La Question des Vaccins

Moins parler des vaccins et des vaccinations que du discours fait sur eux. Mettre l'expertise à la portée de chacun en montrant le décalage entre ce qui est connu et ce qui est dit.

15 décembre 2009

Grippe H1N1 : la France a franchi le pic épidémique !

Pour le suivi des risques du vaccin sur ce blog, voir "Le fil rouge de la pharmacovigilance".

Mercredi 16 décembre 

Le réseau GROG résume la situation épidémique ainsi en titrant :

               "La crête de la première vague est franchie"

« La crête de la vague pandémique vient d’être franchie sur l’ensemble de la métropole mais, en Ile-de-France (région touchée avant les autres), la grippe reste épidémique  ''en plateau'' alors que le sommet de la vague francilienne date maintenant de plus de 15 jours.

L’estimation GROG du nombre hebdomadaire des cas de grippe en France métropolitaine est de 850.000 la semaine du 30 novembre au 6 décembre) et de 722.000 la semaine dernière (du 7 au 13 décembre 2009, donnée non consolidée).  »

Il admet donc une diminution de 850 000 cas à 722 000 entre la semaine 49 et la semaine 50. Il est bien indiqué par le réseau GROG que l'épidémie a franchi le pic pour amorcer une décroissance de 15%.

Évolution des cas de grippes selon le réseau GROG au fil des semaines : de la semaine 44 à la semaine 50. Le pic est clairement en semaine 48 soit la dernière semaine de novembre. Tous les chiffres sont non consolidés pour comparer des choses comparables :

44

45

46

47

48

49

50

26/10-01/11

02 au 08/11

09 au 15/11

16 au 22/11

23 au 29/11

30/11-6/12

7 au 13/12

341000

362000

410000

712000

993000

850000

722000

 

Mardi  15 décembre j'écrivais : il est possible d'avancer que les chiffres publiés montreront que la France a franchi (ou au moins atteint) le pic épidémique et que l'épidémie de H1N1 a amorcé (ou va amorcer) sa décrue. En effet, le graphique du réseau GROG (Groupes régionaux d'observation de la grippe) publié pour la semaine 49 (du 30 novembre au 6 décembre) anticipait sur la semaine 50 du 7 au 14 décembre et montre une décroissance nette.


Est-il nécessaire d'attendre demain pour être sûr qu'il sera  publié que la France aura franchi le pic ? Il suffit de penser à la réaction récente de notre ministre face au rapport de l'OMS ([1] en anglais) présentant la France comme une exception en Europe de l'Ouest, le seul pays à ne pas avoir franchi le pic* : elle affirmera haut et fort que la France était comme les autres pays et contesta les chiffres de l'OMS qui sont...les chiffres communiqués par la France, soit dit en passant...

* Voir aussi cet article du 11 décembre sur le sujet (en français).


Quand on sait que la Belgique a annoncé (communiqué du 10 décembre) que l'épidémie régressait depuis 5 semaines soit depuis le 5 novembre, la France peut difficilement s'attarder plus longtemps sur des positions hautes et croissantes :

"Le suivi effectué par les médecins vigies indique donc que pour la cinquième semaine consécutive, il y a une baisse du nombre de nouveaux cas dans notre pays. La phase épidémique a commencé dans notre pays au début du mois d’octobre et a été ascendante durant un mois. Depuis, le nombre de cas hebdomadaire n’a cessé de baisser bien que nous nous trouvions toujours dans les critères de la phase épidémique. Une reprise de la maladie reste tout à fait possible.
Le nombre de personnes contaminées par la grippe A/H1N1 reste relativement limité et l’épidémie n’a pas encore eu d’impact significatif sur la population"

On voit mal le directeur des GROG mettre en difficulté sa ministre en la contredisant...


Y-aurait-il un risque quelconque à annoncer la régression de l'épidémie au cas où la réalité serait inverse ? S'il y a eu une large surévaluation comme cela est plus que suggéré sur le blog ''le journal de la pandémie'' d'Antoine Flahault*, la réduction des chiffres ne fera que les rapprocher un peu de la réalité même si les vrais chiffres étaient en augmentation.


Ce n'est donc pas forcément la dynamique de l'épidémie qui sera mise ainsi en évidence, mais un réajustement progressif vers des valeurs plus réalistes et ce pour des raisons POLITIQUES : que la France ait été présentée par l'OMS comme une exception pourrait être interprété (et a pu être interprété par certains) comme conséquence d'une plus mauvaise gestion de la crise que les autres pays, ce qui est politiquement difficile à assumer.


Pour toutes ces raisons on peut parier sans risque et même faire des paris stupides comme celui d'aller se faire vacciner si on perd : il va être publié  (mais peut-être discrètement annoncé pour préserver la campagne de vaccination) que la France a franchi (ou au moins a atteint) le pic épidémique ! Qu'on se le dise !!!


* Antoine Flahault est directeur de l'école des Hautes études en santé publique.

[1] Dans son récent rapport, (11 décembre) l'OMS, à partir des chiffres fournis par les États, fait de la France une exception en Europe de l'ouest : 

« In Europe, geographically widespread transmission of pandemic influenza virus continued to be observed across the continent. With the exception of France where ILI* activity continues to increase, ILI activity has peaked or passed its peak in much of western Europe, including in Belgium, Iceland, Ireland, Netherlands, Spain, Portugal, Italy, and Germany. »

* ILI :  influenza-like illness : maladies avec symptômes grippaux (illness : maladie; like : ressemblant; influenza : grippe. Mot à mot : maladie ressemblant à la grippe)


Posté par BernardGue à 18:44 - Grippe et pandémie grippale - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 décembre 2009

Le fil rouge de la pharmacovigilance du vaccin H1N1

Voir aussi sur ce blog "Grippe H1N1 : la France a franchi le pic épidémique !" qui va essayer désormais de suivre l'évolution de l'épidémie.

L'objectif de cet article sera de suivre au fil des semaines les risques annoncés du vaccin.  En particulier en simplifiant et commentant l'évolution des données de la pharmacovigilance sur la vaccination H1N1 en France et en Europe ainsi que les témoignages sur des blogs sérieux.

Nouveau :

Bilan de pharmacovigilance n°7 du jeudi 17 décembre

Bilan du 16 décembre par l'EMEA.

En France

12 décembre

Communiqué de l'Afssaps.

L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé a eu connaissance du décès d’un enfant de neuf ans, quatre jours après sa vaccination contre la grippe A(H1N1)v. Ce cas a été notifié le 9 décembre 2009 à l’Afssaps dans le cadre de la pharmacovigilance. Les éléments disponibles à ce jour ne permettent pas d’établir l’origine du décès.

Un enfant de neuf ans vacciné le 4 décembre 2009 avec le vaccin Panenza®, a présenté 48h après la vaccination de la fièvre et des troubles digestifs importants, se poursuivant jusqu’au mardi 8 décembre avec l’apparition en milieu de journée d’un malaise sévère nécessitant la prise en charge par le SAMU. Le décès est intervenu deux heures après cette prise en charge.

Une autopsie médico-légale a été effectuée le 10 décembre à la demande du parquet de Puy en Velay, compte tenu du caractère subit du décès. Les résultats de l’autopsie ne sont pas encore disponibles. D’autres investigations sont en cours sur ce cas, notamment des analyses virologiques et bactériennes.

A ce stade, les éléments disponibles ne permettent pas d’établir l’origine de ce décès, ni de se prononcer sur le rôle éventuel de la vaccination.

Cette notification est intervenue postérieurement à la période considérée dans le dernier bulletin de pharmacovigilance publiée par l’Afssaps. Elle sera donc prise en compte et analysée dans le prochain bulletin hebdomadaire. »

Dernier bilan de pharmacovigilance (N°7)

Pandemrix

Il y avait au jour du bilan environ 2,45 millions de personnes vaccinées par Pandemrix pour un total de 3000 réactions indésirables qualifiées de non graves survenues dans les heures qui suivent la vaccination. pour 1094 personnes, un même cas pouvant cumuler les manifestations. 

S'ajoutent à cela un total de 101 cas jugés médicalement significatifs  tels que des syndromes grippaux ou des troubles oculaire. C'est 23 cas supplémentaires depuis le précédent bilan.

S'ajoutent aussi 41 cas dits graves c'est à dire, selon la définition retenue :

'' Effet indésirable létal, ou susceptible de mettre la vie en danger, ou entraînant une invalidité ou une incapacité importantes ou durables, ou provoquant ou prolongeant une hospitalisation, ou se manifestant par une anomalie ou une malformation congénitale''

Il y a eu 12 cas graves supplémentaires depuis le précédent bulletin, dont

1 choc anaphylactique, 4 paresthésies (fourmillements), fonte musculaire de l'épaule (côté vaccination sans doute), 1 purpura chez l'adulte. 1 cas de crise d'asthme chez un enfant asthmatique et une paresthésie chez un autre enfant.

Avec un total de 1236 cas on a un taux de notifications de 5 pour 10000 pour l'ensemble des effets indésirables  de toute gravité (1/2000).

Bilans précédents :

« 1 cas de paraplégie rapporté chez un jeune adolescent quelques heures après sa vaccination. »

Panenza

79 signalements pour 850000 vaccinations soit près de 1/10000.

  Au total 8 cas graves dont 5 nouveaux :

1 décès d'un enfant de 9 ans 4 jours après sa vaccination. Enquête en cours.

1 décès chez une personne de 63 ans toxicomane.

2 fausses couches spontanées


Il y avait déjà :

« 1 urticaire géante pris en charge par corticoïdes ».

Les cas sont déclarés par des médecins mais ce n'est si facile : voir le parcours du combattant de la déclaration sur un site de médecins.

En Europe

Que dit l'EMEA, l'agence européenne du médicament, dans les points de pharmacovigilance du 3 décembre et du 9 décembre ?

Le bilan du 9 décembre ne reprenant pas certains cas notés le 3 décembre il faut confronter les 2 documents

Pour Pandemrix de GSK il y a eu en tout 11 millions de vaccinés pour 60 décès pour lesquels aucune explication n'est donnée. Bien sûr, il est dit que rien n'indique que le vaccin soit responsable de ces décès non expliqués mais cela est-il convainquant ?

Le bilan du 9 décembre annonce 24 chocs anaphylactiques depuis l'autorisation du vaccin alors que le bilan du 3 décembre en comptabilisait déjà 26 chez des enfants de moins de 17 ans...

Il y a eu aussi 27 avortements ou naissances prématurées ou autres, 2 rejets de greffe  (cardiaque pour l'une) en Suède, la responsabilité du vaccin dans ces rejets étant elle aussi...rejetée  !!!

Si le bilan du 3 décembre reconnaissait 3 Guillain-Barré, celui du 9 décembre n'en dit rien.

L'EMEA note que depuis le début il y a eu 3540 notifications soit un taux de 3,2 sur 10 000 contre 2301 pour 5,7 millions de vaccinations pour le bilan du 3 décembre soit 4 sur 10 000.

Au 3 décembre l'EMEA enregistrait 6269 effets indésirables avec Pandemrix, la même personne pouvant avoir plusieurs effets simultanément. Ce nombre n'est pas communiqué pour ce second bilan.

Pour Focetria de Novartis, sur 4,5 millions de vaccinations effectuées  on a constaté 12 décès non expliqués, 1 cas d'hémorragie cérébrale et 3 chocs anaphylactique qualifiés de sévères étaient notés au 3 décembre. Au 9 décembre s'ajoute un Guillain-Barré. Et une encéphalomyélite aigüe.  Il y a eu 1570 notifications soit 3,5 sur 10 000 au 9 décembre.

Il faut aussi reconnaître que des effets pourraient apparaître plusieurs mois ou années après la vaccination comme la vaccination hépatite B en a montré la possibilité, que cela ait été reconnu ou pas.

Dans les médias ou sur les forums

Le mardi 8 décembre :

Un  garçon de 9 ans est mort une semaine après avoir été vacciné (à Séneujols). Une enquête est ouverte. Voir aussi ce forum pour des témoignages.

En particulier le témoignage d'un médecin hospitalier rendu hors service après le Pandemrix :

Pour la pharmacovigilance je conseille d'aller jeter un coup d'œil sur le blog du Dr Dominique Dupagne qui rassemble des témoignages après vaccination H1N1. Cela peut permettre de compléter utilement les bulletins de l'Afssaps, voire de les trouver bien discrets et avec une certaine tendance à la sous-notification. En particulier aucun décès signalé possible pour 1,5 million de vaccinés Pandemrix alors que l'EMEA en retient 55 a priori pour 5,7 millions.

 

En particulier, dès la page 2 de ce blog on trouve (message 26) le témoignage authentifié par D.Dupagne d'un médecin hospitalier dont le cas avait été signalé ainsi dans le second bulletin de l'Afssaps  du 13 novembre :

 

« Un homme de 34 ans avec des antécédents de troubles neurologiques à type de paresthésie notamment engourdissement des membres inférieurs, douze années avant la vaccination par Pandemrix, a présenté des signes cliniques comparables 3 jours après l’injection du vaccin. Les résultats préliminaires issus des examens neurologiques suggèrent une deuxième poussée de démyélinisation centrale. Cependant, les résultats des examens en cours sont nécessaires pour établir la cause. A l’heure actuelle, l’état du patient toujours hospitalisé s’améliore. »

 

Ce médecin avait eu une paralysie 15 ans auparavant après le vaccin hépatite B. On trouve plus de détails sur son cas sur i-med. Ce médecin ,comme le médecin de i-med qui commente son cas, parlent clairement de SEP. Mais ce mot est tabou à l'Afssaps : il s'agit évidemment d'éviter de faire le lien avec la campagne de vaccination hépatite B...

 

Je voudrais alors soulever un autre problème : comment un médecin peut-il considérer que 15 ans après une réaction aussi grave il pouvait se laisser de nouveau vacciner ? Comment n'a-t-il pas vu qu'il y avait là une contre-indication absolue et définitive pour d'autres vaccinations ? En tout cas, bravo à ce médecin pour avoir le courage de témoigner aussi du conditionnement dans lequel il était et dont il mesure aujourd'hui les conséquences dans sa propre vie.

Dans l'étude Mikaeloff 2007 sur l'apparition de SEP chez des enfants après vaccination hépatite B, plusieurs cas avaient reçu  des vaccins différents d'une injection à l'autre. L'hypothèse la plus probable est qu'ayant constaté une forte réaction avec un vaccin le médecin changeait de marque pour l'injection suivante plutôt que d'arrêter.

 

Je connais le cas d'une femme vaccinée en 1994 pour raison professionnelles : BCG en février avec hospitalisation pour réaction grave; DTP et Engerix B simultanément à 3 reprises à 1 mois d'intervalle pendant l'été; quatrième injection plus tard. A chaque fois des réactions importantes mais c'était obligatoire alors on poursuit. L'affaire s'est terminée par une SEP (entre-autres) et l'impossibilité de travailler alors que les vaccinations avaient été réalisées pour cela et que son travail ne l'exposait en aucun cas au sang de malades (aide médico-psychologique).   

 

Si les médecins ne comprennent pas qu'une réaction forte à une vaccination contre-indique toute autre tentative de vaccination il faut que les citoyens le comprennent. Ce médecin hospitalier apprend cette leçon à ses dépens. Comme beaucoup de ses collègues il n'aurait sans doute pas contre-indiquer la vaccination H1N1 à des patients présentant le même dossier que lui. Il faut donc que chacun s'efforce de pallier les carences du monde médical par trop conditionné.

 

Cela ne pourra se faire que dans la douleur mais cette campagne pourrait permettre de franchir un nouveau palier. Car internet change tout en permettant l'échange, ce qui n'était pas encore possible quand la campagne contre l'hépatite B a commencé. Sur le blog de D.Dupagne on voit l'échange entre médecins et malades en quasi direct avec une ''pharmacovigilance citoyenne'' qui se met en place. C'est très intéressant et important. C'est ce qu'avait réalisé le Revahb en 1997 pour l'hépatite B, son fondateur étant justement un médecin victime de cette vaccination.

On peut lire un article de Libération du mercredi 16 décembre sur les couacs de la campagne de vaccination à travers les bulletins secrets du ministère que le journal s'est procuré.

 



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05 décembre 2009

Conférences à Grenoble sur la vaccination hépatite B


Le jeudi  21 janvier 2010 à Grenoble, j'animerai une conférence suivie d'un débat sur la vaccination hépatite B. Après un rappel de l'historique de cette affaire j'exposerai les nombreuses anomalies autour de l'étude de pharmacovigilance Fourrier-Bégaud-Costagliola.

Enfin j'apporterai des analyses nouvelles concernant les études Mikaeloff-Tardieu sur la cohorte des enfants atteints d'affections démyélinisantes centrales dont la sclérose en plaques (cohorte KIDSEP). Je n'ai pas encore publié ces analyses sur ce blog ni ailleurs. Elles permettent en particulier de montrer que les tests pratiqués sur l'étude réservée à la seule sclérose en plaques (SEP) et publiés fin 2007 ne pouvaient pas permettre de mettre en évidence un résultat significatif dans le cas où le vaccin était capable de provoquer des SEP.

Le Dr Marc Girard fera aussi le lendemain, dans le même lieu, une conférence sur la vaccination hépatite B. Il traitera des aspects différents et je pense que nos 2 conférences devraient se compléter utilement.

Ces 2 conférences se font dans le cadre d'une exposition d'œuvres artistiques réalisées par des victimes de la vaccination hépatite B et  regroupées par le Collectif Art et Vaccinations.

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28 novembre 2009

Quand le chrono s'oppose à la campagne de vaccination H1N1 !

Une équipe mobile en hélico !!!

C'est ce qui était prévu pour vacciner les 200 habitants de l'île de Sein !!! Finalement, il a été admis que LE médecin de l'île pourrait s'en charger. Une entorse au règlement parisien d'exclure les généralistes. Mais pourquoi vacciner une population aussi isolée et clairsemée ? Ils ne vont pas se côtoyer dans l'autobus ou le métro ? Eux qui vivent très peu concentrés on voulait les agglutiner en file à proximité de l'hélico ? Voir l'article (et les commentaires...) sur le blog d'Antoine Flahault et Jean-Yves Nau, le journal de la pandémie.


Cinquième bulletin de pharmacovigilance :

 

"7 nouvelles observations graves* ont été signalées (total cumulé depuis le 21 octobre 2009 : 16 cas graves). 2 cas sont en cours d’évaluation (embolie pulmonaire, pneumopathie). Les 5 autres cas correspondent à :

2 réactions allergiques (œdème de Quincke, choc anaphylactique) d’évolution favorable après traitement symptomatique ;

2 cas de paresthésies (fourmillements au niveau des membres) sans autre anomalie neurologique et spontanément résolutives ;

1 cas de douleurs thoraciques, avec sensation de malaise et de gorge serrée et oedème des lèvres, immédiatement après l’injection, ayant nécessité une surveillance d’une nuit à l’hôpital.

Enfin, un cas de décès a été signalé chez un homme de 58 ans, dans la nuit suivant la vaccination. Il a été conclu à une mort naturelle."

 

On vaccinera jour et nuit !

Par ailleurs, 8000 médecins devront être réquisitionnés chaque jour pendant plusieurs mois (avec rotation ?). C'est pas le moment de tomber malade ! Et aussi 30 000 spécialistes de la piqûre et autant de secrétaires. Les élèves infirmières voient leurs stages en hôpital supprimés au profit d'un stage intensif et prolongé de tirs de fléchettes !!! Elles sont furieuses, d'autant plus qu'elles ne seront pas payées, c'est le stage...Elles vont être performantes plus tard pour soigner les malades !


Les premières bavures : quand on lance une opération vaccinale de cette envergure il faut s'attendre à des bavures. Les premières connues viennent de se produire : 5 enfants de moins de 3 ans reçoivent quadruple dose et une fillette de 3 ans et demi a fait des poussées de fièvre après avoir reçu une dose adulte. Ces bavures sont inévitables. On peut même prédire, sans être spécialement voyant, que plus la pression vaccinale sera importante dans les centres et plus les risques d'erreurs seront importants.

Faut-il vacciner les enfants ? Une vidéo du Docteur Marc Girard

Une campagne de vaccination irréalisable !

Il faudrait vacciner jusqu'au 14 juillet !!!

Et encore, je suis gentil : le Directeur général de la santé Didier Houssin vient d'annoncer ce 30 novembre que l'objectif était de dépasser les 100 000 vaccinés par jour. Disons 200000. Il faudra alors 300 jours pour vacciner 60 millions de Français avec une dose. Quant on pense qu'il avait été envisagé d'acheter 130 millions de doses pour vacciner tous les Français avec 2 doses et avec une campagne vaccinale bouclée au 31 janvier...Il est vrai que l'année n'avait pas été précisée !!!

Est-ce chronométriquement réalisable de vacciner 62 millions de Français en 3 mois ? Telle est la question posée ici indépendamment des autres contraintes comme l'approvisionnement en vaccins, la bonne volonté,  la disponibilité et la patience des Français pour aller se faire vacciner (certains doivent faire 20 kilomètres ou plus, poser une demi-journée de RTT...), la disponibilité des équipes vaccinales alors que les médecins auront à soigner beaucoup de malades, les infirmières faire des soins à domiciles etc.

 

Pour simplifier et faire les calculs de tête il y a 60 millions de personnes à vacciner. Supposons une cadence de 1 toutes les minutes, cela fera 1 million d'heures à vacciner à cette cadence. Supposons cette vaccination répartie sur 1000 centres, cela fait 1000 heures de vaccination par centre. Supposons encore que chaque centre parvienne à tenir cette cadence 5 heures par jour, cela demandera 200 jours ouvrables soit 8 mois (il y a en moyenne guère plus de 25 jours ouvrables par mois avec les jours fériés comme Noël et le 1er janvier).

Cela nous amène au moins au 14 juillet !!!

Certes, il y a 1060 centres et non pas 1000, des équipes mobiles en plus pour 5 millions d'écoliers. Mais il faudra 2 doses pour les enfants de moins de 9 ans et ces équipes mobiles ne seront pas forcément constituées de personnels différents des équipes fixes. D'où des difficultés pour faire fonctionner à la fois des centres et des équipes mobiles.

 

Quant on pense que notre ministre avait prévu 130 millions de doses, soit 2 par Français, il faudrait doubler la durée. On serait alors arrivé à 16 mois !!! Même en réduisant un peu il paraît difficile de croire qu'un tel programme de vaccination était réalisable en moins d'un an. Il était annoncé à l'époque que la campagne devait s'achever le 31 janvier...(2010 ou 2011 ?)

