus sauvage quand cette vaccination est pratiquée sur un nourrisson ? D'ailleurs c'est le titre du document OMS cité plus haut  [0]. Il débute ainsi :
"Le Comité a passé en revue l’épidémiologie de la panencéphalite sclérosante subaiguë (PESS) et la prétendue relation entre vaccination antirougeoleuse et survenue d’une PESS."
 
Preuve que la possibilité que le vaccin puisse provoquer une PESS a bien été évoquée par certains auteurs, l'objectif de cet article de l'OMS étant d'en écarter la possibilité. Mais ...
EXTRAITS de la thèse de Diane Ninkam Nghemning  (Grenoble 2002) [1] 
 

«Les vaccins actuellement disponibles ne parviennent pas à bloquer complètement la transmission du virus dans la population .

On ne peut pas vacciner les enfants avant l'âge de neuf mois car la présence d'anticorps maternels réduit l'efficacité de la vaccination (Siber et al. 1993). »

 

“Ces échecs peuvent s'expliquer quand le vaccin est administré aux enfants de moins de 12 mois (Shaby, 1977) en présence des anticorps maternels contre la rougeole (Barrata, 1970). On estime que ces anticorps ont généralement disparu à 12 mois mais ils persistent encore plusieurs mois chez certains enfants et diminuent l’efficacité de la vaccination. Le taux de décroissance des anticorps maternels est inversement corrélé au niveau socioéconomique. »

"Les mères immunisées par la vaccination ont peu d’anticorps et sont donc prédisposées à transmettre un faible taux d’anticorps à leurs enfants (Markowitz, 1996 ; Zanetta, 2002). Les enfants nés de mères vaccinées perdent plus tôt leurs anticorps maternels et sont donc susceptibles à un très jeune âge."

On pourrait vacciner plus tôt les enfants nés de mères vaccinées MAIS les autres vaccins y font aussi obstacle. Le médecin pourrait poser la question à la mère : “avez-vous fait la rougeole ? avez-vous été vaccinée ?” J’avais soulevé le problème au cours d’une conférence à Poitiers par un prof de la fac de médecine dans le cadre de la semaine de la vaccination. Réponse :”trop compliqué !” Vraiment ? Le 4 mai 2011, à un colloque sur les vaccinations organisé par des parlementaires, j’ai entendu le président du CTV dire “il faut faire la deuxième dose 1 mois après la première afin de ne pas l’oublier”*.  Il avait bien compris à quoi elle servait !!!  Incroyable mais vrai. On fait une vaccination administrative dont le virus se moque bien : nos experts et ministres regardent la couverture vaccinal à 2 ans mais le virus regarde la couverture immunitaire entre 0 et 100 ans ! Qui est le plus malin ?.

* C'était à un colloque sur les vaccinations organisé par des parlementaires, à la Maison de la Chimie à Paris, le 4 mai  2011.

[1]  https://www.yumpu.com/fr/document/view/38634696/souches-africaines-du-virus-de-la-rougeole-etude-

Voir aussi mon article sur cette thèse (avec le n° des pages) "L'impossible éradication de la rougeole"

http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2017/10/03/35732843.html

 

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28 janvier 2018

La scandaleuse obligation du vaccin contre le méningocoque C

Sur l'obligations du prévenar et du vaccin méningocoque C

 

On peut consulter le résumé en ligne [1] d'une communication présentée par Christian Perronne (ancien président du CSHPF et du CTV) le 30 novembre 2007 aux journées de veille sanitaire organisées par l'InVS et auxquelles j'assistais :

  "De la disponibilité de nouveaux vaccins à leur absence d'intégration

dans le calendrier vaccinal"

Il y a en particulier le dernier paragraphe :

« pour certains microbes à sérogroupes multiples et en l’absence de couverture sur l’ensemble des souches, le déplacement de souches microbiennes dans la population, dont l’impact épidémiologique pourrait, dans certains cas, faire perdre le bénéfice de la vaccination (pneumocoques, méningocoques). »

Son propos s'applique donc aux vaccins prévenar (pneumocoques) et méningocoque C que le ministère veut rendre obligatoires pour les enfants.

