La Question des Vaccins

01 avril 2020

Vacciner les bébés confinés ?

 

Voici le courrier que je viens d'envoyer, 31 mars 2019, à Marie Aliette Dommergues médecin pédiatre au Centre hospitalier de Versailles,  membre de la commission vaccin du Groupe de pathologie infectieuse pédiatrique et d’Infovac.

Madame bonjour,
 
Je suis mathématicien et je vous avais écrit en mai 2017 à propos de problèmes posés par l’utilisation des tests statistiques dans les études épidémiologiques.
{voir sur ce blog  Comment transformer les hésitants en opposants !" 
 
Thème traité ce jour  : faut-il ou non maintenir les vaccinations des bébés pendant la période de confinement ?
 
Robert Cohen et InfoVac ont répondu oui à cette question importante. Je voudrais y apporter 4 objections qui me paraissent judicieuses.
 
1- Même si le cabinet médical est bien sécurisé, il y a le problème du transport, tout particulièrement si la maman doit prendre les transports en commun. Il y en a sûrement qui y sont contraintes.
 
2- Il est inévitable que certains bébés auront des complications suite à ces vaccinations. cela génèrera de nouveaux rendez-vous médicaux, voire chez un spécialiste, courir les pharmacies voire à l’hôpital. C’est statistiquement inévitable, j’ose espérer que vous le savez. Je ne pense pas qu’il soit opportun dans la période actuelle, de prendre le risque d’arriver  dans un hôpital avec un bébé mal en point ?
 
3- J’ai entendu Robert Cohen et lu sur le site InfoVac que les pathogènes ciblés par les vaccinations ne vont pas désarmer pour autant, coqueluche, pneumocoques ... Le confinement ne peut au contraire qu’en ralentir considérablement la circulation. En 2009, en l’attente du vaccin, une importante incitation à pratiquer les mesures barrières avait été lancée par le ministère.  Plus tard, la ministre fera le bilan de l’épidémie. Nous avons eu cette année beaucoup moins de gastros et de bronchiolites que les années précédentes. C’est sans doute du aux incitations que nous avons lancées en faveur des mesures barrières. Nous recommencerons l’année prochaine.” Je n’ai rien vu de ce type pour l’hiver 2010-2011. Il faudra attendre octobre 2015 pour que le HCSP sorte un rapport et un avis sur les mesures barrières ...
 
4- La législation sur les 11 vaccins obligatoires n’a pas rendu obligatoire l’application du calendrier vaccinal. Elle rend obligatoires sauf contre indications, les vaccinations prévues seulement en cas de placement de l’enfant en collectivités. Plus précisément, au moment de l’entrée de l’enfant dans une des collectivités listées par la loi, on consulte le calendrier pour savoir quelles vaccinations sont exigibles à son âge. Si des vaccinations sont manquantes, l’enfant n’est pas refusé comme le précise explicitement le décret d’application. Il y a alors un délai de 3 mois pour commencer les vaccinations manquantes en respectant les délais bien sûr ! Les vaccinations qui n’auront pu être réalisées dans ce délai de 3 mois seront poursuivies par la suite.
 
En conséquence, les vaccinations obligatoires ne sont certainement pas exigibles pour les enfants confinés.
 
Voilà la loi. Une fois de plus nous sommes obligés de constater que ceux et celles qui sont les premiers à exiger que la loi vaccinale soit respectée sont aussi les premiers à ne pas la respecter et à user de leur autorité pour faire du chantage  aux familles  en refusant d’inscrire les enfants en collectivités alors que le décret ne les autorisent pas à le faire ou en vaccinant les enfants non en collectivités s’ils sont hospitalisés par exemple alors que l’hôpital n’est pas dans la liste des collectivités mentionnées par la loi.
 
Cordialement
 
Bernard Guennebaud
 

Posté par BernardGue à 12:51 - Commentaires [4] - Permalien [#]


20 mars 2020

COVID 19 QUE FAIRE ? L'Exemple Chinois

 

QUE FAIRE ? L'EXEMPLE CHINOIS

Je viens d'écouter à nouveau le remarquable témoignage de ce médecin français présent à Wuhan Philippe Klein où il y dirige une clinique internationale.

https://www.youtube.com/watch?v=cfJ8iBFbrOQ&feature=emb_logo

Il nous apprend qu’il y avait 15% de cas graves et 85% de cas peu graves. Il dénonce la méconnaissance des experts français (et européens car quand les Chinois sont arrivés en Italie ils leur ont dit que ce qu’ils faisaient ça n’allait pas du tout alors que les Italiens croyaient bien faire !)

Qu’ont fait les Chinois ? D’abord arrêt des transports, fermeture des gares et des aéroports. Les écoles étaient déjà fermées en raison du nouvel an chinois. Mais ce fut insuffisant.

Alors ils ont pris deux mesures radicales qui ont changé les choses :

1-Confinement strict en alimentant les personnes confinées dans leurs appartements. Donc personne ne sortait faire les courses dans les magasins.

2- Caractériser tous les cas de patients présentant les critères du coronavirus (cliniques, scanographique car pneumonies visibles ainsi, PCR mais beaucoup de faux négatifs, alors ils n’en ont pas trop tenu compte). Les 15% de graves étaient hospitalisés.

Les 85% de non graves ont été regroupés dans des stades et les contacts dans des hôtels.

RAPPEL : la stratégie gagnante contre la variole fut :

1- Recherche active des malades « à vu » et par des campagnes d’affichages (l’affiche d’une petite fille atteinte de variole fut imprimée à 2 milliards d’exemplaires !!!) avec récompense promise pour toute personne indiquant un cas de variole. La maladie était très facile à reconnaître même pour des non médecins dans les pays où la maladie était endémique. C’était un grand avantage. De plus le malade n’était contagieux que pendant la phase éruptive.

2- Les malades étaient mis en quarantaine le plus souvent chez eux.

3- Les personnes trouvées dans l’habitation avec le malade étaient placées en quarantaine AVEC lui, charge pour eux de s’occuper du malade. Et ça s’était pas bien du tout. Pour le Covid 19 les Chinois sortaient les malades pour les hospitaliser.

4- Les équipes surveillaient la zone pendant 3 voire 6 semaines.

De plus, malheureusement, ils vaccinaient aussi tous ces contacts ce qui fut catastrophique pour ceux qui étaient contaminés en cette occasion en raison de la rencontre des 2 virus vaccinaux et sauvage. Mais de cela on en reparlera plus tard !

 

J’ajoute ici qu’un tout petit calcul déjà présenté permettait de savoir que ça ne passait pas, c’est à dire 60% d’immunisés par contact avec le virus en 2 ou 3 mois et sans submerger les services médicaux  grâce aux mesures barrières.:

Il faut 400 000  immunisés par jour en moyenne pour atteindre 60% d’immunisés en 3 mois. Pour compenser le fait qu’il y en a beaucoup moins dans un premier temps il en faudra bien plus une fois cette valeur atteinte. Mais restons sur cette valeur moyenne. 15% de cas graves à hospitaliser cela fait 60 000 cas par jour. S’il faut les garder 10 jours cela fera un train de 600 000 cas hospitalisés. Nos hôpitaux imploseront bien avant ! Et quand le nombre de cas réel montera plus haut encore ...

Avec 10 000 immunisés en moyenne par jour cela donnerait un train de 15 000 cas graves hospitalisés. Mais il faudra alors 10 ans pour atteindre le taux requis d'immunisation ...

 

Donc la stratégie quasi européenne qui a été prônée au plus haut niveau par les experts à képis étoilés est une énorme sottise qui illustre une fois de plus son incompétence totale.

Posté par BernardGue à 11:27 - Commentaires [3] - Permalien [#]

15 décembre 2019

L'OMS fête le 40è anniversaire de l'éradication de la variole

 

Éradication de la  Variole : la fête à la vaccination ?

Le 8 mai 2020 va être le 40è anniversaire de la proclamation officielle de l’éradication de la variole. Pour cette occasion, nul doute qu’une grande manifestation allait être organisée pour transformer ce qui fut jusqu’à présent l’échec le plus cuisant qu’une énorme campagne de vaccination développée sous la contrainte pour la transformer en un formidable succès justifiant toutes les vaccinations et toutes leurs contraintes, qu’elles soient présentes, passées ou futures.

 

L’OMS a dégainé plus tôt, le 9 décembre qui est le 40è anniversaire de la publication du document de la Commission mondiale attestant de cette éradication.

https://www.who.int/fr/news-room/detail/13-12-2019-who-commemorates-the-40th-anniversary-of-smallpox-eradication

Pour les joyeux fêtards de l’OMS

«  La commémoration d’aujourd’hui marque le début d’une campagne d’une année pendant laquelle l’OMS et ses partenaires célébreront l’éradication de la variole et expliqueront qu’il faut poursuivre la lutte contre la poliomyélite et d’autres maladies et accroître rapidement les investissements dans la sécurité sanitaire mondiale. Une exposition consacrée à ce moment historique sera inaugurée à l’Assemblée mondiale de la Santé, en mai 2020, puis présentée en principe à d’autres manifestations, notamment à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York. »

On va donc parler toute l’année 2020 de la grande victoire sur la variole. Par la vaccination ? Entre 2 coupes de champagne, les fêtards écrivent :

« Le succès du programme d'éradication de la variole a permis de se doter de connaissances et d'outils essentiels pour la surveillance et a démontré les avantages de la vaccination en anneau et l'importance de la promotion de la santé pour combattre des maladies comme la poliomyélite et la maladie à virus Ebola »

Vous noterez qu’ils parlent du succès du programme d’éradication et non de la vaccination, nuance ! Mais peu importe ! Que les vaccinations, qu’elles soient de routine ou des contacts se soient avérées impuissantes ou catastrophiques. Ces dernières sont très certainement à l’origine des épidémies qui furent qualifiées " d’explosives et d’inattendues" alors qu’il était reconnu que la variole se propageait lentement. Peu importe puisqu’on attribuera de toutes façons la victoire à la vaccination. La vaccination a échoué ? Qu’importe, profitons de cet échec pour promouvoir les autres vaccinations :

« Ce programme a également jeté les bases nécessaires à la mise en place de programmes de vaccination nationaux plus solides, partout dans le monde, contribuant à instaurer des soins de santé primaires dans de nombreux pays et créant une dynamique pour la couverture sanitaire universelle. »

J'ai écrit de très nombreux et copieux articles sur le thème de l'éradication de la variole. Je renvoie tout particulièrement à l'article récapitulatif d'octobre 2016, en relation avec le poster que j'avais présenté sur le sujet au congrès Adelf-Sfsp de Bordeaux;

http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2013/10/16/28149160.html

 

ainsi qu'au premier article que j'avais publié sur ce blog sur ce thème :

http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2007/06/21/5380719.html

On aura tout le temps pour en parler, la fête devant durer toute l'année 2020 avec relance le 8 mai 2020 pour l'anniversaire de la proclamation officielle.

Posté par BernardGue à 17:13 - Commentaires [0] - Permalien [#]

06 décembre 2019

Pic significatif de scléroses en plaques chez les enfants

 

Un pic significatif de scléroses en plaques chez les enfants !

 

L’existence d’un premier pic de sclérose en plaques peu de temps après la vaccination contre l’hépatite B n’est plus nié aujourd’hui. Par contre, il est affirmé qu’il a été démontré qu’il n’y avait pas de second pic se produisant quelques années plus tard (Langer Gould par exemple). Ces 2 pics correspondent sans doute à des genèses différentes de la maladie :

1- Pour le premier pic, il est admis que la personne avait une myéline déjà fragilisée et que la vaccination aurait précipité la dégradation de celle-ci. Il est souvent affirmé que la maladie n’aurait pas manqué de se manifester plus tard au décours d’une maladie infectieuse. C’est possible mais en pareil cas mieux vaut le plus tard possible !