 

Pour réduire la durée il faudrait passer à une injection toutes les 30 secondes mais il faut alimenter les postes de vaccination et pour cela doubler les postes médecin : quand un candidat à la vaccination se présente devant le médecin qui va décider s'il est apte à la vaccination et avec quel vaccin, une minute tout compris c'est très court car le chrono tourne dès que le candidat précédent libère le siège devant la table du médecin. Le candidat suivant se tient à distance, discrétion oblige, il s'avance, s'installe, présente ses documents, le médecin lui pose quelques questions, il temporise pour répondre, le médecin signe, le candidat reprend ses documents et se lève. Tout ça en une minute c'est déjà prodigieux ! Surtout qu'il n'y a pas que des sportifs entrainés dans la file, il y a aussi des femmes enceintes, des personne âgées, des rhumatisants , des fauteuils roulants, des enfants etc.  Si on veut que le temps avec le médecin soit de 2 minutes  il faudra 2 médecins, 3 minutes, 3 médecins.

Si on veut un vacciné toutes les 30 secondes il faudra doubler les postes de médecins. Est-ce possible ? Quand la pandémie est là avec son cortège de malades c'est plus que douteux.

Ce samedi 28 novembre j'ai entendu sur France 2 que c'était au poste médecin que ça coinçait : un quart d'heure d'entretien pour un enfant ! Alors...Il est important de comprendre qu'il ne suffira pas d'aller chercher des étudiants en médecine pour piquer, il faudra aussi beaucoup plus de médecins pour l'entretien préalable et ça... ce ne sera pas facile à résoudre.

On peut retourner le problème de toutes les façons, ça ne passe pas !

Sur le sujet on peut voir la vidéo de M6, vaccination H1N1 : mettre la dose

Voir aussi la vidéo de M6 sur la participation des armées à la campagne de vaccination.

Lire aussi sur le blog d'Antoine Flahault et Jean-Yves Nau, le journal de la pandémie, leur article ''Le généraliste, le vaccin et le pognon''.

 

Posté par BernardGue à 11:50 - Grippe et pandémie grippale - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 octobre 2009

Campagne de vaccination H1N1 pour le public : début le 12 novembre

Le témoignage d'une élève-infirmière réquisitionnée : "J'ai dû vacciner 10 jours de suite"

"En fait, nous venons juste de débuter un stage d'un mois prévu dans notre cursus. Mais c'est donc déjà terminé avec cette vaccination! Le pire, c'est que j'étais en service de cancérologie, où j'avais l'occasion d'apprendre plein de choses importantes pour mon métier plus tard... Il n'en sera rien."

Le témoignage d'une personne contente de sa vaccination et de l'accueil reçu dans le centre

A contrario, un témoignage sur l'envers du décor : les coulisses d'un centre de vaccination, les tensions, intimidations, réquisitions forcées....

La joie des gendarmes qui ont obtenu l'abandon de l'obligation de vaccination H1N1 qui pesait sur eux.


Une équipe mobile en hélico !!!

C'est ce qui était prévu pour vacciner les 200 habitants de l'île de Sein !!! Finalement, il a été admis que LE médecin de l'île pourrait s'en charger. Une entorse au règlement parisien d'exclure les généralistes. Mais pourquoi vacciner une population aussi isolée et clairsemée ? Ils ne vont pas se côtoyer dans l'autobus ou le métro ? Eux qui vivent très peu concentrés on voulait les agglutiner en file à proximité de l'hélico ? Voir l'article (et les commentaires...) sur le blog d'Antoine Flahault et Jean-Yves Nau, le journal de la pandémie.

Réaliste ou sur-réaliste, le vécu dans un centre de vaccination : pagaille et solidarité ! Témoignage :

« Pas de nationalité ni de couleur, pas de vieux ou de jeunes, pas de riches ou de pauvres mais tous unis dans la même galère, face à une pandémie mondiale. »

Il est parfait ce témoin, Roselyne pourra le décorer...Mais la pagaille favorise les BAVURES !

Les premières bavures : quand on lance une opération vaccinale de cette envergure il faut s'attendre à des bavures. Les premières connues viennent de se produire : 5 enfants de moins de 3 ans reçoivent quadruple dose et une fillette de 3 ans et demi a fait des poussées de fièvre après avoir reçu une dose adulte. Ces bavures sont inévitables. On peut même prédire, sans être spécialement voyant, que plus la pression vaccinale sera importante dans les centres et plus les risques d'erreurs seront importants.

Faut-il vacciner les enfants ? Une vidéo du Docteur Marc Girard

A lire, le décret du 23 octobre 2009 relatif à l'utilisation des données personnelles (nom etc...) dans le cadre de la gestion et du suivi de la vaccination H1N. En particulier, l'article 5 :

 

« Les données et informations issues du traitement « gestion et suivi des vaccinations contre la grippe A (H1N1) » sont conservées dans la base de gestion et de suivi des vaccinations jusqu'au 31 décembre 2012.
Les informations relatives à l'identification des agents ayant accédé à la base de gestion et de suivi des vaccinations, ainsi que les dates et heures de ces accès, sont conservées pendant un an à compter de chaque accès.
En cas de contentieux relatif à une vaccination contre la grippe A (H1N1), les informations sont conservées jusqu'à une décision de justice devenue définitive. »


30 novembre

Sur le site du Dr Marc Girard un article ''nouvelle du front'' qui décrit l'ambiance chez les personnels hospitaliers par rapport à la vaccination : le badge ''j'aime la vaccination'' pour ceux qui se sont accepter la vaccination; le port du masque pour les autres. D'aucuns se posent la question : à quand l'étoile jaune pour les non vaccinés ? Observons qu'un vaccin n'étant pas efficace immédiatement, loin de là, et que l'efficacité des vaccins antigrippaux est très moyenne, on ne voit pas pourquoi la vaccination dispenserait de porter le masque.

Une campagne de vaccination irréalisable : il faudrait vacciner jusqu'au 14 juillet ! Voir mon article "Quand le chrono s'oppose à la campagne de vaccination !"

Origine du H1N1 : selon des scientifiques australiens il serait une combinaison réalisée en laboratoire. Affaire à suivre...


27 novembre

Sur France 2, au JT de ce soir par Jean-Daniel Flaysakier (JDF), le médecin épidémiologiste de la chaine, à propos des 2 cas mutants observés en France : c'est le même virus qu'en Norvège mais il ne vient pas de là-bas, il s'est généré tout seul dans le malade, tout particulièrement par l'action des médicaments.

Le vaccin Pandemrix pourrait provoquer des rejets de greffes chez les transplantés : cela aurait déjà été observé en Suède où un quinquagénaire transplanté cardiaque serait mort d'un rejet de greffe peu après avoir été vacciné. Or les transplantés cardiaques et les greffés sont considérés comme personnes à risque en cas de grippe et donc à vacciner en priorité. Mais...ces personnes pourraient aussi être à risque avec le vaccin ? C'est un journal suédois qui aurait rapporté cette information.

26 novembre

Quatrième bilan de pharmacovigilance : 3 cas graves supplémentaires.

Michèle Rivasi députée européen dit non au vaccin de la grippe A et donne ses raisons.

25 novembre

Vaccin Pandemrix de GSK : 24 cas de chocs anaphylactique dont 1 mortel au Canada qui retire un lot, nombreuses réactions graves en Grande Bretagne. L'OMS confirme. Lire l'article.

Au journal de 13 heures, sur Europe 1 ce 25 novembre 2009, Jean-Philippe Derenne, professeur à la Salpétrière et co-auteur de 2 ouvrages sur les pandémies (H5N1 et H1N1) déclare que notre ministre de la santé ferait mieux de se contenter d'administrer le sport !!!

Le journal de la pandémie : sur le blog d'Antoine Flahault directeur de l'école des hautes études en santé publique et de Jean-Yves Nau journaliste médical au Monde, le mathématicien-statisticien Jean Rabat démonte les affirmations statistique d'A.Flahault, épidémiologiste de réputation mondiale. Voir les commentaires. Tout particulièrement ceux du 25 novembre de Flahault et Rabat et par exemple ceci :

''Depuis il y a eu la découverte de la supercherie américaine, la campagne de la peur, le comportement de l’OMS … et les chiffres Français manipulés pour « vendre » le vaccin, alors qu’en fait ils sont plutôt rassurants.''


Panenza chez les enfants de moins de 3 ans : l'essai mené sur 101 enfants a montré que la séroconversion n'était apparue que pour un enfant sur trois. Voir le tableau de la page 7  du résumé des caractéristiques du produit sur le site de l'Afssaps. Autrement dit, le vaccin n'aura guère d'efficacité sur les enfants de cet âge.


A Metz ils ont cru mourir en allant se faire vacciner !

Allez lire sur le journal Le Monde la très désagréable mésaventure qui est arrivée à de nombreux messins qui se sont précipités le même jour pour se faire vacciner sans y avoir été invités par le fameux bon de vaccination. Agglutinés pendant des heures comme du bétail et dans la chaleur, des asthmatiques et des personnes âgées ont cru mourir. Ajoutons que ce genre de situation est idéal pour la transmission des maladies contagieuses dont la grippe. Et si la campagne de vaccination favorisait la propagation ?

Les Shadocks n'auraient pas fait mieux !

En cas de pandémie vraie avec beaucoup de cas et de cas graves il est prévu d'interdire les réunions publiques et en particulier les rencontres sportives. Donc les gymnases seront fermés. Tout cela se comprend très bien, la première et principale façon de lutter contre une maladie contagieuse étant de réduire la transmission.

Mais là où on atteint des sommets c'est quand ces mêmes gymnases fermés aux manifestations sportives sont grands ouverts pour accueillir les foules pour les vacciner !

L'expérience a donc été vécue à Metz le samedi 21 novembre comme l'a raconté le journal Le Monde. L'enfer pendant plus de 4 heures pour les candidats à la vaccination, dans la chaleur et la promiscuité. Il y avait des femmes enceintes, des insuffisants respiratoires, des handicapés, des nourrissons, des personnes âgées. Certains ont cru mourir...

Sans parler de la contagion possible et même très probable de multiples germes dont, pourquoi-pas, la fameuse grippe dont chacun venait pour s'en protéger au risque de l'attraper avant d'avoir pu être immunisé par le vaccin. En risquant, de plus, de superposer à cette contamination non seulement l'injection vaccinale mais aussi d'autres microbes plus ou moins pathogènes. Les Shadoks n'auraient pas fait mieux.

 

Panenza de Sanofi : c'est le vaccin sans adjuvants produit par Sanofi avec une AMM française. Voir les caractéristique du produit et autres descriptions sur le site de l'Afssaps. Il est destiné aux femmes enceintes et aux enfants de moins de 3 ans.

 

23 novembre :

Selon notre ministre de la santé il y a eu 2 millions de grippés en France pour 57 décès soit 2,85 décès pour 100 000 cas. C'est beaucoup moins que la grippe saisonnière !Allez lire à ce sujet le commentaire de Jean Rabat sur le blog d'Antoine Flahault et Jean-Yves Nau (celui du 23/11/2009 à7h59 pm)


Des pressions sont exercées sur la ministre de la santé de Pologne qui avait refusé d'acheter des vaccins insuffisamment testés. Voir l'article de PharmaCritique

En Suisse (22 novembre) : l'OFSP, l'Office fédérale de la santé publique autorise le vaccin Pandemrix de GSK AVEC adjuvants pour les enfants de plus de 6 mois !

Allez lire sur le blog d'Antoine Flahault et de Jean-Yves Nau, le journal de la pandémie, le commentaire d'un chouchou d'Antoine Flahault, Jean Rabat, sur la situation actuelle de la pandémie qu'il qualifie d'épidémie. Rappelons qu'Antoine Flahault est directeur de l'école des Hautes études en santé publique et que Jean-Yves Nau est journaliste médical au journal Le Monde. Jean Rabat ausculte les courbes de la grippe depuis longtemps. Il s'agit du huitième commentaire posté le 21 novembre. C'est gratiné !

22 novembre : cela se poursuit avec le dernier article d'Antoine Flahault sur la mutation du virus et la vive réaction de Jean Rabat qui ne s'en laisse pas compter !


"Grippe, porcine : Je vaccine mes enfants ?" un article mis en ligne le 20 novembre 2009 par le docteur Marc Girard expert européen (AEXEA)

19 novembre : troisième bulletin de pharmacovigilance après 200 000 vaccinations :

"huit cas ont été jugés médicalement significatifs, mais n’ont nécessité qu’une simple surveillance. L’évolution a été rapidement favorable (4 cas de malaise associé à une augmentation de la pression sanguine artérielle, 1 cas de sensation vertigineuse, 1 cas de douleur intense, 1 réaction allergique au site d’injection et 1 œdème de la face).
Cinq cas ont nécessité une hospitalisation. Aux quatre cas graves déjà signalés dans le bilan précédent s’ajoute un cinquième signalement : un cas d’interruption de grossesse in utero chez une femme enceinte à 38 semaines d’aménorrhée a été notifié. Ce cas est survenu dans un contexte fébrile 2 jours après la vaccination
par Pandemrix. Aucune donnée ne permet à l’heure actuelle de relier ce cas à la vaccination, et des examens complémentaires sont en cours de réalisation."

Discours exceptionnel de courage et de lucidité de la ministre de la santé de la Pologne, le Dr Ewa Kopacz, devant le Parlement de la Pologne, le 5 novembre 2009 :

Voir et écouter la vidéo sur YouTube sous-titrée en anglais :

http://www.youtube.com/watch?v=RhZesZe33cw

Traduction en français :

Discours_de_la_ministre_de_la_santé__de_Pologne_sur_la_vaccination_H1N1


Un BON critère à ne pas oublier

On nous dit que la grippe saisonnière fait 3000 morts par an soit 25 morts par jour sur 125 jours, ou  175 par semaine; répartis sur 150 jours cela ferait 20 morts par jour soit 140 par semaine. C'est un bon critère. Il serait indécent mais pas totalement invraisemblable que le niveau 6 soit décrété pour 15 morts par semaine. Selon les communiqués de l'InVS nous en sommes actuellement à une moyenne de 6 morts par semaine sur les 3 dernières semaines . Ce critère pourrait nous aider à apprécier cette décision si elle était prise.

Couacs :

Des témoignages de gens plein de bonne volonté pour aller se faire vacciner et qui en sont revenus : parmi les (petits) couacs de la campagne.

Un (gros) couac dans l'Oise :

Des problèmes de seringues aux conséquences dangereuses : les bonnes seringues pour les flacons multidoses n'avaient pas été livrées ! Risques de contaminations...Elles ont été remplacées mais qu'en serait-il si la campagne de vaccination se déroulait dans l'extrême urgence avec la participation généralisée de la population ?

13 novembre

4 cas graves sur 100 000 vaccinations !

Dans son second bulletin de pharmacovigilance portant sur environ 100 000 vaccinés, l'Afssaps note 4 cas graves parmi 91 réactions dont 2 avec des troubles neurologiques : l'un 3 jours après la vaccination, l'autre 6 jours après (un Guillain-Barré). Le troisième cas est un oedème de Quincke survenu quelques minutes après l'injection. Le quatrième cas s'est manifesté le soir même de la vaccination chez une femme de 30 ans allergique aux poils de chat : elle a eu une fièvre, de l'urticaire, de l'essoufflement et des spasmes des bronches.

La fréquence des Guillain-Barré est estimée à 2,8 pour 100 000. Or justement il y avait eu 100 000 vaccinés. Le nombre moyen de Guillain-Barré attendus sur 6 jours est donc 2,8/60,83=0,046 car 365=6x60,83. Il s'est donc produit 1 cas alors qu'on en attendait 0,046...C'est forcément une coïncidence !!!

12 novembre :

Dans un communiqué, le ministère de la santé signale un premier cas probable de syndrome de Guillain Barré après vaccination H1N1 :

''L’attribution d’un syndrome de Guillain-Barré à une vaccination, nécessite une expertise approfondie. Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la santé et des sports, s’est engagée à la transparence sur les effets secondaires de la vaccination contre la grippe A(H1N1). Elle a chargé l’AFSSAPS d’assurer toute la communication à ce sujet.''

Un enfant de 14 ans atteint d'un Guillain Barré aux États Unis quelques heures après avoir été vacciné.

Il a été dit, y compris par la ministre, que cette femme de 37 ans atteinte d'un syndrome de Guillain-Barré souffrait d'un syndrome grippal AVANT la vaccination et que la grippe étant capable de provoquer des Guillain-Barré, ce serait sans doute cet état grippal qui serait à l'origine du problème et non la vaccination. Notre ministre a même martelé devant le Sénat que le meilleur moyen de se protéger contre les Guillain-Barré était de se vacciner.

Mais le très gros problème posé par ce cas est le suivant : comment éviter de vacciner des personnes qui sont déjà contaminées au moment de la vaccination ou qui le seront dans les jours qui la suivent, la superposition de la contamination et de la vaccination à quelques jours près pouvant avoir des conséquences que personne n'est en mesure d'évaluer aujourd'hui. Or, si l'épidémie de grippe devenait importante de telles simultanéités deviendraient très fréquentes. Il peur être très important d'avoir des réponses à cette question. Ce cas de Guillain-Barré pourrait apporter un premier élément défavorable, la vaccination jouant le rôle de la goutte d'eau qui fait déborder...

 

L'éradication de la variole offre un remarquable exemple de cela : l'hypothèse la plus probable pour expliquer l'échec des grandes campagnes de vaccination contre la variole est justement cette simultanéité à quelques jours près. Deux exemples :

 

Le rapport de la Commission mondiale qui a permis de proclamer l'éradication mondiale de la variole cite, page 55, le cas qui s’était produit au Royaume Uni en 1949 dans un laboratoire : «il était imputable à une auto-inoculation du virus variolique par un agent de laboratoire récemment engagé qui avait manipulé des instruments infectés le jour même où il avait été vacciné. »

 

Le médecin allemand Gerhard Buchwald a étudié les cas de varioles apparus dans les hôpitaux allemands dans les années soixante et rapporte dans son ouvrage sur le sujet 5 cas d’infirmières décédées de variole hémorragique juste après avoir été revaccinées comme « Barbara Berndt (17 ans) (épidémie de variole à Monschau, 1962), vaccinations : première et deuxième vaccinations obligatoires, vaccination après la déclaration du foyer de variole le 5 février 1962; date du décès : 20/02/1962, 14 jours après la dernière vaccination. » 

 

De plus, certains éléments statistiques pourraient aussi conforter cette hypothèse qu'un rappel de vaccination effectué ''à chaud'' pourrait annihiler la résistance naturelle ou l'immunité acquise par d'anciennes vaccinations. Voir sur ces questions l'éradication de la variole.

 


13 novembre :

Le nombre de cas de grippe diminuerait en Belgique.

Pour sourire un peu...

Un match de boxe mixte entre une femme et un homme ! C'est totalement inédit ! A gauche notre ministre de la santé Roselyne Bachelot, à droite le docteur  Marc Girard spécialiste du médicament. Accrochez-vous et allez voir la vidéo du match ! C'est vous qui arbitrez ! 

Site du Dr Girard : http://www.rolandsimion.org/

Pour continuer à sourire...

Quand notre ministre ne distingue plus sa droite de sa gauche...Si ça avait été après la vaccination on aurait dit que c'en était une conséquence...Comme quoi on peut raconter n'importe quoi !!!

Un petit calcul...

Il faudrait vacciner 800 personnes par jour et par centre !!!

Le plan national de vaccination a chiffrer les nombres de bons de vaccination à envoyer selon les diverses catégories de population. En retranchant 5 millions pour les enfants qui seront vaccinés dans les  collèges et lycées, cela fait 57 millions de bons à envoyer pour vaccination dans un centre fixe. Soyons généreux, retenons 56 millions.

D'ici le 31 janvier 2010 il y aura 66 jours ouvrables pour les 1060 centres de vaccination ouverts en France. En divisant 56 millions par 66x1060 on trouve une moyenne de 800 personnes par jour et par centre, 848 000 par jour en France...C'est le nombre moyen de vaccinés qu'il faudrait pour boucler le programme d'ici le 31 janvier 2010 !!! (pour une seule dose)

Il semble que pour ce premier jour d'ouverture on soit très, très loin du compte !!!

Une religieuse mais aussi médecin parle de la pandémie H1N1.

11 novembre

Sur son site le Dr Marc Girard rappelle les propos de Bernard Kouchner :

 

"Le geste vaccinal est un acte médical à part entière. Une information médicale objective est nécessaire vis-à-vis de la personne à laquelle ce vaccin est proposé, et de la famille lorsqu’il s’agit d’un enfant. Le rapport bénéfice/risque doit être évalué au cas par cas."

 

Ces propos furent tenus en 1998 quand il était secrétaire d'État à la santé. Peu de temps après il interrompait de façon spectaculaire la campagne de vaccination hépatite B dans les collèges. Pourtant, celle-ci ne s'adressait qu'aux seuls élèves des classes de sixième et était pratiquée non par des unités ''volantes'' comme l'écrit Marc Girard mais par la médecine scolaire qui de plus avait toute l'année pour réaliser la vaccination...

11 novembre

Ce même jour, le Dr Marc Girard dénonce le scandale de la réquisition des professionnels de santé et parle de l'abandon du projet de vaccination obligatoire pour les personnel militaires de la gendarmerie. Ces gendarmes qui ont aussi leur forum et que cette vaccination met en colère !

 

Témoignages d'infirmières vaccinées en Suède : voir la vidéo. Et si c'était vrai ?


Dernière minute  (10 novembre) :

Mise en ligne sur le site du ministère de plusieurs documents et de la conférence de presse du 9 novembre pour lancer la campagne de vaccination du public.

A consulter tout particulièrement, le dossier sur le déroulement de la campagne. Chacun recevra un bon de vaccination, y compris pour la vaccination des enfants dans les écoles. On y constate que pour les plus de 18 ans sans facteurs de risque (39 millions de personnes) et même pour les plus de 65 ans avec facteurs de risque (3,2 millions de personnes) AUCUNE date de début d'envoi des bons de vaccination n'a encore été arrêtée.

Après la vaccination nous recevrons un beau diplôme attestant de la réalité de celle-ci, ça rappelle le certificat d'étude ! Nous pourrons  ainsi l'afficher sous verre dans notre salon et nul doute que nos héritiers veilleront longtemps sur la précieuse relique attestant du courage de l'ancêtre qui a affronté le squalène au péril de sa santé pour barrer la route au virus et participer au sauvetage de l'humanité...


