La Question des Vaccins

14 février 2018

Rougeole : une seule solution, la vaccination ? C'est faux !

 

Madame la ministre, vous devriez vous occuper en priorité de la transmission des maladies dans les salles d'attente des hôpitaux dont vous avez la responsabilité !

La personne décédée de rougeole à Poitiers avait été contaminée aux urgences de l'hôpital où aucune précaution particulière n'avait été prise. De plus, elle souffrait d'une pathologie qui a favorisé son décès.

Extraits du témoignage de sa mère [1] :

"Il y avait des tas de gens malades, dont des enfants qui attendaient sur les fauteuils. Mais personne ne portait de masque. Personne ne nous a rien dit". Elle affirme que sa fille a "contracté la maladie aux urgences". 

 

Le CHU de Poitiers a de son côté réagi en estimant que la victime fait partie des cinq personnes qui "ont pu contracter la maladie au contact d’un autre patient au CHU de Poitiers lors de l’apparition des premiers cas". Si l'hôpital a annoncé avoir pris des mesures, comme le port du masque dans les zones à risque, au moment du passage de Jessica aux urgences, il n’en était rien selon la mère.  "Jessica souffrait d'obésité, elle ne sortait jamais, parce qu'elle n'osait pas. La seule fois où elle est sortie, c'est pour accompagner son père et moi au CHU de Poitiers. Il n'y a que là qu'elle a pu contracter la rougeole !", explique la mère qui assure que ce week-end-là, aucun message de prévention n'était mis en place pour prévenir le risque épidémique infectieux."

 

Le 14 février la ministre a ainsi répondu à la mère [6] :

 

"La mère de la victime, qui n'était pas vaccinée, affirme que sa fille a contracté la maladie à l'hôpital : "C'est ce que dit la maman. Aujourd'hui, je n'ai pas les éléments, évidemment, pour conclure. J'attends donc de savoir ce qui sera dit par le personnel de l'hôpital, puisque nous avons demandé, évidemment, des remontées", répond Agnès Buzyn."

 

Il semble pourtant que le CHU de Poitiers ait pratiquement reconnu l'origine de la contamination.

 

Oui, madame la ministre, le premier problème est là et il est de votre responsabilité. On retrouve la même problématique avec le témoignage diffusé sur ARTE à propos de cet enfant allemand qui avait contacté la rougeole à l'âge de 6 mois dans la salle d'attente d'un pédiatre. Plus tard il fera une panencéphalite rougeoleuse dont il décèdera. Voir mon article [2]

 

Les lieux médicaux concentrent des malades de diverses pathologies dont certains peuvent être contagieux. Quand j’étais jeune on nous disait que quand on était malade ainsi il fallait rester au lit et  c’était le médecin qui se déplaçait. Aujourd’hui les médecins ne veulent plus se déplacer et les contagieux vont dans les salles d’attentes avec de la fièvre et d’autres malades qui attendent et vont être contaminés alors qu’ils sont déjà malades d’autre choses. UNE CATASTROPHE sur laquelle le ministère devrait s’interroger de toute urgence.

 

L'effet de mesures de protection comme le port de masques pour tous dans les salles d'attentes des hôpitaux ET des médecins de ville (ou de campagne !) serait immédiat sur la propagation du virus alors que la vaccination ne peut avoir qu'un effet très différé. Espérons que la ministre le comprendra ... Elle attend les rémontées de l'hôpital ... On a le temps en effet !!!

 

On pourrait aussi rappeler les salles de sports fermées pour être transformées en centres de vaccinations ouverts en 2009 pour y faire tourner pendant des heures, entre des barrières, la population invitée à aller se faire vacciner contre le H1N1. Que ce soit dans ces centres ou dans les salles d'attente des médecins, les risques de contamination par de multiples pathogènes y étaient très élevés.

 

Il existe des milliers de pathogènes contre lesquels il est impossible de se protéger par des vaccinations. La première, la principale mesure est de tenter d'éviter leur transmission et d'abord en évitant le plus possible les concentrations de malades comme cela se produit dans les lieux médicaux.

 

 

Quand la ministre et autres experts affirment que contre la rougeole il n'y a pas d'autres solutions que la vaccination, c'est faux ! Le mauvais exemple de l'hôpital de Poitiers vient, une fois de plus, de le démontrer.

 

Voir aussi mon article "Comment se propage le virus de la grippe ?" où j'ai essayé de rapporter ce que l'on sait sur sa propagation et sur l'importance des mesures barrières  [3].

 

Il y a aussi l'importance de l'isolement dans la victoire sur la variole. j'ai écrit de nombreux articles à ce sujet. Par exemple le dernier  "La variole au secours des 11 obligations vaccinales !"  [4]

 

Ajoutons que cette femme est aussi victime du fait qu'elle n'a pas pu faire une rougeole à l'âge qui était habituel pour cela et ce en raison de la vaccination des autres ou plutôt de la décision irréfléchie de lancer précipitamment une campagne désordonnée de vaccination pour tenter d'éliminer mondialement la maladie et d'éradiquer le virus avec un vaccin qui n'a pas les propriétés requises pour cela.

 

Il y a là une très grande imprudence et une immense responsabilité de la part de ceux qui veulent diriger la santé mondiale.

 

Voir mon article sur les propriétés connues du  vaccin contre la rougeole

 

"L'impossible éradication de la rougeole" [5]

Sur le port du masque contre la rougeole dans les hôpitaux 

 

“Clinique Paris Nord

Mesures pour la prévention et la maîtrise de la diffusion de la rougeole dans les établissements de santé

 

http://www.cpias-ile-de-france.fr/Guides/FT6_Rougeole.pdf

Le cas est un patient :

Précautions complémentaires : isolement respiratoire en chambre individuelle porte fermée (contagiosité 24h avant le début des signes cliniques, et jusqu’à 5 jours après le début de l’éruption).
Mesures pour le personnel : Porter un masque FFP 1 ou 2 à l’entrée de la chambre. Le retirer en sortant de la chambre. Réaliser une friction hydroalcoolique au retrait du masque. Dédier du personnel immunisé. Eviction des soins au malade des personnels réceptifs.

 

Mesures pour le patient : Limiter les déplacements. Si déplacement, port du masque chirurgical.

 

Mesures pour les visites : à limiter. Porter un masque FFP 1 ou 2."

 

 

En 2017, 519 cas ont été déclarés, près du septuple de 2016 (79 cas), souligne l'agence sanitaire. Elle met en garde: "La France n'est pas à l'abri d'une nouvelle épidémie d'ampleur importante, comme celles observées dans plusieurs pays" européens comme l'Italie (près de 5.000 cas), l'Allemagne (plus de 900) ou la Roumanie (plus de 6.000).

 

Enfin, "le taux de vaccination en Nouvelle-Aquitaine n'est pas très différent de la moyenne nationale", renchérit M. Lévy-Bruhl. "Il n'y a pas de spécificité qui explique que l'épidémie touche cette région, donc si c'est arrivé là aujourd'hui, ça arrivera probablement ailleurs demain".

 

ROUGEOLE en CHINE

 

 

Prévention et contrôle des épidémies de rougeole chez les adultes: enseignements tirés d'une épidémie d'importation dans la province du Yunnan, Chine, 2015

 

Résumé publié janvier 2018, traduction Google

 

 

 

Contexte : L'incidence de la rougeole dans la province du Yunnan chez les enfants vaccinés a nettement diminué après avoir atteint et maintenu une forte couverture de 2 doses du vaccin antirougeoleux (VMC) par des services de vaccination de routine et des activités de vaccination supplémentaires (AVS). La plupart des cas de rougeole se produisent maintenant chez les adultes. En 2015, nous avons étudié une éclosion de rougeole chez les adultes afin de déterminer les schémas de transmission et le rôle potentiel de la transmission nosocomiale.

Méthodes : Nous avons amélioré la surveillance de la rougeole en utilisant la recherche de cas active rétrospective. Nous avons mené des enquêtes de cas pour déterminer les sources d'infection et les voies de transmission; les tests de laboratoire comprenaient des méthodes de diagnostic sérologique et moléculaire.

Résultats : Vingt-deux cas de rougeole associés à une éclosion ont été identifiés; la plupart (86,36%) concernaient des personnes de 20 à 39 ans (de 7 mois à 43 ans). Nous avons interviewé 19 personnes qui avaient contracté la rougeole. Les 3 premiers cas ont été infectés au Tibet; 12 (63%) étaient des infections nosocomiales; 2 (11%) ont été acquis dans la communauté; et 2 (11%) étaient des cas de contacts familiaux. Nous avons mené une immunisation contre la réponse aux éclosions (ORI) qui a fourni le vaccin MCV sans égard à l'état vaccinal; 10 596 résidents entre 20 et 40 ans ont été vaccinés. Une enquête sérologique menée pendant l'ORI a montré que 84% des 20-40 ans étaient immunisés contre la rougeole avant la vaccination. Les tests sérologiques post-vaccinaux ont montré que 100% étaient immunisés.

Conclusions : Malgré une forte immunité de la population chez les enfants et les adolescents, la transmission du virus de la rougeole importé est survenue chez les adultes d'une région transfrontalière provinciale. La transmission nosocomiale et les déficits d'immunité antirougeoleuse chez les adultes constituent une menace pour l'élimination de la rougeole et mettent en évidence la stratégie consistant à cibler les adultes pendant les infections opportunistes aiguës vers des flambées de transmission adulte-adulte."

 Voici un commentaire que j'avais fait il y a plus de 10 ans et qui est toujours d'actualité


"Je fais faire le vaccin parce qu’il est obligatoire, que ce soit vrai ou faux, sera toujours un échec pour notre santé publique. L’objectif à atteindre pour elle : amener la population à accepter une vaccination en raison de son utilité médicale et épidémiologique avec des arguments justes car la Confiance est le bien le plus précieux et elle ne peut être durable que dans la Vérité.

Notre système médical ne sait pas se faire accepter et ne trouve pas d’autres solutions pour accroître la CV du ROR que de chercher à faire croire qu’il est obligatoire. Au Québec où il n’existe aucune vaccination obligatoire et où le consentement doit être obtenu avant toute vaccination ils ne peuvent utiliser ce moyen et pourtant ils obtiennent des CV plus élevées qu’en France. Alors ? Ils ont appris à se faire accepter alors que nos obligations vaccinales sont une solution de facilité dispensant de tout effort.

                                      Suggestion : remplacer CV=couverture vaccinale par Confiance et Vérité"

 

"Le virus de la rougeole est un virus qui n’aime pas la chaleur, (il meurt après trente minutes passées au-dessus de 60 degrés), et qui est détruit par l’alcool à 70%. Mais, comme il est transmis lors d’une simple conversation, en cas de toux ou d’éternuement, il est possible de l’attraper assez facilement au contact d’une personne infectée, fait que l'on ignorele plus souvent puisque l’éruption sur la peau survient au moins 10 jours après que le malade soit contagieux."

A Comparer à "contagiosité 24h avant le début des signes cliniques, et jusqu’à 5 jours après le début de l’éruption" vu plus haut.

 

Sur la rougeole il y a aussi l'excellent article du docteure Claudina Michal-Teitelbaum sur le blog du Docteur du 16 "Est-il souhaitable d'éliminer la rougeole en France ?"

 

http://docteurdu16.blogspot.fr/search?q=rougeole&x=0&y=0

 

Il y a aussi mon article de 2010 sur les données françaises sur les cas de rougeole

 

http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2010/10/31/19475364.html

 

 

 

[1] https://www.lci.fr/sante/cas-mortel-de-rougeole-la-mere-affirme-que-sa-fille-a-contracte-la-maladie-aux-urgences-

2078730.html

 

[2]  http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2018/01/31/36100553.html

 

[3]  http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2015/10/14/32774465.html

 

[4]  http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2017/12/28/35996585.html

 

[5]  http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2017/10/03/35732843.html

 

[6]  https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/rougeole-la-ministre-de-la-sante-demande-aux-personnes-non-vaccinees-de-faire-un-rattrapage_2610018.html

Posté par BernardGue à 12:14 - Commentaires [1] - Permalien [#]


07 février 2018

Sclérose en plaques chez les enfants : beaucoup de bruit pour un signal qui n'existait pas !

 

 

Beaucoup de bruit pour un signal qui n'existait pas !