2- Pour le second pic, il s’agirait plutôt de personnes qui auraient pu éviter la maladie sans cette vaccination mais chez lesquelles cette vaccination aurait généré un processus provoquant une dégradation qui mettra plusieurs années avant de se manifester.

Cette seconde  possibilité étant niée, il est intéressant de mettre en évidence l’existence d’un tel pic.

 

Il existe dans les données de la publication Mickaeloff-Tardieu de décembre 2007 un pic caché de scléroses en plaques [1]. Avec les données publiées, ce pic apparaît sur les années 3 et 4 qui suivent la vaccination contre l’hépatite B quand on compare aux 2 années précédentes et aux 2 années suivantes.


Les auteurs avaient retenu 80 cas de sclérose en plaques chez les enfants qui avaient été vaccinés contre l’hépatite B avant que la première atteinte démyélinisante se manifeste. Voici leur répartition par année :

année

1

2

3

4

5

6

> 6

cas

14

14

18

16

9

3

6

 

En les regroupant par 2 années consécutives, on obtient :

Années

1+2

3+4

5+6

cas

28

34

12

 

En modélisant par des lois de Poisson on peut constater que l’écart entre 34 et 12 sur une même durée de 2 ans est très significative. Par contre ce n’est bien sûr pas le cas entre 28 et 34. On ne peut donc parler d’un pic significatif. Sauf que la modélisation utilisée implicitement suppose le même nombre de cas attendus sur 2 périodes de même durée et que cette modélisation n’est pas adaptée ici. Pourquoi ?

Dans leur collecte des données, les auteurs avaient placé une barrière à 16 ans pour l’apparition de la première atteinte démyélinisante. Aussi, un adolescent vacciné à 15 ans n’aura qu’une seule année devant lui pour manifester cette première atteinte alors qu’un enfant vacciné en classe de sixième à l’âge de 11 ans en aura 5. Il pourra donc aussi bien appartenir à la première année qu’aux suivantes alors que l’adolescent n’a aucune possibilité d’appartenir à la seconde année par exemple.

De ce fait, le nombre de cas attendus en l’absence d’une action de la vaccination sera un escalier descendant et non pas un plateau uniforme, ce qui change tout. Bien sûr il est impossible de savoir ce que serait cet escalier descendant mais on peut le choisir a minima, c’est à dire avec les marches les plus faibles possibles, soit une unité ce qui donne pour les 4 années successives : 13, 12, 11, 10.

Je suppose donc qu’il s’est produit au moins 1 cas dans l’année qui suit la vaccination et qui ne se serait pas produit sans celle-ci. Ce n’est pas une hypothèse excessive car il est aujourd’hui reconnu que cette vaccination peut avoir un effet accélérateur précipitant l’apparition de la maladie peu de temps après la vaccination. Il y a d’ailleurs 10 cas dans le premier semestre contre 4 sur le second.

 

Cette modélisation en escalier donne 21 cas attendus au cours des années 3+4 cumulées contre 34 observés. Et là, l’écart de 13 cas devient significatif comme il est facile de le mettre en évidence : pour une loi de Poisson, la variance est égale à la moyenne, soit ici 21 ; la racine carrée de la variance, soit 4,58, est l’écart-type qui est l’unité à prendre en compte et non pas 1 ! En divisant 13 par l’écart-type on obtient la distance entre la valeur observée et la valeur théorique mesurée en nombre d’écarts-type, soit 2,84. Cette distance est considérée comme significative quand elle dépasse 2 écarts-type, ce qui est largement le cas ici.

CONCLUSION

L’escalier descendant choisi étant pratiquement le plus modéré possible, nous sommes fondés à conclure que la première atteinte démyélinisante conduisant à la sclérose en plaques est significativement plus souvent apparue au cours des années 3, et 4 qu’au cours des 2 années précédentes et bien sûr qu'au cours des années suivantes.

En fait, nous savons [2]  qu’il y a eu un excédent très significatif de SEP chez les vaccinés HB quand on les compare aux non vaccinés HB dans l’ensemble des 349 atteintes démyélinisantes retenues dans la publication Mikaeloff-Tardieu 2008 : 52 % de conversion en SEP parmi les vaccinés HB contre 32 % parmi les non vaccinés HB, ce qui est très significatif : moins d’une chance sur 10 000 d’observer un tel écart par le seul fait du hasard.

Le résultat que je présente ici permet de préciser que cet excédent ne se répartit pas de façon uniforme sur les 4 premières années mais plutôt sur les années 3 et 4. Si nous disposions de la répartition des cas par semestre et même par trimestres, il deviendrait possible de préciser cette fenêtre qui pourrait être entre 20 mois et 40 mois par exemple.

 

[1] Sclérose en plaques chez les enfants après la vaccination contre l’hépatite B :

http://archpedi.ama-assn.org/cgi/content/full/161/12/1176

[2]  Un signal fort oublié :  http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2018/01/14/36048343.html

 

Posté par BernardGue à 11:29 - Commentaires [0] - Permalien [#]

04 décembre 2019

Réponse à une importation de virus polio en France

 

L'expertise française a été sollicitée pour prévoir une réponse dans le cas où des virus polio ou des virus dérivés de souches vaccinales  se manifesteraient dans l'environnement.

Depuis de nombreuses années, aucun virus polio, qu'il soit sauvage ou dérivé de souches vaccinales ne circulent plus en France. Ce fait reconnu m'avait d'aileurs été confirmé par Bruno Lina le 16 mars 2015 aux Secondes Assises du vaccin à l'Institut Pasteur de Paris.

  Cependant, il a été constaté que des voyageurs pouvaient arriver sur le territoire en étant porteurs de virus dérivés de souches vaccinales. Il faut savoir que ces virus ont potentiellement la même virulence que les virus sauvages, en ce sens qu'en circulant dans les intestins de multiples personnes ils peuvent se combiner à d'autres entérovirus et devenir capables de provoquer des paralysies comme on le constate dans certains pays à l'heure actuelle.

A titre d'exemple, bien que le virus polio de type 2 ne circule plus dans le monde depuis 1999, il y a toujours des paralysies provoquées par des virus polio dérivés de souches vaccinales de type 2.

Voici le document de la HAS à ce sujet [1] :

Stratégie vaccinale autour d'un cas de poliomyélite ou en cas de détection environnementale de poliovirus

RECOMMANDATION VACCINALE - Mis en ligne le 02 déc. 2019

 

"La poliomyélite est causée par les poliovirus appartenant au genre Enterovirus. En général, la transmission est liée au péril fécal, mais elle peut également être orale-orale. L’infection est dans la grande majorité des cas asymptomatique, mais dans de rares cas (environ 1 personne infectée sur 200), les virus vont atteindre la moelle épinière et provoquer en quelques jours des paralysies. Au plan épidémiologique, le dernier cas importé en France remonte à 1995 et la poliomyélite devrait être la deuxième maladie éradiquée à l’échelle mondiale grâce à la vaccination. Si le risque de résurgence de la poliomyélite reste limité en Europe du fait des couvertures vaccinales élevées, une vigilance active demeure néanmoins nécessaire en raison de la persistance de foyers épidémiques dans le monde (Pakistan, Afghanistan, Nigéria).

Dans le cadre de la stratégie finale d'éradication de la poliomyélite 2019-2023 dans laquelle la France est engagée, la Direction Générale de la Santé (DGS) a saisi la Commission Technique des Vaccinations (CTV) de la Haute Autorité de Santé (HAS) pour qu'elle propose la stratégie vaccinale à mettre en place pour permettre de contrôler la diffusion du virus (cible vaccinale, nature du vaccin, schéma vaccinal) en cas de résurgence de poliovirus en France ou de rupture de confinement d'un laboratoire essentiel. En parallèle, la DGS a saisi le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) pour actualiser la conduite à tenir autour d’un cas de poliomyélite ou en cas de détection environnementale de poliovirus (stratégie de prise en charge, définition des cas et de leur entourage) et proposer une organisation de la surveillance environnementale (nature, périmètre et durée).

Deux types de vaccins antipoliomyélitiques existent au niveau mondial : le vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI) et le vaccin antipoliomyélitique oral (VPO). En France, seul le VPI dispose d’une AMM et est utilisé en routine. Le VPO continue dans les pays en développement insuffisamment vaccinés où les conditions d’hygiène favorisent la transmission fécale-orale car il apporte globalement une meilleure immunité mucosale que le VPI et est donc plus efficace pour casser les chaines de transmission. En revanche, dans les pays industrialisés comme la France où le risque de transmission fécale-orale est plus limité et surtout où la couverture vaccinale est élevée (supérieure à 98% à 2 ans pour la primovaccination), les deux types de vaccins devraient être aussi efficaces pour la prévention du portage et de la dissémination.

Conformément aux recommandations du HCSP relatives à la conduite à tenir autour d’un cas de poliomyélite ou en cas de détection environnementale de poliovirus, la CTV recommande de vérifier et le cas échéant de mettre à jour le statut vaccinal des cas (cas possible, cas probable et cas confirmé) et des sujets contacts avec le VPI, selon le calendrier vaccinal. En cas de doute sur le statut vaccinal, l’administration d’une dose VPI est recommandée. Pour rappel, le calendrier vaccinal prévoit chez l’enfant 2 injections obligatoires à deux mois d’intervalle, une à l’âge de 2 mois et une à l’âge de 4 mois (primovaccination), suivies d’un premier rappel obligatoire à l’âge de 11 mois. Les rappels suivants sont recommandés chez l’enfant de 6 ans puis de 11 à 13 ans et chez l’adulte à 25 ans, 45 ans, 65 ans puis tous les 10 ans.

Cette stratégie vaccinale est recommandée quel que soit le type de poliovirus (poliovirus vaccinal, poliovirus sauvage, poliovirus circulant dérivé d’une souche vaccinale). Toutefois, en cas de circulation confirmée d’un poliovirus sauvage ou d’un poliovirus circulant dérivé d’une souche vaccinale (virus « non sabin like ») faisant craindre la survenue de cas de poliomyélite paralytique autochtone en France, une cellule « d’aide à la décision » pourrait proposer une stratégie vaccinale plus offensive (administration d’une dose de VPI à toute personne dans l’entourage du cas dont la dernière dose remonte à plus d’un an, élargissement de la vérification et de la mise à jour du statut vaccinal à une aire géographique plus large que l’entourage du cas, voire recours au stock de vaccin oral de l’OMS et utilisation d’un VPO monovalent ou bivalent qui peut être administré dès la naissance)."

Ce document émanant des institutions précise clairement que les rappels ne sont pas obligatoires aux âges de 6 ans et plus :

"Pour rappel, le calendrier vaccinal prévoit chez l’enfant 2 injections obligatoires à deux mois d’intervalle, une à l’âge de 2 mois et une à l’âge de 4 mois (primovaccination), suivies d’un premier rappel obligatoire à l’âge de 11 mois. Les rappels suivants sont recommandés chez l’enfant de 6 ans puis de 11 à 13 ans et chez l’adulte à 25 ans, 45 ans, 65 ans puis tous les 10 ans."

 

Posté par BernardGue à 11:45 - Commentaires [0] - Permalien [#]


20 novembre 2019

Triomphe d'une expertise très approximative !!

 

Le triomphe d’une expertise très approximative !

 

Le mardi 12 novembre 2019 la Cinq faisait fort en présentant en direct un débat entre 4 invités dont un expert d’envergure nationale, Daniel Lévy Bruhl responsable de l’unité vaccinations à Santé Publique France et Cathy Gaches, présidente du Revav (réseau des victimes de la vaccination) et qui était auparavant le Revahb (réseau vaccin hépatite B). Le débat sera précédé d’un film réalisé par Magali Cotard et où D.Lévy Bruhl intervenait aussi.

 

Enquête de santé, la vérité sur les vaccins est une émission visible en replay jusqu’au 12 décembre 2019 [1].