9 novembre

Un site juridique,  Droit Médical s'interroge sur les responsabilités du médecin qui vaccine contre le H1N1. Il  renvoie à de nombreux autres articles du même site, tous très intéressant à lire.

28 octobre : nouvelle circulaire

Mise en ligne sur le site du ministère d'une nouvelle circulaire datée du 28 octobre et qui veut préciser celle du 21 août qui comportait beaucoup de lacunes, en particulier pour la vaccination des enfants dans les écoles. Mais  cette circulaire nous laisse dans l'inconnu à ce sujet.

Il faudra attendre le Dimanche 8 novembre pour que sur France 2 le ministre de l'Education nationale Luc Chatel annonce que la vaccination dans les écoles commencera le 25 novembre.

Il prépare l'organisation de la vaccination dans les collèges et les lycées et a  souligné que cette vaccination ne serait pas obligatoire. Voir aussi le site de ce ministère.

Pour les enfants du primaire et des maternelles ils seront vaccinés de façon facultative dans les centres de vaccination de proximité où leurs parents pourront les accompagner. De même pour les enfants de plus de 6 mois.

Les parents devraient recevoir un bon de vaccination puis un questionnaire pour prendre en compte d'éventuels problèmes d'incompatibilité.

Tout ces mesures qui ont beaucoup tardé pour être annoncées semblent montrer qu'elles n'étaient pas forcément prévues au début et que la mobilisation a payé. En effet la circulaire du 21 août prévoyait ainsi la vaccination des enfants des crèches, du primaire et de la maternelle :

''Les équipes mobiles de vaccination se rendent sur site pour procéder à la vaccination des membres de la collectivité. A titre d'exemple, il faut prévoir, sous réserve des AMM :

100 injections/jour pour des enfants âgés de  6 mois à 3 ans (crèches, PMI) ;

250 injections/jour pour des enfants scolarisés en classes maternelles et primaires ;''


Pour le public, la campagne débutera le 12 novembre.

On  lit en particulier dans cette circulaire :

"le Gouvernement a décidé de lancer la campagne de vaccination contre le nouveau virus A(H1N1)2009. Cette décision sera formalisée par un arrêté de la ministre de la santé et des sports pris en application de l'article L3131-1 du code de la santé publique, qui habilitera les représentants de l'État territorialement compétents à prendre toutes les mesures d 'application correspondantes."

 

"Par ailleurs, des équipes mobiles de vaccination (EMV) prendront en charge certains groupes de population (enfants d'âge scolaire en milieu scolaire, résidents d'établissements médico-sociaux, patients des centres hospitaliers spécialisés détenus, personnes placées dans les centres de rétention administrative, personnes dans l'incapacité physique de se déplacer, personnes en situation de précarité...En particulier les enfants d'âge scolaire.

Des instructions complémentaires vous parviendront pour préciser les modalités d'intervention propres à ces équipes."

On en sait donc maintenant un peu plus sur la vaccination des enfants en milieu scolaire mais que ce fut long et la nature a horreur du vide, les parents aussi ! Cette vaccination pose en effet beaucoup de problèmes et toutes les décisions n'étaient pas encore prises, même le 28 octobre. Ce fut une raison de plus pour se montrer vigilant et le faire savoir afin de peser sur ces décisions. Le fait que la vaccination des enfants dans les crèches n'ait pas été évoquée et que les parents pourront accompagner leurs enfants pour le primaire et la maternelle sont certainement à mettre à l'actif de cette mobilisation et de cette vigilance. On peut aussi noter que la vaccination ''de toute la communauté éducative'' qui était aussi prévue  dans les établissements scolaires par la circulaire du 21 août n'est plus mentionnée. Cette vaccination sera limitée à ceux qui ne peuvent se déplacer. Ainsi, les enseignants sont redevenus des citoyens comme les autres qui pourront aller se faire vacciner dans les centres fixes comme tout citoyen.


Parmi les objectifs à atteindre, figure l'adhésion de la population à la campagne :

 

"la participation de la population suppose son adhésion et une bonne accessibilité de la vaccination. Ces objectifs devront en permanence être rappelés aux personnels employés dans les centres."

 

"Les centres de vaccination ouvriront le 12 novembre prochain"

 

"L'ensemble du personnel employé dans les centres de vaccination ou les équipes mobiles sera placé sous le régime de la réquisition fixé par l'article L .3131-8 du code de santé public. Vous prendrez les actes réglementaires permettant la mise en œuvre de ces dispositions.

Comme dans chaque centre, la vaccination sera proposé, dès l'ouverture du centre aux personnels des équipes de vaccination. Comme pour l'ensemble de la population, il s'agit d'une vaccination sur la base du volontariat.

C'est un recul par rapport à la circulaire du 21 août où la vaccination des vaccinateurs était présentée comme imposée (page 11) :

''Toute équipe de vaccination devra s'auto-vacciner lors de sa première vacation''

Un autre volet de cette circulaire comporte une annexe Communication où on peut lire ceci :

«une deuxième phase « grand public », qui débutera juste avant l’ouverture des centres de vaccination, par la diffusion d’un spot télévisé et de spots radio, ainsi que d’annonces dans la presse écrite, réalisés par l’INPES portant le message de l’importance de la vaccination ''pour soi et pour les autres''.

Simultanément, une information de référence sera diffusée sur les sites internet du ministère chargé de la santé et de l’AFSSAPS, afin de répondre aux questions que peuvent se poser les professionnels de santé comme le grand public.

L’objectif est que chacun dispose de toutes les informations nécessaires afin de prendre en connaissance de cause la décision de se faire vacciner.''

Il existe aussi un volet Informatif et un volet technique suffisamment complexe pour démontrer par ce seul fait que la vaccination n'est certainement pas sans dangers...

A voir aussi le nouveau plan gouvernemental Pandémie grippale

Voir aussi "Vacciner ou pas" par le docteur Marc Girard.

Voir aussi en vidéo le document d'ARTE  "un virus qui fait débat"



Une seule solution la vaccination ?


Il y a autre chose à faire !!!

Une prévention familiale et citoyenne

On peut saluer l'effort considérable réalisé par les ministères pour ''expliquer'' la vaccination, "justifier" sa nécessité, offrir même la possibilité de déclarer soi-même les inconvénients observés à l'Afssaps, envoyer un bon de vaccination à chacun, même les enfants, distribuer un diplôme de vaccination etc. C'est très impressionnant.

Il ne faudrait cependant pas oublier que l'essentiel n'est pas d'éviter la grippe mais de la maîtriser suffisamment pour qu'elle soit une maladie sans conséquences. Pour cela 3 orientations principales :

 

1- réduire la charge virale par les mesures de précautions préconisées par l'Inpes comme se laver soigneusement les mains et souvent ainsi que le mouchoir à usage unique. Voir sa campagne stop au virus de la grippe.

 

2- La seconde orientation est de préparer dès maintenant et sans attendre l'organisme à subir le choc d'une infection par des vitamines et tout particulièrement la vitamine C et en évitant de consommer du sucre. Les virus aiment le sucre : il a été démontré qu'un simple morceau de sucre rendait inopérant 40% des leucocytes pendant 2 heures. Donc, ne pas sucrer le café et éviter aussi les gâteaux, tant pis pour les anniversaires ! Sinon, prendre de la vitamine C après avoir consommé du sucre sans s'occuper des doses journalières recommandées qui sont nettement insuffisantes. Choisir si possible une vitamine C naturelle. Il y a aussi le silicium organique et le magnésium.

 

3- Ne laisser aucune autre infection même minime s'installer pendant des jours ou des semaines comme des rhumes, une toux ou une fatigue car le virus saura en profiter. Pour cela il existe différents moyens que je ne vais pas énumérer ici. Je vais me contenter de parles de 2 huiles essentielles que j'ai expérimenté sur moi-même dans plusieurs situations délicates et qui se sont montré particulièrement efficaces.

La plus récente remonte à la nuit du 26-27 mai 2009 : le matin de ce 27 mai je devais subir une ablation d'un matériel installé en raison d'une grave fracture; la nuit qui précédait, à l'hôpital, j'ai eu une infection respiratoire que j'ai pu maîtriser en utilisant l'huile essentielle de saro. J'ai raconté cette affaire sur mon blog vélo, mon premier 7000 en vélo : ablation du matériel après fracture

(malade avant l'opération).

 

Dans un autre article de ce même blog j'ai raconté une autre expérience authentique avec différents produits dont le saro. Voir ce témoignage.

 

J'ai pu aussi me libérer d'un herpes labial qui s'était manifesté 2 à 3 fois par an pendant 40 ans en utilisant la ravintsara directement sur le bouton et le plus tôt possible quand les premiers picotements se faisaient sentir. La dernière éruption remonte à décembre 2000. Je décrit aussi cette expérience dans le même article (voir huiles essentielles).

 

Ce sont des expériences vécues. Je ne donne aucune directive d'utilisation, ce n'est pas mon rôle. Je suis un être humain qui comme chacun vit des expériences. J'ai essayé de résoudre des problèmes parfois difficiles et j'ai eu, après un long cheminement et des tentatives infructueuses, certains réussites. J'ai essayé de les décrire, c'est tout. Je ne suis pas thérapeute et n'ai pratiquement que ma seule expérience.

 

Parmi les autres huiles essentielles qui pourraient être utiles en cas de grippe il y a Melaleuca, Thymulus, Inule...Il est indispensable d'en disposer avant l'infection afin de pouvoir agir instantanément dès les premiers symptômes et même avant : par exemple avec la présence d'un malade dans la famille ou qu'on aura fréquenté au bureau...

 

Pour les enfants il est possible d'utiliser saro et ravintsara en suppositoires préparés par des pharmacies compétentes avec des dosages adaptés à l'âge cas elles ne sont pas agressives. A défaut, une goutte sous le pied ou dans le dos, au niveau de la ceinture. Diluées dans une huile végétale comme huile d'olive ou mieux d'abricot, il est possible de les utiliser sur la cage thoracique. Se montrer très prudent avec les enfants en utilisant des dosages très faibles. Le mieux est évidemment de faire appel à un thérapeute compétent. Elles peuvent aussi être respirées par diffusion dans la pièce. Je ne fais ici que donner des indications qui devront être précisées. A chacun de rechercher un tel thérapeute et de se préparer pour faire face à la situation le moment venu.

 

Il y a aussi les  oligo éléments (adultes) Cuivre Or Argent et qui peuvent être utilisé préventivement pour préparer l'organisme (une prise par jour 6 jour sur 7 en prévention).

 

Il y a aussi l'homéopathie avec Bryonia 5Ch en cas de fièvre sans transpiration; Belladona 9CH si fièvre intense et transpiration; avec en plus Camphora 5 CH si frissons etc.

Mon objectif n'est pas de détailler un tel traitement selon les situations mais d'indiquer sa possibilité . Là aussi, à chacun de trouver un médecin compétent et si vous n'en trouvez pas, interrogez-vous sur les raisons : à ne promouvoir que les vaccins notre société abandonne ou n'explore pas des méthodes de soins et de préventions qui nous seraient à tous très utiles.

Si le site du ministère nous donnait sur l'usage des huiles essentielles par exemple les informations qui nous manquent, avec des spots à la télé, des émissions plus approfondies, si....si l'objectif était la santé des populations plutôt que celle des laboratoires...Certaines huiles essentielles peuvent être délicates à utiliser car agressives, en particulier pour le foie. Elles peuvent générer des accidents par ignorance et le ministère publique pourrait s'en émouvoir et en déconseiller l'usage sans réaliser qu'il ne fait rien pour participer à une action pédagogique pour leur utilisation. Tous ses efforts portent sur les vaccins dont les seuls inconvénients seraient transitoires...

 

Je concluais ainsi mon article du 24 mars 2008 sur mon blog vélo :

 

Le sectarisme médical : une catastrophe mondiale

 

''Après toutes ses expériences brièvement racontées ici, je pense pouvoir dire que si la médecine était plus ouverte, moins jalouse de ses prérogatives et moins imbue de la supériorité de ses techniques et si tous les talents de diverses natures pouvaient coopérer au lieu de se faire la guerre, nous pourrions avancer dans l’intérêt de notre santé et de nos finances individuelles et publiques.''

 

Cela me paraît être tout à fait d'actualité...

Pas fous ces Chinois !

Les autorités chinoises ont prévu de soigner les enfants par la médecine traditionnelle :


"Plan de traitement de la grippe A (H1N1) pour les enfants par la médecine traditionnelle

                                               

 

Beijing a publié le plan de prévention et de traitement contre la grippe A (H1N1) pour les enfants par la médecine traditionnelle chinoise, ainsi que les ingrédients du médicament traditionnel no.2 contre la grippe pour enfants, de même que la méthode de prise des comprimés de ce médicament, dimanche le 1er novembre.

Ce plan et les ingrédients de ce médicament ont été publiés par l'Administration de la Médecine traditionnelle chinoise de Beijing (AMTCB) au cours de sa conférence de travail tenue dimanche.

Au cours de cette réunion, l'AMTCB a fourni une liste de 20 hôpitaux ayant établi la clinique de pédiatrie. Ces hôpitaux peuvent fournir une dizaine de plantes médicinales et remèdes traditionnels contre la grippe pour les enfants, ainsi que des comprimés du médicament traditionnel no. 2 contre la grippe pour enfants.

                                         

Source:     le Quotidien du Peuple en ligne"

 

 

Posté par BernardGue à 22:23 - Grippe et pandémie grippale - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 octobre 2009

Vaccination H1N1 à l'école sans accord parental préalable ?

9 décembre :

Selon plusieurs sources, l'épidémie serait proche du déclin et commencerait même à décroître. On en reparlera...

Sur le site du ministère :

"Les parents conservent la possibilité de faire vacciner leurs enfants collégiens et lycéens dans le centre de vaccination le plus proche de leur domicile"

Voici, même avec un peu de retard, la lettre ouverte du Syndicat de la Magistrature à la Garde des Sceaux (8 septembre). Extraits :

« Nous ne pouvons tolérer que de telles atteintes aux principes démocratiques soient envisagées par le gouvernement. Nous vous demandons expressément de renoncer à la mise en œuvre d’un tel dispositif liberticide. Si la Chancellerie se donnait la peine d’associer l’ensemble des professionnels concernés au plan « pandémie grippale », le droit commun permettrait parfaitement d’assurer tout à la fois la nécessaire continuité du service public et la garantie des libertés individuelles.

Eu égard à la disproportion manifeste entre une situation de pandémie grippale et la gravité des mesures envisagées, nous rendons publique la présente lettre. »

Elle donne une idée de ce qui se préparait...A lire absolument !

7 décembre

Le témoignage d'une personne contente de sa vaccination et de l'accueil reçu dans le centre.

A contrario, un témoignage sur l'envers du décor : les coulisses d'un centre de vaccination, les tensions, intimidations, réquisitions forcées....


4 décembre

Seuls 10% des collégiens et lycéens demandent à être vaccinés reconnaît le ministre de l'Education nationale Luc Chatel.


Une équipe mobile en hélico !!!

C'est ce qui était prévu pour vacciner les 200 habitants de l'île de Sein !!! Finalement, il a été admis que LE médecin de l'île pourrait s'en charger. Une entorse au règlement parisien d'exclure les généralistes. Mais pourquoi vacciner une population aussi isolée et clairsemée ? Ils ne vont pas se côtoyer dans l'autobus ou le métro ? Eux qui vivent très peu concentrés on voulait les agglutiner en file à proximité de l'hélico ? Voir l'article (et les commentaires...) sur le blog d'Antoine Flahault et Jean-Yves Nau, le journal de la pandémie.

Des sites à consulter régulièrement :

1- Celui d'Antoine Flahault et Jean-Yves Nau le journal de la pandémie où j'interviens aussi parfois dans les commentaires. On y trouve en particulier des analyses sur les chiffres de la grippe (GROG et réseau Sentinelles) : http://blog.slate.fr/h1n1/

2- Celui de Marc Girard : http://www.rolandsimion.org/

 

Réaliste ou sur-réaliste, le vécu dans un centre de vaccination : pagaille et solidarité ! Témoignage :

« Pas de nationalité ni de couleur, pas de vieux ou de jeunes, pas de riches ou de pauvres mais tous unis dans la même galère, face à une pandémie mondiale. »

Il est parfait ce témoin, Roselyne pourra le décorer...Mais la pagaille favorise les BAVURES !

Les premières bavures : quand on lance une opération vaccinale de cette envergure il faut s'attendre à des bavures. Les premières connues viennent de se produire : 5 enfants de moins de 3 ans reçoivent quadruple dose et une fillette de 3 ans et demi a fait des poussées de fièvre après avoir reçu une dose adulte. Ces bavures sont inévitables. On peut même prédire, sans être spécialement voyant, que plus la pression vaccinale sera importante dans les centres et plus les risques d'erreurs seront importants.

Faut-il vacciner les enfants ? Une vidéo du Docteur Marc Girard

A lire, le décret du 23 octobre 2009 relatif à l'utilisation des données personnelles (nom etc...) dans le cadre de la gestion et du suivi de la vaccination H1N. En particulier, l'article 5 :

 

« Les données et informations issues du traitement « gestion et suivi des vaccinations contre la grippe A (H1N1) » sont conservées dans la base de gestion et de suivi des vaccinations jusqu'au 31 décembre 2012.
Les informations relatives à l'identification des agents ayant accédé à la base de gestion et de suivi des vaccinations, ainsi que les dates et heures de ces accès, sont conservées pendant un an à compter de chaque accès.
En cas de contentieux relatif à une vaccination contre la grippe A (H1N1), les informations sont conservées jusqu'à une décision de justice devenue définitive. »


30 novembre

Sur le site du Dr Marc Girard un article ''nouvelle du front'' qui décrit l'ambiance chez les personnels hospitaliers par rapport à la vaccination : le badge ''j'aime la vaccination'' pour ceux qui se sont accepter la vaccination; le port du masque pour les autres. D'aucuns se posent la question : à quand l'étoile jaune pour les non vaccinés ? Observons qu'un vaccin n'étant pas efficace immédiatement, loin de là, et que l'efficacité des vaccins antigrippaux est très moyenne, on ne voit pas pourquoi la vaccination dispenserait de porter le masque.


Une campagne de vaccination irréalisable : il faudrait vacciner jusqu'au 14 juillet ! Voir mon article "Quand le chrono s'oppose à la campagne de vaccination !"

Origine du H1N1 : selon des scientifiques australiens il serait une combinaison réalisée en laboratoire. Affaire à suivre...


27 novembre

Sur France 2, au JT de ce soir par Jean-Daniel Flaysakier (JDF), le médecin épidémiologiste de la chaine, à propos des 2 cas mutants observés en France : c'est le même virus qu'en Norvège mais il ne vient pas de là-bas, il s'est généré tout seul dans le malade, tout particulièrement par l'action des médicaments.

Le vaccin Pandemrix pourrait provoquer des rejets de greffes chez les transplantés : cela aurait déjà été observé en Suède où un quinquagénaire transplanté cardiaque serait mort d'un rejet de greffe peu après avoir été vacciné. Or les transplantés cardiaques et les greffés sont considérés comme personnes à risque en cas de grippe et donc à vacciner en priorité. Mais...ces personnes pourraient aussi être à risque avec le vaccin ? C'est un journal suédois qui aurait rapporté cette information.


26 novembre

Pour l'accord parental, la signature d'un seul des 2 parents est demandée. Cependant, si l'un des parents est d'accord et que l'autre s'oppose, c'est le NON qui l'emporte : conférence de presse de Roselyne Bachelot du 26 novembre. De plus, une seule injection vaccinale sauf pour les enfants jusqu'à 8 ans inclus.

Quatrième bilan de pharmacovigilance : 3 cas graves supplémentaires.

Michèle Rivasi députée européen dit non au vaccin de la grippe A et donne ses raisons.

Vaccination dans les écoles en Côtes-d'Armor

«En cas de doute on ne vaccine pas. Cette démarche de vaccination n'a aucun caractère obligatoire. Les élèves sont totalement maîtres de leur choix. ''Même avec une autorisation parentale, s'il y a une réticence de l'enfant, il n'est pas vacciné'', confirme l'inspecteur d'académie. Les élèves sont vus au préalable par un médecin pour un entretien autour du questionnaire médical rempli par les parents. ''En cas de doute, on ne vaccine pas, on ne prend aucun risque'', assure le docteur. Les jeunes sont ensuite pris en charge par une coordinatrice puis vaccinés par une infirmière dans une salle spécialement aménagée à cet effet. Après avoir patienté quelques instants, le temps de s'assurer qu'il n'y a pas de malaise, les élèves regagnent leur classe avec un certificat de vaccination à remettre à leur famille. »

Dans un collège de Saint-Brieuc seuls 81 élèves sur 446 avaient choisi la vaccination le 25 novembre. Une séance de rattrapage est prévue.


25 novembre

 Vaccin Pandemrix de GSK : 24 cas de chocs anaphylactique dont 1 mortel au Canada qui retire un lot, nombreuses réactions graves en Grande Bretagne. L'OMS confirme. Lire l'article.

Au journal de 13 heures, sur Europe 1 ce 25 novembre 2009, Jean-Philippe Derenne, professeur à la Salpétrière et co-auteur de 2 ouvrages sur les pandémies (H5N1 et H1N1) déclare que notre ministre de la santé ferait mieux de se contenter d'administrer le sport !!!

Le journal de la pandémie : sur le blog d'Antoine Flahault directeur de l'école des hautes études en santé publique et de Jean-Yves Nau journaliste médical au Monde, le mathématicien-statisticien Jean Rabat démonte les affirmations statistique d'A.Flahault, épidémiologiste de réputation mondiale. Voir les commentaires. Tout particulièrement ceux du 25 novembre de Flahault et Rabat et par exemple ceci :

''Depuis il y a eu la découverte de la supercherie américaine, la campagne de la peur, le comportement de l’OMS … et les chiffres Français manipulés pour « vendre » le vaccin, alors qu’en fait ils sont plutôt rassurants.''


Panenza chez les enfants de moins de 3 ans : l'essai mené sur 101 enfants a montré que la séroconversion n'était apparue que pour un enfant sur trois. Voir le tableau de la page 7  du résumé des caractéristiques du produit sur le site de l'Afssaps. Autrement dit, le vaccin n'aura guère d'efficacité sur les enfants de cet âge.

A Metz ils ont cru mourir en allant se faire vacciner !