Chacun se souvient du fameux résultat significatif trouvé  par l’équipe de Marc Tardieu il y a 9 ans sur les enfants dits “observants au calendrier vaccinal” et qui étaient plus à risque de sclérose en plaques s’ils étaient vaccinés hépatite B plus tard. Ce fut une affaire énorme qui mis Daniel Floret en ébullition avec réunion au ministère le mercredi 24 sept 2008, la publication étant annoncée pour le 8 octobre. Le lendemain à 9h45 le journal Le Monde annonce qu’il s’est procuré l’étude et parle d’un résultat significatif pour les observants. Daniel Floret, constatant que la presse s’était  déjà emparée du sujet (informée par qui ?) annonce aussitôt  une conférence de presse pour l’après midi. Réunion en urgence du CTV (le dimanche avait même dit son président ) et de la Commission de pharmacovigilance le lundi avec publication de son compte-rendu le lendemain (généralement c’est  8 jours). La conférence de presse de Marc Tardieu, annoncée pour le 8 octobre, jour de la publication, est INTERDITE par le ministère une heure avant au motif qu’il ne pouvait parler le jour de la publication de l’avis du HCSP ...  Elle n’aura JAMAIS lieu ...Le 18 octobre, dans un communiqué, l’Académie de Médecine s’inquiète de cette précipitation désordonnée ...Fin octobre le journal Le Monde s'inquiète de la conférence de presse de Marc Tardieu qui n'a toujours pas eu lieu. Le 4 mars 2009, à un colloque sur les vaccinations organisé par des parlementaires à la Maison de la Chimie, le sénateur Paul Blanc annoncera que Marc Tardieu devait venir mais ''il n'est pas venu'' se contentera-t-il de dire.

.
 

 

Aussi incroyable que cela puisse paraitre, il n’y avait en réalité AUCUN signal !!!
OUI, C’EST VRAI !!!

 

 

Le groupe des "observants au calendrier vaccinal"

 

Le 8 octobre 2008 les auteurs publiaient [3] un résultat significatif relatif au sous-groupe qualifié ''d'observants au calendrier vaccinal", c'est à dire les enfants, cas et témoins, ayant reçu 4 DTP, 1 ROR et 1 BCG avant l'âge de 2 ans. Bien que publié près d'un an plus tard, ce résultat complète les données et tests de la publication de décembre 2007 sur l'apparition de la sclérose en plaques. Les auteurs y ont trouvé un facteur d'exposition donnant un signal statistique avec OR=2,77 et IC 95% [1,23 6,24]. Voici les données :

« Observants au calendrier vaccinal »

Vaccinés hépatite B

72 cas dont 30 vaccinés

Engerix B

347 témoins dont 91 vaccinés Engerix B

Engerix B < 3 ans

11

43

Engerix B > 3 ans

19

48

Non Vaccinés

Engerix B

42

256

 

Pour que ce soit clair, les 72 cas et leurs 347 témoins étaient tous observants au calendrier vaccinal. Le groupe significatif est caractérisé par (ligne 3) :

1- les cas avaient été vaccinés par Engerix B ;

2- la première atteinte démyélinisante est apparue plus de 3 ans après cette vaccination.

Il s'agit donc d'un test sur un délai. En conséquence, la bonne méthode consiste à comparer directement les nombres de cas apparus au cours des 3 premières années et du délai complémentaire, soit 11 cas d'une part et 19 d'autre part. Il faut tester avec la seule modélisation disponible dans cette situation, une loi de Poisson. Cela demande des délais précis, aussi je vais supposer que les 19 cas apparus au delà des 3 premières années le furent au cours des années 4, 5 et 6 cumulées. Comme le résultat ne sera pas significatif, il le serait encore moins s'il y avait moins de cas sur cette période. On compare donc 11 et 19 sur une même durée en supposant que les nombres de cas apparus suivent une même loi de Poisson. Le test donne une probabilité de 7,1% pour observer un tel écart, ce qui n'est pas significatif (il faudrait <2,5% au niveau usuel du test en épidémiologie).

La question se pose alors : pourquoi le test cas-témoins est-il significatif alors que celui qui porte directement sur les cas ne l'est pas ? La réponse est double :

1- Le test cas-témoins compare les cas aux témoins. Un résultat significatif signifie seulement que les cas et les témoins se comportent de la même façon par rapport au délai testé et à son délai complémentaire. Il ne dit pas comment se comportent les cas, ce que fait le test sur les cas.

1 – Les auteurs (mais c’est général) utilisent le cas-témoins pour tester sur des délais, ce qui est une aberration mathématique car les délais constituent par eux-mêmes un système de référence : il faut statistiquement le même nombre de cas sur des durées égales, par exemple chaque année. En utilisant des témoins on introduit un deuxième système de référence qui n'a rien à faire dans l'étude de la répartition des cas selon les délais.

2- Le test cas-témoins pratiqué par les auteurs comporte une erreur technique monumentale : ils ont conservé dans les calculs les cas et témoins non vaccinés Engerix B pour lesquels le délai entre la vaccination par Engerix et la date index n'est pas défini. Cela revient, analogiquement, à introduire dans les calculs des souris non fécondées pour étudier une durée de gestation !

 

Si on les supprime en conservant les 30 cas et 91 témoins vaccinés Engerix, le test cas-témoins n'est plus significatif avec une probabilité associée de 15,7%. Cependant, il faudrait aussi retirer des 91 témoins ceux qui sont associés à d'autres cas que les 30 cas vaccinés Engerix. Un cas non vacciné hépatite B peut fort bien avoir des témoins vaccinés Engerix. Les données publiées ne permettent pas de savoir ce qu'il en est. Quoiqu'il en soit, ce type de test n'a pas d'intérêt réel ici.

 

Conclusions 

1- Les auteurs ne savent pas tester correctement sur des délais.

2- Les commentateurs ''autorisés'' ne savent pas mieux faire. Dans l'incapacité d'appliquer une méthode valable, ils ont cherché à casser la portée médiatique du signal en invoquant le risque de première espèce, ce qui est pour le moins inadapté car il demande un renouvellement des données. Ils ont confondu la multiplicité des tests obtenue en explorant les données (on fait varier l'objet du test) avec une multiplicité obtenue en renouvelant les données, ce qui est pratiquement certainement très rare avec des données médicales.

3- Cette carence dans l'application des tests statistiques n'est pas de la seule responsabilité des auteurs et commentateurs. Elle est d'abord celle de la discipline qui les a formé et de ses maitres.

4- Auteurs et commentateurs n'ont pas montré qu'il n'existait pas de signal sur un autre délai que celui choisi, par exemple pour les années 3+4 cumulées.

Voici une simulation compatible avec les données publiées et qui en montre la possibilité avec 16 cas sur les années 3+4 cumulées, 7 pour chacune des années 1+2 et 5+6 cumulées. La probabilité significative associée au test est 2,1%.

 

 

Années

1

2

3

4

5

6

>6

CAS

Engerix B

11 cas

19 cas > 3 ans

Simulation Répartition par année

3

4

4

12

4

3

0

Répartition 2 années cumulées

7

16

7

0

 

 Comment le signal absent sur les cas a-t-il été crée par les témoins ?

On peut le comprendre facilement : il y a 2,5 témoins exposés pour un cas exposés (48/19). Mais pour ceux qui ne devraient pas figurer dans les calculs car non vaccinés par Engerix B, il y a 6 témoins pour un cas (256/42). C’est cela qui crée le signal qui n’existe que parce que les auteurs ne savent pas utiliser correctement les tests statistiques, mais ils ne sont pas les seuls. Ils ne sont pas  individuellement responsables, d’ailleurs personne ne s'en était aperçu.

 

 Tout cet affolement parce que les experts trouvent normal, comme allant de soi, que l’on peut introduire dans les calculs des cas non vaccinés pour étudier une durée d’incubation (analogiquement des souris non fécondées  pour étudier la durée de gestation).

A peine croyable !!!

Avec ce système qui poursuit imperturbablement sa route et qu'on appelle la santé publique, la santé du public est entre de bonnes mains !!!

 

[1] https://academic.oup.com/brain/article/130/4/1105/275673 Texte complet en accès libre.

[2] http://archpedi.ama-assn.org/cgi/content/full/161/12/1176 Texte complet en accès libre.

[3] http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18843097 Résumé seulement.

[4] INSERM Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale https://www.inserm.fr/sites/default/files/media/entity_documents/Inserm_MiseAuPoint_Vaccins_2017.pdf

[5] http://www.txrating.org/spc/polycop/odds%20ratio.htm

 

Posté par BernardGue à 15:41 - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 février 2018

Sur l'épidémie de rougeole en Aquitaine

Epidémie de rougeole en Aquitaine :

elles se suivent et se ressemblent ?

A voir !

 

Quitte à décevoir le lecteur, il s'agira de l'épidémie qui s'était développée en 2009-2010 dans cette région et dont l'InVS avait fait un bilan [1]. Je n'y suis pour rien car il n'y a pas d'informations précises sur l'épidémie en cours en Nouvelle Aquitaine , en particulier sur le statut des malades par rapport à la vaccination. On annonce en effet « 77 cas de rougeole chez les étudiants à Bordeaux » mais pas « 77 non vaccinés font la rougeole » ce qui signifie, en langage diplomatique, que certains d'entre-eux avaient été vaccinés, sans doute dans l'enfance.

Cette affirmation ne devrait pas surprendre car il en fut ainsi au cours de l'épidémie de 2009-2010 qui frappa aussi des adultes vaccinés avec une ou 2 doses. Il serait étonnant qu'il n'en soit pas de même cette fois ci. Mais il faudra être patient car la publication relative à l'épidémie de 2009-2010 date d'avril 2011. Cela veut dire que si l'épidémie se prolongeait jusqu'en 2019 il faudra attendre 2020 pour avoir ces informations capitales. Pendant ce temps, les langues et les commentaires vont bon train …En particulier,

 des étudiants font la rougeole, vaccinons les nourrissons ! 

Avant de porter un jugement et d'affirmer des solutions, accumulons les données. Voici des extraits du bilan InVS de l'épidémie de 2009-2010 en Aquitaine :

 

« 136 cas sont survenus en 2009 et 204 en 2010. Des pics épidémiques ont été observés aux mois de mai et septembre 2009 et en avril et novembre 2010 »

 

« Le sex-ratio était de 1,5 en 2009 et 0,9 en 2010. La moitié avait 15 ans ou moins (étendue de 1 mois à 52 ans) en 2009, et 10 ans ou moins en 2010 (étendue de 1 mois à 53 ans). Plus d’un tiers des cas avaient 5 ans ou moins en 2010. »

 

 

 

A vu, il y aurait eu 35 cas chez des enfants de moins d'un an (15+20) et 7 cas de plus de 40 ans pour lesquels il n'est pas précisé s'ils avaient déjà fait la rougeole ou pas ni même si on avait cherché à le savoir ...

 

 

 

« L’analyse des vaccinations des 113 cas vérifiés sur le carnet de santé, pour contrôler le biais de mémorisation éventuel a montré que 87 (77 %) n’étaient pas vaccinés, 18 (15,9 %) avaient reçu une seule dose de vaccin et 9 (dont 5 confirmés biologiquement) avaient reçu 2 doses de vaccin. Le statut vaccinal varie selon l’âge. »

 

 

 

« Contage/cas importés

Un contage, dans les 7 à 18 jours précédant l’éruption, a été rapporté pour 162 cas sur 235 fiches renseignées. Ce contact survenait dans le cadre familial pour 70,0% des cas, à l’école pour 11,9%, sur le lieu de garde pour 3,1% des cas et dans 15,0 % des cas dans un autre contexte (amis, voisins, lieu de travail, etc.). Parmi ces cas, on dénombrait 25 nourrissons dont 18 avaient au moins 6 mois et n’avaient pas bénéficié d’une première dose de vaccin dans les 72 heures suivant ce contact. Par ailleurs, 5 déclarations mentionnaient un séjour à l’étranger dans 4 pays (Espagne pour 2 cas, Bulgarie, Italie, Maroc). »

 

« Par ailleurs, sur l’ensemble des 340 cas déclarés de rougeole, 192 cas n’étaient pas vaccinés conformément aux recommandations. Ces cas regroupaient :

 

  • 21 cas entre 13 et 23 mois qui auraient été éligibles pour deux doses du vaccin ROR (dont 17 non vaccinés et 4 vaccinés avec une seule dose) ;

  • 132 cas entre 2 et 18 ans qui auraient été éligibles pour un rattrapage à deux doses (dont 116 non vaccinés et 16 vaccinés avec une seule dose) ;

  • 39 cas entre 19 et 30 ans qui auraient été éligibles pour une dose n’étaient pas du tout vaccinés (les 25 autres cas de cette tranche d’âge avaient reçu une dose de vaccin).