 

Le débat commencera fort avec la présence déterminée de la présidente du Revav qui va montrer deux courbes étudiées par Dominique Le Houézec pédiatre et médecin conseil du Revav [2]. Dans son étude, l’auteur commente ainsi ces 2 courbes avec des unités bien sûr très différentes :

 

« La relation temporelle existe clairement : L'incidence annuelle des SEP (scléroses en plaques) enregistrées par l’assurance maladie française est restée stable à environ 5,5/100000 jusqu'en 1995. Elle a fortement augmenté en 1996 pour se stabiliser autour de 8/100000 à partir de 1998. Or cette forte augmentation (65%) suit de près un pic majeur dans le nombre de vaccins vendus entre 1995 et 1997 en France. Le nombre annuel de SEP apparaissant dans les suites d'une vaccination contre l'hépatite B notifiées à la pharmacovigilance française dessine presque le même pic avec un retard de une à deux années  (Figure 2) »

 

 

 

Courbes_LeHouezec

 

 

 

Mais Cathy Gaches n’aura guère le temps de commenter ces courbes car la parole sera aussitôt donnée à D.Lévy Bruhl :

 

« C’est très intéressant cette courbe car elle montre toute la difficulté qu’il peut y avoir à interpréter les chiffres. Vous imaginez bien que dans la mesure où on a vacciné plus d’un tiers de la population française, plus d’un tiers des SEP sont survenues chez des sujets qui venaient d’être vaccinés et qui seraient de toutes façons survenues. »

 

Arbitré par Marina Carrère D’Encausse, le match retransmis en direct sur la Cinq opposait une victime atteinte de sclérose en plaques à la suite de la vaccination contre l’hépatite B à un expert doté d’une très longue expérience, y compris par ses interventions dans des congrès, dans des auditions publiques et sur des plateaux télévisés. La première se bat avec ses armes en montrant ces 2 courbes pouvant suggérer la relation entre la vaccination HB et l’apparition de la SEP. Mais l’expert va balayer l’argument d’un revers de main par une belle lapalissade à peine implicite : si toute la population a été vaccinée, toutes les maladies qui apparaîtront se produiront chez des personnes vaccinées. Il est d’ailleurs coutumier de cet argument. L’affaire est ainsi réglée pour ne pas dire expédiée alors que si son argument doit bien sûr être pris en compte, il ne démontre en aucune façon que tous les cas apparus ne seraient que coïncidences.

On doit aussi constater que cet argument pourrait se trouver renforcé ici, du moins en apparence, car si l’incidence annuelle des vaccinations s’accroît parallèlement à celle des SEP elle décroit aussi parallèlement. De fait, ces courbes qui pouvaient suggérer une relation très forte entre la vaccination et l’apparition de la SEP devinrent instantanément démonstratives de la coïncidence !

La courbe noire représente les nombres de SEP chez des vaccinés contre l’hépatite B. Quand on ne vaccinait pas il n’y en avait pas, oui bien sûr ! Il faut reconnaître que parmi les cas vaccinés il y a forcément des coïncidences. La question est donc de rechercher si les seules coïncidences pourraient expliquer de telles courbes.

 

Mais qui a raison dans ce duel inégal, l’expert ou la présidente du Revav? Tous les gens qui réfléchissent ou croient réfléchir vont dire que c’est l’expert, c’est évident ! Sa démonstration paraît lumineuse tant elle est simple et exprimée d’une manière fluide. Toute l’intelligentsia lui donnera raison, que ce soient les politiques, les juges, les enseignants, les journalistes, les philosophes et autres penseurs genre décodeurs du journal Le Monde, tous acharnés à combattre l’obscurantisme par une complaisante connivence de classe. Mais ce n’est pas aussi simple !

 

En effet, s’il n’y avait pas de relation entre la vaccination et la sclérose en plaques ce serait la totalité des vaccinés qui contribuerait chaque année à alimenter les nouveaux cas de façon à peu près proportionnelle à leur nombre. Aussi, l’incidence annuelle serait en phase avec la prévalence vaccinale c’est à dire le nombre total de personnes vaccinées et non pas en relation avec l’incidence vaccinale annuelle comme il apparaît sur les courbes.

 

Pour montrer cela je vais utiliser uniquement les 3 faits visibles à l’œil nu sur ces 2 courbes :

1- une croissance fortement corrélée entre les 2 courbes.

2- Une décroissance tout aussi fortement corrélée entre elles.

3- Un décalage moyen de, disons 18 mois entre ces 2 courbes.

Comme une forme d’exercice, je me limiterai volontairement à n’utiliser que ces 3 éléments pour analyser ce qu’ils pourraient impliquer, sans faire usage d’aucun autre argument.

 

Je vais démonter le processus numérique en présentant 2 exemples fabriqués. Je vais considérer 5 groupes disjoints G1, G2, … G5 qui représentent respectivement 5 %, 10 %, 15 %, 10 % et 5 % d’une population. Le groupe G1 sera vacciné l’année 1, le groupe G2 l’année 2, …, le groupe G5 l’année 5. En l’absence de vaccination, il se produit chaque année 5 SEP dans le groupe G1, 10 dans G2, 15 dans G3, 10 dans G4 et 5 dans G5. Le nombre de SEP est donc proportionnel aux effectifs.

 

Premier exemple :

On vaccine avec de l’eau tiède (certains diront un placebo). Les résultats sont rassemblés dans le tableau, les nombres barrés correspondant à des cas non vaccinés.

Le nombre annuel de SEP sera successivement : 5, 15, 30, 40, 45 qui est donc une fonction croissante en relation avec la prévalence vaccinale qui est successivement : 5 %, 15 %, 30 %, 40 % et 45 %.

 

 

 

Vaccinés

Années/groupes

1

2

3

4

5

5%

G1

5

5

5

5

5

10%

G2

10

10

10

10

10

15%

G3

15

15

15

15

15

10%

G4

10

10

10

10

10

5%

G5 

5

5

5

5

5

Total cas vaccinés

 

5

15

30

40

45

Total vaccinés

 

5 %

15 %

30 %

40 %

45 %

 

Voici les données mises en musique avec la courbe représentant les incidences vaccinales et celle montrant la croissance de l’incidence de la SEP.

 

Modelisation-1

On voit clairement que la décroissance de l’incidence vaccinale se traduit par une moindre croissance de l’incidence de la SEP et non par une décroissance de celle-ci. Ce fait à lui seul met par terre l’interprétation trop rapide et purement suggestive de D.Lévy Bruhl. Le fait que l’incidence annuelle de la SEP soit en phase avec les variations de l’incidence vaccinale annuelle pour être en particulier décroissante alors que la vaccination se poursuit est une forte indication d’un lien possibleentre cette vaccination et la SEP. Pour préciser ce point, voici un second exemple.

Second exemple

Je suppose maintenant que la vaccination déclenche des SEP un an plus tard mais ni avant ni au-delà pour simplifier.

Année 1 : comme prévu, 5 SEP apparaissent dans G1.

Année 2 : 50 SEP dans G1, 5 qui étaient prévues plus 45 provoquées par le vaccin. Plus 10 SEP dans G2 qui vient d’être vacciné cette année là. Soit 60 SEP cette année 2.

 

Année 3 : 5 SEP prévues dansG1 la vaccination n’ayant plus d’action sur ce groupe. 100 SEP dans G2, 10 qui étaient prévues plus 90 provoquées par le vaccin. 15 SEP prévues dans G3 qui vient d’être vacciné. Total : 120

 

Année 4 : 5 SEP prévues G1. De même 10 SEP dans G1 et 150 dans G3 vacciné un an auparavant : 15 qui étaient prévues plus 135 provoquées par le vaccin. 10 SEP prévues dans G4. Total 175.

 

Année 5 : on aura comme prévu, 5, 10 et 15 SEP dans G1, G2 et G3. On en aura 100 dans G4 dont 10 prévues et 90 liées au vaccin. Plus 5 SEP dans G5. Total 135.

 

Année 6 : on aura comme prévu 5, 10, 15, et 10 SEP dans G1, G2, G3 et G4 plus 2 dans le groupe G6 qui vient d’être vacciné et qui représente 2 % de la population. Plus 50 SEP dans G5 avec 5 prévues et 45 liées au vaccin. Total 92.

Pour ne pas encombrer avec un second tableau de chiffres, il suffit de remplacer dans le tableau les nombres en rouge par 50, 100, 150 100 et 50 pour l’année 6.

Les incidences annuelles de la SEP seront : 5, 60, 120, 175, 135 et 92 pour l’année 6. On observe la croissance de ces incidences jusqu’à l’année 4 puis la décroissance les années 5 et 6.

 

Voici les données sous forme d’une courbe en comparaison des 2 précédentes qui sont écrasées en raison du changement d’échelle.

 

Modelisation_2

 

Dans cette modélisation numérique j’ai supposé que le nombre de cas provoqués par la vaccination était très supérieur aux coïncidences : 45 cas générés par la vaccination contre 5 par coïncidences. En effet, le nombre de cas provoqué par la vaccination doit être suffisamment important pour compenser la croissance des coïncidences avec l’accroissement de la prévalence vaccinale. Cette croissance est crée simplement par le fait que le groupe des vaccinés s’accroît avec la poursuite des vaccinations dans le temps. Si le nombre de cas provoqués est trop faible il n’y aura pas de décroissance quand l’incidence vaccinale décroit.

On peut le voir facilement en prenant 2 cas provoqués pour 5 % de vaccinés, 4 cas pour 10 % etc...La séquence des incidences sera 5, 17, 34, 46, 49, 49.

 

J’ai aussi supposé que la vaccination avait une action limitée dans le temps pour provoquer de nouveaux cas. Autrement dit, j’ai supposé l’existence d’une durée d’incubation privilégiée. Si ce n’était pas la bonne hypothèse et que la vaccination générait le même nombre de cas au fil des années, il n’y aurait plus de décroissance en phase avec la décroissance de l’incidence vaccinale.

 

Conclusions de ces modélisations

Je rappelle d’abord un principe général commun à toutes les modélisations :

un fait ne démontre jamais une hypothèse, par contre une hypothèse peut permettre d’expliquer un fait ou de ne pas l’expliquer.

Quand il n’y a pas de lien, l’évolution annuelle du nombre de cas sera en phase avec l’évolution de la prévalence vaccinale (nombre total de vaccinés dans la population) et non pas en phase avec l’incidence vaccinale annuelle.

Quand il y a un lien entre la vaccination et la maladie on constate, sous les hypothèses du modèle, que l’incidence annuelle des cas est en phase décalée avec l’incidence vaccinale annuelle. C’est ce qu’on observe sur les courbes présentées dans l’étude de D.Le Houézec.

La modélisation a été obtenue avec une durée d’incubation privilégiée qui est ici 1 an, aucun cas ni avant ni après. On obtiendrait un résultat analogue avec un plus petit nombre de cas avant et après cette durée privilégiée d’incubation. Cela laisse supposer qu’il y aurait effectivement une durée privilégiée pour l’incubation de la maladie à partir de la vaccination.

La modélisation a été réalisée avec un nombre important de cas crées par la vaccination par rapport au nombre de coïncidences. Cela laisse supposer qu’il en irait de même pour les courbes présentées. Autrement dit, cela donnerait à penser qu’il y aurait eu un nombre important de cas générés par la vaccination et qu’il devrait donc être suffisant pour générer des signaux statistiques.

 

 

Modélisation sous l’effet accélérateur de la vaccination

 

La question doit être posée : la vaccination pourrait-elle aussi accélérer le processus de démyélinisation chez des personnes précédemment fragilisées de ce point de vue ?