Allez lire sur le journal Le Monde la très désagréable mésaventure qui est arrivée à de nombreux messins qui se sont précipités le même jour pour se faire vacciner sans y avoir été invités par le fameux bon de vaccination. Agglutinés pendant des heures comme du bétail et dans la chaleur, des asthmatiques et des personnes âgées ont cru mourir. Ajoutons que ce genre de situation est idéal pour la transmission des maladies contagieuses dont la grippe. Et si la campagne de vaccination favorisait la propagation ?

Les Shadocks n'auraient pas fait mieux !

En cas de pandémie vraie avec beaucoup de cas et de cas graves il est prévu d'interdire les réunions publiques et en particulier les rencontres sportives. Donc les gymnases seront fermés. Tout cela se comprend très bien, la première et principale façon de lutter contre une maladie contagieuse étant de réduire la transmission.

Mais là où on atteint des sommets c'est quand ces mêmes gymnases fermés aux manifestations sportives sont grands ouverts pour accueillir les foules pour les vacciner !

L'expérience a donc été vécue à Metz le samedi 21 novembre comme l'a raconté le journal Le Monde. L'enfer pendant plus de 4 heures pour les candidats à la vaccination, dans la chaleur et la promiscuité. Il y avait des femmes enceintes, des insuffisants respiratoires, des handicapés, des nourrissons, des personnes âgées. Certains ont cru mourir...

Sans parler de la contagion possible et même très probable de multiples germes dont, pourquoi-pas, la fameuse grippe dont chacun venait pour s'en protéger au risque de l'attraper avant d'avoir pu être immunisé par le vaccin. En risquant, de plus, de superposer à cette contamination non seulement l'injection vaccinale mais aussi d'autres microbes plus ou moins pathogènes. Les Shadoks n'auraient pas fait mieux.

 

Panenza de Sanofi : c'est le vaccin sans adjuvants produit par Sanofi avec une AMM française. Voir les caractéristique du produit et autres descriptions sur le site de l'Afssaps. Il est destiné aux femmes enceintes et aux enfants de moins de 3 ans.

23 novembre :

Selon notre ministre de la santé il y a eu 2 millions de grippés en France pour 57 décès soit 2,85 décès pour 100 000 cas. C'est beaucoup moins que la grippe saisonnière ! Allez lire à ce sujet le commentaire de Jean Rabat sur le blog d'Antoine Flahault et Jean-Yves Nau (celui du 23/11/2009 à7h59 pm)


Des pressions sont exercées sur la ministre de la santé de Pologne qui avait refusé d'acheter des vaccins insuffisamment testés. Voir l'article de PharmaCritique


En Suisse (22 novembre) : l'OFSP, l'Office fédérale de la santé publique autorise le vaccin Pandemrix de GSK AVEC adjuvants pour les enfants de plus de 6 mois !

Allez lire sur le blog d'Antoine Flahault et de Jean-Yves Nau, le journal de la pandémie, le commentaire d'un chouchou d'Antoine Flahault, Jean Rabat, sur la situation actuelle de la pandémie qu'il qualifie d'épidémie. Rappelons qu'Antoine Flahault est directeur de l'école des Hautes études en santé publique et que Jean-Yves Nau est journaliste médical au journal Le Monde. Jean Rabat ausculte les courbes de la grippe depuis longtemps. Il s'agit du huitième commentaire posté le 21 novembre. C'est gratiné !

22 novembre : cela se poursuit avec le dernier article d'Antoine Flahault sur la mutation du virus et la vive réaction de Jean Rabat qui ne s'en laisse pas compter !


"Grippe, porcine : Je vaccine mes enfants ?" un article mis en ligne le 20 novembre 2009 par le docteur Marc Girard expert européen (AEXEA)

Avec cette critique sur ce site


Voici un lien vers le site du ministère de l'éducation nationale donnant, entre-autres, des informations sur la campagne de vaccination dans les établissements scolaires :

"Deux modalités sont proposées aux parents souhaitant faire vacciner leur enfant, selon le niveau de scolarisation :

  • pour les écoliers, la vaccination est organisée dans les centres de vaccination de proximité.Les élèves des écoles maternelles et élémentaires s'y rendent accompagnés par leurs parents. Le centre de rattachement est indiqué sur le bon de vaccination transmis aux familles.
  • pour les collégiens et les lycéens, la vaccination se déroule dans les établissements scolaires."

Les problèmes de l'accord parental et de l'obligation éventuelle dans les écoles étant en principe résolus, le suivi de la campagne vaccinale se fera dans l'article Vaccination pour le public

 

Dimanche 8 novembre : ENFIN !!!

Sur France 2 le ministre de l'Education nationale Luc Chatel annonce que la vaccination dans les écoles commencera le 25 novembre.(article de La Croix)

Il prépare l'organisation de la vaccination dans les collèges et les lycées et a  souligné que cette vaccination ne serait pas obligatoire.

Pour les enfants du primaire et des maternelles ils seront vaccinés de façon facultative dans les centres de vaccination de proximité où leurs parents pourront les accompagner.

Les parents devraient recevoir un bon de vaccination puis un questionnaire pour prendre en compte d'éventuels problèmes d'incompatibilité. Voir aussi l'article du Figaro

Toutes ces mesures plutôt rassurantes mais qui ont beaucoup tardé pour être annoncées semblent montrer qu'elles n'étaient pas forcément prévues ainsi au début et que la mobilisation a payé.  N'oublions pas l'article du 30 mai publié par le Journal Du Dimanche qui annonçait que la décision serait prise à l'automne avec cette déclaration d'une juriste :

"personne n'aurait le droit, sauf dans le cas d'une contre-indication médicale, de refuser de se soumettre à une telle vaccination. S'y soustraire à titre individuel, ce serait prendre le risque de contaminer autrui."

Et aussi :

"La France prépare un plan de bataille sans précédent pour cet automne avec, à la clé, une campagne de vaccination obligatoire pour tous les Français de plus de 3 mois"

C'est bien ce qui s'est produit, il a fallu attendre novembre pour  en savoir plus...Depuis la circulaire du 21 août qui annonçait la vaccination des enfants dans les écoles ainsi que de toute la communauté éducative par des équipes mobiles de vaccination il a fallu attendre plus de 2 mois et demi pour avoir une réponse plus précise... De plus, il semble que la vaccination des enseignants, surveillants etc par des équipes mobiles dans les écoles ne soit plus prévue...Ceux-ci iront se faire vacciner comme n'importe quel citoyen dans les centres fixes. Quand on pense que les enseignants et les élèves avaient été classés comme population captive  au même titre que les prisonniers afin de justifier leur vaccination par des équipes mobiles...Voilà pour l'ambiance !

La circulaire du 21 août écrivait page 11 :

''Toute équipe de vaccination devra s'auto-vacciner lors de sa première vacation''

mais cela a été annulé par la circulaire du 28 octobre qui rend cette vaccination facultative en raison sans doute des protestations et surtout des difficultés à recruter des vaccinateurs. Je viens d'entendre sur Europe 1 les protestations d'une infirmière libérale réquisitionnée pour vacciner dans un centre ce qui l'empêchera de s'occuper de ses malades. Alors si en plus, en étant réquisitionnés sur ordre du préfet, les vaccinateurs devaient se vacciner entre-eux !!! De plus, une circulaire n'étant pas une loi il aurait fallu pour le moins un décret du premier ministre pour rendre cette vaccination obligatoire pour ce personnel.

Cette même circulaire prévoyait ainsi la vaccination des très jeunes enfants par des équipes mobiles :

"Les équipes mobiles de vaccination se rendent sur site pour procéder à la vaccination des membres de la collectivité. A titre d'exemple, il faut prévoir, sous réserve des AMM :

100 injections/jour pour des enfants âgés de  6 mois à 3 ans (crèches, PMI) ;

250 injections/jour pour des enfants scolarisés en classes maternelles et primaires ;"

Si cela a été fort heureusement modifié c'est certainement grâce à toute cette mobilisation dont même certains excès ont pu aussi avoir leur utilité. Mais ne soyons pas dupes : un tel luxe de précautions s'explique par le désamour des Français pour cette campagne, aussi les responsables passent de la pommade pour tenter de la sauver en rassurant la population. Mais restons lucides : il serait certainement impossible de vacciner 60 millions de Français en l'espace de 2 mois en respectant toutes les précautions qu'ils veulent prendre, chacun attendant, même les écoliers, le bon de vaccination de la Cnam (Caisse d'assurance maladie) etc. Il faut être conscient qu'une vaccination de cette ampleur dans des délais aussi courts ne peut se faire qu'à la hussarde. Il n'est plus à l'ordre du jour de vacciner tout le monde, l'objectif est désormais de sauver la campagne pour éviter le ridicule.

Sur les tentatives d'obligation par le biais d'une circulaire

 

Notre ministre de la santé a dit et répété pendant des mois que la vaccination ne serait pas obligatoire et que chacun sera libre de se faire vacciner. Pour rendre une vaccination obligatoire pour une catégorie donnée de population il faut pour le moins un décret signé du premier ministre. Pourtant, au moins 2 tentatives ont été faites pour faire croire à l'obligation par le biais d'une circulaire :

 

1- Celle du 21 août qui laissait croire que la vaccination serait obligatoire pour les équipes de vaccination. La circulaire du 28 octobre a fait une marche arrière explicite de ce point de vue.

 

2- Pour les personnels militaires des gendarmeries : une circulaire du ministère de l'Intérieur précisait en effet qu'ils étaient tenus de se faire vacciner. Mais il y eut beaucoup de protestations de la part des gendarmes, en particulier sur leurs forums. Là aussi, marche arrière.

 

Il n'est pas interdit de penser qu'il existait un objectif analogue pour la communauté éducative qui devait être vaccinée dans les établissements scolaires par des équipes mobiles et alors que les enseignants étaient qualifiés de population captive au même titre que les prisonniers ! Là aussi, recul...

Preuves qu'il était bien nécessaire de se mobiliser malgré les affirmations rassurantes que la vaccination ne serait obligatoire pour quiconque.

En relation avec ces craintes, on peut écouter sur le site de France-Info (8 septembre) l'interview d'Emmanuelle Perreux, présidente du syndicat de la magistrature, palant des mesures judiciares d'exception prévues par le gouvernement en cas de pandémie grippale et que le syndicat a très fermement refusé.

8 novembre 2009 :

Une jeune américaine hospitalisée après avoir été vaccinée à l'école sans l'autorisation parentale. Elle prenait des médicaments sur ordonnance : http://www.spreadthetruth.fr/?p=5151

Un BON critère à ne pas oublier

On nous dit que la grippe saisonnière fait 3000 morts par an soit 25 morts par jour sur 125 jours, ou  175 par semaine; répartis sur 150 jours cela ferait 20 morts par jour soit 140 par semaine. C'est un bon critère. Il serait indécent mais pas totalement invraisemblable que le niveau 6 soit décrété pour 15 morts par semaine. Selon les communiqués de l'InVS nous en sommes actuellement à une moyenne de 6 morts par semaine sur les 3 dernières semaines . Ce critère pourrait nous aider à apprécier cette décision si elle était prise.

5 novembre 2009,  journal de 20h sur TF1 : faut-il avoir peur des adjuvants dans  vaccin contre la grippe ?

Daniel Floret président du Comité technique des vaccinations : ces vaccins ont été testés sur 2000 enfants.

La journaliste : C'est suffisant pour vacciner toute une population ?

Daniel Floret se montre hésitant et ajoute : C'est sûr qu'on serait plus à l'aise s'ils avaient été testés sur 10 000...

Aux USA les vaccins avec du squalène ne sont pas autorisés depuis l'expérience de la guerre du Golfe mais les choses pourraient changer car la crise sanitaire donne des pouvoirs accrus au gouvernement.

Voir la vidéo.



Dernière minute (29 octobre) : 

Mise en ligne sur le site du ministère d'une nouvelle circulaire datée du 28 octobre et qui veut préciser celle du 21 août qui comportait beaucoup de lacunes, en particulier pour la vaccination des enfants dans les écoles. Mais on reste toujours dans l'inconnu à ce sujet.

On peut noter que l'ordre de priorité pour la vaccination place en avant-dernière position les enfants de 2-18 ans sans facteurs de risque, les derniers étant les plus de 18 ans sans facteurs de risque. Cela semble indiquer que la vaccination dans les écoles n'est pas pour tout de suite, d'autant plus qu'elle sera tributaire de l'approvisionnement en vaccins.

Voir aussi mon résumé de cette circulaire.

Voir aussi "vacciner ou pas" par le docteur Marc Girard.

Voir aussi en vidéo le document d'ARTE "un virus qui fait débat".

2 novembre

Article du Point sur "la fausse transparence du ministère"

29 octobre

Conférence de presse à l'hôpital Ste Justine de Montréal :

 

« Les hôpitaux désirent rappeler aux parents que leurs urgences sont réservées aux soins urgents. « L’urgence est exceptionnellement occupée pour cette période de l’année », explique le Dr Harley Eisman, directeur médical du département d’urgence à L’Hôpital de Montréal pour enfants. ''Cette augmentation est attribuable aux enfants qui se présentent ici avec de la fièvre et des symptômes grippaux bénins. Cette augmentation de l’achalandage impose une pression supplémentaire au département d’urgence, et les temps d’attente s’en trouvent allongés.''

Le Dr Eisman rappelle aux parents que la grippe H1N1 est une forme relativement bénigne de la grippe et que du point de vue de la gravité elle est très similaire à la grippe saisonnière. La seule différence, c’est que la saison de la grippe a commencé plus tôt et que plus de gens en sont atteints. »

 

La propagande vaccinale n'a pas commencé avec la grippe H1N1 !!!

L'un de ses plus gros mensonges:

 

l'éradication de la variole soi-disant vaincue par la vaccination.

 

C'EST FAUX et PARFAITEMENT ÉTABLI !!!

 

Lire mon article sur ce blog

 

 

 

Et je ne parle pas du BCG !!! Voir mon blog spécial BCG : http://vaccinbcg.canalblog.com et tout particulièrement  une photo montrant que le BCG est toujours affirmé obligatoire...alors que son obligation est levée depuis le 17 juillet 2007.


- Les réflexions d'un médecin sur la grippe : à lire !


D'abord quelques nouvelles

- La grogne des élèves-infirmiers réquisitionnés pour vacciner, dans Le Midi Libre.

- Sur AgoraVox, alors que la Pologne et la république Tchèque refuseraient le vaccin l'Ukraine décrète l'état d'urgence alors que, selon l'auteur de l'article, la grippe en Ukraine ne serait pas plus grave qu'ailleurs. A lire pour s'interroger...

- Une circulaire prévoit que les personnels militaires des gendarmeries sont tenus de se faire vacciner contre le H1N1. Voir la circulaire scannée sur ce site.

- Voir le blog d'Antoine Flahault (directeur de l'école des hautes études en santé publique) et Jean-Yves Nau journaliste médical au monde http://blog.slate.fr/h1n1/


- "Quand les labos financent les experts de la grippe A" un très intéressant  article du Parisien sur les liens entre les experts et les laboratoires, ou comment les labos pèsent sur les décisions de santé.

Cet article va engendrer une polémique à l'Assemblée nationale. Voir, par exemple, l'article du Nouvel Obs


- Les autorités veulent se protéger : nous sommes prévenus, les accidents qui surviendront après la vaccination seront des coïncidences ! Déclaration de Christian Perronne, président de la commission sécurité sanitaire du Haut conseil de santé publique, selon Le Point :

"Ces responsables savent qu'ils devront "gérer" des cas de personnes qui vont attribuer ces événements au vaccin contre la grippe A et contacter avocats et médias, alors qu'il s'agira de "coïncidences". Pour ce faire, on a besoin d'une pharmacovigilance impeccable montrant qu'il n'y a pas d'augmentation du nombre d'événements par rapport à ce qui est attendu normalement, explique le Pr Perronne."

Le résultat de cette pharmacovigilance impeccable est donc connu avant même d'avoir commencé à vacciner !!! Vu comment cette pharmacovigilance s'est déroulée pour la vaccination hépatite B, on peut faire confiance !


- 24 octobre : l'État de New York suspend l'obligation de vaccination H1N1 pour les personnels de santé. Cette obligation avec la date butoir du 30 septembre était assortie de la menace de perdre son emploi !!! La réaction des personnels a contraint cet État à faire marche arrière. Le prétexte avancé fut que, le vaccin étant en quantité limitée, il devait être en priorité réservé aux femmes enceintes et aux enfants. Voir la dépêche de l'AFP.


-Seulement 17% des Français seraient disposés à se faire vacciner selon un sondage réalisé pour le Journal du Dimanche et Ouest France. Ce serait 12% en Allemagne !


- 20 octobre : lancement de la campagne de vaccination par Roselyne Bachelot : d'abord pour le personnel hospitalier puis le reste de la population après la Toussaint. Convaincre les sceptiques...Ils sont nombreux...Conférence de presse au ministère. Commentaire par exemple sur Libération ou Le Figaro ou sur le Point


Sur 20 minutes.fr :  "Les professionnels de santé se font vacciner à reculons". Pour la visite de Roselyne Bachelot à l'hôpital Necker on a eu du mal à trouver des volontaires...déclare Thierry Amouroux secrétaire général du syndicat des professionnels infirmiers.


- Un excellent article de PharmaCritique publié sur AgoraVox


- Publication de l'ouvrage du Dr Marc Girard "Alertes grippales, comprendre et choisir" aux éditions Dangles.


- A lire : "réponses aux 12 questions d'un médecins généraliste belge"


- Sur Pharmacritique : les 12 ans de notre ministre au service de l'industrie pharmaceutique.


- 19 octobre : aux USA l'opposition au vaccin se politise et réunit l'extrême gauche et l'extrême droite dans un combat commun contre la vaccination. Voir l'article


- Si vous aimez les arguments simplistes et avez besoin d'être rassuré, allez sur l'article d'Alsace.fr où le docteur Ruetsch  surpasse tous ses confrères...


- 19 octobre : Le magazine allemand "Spiegel" a publié aujourd'hui un article  accablant sur les dangers des vaccins contre la "grippe porcine" et spécialement ses adjuvants et se lance à prédire que la campagne de vaccinations de masse de 600 millions d'euros contre la "grippe porcine" allait s'effondrer au fur et à mesure que s'affirme l'opposition des médecins, des experts en pharmacologie et des politiciens.


- 13 octobre : l'Académie de médecine se prononce en faveur de la vaccination contre le H1N1. Voir le communiqué.


- 12 octobre : manifestation devant le ministère de la santé avec lâché de ballons. La vidéo.


L'article ci-dessous pourra évoluer en fonction de la situation et des informations glanées. En particulier, il est certain que le refus très généralisée de cette vaccination, et pas seulement en France, a considérablement modifié la donne par rapport à la situation en septembre.

Voici l'article qui tentait de répondre à la question posée par le titre sur la vaccination dans les écoles. Depuis le 8 novembre nous avons des réponses. Malgré tout, les observations et réflexions faites dans ce texte n'en deviennent pas définitivement caduques pour autant car il pourrait y avoir d'autres pandémies dans l'avenir...


Dernière minute (15 octobre) : je viens de trouver ce site de la Drass régionale d'Alsace qui explicite enfin que la vaccination des mineurs sera soumise à l'autorisation parentale. Tant mieux si cela est dit mais c'est régional et il faut reconnaître que ce n'était pas  du tout explicite sur le site  parisien du ministère et qu'il faut de toute façon rester très vigilant sur ce problème, surtout si l'épidémie devenait plus importante et que nous passions au niveau 6 comme expliqué ci-dessous.

Car attention, le niveau 6 n'est pas une simple graduation sur un thermomètre, il autorise le gouvernement à prendre des mesures d'exception dans une situation sanitaire jugée catastrophique.


Certains sites insistent en effet sur la nécessité pour les parents de faire connaître préventivement leur opposition par courrier recommandé afin d'éviter une vaccination non souhaitée de l'enfant. Voir des liens à la fin de cet article et un modèle de lettre. Cela sera-t-il suffisant ?

Il y a aussi l'insoutenable pression qui pourrait être exercée sur les parents : tant que votre enfant ne sera pas vacciné il ne pourra pas retourner à l'école, ce qui serait une façon détournée de passer outre à l'opposition désirée des parents en contraignant ceux-ci à accepter la vaccination.

Les raisons évoquées par ceux qui mettent en garde contre une vaccination intempestive de leur enfant à l'école pourrait se résumer ainsi :

Parents attention ! Vous ne voulez pas que votre enfant soit vacciné à l'école contre le H1N1? Vous pensez qu'il suffira d'attendre votre autorisation explicite pour manifester votre désaccord ?

Rien n'est moins sûr malgré les apparences. En effet, la circulaire du 21 août 2009 adressée aux préfets et définissant la mise en œuvre de cette vaccination est des plus catégoriques :

 

« La vaccination des élèves et de toute la communauté éducative sera assurée par des équipes mobiles dans les établissements scolaires.»

Ces équipes mobiles ne pourront avoir un horaire planifié et il faudrait donc envisager très sérieusement qu'elles puissent débarquer dans un établissement sans que les parents aient été prévenus. Il y aurait au moins 3 raisons pour cela:


1- Beaucoup d'écoles à visiter et les contraintes logistiques seront importantes comme le précise d'ailleurs la circulaire :


« Une telle campagne de vaccination collective constitue une opération de grande ampleur. Elle devra être conduite dans des délais serrés et sous fortes contraintes ».

2- Cette circulaire ne donne aucune information sur les conditions de l'accord parental et à ce niveau ce ne peut pas être un oubli. De plus, avons-nous entendu ou lu quoi que ce soit à ce sujet émanant du monde officiel ? Certes, notre ministre de la santé a répété que la vaccination sera gratuite et non obligatoire et certains sites pensent pouvoir en déduire que l'autorisation des parents sera donc demandé mais il n'y a rien d'assuré à ce sujet.

En effet, le discours entendu serait plutôt de dire que les parents n'auront à s'occuper de rien. De rien ? Pas même de signer un papier ?

J'ajouterai deux choses à cela :

D'une part la dernière circulaire du 28 octobre, chargée de préciser les modalités de la campagne vaccinale, n'apporte AUCUNE précision sur la vaccination dans les écoles, annonçant simplement qu'elles seront apportées plus tard. Mais la nature a horreur du vide et cette absence de clarté contribue amplement à alimenter les interrogations ce qui est tout à fait irresponsable de la part des ministères à l'origine de ces circulaires.

