La Question des Vaccins

12 janvier 2016

Vaccination : un plan de lutte contre la désinformation ...

 

Le mardi 12 janvier 2016 fut donc le jour où Sandrine Hurel exposa son rapport sur la vaccination et où Marisol Touraine dévoila son plan pour relancer l'adhésion des Français à la vaccination. Étaient également présents à cette réunion historique le directeur général de la santé, le directeur de l'ANSM (Agence du médicament) et le directeur de l'InPES et de l'InVS François Bourdillon.

Ce dernier sera invité le même jour au journal de Jean-Michel Apathie sur Europe1. Après avoir déclaré qu'il fallait lutter contre la désinformation :

"Lutter contre la désinformation. "C'est très bien que l'échelon politique s'empare de ce débat", a-t-il déclaré à propos du plan de Marisol Touraine. Comme l'a révélé Europe1 mardi matin, la ministre de la Santé a décidé de lancer un plan pour redonner confiance aux Français en la vaccination. Il prévoit notamment la création d'un site internet de référence, nourri par des experts indépendants et qui donne des informations sur les vaccins et leurs risques. C'est, selon lui, un bon moyen de lutter contre les informations souvent fausses qui circulent sur le web : "vous tombez sur des sites anti-vaccinaux, alors que vous devriez tomber sur le site du ministère de la Santé", a-t-il expliqué"."

il va lancer, à 12h37 très précisément, cette affirmation définitive (d'où l'importance d'en avoir noté l'heure ... ) :

"Il a été prouvé qu'il n'y avait pas de lien entre la vaccination hépatite B et la sclérose en plaques"

Marisol Touraine a annoncé ( rapporté par Jean-Yves Nau  ) la création d'un site qui énoncera la vérité sur les vaccins et les vaccinations :

« la mise en place d’un « site Internet dédié » par la future « Agence nationale de santé publique » (que dirigera le Dr Bourdillon). »

Il va donc superviser la réalisation d'un site destiné à dire la vérité officielle sur les vaccins et les vaccinations ...

 

C'est bien parti !!!

La confiance tant recherchée va vite se rétablir !!!

On peut se demander si Marisol Touraine ne va pas ainsi offrir  un stand de tir à la foire à la critique vaccinale ! Certes il ne sera certainement pas possible de poster des commentaires directement sur le site mais certains ne se priveront sans doute pas de chercher à dégommer les vérités officielles.

En attendant, afin de participer moi aussi, avec mes modestes moyens, à la lutte contre la désinformation, j'ai envoyé le jour même le courriel suivant à la direction scientifique de l'Institut de veille sanitaire :

 directionscientifique@invs.sante.fr

  Bonjour,

Je viens d'entendre le Directeur général de l'InVS-InPES François Bourdillon déclarer sur Europe1, ce mardi 12 janvier 2016 à 12h37 

« qu'il avait été prouvé qu'il n'y avait pas de lien entre la sclérose en plaques et la vaccination hépatite B ».

Peut-être que les études publiées sur la question n'auraient pas permis de mettre en évidence un lien, peut-être mais certainement non synonyme de la preuve d’une absence de lien. Pourtant, les données publiées de certaines de ces études peuvent permettre d'obtenir aisément des signaux très forts en faveur d'un tel lien. Elles permettent aussi de montrer aisément que non seulement les auteurs de ces études n’ont pas vu ces signaux mais aussi qu’ils ignorent certaines conditions mathématiques essentielles dans la pratique du test cas-témoins, ce qui conduit à la neutralisation de signaux pourtant faciles à voir.

 

Un exemple (parmi d'autres) :

Quand on confronte les données des publications Tardieu 2007  et 2008 on constate que chez les enfants vaccinés contre l'hépatite B il y avait 154 cas d'atteintes démyélinisantes retenues dont 80 étaient devenues des scléroses en plaques, soit 52% ; que chez les non vaccinés contre l'hépatite B il y avait 195 atteintes démyélinisantes dont 63 scléroses en plaques, soit 32%.

A vue on se doute que l'écart entre 52% et 32% a toutes chances de donner un signal fort en raison de l'importance des nombres absolus 154 et 195, ce que chacun pourrait accepter sans avoir jamais étudié la statistique. C'est ce que confirme un calcul classique de probabilités : il y a moins d'une chance sur 10000 d'observer un écart au moins aussi important par le seul fait du hasard. On n'est pas seulement dans le significatif mais dans le très, très significatif.

L'interprétation paraît assez évidente :

La vaccination hépatite B aurait favorisé, chez un certain nombre d'enfants, l'évolution en sclérose en plaques d'une première atteinte démyélinisante qui soit serait apparue même sans cette vaccination mais sans évoluer en sclérose en plaques dans la période d'observation, soit aurait été initiée par cette vaccination. Il n'est pas possible, avec ces seules données, de distinguer entre ces 2 possibilités dont les données publiées sont le cumul.

 

Un  signal très fort neutralisé en cas-témoins  :

Dans ces mêmes publications Tardieu 62 cas de scléroses en plaques sont apparues dans les 4 années qui ont suivi la vaccination hépatite B contre seulement 12 au cours des 2 années suivantes. Il y a de toute évidence un signal. Pourtant il n'apparait pas dans les tests cas-témoins réalisés par les auteurs, même sur le délai de 4 ans :

 

« Exposure to HBV was not associated with a significant increase in the risk of a first episode of MS (Table 2). »

On trouve en particulier dans le tableau 2 un test sur le délai [0 4 ans] avec OR=1,05 ; intervalle de confiance  [0,66   1,68]

Délai supérieur à 4 ans : OR=1,23 ;  intervalle de confiance  [0,64   2,37] »

Se pose alors une question capitale : pourquoi un signal aussi fort et facile à mettre en évidence sur les cas disparait-il en cas-témoins ? La réponse est très simple : il n'y a pas d'indépendance entre les dates de vaccination des cas et de leurs témoins associés, ces témoins étant du même âge que le cas correspondant.

Conséquence : si un cas apparaît dans les 4 années qui suivent sa vaccination, ses témoins vaccinés associés seront aussi classés dans ce délai de 4 ans, la date du début de la maladie pour les témoins (non malades) étant celle du cas associé. Mathématiquement cela interdit la possibilité d'obtenir un signal et invalide les tests pratiqués pour une raison purement mathématique, indépendamment de toutes autres considérations.

Mon article sur cette question :

http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2015/10/31/32861683.html

Au congrès Sfsp de Tours j'étais intervenu, depuis la salle, pour soulever ce dernier problème particulièrement important et lourd de conséquences. J'avais proposé de l'exposer dans d'autres conditions plus favorables. J'ai fait cette  proposition en présence de Corinne Le Goaster (HCSP),  Renée Pomarède (médecin inspecteur santé publique) et  Jean-Paul Guthmann (InVS). Je renouvèle  ma proposition et suggère de rencontrer à ce sujet des experts de l'InVS et autres à vos choix, afin d'exposer cette affaire très importante et d’autres plus en détails.

Cordialement

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13 décembre 2015

Le LEEM (Les entreprises du médicament) prônent le BCG !!!

La présentation de la conférence  de presse du LEEM (les entreprises du médicament) le 10 décembre 2015 a été accompagnée de son document pdf sur les vaccination. Après avoir déclaré dans sa présentation que “le virus de la variole revient en force” *, le LEEM,décidément très inspiré, affirme que le vaccin est le meilleur moyen de lutte contre ... la TUBERCULOSE !!!!
* voir mon article

 

 “État des lieux

Les vaccins représentent la meilleure façon de se prémunir contre des maladies potentiellement dangereuses : poliomyélite,  coqueluche, rougeole, tuberculose, méningites… En simulant l’infection et en préparant ainsi notre système immunitaire à se défendre contre ces attaques, le vaccin permet en effet de constituer une « cuirasse » contre l’agent infectieux envahisseur.”
 
Après m'être cru le 1er avril avec la variole qui revient en force,  en lisant ces lignes je me suis demandé si je n'étais pas soudain revenu à l'école primaire !!!
 
 
Le BCG le meilleur moyen de lutte contre la tuberculose ? J’ai à nouveau regardé le calendrier, non on n'est toujours pas le 1er avril.
Additif du 23 janvier 2016
Dans une émission sur la chaine parlementaire LCP le Professeur Bernard Debré député affirme haut et fort que c'est le BCG qui a permi la réduction très importante de la tuberculose !!!!!!!!!
http://www.lcp.fr/emissions/ca-vous-regarde-le-debat/vod/178400-medicaments-vaccins-quelle-est-la-bonne-prescription
Fin additif
Mais voyons plutôt, pour rafraichir la mémoire :
 
D'abord, ci-dessous une copie d’écran de l’édito d’Elisabeth Bouvet dans le BEH 10-11 du 18 mars 2003  
 
Elle avait présidé un groupe de travail du CSHPF sur la question de la tuberculose dont on peut lire le rapport de 147 pages : "Synthèse et recommandations" 2002-2003
 

Sandrine Hurel ignore sans doute tout de la problématique de l’éradication de la variole et nul doute qu’elle débutera son rapport tant attendu par “la variole a été vaincue par la vaccination” alors que ce fut le plus terrible échec que des campagnes de vaccinations aient jamais pu connaitre. Le BCG fut un autre grand échec et la vaccination polio est bien partie pour en être un autre quoiqu’on puisse croire, dire et penser car le projet initial de l’OMS en 1988 était :

 

1- Fin de la circulation des 3 virus polio sauvages en l’an 2000.

2- Arrêt du vaccin oral vivant

3- Dans les 3 à 6 mois qui suivront cet arrêt, fin de la circulation des virus d’origine vaccinale.

4- Trois ans plus tard, délai de sécurité pour vérifier, proclamation officielle de l’éradication de la polio comme cela fut fait pour la variole.

5- Arrêt des moyens de lutte et donc de la vaccination contre la polio, comme pour la variole.

6- Avec les économies ainsi réalisées, vous les États vous pourrez investir dans la lutte contre d’autres maladies disait l'OMS.

 

Perspectives réelles et réalistes : seuls les points 1 et 2 pourront être atteints, peut-être en 2020 si tout va bien ce qui n’est pas certain vu la situation politique dans certains pays comme au Pakistan. Pour les autres points c'est l’échec assuré et total, en particulier pour les économies car l’OMS est contrainte de faire implanter partout  la vaccination injectable beaucoup plus couteuse. L’objectif n'est plus d’éradiquer les virus dérivés de souches vaccinales, un tel vaccin ne le peut pas, mais d’éviter que ces virus provoquent des paralysies, ce qui serait catastrophique en terme de communication et d’image pour l’OMS.

 
 
Dans cette affaire, l’OMS c’est Perrette et le pot à lait : adieu veaux, vaches, cochons, couvées .... Ce sera l’une des leçons de la campagne d’éradication de la polio.Je l'ai souvent répété sur ce blog et tout le confirme :
Seule une maitrise suffisante de l’eau peut permettre une véritable éradication.
On pouvait le savoir depuis le début. Ce n’est pas le vaccin qui protège les Français de la polio mais cette maitrise de l’eau consommée par les populations, il n’y a plus aucun doute à ce sujet.

Retour sur le BCG et la tuberculose

Le 22 février 2007 s'est tenue au Sénat une audition qualifiée de publique (mais pas vraiment annoncée auparavant) sur la vaccination BCG. Un compte-rendu est en ligne sur le site du Sénat. Extraits  :

 

Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST)

« La tuberculose constitue-t-elle un problème majeur de santé publique ? »

(compte rendu de l’audition publique du 22 février 2007)

Organisée par M. Jean-Pierre Door, Député, et Mme Marie-Christine Blandin, Sénatrice

 

« La situation internationale

Docteur Léopold BLANC, Coordinateur de la lutte contre la tuberculose à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) :

Je tiens en premier lieu à vous remercier, Madame BLANDIN et Monsieur DOOR, de votre invitation. L’OMS est particulièrement intéressée par la démarche de la France. En effet, si la tuberculose existe en un lieu, elle se propagera partout, comme vous allez le constater. C’est une maladie transmissible dont on peut néanmoins enrayer l’évolution parce qu’elle est peut-être guérie. »

 

Notez bien qu'il ne dit pas « parce qu'elle peut être prévenue ». Il précise ensuite ce point :

 

"La prévention par le BCG" 

"pour l’OMS, le BCG est efficace uniquement pour les formes graves de l’enfant"

 

C'est à dire les méningites tuberculeuses et les miliaires qui sont des complications de l'infection tuberculeuse mais le BCG n'évite pas l'infection tuberculeuse. Ne pas oublier que les enfants ne sont pratiquement jamais contagieux pour la tuberculose car ils ne peuvent expectorer le bacille.

Le nombre de BCGites disséminées pratiquement mortelles avaient été estimées en France à 12 par an dans le cadre d'une vaccination généralisée (d'après Expertise collective Inserm - Tuberculose novembre 2004 ; page 272 par Jean-Laurent Casanova Immunologie et hématologie pédiatrique Hôpital Necker).

Le nombre de méningites tuberculeuses évitées chez les enfants par la vaccination généralisée avait été estimé à 16 (voir plus loin l'estimation par l'InVS), sans compter les autres complications du BCG.

 

Page 82 du compte-rendu :

« Mme Marie-Christine BLANDIN :

(Il a été) évoqué des pays qui ont depuis longtemps renoncé à la vaccination obligatoire. Avons-nous des modifications lisibles des taux d’incidence dans ces pays, suite à un changement de stratégie ?