 

Il y a au moins un exemple très connu à ce sujet. C’est celui d’un médecin hospitalier qui avait inauguré en octobre 2009 la vaccination contre le virus H1N1 déclaré pandémique. Il devait organiser la campagne de vaccination dans son hôpital et se devait donc de donner l’exemple. Quel exemple ! Quatre jours plus tard il déclarera une sclérose en plaques ! Déjà, 15 ans auparavant, il avait eu une première atteinte après la vaccination hépatite B suivie d’une rémission de 15 ans. « Une petite vaccination et sa repart ! » déclarera-t-il sur le blog de Dominique Dupagne où il témoignera de sa mésaventure. Dans son premier bulletin relatif à cette campagne de vaccination fin octobre 2009, l’Afssaps en fera état en soutenant que le vaccin contre le virus H1N1 n’était pas en cause puisqu’il avait déjà eu une alerte 15 ans auparavant …

 

D.Lévy Bruhl commenterait sans doute en disant que s’il avait fait la grippe quelques semaines plus tard faute d’avoir été vacciné, il n’aurait pas manqué de faire cette SEP. C’est possible mais après l’alerte qui avait suivi sa vaccination contre l’hépatite B il avait quand même vécu 15 ans tranquille. Je pense qu’on peut soutenir qu’une première atteinte consécutive à une vaccination devrait contre-indiquer à vie toute autre vaccination. Nous en sommes très loin !

La réalisation d’un événement demande toujours la conjonction de 2 causes. La moquette est mouillée. Pourquoi ? Parce qu’il y a eu un orage diront certains. Parce qu’on a laissé la fenêtre ouverte diront d’autres. On peut discuter longtemps mais on peut aussi dire qu’il y a des causes évitables comme de fermer la fenêtre et d’autres non évitables comme l’orage.

 

La question se pose donc : est-il possible d’obtenir des courbes de même allure générale que celles présentées ici mais en supposant cette fois ci que la vaccination précipiterait l’apparition de la maladie chez des personnes qui l’auraient faite plus tard ?

Je reprends les chiffres de la première simulation avec 5 cas par an en l’absence de toute vaccination pour le groupe G1 soit 25 cas sur 5 années cumulées. Ces 25 cas sont vaccinés au cours de l’année 1. Je suppose alors qu’ils débutent tous la maladie très peu de temps après et qu’il n’y aura aucun cas par la suite au cours des 4 années suivantes. La séquence des incidences annuelles pour ce premier groupe sera donc : 25, 0, 0, 0 , 0.

De même, pour le groupe G2 vacciné la seconde année : 50, 0, 0, 0, 0. De même pour les autres années.

Les incidences globales successives seront donc 25, 50, 75, 50, 25. On constate qu’il y a bien une régression de l’incidence annuelle des cas après sa croissance au cours des 3 premières années. Nous constatons ainsi, par une simulation très simple explicitant une hypothèse, que l’existence d’une régression de l’incidence des cas en phase avec celle des vaccinations n’est pas un critère suffisant pour affirmer que la vaccination aurait généré des cas qui ne seraient pas apparus plus tard sans cette vaccination.

 

En pareil cas, la vaccination ne serait pas innocente car ce n’est pas la même chose de faire une SEP à 25 ans plutôt qu’à 30 ou 40 ans. Mais il faut aussi reconnaître que le problème est plus complexe qu’on aurait pu le penser. Dans l’étude, les données sont fournies par années civiles et on ne dispose pas des données individualisées donnant la durée écoulée entre la vaccination et l’apparition de la première atteinte. Ces données seraient indispensables pour étudier plus précisément un tel problème. Elles existent au moins pour de larges échantillons et une telle étude aurait du être faite et surtout publiée car le fait qu’il n’y ait pas d’études publiées de ce type ne prouve pas qu’elles n’aient pas été conduites. C’est ce qu’on appelle la littérature grise.

 

Le plus vraisemblable, pour moi, est qu’on y verrait 2 pics : le premier peu de temps après la vaccination et le second, disons 18 mois plus tard pour fixer les idées. Le premier pic correspondrait aux coïncidences qui auraient été accélérées par la vaccination et le second aux cas générés par la vaccination et qui ne seraient pas apparus sans elle. Sur l’existence de ces 2 pics il est possible d’avancer cet argument :

 

La comparaison des 2 courbes présentées par D.Le Houézec fait apparaître un décalage de 1 ou 2 ans, disons 18 mois en moyenne. Ce décalage ne paraît pas compatible avec l’existence du seul phénomène de précipitation de la maladie sous l’action de la vaccination pour expliquer l’évolution des cas en relation avec les vaccinations car alors ce décalage devrait être beaucoup plus court. Ce fait est d’ailleurs reconnu. Daniel Floret, alors président du CTV le reconnaissait en octobre 2014 à la suite de la publication de l’étude américaine Langer Gould [3] qui trouvait un excédent significatif d’atteintes démyélinisantes centrales dans les 14 jours qui suivent une vaccination quelconque[4] :

 

« L'augmentation du risque de révélation d'une ADSN (atteinte démyélinisante du système nerveux) à proximité immédiate d'une vaccination (tous vaccins confondus) est une constatation intéressante ... la stimulation immunitaire provoquée par le vaccin peut précipiter le passage d'une phase asymptomatique à une phase symptomatique de la maladie. Une maladie infectieuse peut avoir le même effet.

Cette hypothèse est en accord avec le fait démontré que l'apparition des premières manifestations de SEP fait suite à un processus immunitaire et un processus de démyélinisation débuté depuis plusieurs années auparavant. »

Puis il ajoute :

« Cette étude est très rassurante dans la mesure où elle démontre à 3 ans l'absence de lien entre toute vaccination et la révélation d'un ADSN. »

Langer Gould : « L'augmentation à court terme du risque suggère que les vaccins pourraient accélérer la transition de l'auto-immunité subclinique à l'auto-immunité manifeste chez les patients atteints d'une maladie existante. Nos résultats corroborent les anecdotes cliniques sur l’apparition des symptômes du système nerveux central peu de temps après la vaccination, ».

« Nous n'avons trouvé aucune association à plus long terme entre les vaccins et la SEP ou toute autre atteinte démyélinisante du système nerveux central, ce qui plaide contre une association de cause à effet. »

Si l’existence du second pic est niée, celle du premier est donc parfaitement reconnue. Mais un train peut en cacher un autre et certains se servent de ce premier pic pour affirmer que tous les cas possiblement liés aux vaccinations apparaissant très peu de temps après celles-ci, il n’y a pas lieu de regarder les données au-delà de cette courte durée ! J’ai entendu cet argument au cours d’un colloque (Bobigny) auquel je participais le 30 novembre 2019 : « au-delà de 3 mois il n’y a plus rien à voir, tout ne sera que coïncidences ! »

Notons que les résultats obtenus sur le long terme par A.Langer Gould et coll. reposent sur des erreurs techniques monumentales que j’avais d’ailleurs exposées au cours de ce colloque et que j’avais présentées ici-même en août 2018 dans ma lettre au Conseil de l’Ordre. Sa conclusion, reprise par Daniel Floret, n’a donc aucune valeur. La seule chose que démontre ce résultat est que les auteurs et commentateurs ‘’autorisés’’ n’avaient pas du tout compris que c’était la répartition des vaccinations dans le temps qui était à l’origine de ce résultat et non l’absence de nocivité du vaccin qui ne peut être testée ainsi.

 

 

[1] https://www.france.tv/france-5/enquete-de-sante/1099311-la-verite-sur-les-vaccins.html

[2] http://www.revahb.fr/Files/Other/Documents/Traduction_Etude_Dr_LE_HOUEZEC_14_11.pdf

[3] Publication Langer Gould en accès libre et disponible en pdf : https://jamanetwork.com/journals/jamaneurology/fullarticle/1917549

[4] https://www.mesvaccins.net/web/news/6111-vaccinations-et-affections-demyelinisantes-du-systeme-nerveux-une-nouvelle-etude

 

La SEP n’a pas bougé en France ?

Dans son étude, Dominique Le Houézec affirme que l’incidence de la SEP pour 100 000 était passée de 5,5 à 8. A contrario, Lévy Bruhl affirmera que la SEP n’avait pas bougé depuis la campagne de vaccination contre l’hépatite B. Pourtant, voici un extrait du Livre Blanc sur la SEP (2006, page 151 [5] ) qui ne paraît pas en accord avec l’affirmation selon laquelle la SEP n’aurait pas bougé depuis qu’on vaccine contre l’hépatite B :

La SEP est un problème de Santé publique

Plusieurs critères permettent de considérer que la Sclérose en plaques est un véritable problème de Santé publique :

La SEP est une maladie fréquente. Les données présentées au début de cet ouvrage montrent qu’il s’agit de l’affection neurologique handicapante évolutive la plus fréquente chez l’adulte jeune. Les projections réalisées à partir des données épidémiologiques récentes situent la prévalence vers 80 000 patients en France.

 

Ces chiffres, plus élevés que les estimations faites auparavant et les données de la littérature suggèrent une tendance à l’augmentation des chiffres d’incidence.

 

Cette augmentation est très importante dans certains départements (Antilles) du fait des modifications environnementales et sanitaires récentes. En métropole, l’augmentation de cas identifiés peut être en partie liée à une meilleure reconnaissance et un diagnostic plus aisé mais repose également probablement en partie sur une augmentation réelle du nombre de sujets atteints.

 

Plusieurs chapitres de ce Livre blanc ont souligné l’importance des conséquences de la maladie en termes d’incapacité, de handicap et de retentissement dans la vie quotidienne. Le retentissement sur la vie familiale et sur l’activité professionnelle est majeur.

Les conséquences ne concernent pas que les personnes ayant une SEP mais également leur entourage. Les enquêtes ont montré l’importance du retentissement personnel et professionnel pour les personnes ressources de l’entourage familial des patients, en particulier les « aidants » des personnes sévèrement handicapées. En fait, le retentissement sur l’entourage débute dès les premiers stades de la maladie du fait de l’importance de l’impact des symptômes comme la fatigue chronique sur la vie professionnelle et familiale et de l’importance des conséquences psychologiques de la maladie. La reconnaissance de cette implication pour les tiers n’en est qu’à ses débuts.”

 

 

Modelisation_3

 

 

 

Voici une autre affirmation relative à la SEP qui n’aurait pas bougé en France.

 

Roger Salamon s'exprimant sur le lien entre sclérose en plaques et vaccination hépatite B :

"Je suis sûr qu'il y a eu des cas !"

Je suis intervenu le lundi 19 mars 2018 sur radio o2 Bordeaux sur le thème des vaccinations. Au téléphone, le professeur Roger Salamon participait également à cette émission. Il fut président du HCSP pendant 10 ans. C’est sur Youtube [6].

Vers la minute 38 je soulève la question de la vaccination hépatite B. Il répond :

" vous avez raison de soulever le problème de la sclérose en plaques et du vaccin hépatite B. Pourquoi ? Parce que ça été l'un des plus gros scandale qui s'est passé au niveau de la communication, en particulier pour l'adulte.

Il faut savoir qu'il y a eu, pour des raisons que je ne trouve pas normales, un excès de vaccinations, avec un certain ministre qui a lancé ça larga manu chez tout le monde.

On a eu l'impression qu'il y avait un certain nombre de scléroses en plaques chez l'adulte, là on ne parle plus de l'enfant, chez l'adulte, et qui étaient en excès. En fait le nombre de scléroses en plaques n'a pas bougé depuis cette vaccination massive.

Si presque tout le monde se vaccine il est évident que le neurologue quand il interroge un patient va trouver une vaccination.

Quand on compare, quand on prend des gens du même âge, il n'y a pas de différences de taux entre vaccinés et non vaccinés.

Sur le plan de la population il n'y a pas eu un excès de scléroses en plaques.

Je le sais pour avoir été l'expert qui a regardé çà avec une grande dame très connue  qui était juge  et qui était extrêmement  favorable à ce qu'il y ait un lien.