 

« Cas groupés en Aquitaine

 

Pendant ces deux années, plusieurs épisodes de cas groupés ont été recensés :

 

  • en 2009, un épisode de 8 cas concernant des élèves et leurs contacts familiaux,

  • un épisode de 10 cas touchant des étudiants de la faculté de Bordeaux II (étudiants en profession médicales et paramédicales),

  • et un épisode chez des gens du voyage. »

 

 Pour l'épidémie en cours en 2017-2018, 11 cas ont été admis aux urgences dont 8 soignants de l'hôpital Pellegrin de Bordeaux. Ce fait est en accord avec celui observé en 2009-2010.  Crois-t-on sérieusement que la vaccination systématique des nourrissons va avoir une action sur ces transmissions entre adultes et soignants ?

La recommandation de Didier Raoult dans son livre de janvier 2018 "La vérité sur les vaccins" est que 10 ans après une vaccination contre la rougeole on fasse faire un titrage d'anticorps pour décider d'une revaccination. En effet, le vaccin étant à virus vivant, la présence d'anticorps neutraliserait l'action du vaccin. La personne revaccinées pourrait avoir perdu ses anticorps 5 ans plus tard et ne plus être protégée alors qu'elle serait considérée comme telle en raison de son rappel. Mais l'autorité ministérielle n'en est pas là ...

 

Pour la rougeole, ''le vrai problème réside dans la durée de la protection vaccinale. Nous nous sommes rendus compte qu'elle était bien plus faible que celle que procurait l'infection naurelle. Une stratégie intelligente serai de consulter un médecin 10 ans après avoir reçu le vaccin, afin de nous assurer que nous avons encore dans notre organisme les anticorps contre la maladie. Vérification à actualiser régulièrement pour les adultes qui travaillent auprès de malades ou de jeunes enfants, de manière à éviter pour eux de jouer le rôle de vecteur."

Pour lui, la stratégie intelligente serait que ce soient les adultes qui protègent les jeunes enfants en surveillant leurs anticorps et non pas que ce soit ces enfants qui protègent les adultes. Quant à vacciner, autant que ce soit utile !

 

[1]  http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=7020

 

Posté par BernardGue à 10:42 - Commentaires [4] - Permalien [#]

31 janvier 2018

Un Vaccin ? non merci ! Les victimes trahies par ARTE

 

"Un Vaccin ? Non merci !"

C'est le titre de l'émission réalisée et diffusée par ARTE  le 29 janvier à 13 h sur Arte  France. La vidéo sera disponible du 29/01/2018 au 28/02/2018

https://www.arte.tv/fr/videos/078230-009-A/arte-regards/

Voici la réaction d'une maman, Lucie Michel, présentée  avec son fils Malone dans ce documentaire.

LETTRE OUVERTE DE LUCIE MICHEL  A CLAUDIA BACKMANN

Suite au reportage du 29 Janvier 2018 diffusé par Arte, j'aimerais obtenir une explication sur les propos que vous tenez à mon égard, et soulever les nombreuses inexactitudes me concernant.

J'ai constaté que vous avez utilisé à mon égard le terme de « farouche adversaire » des vaccinations, mais, je vous rappelle les termes employées dans mon email qui vous a été adressé avant la diffusion du documentaire où je vous réponds que je ne suis pas contre les vaccins, mais je me décris "comme une personne qui a été abusée par la non information des risques". Dès lors je choisis volontairement le terme " vaccino-sceptique" bien plus en adéquation avec ma réalité. Par ailleurs, c'est ce que je vous disais également lors de nos entretiens filmées.

Plus loin, le commentaire dit à mon égard  "Elle a fait de son destin et de celui de son fils une marque de fabrique" insinue que j’exploite la maladie de mon enfant à des fins financiers par le biais d'un album qui, je le rappelle, est destiné à sensibiliser les gens aux situations de handicap.
Plus tard dans ce même film, j’évoque ce que me coûterait la prise en charge adaptée mensuelle de mon enfant avoisinant les 5000 euros. Je suis, comme vous le dites également, sans ressources. RSA exactement. Sans prise en charge de mon fils, il m’est impossible de gagner ma vie. La vente de mes disques et des t-shirts m’aident à survivre simplement, le plus modestement et honnêtement possible, et cette créativité me permet de ne pas sombrer dans la dépression. La manière dont vous présentez cette activité me porte un préjudice moral : combien de messages et appels ai-je reçu depuis la diffusion de ce reportage sur votre chaine, de personnes qui me disent « vous exploitez la maladie de votre enfant, la télévision le dit »?

C'est précisément parce que je suis sans ressources que vous m'avez payé les billets de train pour venir à la manifestation à Paris. Je n'ai fait ce déplacement qu'à votre demande, et parce que vous avez pris en charge les billets de train.

Votre commentaire dit également : « elle ne peut plus compter que sur les éducateurs de la Caisse d’Assurance Maladie, moins bien formés à l’autisme et moins présents. » Ces propos sont faux et mettent à mal les services qui sont actuellement les seuls à m'aider avec mon enfant. Il en est de même concernant les établissements spécialisés, certes il n'y en a pas beaucoup en France, mais il y en a un adapté à 42 kilomètres où je viens d'inscrire mon fils. L'inexactitude de votre commentaire me fait craindre la réaction du centre: comment va-t-il prendre ce commentaire?

Vous dites encore dans le commentaire « Lucie se sent abandonnée par l’État. Elle espère faire établir un lien entre la vaccination et la maladie de Malone pour obtenir une compensation. C’est pour cette raison qu’elle a déposé plainte contre son ancienne pédiatre, le ministère … ». Je vous expliquais longuement ma démarche qui consiste à faire avancer les choses, afin que d’autres recherches soient faites, que d’autres enfants ne subissent pas le même sort que mon fils. Me prêter une motivation financière est diffamatoire. 

Je tiens à préciser que je n’ai signé aucune autorisation écrite pour l’utilisation de mon image et de l’image de mes enfants ( mineurs ). Cette démarche de votre part me semble déontologiquement questionnable.

Je ne commenterai pas ici vos choix rédactionnels, ni l'orientation de votre film. Mais je vous demande des excuses publiques concernant les fausses informations données à mon égard afin de me rendre ma dignité dans ce combat si difficile.

Lucie Michel

Il y  a aussi cette vidéo de 7 mn où la chanteuse explique ce qui est arrivé à son fils après la vaccination ROR, quand il deviendra autiste après être devenu épileptique :  https://vimeo.com/241361673

Le documentaire s'attarde aussi très longuement sur le cas d'un enfant allemand qui a fait une rougeole à l'âge de 6 mois. Quelques années plus tard il débutera une panencéphalite sclérosante subaiguë (PESS) dont il mourra. C’est une maladie affreuse attribuée au virus de la rougeole quand celui-ci se porte sur le cerveau.
 
Le fait : L’enfant avait 6 mois  quand il a été contaminé dans la salle d’attente d’un pédiatre par un autre enfant atteint de rougeole.
 
1- Quand j’étais jeune on nous disait que quand on était malade ainsi il fallait rester au lit et  c’était le médecin qui se déplaçait. Aujourd’hui les médecins ne veulent plus se déplacer et les contagieux vont dans les salles d’attentes avec de la fièvre et d’autres malades qui attendent et vont être contaminés alors qu’ils sont déjà malades d’autre choses. UNE CATASTROPHE sur laquelle le ministère devrait s’interroger de toute urgence.
 
2- L’enfant était trop jeune pour avoir été vacciné contre la rougeole comme ce fut dit dans le commentaire. Mais on ne donne pas l'âge de l'autre enfant  qui l'a contaminé et on ne sait rien de la façon dont ce dernier avait attrapé la rougeole. 
Pour vacciner contre la rougeole, on attend en effet que les anticorps maternels aient disparu car, le vaccin étant à virus vivant, il serait neutralisé en pareil cas et la vaccination ne servirait à rien. Quelques mois plus tard, quand ces anticorps auront disparu, l’enfant vacciné ne sera plus protégé. D’où les 2 doses à quelques mois d’intervalle. La seconde dose ne renforce pas l’immunité de ceux qui se sont immunisés à la première. Pour que la vaccination soit efficace il FAUT qu’il y ait une LACUNE immunitaire, que l’enfant soit donc vulnérable pendant une période indéterminée, variable avec chaque enfant.
 
L’enfant n’était donc plus immunisé à 6 mois. On admet généralement que les anticorps maternels protègent pendant 1 an ou plus si la mère a fait la rougeole.
QUESTIONS :
 
- la mère avait-elle fait la rougeole ? Les journalistes ne lui ont pas posé la question. C’est peu probable.
- la mère avait-elle été vaccinée contre la rougeole ? Si non, elle pourrait tout aussi bien attribuer la maladie précoce de son enfant à sa non vaccination qu’à la rougeole de l’enfant dans la salle d’attente du pédiatre. Si oui, cela prouverait que les anticorps maternels peuvent persister peu de temps après la naissance. Pas suffisamment pour protéger l’enfant jusqu’à l’âge de 1 an, l’âge prévu pour la vaccination. Là aussi, la question n’a pas été posée.
 
Le fait de faire une rougeole très jeune, à quelques mois, augmente le risque que le virus aille sur le cerveau, ce qui est la cause attribuée à la PESS. Or la vaccination généralisée conduit à rendre vulnérable des enfants très jeunes. On a constaté une rougeole le jour même de la naissance !!!
Document OMS sur la PESS
Il a été montré que l’incidence véritable de la PESS était d’environ 4-11 cas pour 100 000 cas de rougeole, alors que si l’infection rougeoleuse est contractée très tôt dans la vie, le risque peut être supérieur (18 pour 100 000 cas). Un taux aussi élevé que 27,9 cas de PESS pour 100 000 cas de rougeole a été cité.”
 
J’ajoute qu’à 18mn le documentaire ARTE affirme que la PESS se développe dans 1 cas de rougeole sur 500, ce qui ferait 200 cas pour 100000 alors que le document OMS donne 18 pour 100000 et considère que 28 cas pour 100000 était une exception !!!
 
De plus, la vaccination favorise l’apparition de la maladie chez des enfants de moins de 1 an, ceux-ci étant moins bien protégés par les anticorps de leurs mères qui n'ont pas fait la rougeole mais ont seulement été vaccinées. Or ce fait favorise grandement l'apparition des PESS d’après l’OMS. Concluez ?
Pourquoi le ROR n'est pas fait à 3 mois ?
Puisque les enfants nés de mères vaccinées (ou pas) mais qui n'ont pas connu la rougeole donnent peu d'anticorps à leurs enfants,  que ceux-ci deviennent vulnérables à la rougeole très tôt et qu'ils sont alors à risque de complications très graves comme la PESS, pourquoi ne pas envisager de les vacciner beaucoup plus tôt, quitte à différer les autres vaccins ? On sait que la vaccination n'est pas efficace si  l'enfant à encore des anticorps maternels et que c'est la raison évoquée pour différer la vaccination à 12 mois. Pour de tels enfants, on pourrait tester les anticorps à 3 mois et pratiquer la vaccination ROR à la place de l'hexavalent qui n'est pas si urgent.
Pourquoi cette stratégie n'est-elle pas proposée ni même envisagée ? Et si c'était parce que les virus vivants du vaccin ROR pourraient eux aussi investir le cerveau et y provoquer les mêmes dégâts que le virus sauvage quand cette vaccination est pratiquée sur un nourrisson ? D'ailleurs c'est le titre du document OMS cité plus haut  [0]. Il débute ainsi :
"Le Comité a passé en revue l’épidémiologie de la panencéphalite sclérosante subaiguë (PESS) et la prétendue relation entre vaccination antirougeoleuse et survenue d’une PESS."
 
Preuve que la possibilité que le vaccin puisse provoquer une PESS a bien été évoquée par certains auteurs, l'objectif de cet article de l'OMS étant d'en écarter la possibilité. Mais ...
EXTRAITS de la thèse de Diane Ninkam Nghemning  (Grenoble 2002) [1] 
 

«Les vaccins actuellement disponibles ne parviennent pas à bloquer complètement la transmission du virus dans la population .