 

Docteur Léopold BLANC :

Aucune donnée au niveau international ne permet de dire que la suppression de la vaccination a entraîné une augmentation de la tuberculose dans le monde. Il y a des pays, je voudrais le souligner, qui n’ont jamais vacciné par le BCG, comme les États-Unis, et qui ont les mêmes taux qu’en Europe. Ceci doit être très clair, et des documents extrêmement bien établis à ce sujet ont été publiés par l’OMS. »

 

Extraits du document InVS de juillet-août 2001 sur le BCG 

http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=5898

 

Impact épidémiologique d’une modification de la politique

de vaccination par le BCG en France

 

Page 23 :

6.1 Estimation de l’impact de la vaccination sur les méningites et miliaires de l’enfant de moins de 6 ans

Pour estimer la couverture vaccinale en fonction du nombre de vaccins reçus (0, 1 ou 2 et plus), nous avons utilisé les résultats de l'enquête de couverture vaccinale des enfants à l’âge de 6 ans mené par la DREES en 1997 (cohorte d’enfants nés en 1991). La couverture vaccinale moyenne, pour au moins un BCG, sur les 6 premières années de vie peut être estimée à 85 % et la couverture vaccinale pour la revaccination à 10 %.

Sur la base de la formule [1], le nombre annuel de cas de tuberculose méningée et miliaire évités par la vaccination serait actuellement respectivement de 7 et 16 pour une efficacité vaccinale de 70 % et 90 % (tableau ).

 Estimation du nombre annuel de tuberculoses méningées et miliaires chez les enfants de moins de 6 ans évités par la vaccination BCG - France métropolitaine - DO (déclaration obligatoire) 1996-99

 

Cas observés 0-5 ans

méningés et miliaires

Moyenne annuelle

1996-1999

Couverture vaccinale

Efficacité vaccinale

Cas attendus en

l'absence de vaccination

Cas évités par la vaccination

5

85,00%

70,00%

12

7

5

85,00%

90,00%

21

16

 

 

Voici les principes fondamentaux les plus importants en matière de lutte contre la tuberculose :

 

- la tuberculose chez l'enfant, très exceptionnellement contagieuse, est presque toujours due à une contamination à partir d'un adulte ;

 

- la vaccination par le BCG ne protège, au mieux, que les sujets vaccinés et n’intervient d'aucune manière sur la transmission de la maladie ;

 

- la première mesure de prévention de la tuberculose de l'enfant est le dépistage précoce des tuberculoses pulmonaires de l'adulte, la recherche active des cas secondaires de tuberculose et leur traitement correctement conduit ;

 

- la vaccination généralisée des enfants par le BCG n'est pas en soi une stratégie de lutte contre la tuberculose. La vaccination n'a aucune efficacité sur la transmission de la maladie entre adultes qui sont la source principale de cette transmission.

 

On peut trouver confirmation de ces principes dans l'avis du CTV/CSHPF du 30/09/2005

 

AVIS DU COMITE TECHNIQUE DES VACCINATIONS / DU CONSEIL SUPERIEUR D’HYGIENE PUBLIQUE DE FRANCE

relatif à la vaccination par le vaccin BCG et au renforcement des moyens de la lutte antituberculeuse en France

(séance du 30 septembre 2005)

 

http://hcsp.fr/Explore.cgi/avisrapports3?clef=33

 

 

 

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10 décembre 2015

Les entreprises du médicament l'affirment : le virus de la variole revient en force !!!

 

 

Incroyable mais vrai !

Aujourd'hui 10 décembre 2015 le LEEM (Les entreprises du médicament), tenait une conférence de presse :

Type: Conférence de presse

Date et horaire: Le 10/12/2015 09:30

Lieu: 8 Rue Jean Goujon 75008 PARIS

Annoncée sur le site du LEEM, elle débute ainsi [1] :

 

 VACCINS : 4 DEFIS A RELEVER

Conférence de presse

Plus que jamais d’actualité compte tenu de l’émergence de nouvelles pathologies infectieuses et du retour en force de virus plus anciens (coqueluche, rougeole, méningite, poliomyélite, variole…) le vaccin, le plus grand progrès en terme de vies sauvées, doit relever aujourd’hui 4 grands défis

 

De quoi en rester sans voix … D'autant plus que ce sont des spécialistes du vaccin qui parlent !!!

 

Sur la variole et sa vaccination il y a énormément à dire. J'ai écrit un article récapitulatif  [2] auquel je renvoie le lecteur intéressé  avec un poster [3] que j'avais présenté au congrès Sfsp de santé publique à Bordeaux les 17-19 octobre 2013 et qui résume le récapitulatif. J'ai aussi réalisé une série de vidéos sur la vaccination antivariolique avec les liens [4].

 On peut dire que le LEEM n'en est pas à son coup d'essai dans le genre, ainsi, dans un article de Libération du 17/04/2014 Serge Montero président du LEEM déclare [5] :

 

« En 1802, quatre ans après l’introduction du premier vaccin (contre la variole) par Edward Jenner, les premiers mouvements anti-vaccin propageaient la rumeur selon laquelle toute personne à qui on inoculait le vaccin pouvait se transformer en vache ! A l’époque, l’éventualité de se métamorphoser en ruminant ne pesait pas lourd face à la menace de la maladie.»

 

 C'est dire si les antivaccins de l'époque étaient stupides !!! Sans doute le sont-ils toujours autant aujourd'hui ...

 

Pourtant des critiques tout à fait fondées et très graves furent formulées contre le vaccin ou plutôt contre un usage très dangereux qui en était fait et qui se poursuivra jusqu'à l'éradication de la variole. Il s'agit de ce que j'appelle ''l'effet Buchwald'' : la superposition à quelques jours près de la vaccination et de la contamination sauvage va exacerber le virus de la variole, que ce soit en primo-vaccinations avec une variole plus grave que celle qui serait apparue sans cette vaccination inopportune, où chez des personnes précédemment immunisées par une ancienne vaccination ou la variole elle-même et qui vont faire la maladie qu'ils auraient évitées sans cette nouvelle vaccination.

 

La première partie de cette hypothèse a été démontrée vraie par Earl qui expérimenta sur des singes en 2008 [6]. La seconde partie est très fortement suggérée par de nombreux faits observés sur le terrain, en particulier au cours de la campagne d'éradication [7].

 

Le médecin Gerhard Buchwald avait formulé son hypothèse d'une façon très affirmative (comme le font souvent les médecins ...) à la télévision allemande le 2 février 1970, en pleine épidémie de variole consécutive à une importation à Meschede (20 cas).

 

Mais, dès 1870, voire avant, cette hypothèse était la rumeur publique comme l'attestent les rapports d'experts de l'époque. J'en ai fait une compilation [8] dont j'extrais ceci, parmi d'autres :

 

Le rapport Delpech (22 juillet 1870) :

 « On avait tort,sans contredit, de demander à la vaccine de mieux protéger de la variole que la variole elle-même, que l'on voit assez fréquemment encore, et tout particulièrement en ce moment, se reproduire une seconde fois chez ceux qui en ont été atteints une première. Dans le nombre immense des individus vaccinés, les exceptions sont devenues peu à peu plus fréquentes, et l'on a vu même de graves épidémies se manifester. »

 Le rapport parle alors très explicitement de la vaccination des vrais contacts :

 « cette singulière opinion que, dans les temps d'épidémie, la vaccine développe la variole . »

 

« Cette opinion a été corroborée à tort dans leur esprit par le fait d'individus vaccinés ou revaccinés alors qu'ils avaient déjà contracté la variole dont l'incubation dure douze jours et chez lesquels, comme cela arrive constamment, la maladie ne s'en développait pas moins à son heure régulière. »

 Le rapport affirme donc ici que cette vaccination pratiquée dans ces conditions ne se montrait pas protectrice.

 « On peut affirmer sans hésiter que la crainte de voir la variole se communiquer par la vaccine ou sous son influence n'a aucune raison d'être et ne peut être sérieusement défendue. »

 

« le Conseil de salubrité a l'honneur de soumettre les conclusions suivantes :

 

Les reproches faits à la vaccine sont injustes de tout point.

 

Elle n'a perdu d'aucune façon sa puissance de préservation de la variole.

 

La vaccine ne favorise en aucune façon le développement de la variole.

 

Le seul moyen de mettre fin aux épidémies de cette maladie est au contraire,

de pratiquer le plus grand nombre possible

de vaccinations et de revaccinations pendant leur durée ».

 « Pendant les épidémies graves il faut revacciner en masse. »

  « Il y aurait lieu d'examiner dans quelle mesure la législation pourrait intervenir pour imposer la vaccine.

 On ne saurait trop recommander aux familles dans lesquelles il s'est développé un cas de variole,

de faire revacciner sans exception toutes les personnes placées dans le voisinage du malade. »

 

Nous constatons donc que la revaccination systématique de tous les contacts, y compris les anciens varioleux, était très explicitement recommandée et son obligation vivement souhaitée. Or vacciner "à chaud" était très certainement la dernière des choses à faire.

 Par un autre expert, le docteur Jules Bouteiller en 1872 :

 « Si la vaccine préservait de la variole il n'y aurait que des petites épidémies puisque seraient seules frappées les personnes non vaccinées. Loin de là, l'épidémie de variole de 1870-1871 a frappé indistinctement (je dis indistinctement) les vaccinés et les non vaccinés

 

« De toutes parts j'ai reçu cet avis très significatif contre la valeur actuelle de la vaccine.»

 

Pour aussitôt poursuivre ainsi (notez la cohérence !!!)

 « Pour prévenir la formation d'épidémies semblables à celles qui ont désolé la France à des intervalles très courts il y a un moyen infaillible; ce moyen c'est la vaccine.

Ici se place un scrupule.

 En vaccinant ou revaccinant certaines personnes pendant le cours d'une épidémie dans le foyer de laquelle elles se trouvent*, de les exposer par cela même à contracter la maladie.

 Je crois** que cette crainte est chimérique. Si la variole vient à se déclarer pendant l'incubation du vaccin s'est plutôt à l'influence épidémique qu'à la perturbation apportée par le vaccin qu'il faut attribuer le fait.

 En tout cas ni la vaccination ni la revaccination ne sauraient aggraver l'état de l'individu soumis à la double influence du vaccin et de l'épidémie. »

* On peut aussi remarquer le style de l'époque !

** Notez aussi "Je crois..." On pourrait souhaiter d'autres arguments pour une pratique aux conséquences aussi redoutables pour les populations.

 

Ainsi parlent les experts …

 Que la population puisse souffrir gravement de leurs erreurs, peu leur importe, la machine infernale de la vaccination doit poursuivre sa route...

 

IMPLACABLEMENT

 

Mais jusqu'à quand ?

Jusqu'à ce que nous prenions conscience

 

ANNEXE

Parmi les dogmes du LEEM [9] (partagés avec d'autres …)

 

« Lorsqu’un vaccin contre une maladie infectieuse est mis en circulation et que les taux de couverture vaccinale augmentent, le nombre de personnes touchées par la maladie diminue. à l’inverse, lorsque la couverture vaccinale diminue, on assiste à une réapparition de la maladie »

« Le vaccin contre la variole a permis d’éradiquer cette maladie de la planète à la fin des années 70, dix ans après le lancement de la campagne mondiale de vaccination par l’OMS.

L’OMS et la fondation Gates, l’alliance GAVI… espèrent aboutir bientôt au même résultat avec la poliomyélite, qui a déjà totalement disparu d’Europe de l’Ouest et du continent américain. »

 

Pour ce qui sera de la soi-disant éradication de la polio, voir par exemple, après beaucoup d'autres articles, mon dernier article sur "L'éradication mondiale du poliovirus de type 2" [10].

 

[1] http://www.leem.org/atelier-presse-vaccins-4-defis-relever

[2] Récapitulatif http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2013/10/16/28149160.html

[3] Poster http://p0.storage.canalblog.com/02/21/310209/90757466.pdf

[4] Vidéos http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2013/04/04/26834641.html

[5] http://www.liberation.fr/evenements-libe/2014/04/17/vaccination-et-rumeur-faire-face_994564

[6] Mon article sur l'expérimentation animale : http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2012/01/03/23148650.html

[7] Variole explosive en Inde

http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2012/02/03/23430717.html

[8] http://p5.storage.canalblog.com/56/75/310209/68965169.pdf

 [9] http://www.leem.org/sites/default/files/VACCINATION.pdf

[10] http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2015/09/24/32675770.html

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31 octobre 2015

Une étude démontre que le Gardasil sera inoffensif chez les fillettes !

 

 

Oui, avant même que la vaccination par le Gardasil ou par son cousin Cervarix soit mise en œuvre chez les fillettes au collège à 11 ans comme recommandé par le HCSP, (voire au primaire à 9 ans s'il s'avérait plus facile de la mettre en œuvre dans les écoles), je peux d'ores et déjà annoncer, en avant première, que les études cas-témoins qui seront publiées plusieurs années après le lancement de cette campagne démontreront l'absence de liens entre cette vaccination et, par exemple, des atteintes démyélinisantes survenues dans les premières années qui suivront cette vaccination.

 

Oui, je peux non seulement l'affirmer mais le démontrer ! La raison est très simple : les futurs cas et leurs futurs témoins associés, qui seront du même âge et d'une grande proximité géographique, auront évidemment été vaccinés à peu près en même temps, à quelques jours ou semaines près, ou même quelques mois. Aussi, les dates de vaccination des témoins associés à un même cas ne seront ni indépendantes entre-elles ni avec celle du cas. Mathématiquement, cela neutralisera toute possibilité de signal quand le facteur d'exposition sera un délai du type ''la maladie est apparue dans les 2 ans qui ont suivi la vaccination''.

J'ai déjà consacré un article sur ce thème ''Le pire ennemi des études cas-témoins : le calendrier vaccinal !'' [1]

Je vais essayer ici de présenter l'affaire d'une autre façon que j'espère plus simple et plus aisée à comprendre. Je propose un exemple fabriqué qui expliquera d'abord le principe du test cas-témoins :

 

Principe d'une étude cas-témoins

Une population a été vaccinée le même jour, le 1er janvier 2000. La première année on observe 90 cas de scléroses en plaques, plus précisément elles sont toutes apparues en même temps, le 31 décembre de l'an 2000, soit exactement 1 an après. Il y en aura 10 autres qui apparaitront l'année suivante, toutes le 31 décembre 2001, soit exactement 2 ans après la vaccination.

C'est clair, la comparaison des nombres de cas apparus dans l'année qui suit la vaccination et au cours de la seconde année après cette vaccination, soit 90 contre 10, montre un signal aussi fort qu'indiscutable.