 Mais , et c'est là qu'il faut bien comprendre, ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas des cas. Il n'y a pas de différences de taux sur le plan de la population mais il est tout à fait possible qu'il y ait eu des cas, et je suis sûr qu'il y en a eu, je suis sûr qu'il y en a eu" (il le répète 2 fois et il le répétera encore plus loin)

 "Que certaines personnes qui avaient des myélines un petit peu abîmées ont pu avoir, à cause de cette vaccination, une sclérose en plaques qui se développe et qui apparaisse”

 

En clair il a dit : il y a eu des cas mais pas assez nombreux pour créer un signal statistique. Du moins c'est ce qu'il affirme. Il indique aussi que cela a pu se produire chez des personnes déjà sensibilisées avec une myéline déjà abîmée. Comme l’a dit D.Lévy Bruhl au cours du débat télévisé, une infection virale qui n’aurait pas manqué de se produire aurait fait la même chose. Luc Périno dira aussi la même chose, à savoir qu’une stimulation immunitaire comme une vaccination puisse précipiter un processus démyélinisant n’est pas illogique bien que "nous n’en ayons pas la preuve".

 

 [5] https://bdsp-ehesp.inist.fr/vibad/index.php?action=getRecordDetail&idt=343901 plus 2 liens à droite vers les 2 parties de ce document.

 

[6] https://www.youtube.com/watch?v=Ga_EPBp7ubk

Roger Salamon est un ancien élève de l’École normale supérieure de Cachan (section mathématique), docteur en médecine, docteur en biologie humaine et professeur de santé publique. Créateur et directeur honoraire de l’Institut de santé publique, d’épidémiologie et de développement (Isped), il a dirigé au sein de l’Inserm le centre de recherche "Épidémiologie-Biostatistique" et l’unité "Épidémiologie, Santé publique et développement ".

 

 

 

 

 

 

 

Posté par BernardGue à 15:38 - Commentaires [5] - Permalien [#]

16 août 2019

Un vaccin contre la sclérose en plaques ?

 

Un vaccin contre la sclérose en plaques !

 

Et les candidats sont le vaccin contre l’hépatite B ainsi que le vaccin contre la grippe !!!

 

Oui, c’est l’hypothèse envisagée avec sérieux  par les auteurs d’une vaste étude allemande publiée le 30 juillet 2019. Extraits du résumé [1] :

 

« Une vaste étude cas-témoins sur la vaccination en tant que facteur de risque de la sclérose en plaques »

 

‘’Conclusions Les résultats de la présente étude ne révèlent pas que la vaccination soit un facteur de risque de SEP. Au contraire, ils suggèrent systématiquement que la vaccination est associée à une probabilité moins élevée d'être diagnostiquée avec la SEP dans les 5 prochaines années. Que ce soit un effet protecteur ou non, cela devra être abordé dans les études futures."

On constate que les auteurs envisagent sans tout à fait un possible effet protecteur … Cette conclusion pour le moins surprenante a aussitôt été reprise par Le Point dans un article du 7 août [2] :

« Vaccination et sclérose en plaques :

l'absence de lien à nouveau confirmée »

 

 

« Une étude allemande suggère même que le vaccin contre l'hépatite B a un effet potentiellement protecteur contre cette maladie neurologique ! »

Oui, il y a de quoi être surpris ! Mais trop c’est trop ! Aussi, auteurs et commentateurs devraient s’interroger sur les conditions qui ont conduit les auteurs à formuler une telle hypothèse pour le moins en opposition avec bien des observations si ce n’est des résultats obtenus par d’autres publications.

En fait, en procédant comme le font les auteurs, il est facile de ‘’démontrer’’ que quand on rend obligatoire un vaccin dangereux, il devient inoffensif !!!

C’est très facile : quelques temps après avoir rendu ce vaccin obligatoire, on réalise une étude cas-témoins avec comme facteur d’exposition le fait d’avoir été vacciné avec ce vaccin. En raison de l’obligation, les taux de vaccinés seront pratiquement égaux et proches de 100 % chez les cas et chez les témoins. Puisqu’il n’y aura statistiquement pas plus de vaccinés chez les malades (les cas) que chez les non malades associés (les témoins), on se croira fondé à soutenir que le vaccin est inoffensif.

Pourtant, avant son utilisation généralisée, il s’était montré dangereux. Où est le truc ? C’est simple, il n’y a pas d’aléatoire ! Par ce fait il ne peut pas y avoir de probabilités mais seulement des certitudes. Or le test consiste justement à rechercher si on peut accepter l’égalité des probabilités d’avoir été vaccinés pour les cas et les témoins. L’absence d’aléatoire supprime la notion de probabilités et enlève toute valeur à l’étude. Il faut traiter les données par d’autres moyens que par le cas-témoins.

D’une manière générale, pour chaque étude cas-témoins, auteurs et commentateurs ‘’autorisés’’ devraient rechercher si le niveau d’aléatoire est suffisant chez les cas comme chez les témoins pour procéder à des tests statistiques valides de ce point de vue. Personne ne se pose la question. Les données sont envoyées au logiciel qui va implicitement supposer que l’exposition à une vaccination (par exemple) est aléatoire.

Il n’est pas nécessaire que la vaccination soit obligatoire pour tuer l’aléatoire. Il suffit qu’elle soit pratiquée d’une façon assez systématique.

J’avais déjà entendu le président du CTV Daniel Floret envisager sans faiblir que le vaccin contre l’hépatite B puisse avoir un effet protecteur contre les atteintes démyélinisantes. C’était au congrès Sfsp (Société française de santé publique) de Lille les 4-6 novembre 2011, devant une salle d’experts et … moi ! Il montre les résultats de la publication Mikaeloff-Tardieu du 8 octobre 2008 pour dire “le vaccin contre l’hépatite B pourrait même avoir un effet protecteur contre les atteintes démyélinisantes.“ Aucune réaction dans la salle ! En fait il s’agit sans doute d’un effet aggravant !!! On y trouve effectivement un déficit très significatif de vaccinés HB parmi les atteintes simples (non SEP). Elles étaient sans doute devenues des SEP : 52% de conversion en SEP parmi les vaccinés HB contre 32% pour les autres. Voir mon article « Vaccin hépatite B et sclérose en plaques : un signal fort oublié »[3]

Absence de lien ou absence de signal statistique ?

J’ai aussi soulevé cette distinction importante auprès des journaux qui avaient complaisamment fait état des résultats annoncés par les auteurs de cette étude. Oui, une absence de signal statistique n’est pas synonyme d’une absence de lien. C’est très important et la Justice, critiquée à ce sujet par au moins un des médias ayant parlé de cette publication allemande, a tout à fait raison de distinguer entre les deux quand il s’agit de l’indemnisation des victimes.

 

D’autant plus que le 19 mars 2018 j'avais participé sur une radio bordelaise à un débat sur les vaccinations avec Roger Salamon qui fut président du HCSP (Haut conseil de santé publique) pendant 10 ans, de 2007 à 2017. Le débat est sur Youtube [4]. Nous parlerons de la vaccination contre l’hépatite B (vers 38mn).Il me répondra

 

« vous avez raison de soulever le problème de la sclérose en plaques et du vaccin hépatite B. Pourquoi ? Parce que ça été l'un des plus gros scandale qui s'est passé au niveau de la communication, en particulier pour l'adulte.

Il faut savoir qu'il y a eu, pour des raisons que je ne trouve pas normales, un excès de vaccinations, avec un certain ministre qui a lancé ça larga manu chez tout le monde.

On a eu l'impression qu'il y avait un certain nombre de scléroses en plaques chez l'adulte, là on ne parle plus de l'enfant, chez l'adulte, et qui étaient en excès. En fait le nombre de scléroses en plaques n'a pas bougé depuis cette vaccination massive.

Si presque tout le monde se vaccine il est évident que le neurologue quand il interroge un patient va trouver une vaccination. Quand on compare, quand on prend des gens du même âge, il n'y a pas de différences de taux entre vaccinés et non vaccinés.

Sur le plan de la population il n'y a pas eu un excès de scléroses en plaques.

Je le sais pour avoir été l'expert qui a regardé çà avec une grande dame très connue  qui était juge  et qui était extrêmement  favorable à ce qu'il y ait un lien.

 Mais, et c'est là qu'il faut bien comprendre, ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas des cas. Il n'y a pas de différences de taux sur le plan de la population mais il est tout à fait possible qu'il y ait eu des cas, et je suis sûr qu'il y en a eu, je suis sûr qu'il y en a eu »

« Que certaines personnes qui avaient des myélines un petit peu abîmées ont pu avoir, à cause de cette vaccination, une sclérose en plaques qui se développe et qui apparaisse ».

En clair, il a reconnu qu'il y a eu des cas, que pour lui c’est une certitude, mais qui n’étaient pas assez nombreux pour créer un signal statistique. Du moins c'est ce qu'il affirme.

 

L’usage inadapté des tests statistiques en épidémiologie

 

Les auteurs d’études épidémiologiques commettent de grossières erreurs quand ils utilisent des tests statistiques. Ce n’est pas que de leur fait car leur discipline les a ainsi formés. J’ai rédigé un document non exhaustif à ce sujet [5]. J’avais aussi présenté une communication orale à ce sujet au congrès Adelf-Sfsp d’Amiens les 4-6 octobre 2017 [6]. Adelf : association des épidémiologistes de langue française.

Sur l'effet "protecteur" du vaccin contre la grippe

Voici le texte que j'ai envoyé au Figaro à la suite de son article sur le sujet [8] :

Les auteurs allemands mentionnent dans le résumé de l'étude qu’ils avaient constaté qu’il y avait moins de SEP dans les 5 années qui suivent la vaccination contre la grippe. Quelle découverte !!! La SEP était connue pour être une maladie frappant surtout les adultes entre 20 et 45 ans. Elle est beaucoup moins fréquente chez les personnes âgées. C’est un fait médical établi depuis longtemps et ce bien avant la vaccination généralisée des personnes âgées contre la grippe. On peut tenter d’expliquer cela ainsi :

Il y a des personnes qui sont prédisposées pour faire cette maladie, sans doute pour des raisons génétiques. Par exemple, les femmes font 2 fois plus de SEP que les hommes. Quand une de ces personnes fait une SEP à 30 ans, elle ne sera plus disponible pour la débuter à 60 ans. Ainsi, le nombre de personnes prédisposées va fondre avec l’âge et à 60 ans il en restera peu. Or c’est après 60 ans que débute la vaccination généralisée contre la grippe. Mais de là à lier les 2 phénomènes il y a un fossé qu’on ne devrait pas se permettre de franchir aussi cavalièrement !

De plus, il est connu que les vaccinations favorisent les poussées démyélinisantes comme l’avait confirmé la publication américaine Langer Gould (octobre 2014) avec une augmentation significative du nombre de cas dans les 14 jours qui suivent une vaccination quelconque. Ce résultat n’avait pas été contesté et avait été commenté par Daniel Floret [7]. Comme la période d’observation incluait l’année 2009 on peut penser que la vaccination grippale avait été souvent retrouvée comme dernière vaccination avant la poussée qui suivait.

 

On pourrait donc penser que la multiplication des vaccinations en favorisant et précipitant les poussées démyélinisantes réduit encore davantage le groupe des personnes prédisposées quand celles-ci atteignent l’âge de 60 ans qui marque le début de la vaccination généralisée contre la grippe. Il n’est donc pas surprenant de constater que cette vaccination est rarement suivie d’une SEP. Mais de là à en attribuer la cause à cette vaccination … un peu de calme, svp !!!

Extraits du résumé [1] (traduction proposée par le site) :

"Résultats Les probabilités de SEP étaient plus faibles chez les participants vaccinés enregistrés (rapport de cotes OR=0,870, p <0,001 par rapport aux participants sans maladie auto-immune; OR=0,919, p <0,001 par rapport aux participants atteints de la maladie de Crohn; OR=0,973, p = 0,177 par rapport aux participants avec le psoriasis). 