On ne peut pas vacciner les enfants avant l'âge de neuf mois car la présence d'anticorps maternels réduit l'efficacité de la vaccination (Siber et al. 1993). »

 

“Ces échecs peuvent s'expliquer quand le vaccin est administré aux enfants de moins de 12 mois (Shaby, 1977) en présence des anticorps maternels contre la rougeole (Barrata, 1970). On estime que ces anticorps ont généralement disparu à 12 mois mais ils persistent encore plusieurs mois chez certains enfants et diminuent l’efficacité de la vaccination. Le taux de décroissance des anticorps maternels est inversement corrélé au niveau socioéconomique. »

"Les mères immunisées par la vaccination ont peu d’anticorps et sont donc prédisposées à transmettre un faible taux d’anticorps à leurs enfants (Markowitz, 1996 ; Zanetta, 2002). Les enfants nés de mères vaccinées perdent plus tôt leurs anticorps maternels et sont donc susceptibles à un très jeune âge."

On pourrait vacciner plus tôt les enfants nés de mères vaccinées MAIS les autres vaccins y font aussi obstacle. Le médecin pourrait poser la question à la mère : “avez-vous fait la rougeole ? avez-vous été vaccinée ?” J’avais soulevé le problème au cours d’une conférence à Poitiers par un prof de la fac de médecine dans le cadre de la semaine de la vaccination. Réponse :”trop compliqué !” Vraiment ? Le 4 mai 2011, à un colloque sur les vaccinations organisé par des parlementaires, j’ai entendu le président du CTV dire “il faut faire la deuxième dose 1 mois après la première afin de ne pas l’oublier”*.  Il avait bien compris à quoi elle servait !!!  Incroyable mais vrai. On fait une vaccination administrative dont le virus se moque bien : nos experts et ministres regardent la couverture vaccinal à 2 ans mais le virus regarde la couverture immunitaire entre 0 et 100 ans ! Qui est le plus malin ?.

* C'était à un colloque sur les vaccinations organisé par des parlementaires, à la Maison de la Chimie à Paris, le 4 mai  2011.

[1]  https://www.yumpu.com/fr/document/view/38634696/souches-africaines-du-virus-de-la-rougeole-etude-

Voir aussi mon article sur cette thèse (avec le n° des pages) "L'impossible éradication de la rougeole"

http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2017/10/03/35732843.html

 

Posté par BernardGue à 17:34 - Commentaires [0] - Permalien [#]

28 janvier 2018

La scandaleuse obligation du vaccin contre le méningocoque C

Sur l'obligations du prévenar et du vaccin méningocoque C

 

On peut consulter le résumé en ligne [1] d'une communication présentée par Christian Perronne (ancien président du CSHPF et du CTV) le 30 novembre 2007 aux journées de veille sanitaire organisées par l'InVS et auxquelles j'assistais :

  "De la disponibilité de nouveaux vaccins à leur absence d'intégration

dans le calendrier vaccinal"

Il y a en particulier le dernier paragraphe :

« pour certains microbes à sérogroupes multiples et en l’absence de couverture sur l’ensemble des souches, le déplacement de souches microbiennes dans la population, dont l’impact épidémiologique pourrait, dans certains cas, faire perdre le bénéfice de la vaccination (pneumocoques, méningocoques). »

Son propos s'applique donc aux vaccins prévenar (pneumocoques) et méningocoque C que le ministère veut rendre obligatoires pour les enfants.

Retenons aussi ces paragraphes :

« Il n'est pas suffisant pour un vaccin d'être efficace et bien toléré pour être recommandé, surtout de façon généralisée :

le vaccin méningococcique de type C … n'est recommandé que pour des personnes à risque ou dans des situations épidémiologiques bien particulières. »

« Les principaux motifs pour restreindre l'utilisation d'un vaccin ou pour ne pas le recommander … sont :

  • une morbidité ou une mortalité faible, en France, de la maladie à prévenir (méningocoque C, zona, rotavirus). »

"La vérité sur les vaccins" par Didier Raoult

Didier Raoult, professeur,  est un microbiologiste de réputation mondiale. ll dirige le plus grand centre français consacré aux maladies infectieuses à Marseille. Il vient de publier en janvier 2018 un livre "La vérité sur les vaccins" (chez Michel Lafon). Page 216 :

« Le risque acceptable est celui qui est accepté.

Le vaccin contre le méningocoque par exemple n'est pas à recommander à tout le monde.

Dans moins de 1% des cas le virus provoque septicémies ou méningites et la vaccination n'est pas anodine.

Son rapport bénéfice-risque est donc faible.

Le sérotype A est rarissime ; pour le B et le C c'est typiquement le vaccin à recommander à la carte. Il faut expliquer le risque relatif et laisser chacun décider.

Evidemment, cette pédagogie passe d'abord par le médecin. »

 

Aux journées de veille sanitaire de 2007, j'avais  noté les propos de Christian Perronne sur les vaccins pneumococciques :

«  connu sous le nom de Prévenar et recommandé depuis 2006  en vaccination généralisée des enfants en France. Il mentionne qu’on a sur ce vaccin une expérience limitée dans le temps avec 800 000 vaccination par an aux USA où on a observé une décroissance de la mortalité (30 cas en moins par an) par infection invasive à pneumocoque. Mais aussi une perte du bénéfice chez les Inuits d’Alaska après quelques années d’utilisation : absence de diminution de la mortalité globale par les infections invasives à pneumocoques avec accroissement de l’incidence chez les sujets jeunes immunodéprimés.

En France on a noté une réduction de 7 cas chez l’enfant mais avec une légère augmentation des infections à pneumocoques tous âges confondus. »

Au printemps 2017, Christian Perronne signera la pétition en faveur de l'obligation des 11 vaccins, dont le méningocoque C et le prévenar ...

 

Lu dans « Epidémiologie de terrain - Méthodes et applications »

 Un ouvrage collectif de 790 pages (2017)

 

 PNEUMOCOQUES

 Impact du vaccin anti-pneumocoque du nourrisson sur l'épidémiologie des infections invasives à pneumocoques (page 651)

 Par Daniel Lévy Bruhl et Jean-Paul Guthman Santé Publique France

 

« Le réseau EPIBAC a permis, en associant à la surveillance des infections invasives bactériennes communautaires les données microbiologiques (sérotypes) issues du réseau des Observatoires régionaux du pneumocoque en association avec le Centre national de référence du pneumocoque (CNRP), d'évaluer l'impact de la vaccination anti-pneumococcique du nourrisson introduite en 2003, avec le vaccin conjugué heptavalent (PCV-7).

 L'incidence par âge des infections invasives à pneumocoques (IIP ; méningites et bactériémies) et la distribution des sérotypes ont été comparées entre les périodes pré et post vaccinale.

 L'incidence, tous âges confondus, a augmenté de 9,2/100000 en 1998-2002 à 10,4/100000 en 2007-2008. Seule, la tranche d'âge ciblée par la vaccination (<2 ans) a vu son incidence d'IIP diminuer de 32,5% de 1998-2002 et 2007-2008. Dans toutes les tranches d'âge, l'incidence des IIP à sérotype vaccinal est plus faible en 2007-2008 par rapport à 2001-2002, surtout avant l'âge de 2 ans ((3,0/100000 versus 20,5/100000, respectivement, soit une baisse de 85,5%).

 Parallèlement, l'incidence des IIP à sérotypes non vaccinaux a augmenté entre 2001-2002 et 2007-2008 dans tous les groupes d'âges. Chez les enfants de moins de deux ans, elle a pratiquement doublé entre 2001-2002 et 2007-2008 ….

 ….. La concomitance dans les différents pays de l'introduction de la vaccination du nourrisson et de l'augmentation de l'incidence des infections à sérotypes non vaccinaux ne laisse guère de doutes sur la part importante de la vaccination dans ce phénomène.

 Ces résultats décevants ont largement contribué à recommander, en 2010, la substitution du vaccin 7-valent par le vaccin 13-valent qui, outre sa pluslarge couverture des sérotypes circulants, présente l'avantage de contenir la plupart des sérotypes impliqués dans le phénomène de remplacement.

 Entre 2008-2009 et 2014, une diminution de l'incidence des infections invasives à pneumocoques de 41%, tous âges confondus, a été observée. »

En attendant la suite … il y a plus de 90 sérotypes …..

 

A la conférence de presse du 22 décembre à l'université Paris Descartes, Lévy Bruhl avait déclaré qu'on allait s'occuper des sérotypes contenus dans le vaccin, pour les autres on verra plus tard ….

Dans cet ouvrage de 790 pages je n'ai rien trouvé sur la vaccination contre les méningocoques ?

Notons que l'Italie, qui n'est pas suspecte d'être opposée aux obligations vaccinales, n'avait pas mis le prévenar dans sa liste initiale des 12 vaccins obligatoires puis a supprimé l'obligation des vaccins contre les méningocoques B et C.

 

 [1]  http://invs.santepubliquefrance.fr//publications/2007/jvs_2007/vaccination/1.pdf

 

 

Posté par BernardGue à 12:08 - Commentaires [0] - Permalien [#]


22 janvier 2018

Vaccins : dissimulation majeure de D.Lévy Bruhl !

 

Vaccins : une dissimulation grave et majeure de D.Lévy Bruhl

 

 

"La seule maladie qui n'ait jamais été éradiquée de cette terre, l'a été grâce à la vaccination et c'est la variole

avec son cortège de souffrances, de décès et de séquelles "

 

 

C'est ce que Daniel Lévy Bruhl, expert très connu et très influent de Santé Publique France a déclaré le 22 décembre 2017 au cours de la conférence de presse [1] organisée avec une grande solénité à l'université Paris-Descartes. Son titre :

 

« Les vaccins : une chance pour nos enfants ».

 

L'intervention de D.Lévy Bruhl débute à la 12è minute.

 

Pourtant, 16 ans auparavant, il cosignait avec Nicole Guérin membre du CTV, un document [2] de l'InVS sur le bioterrorisme et la variole :

 

 

 

Page 18 on peut lire :

 

La transmissibilité limitée permettait, à condition d’agir vite, d’interrompre les chaînes de transmission grâce à l’isolement des cas, la recherche active de leurs contacts, leur vaccination et leur suivi pour vérifier qu’ils ne développent pas la maladie.

Il est indubitable que c’est la mise en oeuvre de ces stratégies de contrôle qui a permis, au moins dans les régions de forte densité, d’atteindre l’élimination, le niveau d’immunité dans la population générale qui aurait été nécessaire pour permettre à lui seul l’élimination, proche de 100 % pour les régions les plus peuplées, étant impossible à atteindre en pratique.”

 

Copie d'écran pour authentification immédiate :

 

 

''La diapo qui tue !''

 

Les 12-14 mars 2003 D. Lévy Bruhl participait à la formation des formateurs à la vaccination anti-variolique au CRESA de Grenoble. Les différentes présentations ont été regroupées par la suite en un seul diaporama [3] de 80 diapos.

Voici d'abord la diapo 9 qui reprend le texte de 2001 cité ci-dessus puis les diapos 1 et 2 qui précisent les conditions de création du diaporama :

 

 

 

 

 

 

 

 

 Recherche active des malades et de leurs contacts suivie de leur isolement  au cours de la campagne d'éradication

 

L'existence et l'importance de cette action peuvent être attestées par ce document [4] :

Il décrit, page 22, le rôle de l'isolement des malades et de leurs contacts :

 

 

Ajoutons que Nicole Guérin co-signataire du document de 2001 sur le bioterrorisme avait dit au colloque organisé par les VERTS à l'Assemblée Nationale, le 31 janvier 2001, en réponse à 3 intervenants qui avaient affirmé que la variole avait été vaincue par la vaccination : “Elle a été vaincue par la vaccination ET un certain nombre d’autres choses” Les 3 intervenants furent un député vert européen,  le Directeur général de la santé Lucien Abenhaïm et un immunologiste de Strasbourg. Un intervenant exposera alors ce qu'avaient été ces ''autres choses''.

 

Les documents présentés ci-dessus montrent clairement qu'il y a eu DISSIMULATION de ces ''autres choses'' qui furent pourtant essentielles, introduites après l’échec cuisant des campagnes de vaccination et connues sous le nom de stratégie de surveillance- endiguement. Cela ne signifie pas que le vaccin n’avait pas d’efficacité en soi. D'ailleurs elle a été vérifiée expérimentalement sur des singes mais seulement quand l'intervalle de temps entre la vaccination et la dose épreuve était suffisante.

 

 La recherche active des malades ce faisait par des affiches montrant une petite fille atteinte de variole (2 milliards d'affiches furent imprimées). Les équipes circulaient pour demander si les gens avaient vu un cas comme cela avec des récompenses promises mais jamais payées bien sûr ! Les malades et contacts étaient généralement mis en quarantaine dans leurs habitations surveillées jours et nuits par des gardes qui ne laissaient personne entrer ou sortir.