Retenons aussi ces paragraphes :

« Il n'est pas suffisant pour un vaccin d'être efficace et bien toléré pour être recommandé, surtout de façon généralisée :

le vaccin méningococcique de type C … n'est recommandé que pour des personnes à risque ou dans des situations épidémiologiques bien particulières. »

« Les principaux motifs pour restreindre l'utilisation d'un vaccin ou pour ne pas le recommander … sont :

  • une morbidité ou une mortalité faible, en France, de la maladie à prévenir (méningocoque C, zona, rotavirus). »

 

"La vérité sur les vaccins" par Didier Raoult

Didier Raoult, professeur,  est un microbiologiste de réputation mondiale. ll dirige le plus grand centre français consacré aux maladies infectieuses à Marseille. Il vient de publier en janvier 2018 un livre "La vérité sur les vaccins" (chez Michel Lafon). Page 216 :

« Le risque acceptable est celui qui est accepté.

Le vaccin contre le méningocoque par exemple n'est pas à recommander à tout le monde.

Dans moins de 1% des cas le virus provoque septicémies ou méningites et la vaccination n'est pas anodine.

Son rapport bénéfice-risque est donc faible.

Le sérotype A est rarissime ; pour le B et le C c'est typiquement le vaccin à recommander à la carte. Il faut expliquer le risque relatif et laisser chacun décider.

Evidemment, cette pédagogie passe d'abord par le médecin. »

Sur la dangerosité du vaccin contre le méningocoque C il existe au moins un résultat qui fut publié sur le site du ministère pour y disparaitre en 2011 au moment de la refonte du site comme j'avais pu le vérifier auprès de l'équipe qui s'occupait de cette refonte et que l'on pouvait contacter à l'époque. Ce résultat avait été présenté au cours d'une réunion internationale de 47 experts. Elle s'était déroulée le 21 septembre 1998 dans les locaux de l'Agence du médicament à Paris. Deux auteurs, Lucien Abenhaim et M. Sturkenboom présentaient les résultats obtenus par une étude cas-témoins sur les données britanniques du GPRD :

Vaccin contre le méningocoque C : OR=4,8   IC 95%  [1,2  ;   20] ce qui correspond à une probabilité 1,33% d'obtenir un écart au moins aussi important par le seul fait du hasard, le seuil de signification choisi étant  2,5%.

"Cette étude a également  permis d'observer que le délai entre le premier symptôme ou signe de démyélinisation et le diagnostic de sclérose en plaques était plus court chez les personnes vaccinées que chez les non vaccinées. Ceci peut être le résultat d'un meilleur suivi chez les personnes vaccinées ou la conséquence d'une forme accélérée de la maladie chez les personnes vaccinées."

Ce dernier point avait été confirmé par l'étude américaine Langer Gould (octobre 2014) : les données mettaient statistiquement en évidence une accélération du processus de démyélinisation dans les 14 jours qui suivaient une vaccination quelconque. Ce résultat n'a pas été contesté :

Voici  ce qu'en dit [1] Daniel Floret, qui était à l'époque  président du Comité technique des vaccinations et à ce jour vice président de la Commission technique des vaccinations :

 « L'augmentation du risque de révélation d'une ADSN* à proximité immédiate d'une vaccination (tous vaccins confondus) est une constatation intéressante : ... la stimulation immunitaire provoquée par le vaccin peut précipiter le passage d'une phase asymptomatique à une phase symptomatique de la maladie. Une maladie infectieuse peut avoir le même effet.

Cette hypothèse est en accord avec le fait démontré que l'apparition des premières manifestations de SEP* fait suite à un processus immunitaire et un processus de démyélinisation débuté depuis plusieurs années auparavant.