Les probabilités les plus faibles étaient les plus prononcées pour les vaccins contre la grippe et l’encéphalite à tiques. Ces effets ont été systématiquement observés pour différentes périodes, cohortes de contrôle et définitions de la cohorte SEP. L'importance de l'effet a augmenté à proximité du premier diagnostic."

 

 

[1] https://n.neurology.org/content/early/2019/07/30/WNL.0000000000008012

 [2] https://www.lepoint.fr/editos-du-point/anne-jeanblanc/vaccination-et-sclerose-en-plaques-l-absence-de-lien-a-nouveau-confirmee-07-08-2019-2328828_57.php

[3] http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2018/01/14/36048343.html

[4]  Radio o2 Bordeaux. Débat avec Roger Salamon et Bernard Guennebaud sur Youtube

https://www.youtube.com/watch?v=Ga_EPBp7ubk

[5] https://p8.storage.canalblog.com/87/61/310209/123082925.pdf

 [6] adelf-sfsp.fr/?p=15493

[7] https://www.mesvaccins.net/web/news/6111-vaccinations-et-affectionsdemyelinisantes-

 du-systeme-nerveux-une-nouvelle-etude

[8]  Article du Figaro du 13 août 2019

http://sante.lefigaro.fr/article/une-etude-confirme-l-absence-de-lien-entre-vaccins-et-sclerose-en-plaques/

 

Posté par BernardGue à 22:43 - Commentaires [1] - Permalien [#]

16 mai 2019

Vaccins contre les papillomavirus : pour y voir clair (enfin !)

 

Voici d'abord un document de fond étudiant de façon méthodique et documentée les problématiques posées par les papillomavirus et les vaccins correspondants : 

 Vaccination_anti_HPV_30  [1]

Je ne peux que féliciter les auteurs pour cette production exceptionnelle par sa qualité et que je ne chercherai pas à résumer ici.

En correpondance,  ce remarquable document sert d'appui pour justifier et soutenir un communiqué de presse réalisé par deux associations, le REVAV/REVAHB  connue pour son implication en faveur des victimes de la vaccination hépatite B et E3M connue pour son combat contre l'aluminium dans les vaccins.

Le communiqué de presse :  

Communique_de_presse_HPV_12_05_19__Fini_  [2]

[1]  https://p7.storage.canalblog.com/74/12/310209/123646897.pdf

[2]  https://p1.storage.canalblog.com/21/44/310209/123646921.pdf 

Posté par BernardGue à 12:40 - Commentaires [9] - Permalien [#]

17 avril 2019

Rougeole : il faut changer de stratégie !

A voir sans délais !!!

Une plus qu’intéressante vidéo de 15mn sortie ce jour [1], avec Didier Raoult qui dirige à Marseille le plus grand centre de traitement des maladies contagieuses en France. Il taille en pièces la stratégie actuelle de lutte contre la rougeole ! D’une part le génotype viral contenu dans le vaccin n’a pas été vu depuis 2008. Autrement dit on vaccine contre un virus qui ne circule plus ! Par contre, comme dit ici-même sur ce blog, d’autres souches de la rougeole circulent désormais comme les souches B3 et D8 que le vaccin ne cible pas très bien. D’où des rougeoles chez des vaccinés à 2 doses.

De plus, même avec un vaccin adapté aux souches (ou clones) qui circulent réellement, il faudrait adapter la stratégie vaccinale. Pour Raoul une couverture générale ne convient pas, il faut, comme pour la variole dit-il, suivre le virus, le pister pour intervenir localement de façon ciblée, en particulier auprès du personnel hospitalier.

Il est tout à fait exact que c’est aussi la stratégie générale utilisée contre les maladie du bétail avec des interventions drastiques que chacun connait sur les élevages où un cas est découvert. Raoult commet une erreur en attribuant la victoire sur la variole à la stratégie de vaccination dite en anneaux c’est à dire autour d’un cas, la population locale ainsi visée correspondant au troupeau pour les maladies du bétail.
Pour la variole on ne s’est pas contenté de cette vaccination locale et ciblée. On isolait aussi les malades et leurs contacts. d’un point de vue strictement épidémiologique cette mesure correspond à l’abattage du troupeau en ce sens que les personnes isolées ne transmettaient pas la maladie en dehors du groupe où elles étaient confinées car il s’agissait le plus souvent de mise en quarantaine plutôt que de l’isolement, le malade restant avec les contacts qui devaient le prendre en charge.

Pour la variole, Raoult semble ignorer que tant qu’on se contentait de vacciner les contacts sans les isoler, cela provoquait des épidémies qui furent qualifiées de désastres par Donald Henderson directeur du programme d’éradication à l’OMS.

En fait ce fut l’isolement des malades et contacts qui a réellement permis d’interrompre la transmission et non la vaccination des contacts. Aussi, transposer à la rougeole la stratégie victorieuse de la variole sans l’avoir vraiment analysée comporte quelques risques, surtout que l’épidémiologie de la rougeole est très différente de celle de la variole, en particulier la bien plus grande facilité de transmission de la rougeole. On admet qu’un malade de la rougeole peut contaminer 19 personnes alors que pour la variole c’était généralement entre 1 et 4 selon les données de l’OMS.

Je serai tenté de dire qu’il faudrait surtout isoler les malades et les contacts de la rougeole dans la mesure où on pourrait les définir pour qu’ils ne soient pas trop nombreux. Stratégie qui serait sans doute très difficile à mettre en oeuvre et à faire accepter.

 

Voici quelques extraits (sans faire du mot à mot) de cette vidéo avec Didier Raoult dont on sait qu’il ne mâche pas ses mots.
Tout le monde avait parié que la rougeole allait disparaître au XXè siècle, ce ne fut pas le cas, ce fut une surprise. J’ajoute qu’il en ira sans doute de même avec les paris du genre « le cancer du col sera éradiqué en Australie d’ici 20 ans ».

 

J’ajoute encore qu’en 1988 l’OMS avait parié que la polio serait éradiquée en 2003. Aujourd’hui l’OMS a en réalité abandonné son projet d’éradication de la polio pour tenter d’éradiquer seulement les 3 types de poliovirus sauvages qui seront remplacés, là où l’assainissement fait défaut, par des poliovirus dérivés de souches vaccinales et dotés des mêmes propriétés de circulation et de virulence potentielle.

 

Il faut une réflexion plus sophistiquée que « les gens sont idiots et ne veulent pas se vacciner »

 

Il a vu le cas d’un interne qui a fait une rougeole avec des taux d’anticorps extrêmement élevés.
Chercher à faire produire des anticorps ne suffit pas. On observe des « échecs vaccinaux secondaires » avec une maladie clinique malgré des anticorps.

 

En Mongolie il y a eu une épidémie majeure malgré une couverture vaccinale de plus de 97%. De même en Russie, au Portugal.

 

Le vaccin est fabriqué pour le monde entier avec un génotype A dont la dernière détection a été faite aux USA en 2008. Il y a une pression de sélection des souches par le vaccin, d’où d’autres souches qui circulent désormais (B3, D8).

 

Il faut produire des vaccins différents, ne pas les généraliser mais avoir une action ciblée autour des cas, tout particulièrement sur le personnel de soins.

 

« Contre la rougeole on mène un combat qui n’est pas intelligent. L’emballement médiatique empêche la réflexion. Le temps pour réfléchir n’est plus présent. Il est interdit de réfléchir et d’être intelligent. Il faut mettre les choses à plat. »

 

[1] https://www.youtube.com/watch?v=ZPE-117rdd0&fbclid=IwAR1q85Gkdfc_POO-cjB1C0MxoTXi0dKM7TrZpTK2t58j1RUsKfo6xMqjsD4

Posté par BernardGue à 23:04 - Commentaires [0] - Permalien [#]

13 avril 2019

Le cancer du col bientôt éradiqué en Australie ?

 

Le cancer du col de l'utérus éradiqué

dans 20 ans en Australie ?

 

C'est la nouvelle annoncée partout par les médias français comme par exemple sur RTL  par Michel Cymes [1] ;

« il existe un pays sur la planète où ce cancer est un mauvais souvenir, un peu comme la variole, quasiment en passe d'être oublié. Il sera éradiqué dans moins de 20 ans, il s'agît de l'Australie

Dans ce pays, on a mené une campagne de vaccination gratuite auprès des adolescentes. Si bien que la proportion de jeunes femmes de 18 à 24 ans porteuses du papillomavirus a chuté de manière spectaculaire. En dix ans, on est passé de 23% à... 1%. Le pays est un modèle de couverture vaccinale. 80 % des Australiennes sont vaccinées, chez les garçons on en est à 75%.

 L'Australie est passée de 23% à 1% de personnes infectées par le papillomavirus, grâce à une politique de vaccination qui s'est avérée efficace. En France, le taux de couverture a du mal à atteindre 20%. ... il y a chaque année dans le pays 3.000 cancers du col de l'utérus diagnostiqués. ..»

Ou encore, par exemple, Le Figaro [2] :

« Dans moins de vingt ans, l’Australie n’aura plus de nouveaux cas de cancer du col de l’utérus, se sont félicités des spécialistes du pays à la suite d’une étude épidémiologique pilote financée par le département de la Santé australien. Elle révèle que la proportion des femmes âgées de 18 à 24 ans porteuses des deux principaux types du virus responsables de la maladie a chuté de 23 % à 1 % entre 2005 et 2015! C’est le résultat d’une campagne de vaccination gratuite lancée depuis 2007 auprès des jeunes filles de 12-13 ans et depuis 2013 auprès des garçons dans les collèges. »

«Même les populations non vaccinées ne sont plus infectées», souligne Jean Gondry, président de la Société française de colposcopie et de pathologie cervico-vaginale (SFCPCV) et chef de service du département de gynéco-obstétrique au CHU d’Amiens. Avec une couverture vaccinale qui atteint maintenant 80 % des Australiennes et 75 % des Australiens de 15 ans, la circulation du virus, et donc tout nouveau risque d’infection et de cancers du col de l’utérus, devrait cesser selon les modélisations épidémiologiques. De plus, un vaccin ciblant cinq autres types cancérigènes minoritaires du virus va compléter cette année la protection des nouvelles générations. »

[1] https://www.rtl.fr/actu/bien-etre/papillomavirus-l-australie-en-passe-d-eradiquer-le-cancer-du-col-de-l-uterus-7794956907

[2] http://sante.lefigaro.fr/article/l-australie-sur-le-point-d-eradiquer-le-cancer-du-col-de-l-uterus/

Eradication ou élimination ?

Ces deux termes pourraient paraître synonymes mais ils ont des définitions précises très différentes données par l'OMS. On n'éradique pas une maladie mais un virus, un pathogène qui sera déclaré éradiqué quand on aura constaté qu'il ne circule plus dans une population donnée. Ainsi, le virus de la variole majeure et celui de la variole mineure appelée aussi alastrim ont été déclarés mondialement éradiqués par l'Assemblée mondiale de la santé (AMS) le 8 mai 1980. Il en a été de même pour le poliovirus sauvage de type 2 le 7 septembre 2015 qui n'a pas été retrouvé depuis octobre 1999. Si la variole humaine provoquée par ces virus a aussi disparu, il n'en va pas de même pour la poliomyélite provoquée par des poliovirus de type 2 car de tels poliovirus dérivés de souches vaccinales de type 2 continuent de circuler et de provoquer des paralysies.

Selon les définitions de l'OMS, une maladie est considérée comme étant éliminée, non pas lorsqu'elle a disparu mais lorsque le nombre de cas est jugé suffisamment faible pour ne plus provoquer d'épidémies et ne plus être considéré comme un problème de santé publique. Mais les mesures de lutte contre cette maladie doivent être maintenues alors que dans le cas de l'éradication mondiale de virus, on peut alors les abandonner comme ce fut fait pour la vaccination antivariolique.