On pourrait tester par une loi de Poisson ''nombre de cas apparus sur un an'' mais c'est vraiment inutile ici et ce n'est pas l'esprit de cet article.



En cas-témoins ce signal pourtant très fort va s'évanouir totalement

A chacun des 100 cas on va associer 10 témoins, soit 1000 témoins en tout. Un témoin n'est pas malade et est associé de façon spécifique à un cas. Il est généralement du même âge, du même sexe et d'une même proximité géographique que le cas auquel il est associé, mais ici ces conditions ne joueront pas puisque toute la population a été vaccinée le même jour. Chaque témoin est choisi au hasard parmi des personnes  répondant aux conditions fixées. Un témoin n'étant pas malade le début de la maladie sera pour lui celle du cas auquel il est associé, dite date index.

Pour chacun des 900 témoins associés aux 90 cas apparus le 31 décembre 2000, la date index sera donc le 31 décembre 2000. Pour eux, le délai entre leur vaccination et leur date index sera 1 an, comme pour les cas qui leur correspondent.

Pour les 100 témoins associés aux 10 cas apparus le 31 décembre 2001, la date index sera le 31 décembre 2001. Pour eux, le délai entre leur vaccination et leur date index sera exactement 2 ans comme pour les cas qui leur correspondent.

On choisit* alors le critère d'exposition qui d'ailleurs s'impose ici comme particulièrement judicieux :

Un cas sera dit exposé s'il est apparu dans l'année qui suit la vaccination, soit au cours de l'an 2000. Les cas apparus en dehors de l'an 2000 seront dit non exposés.

Il y a donc 90 cas exposés et 10 non exposés. L'odd relatif aux cas désigne le rapport ''exposés/non exposés''. Il vaut 90/10=9.

Il y a de même 900 témoins exposés et 100 non exposés. L'odd relatif aux témoins, c'est à dire le rapport ''exposés/non exposés'', sera donc 900/100=9.

L'odds ratio noté OR est le quotient de ces 2 odds, il vaut donc 9/9=1 et n'aura évidemment aucune chance de donner un résultat significatif car la valeur 1 correspond à l'équilibre parfait entre les cas (les malades) et les témoins (les non malades). Autrement dit, les proportions d'exposés chez les cas et chez les témoins sont les mêmes.

* On peut explorer à volonté différents  critères d'exposition. On recherche évidemment ceux qui seront particulièrement judicieux quand ils permettent l'apparition d'un signal.

 


Pourquoi ce signal très fort disparait-il en cas-témoins ?

Parce qu'il n'y a pas indépendance entre l'exposition des cas et de leurs témoins associés : si un cas est exposé, tous ses témoins associés le seront aussi. Si un cas n'est pas exposé, ses témoins associés seront tous non exposés.

On utilise alors des lois de probabilités dans une situation où il n'y a pas d'aléatoire !!!

Pour que le test cas-témoins puisse fonctionner il faudrait, sur cet exemple bridé à 2 ans, que les témoins se répartissent plus aléatoirement entre la première et la deuxième année.

Supposons 500 témoins exposés et donc 500 non exposés, l'odd relatif aux témoins sera 500/500=1 d'où l'odds ratio OR=9 qui donnera alors un signal très significatif.

 

D'une manière plus générale, le calendrier vaccinal  organise  la marche des vaccinations en défilé militaire où les classes d'âge défilent les unes derrière les autres en rangs serrés. En conséquence, il n'y aura plus l'aléatoire indispensable entre les dates de vaccination des cas et de leurs témoins associés, ce qui tuera toute possibilité d'obtenir un signal.

 

Le calendrier vaccinal et plus encore les campagnes de vaccination spécifiques

ont tendance à neutraliser les études cas-témoins


Je précise toutefois les conditions de cette neutralisation :

1- le facteur d'exposition est un délai et non la vaccination ;  si la maladie apparait dans ce délai après la vaccination, le cas est dit exposé ;

2- ce délai est suffisamment long pour que les écarts de quelques semaines ou mois soient négligeables par rapport au délai choisi de sorte que, le plus souvent, si un cas est dans le délai d'exposition choisi, la plupart de ses témoins y seront aussi et qu'inversement, s'il n'y est pas, la plupart de ses témoins n'y seront pas non plus.


Avertissement

 

Dans les études épidémiologiques il y a 2 aspects complémentaires et aussi importants l'un que l'autre :

 1- Que valent les données retenues par les auteurs pour décrire l'impact d'une vaccination dans une population donnée ? Les distorsions entre les données retenues et la réalité à  décrire sont nommées biais.

 2- Que vaut l'utilisation que les auteurs ont fait des tests à leur disposition pour décrire les propriétés des données retenues ?

Je suis obligé de constater que le second aspect a été totalement négligé. C'est de lui dont je parle ici et seulement de lui.

Pour étudier sereinement certaines publications je tiens à préciser que je suppose que les données retenues par les auteurs sont les données exhaustives et exactes en tout point d'une population fictive. Ainsi, toute ressemblance avec une population réelle ne serait que pure coïncidence, tant il est vrai qu'il est toujours possible de contester l'adéquation des données retenues avec la réalité à décrire. Je ne m'occupe en aucune façon de cette adéquation  mais seulement de la façon dont les données retenues ont été traitées par des tests statistiques qui s'appuient sur des lois de probabilités exigeant un minimum de conditions de validité.

Si ces conditions ne sont pas suffisamment satisfaites, les résultats des tests peuvent être opposés à ce qu'ils devraient montrer. L'objectif de cet article est maintenant de montrer que cette insuffisance de conditions peut tout à fait se rencontrer dans des études publiées et pas seulement dans des exemples fabriqués tout exprès. Cela n'a rien à voir avec un biais, qui  n'est pas du tout de même nature.

Un exemple réel (mais sur une population  fictive !)

Dans la publication Tardieu 2007 sur la sclérose en plaques chez les enfants après vaccination hépatite B [2], les données publiées donnent 28 cas apparus au cours des 2 premières années après la vaccination, 34 au cours des années 3+4 cumulées et seulement 12 au cours des années 5+6 cumulées après la vaccination. Cet effondrement du nombre de cas retenus par les auteurs donne un signal fort. Peu importe ici les interprétations qu'on pourrait lui donner. Ce qui compte c'est la disparition de ce signal en cas-témoins, le seul test que les auteurs utilisent :

Que disent les tests cas-témoins ?

Les auteurs ont publié une vingtaine de tests avec ajustement par régression logistique conditionnelle (ça en jette!) pour lesquels ils concluent à l'absence de signal :

« Exposure to HBV was not associated with a significant increase in the risk of a first episode of MS (Table 2). »

Pourtant il suffit de considérer 3 nombres pour obtenir un signal !!!

On trouve en particulier dans le tableau 2 un test sur le délai [0 4 ans] avec OR=1,05 ; intervalle de confiance  [0,66   1,68]

Délai supérieur à 4 ans : OR=1,23 ;  intervalle de confiance  [0,64   2,37]

 

Comment détecter cette neutralisation du signal ?

 

Il suffit d'observer la répartition dans le temps des témoins vaccinés !

 

Il y  a 237 témoins vaccinés pour les 2 premières années, 239 pour les 2 années suivantes et 102 pour les années 5 et 6 cumulées. Il faudrait que ces 578 témoins vaccinés se répartissent à parts égales entre ces 3 périodes de 2 ans, aux variations aléatoires près. La moyenne pour ces périodes étant 578/3=192,7  on est très loin du compte ! Si on avait successivement 193, 193 et 192 témoins vaccinés sur ces 3 périodes, on trouverait un signal très significatif d'un déficit de cas pour la troisième période :

il y a 12 cas sur cette période pour 192 témoins exposés contre 62 cas pour 476 témoins non exposés sur la pérode de 0 à 4 ans soit  OR=0,39 pour une probabilité 0,2% d'obtenir un écart au moins aussi grand que celui observé. J'ai négligé les 6 cas et les 31 témoins au delà de 6 ans. Avec eux en testant au delà de 4 ans, soit 18 cas et 192+31=223 témoins on obtient OR=0,50 avec une probabilité 0,7% d'obtenir un écart au moins aussi important que celui observé .

De même on trouve un signal très significatif d'un excédent de cas sur les 4 premières années par rapport aux 2 années suivantes :

OR=2,57 avec une probabilité 0,2% d'obtenir un écart au moins aussi important que celui observé. OR=1,99 avec une probabilité 0,7% si on tient compte des cas et témoins au delà de 6 ans.

Tableau récapitulatif :

 Nombres de vaccinés

Années 1+2

Années 3+4

Années 5+6

Cas 

28

34

12

Témoins 

237

239

102

Témoins attendus

193

193

192


C'est l'organisation de la campagne de vaccination qui s'oppose à une répartition à peu près uniforme des témoins vaccinés sur ces 3 périodes. Les futurs cas et leurs futurs témoins associés étant du même âge ils auront été vaccinés à peu près en même temps. Aussi, la chute du nombre de cas sur la troisième période s'accompagne d'une chute parallèle du nombre de témoins vaccinés. Il devient alors impossible de tester valablement.

 

Une analogie   pour aider à comprendre :

 On veut étudier une courbe qui est en réalité une sinusoïde. Pour cela on regarde les variations des distances des points entre l'axe des abscisses et ceux de la courbe. C'est classique ! Mais supposez que l'axe de référence (l'abscisse) soit lui-même une sinusoïde en phase avec la courbe à étudier. Les distances entre la courbe témoin, l'axe des abscisses,  et celle à étudier seraient alors constantes et on en déduirait que la sinusoïde est … une droite !!!

 C'est exactement ce qui se produit dans cette publication Tardieu sur les délais après vaccination hépatite B. On va retrouver la même problématique  avec la publication Langer-Gould.

 

Interprétations du signal :

On peut avancer 2 interprétations pour le signal exprimé par les 3 nombres 28, 34 et 12 sur la même durée de 2 ans.

1- Si on admet que 12 correspond au nombre de cas attendus sur 2 ans en l'absence de vaccination, 28 et 34 expriment un accroissement très significatif de cas au cours des 4 années qui suivent la vaccination, ce qui peut donner à penser qu'elle a une responsabilité.

2- Si on admet que 28 et 34 cas en 2 ans sont dans la norme attendue, alors seulement 12 cas en 2 ans mettrait en évidence un déficit de cas pouvant correspondre à une sous-notification importante.

Cette dernière hypothèse est très vraisemblable car les auteurs avaient mis une barrière à 16 ans : tout cas apparaissnt au delà de cette limite n'était pas retenu dans l'étude, plus précisément un enfant vacciné avant cette limite et qui débutait sont atteinte démyélinisante à 17 ans par exemple n'était pas retenu. Cela a pu entrainer une sous-notification importante et comme ce sont seulement les sous-notifications relatives qui peuvent apparaitre ici, il est vraisemblable qu'elles auront été plus importantes pour les délais longs que pour les délais courts.

Les 2 hypothèses ne sont pas exclusives.

 

Exemple avec la publication Langer-Gould

Par contre, le test significatif obtenu par Langer-Gould (mon article [3]) sur un délai de 14 jours est beaucoup moins impacté par la raison que j'avance ici car ce délai court autorise des expositions aléatoires entre cas et témoins associés, même si les dates de leurs vaccinations sont proches (voir Annexe). Dans cette étude on retient la dernière vaccination pratiquée avant l'apparition d'une atteinte démyélinisante centrale ainsi que la durée qui sépare les 2 événements. Il a été constaté 14 cas dans les 14 jours qui suivaient une vaccination.

Voici ce qu'en dit le président du CTV Daniel Floret [4]:

« L'augmentation du risque de révélation d'une ADSN (atteinte démyélinisante du système nerveux) à proximité immédiate d'une vaccination (tous vaccins confondus) est une constatation intéressante : le fait que cette augmentation du risque disparaisse à distance va dans le sens d'une non responsabilité du vaccin dans la genèse de la maladie. Par contre, la stimulation immunitaire provoquée par le vaccin peut précipiter le passage d'une phase asymptomatique à une phase symptomatique de la maladie. Une maladie infectieuse peut avoir le même effet.

Cette hypothèse est en accord avec le fait démontré que l'apparition des premières manifestations de SEP (sclérose en plaques) fait suite à un processus immunitaire et un processus de démyélinisation débuté depuis plusieurs années auparavant. »

Daniel Floret souligne alors que cette étude montrerait l'absence de risque sur un délai long comme 3 ans :

 « Cette étude est très rassurante dans la mesure où elle démontre à 3 ans l'absence de lien entre toute vaccination et la révélation d'un ADSN*. Ce fait est notamment démontré pour les vaccins hépatite B et HPV . »

En réalité, pour les raisons que je viens d'exposer, cette étude ne permet pas de démontrer quoi que ce soit sur un délai aussi long. En effet :

Pour la première année après la vaccination il y a 195 cas vaccinés et 854 témoins vaccinés. Entre 1 et 3 ans on trouve 106 cas vaccinés et 508 témoins vaccinés. On constate ainsi qu'il y a 508 témoins vaccinés sur un délai de 730 jours contre 854 sur un délai de 365 jours ! Si les témoins vaccinés se répartissaient de façon aléatoire entre les 2 périodes il devrait y en avoir à peu près 2 fois plus sur le délai de 2 ans. On est très loin du compte car 854/365=2,34 témoins vaccinés par jour au cours de la première année contre 508/730=0,70 au cours des 2 années suivantes. La neutralisation du signal recherché est assurée !

Tableau récapitulatif :

 

Vaccinés

Première année ; 365 jours

Années 2+3 ; 730 jours

Cas

195

106

témoins

854

508

Témoins / jour

854/365=2,34

508/730= 0,7

Sur les cas il y a un signal très fort et évident : 195 cas en 365 jours contre 106 cas en 730 jours. Il ne permet pas pour autant d'affirmer que le vaccin aurait provoqué de nombreux  cas, tout particulièrement au cours de  la première année qui suit la vaccination, même si c'est vrai sur les 14  premiers jours. Mais les 14 cas apparus au cours de cette période ne sont pas suffisamment nombreux pour expliquer un tel écart entre la première année et les 2 années suivantes.