De plus, comment soutenir que nous n'aurions pas été prévenus ? Nous SAVONS que bientôt des équipes mobiles pourraient passer dans les écoles pour vacciner les enfants. Comment prétendre alors que cette vaccination aurait été réalisée inopinément si nous apprenons un soir que notre enfant a été vacciné à l'école dans la matinée. Nous sommes prévenus et informés, ce ne sera donc pas une campagne surprise et s'il y a des protestations l'autorité pourra le clamer haut et fort.

3- Cette vaccination ne semble pas très populaire et les autorités savent très bien qu'en demandant l'autorisation explicite elles prendraient le risque d'un très fort pourcentage de refus.

Souhaitons pouvoir constater que cette autorisation sera effectivement demandée  et respectée mais reconnaissons qu'il existe  aussi des indices forts pour qu'il n'en soit pas ainsi, le chantage à la fréquentation de l'école étant la formule la plus simple et déjà appliquée pour le DTP sans parler des pressions exercées avec le ROR présenté comme obligatoire alors qu'il ne l'est pas et ne peut être exigé pour une inscription dans une école, crèche, garderie...de même que le BCG.

Cependant, a contrario,

les vaccinateurs devront savoir si l'enfant est allergique à l'œuf (entre autres), ce qui pourrait contraindre à demander au moins ce renseignement aux parents en demandant que soit apporté le carnet de santé ou, plus simplement, en faisant remplir préventivement un formulaire sans indication du jour de la vaccination.  En principe ils ne devraient pas pouvoir vacciner un enfant sans disposer au moins de cette information. Donc, ne pas la donner ! 

Le Celvapan de Baxter n'est pas cultivé sur œuf, ils pourraient donc l'utiliser en cas de déclaration d'allergie mais il est possible que les équipes mobiles n'en disposeront pas. Les flacons étant multidoses (10), les organisateurs peuvent vouloir regrouper de tels cas. On a parlé de vaccination à l'hôpital pour ces cas. Pour les enfants assez grands, il est possible que le médecin demande simplement "est-ce que tu manges des œufs ?" 

Le fait de déclarer que l'enfant est allergique à l'œuf pourrait donc éviter qu'il soit vacciné à l'école mais ce n'est pas absolument certain.

Il existe d'ailleurs beaucoup d'autres allergies possibles. On peut consulter les résumés des caractéristiques du produit sur le site de l'EMEA, l'agence européenne du médicament. Ce site les a résumées.


Il faut donc dissocier l'accord préalable du renseignement sanitaire


et comprendre que même en cas de refus mentionné par écrit ils pourraient passer outre s'ils ont ces informations. En fait, on peut penser que la possibilité de vacciner sans accord préalable ait été conservée en option au cas où la grippe serait particulièrement grave et que le niveau 6 soit déclaré, permettant d'activer la loi martiale. Pour le moment ce n'est pas le cas et une vaccination  pratiquée de façon aussi autoritaire ne serait sans doute pas acceptée par la population.

Il faut aussi se rappeler qu'au début de cette épidémie un média avait évoqué une réunion au ministère d'où il ressortait  que la vaccination pourrait être obligatoire. Ce fut un tel tollé que Madame la ministre dû beaucoup insister pour affirmer le contraire. La question se pose cependant : ce média était-il mal informé ou s'agissait-il d'un ballon d'essai du ministère pour tester les réactions du public et du corps médical, le premier concerné par cette obligation ? Nous n'avons pas la réponse. Il faut aussi savoir que l'enquête Nicolle menée par l'Inpes sur la vaccination en France aurait montré que les Français étaient en faveur du principe de l'obligation vaccinale. Fort de cela il n'est pas impossible que  des conseillers du ministère aient suggéré que cela pouvait  être envisagé car les Français pourraient y répondre favorablement. J'en connais au moins un, Michel Rosenheim, qui est maintenant conseiller technique au pôle politique du ministère de la santé. Jusqu'en mars 2007 il fut vice-président de la section des maladies transmissibles du Conseil  supérieur d'hygiène publique  de France et membre du CTV. Il était modérateur à l'audition publique sur la levée de l'obligation du BCG à laquelle j'ai assisté les 13-14 novembre 2006.  Il y milita avec  un incroyable acharnement en faveur du maintien de l'obligation du BCG alors que celle-ci ne se justifiait absolument pas et fut finalement levée en juillet 2007 par notre ministre actuel Roselyne Bachelot.

Le 7 septembre 2009, dans son bureau du ministère, il recevait la responsable du collectif Art et Vaccinations sur le problème posé par les victimes non reconnues de la vaccination hépatite B. Elle m'avait demandé de l'accompagner pour lui apporter un soutien technique sur les études affirmées non significatives ou occultées, sujet dont je parle sur ce blog. Confronté à certaines anomalies aussi incontestables qu'énormes  que je lui mettais sous le nez il m'a finalement interdit de prononcer le moindre mot au  motif que j'avais épuisé mon temps de parole alors que quelques secondes auparavant il m'avait demandé de lui parler des autres études sur le sujet !!! Après m'avoir ainsi bâillonné il affirma que les commissions comme la réunion de consensus de septembre 2003 et l'audition publique du 9 novembre 2004 avaient affirmé l'absence de risque alors que, sous la présidence du professeur Marc Brodin, elles avaient seulement dû reconnaître qu'on ne pouvait écarter un risque faible. Les rapports sont en ligne sur le site de l'Afssaps(introduction §3). Ligoté et bâillonné sur ma chaise je devais donc le laisser dire cette contre-vérité majeure...

Il ne faut cependant pas oublier qu'affirmer que chacun sera libre de se faire vacciner ou pas ne s'applique qu'aux adultes. Pour les enfants, l'autorité des parents et celle de l'État sont en concurrence. Dans des conditions de maltraitance l'État peut se substituer aux parents. C'est ce qui s'était produit dans l'affaire d'Outreau et cette précipitation  a coûté très cher à l'État, d'abord en terme de prestige. Depuis longtemps, certains tentent de faire considérer le refus de vaccination par les parents comme étant de la maltraitance...Il faut savoir aussi que le niveau 6 d'une pandémie permet d'instaurer la loi martiale. La France est au 5A.

Il ne faut pas oublier non plus que la loi du 6 mars 2007 sur la protection de l'enfance  a classé dérive sectaire le refus   du vaccin BCG encore obligatoire à l'époque et le refus du DTP pour les enfants, ce refus pouvant être sanctionné par 6 mois de prison ! Depuis longtemps, certains, dont des parlementaires, veulent pouvoir peser très fort sur les parents pour les contraindre à accepter l'acte vaccinal pour leur enfant.  Au colloque du 4 mars 2009 organisé par des parlementaires, le sénateur Paul Blanc laissa clairement entendre qu'il voulait tout faire pour rendre obligatoire le ROR. C'étaient  les mêmes parlementaires qui avaient rendu obligatoire le vaccin contre la grippe saisonnière pour le personnel de santé en janvier 2006. Un avis du Conseil supérieur d'hygiène publique du 19 mai 2006 avait demandé la suspension de cette   obligation. Elle fut rendue effective le 14 octobre 2006 par un décret.

Nous verrons bien ce qu'il en sera pour cette fois mais même si on peut penser que dans la situation actuelle il sera tenu compte d'un refus parental, rien n'est assuré pour une autre fois. Il est possible aussi que le flou entretenu sur cette question soit une manière de tester les réactions des parents en prévision d'une pandémie future plus grave. Sans oublier la pression sur la fréquentation scolaire en interdisant l'école aux non-vaccinés sauf contre-indication.

De toute façon je vois mal comment il sera possible de vacciner presque tous les enfants dans les écoles, garderies...d'ici le 31 janvier avec le trou des vacances de Noël, en tenant compte à la fois du refus parental, du dossier médical et de la production progressive des vaccins, celui de Sanofi étant toujours en attente.  Par exemple, quelle décision sera prise pour les enfants qui n'auront pas leur carnet de santé le jour de la vaccination ?

On a en effet un peu l'impression d'assister à une répétition générale destinée à tester les plans élaborés, les réactions de la population et du corps médical. Ce n'est pas nouveau car à partir d'octobre 2001 nous avons assisté, après l'effondrement des tours, à une soi-disant attaque bio-terroriste à l'anthrax alors que si cet anthrax était bien réel et même militarisé, il ne provenait pas de terroristes, et ce justement parce qu'il s'agissait d'une forme très sophistiquée. Dans la foulée on brandissait la menace de la variole en affirmant que des États voyous  comme l'Irak de Saddam Hussein, voire même des terroristes, possédaient ce virus et allaient s'en servir...Des pays dont la France achèteront massivement des vaccins antivarioliques et des antibiotiques contre l'anthrax, ce fut le plan biotox, c'est à dire un budget qui n'a pas fait que des malheureux...En novembre 2001, des parlementaires particulièrement inspirés réclamaient que le gouvernement lance de suite une campagne de vaccination contre la variole...Rétrospectivement, chacun peut aujourd'hui en mesurer l'urgence absolue brandie par certains à l'époque.


Il est certain que la désaffection actuelle des Français pour cette vaccination, 17%  seulement auraient l'intention de se faire vacciner, pourra peser lourd dans la conduite de la vaccination dans les écoles et contrecarrer les plans initiaux élaborés pour le H5N1 beaucoup plus dangereux.

Il est même possible que dans l'état actuel des choses ils hésitent à se rendre dans les écoles car le taux de refus pourrait y  être énorme sans parler des doses de vaccin qui arrivent moins vite que prévu.


L'objectif de cet article n'est pas d'inciter les parents à refuser cette vaccination mais d'aider au libre choix pour les parents qui ne la veulent pas pour leur enfant et qui pourraient un jour se faire piéger. Il est aussi de faire réaliser que Pandémie rime avec grippe espagnole de 1918 avec d'innombrables morts, que les plans ont été établis pour une telle situation de guerre, que ce n'est absolument pas le cas actuellement et ne le sera sans doute pas si on en juge par ce qui s'est passé dans l'hémisphère sud, mais que le ministère raisonne par rapport à une telle situation. Il ne faut pas oublier l'ouvrage publié en août 2005 sur le H5N1 par 2 de nos professeurs qui ont fait le tour des télés, des radios et des journaux :


Pandémie la grande menace : 500 000 morts en France ?


Cette pandémie pratiquement promise pour 2006 à fait long feu et on actionne aujourd'hui des plans qui ne correspondent pas à la situation réelle, qui ont conduit au niveau 5  et à la prise en main par le ministre de l'Intérieur !  Une campagne de vaccination dirigée par ce ministère ne rassure personne bien évidemment. C'est donc la frustration de ceux qui ont élaboré ces plans et qui voudraient voir leur enfant à l'œuvre qu'il faut aujourd'hui redouter plus que le H1N1 lui-même.


Le lundi matin 19 octobre, Jean-Marie Le Guen, député PS mais aussi président du conseil d'administration de l'Assistance publique des hôpitaux de Paris, était sur Europe 1. A la question "vous ferez-vous vacciner contre la grippe H1N1". Après une hésitation marquée il répondra mollement que oui mais  moins par conviction que par solidarité collective ! Il jugera aussi que la communication sur la vaccination fut mauvaise. On peut lire son point de vue à la date du 16/09/09 sur  le site du Nouvel Obs.


Il n'y a pas que la communication : le personnel hospitalier est désabusé de constater avec quelle facilité les autorités trouvent 1 milliard pour acheter 94 millions de doses de vaccins alors qu'il constate chaque jour dans quel marasme sont les hôpitaux faute d'un budget suffisant. Pour ces personnels, le refus de se faire vacciner est aussi une façon de manifester leur mécontentement à ce sujet.


 Lu sur Planète attitude : Info ou Intox ?

"29.10.2009 GrippeA/H1N1 : Vaccination forcée dans les écoles
Alerte ! Des unités mobiles ont déjà commencé à vacciner nos enfants de force le vendredi avant les vacances de la Toussaint, à Grasse !


Nous sommes en train de vérifier cette information ! Parents mobilisez-vous et prévenez largement autour de vous ! Arrêtez de penser que l'on viendra vous prévenir avant toute vaccination de vos enfants et que nous sommes dans un pays libre et de droits !

Lorsque vous mettez vos enfants à l'école vous autorisez l'école à effectuer tout acte sur vos enfants !"

Je suis très étonné par cela car la campagne de vaccination du public dans les centres fixes doit commencer le 12 novembre et celle des enfants dans les écoles n'est pas encore organisée, les modalités étant  toujours en attente. C'est pourquoi je pencherai plutôt pour une affirmation erronée ou une intox délibérée pour créer une situation alarmiste ? Sur un forum Doctissimo j'ai lu que Luc Chatel, interrogé par RTL à ce sujet aurait démenti. C'était effectivement un peu gros. La désinformation peut venir de partout et je n'exclus pas de me faire pieger. Je voudrais rester fidèle à l'esprit de ce blog qui est d'analyser les situations mais si on veut le faire en temps réel pour être utile et non pas dans un an ce n'est pas toujours facile.

Cela confirme aussi que la nature a horreur du vide et que les ministères sont les premiers responsables en annonçant le 21 août une campagne de vaccination généralisée dans les écoles et les crèches ainsi que de toute la communauté éducative SANS aucune indication sur le déroulement de celle-ci.

Lu sur un site

''Le directeur de l'établissement de mon fils ne veut pas signer le document que je lui ai fourni, qui stipulait que je refusais formellement que mon fils soit vacciné par les unités mobiles censées se déplacer dans toutes les écoles à partir du 15/10/09.
 
Je lui expliquais clairement que ce courrier n'était pas contre lui mais juste dans le but de protéger mon enfant d'une vaccination dangereuse et arbitraire et qu'il devait en tant que directeur me prévenir de la venue de ces unités mobiles.
 
Je refusais quel que soit les lois d'exception ou loi martiale, en prenant mes responsabilités et que ce document pourrait servir de pièce en cas de poursuites judiciaires si ma demande n'était pas prise en compte.

Il s'est renseigné au niveau du conseil régional qui lui a dit bien sûr de ne pas signer ce document.
Il m'a également dit que si nous passions en niveau 6, donc en état de loi martiale, il ne pouvait rien faire...
 
Je pense donc envoyer ce courrier en recommandé avec accusé de réception à l'école.''



Voici des sites proposant des exemples de lettre type :

http://terresacree.org/grippe.pdf

http://terresacree.org/grippeporcine3.html

http://www.alis-france.com/download/Grippe%20H1N1_parent_attention.pdf

http://www.lepost.fr/article/2009/09/28/1716744_les-parents-face-a-la-vaccination-a-h1n1-quelle-liberte-quelle-decision.html

Voir aussi : http://infosantepaysdauge.fr/grippeA.aspx

A lire aussi la politique vaccinal selon le Parlement, un document sur le site du Sénat

 

Posté par BernardGue à 10:02 - Grippe et pandémie grippale - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 juillet 2009

Le vaccin polio inefficace en Inde ?

L'OMS reconnaît que dans certaines régions de l'Inde plus de 95% des cas de polio avaient reçu de 4 à 7 doses de vaccin ou davantage et s'interroge sur les raisons de cette échec de la vaccination : malnutrition, transmission élevée, maladies diarrhéiques nombreuses et fréquentes. Aussi elle envisage de nouvelle stratégies vaccinales et espère que la réduction importante des cas au cours de la première moitié de 2009 va se maintenir.

 

Le REH (relevé épidémiologique hebdomadaire de l'OMS) du 10 juillet 2009 est consacré à la polio en Inde. Il dresse un bilan pour le moins inquiétant pour l'efficacité des vaccins oraux en Inde :

 

« L’Inde a signalé un total de 874 cas dus au PVS* dans 13 États en 2007 et 559 cas dans 13 États en 2008. Du 1er janvier 2009 au 29 mai 2009, 59 cas dus au PVS ont été signalés par 4 États; 279 cas avaient été signalés pendant la même période en 2008. Parmi les cas notifiés en 2007-2008, 867 (61%) concernaient des enfants âgés de <24 mois et 44 cas (3%) des enfants de >5 ans. Un total de 1108 cas (77%) notifiés en 2007-2008 avaient reçu plus de 7 doses de VPO*; 265 (18%)ont signalé avoir reçu 4 à 7 doses; 40 (3%), 1 à 3 doses, et 20 (1%) soit n’avaient reçu aucune dose soit ignoraient le nombre de doses reçues. »

 

*PVS : polio virus sauvage; VPO : vaccin polio oral.

 

C'est donc un total de 1492 cas de 2007 au 29 mai 2009 dont au plus 79 étaient non vaccinés et les ¾ avec plus de 7 doses ! Il y a de quoi, en effet, pour s'interroger sur l'efficacité des vaccins utilisés et des stratégies vaccinales !

De façon plus précise, 176 cas ont été provoqués par le poliovirus sauvage de type 1 (PVS1) et 1319 par celui de type 3 (PVS3). Les États principalement concernés sont le Bihar et l'Uttar Pradesh, le reste de l'Inde ayant seulement observé 39 cas par le PVS1 et 55 par le PVS3 pendant la même période. L'OMS voit cependant des indices d'espoir en raison de :

 

1 - « l’interruption de la transmission du PVS1 dans les districts à haut risque de l’ouest de l’Uttar Pradesh pendant plus de 12 mois en 2007-2008 ». Interruption qu'elle attribue à « l’organisation de tournées fréquentes de vaccination par le VPOm1 avec l’appui de personnel technique de terrain supplémentaire » qui se sont montrées efficace « même dans les zones où la transmission est la plus persistante » en raison du fait que  « l’ouest de l’Uttar Pradesh a une forte densité de population, l’assainissement y est médiocre et la majorité de la population est socio-économiquement défavorisée ».


2- « La flambée de 2008-2009 survenue dans l’Uttar Pradesh semble être en régression, même s’il existe un risque de poursuite de la transmission ou de flambée suite à une nouvelle réintroduction depuis le Bihar. »

*Au 24 novembre 2009 il a été enregistré 624 cas de polio en Inde pour l'année 2009 contre 518 à la même date en 2008 et 559 pour toute l'année 2008. De plus, c'est la saison des pluies favorable à la polio.

Il est évidemment essentiel de comprendre les raisons de ces échecs si l'OMS veut avoir une chance d'éliminer la polio en Inde. Elle ne peut oublier qu'en 2005 il n'y avait eu que 67 cas de polio en Inde et qu'elle pensait qu'elle serait éliminée en 2006 où il y eut 676 cas puis 874 en 2007 :

 

« La poursuite de la transmission malgré une couverture vaccinale élevée a été attribuée à l’efficacité relativement moindre du VPO dans le nord de l’Inde que dans d’autres populations, peut-être due à l’association d’une forte incidence des maladies diarrhéiques et de la malnutrition, et à une transmission efficace du PVS facilitée par le surpeuplement. »

 

Aussi l'OMS étudie de nouvelles stratégies :

 

« Des interventions susceptibles de surmonter les derniers obstacles empêchant d’interrompre la transmission du poliovirus sont actuellement étudiées, notamment l’utilisation d’un vaccin antipoliomyélitique inactivé comme complément au VPO, un VPO bivalent nouvellement mis au point contenant à la fois des virus vaccins de type 1 et de type 3, une nouvelle formulation du VPOm1* comportant un titre plus élevé de virus vaccin, la recherche sur la contribution possible de groupes d’âge plus élevés à la transmission du poliovirus, et l’administration de compléments de zinc aux nouveau-nés pour réduire la prévalence de la diarrhée et améliorer l’état micronutritionnel, facteurs qui pourraient jouer un rôle dans l’amélioration de l’efficacité du VPO dans certaines situations comme dans le nord de l’Inde. »

*VPOm1 : vaccin polio oral monovalent de type 1.

395 cas ont été enregistrés en Inde pour 2009 à la date du 6 octobre contre 464 à la même époque en 2008.

 

Flambée de polio vaccinales au Nigeria

 

Le deuxième principal front contre la polio est au Nigeria avec là aussi bien des problèmes liés à la vaccination : depuis le début de l'année 2009 on assiste à une flambée de 103 cas* provoqués par un virus dérivé d'une souche vaccinale de type 2. Pourtant, le virus sauvage de type 2 n'a plus été vu depuis octobre 1999 et pourrait donc être considéré comme éradiqué. Il y avait eu 62 cas de ce type en 2008,  68 en 2007, 21 en 2006. Ce sont donc les vaccinations avec le vaccin oral trivalent qui ont généré cette souche qui se maintient au Nigeria.

* Et maintenant 124 à la date du 23 juillet 2009, 146  au 29 septembre  2009, 2 au Congo, 1 en Ethiopie.

 

Posté par BernardGue à 21:12 - La Polio - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 juillet 2009

Vaccination hépatite B : l'étude cas-témoins de L. Abenhaim était significative !


 

Il est admis que l'étude réalisée en 1998 par Lucien Abenhaim* sur des données britanniques n'était pas significative. En réalité, les données globales étaient significatives mais leur fragmentation en 2 sous-groupes a crée 2 résultats non significatifs qui seuls ont été communiqués.

Cet article va démontrer le caractère significatif des données globales et s'interroger sur les raisons d'une telle situation.

 

                              Sommaire

Notes sur Lucien Abenhaim et son étude

Un calcul significatif oublié ?

Le rôle des autres vaccins

Le point de vue de Lucien Abenhaim

Une opposition à la vaccination qui interpelle

Un problème sans solution ?

Vous ne me croyez pas ? Lisez plutôt :

Annexe

L'odds ratio OR

L'intervalle de confiance pour l'Odds Ratio


  • Ce site présente ainsi Lucien Abenhaim : « médecin, est professeur d'épidémiologie. Spécialiste des grands risques, il enseigne en France et au Canada. Il occupait les fonctions de directeur général de la Santé depuis août 1999, après une carrière scientifique qui l'a amené à investiguer des épidémies dans de nombreux pays. Il siège au conseil exécutif de l'Organisation mondiale de la santé. »

  • Ajoutons qu'il quittera ses fonctions de Directeur général de la santé quand la canicule de 2003 aura raison de lui...Auparavant, il avait fait indemniser 111 personnes en tant que victimes de la vaccination hépatite B : selon un article publié sur le site du Revahb (pages 13-14) la lettre d'accompagnement envoyée aux victimes et signée du Directeur général de la santé était rédigée ainsi :

    « Les experts de la commission ont considéré en fonction, d’une part des dernières données de pharmacovigilance et épidémiologiques communiquées par l’AFSSAPS… et d’autre part, au vu des éléments figurant dans votre dossier, qu’il existait un lien de causalité entre la vaccination anti-hépatite B que vous avez subie et votre état de santé ».