 

 Tout cela fut lourd d'un point de vue logistique avec un gros budget et une mise en place difficile sur le terrain. Il n'est pas possible d'accepter qu'une telle opération soit occultée. Occulter le rôle de l'isolement c'est admettre implicitement qu'il n'aurait eu aucun rôle dans la lutte contre la maladie. Qui a jamais démontré cela ?

 

On ne nous parle jamais de cela alors que l’isolement pourrait être la clé face à une maladie émergente pour laquelle il n’y aura pas de vaccins par définition comme ce fut le cas pour le Sras en 2003. Il serait nécessaire de préparer psychologiquement les populations à d’éventuelles mesures contraignantes d’isolement qu’elles pourraient refuser.

 

 L’exemple de la variole serait un très bon exemple pédagogique. En dissimulant systématiquement et volontairement l'importance de l'isolement dans le but de promouvoir la vaccination comme seule mesure possible alors qu’elle ne pourra être utilisée faute de vaccins disponibles, les auteurs de ces dissimulations compromettent gravement pour l'avenir la bonne gestion des maladies émergentes.

Une réflexion sur l'isolement : le SRAS

France 2 a diffusé un documentaire décrivant l’épidémie de SRAS en 2003 ainsi que les réactions des autorités. Rétrospectivement, ça pourrait faire froid dans le dos !

https://www.france.tv/france-2/cellule-de-crise/382331-pandemies-la-traque-planetaire.html

S’il fallait retenir UNE chose, une seule, ce serait l’importance capitale de la recherche active des malades et de leur isolement ainsi que la recherche active des contacts et leur surveillance.

C’est à dire EXACTEMENT la stratégie utilisée pour vaincre la variole 30 ans auparavant quand la vaccination avait montré ses limites.

De plus, face à une maladie émergente il n’y aura pas de vaccins.

Ce documentaire révèle l’impréparation des services de santé qui n’avaient aucune instruction pour gérer une telle situation comme le révèle l’hôpital de Tourcoing où un cardiologue français était arrivé en catimini  depuis l'hôpital français d'Hanoï, alors qu’il était malade. Il contaminera 3 personnes dans l’avion dont une hôtesse avant de mourir à l’hôpital de Tourcoing. Il y avait 371 passagers...

Tout cela montre combien il est important de se préparer et de préparer les populations à mettre en oeuvre des mesures d’isolement. Plutôt que de répéter que la variole a été vaincue par la vaccination alors que c’est faux, cet exemple aurait dû conduire les autorités de santé dans une autre direction, et ce  30 ans avant le SRAS. Elles ne l’ont pas fait et son coupables de cela comme Lévy Bruhl est gravement coupable de répéter encore en 2017 que la variole a été vaincue par la vaccination, contribuant ainsi à étouffer l’importance des stratégies d’isolement.

Le SRAS fut stoppé d’extrême justesse et tous conviennent qu’on a eu beaucoup de chance. On voit ainsi quelles pourraient être les conséquences d’une impréparation relative aux mesures d’isolement et le désastre que génère l’obsession vaccinale qui détourne moyens financiers et humains des autres possibilités.

De même avec les vaccinodromes de 2009 : on ferme des gymnases  pour les rouvrir aussitôt afin d'y faire circuler la population en rangs serrés dans des barrières pour se faire vacciner ... Le plan pandémie prévoit de les fermer tous pour éviter une transmission pour le public venant assister aux matchs.

Les vaccinodromes sont des zones privilégiées de contamination par toutes sortes de pathogènes hivernaux.

C’était une folie !

En cas de graves épidémies, à plus forte raison de pandémie,

il faut accroitre les distances interhumaines

et non les réduire par des concentrations pour vacciner !!!

Nous n’avons aucune culture de l’isolement, c'est très grave.

 

 

  [1] https://mediasd.parisdescartes.fr/#/watch?id=AQt5R4DoNKXUS

  [2] http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=5912

  [3] http://www.infectiologie.com/UserFiles/File/medias/_documents/BT/vaccin%20variole.PDF

  [4] http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/39258/1/a41464_fre.pdf

 

Posté par BernardGue à 10:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

20 janvier 2018

Eradication de la polio : vaccination ou assainissement de l'eau ?

A la récente émission [0] sur les vaccinations sur France 5 dans "C à vous" le 18 janvier 2018, l'invité du jour était Didier Raoult, microbiologiste de renommée mondiale et qui arrive avec son livre "Tout savoir sur les vaccins".

Sur la polio les journalistes ne vont pas être très performants mais même Didier Raoult va se mélanger les pinceaux entre le virus de type 2 et celui de type 1 ainsi que sur le fait que seul le virus vivant de type 2 a été supprimé du vaccin oral trivalent remplacé par le bivalent toujours utilisé. Ce n'est pas encore la fin du vaccin oral comme il a pu le dire.

Si en 2017 il y eu seulement 22 cas de polio par des virus sauvages, il y en a eu 91 par des virus polio dérivés de souches vaccinales (WPV pour polio virus sauvage sauvage et cPVDV  pour polio virus circulant dérivé du vaccin) : http://polioeradication.org/polio-today/polio-now/

 

Bref, cela m'a décidé à publier cet article pour essayer d'éclairer un peu l'affaire.

[0] https://www.france.tv/france-5/c-a-vous/saison-9/393961-tout-savoir-sur-les-vaccins-c-a-vous-18-01-2018.html

 

 

 

 

En 1988, l'OMS présenta à l'Assemblée mondiale de la santé (AMS) son plan pour l'éradication mondiale de la poliomyélite. Il tenait en 6 étapes :

 

1- Arrêt de la circulation des 3 virus polio sauvages en 2000 par l'utilisation du vaccin polio oral à virus vivants (VPO).

2- Arrêt de la vaccination par le VPO.

3- Dans les 3 à 6 mois qui suivront cette interruption, les virus dérivés de souches vaccinales et mis en circulation par le VPO cesseront de circuler.

4- Trois ans plus tard, en 2003, proclamation officielle de l'éradication des virus de la poliomyélite.

5- Suppression de la vaccination contre la polio.

6- Cette suppression entrainera de très importantes économies qui pourront être réinvesties dans d'autres programmes de santé.

 

A l'heure actuelle, en 2017, seuls les points 1 et 2 ont été réalisés pour le seul virus sauvage de type 2. L'éradication mondiale du virus sauvage de type 2 a été officiellement proclamée le 20 septembre 2015 et l'arrêt du vaccin oral de type 2 dans les 145 pays qui utilisaient le VPO triple a été réalisé en avril-mai 2016 [1]. Il a été remplacé partout par le vaccin vivant bivalent avec les virus de type 1 et 3.

Mais le plus gros problème ne sera pas l'éradication des virus sauvages de type 1 et 3. Ce sera l'éradication des virus dérivés de souches vaccinales qui se substituent aux virus sauvages pour circuler comme eux et avec la capacité de retrouver la même virulence que les sauvages en se combinant avec d'autres virus dans les intestins des humains et ce tant que le traitement de l'eau consommée par les populations ne sera pas suffisant pour en arrêter la circulation.

En effet, le point 3 du programme OMS s'est avéré complètement faux et cela compromet très sérieusement, quoiqu'on en dise, l'éradication de la poliomyélite dans un avenir prévisible. Voici comment l'OMS présente, dans son bulletin (7 juillet 2012) [2] ce qui fut pour elle, une surprise ( ce serait plutôt cela la surprise car c'était prévisible …).

 

« En 2000, la campagne d’éradication de la poliomyélite semblait approcher de sa fin. L’année précédente, le monde avait réussi à se débarrasser du poliovirus sauvage de type 2, tandis que les poliovirus de type 1 et 3 étaient limités à quelques centaines de cas. Mais, à la surprise des experts, le virus s’est alors comporté d’une manière inattendue.

Quelque part sur l’île d’Hispaniola dans les Caraïbes, un enfant a été frappé de paralysie, celle-ci étant causée par le poliovirus vivant qui est utilisé pour fabriquer le vaccin. Ces cas de paralysie poliomyélitique associée au vaccin étaient connus depuis des années, mais étaient – et restent encore – extrêmement rares. Le plus inquiétant dans ce cas tenait au fait que le virus dérivé du vaccin s’était propagé de la même façon qu’un virus sauvage, et était à l’origine d’une flambée.

Vingt et un enfants en République dominicaine et en Haïti – les deux pays constituant l’île d’Hispaniola – ont été paralysés et deux d’entre eux sont décédés avant que la flambée ne puisse être enrayée par des campagnes de vaccination de masse. L’épisode a révélé une nouvelle possibilité alarmante* : le vaccin de choix dans la plupart des pays, le vaccin antipoliomyélitique oral trivalent, pouvait lui même conduire à de nouvelles flambées de poliomyélite.

Bien que de telles flambées aient eu lieu dans 16 autres pays depuis la flambée enregistrée sur l'île d’Hispaniola, elles sont extrêmement rares, compte tenu des 10 milliards et plus de doses de vaccin antipoliomyélitique oral qui sont administrées à 2,5 milliards d’enfants.

Pour les responsables de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le puzzle de l’éradication est soudainement devenu beaucoup plus complexe.

«Nous avons pris conscience que nous devions non seulement éradiquer le poliovirus sauvage, mais aussi le virus dérivé du vaccin», déclare Bruce Aylward, Sous-Directeur général du Groupe Poliomyélite.

«Nous étions donc confrontés à cet énorme nouveau problème et nous devions trouver une solution radicalement nouvelle. Cela a été un sacré défi», déclare le Dr Aylward.

* Pour Hispaniola on a pu établir que le virus venait de recombinaisons entre une souche vaccinale de type 1 et au moins 4 entérovirus différents, ce qui a crée un virus ayant retrouvé la capacité de provoquer des paralysies et celle d'une transmission interhumaine. Ces recombinaisons se font dans les intestins des êtres humains que le virus rencontre en circulant. S'il peut exister des contaminations directes d'homme à homme pas des souillures fécales, l'essentiel se fait par le relai des eaux consommées et contaminées par des matières fécales.

 

L'éradication officielle du poliovirus sauvage de type 2 qui n'a plus été vu depuis octobre 1999 n'a pas empêché des virus polio de type 2 de souche vaccinale de provoquer des paralysies après cette proclamation :

Voici des extraits du REH du 12 février 2016 [3] qui faisait le point sur des flambées de poliovirus circulants dérivés de souches vaccinales (PVDVc) dans 5 pays en 2014-2015, dont 2 par le virus de type 2.

 

« En Guinée, un enfant de la province de Kankan a manifesté des symptômes le 20 juillet 2015. Il s’est rendu à Bamako (Mali) où un PVDVc2 présentant 25 différences nucléotidiques avec la souche vaccinale Sabin de type 2 a été isolé à partir d’un échantillon de selles reçu le 4 septembre 2015. Génétiquement, il était lié à un cas de PVDVc2 survenu en Guinée, avec apparition de la paralysie en août 2014... 3 autres PVDVc2 ont ensuite été identifiés, la paralysie remontant pour le dernier cas au 2 octobre 2015.

 

Au Myanmar, un PVDVc2 présentant 15 différences nucléotidiques avec la souche vaccinale Sabin de type 2 a été isolé à partir d’un échantillon provenant d’un enfant chez qui les symptômes sont apparus le 5 octobre 2015 dans la province de Rakhine. Ce cas est lié génétiquement au cas de PVDVc2 survenu dans la même province, avec apparition des symptômes le 16 avril 2015.

des PVDVc ont aussi été signalés au Nigeria et au Pakistan au cours du premier semestre de 2015. »

 

Pour comprendre

 

Les virus polio sont des entéro-virus qui suivent les mêmes voies que celles de la nourriture, y compris ceux présents dans le vaccin oral. Une fois dans l'intestin, après avoir pris la voie buccale par l'eau consommée et contaminée par un virus par exemple, le virus, (ou plutôt des millions), va pouvoir traverser la paroi intestinale par les villosités intestinales comme le fait la nourriture. Il pourra alors infecter l'organisme. Si celui-ci est immunisé, par exemple par le vaccin injectable ou encore par une contamination préalable plus modérée, ce dernier pourra éviter la maladie.

Ce sera généralement le cas avec les virus vivants du vaccin oral qui pourront créer ainsi une immunité humorale comparable à celle du vaccin injectable. Cependant, il arrive parfois que ces virus vaccinaux déclenchent une paralysie poliomyélitique chez le vacciné.