Si la population recevait au moins une vaccination chaque année, il n'y aurait aucun cas au delà d'un an puisqu'on comptabilise les cas apparus après la dernière vaccination reçue. Ils seront donc tous dans le délai d'un an même si les vaccinations sont sans effet sur la maladie. Les écarts constatés peuvent s'expliquer par la façon dont les vaccinations ont été réparties dans le temps, ce qui est sans lien avec la dangerosité du vaccin.

 

 

Alors, comment faire en pareils cas ?

 

D'abord, comment rechercher la durée de gestation chez la souris ?

Le principe est simple, il suffit de féconder par exemple une centaine de souris pour obtenir une centaine de nombres qui seront les délais entre fécondation et naissances. Puis de rechercher :

1- s'il existe un pic parmi ces nombres ;

2- s'il existe une forte concentration autour de ce pic ;

3- plus généralement chercher à préciser la dispersion autour de ce pic.

Voilà le principe, il est simple et, je pense, compréhensible par tous. Il ne viendrait à l'idée de personne de traiter une telle question en cas-témoins, ce qui conduirait à introduire des souris non fécondées pour étudier la durée de gestation !!!

 

On peut appliquer le même principe pour étudier l'action d'une vaccination

 

Disposant par exemple d'une centaine de vaccinés ayant fait une atteinte démyélinisante, on aura ainsi une collection d'une centaine de délais entre la vaccination considérée et l'apparition de la maladie. Si on observe un pic parmi ces délais on pourra alors penser que la vaccination aurait pu générer la maladie pour un certain nombre de cas avec une durée d'incubation privilégiée autour de ce pic.

 

Si on n'observe pas de pic on pourrait penser qu'il n'y a pas eu incubation à partir de la date de la vaccination, autrement dit que la vaccination n'y serait pour rien dans la genèse de la maladie. Mais en pareil cas il faut aussi envisager que la maladie n'ait pas une durée d'incubation privilégiée, les variations de cette durée d'incubations étant trop importantes pour qu'un pic puisse apparaître. Ou encore que les données ne soient pas assez nombreuses pour cela. Ou encore qu'une ou plusieurs autres vaccinations pratiquées après la vaccination qui aurait généré le processus démyélinisant viennent l'accélérer comme l'étude Langer Gould l'a montré, ce qui fausserait les délais d'incubation.

 

C'est le cas pour l'étude Hernan publiée en septembre 2004. Réalisée sur des données britanniques, elle portait sur le lien entre l'apparition d'une sclérose en plaques et la vaccination hépatite B. Il n'avait été retenu que 11 cas vaccinés apparus dans les 3 années qui suivirent la vaccination. Impossible de faire apparaître un pic de cas, d'autant plus que les nombres de cas par années étaient 4, 4 et 3. Pourtant le test cas-témoins était significatif, le facteur d'exposition étant la vaccination et non un délai particulier au sein de ces 3 années.

Je n'ignore pas que plusieurs centaines de cas, vaccinés ou non, avaient été écartés de l'étude pour des raisons diverses. C'est pourquoi l'application à la population source du résultat obtenu sur l'échantillon retenu a pu faire polémique. Ce n'est pas mon propos ici, les données retenues étant supposées être les données exactes et exhaustives d'une population fictive. Ce pour tenter d'éviter qu'une analyse des conditions d'utilisation des tests statistiques ne soit occultée au profit des discussions habituelles sur l'adéquation des données avec la réalité à décrire. Pour tenter d'éviter ...

 

En conclusion, même si la méthode cas-témoins peut avoir son utilité dans certains cas pour étudier l'impact d'une campagne de vaccination, elle doit être utilisée avec une grande prudence car elle peut aussi être non valable quoi qu'on fasse pour étudier selon des délais. On constate aussi  qu'il existe une méthode très simple pour étudier la possibilité qu'une vaccination soit à l'origine, par exemple, d'atteintes démyélinisantes. Il suffit de disposer d'un échantillon convenable de cas pour lesquels on dispose de la date de la vaccination et de la date du début de la maladie et d'y rechercher l'existence d'un pic. Pour la vaccination hépatite B, de telles données existent sûrement. Elles pourraient aussi commencer à exister pour la vaccination HPV.   En tout cas ce serait l'enfance de l'art de débuter ainsi les investigations qui ne nécessitent pas de s'encombrer des témoins qui peuvent perturber plus ou moins gravement les signaux qui pourraient exister.

Une étude directe sur les cas  qui donne 2 signaux convergents

Premier signal

Quand on confronte les données des publications Tardieu 2007  et 2008 on constate qu'il y avait chez les enfants vaccinés contre l'hépatite B 154 cas d'atteintes démyélinisantes retenues dont 80 scléroses en plaques, soit 52% ; que chez les non vaccinés contre l'hépatite B il y avait 195 atteintes démyélinisantes dont 63 scléroses en plaques, soit 32%. A vue on se doute que l'écart entre 52% et 32% a toute chance de donner un signal fort en raison de l'importance des nombres absolus 154 et 195. C'est ce que confirme un calcul classique de probabilités : il y a moins d'une chance sur 10000 d'observer un écart au moins aussi important par le seul fait du hasard.

Comment interpréter ce signal très fort ?

La vaccination hépatite B aurait favorisé, chez un certain nombre d'enfants, l'évolution en sclérose en plaques d'une première atteinte démyélinisante qui soit serait apparue même sans cette vaccination mais sans évoluer en sclérose en plaques, soit aurait été initiée par cette vaccination. Il n'est pas possible, avec ces seules données, de distinguer entre ces 2 possibilités.

Second signal

Il existe dans les publications Tardieu 2007-2008 d'autres signaux convergents en faveur d'un lien entre vaccination hépatite B et sclérose en plaques. En particulier à partir du constat sur l'âge : l'âge moyen des SEP est 11,5 ans contre 7,8 pour les ADC simples (atteintes démyélinisantes non SEP). Comme la date retenue pour la SEP est la date de la première atteinte et non du début de la SEP proprement dite (la seconde atteinte) les âges des 2 groupes peuvent être comparés. Cet écart de 3,7 années est énorme comparé aux âges absolus. Il y a là un autre signal indépendant de celui que j'ai pointé et qui a une interprétation très intéressante que j'ai exposée dans

http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2014/11/03/30888311.html

La voici :

 

Il existe au moins 2 hypothèses permettant d'expliquer un tel écart :

 

 Des enfants vaccinés à 11 ans en sixième ont pu faire leur première ADC à 13, 14, 15 ou 16 ans.

1-  Si des ADC étaient des coïncidences, c'est à dire seraient apparues en l'absence de la vaccination mais seraient restées simples sans cette vaccination, ces enfants vont quitter le groupe ADC simples dans lequel il se seraient trouvés sans cette vaccination. Ce groupe va donc perdre des effectifs d'âge élevé. L'âge moyen du groupe ADC simple ainsi que ses effectifs vont ainsi pouvoir décroitre au double profit du groupe SEP  (effectifs et âge moyen).

2- Si des ADC n'étaient pas des coïncidences, c'est à dire ne seraient pas apparues sans la vaccination et que sous l'action de la vaccination elles avaient évolué en SEP, ces cas viendront grossir le groupe SEP en apportant avec eux un âge élevé : l'âge moyen du groupe SEP va pouvoir croitre ainsi que son effectif.

  L'écart important observé entre les âges moyens des 2 groupes pourrait permettre de valider au moins une de ces 2 hypothèses, sans qu'il soit possible, avec ces seules données, de pointer l'une plutôt que l'autre.

 

On voit ainsi que les 2 signaux trouvés sont parfaitement concordants, le second expliquant le processus qui a crée le premier.

 

 

Les auteurs comme les commentateurs des études Tardieu avaient vu qu'il y avait un problème car la publication 2008 sur l'ensemble des atteintes démyélinisantes retenues donnait beaucoup trop de tests avec un odds ratio nettement inférieur à 1. Les uns et les autres ont voulu penser qu'il s'agissait d'un biais de sélection des témoins qui aurait conduit à avoir trop de témoins vaccinés, ce qui fait chuter l'odds ratio.

 

Par ailleurs, un test cas-témoins (sans ajustement) pratiqué sur les cas  d'atteintes démyélinisantes qui n'étaient pas des scléroses en plaques donne un signal significatif côté "vaccin protecteur" avec une probabilité 2%. Il indique donc un déficit de cas dans cette catégorie. Où sont-ils allés ? Soit dans la catégorie "non malade", d'où un effet protecteur qui pourrait être réel, soit dans la catégorie "sclérose en plaques" indiquant un effet aggravant. Le résultat que j'ai obtenu montre qu'il s'agit très vraisemblablement d'un effet aggravant que les auteurs et commentateurs n'ont pas vu, certains allant même jusqu'à voir un effet protecteur !!! Au congrès de la Sfsp à Lille les 4-6 novembre 2011 j'avais en effet entendu le président du CTV dire que le vaccin hépatite B pourrait même avoir un effet protecteur contre ces atteintes démyélinisantes !!!

 

On constate aussi que ce test avec témoins donne une probabilité 2%=200/10000 très inférieure à la probabilité 1/10000 trouvée directement sur les cas, ce qui indique très certainement un problème relatif aux témoins.

Ces exemples simples montrent tout à la fois qu'il est possible de travailler  directement sur les cas avec efficacité et que le recours systématique aux témoins n'est pas dépourvu d'inconvénients.

 

 

ANNEXE

 

Langer-Gould a obtenu en cas-témoins un résultat significatif pour l'apparition d'une atteinte démyélinisante dans les 14 jours qui suivent une vaccination quelconque. On voit dans le tableau ci-dessous qu'un signal très fort apparaît quand on compare les 14 cas apparus sur la première période de 14 jours avec la moyenne 3,7 des nombres de cas apparus au cours des 77 périodes suivantes de 14 jours en lien avec la durée d'observation de 3 ans.

 

Délais

0 à14 jours

15 jours à 3 ans

0 à 3 ans

Cas vaccinés

14

287

301

Moy / 14 jours

14

3,7 sur 77 périodes

3,85

Témoins vaccinés

29

1333

1362

Moy / 14 jours

29

17,26 sur 77 périodes

17,41

 

La répartition des 1362 témoins vaccinés montre que la première période de 14 jours est très sensiblement au dessus de la moyenne 17,41 avec 29 témoins vaccinés.   Ici c'est le nombre important de cas apparus dans les 14 jours après une vaccination (14 cas) qui permet d'obtenir un signal en cas-témoins malgré un nombre de témoins vaccinés très largement supérieur à la moyenne sur cette même période.

Cela signifie que le résultat pourrait être plus nettement significatif, ce qui confirme qu'il s'agit d'un résultat fort, non occasionnel.

 Remarque : dans ce tableau je n'ai pas pris en compte  les cas et les témoins qui sont au delà du délai de 3 ans bien qu'ils interviennent dans les calculs des auteurs. La raison est simple : pour eux je ne sais pas dans quels délais ils se trouvent. Cependant, ils ne peuvent modifier profondément les observations faites sur les 3 premières années.

En correspondance avec les idées de mon article :

Extrait d'un commentaire de CMT sur le blog du Docteur du 16 :

http://docteurdu16.blogspot.com/2015/12/bilan-de-lannee-2015-et-meilleurs-voeux.html?showComment=1451828590665#c7375545757648455119

J’avais déjà dû citer cet article

http://journal.frontiersin.org/article/10.3389/fpsyg.2012.00137/full

montrant que les étudiants en jeunes chercheurs ne vérifiaient pas que les conditions de validité des tests statistiques qu’ils utilisaient étaient remplies. Vandeman et Morris ,dans une publication de 2003, donnaient l’avis suivant aux étudiants en biostatistiques : « n’utilisez jamais de modèle mathématique sans avoir conscience que vous êtes en train de faire implicitement des hypothèses, et que la validité de vos résultats ne sera jamais plus grande que la plus discutable d’entre elles « .

 

[1]  http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2015/02/21/31572029.html

[2]  http://archpedi.jamanetwork.com/article.aspx?articleid=571612

[3] http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2014/11/24/31023183.html

[4] https://www.mesvaccins.net/web/news/6111-vaccinations-et-affections-demyelinisantes-du-systeme-nerveux-une-nouvelle-etude



Posté par BernardGue à 21:07 - Commentaires [19] - Permalien [#]

14 octobre 2015

Comment se propage le virus de la grippe ?

Une question d’utilité publique ...
(pour éviter des "morts" dans les forums sur la grippe et sa vaccination  (sourire ...) 
 
 
 
Je vais d'abord décrire ce que j’avais retenu des explications que j'ai saisies un peu à la sauvette en 2009 et qui avaient été données par des spécialistes de la grippe s’adressant à des médias. Je ne sais pas si j’ai gardé des liens références dans mes nombreux articles de l’époque ni si ces liens seraient encore valables aujourd’hui mais j'en donne un autre qui semble très sérieux (voir l'ANNEXE).
Mais voici :
 
Le virus de la grippe est à l’origine un virus des oiseaux, donc un virus “léger” si on peut dire. Comme les oiseaux il "vole" !  Par l'air respiré il peut se loger dans les fosses nasales et y séjourner. S’il ne va pas plus loin, la personne ne sera pas malade, ne produira pas d’anticorps. S’il va plus loin et que la personne tombe malade, ses anticorps seront sans action sur les virus qui sont encore dans ses fosses nasales. Si elle a été vaccinée, ses anticorps seront aussi sans effet sur le virus ainsi placé.
 
De ce perchoir, en quelque sorte, le virus pourra s’envoler (j’utilise des images) vers d’autres personnes (respiration, toux, chant ...) ou aller sur les doigts de la personne puis sur les poignée de portes etc.
 