  • Bien qu'un document Afssaps du 21 septembre 2004 indique toujours cette étude comme non publiée ([3] tableau récapitulatif page 4), on trouvait à la même époque (14 septembre 2004) la référence suivante : STURKENBOOM M. ABENHAIM L. Pharmacoepidemiol Drug Safety 1999 ; 8 , Suppl : S  170- S 171, soit une publication très courte tenant sur 2 pages  Une recherche sur internet m'a révélé que si cette référence était souvent donnée, le contenu ne semble pas avoir été mis en ligne : en allant sur ce lien qui donne la première étude sur la cohorte KIDSEP on trouve 23 références presque toutes en ligne sauf la première qui est justement celle que je cherchais...

    • Additif (19 juillet 2009). J'ai trouvé un autre document très intéressant qui parle de cette étude : il s'agit de la communication faite par Bernard Bégaud et Annie Fourrier à la réunion internationale de consensus des 10-11 septembre 2003 sur la vaccination hépatite B et qui considèrent cette étude comme très sérieuse tout en notant que "l'étude de Miriam Sturkenboom, malgré l'absence de critique méthodologique notable, n'a jamais pu être publiée."

    • Au cours de l'émission diffusée le 30 juin 2009 sur France Culture, Bernard Bégaud avait affirmé  que certaines études n'avaient jamais pu être publiées : la revue contactée ne répondait pas; relancée, elle disait n'avoir pas reçu le manuscrit; on renvoyait 10 fois disait Bernard Bégaud; alors la revue répondait qu'il était trop tard pour la publier...Il me paraît vraisemblable que si cette étude était ainsi traitée c'est qu'elle apportait des éléments significatifs et soigneusement établis pour être difficilement constestables. Il ne faut donc pas être surpris si j'ai pu en dénicher un. Voici ce qu'en disaient Bernard Bégaud et Annie Fourrier en 2003 :

    Etude de M.C.J.M. Sturkenboom (1997-1998) à partir de la GRPD

    Cette étude a été menée en 1997-1998 à la demande et grâce à un financement de l'Afssaps, sur la base de données populationnelles et médicales General practice research database (GPRD), qui rassemble les informations extraites en temps réel de l'activité de 685 cabinets médicaux anglais. Les données ont été recueillies depuis 1987. L'avantage de la GPRD sur les autres bases de données utilisées en pharmaco-épidémiologie réside en sa représentativité et en la validation des données, régulièrement  vérifiées. L'étude de Sturkenboom est extrêmement rigoureuse quant à la validation des cas (tous retenus après diagnostic d'expert en insu par rapport au statut d'exposition) et quant à l'analyse statistique

  • Fin de l'additif

Un calcul significatif oublié ?

Cette étude a fait l'objet de 2 brefs résumés en 2002 dans le rapport Dartigues et en 2000 dans le compte-rendu de la réunion internationale de février 2000.

Voici d'abord la version donnée en février 2000 (page 6 du compte-rendu sur le site de l'Afssaps d'une commission internationale [2]):

« L’étude réalisée en 1998 par le Pr L. Abenhaim et M. Sturkenboom a porté sur la base de données anglaise GPRD du United Kingdom Department of Health a inclus 520 cas de sclérose en plaques et de démyélinisation, et 2505 témoins. Celle-ci a montré un odds-ratio de 1,4 (IC 95% = [0,8 ; 2,4]) à 1,6 (IC 95% = [0,6 ; 3,9]) pour l’association avec la vaccination contre l’hépatite B (selon que la « fenêtre de temps » pour la vaccination était de 2 ou 12 mois). »

 

* IC 95% désigne l'intervalle de confiance à 95%

 

Constatons que l'odds ratio (estimation du risque relatif, voir annexe) et l'intervalle de confiance pour les données globales ne sont pas donnés. Comme il faudrait connaître les nombres globaux  de vaccinés qui ne sont pas communiqués, il ne m'est pas possible de faire les calculs pour ces données. On trouve davantage d'indications sur le site du ministère mais les nombres nécessaires pour reprendre les calculs ne sont pas communiqués non plus. Par contre, cela va devenir possible grâce au second compte-rendu :

C'est celui du rapport Dartigues [1] de février 2002 qui donne des indications plus précises et un peu différentes :

« L’étude cas-témoins GPRD (Royaume-Uni - non encore publiée)

La population concernée par cette étude s’élevait à 4 millions de sujets âgés de 20 à 60 ans. Il s’agit de la clientèle de 625 cabinets médicaux britanniques. La période couverte s’étend de 1990 à 1997. 343 cas incidents d’EAD* et 138 cas d’autres maladies démyélinisantes du système nerveux central ont été identifiés dans cette base de données. Les diagnostics ont été validés par des experts à partir des données GPRD. Six témoins étaient appariés à chaque cas.

Il y avait 20 vaccinés chez les cas (4,2 %) et 68 vaccinés chez les témoins (2,1 %). Pour un intervalle de moins de 12 mois entre l’événement et la vaccination, l’OR ajusté était de 1,5 (0,6-3,9) et de 1,4 pour un intervalle de plus de 12 mois. L’OR était plus élevé pour les EAD (2,2, IC95%=0,8-5,9) que pour les scléroses en plaques (1,2, IC95%=0,7-2,3). Les données ne permettaient pas d’envisager des fenêtres d’exposition plus courtes. »

 

*EAD : épisode d'atteinte démyélinisante

 

Vérifions d'abord la cohérence des données si généreusement offertes (pour une fois !) : 343+138=481 dont 4,2% donne 20. C'est bon ! On nous dit que 2,1% des témoins sont vaccinés et qu'ils sont 68 vaccinés. Un petit calcul donne alors 3238 témoins dont 68 vaccinés et donc 3170 non vaccinés. Calculé ainsi, ce nombre 3170 est donné ici à quelques unités près mais cette légère indétermination sera sans incidence sur le résultat que nous allons obtenir.

 

En associant exactement 6 témoins à chaque cas cela donnerait 481x6=2886 alors que 2,1% de 2886 est 61. Il ne faut pas s'étonner de ces différences, j'ai déjà constaté que ce type d'association n'était pas très rigoureux. Dans l'étude d'Hernan par exemple il y a 1609 témoins pour 163 cas avec un rapport annoncé de 10 témoins par cas.

 

Les auteurs ont dissociés les cas en 2 groupes disjoints et complémentaires : les vaccinés dont les premiers signes sont apparus moins de 12 mois après la vaccination et les autres. Les nombres de vaccinés dans ces 2 groupes ne sont pas indiqués. On connait seulement l'odds ratio 1,5 et l'intervalle de confiance à 95% [0,6  3,9] pour cet odds ratio (voir annexe pour ces notions). Pour l'autre groupe on a seulement droit à l'odds ratio 1,4. Pour ces 2 groupes les écarts ne sont pas significatifs.

 

Mais nous pouvons faire le calcul pour l'ensemble des cas sans dissocier selon le délai.

 

Calculons l'odd ratio OR pour l'ensemble des données qui sont 20, 461, 68 et 3170 :

Il sera, par définition (voir aussi l'annexe), 20/461 divisé par 68/3170 soit 2,02 . D'ailleurs 4,2% est le double de 2,1% ce qui signifie qu'il y a 2 fois plus de vaccinés chez les malades que chez les témoins. L'intervalle de confiance à 95% relatif au 2,02 sera [1,22  3,36] (voir la formule de calcul en annexe). La borne inférieure étant supérieure à 1 les données sont significatives au seuil 5%.

Plus précisément, on peut calculer que la probabilité d'obtenir un odds ratio d'au moins 2,02 sous le seul fait des variations aléatoires est de 0,314% alors que significatif à 5% signifie seulement qu'elle est inférieure à 2,5% (voir à  mode de calcul à la fin de l'annexe).

Question : pourquoi les auteurs ont-ils préféré fragmenter les données dont ils disposaient en 2 groupes disjoints par le biais de 2 délais incompatibles et complémentaires ? L'effet objectif produit est de ne plus disposer que, par exemple, de 12 cas vaccinés sur les 20 pour le premier groupe et de 8 pour le second, ce qui augmente notablement la largeur de l'intervalle de confiance et donne 2 résultats non significatifs.

 

C'est l'effet objectif produit par cette dissociation. Était-ce le mobile des auteurs ? A chacun d'en juger. Disons qu'une fois les 4 nombres obtenus il ne faut pas une minute pour calculer l'odds ratio et l'intervalle de confiance avec une calculatrice pour le bac et la formule sous les yeux (annexe)...


Le rôle des autres vaccins

On peut trouver un assez long résumé de cette étude sur le site du ministère. Il a été publié fin 1998 avec beaucoup d'autres documents. Il résume les exposés qui furent présentées au cours d'une réunion internationale de 47 experts dans les locaux de l'Afssaps le 21 septembre 1998 et ont préparé la décision prise par Bernard Kouchner le 1er octobre 1998 au cours d'une célèbre conférence de presse. A noter que Lucien Abenhaim était présent à cette réunion ainsi que le co-auteur de l'étude, le Dr Miriam Sturkenboom (Italie) (voir la liste des présents). Il est donc très probable que ce sont les auteurs eux-mêmes qui ont exposé leurs résultats ainsi résumés (extraits) :

« Cette étude a montré un odds-ratio de 1,4 (Intervalle de Confiance à 95 % : IC 95% = [0,8 ; 2,4]) à 1,6 (IC 95% = [0,6 ; 3,9]) pour l’association avec la vaccination contre l’hépatite B (selon que la " fenêtre de temps " pour la vaccination était de 2 ou 12 mois). Des odds-ratios du même ordre de grandeur ont été estimés chez les hommes et les femmes séparément ainsi que chez les personnes âgées de moins de 45 ans. De plus, différentes analyses de sensibilité mènent à des résultats analogues. »

Puisque les auteurs n'ont pas hésité à exploiter les données en faisant plusieurs évaluations sur des sous-groupes, faudrait-il penser qu'ils auraient oublié de le faire sur le groupe entier ?

Et ce n'est pas tout car le résumé donne 6 résultats explicites dont 4 destinés à tester le rôle éventuel d'autres vaccins dans l'apparition d'affections démyélinisantes. J'ai rassemblé les résultats dans ce tableau :


 

 

OR

IC 95%*

racine carrée**

2 mois

1,4

0,8      2,4

1,39

12 mois

1,6

0,6     3,9

1,53

Vaccin DTPP ?

1,6

0,6     4,0

1,55

Vaccin grippal

1,5

1,0     2,3

1,52

Vaccin méningocoque

4,8

1,2     20

4,9

Tout vaccin - 2 mois

1,7

0,7     3,1

1,47

 


? Je ne vois pas ce que pourrait être le vaccin DTPP et présume qu'il s'agit d'une faute de frappe pour le vaccin DTPC avec la coqueluche. Un correspondant m'a donné la réponse : P désigne Pertussis, la coqueluche dans son abréviation anglaise.

*OR désigne l'odds ratio qu'on peut interpréter comme une mesure du risque relatif. IC 95% désigne l'intervalle de confiance à 95% pour l'odds ratio. L'écart est significatif (au niveau 5%) quand la borne inférieure dépasse 1. C'est le cas avec le vaccin contre le méningocoque. Cela signifie que par le seul fait du hasard et non d'une cause agissante il y avait moins de 2,5% de chances d'obtenir un odds ratio d'au moins 4,8 (en fait 1,33%).

** Les formules de calcul des bornes de l'intervalle de confiance montrent que l'OR est la racine carrée du produit de ces bornes. Compte tenu des arrondis sur une décimale cette règle est vérifiée ici sauf pour la dernière ligne où l'écart entre 1,7 et 1,47 est anormal : en prenant 0,75 et 3,15 on obtient 1,537 et même avec 0,8 et 3,2 on a seulement 1,6.

Voici ce que dit le résumé sur le rôle des autres vaccins :

 

« Il faut cependant noter que d’autres vaccins (que le vaccin hépatite B) sont concernés par l’estimation d’odds-ratios élevés. C’est le cas du vaccin DTPP (OR = 1.6 (IC 95 % = [0.6 ; 4.0])), du vaccin grippal (OR = 1.5 (IC 95 % = [1.0 ; 2.3])), du vaccin contre le méningocoque (OR = 4.8 (IC 95 % = [1.2 ; 20])). Ce dernier exemple est un cas particulier car il est le seul pour lequel l’odds-ratio est statistiquement augmenté au seuil de 5 %.

Cette étude a également montré que l’exposition à une vaccination, quelle qu’elle soit, était associée à un odds-ratio de 1,7 (IC 95 % = [0,7 ; 3,1]), pour une fenêtre de temps de 2 mois précédant la survenue des troubles. Elle a également permis d’observer que le délai entre le premier symptôme ou signe de démyélinisation et le diagnostic de sclérose en plaques était plus court chez les personnes vaccinées que chez les non vaccinées. Ceci peut être le résultat d’un meilleur suivi des personnes vaccinées, ou la conséquence d’une forme accélérée de la maladie chez les personnes vaccinées. Ces deux hypothèses pourraient expliquer dans un cas comme dans l’autre les odds-ratios observés. »

* Sur ce site on peut lire un témoignage concordant qui montre que si les experts affichent leurs doutes les victimes savent...

* Notons que le Haut conseil de santé publique vient de recommander que le vaccin contre le méningocoque C soit recommandé pour tous les enfants.


Le point de vue de Lucien Abenhaim

Voici un bref extrait d'une longue interview de Lucien Abenhaim accordée en 2004 :

 

Question : Les profanes n’ont  aucun rôle à jouer dans la définition de ce qui doit compter comme risque ?

Réponse : Par rapport au public et à l’opinion, le rôle des données scientifiques est peut-être d’abord de diminuer l’incertitude et de réduire la perception des risques. Prenons l’affaire des vaccins contre l’hépatite B. Ma position a été double :

-d’une part, de dire que ce n’était pas aux associations de dire s’il y avait un risque ou non. Si les scientifiques n’en étaient pas capables, ce n’est pas les associations qui allaient pouvoir le faire.

- d’autre part, il fallait reconnaître qu’on avait un problème social, lié à la perception des dommages potentiels du vaccin, à gérer. Donc, en l’occurrence, de décider d’indemniser.

Il fallait séparer les deux. Mon avis est qu’il faut faire entrer dans le risque (son évaluation scientifique) ce qui relève du risque et non pas y mêler des enjeux qui relèvent d’horizons conceptuels et paradigmatiques complètement différents. »

Tout à fait d'accord sur la nécessité de séparer l'indemnisation de la mesure du risque. D'ailleurs il n'est nullement indispensable de soutenir l'innocuité de la vaccination pour justifier sa pratique : chaque jour nous allons sur les routes en prenant des risques non négligeables sans pour autant imaginer renoncer à l'automobile. Quel serait le discours le plus crédible et le plus incitatif ? Marteler que cette vaccination serait inoffensive et que tout accident consécutif à cette vaccination ne saurait être que coïncidence ou parler clairement ainsi :

 Cette vaccination peut apporter beaucoup en éliminant l'hépatite B et ses conséquences funestes mais il y aura un prix à payer. Si vous faites partie des victimes de cette vaccination, la société vous soutiendra car elle va tirer un bénéfice global très important de cette action.

Mais au lieu de cela, les promoteurs de cette vaccination pensent que s'ils reconnaissaient sa dangerosité elle ne sera plus praticable. Ils sont ainsi conduits à nier les accidents et refuser les indemnisations. Mais qui monterait dans une voiture si on lui disait qu'en cas d'accident il ne recevra aucun soutien de la société ?

Le Dr Marc Girard a fait état sur France Culture, au cours de l'émission consacrée à la vaccination hépatite B le 30 juin 2009, d'un colloque qui avait cherché à convaincre les juges que s'ils indemnisaient des victimes la population bouderait cette vaccination et que cela engendrera une catastrophe sanitaire dans notre pays. Depuis, selon le Dr Girard, les juges hésiteraient à indemniser des victimes...

Que les associations ou des individuels comme moi ne soient pas en mesure d'évaluer le risque d'une campagne de vaccination, tout à fait d'accord. Mais une personne seule avec les seuls moyens fournis par les publications sur internet peut mettre en évidence un certain nombre d'anomalies dans la conduite de ces études (comme ici avec celle d'Abenhaim) ou dans l'étrange traitement dont elles font l'objet par les Comités officiels d'experts (comme les études Fourrier-Costagliola et Tardieu) ou par la folle communication qui les entourent (Tardieu, Hernan) ou par l'absence totale de communication (anomalies autour de l'étude Fourrier-Costagliola). Autant d'anomalies qui interpellent et conduisent à formuler plus que de simples interrogations.



Une opposition à la vaccination qui interpelle

Cependant, il est tout aussi vrai que l'opposition à cette vaccination a pu, chez certains, prendre une forme tout aussi étrange et qui interpelle tout aussi fortement :

Une certaine opposition à cette vaccination était d'une capacité technique suffisante pour ne pas ignorer l'existence de l'étude Fourrier-Costagliola et était techniquement en mesure de faire le travail que je viens de présenter sur l'étude réalisée par Abenhaim. Pourtant, elle a fait valoir avec beaucoup d'insistance, au cours d'émissions télévisées, sur des radios, sur internet ou dans des revues que l'administration sanitaire ne s'était pas donné les moyens de réaliser des études comportant suffisamment de données pour mettre en évidence la dangerosité du vaccin, au moins de manière statistiquement significative.

Mais, à quoi cela servirait-il de réaliser des études plus importantes

  • si, dès qu'une étude se révèle significative, elle est fragmentée en plusieurs sous-études disposant de moins de données les rendant non significatives;

  • si à l'inverse, quand l'étude est globalement non significative, comme celle menée par Marc Tardieu et publiée le 8 octobre 2008, et que restreinte à certains sous-groupes elle devient très significative, nos Comités d'experts déclarent alors avec la plus grande vigueur que seul le résultat global compte et que ce serait une erreur méthodologique de dissocier !

  • Si l'opposition la plus qualifiée du point de vue de l'expertise contribue, sciemment ou non,  à l'occultation des résultats les plus significatifs comme ceux de Fourrier-Costagliola ou n'a pas su voir le caractère significatif de l'étude d'Abenhaim entre-autres anomalies.

  • Nous sommes alors devant un problème sans solution...


Un problème sans solution ?

Sans solution tant qu'il s'agira pour le citoyen de croire sur parole les déclarations des experts, que ceux-ci soient pro-vaccinaux ou combattent cette vaccination hépatite B. Il faut en effet prendre conscience que si ces experts s'affrontent en apparence sur les plateaux télévisés ou via internet, ils sont d'accord sur l'essentiel : le citoyen qui n'appartient pas au sérail ne doit pas avoir droit au chapitre.

Comme l'écrivait sur son site l'un d'entre-eux (d'ailleurs opposé à la vaccination hépatite B), un domaine aussi pointu doit être réservé au Grand Herméneute, seul à même de démêler le vrai du faux. Malheur aux aventuriers qui oseraient braver l'interdit en s'avançant dans le domaine réservé, ils seront impitoyablement piétinés !

Comme dans le combat des cerfs où la biche attend pour se donner au vainqueur, le public doit alors assister, passif, à la bataille entre le Grand Herméneute pro vaccin hépatite B et le Grand Herméneute anti vaccin hépatite B. Il n'aurait d'autre choix que d'apporter son soutien inconditionnel à l'un ou l'autre pour les plus militants ou de se donner au vainqueur pour les autres, en abandonnant tout esprit critique et toute autonomie de réflexion.



Vous ne me croyez pas ? Lisez plutôt :

Par un expert anti vaccin hépatite B (page 15) :

« Que penser de ces experts auto-proclamés qui, via internet notamment, amplifient de leur incompétence bouffonne les immenses scandales dont nous avons parlé en accréditant avec une masochique obstination l’idée que la critique du système serait l’apanage des imbéciles ? »

On ne peut effectivement s'auto-proclamer expert pour la simple raison que par définition un expert n'est pas seulement une personne compétente sur un sujet donné mais, aussi et surtout, qui met sa compétence au service d'une puissance comme celui qui expertise à la demande d'une compagnie d'assurance. Un expert dit indépendant signifie seulement qu'il travaille à son propre compte, mais est-il pour autant totalement libre dans son expertise ? S'il n'est pas suffisamment complaisant vis-à-vis de la puissance qui lui a confié un travail il sait pertinemment que le téléphone ne sonnera plus...

Aussi, il est indispensable que les citoyens investissent le domaine de la santé  et s'intéressent en particulier de très près aux expertises menées par les Comités officiels comme par les experts dits indépendants. C'est exactement l'objectif de ce blog, démarche encore trop peu répandue. L'attitude la plus commune consiste en effet à se ranger derrière  une autorité ou un leader en aliénant son autonomie de pensée.

Et quand cette autonomie tente de se manifester, ce serait l'incompétence bouffonne raillée par cet expert. Cette manifestation a d'abord été rendue possible grâce à cette extraordinaire possibilité soudain offerte à chacun de s'exprimer facilement et de voir ses idées proposées à une large audience par les extraordinaires moteurs de recherche. Mais cette audience potentielle est souvent très virtuelle et n'entraîne pas pour autant une adhésion significative. Quant à cette incompétence bouffonne, elle est sans doute moins la conséquence de l'imbécilité des internautes que des conditionnements et des carences dans lesquels l'éducation officielle maintient les citoyens.

Il appartient alors à ceux qui peuvent proposer mieux de faire l'effort de la pédagogie plutôt que de fustiger tous azimuts en oubliant que celui qui veut faire l'ange fait la bête.