*ADSN : atteinte démyélinisante du système nerveux

*SEP : sclérose en plaques

[1]  https://www.mesvaccins.net/web/news/6111-vaccinations-et-affections-demyelinisantes-du-systeme-nerveux-une-nouvelle-etude

 

Aux journées de veille sanitaire de 2007, j'avais  noté les propos de Christian Perronne sur les vaccins pneumococciques :

«  connu sous le nom de Prévenar et recommandé depuis 2006  en vaccination généralisée des enfants en France. Il mentionne qu’on a sur ce vaccin une expérience limitée dans le temps avec 800 000 vaccination par an aux USA où on a observé une décroissance de la mortalité (30 cas en moins par an) par infection invasive à pneumocoque. Mais aussi une perte du bénéfice chez les Inuits d’Alaska après quelques années d’utilisation : absence de diminution de la mortalité globale par les infections invasives à pneumocoques avec accroissement de l’incidence chez les sujets jeunes immunodéprimés.

En France on a noté une réduction de 7 cas chez l’enfant mais avec une légère augmentation des infections à pneumocoques tous âges confondus. »

Au printemps 2017, Christian Perronne signera la pétition en faveur de l'obligation des 11 vaccins, dont le méningocoque C et le prévenar ...

 

Lu dans « Epidémiologie de terrain - Méthodes et applications »

 Un ouvrage collectif de 790 pages (2017)

 

 PNEUMOCOQUES

 Impact du vaccin anti-pneumocoque du nourrisson sur l'épidémiologie des infections invasives à pneumocoques (page 651)

 Par Daniel Lévy Bruhl et Jean-Paul Guthman Santé Publique France

 

« Le réseau EPIBAC a permis, en associant à la surveillance des infections invasives bactériennes communautaires les données microbiologiques (sérotypes) issues du réseau des Observatoires régionaux du pneumocoque en association avec le Centre national de référence du pneumocoque (CNRP), d'évaluer l'impact de la vaccination anti-pneumococcique du nourrisson introduite en 2003, avec le vaccin conjugué heptavalent (PCV-7).

 L'incidence par âge des infections invasives à pneumocoques (IIP ; méningites et bactériémies) et la distribution des sérotypes ont été comparées entre les périodes pré et post vaccinale.

 L'incidence, tous âges confondus, a augmenté de 9,2/100000 en 1998-2002 à 10,4/100000 en 2007-2008. Seule, la tranche d'âge ciblée par la vaccination (<2 ans) a vu son incidence d'IIP diminuer de 32,5% de 1998-2002 et 2007-2008. Dans toutes les tranches d'âge, l'incidence des IIP à sérotype vaccinal est plus faible en 2007-2008 par rapport à 2001-2002, surtout avant l'âge de 2 ans ((3,0/100000 versus 20,5/100000, respectivement, soit une baisse de 85,5%).

 Parallèlement, l'incidence des IIP à sérotypes non vaccinaux a augmenté entre 2001-2002 et 2007-2008 dans tous les groupes d'âges. Chez les enfants de moins de deux ans, elle a pratiquement doublé entre 2001-2002 et 2007-2008 ….

 ….. La concomitance dans les différents pays de l'introduction de la vaccination du nourrisson et de l'augmentation de l'incidence des infections à sérotypes non vaccinaux ne laisse guère de doutes sur la part importante de la vaccination dans ce phénomène.

 Ces résultats décevants ont largement contribué à recommander, en 2010, la substitution du vaccin 7-valent par le vaccin 13-valent qui, outre sa pluslarge couverture des sérotypes circulants, présente l'avantage de contenir la plupart des sérotypes impliqués dans le phénomène de remplacement.

 Entre 2008-2009 et 2014, une diminution de l'incidence des infections invasives à pneumocoques de 41%, tous âges confondus, a été observée. »

En attendant la suite … il y a plus de 90 sérotypes …..

 

A la conférence de presse du 22 décembre à l'université Paris Descartes, Lévy Bruhl avait déclaré qu'on allait s'occuper des sérotypes contenus dans le vaccin, pour les autres on verra plus tard ….

Dans cet ouvrage de 790 pages je n'ai rien trouvé sur la vaccination contre les méningocoques ?

Notons que l'Italie, qui n'est pas suspecte d'être opposée aux obligations vaccinales, n'avait pas mis le prévenar dans sa liste initiale des 12 vaccins obligatoires puis a supprimé l'obligation des vaccins contre les méningocoques B et C.