C’est pourquoi des recherches avaient été entreprises pour produire un vaccin nasal, comme le vaccin oral pour la polio, les virus polio se propageant par les selles. Il en existe un à  virus vivants et disposant d'une AMM comme l'indique le Guide des vaccinations 2012 à la page 85 sur le site de l'InPES :
«Il existe à ce jour  un seul vaccin vivant atténué disposant d'une AMM.
L'atténuation du virus est liée à des souches qui ne peuvent pas se répliquer au delà de 39°C pour les souches A, de 37°C pour la souche B. Le  virus atténué peut ainsi se multiplier au niveau du nasopharynx et initier une réponse immunitaire muqueuse et sérique. Par contre le virus est incapable de disséminer au niveau des voies respiratoires inférieures et des poumons, empêchant ainsi l'apparition des signes cliniques de la maladie.
Ce vaccin se présente dans seringue préremplie avec un embout dédié permettant de pulvériser le vaccin par voie intranasale.
Le vaccin est indiqué chez les enfants et adolescents de 24 mois à 17 ans. »
On voit la correspondance avec le vaccin polio oral qui crée à la fois une immunité sérique et au niveau de l'intestin : on a ici une immunité sérique et au niveau des muqueuses nasales.
 
Conséquences : la vaccination injectable ne peut pas avoir une véritable action pour empêcher le virus de voler de personnes en personnes. L’objectif réel (et déclaré, sauf propagande) de la vaccination a toujours été de réduire les complications de la grippe et non d’en limiter la diffusion. Je me souviens d’une affirmation d'Antoinee Flahault  disant qu’il n’existait aucune preuve qu’on pouvait arrêter une épidémie de grippe par une campagne de vaccination même s’il a aussi affirmé qu’avec 50% d’immunisés l’épidémie s’arrêterait. Il parlait aussi beaucoup des porteurs asymptomatiques.
 
Ainsi, le vaccin grippal serait un vaccin égoïste, cad qui ne protège, au mieux, que le vacciné sans aucune incidence sur la diffusion du virus.
 
De même, le vaccin polio injectable est, de manière certaine, un vaccin égoïste (terme utilisé par les épidémiologistes ; par exemple le BCG est qualifié de vaccin égoïste) puisque des virus contaminants ayant pénétré par la voie orale poursuivront leur route vers le gros intestin et se retrouveront là ou iront les selles sans que les anticorps n’y puissent rien. D’où une possible contamination d’eaux consommées par les populations ... (voir par exemple mon article sur l'éradication du poliovirus sauvage de type 2)
Si les virus grippaux traversaient les fosses nasales sans s’y attarder pour ne devenir potentiellement contaminants pour d’autres personnes qu’après avoir été exhalés par les poumons, alors les anticorps vaccinaux pourraient bloquer le virus et empêcher le vacciné de devenir contaminant. S’il est exact que des virus peuvent rester dans les fosses nasales sans passer par le corps, alors la vaccination n’y pourra rien.
 
Mais ces explications fondamentales ne sont pratiquement jamais données, sauf pendant la période exceptionnelle de 2009, car elles tueraient immédiatement le débat périodique annuelle sur la vaccination grippale et l’affirmation selon laquelle il faut se vacciner pour protéger les autres. Certains s‘étripent sur cette question dans les forums ... Ils traitent ainsi de questions qu'ils qualifient de fondamentales sans jamais se demander comment le virus se propage !!!
 
Une action qui elle pourrait être efficace contre la diffusion du virus comme pour la protection de l’individu : une substance adaptée (huile essentielle par exemple ?)  dans les fosses nasales afin d’y neutraliser le virus et qu'on pourrait introduire plusieurs fois par jours ? Je pose la question.
 Voir l'ANNEXE pour des sites relatant les études d'experts  ayant étudié cette propagation. On peut constater qu'ils  répondent  en fait à la question majeure : pour qu'une personne devienne contagieuse, est-il indispensable que le virus pénêtre dans l'organisme ou suffit-il qu'il reste en surface (sur les muqueuses nasales et de là sur les mains par exemple). Si cela était suffisant, les anticorps seraient inopérants.
Leur réponse est que le virus peut rester à la surface :
"L’endroit où les particules se déposent dans les voies respiratoires de l’hôte potentiel du virus dépend principalement de leur taille. Les particules balistiques peuvent se déposer directement sur les muqueuses, mais la probabilité qu’elles soient inhalées est faible."
Voir lien et détails dans l'ANNEXE
 
Deux rappels incontournables sur le vaccin antigrippe
 
Premier rappel : il n’y aura pas de vaccins pour tout le monde car seule la vaccination des personnes dites à risque est prévue et que poser à chacun la question : ”vous ferez-vous vacciner contre la grippe ?” est dépourvue de signification collective.
Même si individuellement chacun peut aller acheter une dose en pharmacie, il ne faut pas que trop de personnes aient la même idée. Cela s’était déjà produit en 2005, après l’annonce de l’arrivée prochaine de la pandémie H5N1. “Il ne viendra pas tout seul mais avec la grippe saisonnière” déclarera le professeur Jean-Philippe Derenne à la télé. “Aussi, en se vaccinant contre la grippe saisonnière, on se protègera contre le H5N1”.
 
Cette déclaration avait fait s’étrangler de rire Jean-François Saluzzo, le Monsieur vaccin de Sanofi. Cette année là il y avait 11 millions de doses pour la France contre 7 l’année précédente. Pour être sûr de les écouler les autorités pensaient qu'il fallait une intense propagande, si intense, sur fond de H5N1, qu’au 1er novembre le stock de doses avait fondu comme neige au soleil, ce qui contraignit le ministère à un communiqué piteux demandant aux personnes non à risque de ne plus acheter de doses afin d’en laisser aux personnes âgées (qui, ne pouvant pas courir, n’avaient pas pu arriver à temps à la pharmacie !!!)
 
Cet épisode, un peu oublié dans les analyses et commentaires, pourrait bien être à l’origine de la bouderie de la vaccination H1N1. Une enquête conduite en juin 2009 par Michel Setbon sociologue (qui fut membre du CTV) révéla à cette époque que les Français ne seraient pas enclins à se faire vacciner contre la grippe.
 
N’en déplaise à certains qui veulent croire que leur action personnelle  serait à l’origine de cette attitude, il est bien plus vraisemblable de penser que l’affaire était déjà pliée dès  2006, 3 ans avant 2009, quand la pandémie H5N1 eut fait long feu.
 
C’est le baigneur qui crie “au secours!” Toute la plage se précipite ...  Poisson d’avril ! Quand il recommence le lendemain, plus personne ne bouge sauf ceux qui n’étaient pas là la veille.
 
Second rappel : l’an dernier la grippe fut affirmée beaucoup plus fréquente alors que le vaccin était peu efficace. Cela “démontre” l’utilité du vaccin les années précédentes.
"Quand le vaccin est moins efficace, c’est beaucoup plus grave !  Evident !!!"   
   Evident ou trop facile ?
C'est oublier que les années précédentes, la circulation du même virus avait immunisé de nombreuses personnes contre lui. La modification du virus avait soudain rendu inopérante cette immunisation acquise, pas forcément par la maladie ni par le vaccin mais d'abord par la circulation du virus. Ces personnes n’étaient plus immunisées l’année passée contre ce nouveau virus.
Additif

La grippe au congrès Sfsp (Société française de santé publique)

Le congrès biannuel s'est déroulé à Tours du 4 au 6 novembre 2015 avec uns session parallèle (non plénière) sur la grippe avec plusieurs communications dont celle d'Isabelle Bonmarin, responsable de la gippe à  l'InVS sur le « bilan de l'épidémie grippale 2014-2015 ».

Voir son diaporama

où elle montre le journal Le Monde titrant "Grippe, 18300 décès de plus en 2015" ! Elle dira que cet excédent de décès est dû à de multiples causes et qu'à l'heure actuelle, soit plus de 7 mois après la fin de l'épidémie, l'InVS travaille toujours pour essayer d'estimer la part qui revient à la grippe. Oui, cet excédent de décès n'est pas dû qu'à la grippe contrairement à ce qu'on nous fait croire...

Il sera aussi question des mesures barrières contre la grippe en mentionnant l'avis et le rapport du HCSP du 25 septembre 2015 sur la question.

Les mesures barrières, dont le lavage des mains, sont destinées à être appliquées par des non malades (personnel soignant des hôpitaux principalement) afin d'éviter que ces personnes non malades transmettent la grippe à des personnes hospitalisées.

Extrait du résumé du rapport :

« En milieu communautaire, l’hygiène des mains doit être promue pour la lutte contre les infections respiratoires ou non et repose surtout sur le lavage à l’eau et au savon, voire l’utilisation de solutés hydro-alcooliques (SHA). En collectivité de soins, l’hygiène des mains est primordiale pour limiter la transmission croisée en privilégiant la friction hydro-alcoolique des mains en l’absence de souillures, sinon avec l’eau et le savon. Le HCSP recommande des campagnes d’information auprès du public sur la mise en œuvre des mesures barrières non spécifiques telles que l’hygiène des mains, la limitation des contacts entre les personnes malades et les autres, en particulier les sujets à risque. Il recommande une large diffusion de ces mesures auprès des établissements médicaux, médico-sociaux et d’enseignement. »

C'est donc très clair, si un tel rapport et un tel avis existent c'est qu'il est admis que des non malades peuvent transmettre le virus. La vaccination injectable ne peut avoir aucun effet sur cette transmission car le virus transmis ''rebondit'' en quelque sorte sur les personnes, à partir des fosses nasales, puis des doigts contaminés par le contact avec les fosses nasales etc. Le ministère a d'ailleurs édité une affichette décrivant le lavage des mains.

La responsable de la grippe à l'InVS dira aussi qu'avec la vaccination contre la grippe on ne cherche pas à casser l'épidémie mais à protéger les plus vulnérables.

Bien, on le sait depuis longtemps mais la propagande en faveur du vaccin contre la grippe ne fait pas dans la nuance : il faudrait se vacciner pour protéger les autres et ce discours, digne d'une disserte pour le bac, semble oublier qu'il n'y a pas assez de vaccins pour vacciner tout le monde, très loin de là. Par exemple sur le site de l'Assurance-maladie:

 

« Le virus de la grippe sévit habituellement d'octobre à mars. Parce qu'il évolue chaque année, il est indispensable de s'en protéger et de se faire vacciner chaque année. La campagne de vaccination débute cette année le 12 octobre 2015.

Pour éviter l'hospitalisation, passez à la vaccination !

Vous faire vacciner chaque année, c'est vous protéger et protéger les autres

La vaccination est le moyen le plus efficace pour vous protéger et protéger votre entourage. »

A voir aussi, en anglais, cet article avec vidéos sur l'impact des vaccinations antigrippales annuelles :

http://vaccineimpact.com/2015/why-are-so-many-healthy-people-dying-from-the-flu-after-receiving-the-flu-shot/ 

 

ANNEXE
Université de Montréal
http://www.umontreal.ca/grippe/pages/mesures-prevention.html 

Modes de transmission

Le virus de la grippe se propage par les gouttelettes projetées dans l’air par la toux ou les éternuements d’une personne infectée. On peut aussi contracter le virus en serrant la main d’une personne infectée ou en touchant des surfaces contaminées, puis en portant la main à ses yeux, à son nez ou à sa bouche.

La meilleure mesure de protection contre la grippe consiste à se faire injecter le vaccin contre la grippe chaque année et à appliquer des pratiques d'hygiène élémentaires, en particulier le lavage des mains fréquent ou le frottage des mains avec un gel à base d'alcool. 

Lorsque nous nous faisons vacciner, notre système immunitaire développe une protection (des anticorps) contre les souches du virus contenus dans le vaccin. Les anticorps aident à prévenir l'infection ou à réduire la gravité de la maladie. Comme le virus de la grippe peut être différent d'une année à l'autre, il faut renouveler le vaccin annuellement. C'est pourquoi il est important de se faire immuniser chaque automne.

Il y a aussi d'autres façons de prévenir la contamination par le virus de la grippe ou d'éviter de le répandre :

Se laver les mains : Se laver les mains fréquemment avec de l'eau chaude savonneuse pendant au moins 20 secondes ou utiliser un gel à base d'alcool pour se frotter les mains, surtout avant et après les repas, après avoir été aux toilettes, après avoir toussé ou éternué et après avoir touché à des surfaces susceptibles d'avoir été contaminées.

Se couvrir le visage : Utiliser un mouchoir ou lever le bras à la hauteur du visage lorsqu'on tousse ou éternue. On évite ainsi de projeter les gouttelettes infectées dans l'air et sur les surfaces que d'autres pourraient toucher et de contaminer ses mains avec le virus.

Nettoyer : Après avoir toussé ou éternué dans un mouchoir, il faut le jeter le plus tôt possible. On doit aussi nettoyer et désinfecter fréquemment les surfaces ménagères comme les poignées de porte et les interrupteurs d'éclairage susceptibles d'avoir été contaminés. 

On doit encourager tous les membres de sa famille, en particulier les enfants, à adopter ces pratiques.

Conseil des Académies canadiennes

LA TRANSMISSION DU VIRUS DE LA GRIPPE ET LA CONTRIBUTION DE L'ÉQUIPEMENT DE PROTECTION RESPIRATOIRE INDIVIDUELLE - ÉVALUATION DES DONNÉES DISPONIBLES

Le comité d'experts sur la grippe et l'équipement de protection respiratoire individuelle

http://sciencepourlepublic.ca/uploads/fr/assessments%20and%20publications%20and%20news%20releases/flu/(2007-12-19)_influenza_ppre_rapport_complet.pdf

 




Plus précisément, le document dit ceci page 3 :

"Les particules respiratoires émises par les patients sont de taille très variable. Les particules expulsées peuvent être réparties en deux catégories, selon leur mode de déplacement : les particules « balistiques » et les particules « inhalables ». Les particules balistiques sont des particules dont le diamètre aérodynamique moyen est supérieur à environ 100 µm1 et sont principalement affectées par la gravité, plutôt que par les frottements de l’air. Leur rayon d’action pour la transmission de l’infection est très proche du point de départ : généralement moins d’un mètre. Les particules inhalables sont celles dont le diamètre aérodynamique se situe généralement dans l’intervalle allant de 0,1 à 100 µm; selon leur taille et leur forme, elles peuvent rester dans l’air pendant une durée allant de quelques secondes à plusieurs jours."