Additif

 

14 juillet 2009, en réponse au commentaire de Pierre71 du même jour (voir son commentaire au bas de cet article) :

 

Dans cet article Vaccination contre l'hépatite B : Qui croire ?  auquel Pierre71 fait allusion, l'auteur développe ainsi son argumentaire, page 6 :

« En science généralement, et en épidémiologie particulièrement, la portée d’une donnée se renforce de sa cohérence avec les autres données disponibles sur le même sujet. Pour des raisons que j’ai expliquées ailleurs, l’étude de Hernan et coll est, de loin, la plus crédible des études cas/témoins réalisées sur le risque neurologique de la vaccination contre l’hépatite B : or, elle estime à environ 3 le risque relatif de développer une SEP après vaccination. Calculons – à la louche, en prenant des chiffres ronds pour faciliter la lecture

Moins de 30 000 SEP normalement attendues chez environ 60 millions de Français, ça fait moins de 15 000 normalement attendues dans la demi-population exposée au vaccin ; si l’équipe d’Hernan a raison (triplement du risque), on devrait aboutir à 15 000 x 3 = 45 000 SEP une fois cette sous-population vaccinée ; à quoi on ajoute les 15 000 SEP normalement attendues dans la demi-population non vaccinée, soit un total de 45000 + 15000 = 60000. Et toc ! On retombe presque pile sur les estimations récentes de l’administration sanitaire – un éventuel excès par rapport aux 60 000 théoriquement attendus s’expliquant facilement par le fait que les femmes ont été en moyenne plus vaccinées que les hommes, que le nombre de SEP normalement attendu dans cette sous-population était donc plus élevé et qu’en stratifiant par sexe – comme on dit – le calcul précédent, on aboutirait facilement à une estimation supérieure à 60 000, largement susceptible d’expliquer un excédent qui pourrait aller jusqu’à 80 000 ou davantage.»


Voici maintenant la critique en 2 parties que je vais devoir faire sur ce calcul quelque peu expéditif :


I - Pour expliquer un excédent pouvant permettre d’aller de 60 000 à 80 000 et même au delà, il fait valoir que les femmes, qui ont un risque plus élevée de sclérose en plaques que les hommes, ont été largement plus vaccinées qu’eux. Malheureusement il ne propose aucune donnée pour effectuer ce calcul et vérifier son affirmation, alors vérifions : 

Pour le calcul des cas attendus en l'absence de vaccination, l'étude de A.Fourrier avait retenu que 2/3 des cas de SEP étaient des femmes. Prenons donc cette valeur. L'estimation du nombre de vaccinés chez les adultes de 20-44 ans pour cette même étude donnait 46% d'hommes. Comme la vaccination des moins de 20 ans touchait de la même façon les garçons et les filles, cette proportion augmenterait en les incorporant. De plus, il est vraisemblable que la vaccination des personnes de plus de 45 ans a touché plus de femmes que d'hommes. Aussi, si on retient 45% d'hommes parmi les vaccinés on ne doit pas être au dessus de la vraie valeur, mais descendons jusqu'à 33,3% pour être vraiment très beau joueur. Le calcul ne pose alors pas de problème particulier, c’est niveau école primaire en prenant, comme l'auteur, 50% de vaccinés soit 30 millions :

On aura dans ce cas 20 millions de femmes vaccinées contre 10 millions d’hommes et les 30 millions de femmes feront  20 000 SEP contre 10 000 pour les 30 millions d’hommes. Cela fera 13 333 SEP attendues parmi les 20 millions de femmes qui seront vaccinées et 3 333 SEP parmi les 10 millions d’hommes vaccinés, ce qui donne 16 667 SEP attendues parmi les 30 millions de vaccinés. Avec le triplement du risque par la vaccination on aura 16667x3=50 000 auquel on doit ajouter 30000-16667= 13333 SEP chez les non-vaccinés, soit 63 333 SEP.

On est très loin des 80 000 ou davantage qui devraient être facilement obtenus ainsi selon cet auteur.

 

 II - Les chiffres utilisés par l'auteur sont des prévalences (total des cas vivant à un moment donné) et il est parfaitement établi  que la SEP ne réduit que rarement l'espérance de vie comme le rappelle, par exemple, le Livre Blanc de la sclérose en plaques publié en 2006. Comme de plus la plupart des cas se produisent chez des adultes jeunes (80% des cas entre 20 et 44 ans) on doit considérer qu'une personne débutant cette maladie aura en moyenne encore au moins 30 années à vivre. En conséquence, parmi les 30 000 cas considérés ici, la plupart avaient débuté leur maladie AVANT le début de la campagne de vaccination.

Il faut réaliser que quand l'auteur compare 30 000 à 80 000 il compare 2 prévalences et non pas 2 incidences annuelles.

 Supposons que l'on compare les prévalences à 10 ans d'intervalle, avant la grande campagne de vaccination (1993) et 10 ans plus tard, ce qui doit être à peu près ce qui a été choisi. Les 2 périodes auront alors en moyenne une plage commune de 20 ans. Disons, pour faire simple et explicite, qu'on cumule d'une part les cas apparus entre 1964 et 1993  et entre 1974 et 2003 d'autre part, soit la plage commune de 20 ans entre 1974 et 1993. Avec une prévalence de 30 000 en 1993 cela fera 20 000 cas communs aux 2 périodes et 10 000 cas attendus entre 1994 et 2003, (un peu plus sans doute en raison de l'augmentation de la population et un peu moins avant mais passons, c'est un détail).

Il prend 50% de vaccinés sur cette période, soit 5000 cas chez les non-vaccinés et 5000 attendus chez les vaccinés sans tenir compte du déséquilibre homme-femme pour simplifier. Le triplement du risque, c'est ce qu'il fait, donne 15000, soit en tout 20000+5000+15000=40000 cas et non pas 60000. Avec 60000=20000+5000+35000 ce serait un risque multiplié par 7 et avec 80000 un risque multiplié par 11: 20000+5000+55000.

 

Ce calcul est évidemment très approximatif mais son objectif est seulement de souligner l'erreur grossière de méthodologie faite par l'auteur qui travaille sur la prévalence d'une maladie de longue durée comme s'il s'agissait d'incidences annuelles ! Ce qui ressort de ces calculs est qu'une augmentation relativement faible de la prévalence peut correspondre à un sur-risque  élevé par le fait que l'effet nocif de la vaccination ne s'appliquera qu'à une faible part de cette prévalence en raison du passage de la non vaccination à la vaccination : dans mon exemple, les 2/3+1/6 des cas attendus ne sont pas concernés par la vaccination; seul 1/6 des cas est concerné par celle-ci alors qu'elle a été appliquée à 50% comme s'il s'agissait d'une comparaison d'incidences entre une année sans vaccination et une année avec.


Annexe

L'odds ratio OR

Ces explications ont été prises sur le site

http://acces.inrp.fr/acces/equipes/santeepi/travaux/niveau_preuve/expression_risque

 

« Le concept des OR est issu des études CAS-TEMOINS réalisées pour évaluer les effets indésirables des médicaments ou ceux de l'exposition à  un produit nocif. »

Les données se présentent alors ainsi (avec les données traitées en exemple numérique) :

 

Cas (malades)

Témoins (non malades)

Exposés (vaccinés)

a     20

b     68

Non exposés

c     461

d    3170


« Dans ces études, la prévalence de l'évènement indésirable (le Taux d'évènement indésirable dans le groupe témoin) n'est pas connue (le groupe de  référence est un groupe de personnes atteintes de la maladie et le groupe témoin est constitué d'une population identique non atteinte). On ne peut  donc pas connaître le risque relatif puisqu'on ne connait pas son dénominateur. »

L'Odd peut être calculé de deux façons qui donnent finalement la même valeur:

-soit en comparant l'Odd d'évènements indésirables (maladie) dans le groupe exposé au risque à celui du groupe non exposé :
               Odd du groupe exposé = a/b et Odd du groupe non exposé = c/d
                            Odd ratio d'évènements = (a/b) / (c/d) =ad/bc

-soit en comparant les Odds d'exposition au risque dans le groupe Evènements (atteints) et dans le groupe Non évènements (contrôle sain).

       Odd d'exposition dans le groupe atteint = a/c et Odd d'exposition dans le groupe contrôle = b/d
                         Odd ratio d'exposition = (a/c) / (b/d)=ad/bc

L'OR permet dans ce cas d'évaluer l'impact du produit ou de l'exposition sans avoir à connaître la prévalence de l'évènement indésirable. Cette évaluation a un degré de rigueur d'autant plus grand que la prévalence de l'évènement indésirable est faible.

Pour un évènement rare on peut donc utiliser l'OR à la place du risque relatif, ce qui permet de contourner le problème de la méconnaissance de la prévalence. »


L'intervalle de confiance pour l'Odds Ratio

  • Il est calculée selon deux méthodes :

    • Méthode de Woolf  pour niveau de confiance de 95% :

      • Intervalle de confiance Odds Ratio = (e)LN (OR) ± 1,96(1/A+1/B+1/C+1/D) ½ 

    • Méthode de Miettinen pour niveau de confiance de 95% :

      • Intervalle de confiance Odds Ratio = (e)LN (OR)* [1 ± 1,96 / (Khi carré) ½ ]

 

J'ai utilisé la formule de Woolf. A, B, C, D sont les 4 nombres 20, 461, 68 et 3170. Le ½  exprime la racine carrée de 1/A+1/B+1/C+1/D. La formule de Woolf montre qu'on obtient les bornes supérieures et inférieures de l'intervalle de confiance en multipliant et divisant OR par une même quantité obtenue ainsi : calculer 1/A+1/B+1/C+1/D; en prendre la racine carrée; la multiplier par 1,96 puis en prendre l'exponentielle. Cette valeur 1,96 correspond au choix du niveau de confiance de 95%. Pour 99% on la remplacerait par 2,576.

Voir d'autres précisions sur ce site :

http://www.aly-abbara.com/utilitaires/statistiques/khi_carre_rr_odds_ratio_ic.html

Mode de calcul

Avec la formule de Woolf, on utilise une loi normale ayant pour moyenne  le logarithme de  l'odds ratio et pour écart-type la racine carrée de 1/a+...+1/d qu'il est possible de calculer en disposant seulement de  l'odds ratio observé OR et d'une des 2 bornes de l'intervalle de confiance (à 95% par exemple). En notant Inf la borne inférieure de cet intervalle, la probabilité d'obtenir alors  un odds ratio au moins égal à celui observé OR est 2,5% quand la valeur théorique  de l'odds ratio vaut Inf.  Pour obtenir cette probabilité quand  la valeur théorique est 1 on divise 1,96 par 1-Ln Inf / Ln OR donnant un nombre t. Puis on utilise une table numérique (ou un calcul programmé) de la loi normale centrée-réduite pour rechercher la probabilité pour cette loi de dépasser la valeur t. On obtient ainsi la probabilité cherchée.

On peut trouver une table de la loi normale sur Wikipedia. Avec OR=2,02 et Inf=1,22 on calcule t=2,73. La table donne, à l'intersection de la  ligne 2,7 et de la colonne 0,03 -qui correspond à 2,73-  la valeur 99683 qu'on lit  comme signifiant 99,683%. En retranchant de 100% on trouve 0,317%. J'ai trouvé 0,314 car j'ai utilisé un calcul programmé sans arrondis et plus précis.


[1] http://www.sfpediatrie.com/uploads/media/Rapport_Dartigues.pdf

[2] http://www.afssaps.fr/content/download/13413/163122/version/2/file/vhbrap.pdf

[3] http://www.afssaps.fr/content/download/10351/121225/version/3/file/040905.pdf


 

Posté par BernardGue à 10:08 - L'hépatite B - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 juin 2009

La vaccination hépatite B sur France Culture le 30 juin

Après avoir entendu l'émission, j'ai ajouté rapidement (1er et 2 juillet) quelques commentaires  sur les interventions. D'autres viendront plus tard, sans doute dans un autre article.

Voici le lien vers la présentation et les commentaires après diffusion :

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/sur_docks/fiche.php?diffusion_id=74780 

L'émission est en ligne en plusieurs parties. Par exemple la partie 4 :

http://www.dailymotion.com/video/xa36jw_4-affaire-du-vaccin-contre-lhepatit_tech


Enfin ! Cette émission, d'abord programmée pour le 17 mars 2009 avait été curieusement décalée au jeudi 19 mars, jour de grève annoncé ! Elle sera annoncée pour le 19 juin, puis, aux dernières nouvelles, c'est pour le mardi 30 juin ! Espérons que ce sera la bonne cette fois-ci !

 

Son titre a changé depuis le mois de mars : ce n'est plus "Histoire du premier vaccin fabriqué par génie génétique : le vaccin hépatite B" mais "Débat autour d'une vaccination généralisée, 1994-1995 : le vaccin contre l'hépatite B". Par contre, le contenu sera sans doute le même car l'émission est enregistrée depuis longtemps.

 

En confrontant les 2 présentations, celle du 19 mars et celle du 30 juin, on constate qu'à part le titre elles sont identiques sauf les dernières lignes :

 

Version de mars :

 

« Pourquoi dans les médias, journalistes mais aussi médecins et ministres, ont-ils commis tant d’exagérations ? Pourquoi les organismes de surveillance sanitaire n’ont-ils pas sonné l’alerte ? Quels étaient les réels enjeux de cette vaccination ? Quelles conséquences cela a-t-il pu avoir sur la santé des Français ? Telles sont les questions soulevées, qui rejaillissent encore sur l’actuelle campagne de vaccination même si celle-ci est relancée sur des chiffres rigoureux. »

 

Version de juin : 

 

« Pourquoi dans les médias, journalistes mais aussi médecins et ministres, ont-ils commis tant d’exagérations ? Pourquoi les organismes de surveillance sanitaire n’ont-ils pas sonné l’alerte ? Quels étaient les réels enjeux de cette vaccination ? Telles sont les questions soulevées ici. Elles rejaillissent encore sur la campagne de vaccination contre l’hépatite B telle qu’elle a été relancée, plus rigoureusement qu’au départ, par les autorités sanitaires au printemps.

Elles annoncent la politique qui pourrait se développer si, cet automne, l’éventuelle pandémie H1N1 amenait le gouvernement à mettre en œuvre une vaccination obligatoire de tous les Français ! »

 

Nous constatons que la phrase ici en rouge dans la version de mars a disparu dans celle de juin. Par contre, une allusion est faite à une éventuelle  campagne de vaccination  contre le H1N1 à l'automne avec des méthodes qui pourraient être analogues.

 

Parmi les intervenants de cette émission notons Claude Béraud, professeur, hépatologue, il a crée un site :

"L'actualité de la médecine vue par Claude Béraud"

http://www.claudeberaud.fr/

 


Parmi les articles où il parle des vaccinations et en particulier de la vaccination hépatite B il y a "La subversion de la médecine" et "Que penser des controverses sur les vaccinations ?"


 

Au cours du documentaire de Lina B. Moreco " Silence on vaccine " diffusé sur la Cinq en janvier 2009 il avait déclaré que bien qu'hépatologue soignant des malades atteints d'hépatite B il ne s'était pas fait vacciner car, contrairement aux infirmières, il n'était pas en contact avec le sang des malades et n'était donc pas à risque*.

 

 

Commentaire après émission

Claude Béraud ne m'a pas déçu. Il a répété qu'il ne s'était pas fait vacciné alors qu'il soignait tous les jours des malades de l'hépatite B mais qui ne risquaient pas de le contaminer, et ce bien que la vaccination était obligatoire pour lui !

Il a commenté les affirmations chiffrées du ministre en 1994 telles qu'elles lui ont été rappelées par un extrait sonore. Ses appréciations furent "au pif", "à la cuillère", "même pas à la cuillère, c'est du pipo". Le ministre avait en particulier affirmé que 30% des contaminés évoluaient vers le cancer ou la cirrhose. Mais les vrais chiffres c'est 1 à 2% comme Claude Béraud l'a rappellé.

Fin du commentaire

Un autre intervenant promet d'être particulièrement intéressant, c'est Bernard Bégaud qui est pharmacologue à Bordeaux. Il fut en particulier collaborateur d'Annie Fourrier pour l'étude de pharmacovigilance Fourrier-Costagliola portant sur les années 1994-1996.

J'ai longuement étudié les réactions des comités d'experts confrontés à ses conclusions extrêmement significatives dans "Vaccin hépatite B et sclérose en plaques : il n'y a pas que les enfants" et aussi, de façon résumée, dans "Retrouver la confiance dans le vaccin hépatite B : quitte ou double ?"

 

Bernard Bégaud connait parfaitement les données de pharmacovigilance sur la sclérose en plaques et avait montré qu'il n'avait pas toujours sa langue dans sa poche. On peut espérer de sa part quelques déclarations percutantes sur le sujet comme cette phrase anonyme qu'on trouve page 10 du rapport Dartigues auquel il avait participé avec 9 autres experts mais dont il est probablement à l'origine car il avait déclaré pratiquement la même chose au journal Libération en 2000 :

 

"Il s’agit de l’une des plus grande série d’effets indésirables recueillis par la pharmacovigilance depuis sa naissance en 1974. Ce nombre est d’autant plus élevé qu’il existe une certitude de sous-notification".


Commentaire après audition

Bernard Bégaud ne m'a pas déçu non plus. Il a annoncé qu'il préparait un livre sur le sujet avec un journaliste du Monde afin de rétablir l'histoire de cette affaire et d'apaiser sa Conscience. Il affirme avoir été soumis à des pressions sans préciser leur nature et surtout leur objet...


Il parle des obstructions rencontrées pour publier des études dès lors qu'elles ne sont pas favorables au vaccin. La revue répond qu'elle n'a pas reçu le texte...On lui renvoie 10 fois et elle finit par répondre...que maintenant c'est trop tard pour publier...

De quelle étude s'agit-il ? On peut formuler une hypothèse en raison de ceci :

Une méta-analyse avortée :

C'est ce qu'atteste le compte-rendu de février 2000 d'une commission internationale sur le site de l'Afssaps page 6 :

« Projet de méta-analyse : Le Pr B. Bégaud a présenté des résultats montrant la faible puissance des études réalisées pour mettre en évidence des odds-ratio (risques relatifs)  inférieurs à 2. C'est pourquoi il serait nécessaire de réaliser une méta-analyse qui combinerait l'ensemble des résultats. Cette méta-analyse disposerait d'une puissance supérieure aux études prises une à une, cependant sa puissance pour mettre en évidence un odd-ratio inférieur à 2 restera modérée. »

Ce projet de méta-analyse n'a jamais vu le jour.  Il faut savoir que les 3 études françaises donnaient toutes un risque relatif supérieur à 1 et auraient donc pu donner, en les regroupant, une étude significative, voire très significative...

Ceci explique-t-il cela, c'est à dire le fait que cette méta-analyse n'ait jamais vu le jour ? A titre purement indicatif disons que les cas cumulés chez les vaccinés et les non-vaccinés retenus par ces 3 études sont 121+242+520=883 et que les risques relatifs moyens avaient été évalués à 1,7, 1,8 et 1,4 comme on peut le lire dans le compte-rendu de la réunion de février 2000. Il y avait  matière pour travailler et tout indiquait que le cumul des données de ces 3 études avait le potentiel pour générer une étude très significative.

Voir à ce sujet mon article sur le caractère significatif de l'une de ces 3 études, celle de L.Abenhaim.

Compte tenu de la déclaration de Bernard Bégaud sur France Culture il n'est pas invraisemblable de penser qu'il en fut bien ainsi mais que cette étude n'a pu être publiée en raison d'obstructions.

Fin du commentaire

Il y aura aussi le Dr Marc Girard qui s'est souvent vertement opposé à cette vaccination mais malheureusement dans un style souvent très polémiste. Comme chacun pourra le vérifier sur la vidéo donnée plus haut en lien, Claude Béraud montre qu'il est possible de s'exprimer de façon très vigoureuse, explicite et convaincante sans aucun esprit polémiste, ce qui est, à mon sens, beaucoup plus efficace et infiniment préférable.

Attendons...mais c'était avant l'émission !

Commentaires après audition

Dans l'ambiance particulière de France Culture le caractère polémiste de Marc Girard restera contenu. Même s'il a commencé par une attaque contre le Genhevac de Sanofi par rapport à l'Engerix de GSK, société pour laquelle il écrit lui-même sur son site avoir travaillé. Il a proposé 2 hypothèses pour expliquer pourquoi le Genhevac n'a pas d'AMM en dehors de la France, mais il y en a peut-être une autre : l'Engerix de GSK utilise des brevets déposés par l'Institut Pasteur et ce dernier a reçu de l'argent pour cette utilisation comme cela a été rappelé au cours de l'émission. Aussi, Sanofi-Pasteur n'a peut-être pas jugé utile de dépenser  des sommes considérables pour concurrencer sur le marché mondial un vaccin qui lui verse des royalties.

De façon peut-être analogue et en raison d'une AMM strictement française, Sanofi n'avait pas hésité à lâcher le BCG Monovax qu'il produisait au profit du BCG SSI d'un laboratoire danois afin d'éviter d'engager des sommes considérables pour préparer le dossier européen du Monovax et sans doute devoir construire une autre usine pour le produire pour le seul marché français. Cet abandon fut à l'origine d'une grave crise sanitaire en 2006-2007. On peut voir à ce sujet mon autre blog http://vaccinbcg.canalblog.com

Il évoque un colloque où il fut exposé aux représentants de la Justice que s'ils indemnisaient les victimes cela aurait pour conséquence que le public refuserait ce vaccin et que cela engendrerait de graves conséquences sanitaires pour le pays...

Marc Girard a pointé à juste titre que dans notre société capitaliste il est légitime que l'industrie du vaccin cherche à gagner de l'argent comme le font toutes les autres industries. Mais il souligne que les 3 verrous prévus par la société ont sauté :

le verrou de l'administration sanitaire; le verrou des médecins prescripteurs qui n'avaient aucune raison de vacciner des personnes âgées vivant tranquillement; le verrou de la commission des prix des vaccins qui a accepté sans broncher un prix exorbitant aggravé par la multiplication des injections vaccinales, 4 plus rappels tous les 5 ans contre 3 injections en tout ailleurs.

Fin du commentaire


Annexe

Rédigée avec quelques regrets d'avoir à faire cela, mais il le faut.