Les déclarations de Michel Cymes et les affirmations de nombreux médias sur l'éradication prochaine du cancer du col de l'utérus en Australie s'appuyaient sur une publication titrée :

 

« The projected timeframe until cervical cancer elimination

in Australia : a modelling study »

https://www.thelancet.com/journals/lanpub/article/PIIS2468-2667(18)30183-X/fulltext

 

C'est écrit en toutes lettres dans le titre : il s'agit d'une élimination de la maladie et non d'une éradication ! Ce qui implique, quand on connait les définitions de ces mots telles que définis par l'OMS, que les auteurs n'annoncent pas la disparition du cancer du col en Australie, ce que le texte confirme totalement par la suite :

« Résultats

Nous estimons qu'en Australie l'incidence annuelle normalisée selon l'âge du cancer du col utérin diminuera pour atteindre moins de six nouveaux cas pour 100 000 femmes d'ici 2020 (fourchette 2018-2022) et moins de quatre nouveaux cas pour 100 000 femmes d'ici 2028. (fourchette 2021-2035). L'année précise de l'atteinte de ces taux dépend de la population utilisée pour la normalisation de l'âge, du comportement et des caractéristiques du test de dépistage du VPH, des effets supplémentaires de la vaccination des hommes sur l'immunité collective chez les femmes et des hypothèses sur la fréquence future des hystérectomies bénignes. D'ici 2066 (fourchette 2054-2077), l'incidence annuelle du cancer du col utérin diminuera et restera inférieure à un cas pour 100 000 femmes si le dépistage du VPH se poursuit tous les cinq ans pour les cohortes à qui le vaccin non aval a été offert, ou moins de trois cas pour 100 000 femmes si ces cohortes ne sont pas dépistées. »

 

Les auteurs estiment donc que dans 20 ans il y aura en Australie moins de 4 cas pour 100000 et non pas zéro comme le terme éradication le laissait croire !

 

« Si la vaccination et le dépistage à couverture élevée sont maintenus et si un seuil d’élimination de quatre cas sur 100 000 femmes est choisi, le cancer du col de l’utérus est en passe d’être éliminé en tant que problème de santé publique en Australie d’ici 20 ans. »

Pour 20 millions de femmes concernées en France par ce cancer, ce serait 800 cas par an. On voit qu'il y a loin entre ce que disent les auteurs et ce quel certains leur font dire !

C'est très clair : ayant choisi un seuil dit d'élimination avec évidemment une large part d'arbitraire, il sera annoncé que la maladie aura été éliminée lorsque le nombre de cas sera en dessous de ce seuil. Tout le monde comprendra que la maladie a disparu alors que ce ne sera pas le cas.

Cette ''élimination'' qui n'en est pas une demandera de maintenir les moyens de lutte, contrairement à une éradication :

« Cependant, les initiatives de dépistage et de vaccination devront être maintenues par la suite pour continuer à atteindre une très faible incidence de cancer du col utérin et de mortalité par cancer. »

De plus, cette modélisation repose, comme toutes les modélisations, sur des hypothèses qui ne sont pas établies ou qui auront peu de chances d'être réalisées :

1- La modélisation repose en particulier sur la diminution observée des lésions dites précancéreuses consécutives à la vaccination et non sur une réduction du nombre de cancers. Or il n'y a pas de liens démontrés entre ces deux types d'événements médicaux, la genèse d'un cancer pouvant prendre des voies plus souterraines.

A ce sujet on pourra llre la publication Cochrane en français :

https://www.cochrane.org/fr/CD009069/la-vaccination-prophylactique-contre-les-papillomavirus-humains-pour-prevenir-le-cancer-du-col-de

Extraits :

«Il existe des preuves d’un haut niveau de certitude que les vaccins anti-HPV protègent contre les lésions précancéreuses du col de l’utérus chez les adolescentes et les femmes qui sont vaccinées entre 15 et 26 ans.

Chez les femmes plus âgées, vaccinées entre 25 et 45 ans, ... le risque de lésions précancéreuses de n’importe quel type est probablement comparable entre les femmes non vaccinées et les femmes vaccinées. »

«… 26 études … s’intéressaient à la protection contre les lésions précancéreuses. Les résultats concernant le cancer du col de l’utérus ne sont pas disponibles. »

Un exemple analogique : la varicelle et le zona sont provoquées par le même virus. On sait que la vaccination généralisée contre la varicelle favorise le zona. C'est ce qui avait fait dire à Daniel Lévy Bruhl, aux journées de veilles sanitaire organisées par l'InVS en novembre 2005 ''qu'avec la vaccination contre la varicelle, on joue avec le feu à cause du zona''.

 

2- De plus, les auteurs supposent « la pleine efficacité du vaccin à deux doses si elles sont espacées de manière appropriée. »

Ils précisent que dans leur modélisation « L'efficacité du vaccin était supposée être de 100% contre les types inclus dans le vaccin, et la durée était supposée durer toute la vie. »

Ils n'en ont évidemment aucune preuve. Une telle affirmation pour un nouveau vaccin est très habituelle. En voici quelques exemples.

 

Exemples d'affirmations d'une efficacité à vie

Ce fut le cas pour la vaccination antivariolique qui, au 19è siècle avait été affirmée comme protégeant toute la vie. Dans un premier temps, les vaccinateurs ne voulurent pas reconnaître cette limite à la vaccination pour ne pas nuire au prestige d'un vaccin protecteur à vie. Mais la confrontation avec la réalité des échecs contraindra à amender cette affirmation. L'attitude s'inversera alors pour attribuer les échecs à l'absence de rappels...

Gaston Ramon, l'inventeur du vaccin antitétanique, affirmera aussi dès le début, que son vaccin était protecteur à vie alors qu'il n'en avait, et pour cause, aucune expérience. Les échecs constatés le conduiront à recommander un rappel après blessure quand la dernière vaccination datait de plus de 2 ans. Cette disposition était encore soutenue par notre CTV en 1975. Elle sera abandonnée quand on se rendra compte qu'un rappel sur une personne chargée d'anticorps pouvait avoir des conséquences très graves, en particulier rénales. Aujourd'hui, depuis 2013, on recommande un rappel tous les 20 ans pour les adultes...

L'efficacité à vie sera aussi affirmée pour la vaccination contre l'hépatite B dès son origine et donc sans aucune preuve. Comme les anticorps peuvent disparaître assez rapidement, on évoquera la mémoire immunitaire qui provoquerait une bouffée d'anticorps venant neutraliser le virus en cas d'infection.

La question se pose alors : est-ce qu’un adulte de 25 ans vacciné dans l’enfance contre l’hépatite B est encore protégé par sa vaccination à l’âge où, dans notre pays, les risques de contaminations sont les plus grands ?

 

Deux études (Hammitt et Bialeck) avaient apporté des éléments défavorables 15 ans après cette vaccination. Le protocole était le suivant : comme il n’est pas possible de tester avec un virus, on pratique un rappel de vaccination et on observe si ce rappel provoque une bouffée d’anticorps (réponse anamnestique ).

 

Résultats : dans ces 2 études, la bouffée d’anticorps s’est produite chez 50% des adolescents testés. Par contre elle ne s’est pas produite chez les autres, ce qui peut donner à penser que ces adolescents pourraient ne plus être protégés par leur vaccination 15 ans après. Les auteurs posent deux questions :

 

1- Un vaccin n’est pas le virus. Il reste possible que certains adolescents qui n’avaient pas réagi à la stimulation vaccinale auraient réagi  au virus par une bouffée d’anticorps. Mais la réponse n’est pas connue.

 

2- L’absence de réaction au rappel vaccinal chez 50% des adolescents testés laisse craindre que ce rappel n’aurait pas relancé leur immunité. Autrement dit, il n’est pas certain que l’on puisse entretenir cette immunité par des rappels successifs.

Extraits des résumés :

 

HAMMITT  http://europepmc.org/abstract/MED/17714836

 

« La durée de protection après la vaccination des nourrissons contre l'hépatite B est inconnue ...la moitié des enfants qui avaient reçu le vaccin anti-hépatite B dès la naissance ne présentaient pas de signes de mémoire immunitaire, ce qui était mesuré par le développement de réponses anamnestiques à la vaccination de rappel. Des études supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si cela indique une susceptibilité à l'infection et si les personnes vaccinées à partir de la naissance pourraient bénéficier d'un rappel du vaccin contre l'hépatite B afin de maintenir une protection à long terme. »

 

BIALECK    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18756185

« L'absence de réponse anamnestique à une dose de vaccin supplémentaire, observée chez la moitié des participants, pourrait indiquer une baisse de l'immunité. »

 

On retrouve cette même affirmation d'efficacité à vie pour la vaccination contre la rougeole. D'où le schéma à 2 doses à 1 an et 15 mois, la seconde dose n'étant pas un rappel mais une seconde chance donnée à ceux qui ne s'étaient pas immunisés à la première. Les enfants ayant séroconvertis après l'une de ces doses sont considérés comme étant immunisés à vie. Là encore, la dure réalité des faits contraint à reconnaître que ce n'est pas vrai. C'est Didier Raoult qui, le premier, va mettre les pieds dans le plat dans son livre de janvier 2018 ''La vérité sur les vaccins'' page 175 :

« Notre stratégie vaccinale contre la rougeole est mauvaise. La ministre de la Santé a annoncé vouloir porter la couverture vaccinale de 75% à 95%, alors que le vrai problème tient surtout à la durée de la protection vaccinale. Nous nous sommes rendu compte qu’elle était bien plus faible que celle que procurait l’infection naturelle »

Aussi, il en arrive à recommander la vaccination, après contrôle immunologique, des personnels s’occupant des enfants.

Dans une étude dont il est coauteur il écrit [3] :

« En Europe, la question se pose de savoir si une troisième ou même une quatrième dose de vaccin devrait être proposée aux personnels de santé et si une nouvelle vaccination tous les 5 ans permettrait de garantir une couverture vaccinale suffisante contre les nouvelles souches. »

[3] The Lancet Volume 18, ISSUE 10, P1060-1061, October 01, 2018 DOI :

https://doi.org/10.1016/S1473-3099(18)30543-7

 Avec de telles expériences, l'affirmation que la vaccination contre des papillomavirus serait efficace à vie ne doit ni nous surprendre ni nous impressionner. Le vaccin est très récent, aussi ils ne peuvent avoir preuve d'une telle efficacité à vie. Chacun comprend que cela facilite grandement le lancement du vaccin mais que plus tard, comme pour les autres vaccins, on constatera sans doute qu'il n'en est rien.

Mais avec ce vaccin la situation se complique car il n'est pas certain que des rappels soient praticables. En effet, chacun sait que cette vaccination doit être réalisée avant le premier rapport sexuel afin d'éviter de vacciner une femme qui aurait été contaminé par un tel virus. On peut penser qu'il en ira de même en cas de rappels. Autrement dit il n'y aura pas de rappels possibles.

Dans ces conditions, la modélisation australiennes pourrait rapidement s'écrouler comme un château de cartes et ce n'est pas tout.

Le déplacement des souches

De plus, il existe 150 souches de papillomavirus. Bien sûr, il est affirmé que les souches les plus souvent rencontrées dans les cancers du col sont présentes dans le vaccin. Mais on commence à avoir une bonne expérience de ce qui se produit quand on vaccine contre des pathogènes à souches multiples. L'efficacité du vaccin contre les souches qu'il contient favorise la circulation des autres souches qui deviennent alors capables de provoquer la maladie aussi gravement et aussi souvent que les souches éliminées par la vaccination.