"L’endroit où les particules se déposent dans les voies respiratoires de l’hôte potentiel du virus dépend principalement de leur taille. Les particules balistiques peuvent se déposer directement sur les muqueuses, mais la probabilité qu’elles soient inhalées est faible."

Donc c'est clair, il existe des particules porteuses du virus et qui ne seront pas inhalées. Le virus pourra donc se transmettre directement  en rebondissant en quelque sorte sur la personne impactée SANS être au préalable passé dans l'organisme, donc sans avoir pu rencontrer des anticorps.

Page 24 :

"Inhalation

Les voies respiratoires de l’être humain se divisent en trois régions définies par leur structure, leur taille et leur fonction :

(i) les voies respiratoires supérieures, qui commencent juste à l’intérieur des narines externes et vont jusqu’au larynx;

(ii) la région trachéobronchique, qui va de la trachée aux bronchioles terminales;

(iii) la région alvéolaire (pulmonaire), qui comprend les bronchioles terminales, les canaux alvéolaires et les sacs alvéolaires.

La région thoracique se définit comme étant la combinaison de la région trachéobronchique et de la région alvéolaire.

Les personnes émettent des particules qui couvrent un vaste éventail de tailles. L’endroit où les particules se déposent dans les voies respiratoires de l’hôte potentiel dépend principalement de leur taille (Nicas, 1995; Vincent, 1990; Sattar, 1987; Lippmann, 1980; Stuart, 1976).

La répartition des particules dans les différentes catégories est un outil utile pour la discussion à des fins de planification, mais il est important de noter que, dans la réalité, les comportements des particules s’échelonnent sur un spectre continu.

• Les particules d’échelle alvéolaire ont un diamètre approximatif de moins de 10 µm. Ce sont les seules particules qui sont en mesure d’atteindre la région alvéolaire, mais elles peuvent se déposer n’importe où dans les voies respiratoires.

• Les particules d’échelle trachéobronchique ont un diamètre se situant approximativement entre 10 et 20 µm; elles parviennent à se déposer jusque dans la région trachéobronchique.

• Le diamètre des particules d’échelle nasopharyngienne se situe approximativement entre 20 et 100 µm; ces particules ont tendance à n’atteindre que les voies respiratoires supérieures.

• Les particules balistiques ont un diamètre supérieur à environ 100 µm. Elles peuvent se déposer directement sur les muqueuses, mais la probabilité de les inhaler est faible.

Page 27

Transmission à longue portée

"L’infectiosité du virus diminue rapidement lorsque l’humidité relative est supérieure à 40 pour cent"

"On cite souvent, pour prouver la transmission à longue portée, l’article de Moser et al. (1979), qui décrit une flambée de grippe dans un avion (Gregg, 1980). Dans cette étude, on a un simple cas de référence d’un patient développant des symptômes alors que l’avion était au sol, avec une interruption du système d’aération pendant une période de deux à trois heures. Soixante-douze pour cent des autres personnes présentes (passagers et équipage) ont développé des symptômes de la grippe dans les quatre journées qui ont suivi. L’enquête sur cette flambée a permis d’établir que le cas de référence avait passé la période d’attente au sol (4,5 heures au total) allongé sur deux sièges à l’arrière de la cabine, sans contact direct avec les autres passagers. Les auteurs déclarent que « le taux d’attaque clinique très élevé chez les passagers à bord de l’avion découle probablement de leur exposition à des gouttelettes d’aérosol de grande taille produites par un patient malade dans un espace confiné, stagnant et sec » (Moser, 1979).

Page 31

Transmission par contact 

"L’hygiène des mains, qui est la principale méthode pour éviter la transmission par contact, est essentiellement une des composantes centrales de tous les protocoles de prévention de la grippe, que ce soit pour la grippe saisonnière ou pour les pandémies de grippe. Les suppositions concernant le rôle de l’hygiène des mains découlent en grande partie de plusieurs essais cliniques sur des échantillons aléatoires, qui ont montré que les routines d’hygiène des mains (à raison de cinq lavages quotidiens) réduisent de façon substantielle le risque de contracter une maladie respiratoire aiguë (Meadows, 2004; Ryan, 2001; White, 2003)."

Posté par BernardGue à 13:13 - Commentaires [0] - Permalien [#]



24 septembre 2015

Éradication mondiale du polivirus de type 2 !!!

 

Oui, l'OMS a osé !!!

La Commission mondiale pour la Certification de l’Éradication de la Polio

a déclaré, le 20 septembre 2015,

que le virus polio sauvage de type 2 avait été éradiqué de la planète [1].

(Ce lien est régulièrement réactualisé et donne des informations changeantes. Il montrait une photo du groupe d'experts ayant pris la décision)


"20 September, Bali – In an important step towards a polio-free world, the Global Commission for the Certification of Poliomyelitis Eradication (GCC) today concluded that wild poliovirus type 2 (WPV2) has been eradicated worldwide. The GCC reached its conclusion after reviewing formal documentation submitted by Member States, global poliovirus laboratory network and surveillance systems.  The last detected WPV2 dates to 1999, from Aligarh, northern India."

Septembre 20, Bali - Par une étape importante vers un monde exempt de poliomyélite, la Commission mondiale pour la Certification de l'Eradication de la Poliomyélite (CCG) a conclu aujourd'hui que poliovirus sauvage de type 2 (WPV2) a été éradiquée dans le monde. Le CCG est arrivé à cette conclusion après avoir examiné les documents officiels soumis par les États membres, par le réseau mondial des laboratoires sur le poliovirus et par les systèmes de surveillance. La dernière détection d'un WPV2  date de 1999, en provenance  de Aligarh dans le nord de l'Inde.



Pourtant, presque simultanément, le 7 septembre 2015, l'OMS annonçait qu'un cas de paralysie par un virus polio dérivé d'une souche vaccinale de type 2 était apparu au Mali [2] (voir aussi mon article [3]) :

Bamako, le 7 Septembre  2015 - 

« Un cas de poliovirus circulant de type 2 dérivé du vaccin (PVDV2) a été confirmé au Mali. Le pays est en état d'alerte après que les autorités de Bamako, la capitale et la plus grande ville du pays, ont détecté un cas dont la date de paralysie remonte au 20 Juillet 2015. 

Le virus détecté est génétiquement lié à une souche  de PVDV2 confirmée ... qui depuis plus de 2 ans circule à travers les frontières internationales sans détection. »

J'ai trouvé un article OMS (en français) datant du 7 juillet 2012 qui explique très bien la problématique [4].

Extraits :

« En 2000, la campagne d’éradication de la poliomyélite semblait approcher de sa fin. L’année précédente, le monde avait réussi à se débarrasser du poliovirus sauvage de type 2, tandis que les poliovirus de type 1 et 3 étaient limités à quelques centaines de cas. Mais, à la surprise des experts, le virus s’est alors comporté d’une manière inattendue.

Quelque part sur l’île d’Hispaniola dans les Caraïbes, un enfant a été frappé de paralysie, celle-ci étant causée par le poliovirus vivant qui est utilisé pour fabriquer le vaccin. Ces cas de paralysie poliomyélitique associée au vaccin étaient connus depuis des années, mais étaient – et restent encore – extrêmement rares. Le plus inquiétant dans ce cas tenait au fait que le virus dérivé du vaccin s’était propagé de la même façon qu’un virus sauvage, et était à l’origine d’une flambée.

Vingt et un enfants en République dominicaine et en Haïti – les deux pays constituant l’île d’Hispaniola – ont été paralysés et deux d’entre eux sont décédés avant que la flambée ne puisse être enrayée par des campagnes de vaccination de masse. L’épisode a révélé une nouvelle possibilité alarmante: le vaccin de choix dans la plupart des pays, le vaccin antipoliomyélitique oral trivalent, pouvait lui même conduire à de nouvelles flambées de poliomyélite.

 

Pour les responsables de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le puzzle de l’éradication est soudainement devenu beaucoup plus complexe.

«Nous avons pris conscience que nous devions non seulement éradiquer le poliovirus sauvage, mais aussi le virus dérivé du vaccin», déclare Bruce Aylward, Sous-Directeur général du Groupe Poliomyélite

 

«Nous étions donc confrontés à cet énorme nouveau problème et nous devions trouver une solution radicalement nouvelle. Cela a été un sacré défi», déclare le Dr Aylward.

Depuis lors, le Dr Aylward et ses collègues ont mis au point cette «nouvelle solution»: un plan pour éradiquer le poliovirus sauvage dans le monde et passer à la phase finale, la période post-éradication, qui permettra de parvenir à un monde exempt de toute paralysie due à la poliomyélite, qu’il s’agisse d’une poliomyélite due à un poliovirus sauvage ou à un poliovirus dérivé d’une souche vaccinale.

 

Si l’on y parvient, la poliomyélite sera la deuxième maladie infectieuse à avoir été éliminée après l’éradication de la variole dans les années 1970. »

Additif du 28/01/2016

Site OMS 21 décembre 2015  - http://who.int/csr/don/21-december-2015-polio-myanmar/fr/

 

Poliovirus circulant dérivé d’une souche vaccinale – Myanmar

Le point focal national RSI pour le Myanmar a notifié à l’OMS deux cas d’infection par un poliovirus circulant dérivé d’une souche vaccinale de type 2 (PVDVc2).

 

Les PVDVc (Polio Virus Dérivés Vaccins circulants) sont devenus l’ennemi publique n°1 au même titre que les poliovirus sauvages :

 

 “En novembre 2015, suivant l’avis du Comité d’urgence réuni au titre du Règlement sanitaire international (2005), le Directeur général de l’OMS a étendu l’application des recommandations temporaires pour limiter la propagation internationale de poliovirus à partir de pays touchés par des PVDVc (auparavant ces recommandations se limitaient aux pays où sévissaient des poliovirus sauvages), dans le cadre de l’urgence de santé publique de portée internationale (USPPI).
Pour appliquer ces recommandations temporaires dans le cadre de l’USPPI, tout pays affecté par un PVDVc doit déclarer la flambée comme étant une urgence de santé publique de portée nationale et envisager la vaccination de tous les voyageurs internationaux.”

Fin additif

 

Si on y parvient … Mais ce n'est pas fait, même pour les virus de type 2 comme l'additif le confirme. C'est pourquoi l'affirmation de cette éradication, même si elle est formellement exacte et fondée, constitue quand même une tromperie en terme de communication car chacun va croire que la polio de type 2 a été éradiquée. Cette décision permet de penser que lorsqu'il en ira de même avec les poliovirus sauvages de type 1 et 3, ce qui pourrait se produire d'ici quelques années, l'OMS n'hésitera pas, en faisant proclamer par l'Assemblée mondiale de la santé (AMM) qui regroupe tous les États membres, l'éradication mondiale des virus polio sauvages de tous types, à accréditer l'affirmation qui sera partout reprise et comprise ainsi, que la polio aura été éradiquée alors que les virus dérivées des 3 souches vaccinales continueront de circuler en pouvant provoquer des paralysies identiques à celles des virus sauvages.

 

Mais quel était le plan du Dr Aylward et de ses collègues pour éradiquer les poliovirus dérivés de souches vaccinales ?

 

«  c’est là que le vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI) intervient. Administré par injection, celui-ci fournit une protection contre les trois types de poliovirus mais, à la différence du vaccin oral, il ne peut pas causer de poliomyélite dérivée du vaccin parce que le virus utilisé dans sa fabrication est un virus mort.

À la différence du vaccin oral toutefois, le VPI n’induit pas l’immunité intestinale qui est nécessaire pour arrêter la transmission. En conséquence, un enfant qui reçoit uniquement le VPI ne contractera pas la poliomyélite, mais pourrait excréter le virus perpétuant ainsi sa circulation. C’est pourquoi la combinaison alliant à la fois le vaccin oral bivalent et le VPI est désormais nécessaire. »

 

Génial !!!

Sauf que … la mise en circulation du virus vaccinal oral se produit à la première ingestion, quand l'immunité intestinale attendue du vaccin oral ne peut encore être établie. Même si le vaccin injectable a été réalisé auparavant, il n'y changera rien. Il pourra seulement éviter une polio directe provoquée par le virus comme cela se produit parfois, mais c'est tout.

 

Par construction, ce plan ne pouvait et ne pourra qu'échouer, on peut tout de suite le comprendre :

 

Ce plan ne peut rien changer  à la mise en circulation

des virus vaccinaux

 

De toute évidence, l'OMS a abandonné son projet d'éradication mondiale de la poliomyélite qui signifiait non seulement l'éradication des poliovirus sauvages mais aussi des poliovirus dérivés de souches vaccinales et permettait, comme annoncé en 1988, la suppression de la vaccination contre la polio. Cette suppression des moyens de lutte fait partie de la définition d'une éradication réussie comme cela fut fait pour la variole.

D'ailleurs en 1988, quand elle avait présenté son projet, l'OMS avait fait miroiter aux États que cette suppression permettrait de très importantes économies qui pourraient être réinvesties dans d'autres programmes de santé.

 

La raison de ce changement d'objectif est très simple : l'OMS a pris conscience qu'il sera impossible, au moins à moyen terme, d'éradiquer les poliovirus dérivés de souches vaccinales car cela ne peut s'obtenir que par une maitrise suffisante de l'eau. On le sait depuis longtemps, je l'ai souvent dit sur ce blog, et un tel objectif n'est pas réaliste actuellement au niveau mondial.

 

Les poliovirus ne circulent plus en France. On peut affirmer que ce résultat n'a pu être obtenu par le vaccin injectable qui peut seulement éviter des paralysies mais doit regarder passer les virus polio qui traversent l'intestin. Le vaccin oral, qui fut très peu utilisé en France*, peut certes créer une immunité intestinale, mais pas à la première ingestion qui laisse ressortir les virus vaccins par les selles.

* (1965 et années suivantes ; on se vaccinait soi-même sur un sucre)

 

D'où leur circulation si la maitrise de l'eau n'est pas suffisante.