Mais, comme pour la nourriture, tous les virus présents ne vont pas prendre cette voie. Les autres vont poursuivre leur route dans l'intestin. Par ce premier passage dans l'intestin, les virus polio du vaccin oral pourront créer une immunité intestinale qui bloquera les virus polio qui pourraient arriver par la suite, mais seulement après un premier passage (au minimum).

Autrement dit, quand un enfant reçoit pour la première fois un virus polio sous la forme du vaccin VPO, des virus vaccinaux se retrouveront dans les selles car l'immunité intestinale qui pourrait les bloquer n'existait pas. Ce point est très important à comprendre. C'est pourquoi l'OMS a toujours dit qu'il faudra supprimer le vaccin VPO pour éradiquer la polio.

 

La stratégie actuelle (depuis mai 2016) consiste à utiliser le VPO bivalent (donc sans le type 2) et à vacciner les enfants par au moins une dose de vaccin injectable triple, donc contenant le type 2. Ainsi, les enfants qui naissent depuis mai 2016 ne sont plus immunisés contre le type 2 par le vaccin oral mais par le vaccin injectable.

Cette stratégie peut permettre d'éviter que des enfants soient paralysés par un type 2 dérivé de souche vaccinale mais elle ne pourra empêcher ces virus de continuer à circuler. Si l'arrêt du vaccin trivalent permet de ne plus en introduire de nouveaux, ils sont toujours présents dans les intestins de millions d'êtres humains. En Inde il y a 26 millions de naissances par an. Quand certains de ces enfants recevront un virus dérivé de souche vaccinale de type 2 ils le relargueront par leurs selles et le virus pourra poursuivre sa route dans l'environnement puis retrouver d'autres individus.

 

Penser que cette stratégie va arrêter la circulation de ces virus

est une illusion de plus de la part de l'OMS.

 

En réalité, comme le montrent certains indices, l'OMS en a conscience mais elle a le dos au mur, alors, pour ne pas perdre la face, tout en tentant d'éradiquer les virus sauvages de type 1 et 3 - et elle peut y parvenir - elle demande aux Etats de barricader avec le vaccin injectable afin de limiter le risque de paralysies provoquées par les virus dérivés de souches vaccinales.

Il est possible que dans quelques années, l'OMS puisse proclamer l'éradication des 3 virus polio sauvages comme elle l'a fait pour celui de type 2 il y a 2 ans. Partout les médias annonceront que la polio a été éradiquée. Ce sera faux mais l'OMS ne publiera pas de démenti.

L'éradication réelle de la polio devrait s'accompagner de la fin de la vaccination.

Il n'en sera rien, bien au contraire. L'OMS insistera beaucoup pour que la vaccination injectable soit systématiquement pratiquée partout dans le monde afin d'éviter des paralysies alors que ces virus continuerons de circuler.

L'éradication signifie l'arrêt de la circulation des virus.

Elle ne se fera pas dans un avenir prévisible. Cependant, ce résultat a été obtenu en France et en Europe. Il n'a pu être obtenu par les vaccins car ceux-ci ne peuvent pas arrêter la circulation des virus, ce doit être très clair :

1- Le vaccin injectable n'a pas d'action sur l'intestin, là où les virus polio transitent.

2- Si le vaccin oral peut bloquer les virus qui suivront après qu'il ait installé une immunité intestinale, cette immunité n'existe pas à son premier passage. Les virus du vaccin peuvent donc poursuivre leur route.

 

 

En conclusion de ces explications,

si les vaccins ont une certaine efficacité pour éviter une paralysie ou pour substituer les virus dérivés de souches vaccinales aux virus sauvages,

ils ne peuvent interrompre la circulation de ces virus.

 

Les poliovirus sauvages ou d'origine vaccinale ne circulent plus en France*.

C'est la définition de l'éradication qui a été certifiée pour la zone Europe de l'OMS.

On peut affirmer que ce résultat n'a pu être obtenu par les vaccins.

Ce sont l'ensemble des mesures d'assainissement et de contrôle de l'eau

qui ont permis ce succès.

 

* Ce point m'avait été confirmé par Bruno Lina le 16 mars 2015, aux secondes Assises du vaccin qui se déroulaient à l'Institut Pasteur de Paris et auxquelles j'assistais.

 

ANNEXE

 

REH n°15 du 14 avril 2006 (Relevé épidémiologique hebdomadaire de l'OMS) [5]

 

« Poursuivre la vaccination par le VPO une fois la transmission du poliovirus interrompue dans le monde ne serait pas compatible avec l’éradication, dans la mesure où elle pourrait potentiellement conduire à la réémergence de la poliomyélite, du fait de la capacité des virus vaccins Sabin à muter et à acquérir une plus grande transmissibilité et une plus grande neurovirulence. »

«  La poursuite de la vaccination par le VPO, soit seule, soit associée au VPI*, n’est pas possible car elle conduirait inéluctablement au rétablissement de la transmission des poliovirus dans le monde et réduirait à néant tous les efforts de l’initiative d’éradication de la poliomyélite.

Elle pourrait également être associée, d’après une modélisation soigneuse et une analyse coût/efficacité, au nombre de cas attendus le plus élevé des 3 scénarios étudiés (poursuite du VPO systématique, passage au VPI universel, ou absence de vaccination contre la poliomyélite) pour la période de l’après-VPO, en raison de la charge de morbidité bien connue des flambées de PPAV*, ou de celles dues à des virus dérivés de souches vaccinales excrétés par des sujets immunodéficients et à des virus circulants dérivés de souches vaccinales. »

* VPI vaccin polio inactivé (injectable) ; PPAV Polio paralytique associées à la vaccination

 

« D’après les données actuellement disponibles, l’OMS ne recommandera pas l’utilisation universelle du VPI en raison de ses coûts réels et d’opportunité très élevés pour les pays exempts de poliomyélite. »

C'est pourtant ce qu'elle fera un peu plus tard … Ces contradictions témoignent que l'OMS est bien le dos au mur.

 

REH n°23 du 4 juin 2010 [6]

« Étant donné les progrès réalisés en vue de l’éradication de la poliomyélite, de nombreux pays industrialisés sont dernièrement passés de l’utilisation du VPO à celle du VPI dans les programmes de vaccination systématique, principalement afin d’éliminer le poids de la poliomyélite paralytique associée au vaccin (PPAV), une manifestation indésirable rare associée au VPO. »

 

Les paralysies poliomyélitiques associées à la vaccination (PPAV) sont donc qualifiées de ''rares'' tout en reconnaissant qu'elles provoquent des ''flambées''... Leur fréquence étant suffisante pour conduire ou même contraindre à l'abandon du vaccin oral en raison d'une ''charge de morbidité bien connue''.

 

Une étude en français [7] sur les conséquences de la pression vaccinale sur le monde des entérovirus avait été exposée les 14-15 octobre 1999 à l'Institut Pasteur de Paris. Elle s'intitulait :

 

"Campagne intensive de vaccination avec le vaccin polio oral :

quelles répercussions sur le monde des entérovirus ? "

On y lit :

« Dans la phase de pré-éradication de la poliomyélite qui s’amorce avec le nouveau millénaire, se posent cependant deux problèmes de génétique et d’écologie virale qui pourraient compromettre l’opération, sinon amoindrir les bénéfices attendus.

D’une part, la mise en évidence de quelques souches vaccinales mutantes ayant circulé durant une longue période suggère que le VPO pourrait entretenir un réservoir de souches pathogènes et être un obstacle à l’éradication du virus. »

 

C'est la problématique majeure de l'éradication de la polio : l'instrument choisi pour cette éradication - le VPO - est en même temps l'instrument du maintien de la polio ! Comme ces campagnes massives en 1999 se sont encore considérablement intensifiées depuis, les problèmes posés n'ont pu que s'aggraver.

 

Les auteurs poursuivent :

« D’autre part, dans le cas où l’éradication de la poliomyélite serait cependant établie, il paraît dorénavant souhaitable d’anticiper sur l’évolution des entérovirus dans un monde sans poliovirus, et d’évaluer dans quelle mesure les entérovirus non-polio (ENPV) pourraient être à l’origine de nouvelles souches épidémiques particulièrement pathogènes pour l’homme. »

Autrement dit, la cessation de la circulation des poliovirus pourrait s'accompagner de la création de nouvelles souches d'entérovirus particulièrement dangereuses …

 

Le REH du 10 juillet 2009 [4] est consacré à la polio en Inde. Il dressait le bilan de l'efficacité des vaccins oraux en Inde :

 

« L’Inde a signalé un total de 874 cas dus au PVS* dans 13 États en 2007 et 559 cas dans 13 États en 2008. Du 1er janvier 2009 au 29 mai 2009, 59 cas dus au PVS ont été signalés par 4 États; 279 cas avaient été signalés pendant la même période en 2008. Parmi les cas notifiés en 2007-2008, 867 (61%) concernaient des enfants âgés de <24 mois et 44 cas (3%) des enfants de >5 ans. Un total de 1108 cas (77%) notifiés en 2007-2008 avaient reçu plus de 7 doses de VPO*; 265 (18%)ont signalé avoir reçu 4 à 7 doses; 40 (3%), 1 à 3 doses, et 20 (1%) soit n’avaient reçu aucune dose soit ignoraient le nombre de doses reçues. »

*PVS : polio virus sauvage; VPO : vaccin polio oral.

C'est donc un total de 1492 cas de 2007 au 29 mai 2009 dont les ¾ avaient reçu plus de 7 doses...

Pendant des années, l'OMS avait martelé que la persistance de la polio, en particulier en Inde, était liée à une couverture vaccinale insuffisante. Quand il fut établi que plus des ¾ des cas avaient reçu plus de 7 doses de vaccin oral, cette affirmation n'était plus tenable. La Directrice générale de l'OMS avait alors envoyé une commission pour étudier la faisabilité et les obstacles à l'éradication de la polio. Elle a consigné ses observations et recommandations dans un document [8]  publié le 20 octobre 2009. Il s'intitule :

« Évaluation indépendante des principaux obstacles à l’interruption

de la transmission du poliovirus »

 

«On retrouve dans les principaux obstacles techniques à l’éradication le fait que certains cas de poliomyélite se sont produits chez des enfants qui avaient reçu plus d’une dizaine de doses de VPO. »

 

Plus spécifiquement en Inde

 

« La transmission est favorisée par les conditions environnementales prévalant dans toutes les zones visitées où la circulation du poliovirus sauvage persiste: défécation n’importe où, contamination de l’approvisionnement en eau, surpopulation extrême (avec une densité de base de 1000/km2 dans la zone de la Kosi, les populations rurales doivent encore s’entasser sur un dixième de leur territoire au moment des inondations qui accompagnent la mousson). À tous ces facteurs s’ajoutent une prévalence très élevée de la malnutrition, l’insalubrité des aliments d’appoint et un taux de natalité très élevé, avec un espacement des naissances de seulement un an dans certains cas. Dans ces conditions, la vulnérabilité des plus jeunes à la poliomyélite et à d’autres infections par des entérovirus devient manifeste. »

 

« Si une amélioration générale de l’assainissement semble très improbable dans un avenir prévisible, l’attention portée à la salubrité de l’eau et à l’hygiène, en particulier pour les moins de 2 ans, est une intervention utile à examiner. Plus précisément, aucun puits tubulaire dans la zone de la Kosi n’était protégé par des socles ou des plates-formes et nombre d’entre eux étaient entourés d’eau sale stagnante. On nous a dit qu’on avait mis en évidence E. coli*, signe de contamination fécale, dans 80% des puits de cette zone. »

 

  • Il s'agit du colibacille Escherichia Coli présent dans l'intestin sous formes généralement non pathogènes. Cependant, certaines souches peuvent être responsables de diarrhées chez le nourrisson.

     

« La persistance de la circulation de poliovirus sauvages malgré l’administration de nombreuses doses de VPO est préoccupante »

 

En fait la SEULE vraie solution aux problèmes est et restera

la maîtrise de l'eau consommée par les populations.

On aurait pu commencer par cela ?