Mais cela ne semble pas troubler nos modélisateurs quand ils écrivent:

«  D'ici 2066 (entre 2054 et 2077), l'incidence annuelle du cancer du col utérin diminuera et restera inférieure à un cas pour 100 000 femmes.... »

Ils avancent ainsi, sans trembler, des prévisions pour 2070 et même pour 2100 !

« ...nous avions pour objectif d'estimer l'incidence du cancer du col utérin jusqu'en 2100, »

Autant tenter de prévoir le temps qu'il fera en 2100 en Australie !!! Non, franchement, ce n'est pas sérieux. Voici quelques exemples qui devraient faire réfléchir sur la valeur des pronostics d'évolution d'une maladie sous le feu d'une vaccination.

Exemple de la rougeole

Il existe 26 souches du virus de la rougeole, toutes n'étant pas également sensibles au vaccin. Aussi, la vaccination généralisée peut fort bien favoriser la circulation des souches les moins sensibles au vaccin. Cette substitution de souches a été étudiée dans un article paru en octobre 2018 dans The Lancet, l'un des auteurs étant Didier Raoult ''Rougeole : une nouvelle approche vaccinale est-elle nécessaire ? '' Extraits [3] :

"Nous sommes confrontés à des épidémies de rougeole et à des flambées qui touchent les personnes immunisées et dans lesquelles les souches B3 et D8 sont impliquées. ...Deux particularités sont apparues depuis 2017.

Premièrement, les épidémies touchent à la fois les personnes non vaccinées et les personnes vaccinées ...

Deuxièmement,  la souche B3, initialement importée d'Afrique, puis d'Europe orientale, d'Europe centrale et des États-Unis, participe à la réémergence mondiale de la rougeole, en plus du génotype D8.

De plus, la rougeole a été définie comme une maladie liée aux voyages et elle se propage dans les écoles et les hôpitaux. La réémergence de la rougeole dans des zones post-élimination telles que le Portugal, un pays sans transmission endémique de la rougeole depuis 12 ans, est alarmante.

Comparé à la distribution de 2011, le génotype B3 est maintenant distribué à l'échelle mondiale. Il a été rapporté comme étant plus transmissible que les autres génotypes.

 

De manière frappante, une seule étude a recherché si le vaccin utilisé dans le monde entier était efficace contre cette souche B3. En ce qui concerne l'efficacité protectrice du vaccin contre les génotypes du virus de la rougeole actuellement en circulation, Fatemi Nasab et coll. ont montré que les titres en anticorps neutralisants étaient plus faibles pour le génotype B3 que pour les génotypes H1, D4 et A.

 

Les conséquences de l’émergence de cette nouvelle souche B3 sur l’efficacité du schéma vaccinal actuel et sur l’objectif d’éradication proposé par Fenner en 1998 sont inconnues

 

En Europe, la question se pose de savoir si une troisième ou même une quatrième dose de vaccin devrait être proposée aux personnels de santé et si une nouvelle vaccination tous les 5 ans permettrait de garantir une couverture vaccinale suffisante contre les nouvelles souches."

Même si les auteurs n'en parlent pas, il est plus que vraisemblable que l'émergence mondiale de cette souche B3 est la conséquence de la généralisation mondiale de la vaccination contre la rougeole. Cette vaccination a sélectionné en les favorisant, les souches les moins réceptives au vaccin utilisé.

[3] The Lancet Volume 18, ISSUE 10, P1060-1061, October 01, 2018 DOI :

https://doi.org/10.1016/S1473-3099(18)30543-7

 

Pneumocoques et méningocoques

 

Christian Perronne fut président du CTV et du CSHPF de 2002 à 2007 puis deviendra président de la commission sécurité sanitaire au HCSP qui remplacera le CSHPF. Fin novembre 2007 il présentera une communication aux journées de veille sanitaire organisées par l'InVS. Extraits du résumé en ligne [4 ] avec le dernier paragraphe :

 

« pour certains microbes à sérogroupes multiples et en l’absence de couverture sur l’ensemble des souches, le déplacement de souches microbiennes dans la population, dont l’impact épidémiologique pourrait, dans certains cas, faire perdre le bénéfice de la vaccination (pneumocoques, méningocoques). »

Son propos s'applique donc aux vaccins prévenar et méningocoque C devenus obligatoires pour les enfants.

J'avais aussi noté les propos oraux de Christian Perronne sur les vaccins pneumococciques :

«  connu sous le nom de Prévenar et recommandé depuis 2006  en vaccination généralisée des enfants en France. Il mentionne qu’on a sur ce vaccin une expérience limitée dans le temps avec 800 000 vaccination par an aux USA où on a observé une décroissance de la mortalité (30 cas en moins par an) par infection invasive à pneumocoque. Mais aussi une perte du bénéfice chez les Inuits d’Alaska après quelques années d’utilisation : absence de diminution de la mortalité globale par les infections invasives à pneumocoques avec accroissement de l’incidence chez les sujets jeunes immunodéprimés.

En France on a noté une réduction de 7 cas chez l’enfant mais avec une légère augmentation des infections à pneumocoques tous âges confondus. »

Il écrit encore dans son résumé :

« Le vaccin méningococcique de type C ou le vaccin varicelleux ne sont recommandés que pour des personnes à risques ou dans des conditions épidémiologiques bien particulières. »

Le revirement de Christian Perronne : 10 ans plus tard, il signera la pétition des 200 grands médecins en faveur des 11 vaccins obligatoires ...

[4] http://invs.santepubliquefrance.fr//publications/2007/jvs_2007/vaccination/1.pdf

 

Lu dans « Epidémiologie de terrain - Méthodes et applications »

 Un ouvrage collectif de 790 pages (2017)

 

 PNEUMOCOQUES

 Impact du vaccin anti-pneumocoque du nourrisson sur l'épidémiologie des infections invasives à pneumocoques (page 651)

 Par Daniel Lévy Bruhl et Jean-Paul Guthman de Santé Publique France

 

« Le réseau EPIBAC a permis, en associant à la surveillance des infections invasives bactériennes communautaires les données microbiologiques (sérotypes) issues du réseau des Observatoires régionaux du pneumocoque en association avec le Centre national de référence du pneumocoque (CNRP), d'évaluer l'impact de la vaccination anti-pneumococcique du nourrisson introduite en 2003, avec le vaccin conjugué heptavalent (PCV-7).

 L'incidence par âge des infections invasives à pneumocoques (IIP ; méningites et bactériémies) et la distribution des sérotypes ont été comparées entre les périodes pré et post vaccinale.

 L'incidence, tous âges confondus, a augmenté de 9,2/100000 en 1998-2002 à 10,4/100000 en 2007-2008. Seule, la tranche d'âge ciblée par la vaccination (<2 ans) a vu son incidence d'IIP diminuer de 32,5% de 1998-2002 et 2007-2008. Dans toutes les tranches d'âge, l'incidence des IIP à sérotype vaccinal est plus faible en 2007-2008 par rapport à 2001-2002, surtout avant l'âge de 2 ans ((3,0/100000 versus 20,5/100000, respectivement, soit une baisse de 85,5%).

 Parallèlement, l'incidence des IIP à sérotypes non vaccinaux a augmenté entre 2001-2002 et 2007-2008 dans tous les groupes d'âges. Chez les enfants de moins de deux ans, elle a pratiquement doublé entre 2001-2002 et 2007-2008 ….

 ….. La concomitance dans les différents pays de l'introduction de la vaccination du nourrisson et de l'augmentation de l'incidence des infections à sérotypes non vaccinaux ne laisse guère de doutes sur la part importante de la vaccination dans ce phénomène.

 Ces résultats décevants ont largement contribué à recommander, en 2010, la substitution du vaccin 7-valent par le vaccin 13-valent qui, outre sa plus large couverture des sérotypes circulants, présente l'avantage de contenir la plupart des sérotypes impliqués dans le phénomène de remplacement.

 Entre 2008-2009 et 2014, une diminution de l'incidence des infections invasives à pneumocoques de 41%, tous âges confondus, a été observée. »

 

Le problème est et sera qu'il y a plus de 90 sérotypes …

A la conférence de presse très solennelle du 22 décembre 2017 à l'université Paris Descartes, Lévy Bruhl avait déclaré qu'on allait s'occuper des sérotypes contenus dans le vaccin, pour les autres on verra plus tard ….

CONCLUSION

Peut-on vraiment qualifier d'étude un tel document ? On devrait plutôt s'interroger sur le rôle que cette publication joue pour comprendre le pourquoi de cette publication aux conclusions assez invraisemblables et à l'exploitation médiatique qui en est faite comme par l'inénarrable Michel Cymès.

Pour qui connait un peu l'histoire des vaccinations, cela ne devrait pas surprendre car ce n'est pas nouveau. Le vaccin antivariolique, le BCG etc furent accueillis par des discours dithyrambiques et ça continue avec le Gardasil qu'il s'agit de promouvoir et si possible de le rendre obligatoire. Plus tard quand les limites du vaccins apparaitront à tous il sera très difficile de revenir en arrière. Pour le BCG il fallut attendre le 1er avril 2019 pour en supprimer l'obligation pour certains personnels de santé alors qu'on connaissait depuis très longtemps son inutilité, sans parler de la plaisanterie des tests tuberculiniques censés tester l'immunité contre la tuberculose.

Voici comment avait été annoncé en 1962 la victoire prochaine sur la variole 

 

« La variole sera bientôt vaincue par une campagne systématique généralisée avec

une couverture vaccinale à 80% » :

 

C'est ce qu'affirmait l'OMS en 1962 dans les ''Cahiers de santé publique 1962'' page 10  [5]:

 

 

 

Mais ces campagnes furent un échec cuisant qui conduisit à changer radicalement de stratégie comme on peut le lire dans le document de 1979 présenté ci-dessous sur lequel s'appuya l'Assemblée mondiale de la santé le 8 mai 1980 pour proclamer officiellement l'éradication mondiale de la variole (plus précisément des 2 virus de la variole majeure et de la variole mineure appelée aussi alastrim).

« La variole vaincue par la recherche active des malades et de leurs contacts suivie de leur isolement » :

.

Page 22, ce document décrit le rôle de l'isolement des malades et de leurs contacts [6]

 

 

 

J'ajoute ici une "pensée" du philosophe Luc Ferry sur la vaccination (dans Le Figaro), ce qui donne une idée de la façon dont nos "penseurs" fonctionnent, en manipulant des mots sans les confronter aux faits, comme avec la variole par exemple :

Luc Ferry : «Sur la vaccination, Agnès Buzyn

 

a mille fois raison !»

CHRONIQUE - Toutes les études scientifiques depuis plus d'un siècle montrent que la vaccination est vitale pour la collectivité, et qu'elle sauve des millions de vies.

C'est là encore un des méfaits pervers de l'obscurantisme qui sévit de plus en plus en Occident depuis la naissance de l'écologie politique dans les années 1970. 55 % des Français pensent que le ministère de la Santé est de mèche avec l'industrie pharmaceutique pour cacher la nocivité des vaccins! On nage donc en plein délire. On craint la science plus que la nature, la médecine «officielle» plus que les fadaises des médecines «alternatives». On est entré dans l'ère de la postvérité et c'est à brève échéance un désastre pour la collectivité. Car ceux qui s'opposent au vaccin le font au nom de leur sacro-saint droit individuel à décider par soi seul de ce qui est bon pour soi seul!

Or, disons-le d'emblée, la vaccination n'est pas seulement affaire de choix individuel, c'est une décision qui nous engage tous. Non seulement ceux qui ne se vaccinent pas mettent la santé des autres en danger, mais ils dépensent en outre leur argent, car loin de se soigner avec leurs propres ...

 La suite est payante

 

[5] http://whqlibdoc.who.int/php/WHO_PHP_8_fre.pdf

 

[6] http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/39258/1/a41464_fre.pdf

Posté par BernardGue à 12:13 - Commentaires [1] - Permalien [#]