 

 [1]  http://invs.santepubliquefrance.fr//publications/2007/jvs_2007/vaccination/1.pdf

 

 

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22 janvier 2018

Vaccins : dissimulation majeure de D.Lévy Bruhl !

 

Vaccins : une dissimulation grave et majeure de D.Lévy Bruhl

 

 

"La seule maladie qui n'ait jamais été éradiquée de cette terre, l'a été grâce à la vaccination et c'est la variole

avec son cortège de souffrances, de décès et de séquelles "

 

 

C'est ce que Daniel Lévy Bruhl, expert très connu et très influent de Santé Publique France a déclaré le 22 décembre 2017 au cours de la conférence de presse [1] organisée avec une grande solénité à l'université Paris-Descartes. Son titre :

 

« Les vaccins : une chance pour nos enfants ».

 

L'intervention de D.Lévy Bruhl débute à la 12è minute.

 

Pourtant, 16 ans auparavant, il cosignait avec Nicole Guérin membre du CTV, un document [2] de l'InVS sur le bioterrorisme et la variole :

 

 

 

Page 18 on peut lire :

 

La transmissibilité limitée permettait, à condition d’agir vite, d’interrompre les chaînes de transmission grâce à l’isolement des cas, la recherche active de leurs contacts, leur vaccination et leur suivi pour vérifier qu’ils ne développent pas la maladie.

Il est indubitable que c’est la mise en oeuvre de ces stratégies de contrôle qui a permis, au moins dans les régions de forte densité, d’atteindre l’élimination, le niveau d’immunité dans la population générale qui aurait été nécessaire pour permettre à lui seul l’élimination, proche de 100 % pour les régions les plus peuplées, étant impossible à atteindre en pratique.”

 

Copie d'écran pour authentification immédiate :

 

 

''La diapo qui tue !''

 

Les 12-14 mars 2003 D. Lévy Bruhl participait à la formation des formateurs à la vaccination anti-variolique au CRESA de Grenoble. Les différentes présentations ont été regroupées par la suite en un seul diaporama [3] de 80 diapos.

Voici d'abord la diapo 9 qui reprend le texte de 2001 cité ci-dessus puis les diapos 1 et 2 qui précisent les conditions de création du diaporama :

 

 

 

 

 

 

 

 

 Recherche active des malades et de leurs contacts suivie de leur isolement  au cours de la campagne d'éradication

 

L'existence et l'importance de cette action peuvent être attestées par ce document [4] :

Il décrit, page 22, le rôle de l'isolement des malades et de leurs contacts :

 

 

Ajoutons que Nicole Guérin co-signataire du document de 2001 sur le bioterrorisme avait dit au colloque organisé par les VERTS à l'Assemblée Nationale, le 31 janvier 2001, en réponse à 3 intervenants qui avaient affirmé que la variole avait été vaincue par la vaccination : “Elle a été vaincue par la vaccination ET un certain nombre d’autres choses” Les 3 intervenants furent un député vert européen,  le Directeur général de la santé Lucien Abenhaïm et un immunologiste de Strasbourg. Un intervenant exposera alors ce qu'avaient été ces ''autres choses''.

 

Les documents présentés ci-dessus montrent clairement qu'il y a eu DISSIMULATION de ces ''autres choses'' qui furent pourtant essentielles, introduites après l’échec cuisant des campagnes de vaccination et connues sous le nom de stratégie de surveillance- endiguement. Cela ne signifie pas que le vaccin n’avait pas d’efficacité en soi. D'ailleurs elle a été vérifiée expérimentalement sur des singes mais seulement quand l'intervalle de temps entre la vaccination et la dose épreuve était suffisante.

 

 La recherche active des malades ce faisait par des affiches montrant une petite fille atteinte de variole (2 milliards d'affiches furent imprimées). Les équipes circulaient pour demander si les gens avaient vu un cas comme cela avec des récompenses promises mais jamais payées bien sûr ! Les malades et contacts étaient généralement mis en quarantaine dans leurs habitations surveillées jours et nuits par des gardes qui ne laissaient personne entrer ou sortir.