 

Une étude de l'InVS

Point de situation sur la poliomyélite en France, suite à la circulation

de poliovirus sauvages en Israël et en Syrie, au 12/11/2013

 

Contexte français

En France, le dernier cas de poliomyélite autochtone remonte à 1989 et le dernier cas importé en 1995, tous deux concernant des adultes. Le dernier isolement de poliovirus sauvage chez un sujet n’ayant pas voyagé récemment remonte aussi à 1989. Une extrême vigilance reste toutefois nécessaire, en vérifiant et en mettant à jour le statut vaccinal de toute personne se rendant dans un  pays où circulent des PVS. De plus, le risque d’une possible réintroduction de poliovirus en France n’est pas exclu, en raison de la persistance de foyers épidémiques dans le monde. Si la couverture vaccinale vis-à-vis de la poliomyélite est très élevée dans les tranches d’âge les plus jeunes (entre 99 % à 2 ans et 90 % à 15 ans), elle reste sub-optimale chez l’adulte (66 % en moyenne). Les résultats d’une enquête de séroprévalence réalisée en 1998 en population générale, avaient montré une proportion de sujets âgés séronégatifs proche de 20 %, plus marquée pour le sérotype 3.

L’identification la plus précoce possible de la réintroduction éventuelle d’un PVS sur le territoire français est aujourd’hui assurée par la surveillance renforcée des entérovirus chez l’homme et dans l’environnement, en complément de la déclaration obligatoire des cas de poliomyélite (Plan d’action de la Commission nationale de certification de l’élimination de la poliomyélite). Depuis 2000, la surveillance en clinique humaine a permis d’identifier, en l’absence de signes d’appel cliniques, 11 poliovirus vaccinaux (3 de type 1, 5 de type 2 et 3 de type 3) ainsi qu’un VDPV 2, sans reprise de virulence, tous importés. Aucun PVS n’a été identifié.

Dans l’environnement, au cours de ces 13 dernières années, des poliovirus vaccinaux de type 2 ont été détectés à 5 reprises (2000, 2003, 2004, 2006 et 2007) et de type 1 à 2 reprises (2001 et 2009). Le dernier isolement d’un PVS remonte à 1996, il s’agissait d’un sérotype 3.

Au niveau européen 

L’élimination de la poliomyélite a été prononcée en juin 2002. Suite à la découverte de PVS1 dans les eaux usées d’Israël puis à la survenue de cas confirmés en Syrie, l’ECDC (European Center for Disease Prevention and Control) a évalué le risque d’importation de poliomyélite en Europe. Si ce risque a augmenté, il reste toutefois limité au vu des couvertures vaccinales élevées dans les pays européens

ce risque reste toutefois limité au vu des couvertures vaccinales élevées” :

la CV ne peut pas empêcher une importation ni s’opposer à la circulation du virus importé ! Elle peut seulement éviter des paralysies. Si à la suite d’une importation de virus sauvage on reprenait la vaccination orale, on réintroduirait des virus polio vivants dans les intestins. Ils pourraient ainsi circuler sauf si les mesures sur l’eau permettent de les stopper. Mais alors elles empêcheront tout aussi bien la circulationdu virus sauvage importé. 

Exactement comme avec la fièvre aphteuse où la vaccination est interdite car les animaux vaccinés ne tombent pas malades mais peuvent transmettre le virus. C’est la pire des situations car on ignore où il se trouve et ainsi il se réinstalle en silence.

Donc en cas d’importation d'un virus polio sauvage il ne faudrait surtout pas utiliser le vaccin oral. Normalement, notre système de  maitrise de l’eau consommée par les populations permettra d'éviter qu'il s'introduise dans le circuit de l'eau. On pourrait seulement justifier, tout au plus, la vaccination par le vaccin inactivé injectable du voisinage immédiat du malade si des contacts directs étaient possibles.

[1] http://www.who.int/immunization/diseases/poliomyelitis/endgame_objective2/oral_polio_vaccine/fr/

[2] http://www.who.int/bulletin/volumes/90/7/12-020712/fr/

[3] http://www.who.int/wer/2016/wer9106.pdf?ua=1

[4] http://www.who.int/wer/2009/wer8428.pdf

[5] http://www.who.int/immunization/wer8115polio_Apr06_position_paper_sup.pdf

[6] http://www.who.int/wer/2010/wer8523.pdf

[7] http://www.pathexo.fr/documents/articles-bull/T93-3-2155-RIP2.pdf

[8] https://www.docdroid.net/rA7ybzM/polio-evaluation-confr.pdf

[9] https://www.medecinesciences.org/fr/articles/medsci/pdf/2013/11/medsci20132911p1034.pdf

Francis Delpeyroux et al. « Éradication de la poliomyélite et émergence de poliovirus pathogènes dérivés du vaccin. De Madagascar au Cameroun »

Volume 29, Numéro 11, Novembre 2013 Le réseau international des Instituts Pasteur

Posté par BernardGue à 19:56 - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 janvier 2018

La variole au secours des 11 obligations vaccinales !

 

Au cours des débats à l'Assemblée Nationale, le 27 octobre 2017 sur l'article  relatif aux obligations vaccinales, un député s'était très fermement exprimé en avançant et en s'appuyant sur l'affirmation que la variole avait été vaincue par la vaccination systématique et généralisée et  obligatoire, interpelant même à ce sujet une autre députée ... Nous constatons ainsi ce paradoxe que la variole qui n'a pu être vaincue par la vaccination, de masse ou limitée aux contacts, puisse être utilisée pour justifier les vaccinations généralisées alors que son éradication en avait démontré pour le moins son inefficacité.

 Le député :

« Chers collègues, la République laïque ne reconnaît ni ne salarie aucun culte. Depuis ses débuts, elle a rendu un culte fervent à la raison, raison libératrice et protectrice, à laquelle les lieux mêmes où nous siégeons rendent hommage. Chers collègues, c’est cette raison que nous devons servir.

Dans l’analyse rigoureuse des faits, dans le seul but de défendre l’intérêt général, nous devons, nous, en vigies intraitables, ne pas céder aux peurs et ne rien concéder aux intérêts particuliers. Nous ne devons avoir qu’un but : penser à la protection de nos concitoyens.

Pour atteindre ce but, l’OMS – l’Organisation mondiale de la santé – nous conseille de parvenir à une couverture vaccinale de 80 % de la population. Si cet objectif était atteint, on pourrait vaincre beaucoup de maladies qui reviennent. N’avons-nous pas déjà réussi à vaincre la variole ? Si, en 1976, grâce à une obligation vaccinale, Madame ... ! »

Même s'il était vrai que la variole avait été vaincue par une vaccination systématique et généralisée, ce fait ne pourrait servir de justificatif à d'autres obligations dans des contextes sociaux et épidémiologiques très différents. De plus, c'est complètement faux.

Je lui avais écrit ceci :

Vous croyez cela, mais c'est complètement faux ! Comme je vais vous le montrer, vous n'êtes pas responsable de vivre encore avec cette fausse croyance, de croire qu'il est de votre devoir de contribuer à la propager au nom de l'intérêt collectif et d'idéaux comme le ''culte fervent à la raison'' et de ''l'analyse rigoureuse des faits''.

Soyez assuré que je crois totalement à votre sincérité. Mais sur un tel dossier, avec de tels enjeux, la sincérité ne suffit pas.

Aussi, je me propose de vous faire prendre conscience de certaines réalités sur les vicissitudes de la campagne d'éradication de la variole. J'ai joint un dossier à cette envoi que je vais compléter pour vous avec ce courrier contenant des citations immédiatement authentifiables par des copies d'écran.

 

En fait, sur ce thème comme sur beaucoup d'autres thèmes vaccinaux, il existe 2 vérités, celle propagée sur la place publique qui inclut souvent l’espace parlementaire et celle réservée aux experts qui se gardent bien de dire sur la place publique ce qu'ils savent. C'est le constat malheureux que j'ai été contraint de faire il y a déjà de nombreuses années.

Compte tenu de la gravité de la situation, gravité crée par ces obligations vaccinales et plus encore par les procédés utilisés pour les promouvoir, j'ai décidé, à regret croyez-le bien, de vous écrire en lettre ouverte communiquée au Collectif Vaccins Liberté (CVL)

 

1-  « La variole sera bientôt vaincue par une campagne systématique généralisée avec une couverture vaccinale à 80% » :

C'est ce qu'affirmait l'OMS en 1962 dans les ''Cahiers de santé publique 1962'' page 10  [1]:

 

Mais ces campagnes furent un échec cuisant qui conduisit à changer radicalement de stratégie comme on peut le lire dans le document de 1979 présenté ci-dessous sur lequel s'appuya l'Assemblée mondiale de la santé le 8 mai 1980 pour proclamer officiellement l'éradication mondiale de la variole (plus précisément des 2 virus de la variole majeure et de la variole mineure appelée aussi alastrim).

 

2- « La variole vaincue par la recherche active des malades et de leurs contacts suivie de leur isolement » :

.

Page 22, ce document décrit le rôle de l'isolement des malades et de leurs contacts [2]


3- « La variole a été vaincue par la vaccination massive et généralisée »

Pourtant, en page d'accueil de la page variole, sur le site de l'OMS on peut toujours lire [3]

« Suite à une campagne de vaccination mondiale menée par l’OMS, la variole a été déclarée éradiquée en 1980. Elle ne survient plus de façon naturelle, mais des stocks de virus variolique sont encore conservés dans deux laboratoires de confinement renforcé. »

4- « La politique de vaccination incluait la mise en quarantaine des malades,et des contacts ! »

En cherchant un peu à partir de cette page d'accueil on trouve des documents qui ne disent pas tout à fait la même chose comme par exemple [4]

 

 Responsables de la rédaction

Ali S. Khan Centers for Disease Control and Prevention, Atlanta, États-Unis d’Amérique

Geoffrey L. Smith Imperial College London, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord



Pages 3 - 4 :

1.2 Histoire de la vaccination antivariolique

La variole est la seule maladie humaine qui ait été éradiquée à la suite d’une campagne mondiale de vaccination et cette réalisation reste l’un des plus grands triomphes de la science médicale moderne (Fenner et al., 1988 ; Smith & McFadden, 2002 ; Henderson, 2009).

1.3 Le Programme mondial d’éradication de la variole lancé par l’OMS

En 1959, la Douzième Assemblée mondiale de la Santé a adopté une résolution proposée par l’Union soviétique, qui appelait à l’éradication de la variole dans le monde (Fenner et al., 1988). Entre 1959 et 1966, les progrès ont été plus lents

La politique de vaccination mise en œuvre à l’échelon mondial dans le cadre de ce programme mettait l’accent sur la surveillance de la maladie et a consisté notamment à adopter la méthode de vaccination en anneaux pour éviter la transmission interhumaine et endiguer les épidémies de variole. On pouvait ainsi identifier les nouveaux cas de variole, les mettre en quarantaine, puis vacciner les personnes en contact étroit avec les sujets infectés et les mettre également en quarantaine. Cette politique a permis d’éradiquer la variole, le dernier cas d’origine naturelle ayant été signalé en Somalie en 1977.

 

5- « La variole vaincue par la vaccination de masse »

 Après avoir décrit la nouvelle stratégie qui succéda à la vaccination systématique de masse, à savoir la recherche active des malades, l'isolement des malades et de leurs contacts après avoir vacciné ces derniers et après avoir reconnu que c'était cette stratégie qui avait en définitive vaincu la variole, les auteurs vont écrire :

 «  L’éradication de la variole constitue à ce jour le succès le plus important remporté par l’OMS et ce résultat montre qu’une prophylaxie fondée sur la vaccination de masse peut permettre d’éradiquer des maladies infectieuses. »

6-  La vaccination des contacts affirmée oralement comme non efficace !

 L'efficacité d'une vaccination sur une personne venant d'être contaminée ou pouvant l'être quelques jours plus tard n'est jamais évidente. Pour la variole, elle fut affirmée efficace dans les 4 jours qui suivaient le contage sans qu'aucune preuve valable n'en ait jamais été apportée (et pour cause). Notre plan variole a officialisé l'obligation de cette vaccination pour les contacts de haut niveau par un décret de février 2003.

Au cours du congrès Sfsp-Adelf des 17-19 octobre 2013 où je présentais une communication affichée* sur ce thème, j'ai pu avoir un échange avec le président du CTV sur ce thème. Il m'affirmera qu'il ne connaissait qu'un seul vaccin efficace après contage, celui contre la rougeole dans les 72 heures. En clair, il venait de me dire que la vaccination antivariolique n'était pas efficace sur les contacts. Pourtant, l'avis du HCSP du 21 décembre 2012, dont son Comité était à l'origine, recommandait encore cette vaccination :

 

« Autour des cas ([7] page 7)

Application du Plan variole 2006 de vaccination en anneau (ou vaccination post-exposition des contacts autour d’un cas). »

 

Les comités d'experts continuent donc à recommander une vaccination qu'ils savent très dangereuse et pour le moins inefficace …

 

J’ai rassemblé beaucoup d’autres analyses de faits et de publications dans mon article récapitulatif [6] associé au poster de ma communication affichée. Ce poster résume  l’ensemble du problème, aussi, sachant les occupations d’un parlementaire (j’ai eu un collègue qui était député),  je vous invite à en prendre connaissance [5].