 

C'est très clair :

 

la maitrise de l'eau (assainissement ...) a supprimé en France

la circulation des virus polio, sauvages ou vaccinaux

 

Si une personne arrivait en France en étant porteuse de virus polio virulents, qu'ils soient sauvages ou d'origine vaccinale, ils ne sortiraient pas vivants de nos systèmes de traitement de l'eau. Ce n'est pas la vaccination contre la polio qui nous protège de cette maladie mais l'ensemble des mesures prises en faveur de la protection de l'eau.

Voir aussi "Le Plan stratégique pour l'éradication  de la poliomyélite et la phase finale 2013-2018" [5] résumé page 1 :

"Le 26 mai 2012  ... considérant les connaissances croissantes sur les poliovirus circulants dérivés de souches vaccinales (PVDVc)*, susceptibles de provoquer des flambées de poliomyélite paralytique, et l’augmentation du risque qui leur est associé, l’Assemblée mondiale de la Santé a prié le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé d’élaborer et de finaliser une stratégie globale pour la phase finale de la lutte."

* (PVDVc  ;  c comme circulant).

"Le Plan prévoit de s’atteler simultanément à l’éradication du poliovirus sauvage et à l’élimination du PVDVc, tout en utilisant les infrastructures de lutte antipoliomyélitique pour fournir d’autres services de santé en faveur des enfants les plus vulnérables au monde"

Vous noterez  les termes employés : élimination des poliovirus circulants dérivés de souches vaccinale. Elimination et non éradication, ce qui n'est pas du tout la même chose ! L'OMS a donc très explicitement abandonné le projet pourtant affiché dans la publication de 2012 citée ci-dessus d'éradication de ces poliovirus pour se contenter d'en limiter les effets les plus graves par l'utilisation systématique du vaccin injectable partout dans le monde malgré son cout élevé. Elle qui voulait faire réaliser des économies en éradiquant la polio ...

C'est très clair :

l'OMS a abandonné son projet d'éradiquer la polio !

Tout en se préparant

à annoncer l'éradication des poliovirus sauvages

pour laisser les médias proclamer l'éradication ... de la polio !!!

 

ce qui pourrait se faire vers 2020. 

A Genève ils sableront le champagne pour saluer la belle réussite :

 poursuivre indéfiniment ou instaurer la vaccination injectable de toute la planète contre la polio ...

On voulait faire des économies !

 

Une question

L'OMS demande 3 ans sans découvrir un virus pour le déclarer éradiqué. Le virus sauvage de type 2 n'a pas été vu depuis octobre 1999. Elle aurait donc pu le déclarer éradiqué dès 2003. Pourquoi a-t-elle attendu septembre 2015 pour le faire ? Elle attendait très certainement beaucoup mieux pour faire une annonce groupée avec les 3 types de virus. Mais le succès se fait attendre, le zèle des généreux donateurs et des bénévoles dévoués commence à s'émousser, les Etats concernés commencent à s'impatienter, alors il fallait donner un signal pour relancer les uns, faire patienter les autres. "Oui, nous sommes près du but, encore un effort... et nous ne verrons plus d'enfants paralysés par la polio ..." Sauf que les virus dérivés de souches vaccinales continueront de circuler et resteront en embuscade pendant encore longtemps. L'OMS le sait alors ...

La décision de procéder à cette annonce fut, sans aucun doute, une décision politique dont la date était choisie depuis longtemps. Le hasard a voulu que, 13 jours avant, l'OMS soit contrainte d'annoncer qu'un virus de type 2 dérivé de souches vaccinales circulait au Mali en provoquant des paralysies ... Cela ne fait que préfigurer ce que sera l'avenir. Inutile d'être devin !

 

Voici quelques extraits significatifs du plan qui suit cette annonce d'éradication du virus sauvage de type 2 :

 1- l'introduction du vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI) dans tous les programmes de vaccination de routine pour maintenir les niveaux d'immunité au type 2 poliomyélitique

2- assurer une capacité globale de riposte, y compris à travers un stock mondial de VPO monovalent de type 2 (mOPV2), afin de permettre une réponse rapide contre tout type 2 de poliovirus dérivés du vaccin et qui apparaitraient après l'éradication ;

Et ça continue. Site OMS 12 octobre 2015 :

http://who.int/csr/don/12-october-2015-polio/fr/ 

 

 

Poliovirus circulant dérivé d’une souche vaccinale – République démocratique populaire lao

 

Bulletin d’information sur les flambées épidémiques 
12 octobre 2015

 

Le 8 octobre 2015, le point focal national RSI (2005) pour la République démocratique populaire lao a notifié à l’OMS un cas confirmé d’infection par un poliovirus circulant de type 1 dérivé d’une souche vaccinale.

 

Informations détaillées sur le cas

 

En République démocratique populaire lao, un cas d’infection par un poliovirus circulant de type 1 dérivé d’une souche vaccinale (PVDVc1) a été confirmé, avec apparition de la paralysie le 7 septembre. Le patient avait 8 ans lorsqu’il est mort le 11 septembre.

 

Le séquençage génétique du virus a confirmé le 6 octobre qu’il dérivait d’une souche vaccinale et semble indiquer qu’il a circulé dans la région pendant plus de deux ans.

Les pays, territoires ou zones doivent également maintenir une couverture uniformément élevée de la vaccination systématique au niveau des districts pour réduire le plus possible les conséquences de toute nouvelle introduction du virus.

Pour réduire les conséquences de l'introduction du virus et non pour l'empêcher de s'introduire, ce qui est la définition même de l'éradication...Preuve supplémentaire que l'OMS ne songe plus à éradiquer la polio même si elle le dit (dans le même article) :

Pour en finir définitivement avec la poliomyélite, il faut éliminer les poliovirus sauvages et ceux qui dérivent de souches vaccinales et, en raison du risque des PVDVc, l’utilisation du VPO doit être stoppée pour garantir un monde sans poliomyélite sur le long terme.

Oui il faudra stopper l'usage du VPO mais cela ne suffira pas ...

Additif du 25 novembre 2015

Le REH du 20 novembre 2015 dresse un bilan des progrès vers l'éradication au Pakistan et en Afghanistan.

"la présence de PVS1 dans des échantillons environnementaux, même dans des zones où aucun cas de poliomyélite n’est détecté, souligne la nécessité d’améliorer la surveillance de la paralysie flasque aiguë (PFA)."

"Cependant, une détection persistante de PVS1 dans des échantillons environnementaux, l’apparition d’un cas le 11 septembre dans le Pendjab, de l’isolement du virus PVDVc chez 2 cas de PFA dans les FATA (zones tribales sous administration fédérale) et la KP (Province de Khyber Pakhtunkhwa) ainsi que dans des échantillons environnementaux à Karachi et Quetta indiquent des lacunes en matière d’immunité et que le poliovirus circule dans de larges zones géographiques du Pakistan."

Rien n'est encore joué pour l'interruption de la circulation des poliovirus dans ces régions, condition indispensable à l'éradication.

Par ailleurs, au congrès Sfsp à Tours les 4-6 novembre 2015 j'ai entendu des représentants de l'Algérie dire que la polio avait été éradiquée en Algérie car on n'y voyait plus de paralysies poliomyélitiques. Mais aussi qu'ils utilisaient toujours le VPO, le vaccin oral. Or il faudra bien que l'Algérie renonce au VPO pour utiliser le vaccin injectable VPI. Cette transition indispensable comme le souligne l'OMS, non seulement n'est pas faite mais n'est pas même envisagée. Rien n'est encore joué ...

Fin additif


 

[1] http://polioeradication.org/

[2] http://www.afro.who.int/fr/mali/press-materials/item/7986-epidemie-de-poliomyelite-confirmee-au-mali.html

[3] http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2015/09/08/32601211.html

[4] http://www.who.int/bulletin/volumes/90/7/12-020712/fr/

[5]  http://www.polioeradication.org/Portals/0/Document/Resources/StrategyWork/PEESP_fr_A4.pdf

 

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08 septembre 2015

Polio d'origine vaccinale au Mali

 

Lu sur le site de la région Afrique de l'OMS :

Épidémie de poliomyélite confirmée au Mali [1]

Le mérite de cet article du bureau de la région Afrique de l'OMS est qu'il confirme toutes les informations que j'avais déjà pu rassembler sur ce blog dans de nombreux articles en m'appuyant sur les données publiées sur les sites de l'OMS

Voir catégorie Polio http://questionvaccins.canalblog.com/archives/la_polio/index.html



Bamako, le 7 Septembre  2015 - 

« Un cas de poliovirus circulant de type 2 dérivé du vaccin (PVDV2) a été confirmé au Mali. Le pays est en état d'alerte après que les autorités de Bamako, la capitale et la plus grande ville du pays, ont détecté un cas dont la date de paralysie remonte au 20 Juillet 2015. 

Le virus détecté est génétiquement lié à une souche  de PVDV2 confirmée ... qui depuis plus de 2 ans circule à travers les frontières internationales sans détection. »



Rappelons que le virus sauvage de type 2 n'a plus été détecté depuis octobre 1999. Le poliovirus de type 2 dérivé d'une souche vaccinale a été introduit par la vaccination orale trivalente. On constate ainsi, et vérifie une fois de plus, que l'éradication de la polio au sens défini en 1988 : éradication des 3 virus sauvages est totalement dépassée. Il faudra éradiquer aussi les virus dérivés de souches vaccinales et pour cela il faudra obligatoirement interrompre l'utilisation du vaccin oral. Cela l'OMS le sait et le répète souvent. Mais, dit-elle, il faut attendre pour cette opération que les 3 virus sauvages aient été éradiqués. Mais comment fera-t-on alors pour éradiquer les virus dérivés des vaccins ? Par le vaccin injectable ? On n'a pas voulu de lui pour éradiquer les virus sauvages car il n'a pas les capacités pour cela, ne créant pas d'immunité intestinale. Alors ?

ADDITIF : Incroyable !!! Le poliovirus sauvage de type 2 a été déclaré officiellement éradiqué de la planète alors qu'un virus dérivé de souche vaccinale de type 2 vient de   provoquer une paralysie au Mali. Certes, il n'y a pas de contradiction formelle mais il y aura évidemment une confusion dans les esprits, chacun pensant que la polio provoquée par les virus de type 2 a été éradiquée alors que c'est faux. Quand les virus sauvages de types 1 et 3 auront aussi été éradiqués, on "vendra" l'éradication des ces 3 virus sauvages comme étant l'éradication de la polio alors que des virus très proches et potentiellement tout aussi dangereux continueront de circuler.

http://polioeradication.org/

"20 September, Bali – In an important step towards a polio-free world, the Global Commission for the Certification of Poliomyelitis Eradication (GCC) today concluded that wild poliovirus type 2 (WPV2) has been eradicated worldwide. The GCC reached its conclusion after reviewing formal documentation submitted by Member States, global poliovirus laboratory network and surveillance systems.  The last detected WPV2 dates to 1999, from Aligarh, northern India."



« Le risque de propagation de ce virus est jugé élevé. Aussi, il a une capacité de provoquer des cas de paralysie chez l’homme et même de tuer. L'émergence et la diffusion de PVDV2 révèlent le faible niveau d’immunité de la population contre ce virus. »



On a ainsi confirmation que ces virus dérivés circulent comme les sauvages et sont aussi dangereux qu'eux. On le sait depuis longtemps.



« La cause principale  réside dans les faibles taux de couverture vaccinale en Guinée. Par conséquent, le vaccin antipoliomyélitique oral (VPO) doit être administré à plusieurs reprises afin de stopper l'épidémie et de protéger les enfants. »



« La cause principale est la couverture vaccinale insuffisante »

Refrain connu … Sauf que chaque campagne de vaccination orale remet en circulation des virus vaccinaux …. Une protection insuffisante de l'eau consommée par les populations ne serait pas une cause suffisamment importante ?



« L'expérience acquise dans d’autres pays nous apprend que les campagnes de vaccination de masse doivent être minutieusement planifiées, préparées et conduites avec une bonne supervision afin qu’elles soient les plus efficaces possible. Par ailleurs, les activités de surveillance, de mobilisation sociale sont des facteurs clés de réussite. 

En outre, les systèmes de vaccination de routine devraient être rapidement renforcés dans ces deux pays afin de maintenir le niveau d’immunité des populations et d’éviter ainsi la survenue d’épidémies de poliomyélite dues à des virus de types sauvage ou dérivé. »



Il y aurait autre chose à faire … si on avait commencé en 1988 au lieu de dépenser des fortunes et de gaspiller des trésors de dévouement pour vacciner on avait orienté les efforts vers la protection de l'eau.

 

« La poliomyélite est une maladie dévastatrice hautement contagieuse qui touche principalement les jeunes enfants dans les zones où l'hygiène et l’assainissement ne sont pas adéquats. Le virus de la poliomyélite pénètre dans l'organisme par la bouche et se propage facilement par l'intermédiaire des matières fécales contaminées à travers la nourriture et l'eau. »



Hygiène et assainissement pas adéquats !



Oui bien sûr, ils savent mais c'est une fatalité contre laquelle il convient de ne rien faire …



[1] http://www.afro.who.int/fr/mali/press-materials/item/7986-epidemie-de-poliomyelite-confirmee-au-mali.html

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04 septembre 2015

Ukraine : la polio de retour en Europe ?

 

A la suite de 2 cas de polio apparus en Ukraine chez des enfants de 4 ans et de 10 mois, les médias s'affolent comme par exemple [1] :

 

« La polio est de retour en Europe. L’Organisation mondiale de la santé a rapporté deux cas de poliomyélite en Ukraine. La maladie infectieuse a touché deux enfants de 4 ans et dix mois dans la région de la Transcarpatie dans le sud-ouest du pays. Ce sont les premiers cas de polio depuis 2010 en Europe, et depuis 1996 en Ukraine.

Dans son communiqué, l’Agence onusienne indique que le virus a provoqué la paralysie des deux enfants. « Aucun d'entre eux n'avait d'ailleurs été vacciné contre la poliomyélite », précise l’OMS.