 

 Tout cela fut lourd d'un point de vue logistique avec un gros budget et une mise en place difficile sur le terrain. Il n'est pas possible d'accepter qu'une telle opération soit occultée. Occulter le rôle de l'isolement c'est admettre implicitement qu'il n'aurait eu aucun rôle dans la lutte contre la maladie. Qui a jamais démontré cela ?

 

On ne nous parle jamais de cela alors que l’isolement pourrait être la clé face à une maladie émergente pour laquelle il n’y aura pas de vaccins par définition comme ce fut le cas pour le Sras en 2003. Il serait nécessaire de préparer psychologiquement les populations à d’éventuelles mesures contraignantes d’isolement qu’elles pourraient refuser.

 

 L’exemple de la variole serait un très bon exemple pédagogique. En dissimulant systématiquement et volontairement l'importance de l'isolement dans le but de promouvoir la vaccination comme seule mesure possible alors qu’elle ne pourra être utilisée faute de vaccins disponibles, les auteurs de ces dissimulations compromettent gravement pour l'avenir la bonne gestion des maladies émergentes.

Une réflexion sur l'isolement : le SRAS

France 2 a diffusé un documentaire décrivant l’épidémie de SRAS en 2003 ainsi que les réactions des autorités. Rétrospectivement, ça pourrait faire froid dans le dos !

https://www.france.tv/france-2/cellule-de-crise/382331-pandemies-la-traque-planetaire.html

S’il fallait retenir UNE chose, une seule, ce serait l’importance capitale de la recherche active des malades et de leur isolement ainsi que la recherche active des contacts et leur surveillance.

C’est à dire EXACTEMENT la stratégie utilisée pour vaincre la variole 30 ans auparavant quand la vaccination avait montré ses limites.

De plus, face à une maladie émergente il n’y aura pas de vaccins.

Ce documentaire révèle l’impréparation des services de santé qui n’avaient aucune instruction pour gérer une telle situation comme le révèle l’hôpital de Tourcoing où un cardiologue français était arrivé en catimini  depuis l'hôpital français d'Hanoï, alors qu’il était malade. Il contaminera 3 personnes dans l’avion dont une hôtesse avant de mourir à l’hôpital de Tourcoing. Il y avait 371 passagers...

Tout cela montre combien il est important de se préparer et de préparer les populations à mettre en oeuvre des mesures d’isolement. Plutôt que de répéter que la variole a été vaincue par la vaccination alors que c’est faux, cet exemple aurait dû conduire les autorités de santé dans une autre direction, et ce  30 ans avant le SRAS. Elles ne l’ont pas fait et son coupables de cela comme Lévy Bruhl est gravement coupable de répéter encore en 2017 que la variole a été vaincue par la vaccination, contribuant ainsi à étouffer l’importance des stratégies d’isolement.

Le SRAS fut stoppé d’extrême justesse et tous conviennent qu’on a eu beaucoup de chance. On voit ainsi quelles pourraient être les conséquences d’une impréparation relative aux mesures d’isolement et le désastre que génère l’obsession vaccinale qui détourne moyens financiers et humains des autres possibilités.

De même avec les vaccinodromes de 2009 : on ferme des gymnases  pour les rouvrir aussitôt afin d'y faire circuler la population en rangs serrés dans des barrières pour se faire vacciner ... Le plan pandémie prévoit de les fermer tous pour éviter une transmission pour le public venant assister aux matchs.

Les vaccinodromes sont des zones privilégiées de contamination par toutes sortes de pathogènes hivernaux.

C’était une folie !

En cas de graves épidémies, à plus forte raison de pandémie,

il faut accroitre les distances interhumaines

et non les réduire par des concentrations pour vacciner !!!

Nous n’avons aucune culture de l’isolement, c'est très grave.

 

 

  [1] https://mediasd.parisdescartes.fr/#/watch?id=AQt5R4DoNKXUS

  [2] http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=5912

  [3] http://www.infectiologie.com/UserFiles/File/medias/_documents/BT/vaccin%20variole.PDF

  [4] http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/39258/1/a41464_fre.pdf

 

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