Le Dr Marc Girard m'a impliqué dans ses polémiques tous azimuts : ce fut d'abord dans un article publié en juin 2008, Qui croire ? par la revue de la Ligue pour la liberté des vaccination puis il a mis cet article en ligne sur son site le 25 avril 2009. Il le fait  d'une façon assez étrange, voyez plutôt :

« Mais que penser, quelques jours plus tard, de l’intervention publique de quelqu’un qui se présente cette fois comme rien de moins que « Professeur des facultés en mathématique. Ancien chercheur du CNRS » et qui – toujours au nom de la « clarté » (Vaccin hépatite B et sclérose en plaques : peut-on y voir plus clair ?) – ne craint pas de balayer d’un revers de la main les chiffres que j’avais communiqués dans cette émission en les opposant… à l’étude de Zipp et coll. Pour quelqu’un qui prétend s’abriter ainsi derrière un professionnalisme éminemment connoté de rigueur et de logique, quelle rigueur de ravaler à la simple impression personnelle des chiffres épidémiologiques là encore parfaitement localisables dans les documents les plus officiels de l’administration sanitaire  ? Quelle logique, aussi, de m’opposer une étude dont même l’AFSSAPS* a fini (communiqué de février 2000) par admettre que ses résultats (pourtant très favorables au vaccin) devaient être « écartés » du débat ? Il faut quand même une certaine perversité intellectuelle pour contredire l’expert qui, dans cette affaire comme dans d’autres, a probablement le plus documenté la collusion administration-fabricants en lui opposant une étude réalisée, de façon délibérément opaque, par des fabricants et dont les incohérences sont telles que, pour une fois, même l’administration a été obligée de s’en désolidariser ! « Peut-on y voir plus clair », par conséquent, au travers de contributions qui s’assoient grossièrement sur des principes de méthode aussi élémentaires que le recensement exhaustif des sources et leur hiérarchisation critique ? »

* En réalité, il ne s'agissait pas seulement de l'Afssaps mais d'une réunion internationale de haut niveau dont un représentant de l'OMS. Elle s'était tenue dans les locaux de l'Afssaps et avait donné lieu à un compte-rendu publié sur son site. Quatre ans et demi plus tard, à l'occasion de la publication d'avis des différents Comités sur l'étude d'Hernan, l'étude Zipp sera reclassée parmi les études validées.

 

Cette affaire débuta par un article que j'avais mis en ligne le 5 mars 2008 sur ce blog sous le titre donné par Marc Girard.  Peu de temps après, je l'ai découvert sur AgoraVox où il avait été mis en ligne le 18 mars. Je ne vois aucun inconvénient à ce que mes articles soient repris sur d'autres sites, au contraire, et cela s'est déjà produit. Mais l'anomalie est qu'il y a eu usurpation d'identité auprès des responsables d'AgoraVox comme cela a pu être établi par la suite quand j'ai pu communiquer avec eux : un internaute n'a pas hésité à se présenter comme étant moi-même, donnant une adresse mail incluant mon nom explicite alors que je n'avais jamais ouvert cette adresse et me présentant comme Marc Girard l'a rapporté ci-dessus alors que je ne me présente jamais ainsi bien entendu. AgoraVox a pu vérifier que cette adresse avait rapidement cessé d'être en service. De tels procédés sont évidemment inadmissibles.

Après la publication écrite de son article en juin 2008, j'avais informé Marc Girard de cette anomalie. Il m'avait d'ailleurs répondu et nous avions pu avoir un échange sur le sujet traité. C'est pourquoi je suis un peu étonné qu'il ait maintenu la même version près d'un an plus tard. En effet, les propos qu'il m'attribue concernant l'étude Zipp ne correspondent pas du tout à ce que j'avais écrit, ce que chacun peut toujours aller lire sur AgoraVox et aussi sur ce blog.

Si j'ai demandé à AgoraVox de modifier un peu la présentation qui était faite de moi, je n'ai demandé aucune modification concernant l'article et c'est sur ce site que Marc Girard l'avait découvert. Je n'avais bien évidemment aucune raison, bien au contraire, de défendre l'étude  Zipp.  Voici le passage concerné : 

 

« L’expert Marc Girard estime, selon les informations dont il dispose, que le risque de SEP n’est pas un risque faible mais au contraire élevé, voire très élevé. Or, si ce risque est élevé des études auraient dû le mettre en évidence : les tailles de leurs échantillons dépassant les 100 000 (par exemple l’étude de Zipp et coll, 1998, a suivi une cohorte de 134 698 sujets) et en admettant un risque élevé de l’ordre de 1 pour 2500 cela ferait en moyenne 40 SEP en plus par tranche de 100 000 ce qui aurait dû donner des écarts significatifs. Par contre, si on admet un risque de 1 pour 25000 par exemple, cela donne 4 cas supplémentaires en moyenne pour 100 000, ce qui peut être insuffisant pour déceler une différence significative. Contrairement à Marc Girard, les experts de l’OMS, de l’Afssaps ou de la réunion de consensus de novembre 2004 ont toujours admis que si le risque existait il ne pouvait être que faible. Dans ces conditions, il est effectivement impossible de soutenir que le risque serait élevé, sauf à admettre que les données statistiques auraient été faussées et par exemple traitées comme je le suggérais, c’est à dire en classant comme non vaccinés les vaccinés ayant fait une SEP au delà du délai arbitraire imposé. 

Je le répète, pour l’honneur scientifique des auteurs de ces études ainsi que des institutions qui s’appuient sur elles pour définir leur politique de santé publique en la matière, et qui savent sans doute à quoi s’en tenir, j’ose espérer qu’il n’en est rien. J’espère seulement avoir un jour la possibilité de constater que mes interrogations n’étaient pas fondées. Cependant, vu ce à quoi j’ai assisté en matière de manipulations statistiques dans l’affaire du BCG SSI on peut malheureusement craindre que l’impensable puisse être la réalité.

 Voir à ce sujet mes 3 principaux articles : "descendue du Sinaï, l’expertise était dans la lune ! ", "Cas évités par le BCG, un calcul très simpliste", "Des défaillances de l’expertise vaccinale à la nécessité d’une critique citoyenne". »

Je me demande donc toujours comment Marc Girard a pu voir une quelconque opposition à ses propos sur l'étude Zipp. Il a sans doute lu un peu vite en s'arrêtant sur "il est effectivement impossible de soutenir que le risque serait élevé" et en explosant au quart de tour sans lire la suite... Je l'avais informé de cela et il est très regrettable qu'il n'ait rien changé à son texte mis en ligne près d'un an plus tard. Je veux bien croire qu'il est très occupé mais l'ensemble de son article dénote malgré toute une très forte tendance polémiste tous azimuts*, ce que ne dément pas l'article exposant la raison d'être de son site.

  • Il n'a pas hésité à s'en prendre au vice-président d'une association de victimes en faisant état d'une communication téléphonique qui est un échange en principe strictement privé entre 2 personnes. Il y a là une frontière à ne pas franchir. De même, si j'ai eu un échange de mails avec Marc Girard, je n'ai pas l'intention de faire état de leur contenu. J'ai d'ailleurs eu aussi sur le thème de la vaccination hépatite B un échange très correct et courtois de mails avec l'opposant du Dr Girard à l'émission du 8 février 2008 sur la Cinq, le Dr Robert Cohen qui anime Infovac. Cette émission fut en effet à l'origine de mon article.

  • Je pense qu'on peut être adversaires sans être ennemi, comme au tennis. Mais le jeu a ses règles qu'il faut s'efforcer de respecter même s'il n'y a pas d'arbitre. Si, il y en a un, c'est l'internaute qui pourra  comparer d'un œil critique les écrits des uns et des autres.

  • J'ajoute encore que j'ai informé Marc Girard de mon intention d'apporter sur mon blog les précisions ci-dessus. Je l'ai même invité à venir y déposer un commentaire ou, puisqu'il déclare cela contraire à sa philosophie, de m'envoyer sa réponse que j'ajouterai ici-même sans changement. Tout cela je l'ai fait avec le regret d'avoir eu à le faire.

  • On peut trouver la présentation que je fais de moi en cliquant sur la cadre photo à droite de ce texte.

 

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10 juin 2009

Lève-Toi, Pandémie Désirée* !

 

Objet de tous les désirs et de toutes les attentions, la pandémie ne pouvait que prendre forme. Avant d'exister elle avait déjà pris consistance, les plans étaient prêts, les médicaments stockés dans des dépôts militaires, des vaccins pré-pandémiques élaborés, des montagnes de masques soulevant des hangars...

 

C'était pour faire face au virus aviaire H5N1 doté d'une importante capacité de mortalité mais  dont les plus éminents vétérinaires avaient affirmé dès le début qu'il n'avait pas le profil d'un virus pandémique.


  • Quelques temps avant que la guerre de 1914 éclate, Nietzsche avait lancé ce célèbre "Levez-vous, orages désirés !"

  • On peut aussi lire l'analyse du Docteur Marc Girard sur son site : "L'art de créer des alertes en santé publique - l'exemple de la grippe porcine"

 


Puis survient la crise financière suivie d'une crise économique mondiale avec toutes ses conséquences sociales présentes et futures. Que faire pour se tirer d'affaire se disent nos dirigeants ? La recette est connue depuis longtemps : se trouver un ennemi commun, un ennemi mondial s'attaquant à l'humanité toute entière car, mondialisation oblige, il n'est plus possible de faire du voisin cet indispensable ennemi qui joue aussi, comme au tennis, le rôle du partenaire.

 

 

Une attaque imminente des Martiens ? Le 30 octobre 1938 Orson Welles y était parvenu sans même le vouloir : il avait affolé toute l'Amérique en cherchant seulement à mettre en scène de manière réaliste une œuvre littéraire, La Guerre des Mondes. Même le Ministère de l'Intérieur et le Président des États-Unis vont chacun à leur tour produire des communiqués dramatiques amplifiant  «un extraordinaire phénomène de schizophrénie collective» [2].   Aujourd'hui, le poisson d'avril serait quand même un peu gros.

 

Des analystes de cet événement pensent que le programme "cristallisait les tensions et les craintes" des Américains à la veille de la Deuxième guerre mondiale. Ils pensent [3] que

 

"La perspective d'une rencontre hostile avec l'inconnu était suffisamment réelle pour beaucoup d'Américains, aussi, l'émission radiophonique leur a permis de se faire peur pendant une heure".

Aujourd'hui aussi, avec la crise nous avons peur de l'avenir quand le plancher des vaches pourrait soudain se dérober sous nos pieds : sommes-nous, par exemple, totalement à l'abri d'une faillite bancaire généralisée qui nous ferait perdre toutes nos économies ?

 

Août 2005 : la pandémie H5N1 c'est pour demain !

 

La pandémie, voilà la solution rêvée pour donner un support à cette anxiété indéfinie et permettre aux autorités de manifester toute leur sollicitude pour les populations en péril même s'il faut pour cela aggraver encore plus le déficit budgétaire. En 2005,  sur fond de grippe espagnole, ça avait plutôt bien fonctionné. En lettres rouge sang sur fond noir de deuil c'est

 

 

      «Pandémie, 500 000 morts en France ?»

 

 

C'est le branle-bas de combat, la pandémie, c'est pour janvier-février 2006, c'est sûr ! "Elle ne viendra pas toute seule" dit l'un des auteurs à la télé,

"elle viendra avec la grippe saisonnière, c'est pourquoi il faut se vacciner contre elle".

Couac,...voici un Couac : (Quoique...)

Selon le Canard Enchainé du mercredi 22 février 2006, le préfet de Haute Normandie aurait demandé le 7 février à tous les maires de son département de recenser les capacités de leurs cimetières dans le cadre de la préparation à la pandémie aviaire !!! Cela est effectivement prévu dans le plan préparatoire mais uniquement quand on atteint la phase 6 alors que pour le H5N1 on a jamais dépassé la phase 3.

 

A la télé les émissions se succèdent sans relâche. Il s'agit d'une maladie typiquement animale touchant parfois des humains par contact direct avec l'animal ou ses plumes. L'Organisation mondiale de la santé animale, l'OIE, a son siège à Paris et Bernard Vallat, son directeur général, est Français ainsi que son brillant second mais ils ne seront pas invités aux débats télévisés alors qu'ils ont beaucoup à dire sur le sujet et d'abord qu'il est possible d'arrêter la maladie au niveau des élevages pourvu qu'on s'en donne les moyens.

 

Mais cela nous priverait de l'espérance d'une pandémie et des moyens gigantesques à mettre en œuvre pour la contrer une fois déclarée : au nom de la Prévention il vaut mieux  préparer des vaccins pandémiques !!!

 

 

C'est la ruée dans les pharmacies, comme après le lancement de la vaccination hépatite B en octobre 1994. Courant plus vite, les plus jeunes arrivent les premiers. Aussi, fin octobre il n'y a plus de vaccin et le ministère doit publier un communiqué piteux pour demander d'arrêter la campagne afin de garder encore quelques doses pour les personnes les plus à risques, ces personnes âgées qui, avec leurs cannes anglaises ou leur fauteuil roulant, se sont fait devancer par les plus jeunes encore profondément imprégnés par la propagande scolaire …

 

Début novembre 2005, réunion au sommet au siège de l'OMS à Genève. Un véritable match de boxe entre l'OMS d'une part, la FAO et l'OIE de l'autre. L'enjeu du combat : le pactole que la Banque mondiale est prête à accorder.

 

L'OMS veut tous les moyens pour protéger l'homme par des médicaments et des vaccins. La FAO et l'OIE affirment qu'il est possible de contenir le virus chez l'animal pourvu qu'on donne les moyens nécessaires pour cela. Le Directeur général de l'ONU menace : si vous ne parvenez pas à vous mettre d'accord, j'interviendrais, déclare-t-il.

 

Contrairement à un match de boxe il n'y a pas d'arbitre et même les coups bas sont permis. Par exemple, s'appuyant sur 14 cas dont 11 décès survenus en Thaïlande et au Vietnam, l'OMS  brandira une létalité monstrueuse pour affirmer l'imminence d'une terrible pandémie :

 

« Tous les ingrédients sont maintenant réunis pour que débute une pandémie susceptible de causer des millions de morts à travers le monde ».

Le 10 décembre 2005, la Maison Blanche procède à un exercice de simulation pour évaluer l'état de préparation du gouvernement américain au déclenchement d'une éventuelle épidémie de grippe aviaire. Le gouvernement américain, très critiqué pour son inertie lors du passage du cyclone Katrina qui a tué plus de 1200 personnes fin août dans le sud des États-Unis et pour la pénurie de vaccins antigrippes classiques l'hiver dernier, affirme qu'il se prépare au pire scénario de pandémie qui soit.


Tentant ainsi de faire oublier son inertie face au cyclone Katrina, Georges Bush prépare l'Amérique à affronter l'ouragan H5N1.



L'administration américaine table sur 92 millions de malades aux États-Unis en quatre mois. Lors de l'épidémie de grippe de 1918, 2% des personnes infectées aux États-Unis sont décédées de l'épidémie qui a tué au total  50 millions de personnes dans le monde. Une publicité très alarmiste publiée dans le Washington Post par des associations de médecins et de syndicats affirmait

 

"jusqu'où l'épidémie de grippe ira ? Le cyclone Katrina a tué plus de 1000 Américains, mais maintenant quelque chose de bien pire est en train d'arriver".



Par la suite, pendant des mois, le moindre canard malade fera la une des journaux et des télés. Tout bipède aérien  qui bat de l'aile laisse espérer à chacun qu'il va venir s'abattre dans son jardin et, s'il est porteur du H5N1 alors ce sera la gloire : la certitude d'être interviewé par les télés comme étant le premier Français que le virus pandémique aura bien voulu honorer  de sa présence. Imaginez les livres d'histoires racontant la pandémie aux survivants de l'Apocalypse : c'est dans le jardin de Monsieur et Madame Tartempion, à Trifouilli-les-Oies, que le virus venu de Chine est arrivé pour la première fois en France où il anéantira la moitié de la population... Et si le virus devait tuer Monsieur et Madame Tartempion, qu'importe puisqu'ils seront immortalisés par les livres d'histoire...

 

L'heureux élu sera dans le département de l'Ain. Normal qu'avec un nom pareil il passe en premier. Quant au département des 2-Sèvres, il devra attendre son tour, c'est la logique des chiffres !


 

Dans l'attente de la pandémie

Si certains attendent le Nouveau Messie, d'autres prient pour la Nouvelle Pandémie. Elle est devenue indispensable tant sa venue a été préparée et secrètement souhaitée. Nul ne connait l'heure et le jour de sa venue mais elle viendra. Alors ça y est, c'est-elle cette fois-ci ? Pourrions-nous de nouveau être frustrés par l'énergie ainsi mobilisée et qui ne trouverait pas son emploi ?

 

Comme l'avaient prévu les vétérinaires de l'OIE, de la FAO et de Maison Alfort, le virus H5N1 n'a toujours pas viré au virus pandémique. Il en fallait donc un autre et ce sera cette étrange combinaison de virus porcin, aviaire et de 2 virus humains. Mais d'où vient-il ? Comment la Nature a-t-elle pu élaborer un virus aussi hétéroclite ? Mystère ! Il ne vient pas du porc clame l'OIE ! Non, c'est l'homme qui contaminera le porc au Canada. L'Égypte musulmane en profitera pour éliminer les cochons qui nourrissent les chrétiens...

 

Débutant sa carrière au Mexique, il aurait dû normalement la poursuivre longtemps dans la population mexicaine profonde avant d'atteindre le premier touriste étranger. Mais le virus semble avoir un goût prononcé pour les grands voyages et recherche les touristes rentrant au pays plutôt que ceux qui débarquent au Mexique*, à croire qu'il aurait trouvé asile dans les toilettes des aéroports internationaux, côté départ !

 

  • Des touristes européens se rendant au Mexique n'y vont pas pour 3 jours. Or il ne semble pas que l'on ait jamais fait état de touristes européens qui seraient tombés malades pendant leur séjour comme cela serait statistiquement normal ?

 

Ce goût particulier du virus pour les avions internationaux va rapidement le conduire en Europe puis en Asie et en Océanie. Est-ce le début de la pandémie tant attendue ? Bien que la pandémie grippale soit annuelle, permanente, routinière avec un nombre considérable de malades et de décès, on ne lui attribue pas le qualificatif tant redouté et tant désiré de pandémie. Le terme pandémie est lié à l'exception avec l'image évocatrice de 1918 et ses dizaines de millions de morts, plus que la guerre...

 

Pourtant, selon les données actuelles, le virus en cause paraît plutôt moins dangereux que celui de la grippe saisonnière. Alors, pourquoi en faire des tonnes ? C'est qu'il va devenir beaucoup plus redoutable à l'automne, parole d'experts. Et s'il ne le devenait pas ? C'est trop tard, la machine est lancée et rien ne devra l'arrêter. Le vin va être tiré il faudra le boire, la vaccination pourrait devenir obligatoire...


 

30% de vaccinés pourrait suffire

 

Pourtant, nos plus éminents épidémiologistes pensent, en s'appuyant sur des modèles mathématiques, que 30% de vaccinés serait suffisant et qu'avec 70% on ne gagnerait pas grand-chose. C'est ce qu'écrit Antoine Flahault, directeur de l'école des hautes études de santé publique sur le site de l'école [1]:

 

Il souligne qu'avec une couverture vaccinale mondiale de 30% l'efficacité de la mesure serait "considérable" et que le gain apporté en passant de 30 à 70% serait au contraire "très marginal"

 

Autrement dit, il vaudrait mieux répartir les vaccins sur 30% de la population mondiale plutôt que de viser le 95% chez nous. Comme la production de vaccin sera relativement limitée, il serait contre-productif de préférer vacciner la totalité de notre population française plutôt que de laisser aux pays moins "favorisés" au moins 60% des vaccins qui seraient nécessaires pour cette opération.

 

La France aurait commandé 100 millions de doses de vaccin pour l'automne. Le meilleur usage qu'elle puisse en faire, selon la modélisation d'Antoine Flahault, serait de faire cadeau des deux tiers de cette commande aux pays qui ne pourront les payer. Ne soyons pas égoïstes, pour une fois !

C'est d'ailleurs la demande formulée par le Directeur général de l'OMS et le Secrétaire général des Nations Unies qui ont demandé aux pays riches de faire don d'une partie de leurs stocks (Le Monde du 29 mai 2009).

Confirmation dans Le Quotidien du Médecin du 10 juin qui rapporte les propos du Dr Marie-Paule Kieny de l'OMS : celle-ci "ne recommandera pas la vaccination universelle " et  "s'inquiète que des pays passent actuellement commande de vaccins avec des volumes réservés tels qu'ils compromettent la fourniture de doses aux pays en développement et aggravent par anticipation leur pénurie".

Lire le texte sur  http://www.dorffer-patrick.over-blog.fr/article-32495378.html

En novembre il pourrait y avoir au maximum 500 millions de doses. La France en voudrait 100 millions, les Etats Unis 600 millions et le Québec se prépare pour une vaccination massive...ça fait pas monter les prix !!!

Le 12 juin, lendemain de l'annonce par l'OMS du passage au niveau 6, notre ministre de la santé déclare que si les experts disent qu'il faut vacciner les 65 millions de Français avec 2 doses elle veut être en mesure de fournir les 130 millions de doses nécessaires !

La décision serait donc entre les mains des experts ?

 

 

Si l'Afrique ne déclare pas de cas H1N1 c'est d'abord parce qu'elle a d'autres priorités qui s'appellent paludisme, tuberculose sida comme le disent des responsables de santé publique de ces pays qui considèrent aussi que ce virus H1N1 n'étant pas plus virulent qu'un virus saisonnier il n'est pas utile d'en faire plus.

 

Le 4 mars 2009 j'ai assisté à un colloque organisé à la Maison de la Chimie à Paris sur le thème : "Les vaccins : une excellence française à préserver". Il était organisé par des parlementaires et madame la ministre était venue y faire une allocution.

 

Il y fut dit que l'élaboration d'un vaccin coûtant très cher, plusieurs milliards d'euros, les laboratoires voulaient avoir l'assurance qu'ils pourront écouler leur vaccin avant que celui-ci soit mis au point. Autrement dit, ils veulent une AMM en blanc, voire une recommandation en blanc, c'est à dire le remboursement du vaccin. Et pourquoi-pas son obligation en blanc ?

 

Envisager de généraliser voire de rendre obligatoire un vaccin alors que le produit n'existe pas encore et qu'on en ignore les propriétés est une folie pure et simple. S'il était rendu obligatoire à l'automne comme cela serait envisagé par nos autorités, ses propriétés de nuisances seront découvertes plus tard et, comme d'habitude, elles seront dissimulées pour ne pas casser la campagne...

 

La leçon de la vaccination hépatite B n'a toujours pas été comprise par les autorités qui paraissent de nouveau prêtes à offrir une population captive aux laboratoires, la gravité supposée de la pandémie modèle 1918 justifiant a priori toutes les précipitations, tous les excès et toutes les bavures.

 

 

[1]http://blog.ehesp.fr/pandemie-de-grippe-vacciner-tout-le-monde-est-ce-possible-est-ce-necessaire/

 

[2] http://fr.wikipedia.org/wiki/Orson_Welles

[3] http://www.telesatellite.com/infos/idisp.asp/i/3466   

 

 

 

 

 

Posté par BernardGue à 11:14 - Grippe et pandémie grippale - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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