Voici une diapo authentifiée "Lévy Bruhl" expert à l'InVS devenue depuis une composante de Santé Publique France

Elle a été réalisée dans le cadre de la formation de formateurs à la vaccination antivariolique  (Grenoble mars 2003).

C'est la diapo 9 d'un diaporama [10].

 

 

On peut y associer le document InVS d'octobre 2001 dont Lévy Bruhl est co-auteur [ 8 ]. Son titre :

“Utilisation du virus de la variole comme arme biologique”
 
“Estimation de l’impact épidémiologique et place de la vaccination”
Page 18 on peut lire :
“La transmissibilité limitée permettait, à condition d’agir vite, d’interrompre les chaînes de transmission grâce à l’isolement des cas, la recherche active de leurs contacts, leur vaccination et leur suivi pour vérifier qu’ils ne développent pas la maladie.
Il est indubitable que c’est la mise en oeuvre de ces stratégies de contrôle qui a permis, au moins dans les régions de forte densité, d’atteindre l’élimination, le niveau d’immunité dans la population générale qui aurait été nécessaire pour permettre à lui seul l’élimination, proche de 100 % pour les régions les plus peuplées, étant impossible à atteindre en pratique.”
Ces affirmations sans ambiguités sont à mettre en relation avec la conf de presse du 22 décembre 2017 à l'université Paris-Descartes
"Les vaccins : une chance pour nos enfants".
  Daniel Lévy Bruhl y déclarera avec force, et alors que ce n’était pas dans ses attributions pour cette conférence (comme il le précisera) :
La variole a été vaincue par la vaccination !
Il le fera avec l'approbation gestuelle de sa voisine Françoise Barré Sinoussi co prix Nobel de médecine avec Luc Montagnier et qui venait d'intervenir sur la vaccination dans le monde. Elle avait oublié de parler de la grande victoire sur la variole !
Son propos exact fut :
"La seule maladie qui n'ait jamais été éradiquée de cette terre, l'a été grâce à la vaccination et c'est la variole
avec son cortège de souffrances, de décès et de séquelles "

 

 

 Références

[1] http://whqlibdoc.who.int/php/WHO_PHP_8_fre.pdf

[2] http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/39258/1/a41464_fre.pdf

[3] http://www.who.int/topics/smallpox/fr/

[4] http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/70609/1/WHO_HSE_GAR_BDP_2010.3_fre.pdf

[5] Poster http://p0.storage.canalblog.com/02/21/310209/90757466.pdf

 [6] Article récapitulatif associé au poster : http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2013/10/16/28149160.html

 [7] http://hcsp.fr/Explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=318

[8]  http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=5912

[8bis] Chemin d'accès au pdf [8]  http://invs.santepubliquefrance.fr/pmb/invs/(id)/PMB_6093

[9]  https://mediasd.parisdescartes.fr/#/watch?id=AQt5R4DoNKXUS

[10]  Diaporama  http://www.infectiologie.com/UserFiles/File/medias/_documents/BT/vaccin%20variole.PDF

 

Posté par BernardGue à 15:32 - Commentaires [0] - Permalien [#]

14 janvier 2018

Vaccin hépatite B et sclérose en plaques : un signal fort oublié

 De nombreux experts ainsi que la ministre de la santé l'ont maintes fois affirmé :

« les études épidémiologiques n’ont pas établi de lien entre la vaccination contre l'hépatite B et l’apparition de scléroses en plaques. »

Voici, un exemple parmi beaucoup d'autres, une citation extraite d'une mise au point de l'INSERM sur ce lien entre vaccination hépatite B et sclérose en plaques [4]:

 

« D’autres effets indésirables parfois attribués à certains vaccins, sont scientifiquement infondés

 

- Suspicion de lien entre la sclérose en plaques et la vaccination contre l’hépatite B :

 

de nombreuses études réalisées entre 1996 et 2004 ont infirmé le lien suspecté entre la vaccination contre le virus de l’hépatite B et des effets indésirables graves, que ce soit concernant des atteintes neurologiques de type sclérose en plaques, ou d’autres maladies auto-immunes. »

 

 

Il fut même parfois affirmé que ces études auraient démontré cette absence de lien comme, par exemple, par le directeur de Santé Publique France dans les médias, le 12 janvier 2016, jour de la publication du rapport demandé à Sandrine Hurel sur la vaccination.

Une étude désigne ce que les auteurs ont fait des données dont ils disposaient. Voici un exemple montrant, parmi d’autres, l’existence d’un signal statistique très fort en faveur de ce lien et qui n’a pas été mentionné par les auteurs.

La sclérose en plaques étant généralement précédée d'une première atteinte peu symptomatique et régressive, une question s'impose : la vaccination hépatite B peut-elle favoriser l'évolution en sclérose en plaques (SEP) d'une première atteinte ? Cette question avait fait l'objet d'une publication par M. Tardieu et al. en février 2007 [1]. L'étude portait sur 33 enfants vaccinés hépatite B après avoir fait une première atteinte démyélinisante. Sans pour autant exclure la possibilité d'un lien*, les auteurs ne trouvèrent pas de signal statistique.

  • « il n'est pas possible d'exclure un faible accroissement du risque » Page 1109 col 1

Une seconde opportunité se présenta pour les mêmes auteurs avec leur nouvelle publication (8 octobre 2008) [3]. Elle portait sur les atteintes démyélinisantes centrales observées chez des enfants entre le 1er janvier 1994 et le 31 décembre 2003. A cette date, 349 cas étaient apparus pour être retenus dans l'étude dont 154 avaient été vaccinées hépatite B avant cette première atteinte. On peut s'étonner du fait que ces auteurs n'aient pas publié de résultats comparant l'évolution en SEP chez les 154 vaccinés hépatite B et les 195 autres. Si les auteurs mentionnent que 151 cas avaient évolué en scléroses en plaques au cours de la période d'observation qui suivi, ils n'indiquent pas combien avaient reçu la vaccination hépatite B. Cependant, on sait qu'il y en avait 80 parmi les 143 retenues dans la publication de décembre 2007 [2] (arrêt du suivi pour cette publication : 30 juin 2006).

 

En se limitant à ces 143 SEP, les taux de conversion sont alors de 52% (80/154) chez les vaccinés hépatite B contre 32% (63/195) chez les non vaccinés. Avec moins d'une chance sur 10000 d'observer un tel écart par le seul effet du hasard, le signal est non seulement significatif mais très significatif et devrait donc alerter.

Même en se plaçant dans la situation la plus défavorable au signal pour les 8 scléroses en plaques supplémentaires apparues par la suite*, c'est à dire en supposant que ces cas étaient tous non vaccinées hépatite B (soit 80 vaccinés et 71 non vaccinés), le signal reste encore très significatif avec 1,7 chances sur 1000 (0,17%) d'observer un tel écart par le seul effet du hasard.

*Sollicité sur cette question le correspondant de l'étude ne donnera aucune réponse.

 

Que pourrait signifier ce signal statistique très fort ?

Le plus vraisemblable est que la vaccination contre l'hépatite B aurait favorisé l'évolution en sclérose en plaques d'atteintes démyélinisantes avec 2 possibilités :

1- Certaines seraient apparues sans cette vaccination mais n'auraient alors pas évolué en sclérose en plaques.

2- La vaccination serait à l'origine de la première atteinte pour en favoriser aussi l'évolution en sclérose en plaques.



Les données ne permettent pas d'exclure l'une ou l'autre de ces hypothèses et il est tout à fait possible que les 2 situations aient pu se produire.

Ces résultats suggèrent fortement que le vaccin aurait joué un rôle dans l'apparition de scléroses en plaques symptomatiques.

Mais quoi qu'il en soit de l'interprétation de ce signal statistique dont l'existence est indiscutable, il appartenait aux auteurs d'en faire état dans leur publication comme ils en avaient fait état 20 mois auparavant pour les 33 cas vaccinés après leur première atteinte démyélinisante [1].

Un signal ''protecteur'' ou ''aggravant'' ?

Ce signal pourrait être présenté en correspondance avec un odds ratio significatif inférieur à 1 qui est généralement présenté comme étant un signal en faveur d'un ''effet protecteur'' :

« Un odds ratio de 1 correspond à l’absence d’effet. En cas d’effet bénéfique, l’odds ratio est inférieur à 1 et il est supérieur à 1 en cas d’effet délétère. » [5]

La publication de décembre 2007 publie les données relatives aux 143 cas de sclérose en plaques retenues à ce moment là et leurs 1122 témoins dont 609 vaccinés hépatite B.La publication d'octobre 2008 ajoute aux données de 2007 les atteintes démyélinisantes qui n'étaient pas des scléroses en plaque. Faute de précision sur les 8 SEP ajoutées aux 143 je les ai considérées comme étant des atteintes démyélinisantes non SEP. Par différences on obtient ainsi les 206 atteintes démyélinisantes simples dont 74 avaient été vaccinées hépatite B soit 35,9% ainsi que les 1819 témoins associés dont 789 vaccinés hépatite B soit 43,4%. On constate une proportion sensiblement plus élevée de vaccinés hépatite B chez les témoins que parmi les cas. Ces nombres donnent un odds ratio OR=0,73 avec la probabilité 2% d'obtenir, par rapport à la valeur théorique 1 de OR, un écart au moins aussi important que celui qui a été observé. L'écart est donc significatif (<2,5%). (Cette probabilité est très préférable à l'intervalle de confiance qui est inutile dans les tests avec les odds ratio car la valeur théorique est connue).

Peut-on interpréter un tel résultat en soutenant que la vaccination hépatite B pourrait avoir un effet protecteur contre les atteintes démyélinisantes ? Une telle interprétation avait été avancée par le président du CTV au congrès de la Société française de santé publique (Sfsp) à Lille (2-4 novembre 2011) auquel j'assistais. Cependant, ce signal statistique pourrait tout aussi bien correspondre à un effet aggravant, ce qui semble ignoré par l'expertise :

En effet, on observe un déficit statistiquement significatif de cas parmi les atteintes démyélinisantes simples. On devrait donc se demander où sont allés ceux qui manquent. Il y a 2 possibilités :

1- dans la classification ''rien'', ce qui pourrait correspondre à un effet protecteur réel ;

2- dans la classification ''SEP'', ce qui pourrait correspondre à un effet aggravant réel.

Le signal très fort mentionné au préalable indique clairement qu'il s'agirait plutôt de cette seconde possibilité.

Dans ses enseignements, il ne semble pas que l'expertise mentionne cette possibilité d'un effet aggravant quand l'odds ratio est significatif et inférieur à 1. Cette situation est seulement présentée comme ''effet protecteur'' possible. Il y a donc là une carence inquiétante et dangereuse dans la formation fondamentale comme on peut le constater avec l'interprétation pour le moins aventureuse du président du CTV.

[1] https://academic.oup.com/brain/article/130/4/1105/275673 Texte complet en accès libre.

[2] http://archpedi.ama-assn.org/cgi/content/full/161/12/1176 Texte complet en accès libre.

[3] http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18843097 Résumé seulement.

[4] INSERM Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale https://www.inserm.fr/sites/default/files/media/entity_documents/Inserm_MiseAuPoint_Vaccins_2017.pdf

[5] http://www.txrating.org/spc/polycop/odds%20ratio.htm

 

 

Posté par BernardGue à 22:23 - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 janvier 2018

Quand l'INSERM dit la Science sur les vaccins

L'INSERM l'affirme :

les 11 vaccins qui vont devenir obligatoires sont efficaces et inoffensifs.

Pour l'INSERM, c'est la Science qui le dit !

Mais l'INSERM est-elle la Science ?

https://www.inserm.fr/sites/default/files/media/entity_documents/Inserm_MiseAuPoint_Vaccins_2017.pdf

Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale

 

MISE AU POINT DE L'INSERM  décembre 2017

L'efficacité et l'innocuité des 11 vaccins qui deviendront obligatoires en France

sont scientifiquement prouvées

 

Pour la suite, voir mon article :

 

Vaccins obligatoires : efficaces et inoffensifs, la science le dit !

 

 

 

 

Posté par BernardGue à 20:41 - Commentaires [0] - Permalien [#]