Le retour de cette pathologie infectieuse hautement contagieuse est lié au faible taux de vaccination dans le pays depuis 2008. »

Cet article, comme la plupart des autres, oublie de mentionner que l'Agence onusienne (l'OMS) [2] précisait que le virus était un virus de type 1 dérivé d'une souche vaccinale (cVDPV1) :

« In Ukraine, 2 cases of circulating vaccine-derived poliovirus type 1 (cVDPV1) have been confirmed, with dates of onset of paralysis of 30 June and 7 July 2015. The genetic similarity between the cases indicates active transmission of cVDPV1. Both are from the Zakarpatskaya oblast, in south-western Ukraine, bordering Romania, Hungary, Slovakia and Poland. One child was 4 years old and the other 10 months old at the time of onset of paralysis. » 

 

Il ne s'agit donc pas d'un virus sauvage mais d'un virus d'origine vaccinale et qui est devenu virulent après avoir circulé dans l'environnement et y avoir rencontré d'autres entéro-virus avec lesquels il s'est recombiné. Ce sera désormais le principal problème pour assurer une réelle éradication de la polio.

J'avais publié un bref commentaire à ce sujet sur le site d'Europe 1 en réaction à un débat sur la vaccination sur la station [3]:

le 18/08/2015 à 15h57

#

Pour la polio on confond trop souvent la maladie, les paralysies, avec son éradication qui est l'interruption de la circulation des virus polio, ce qui n'est pas du tout la même chose ! Le vaccin injectable peut éviter des paralysies mais ne peut empêcher les virus polio de circuler. C'est pourquoi on utilise le vaccin oral à virus vivant dans les campagnes d'éradication. Les virus vaccinaux suivent les mêmes voies que les aliments : une partie vers la circulation sanguine pour créer une immunité humorale comme l'injectable, MAIS avec le risque de déclencher parfois des paralysies. L'autre voie par le gros intestin. Il peut alors créer une immunité intestinale qui bloquera les futurs virus polio qui passeraient par là. MAIS pas à la première vaccination ! Aussi, le virus sort avec les selles et peut circuler dans l'environnement. Il est parfaitement reconnu que pour éradiquer la polio il faudra supprimer le vaccin oral qui contribue à entretenir la circulation de virus polio d'origine vaccinale, certes atténués mais qui peuvent redevenir virulents en se recombinant avec d'autres entérovirus. Il est aussi reconnu qu'ils ont les mêmes capacités de circulation que les virus sauvages. Les virus polio de toute nature ne circulent plus en France par exemple. Une chose est certaine : ce ne sont ni le vaccin injectable ni l'oral qui ont pu obtenir ce résultat. C'est le contrôle de l'eau consommée par les populations, en particulier l'assainissement. http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2011/05/23/21207453.html

 

 

J'ajoute ici à ce commentaire que le contrôle de l'eau consommée par les populations permet de les protéger d'une foule d'agents infectieux alors que la vaccination ne peut le faire, au mieux, que contre 3 virus.

J'ai écrit beaucoup d'articles sur ce thème en m'appuyant sur les données publiées sur les sites de l'OMS

Voir catégorie Polio http://questionvaccins.canalblog.com/archives/la_polio/index.html

Les 2 cas de polio provoqués par des virus dérivés de souches vaccinales ne font que confirmer que SEUL le contrôle de l'eau consommée par les populations permettra d'arrêter la circulation des virus polio. La vaccination, qu'elle soit injectable ou orale, ne saurait avoir un tel pouvoir quoi qu'on en dise et dira.

J'ajouterai que les médias sont évidemment parfaitement au courant du fait qu'il ne s'agit pas d'un virus sauvage mais d'origine vaccinale puisqu'ils ont pris l'information sur le site de l'OMS. On constate qu'ils ont décidé de la dissimuler. Pourquoi ?

La circulation de ces virus sera le problème essentiel qui compromettra une véritable éradication de la polio qui devrait s’accompagner, selon les normes de l’OMS, de l’arrêt de la vaccination. Il est possible qu’un jour l’OMS annonce l’éradication de la polio, c’est à dire des 3  formes dites sauvages du virus alors que des formes dérivées de souches vaccinales continueront de circuler avec les mêmes possibilités  de virulence. 

Il faudra alors savoir rappeler que le critère majeur de l’éradication sera l’arrêt de la vaccination qui ne se fera pas tant que la circulation de formes dérivées de souches vaccinales se poursuivra.

 

[1] http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/11935-Ukraine-deux-enfants-touches-par-la-polio

[2] http://www.polioeradication.org/Dataandmonitoring/Poliothisweek.aspx

[3] http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2015/08/18/32505071.html



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18 août 2015

Vaccinations : le Grand Débat a commencé !

 

Oui, entre 13h30 et 14h, sur Europe1 le Grand débat annoncé par Marisol Touraine a débuté et devrait durer tout l'automne comme le disait le présentateur. En cette période estivale ce ne peut être que les prémisses mais des préliminaires qui pourraient être indicatifs sur la teneur du fameux Débat National sur la vaccination. Il est présenté ainsi sur le site [1] d'Europe 1 :



Débat : Pour ou contre la vaccination obligatoire ?

Marc Gentilini, professeur émérite des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Pitié-Salpêtrière, président honoraire de la Croix Rouge

Marc Vercourtere, docteur en médecine, président d’Alis (Association Liberté Information Santé)

 

Marc Gentilini refusera d'aborder la question première et quand même assez fondamentale : peut-on contraindre les familles à accepter l'hexavalent pour satisfaire à l'obligation du DTP sous prétexte que ce dernier n'est plus disponible ? Pour lui c'est LE VACCIN qui importe pour lutter contre les maladies et qu'il s'agit donc de promouvoir. Le message est clair et il n'est pas le premier à le relayer par cette attitude : il s'agit effectivement de faire accepter l'hexavalent aux familles.

Il va certainement commettre une très grosse erreur de communication en traitant son interlocuteur de minable sous prétexte qu'il ne représente qu'un petit nombre de personnes … Peu importe la qualité et la valeur des arguments présentés, si vous n'avez pas derrière vous une armée d'hommes avec des fourches vos arguments ne valent rien. Cela me rappelle la réaction de Staline quand un conseiller lui apprend que le Pape venait de condamner son action : « Le Pape ? Combien de divisions ? »

Cette attitude du professeur, par ailleurs président de la Croix Rouge, va provoquer le commentaire suivant sur le site d'Europe 1 :

espiegle - le 18/08/2015 à 15h05

#

Le professeur Marc Gentelini qui a sans doute raison sur le fond est apparu comme un personnage odieux et méprisant qui ne supporte aucune contradiction. Sans doute un grand professeur mais un pauvre homme !

 

Le fait que ce commentaire donne ''sans doute raison sur le fond'' à Gentilini montre qu'il ne s'agit certainement pas d'un antivaccinaliste excité. Son appréciation n'en a que plus de valeur et de force. Les mêmes réactions avaient suivi la déclaration d'un autre professeur sur France Culture quand il avait qualifié de dégénérés les personnes qui refusent la vaccination. Ces professeurs en blouse blanche qui étalent ainsi leur arrogance révèlent l'ambiance délétère qu'ils veulent faire régner autour de la vaccination. Voir plus loin le débat sur France Culture.

Pour ma part, j'ai posté ce commentaire :

 BernardGue - le 18/08/2015 à 15h57

#

Pour la polio on confond trop souvent la maladie, les paralysies, avec son éradication qui est l'interruption de la circulation des virus polio, ce qui n'est pas du tout la même chose ! Le vaccin injectable peut éviter des paralysies mais ne peut empêcher les virus polio de circuler. C'est pourquoi on utilise le vaccin oral à virus vivant dans les campagnes d'éradication. Les virus vaccinaux suivent les mêmes voies que les aliments : une partie vers la circulation sanguine pour créer une immunité humorale comme l'injectable, MAIS avec le risque de déclencher parfois des paralysies. L'autre voie par le gros intestin. Il peut alors créer une immunité intestinale qui bloquera les futurs virus polio qui passeraient par là. MAIS pas à la première vaccination ! Aussi, le virus sort avec les selles et peut circuler dans l'environnement. Il est parfaitement reconnu que pour éradiquer la polio il faudra supprimer le vaccin oral qui contribue à entretenir la circulation de virus polio d'origine vaccinale, certes atténués mais qui peuvent redevenir virulents en se recombinant avec d'autres entérovirus. Il est aussi reconnu qu'ils ont les mêmes capacités de circulation que les virus sauvages. Les virus polio de toute nature ne circulent plus en France par exemple. Une chose est certaine : ce ne sont ni le vaccin injectable ni l'oral qui ont pu obtenir ce résultat. C'est le contrôle de l'eau consommée par les populations, en particulier l'assainissement. http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2011/05/23/21207453.html


 

J'ajoute ici à ce commentaire que le contrôle de l'eau consommée par les populations permet de les protéger d'une foule d'agents infectieux alors que la vaccination ne peut le faire, au mieux, que contre 3 virus.

 

 

Le débat sur France Culture (6 mars 2015) [2] :

Faut-il en finir avec l'obligation de se faire vacciner?

06.03.2015 – 14:00

Invité(s) :
Patrick Zylberman, membre de la Commission spécialisée des maladies transmissibles du Haut Conseil de la santé publique; professeur d’histoire de la santé à l’Ecole des hautes études en santé publique, et meme du Centre Virchow-Villermé (Paris-Descates et Berlin-La Charité).
Alain Goudeau, directeur de la bactério-viro du CHU de Tours

Jean-Yves Nau, journaliste à Slate.fr et docteur en médecine, auteur du blog « Journalisme et santé publique »
Didier Torny, sociologue, directeur de recherches à l'INRA .



Extraits des commentaires (légèrement arrangés) :

« un peu plus d'objectivité ne nuirait pas: après les arguments partisans on voudrait des informations scientifiques concernant les vaccins »

 

« Vos invités déplorent une attitude idéologique de certaines personnes contre les vaccins, avec un discours assez méprisant sur toute opinion qui ne rentre pas dans le discours académique pro-vaccin. Ce n'est pas comme ça que l'on va convaincre les gens et simplement faire avancer le débats. »

 

« On voudrait bien ne pas se croire sur une radio commerciale à l'écoute de propagandistes au service d'une idéologie pro-vaccination. Les termes "dégénérés" et autres propos insultants ne font pas une argumentation intéressante et rendent plus méfiants encore à leur égard le quidam indifférent ou sans parti-pris à priori »

 

«  je trouve l'émission de ce jour a minima très décevante voire proprement scandaleuse , choquante !!! En tant que scientifique, je trouve ce discours qui se dit scientifique bien piètre. Le parti pris de l'émission jusque dans son vocabulaire est inadmissible, »

 

«Je m'étonne que vous appeliez votre émission une émission de débat. Merci pour votre impartialité! Quand j'entends 2 pro-vaccins qui dénigrent et jugent des gens qui ne pensent pas comme eux je trouve ça très dommageable. »

 

« J’ai toujours du mal à écouter des personnes du corps médical asséner leurs certitudes comme panacée universelle et percevoir un mépris parfois insultant pour ceux qui ne vont pas dans leur sens ... désolée, mais ça sent un peu la dictature). »

« un titre qui laissait présager beaucoup de choses intéressantes mais au final comme souvent une émission décevante. »

 

« Je suis heureuse d'avoir trouvé sur mon chemin des médecins, généralistes ou spécialistes, ouverts, bien-traitants et très éloignés de ce genre de charlatans scientistes qui se répandent sur les ondes et me font beaucoup penser aux médecins raillés par Molière en son temps. »

 

« Encore une fois déçue, comme c'est le cas de la plupart des émissions traitant (???) de santé sur les ondes zofficielles. Déçue de la partialité des intervenants, tous issus de notre belle université ! »

 

« j'ai entendu des paroles consternantes de mépris et de suffisance par les idéologues de la vaccination. Le doute n'est-il pas une vertu première des scientifiques? »

 

« quelle arrogance, quel mépris ... »

 

« Je suis rassurée par ces réactions. Je me suis dit, à l'écoute de cette émission (suis-je bien sur France culture?), dont le titre est en effet totalement trompeur, que je ne laisserai pas passer de tels propos. »

 

« Avec de tels intervenants, comment fait-on quand on cherche seulement à comprendre ? 

Dans mon cas, pourquoi mon bébé de 7 mois a poussé des cris déchirants pendant 3 jours et 3 nuits, avec forte fièvre, l'après-midi de sa 2e vaccination (DTcoq+polio). Pourquoi le médecin a identifié un "syndrome des cris aigus" , signe d'une inflammation encéphalique, sans en référer à la pharmacovigilance. Pourquoi notre bébé en plein santé est devenu un poupon de chiffon inerte. On nous a dit qu'il serait lourdement handicapé, »

 

Que voilà de saines réactions !

 

[1] http://www.europe1.fr/emissions/europe-1-midi/europe-midi-votre-journal-anthonin-andre-180815-2503437

[2]

http://www.franceculture.fr/emission-science-publique-faut-il-en-finir-avec-l-obligation-de-se-faire-vacciner-2015-03-06

 

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04 juillet 2015

Ode à Marisol

Ode à Marisol

 

En passant par la Touraine

Avec mes sabots ...

Je ne suis pas si vilaine

Avec mes sabots dondaine

Oh ! Oh ! Oh !

Avec mes sabots...

 

« Pour y faire accepter

Ce qu'on a décidé,

Je veux un grand débat

Où l'on ne discute pas ! »

« Je sais, je fais la sourde

Mais ne suis pas si gourde,

J'ai su cacher ma bourde

Par une astuce lourde :

Un instant attrapée

En parlant DTP,

M'a suffit d'échanger

En disant ... BCG ! »

C'est tout à fait notoire,

L'un est obligatoire,

L'autre recommandé,

Suffit d'le demander.

 

Pour Jean-Jacques Bourdin,

Cogner sur la ministre

Avec un gros gourdin

Eut-été fait d'un cuistre.

Pour pas se faire virer,

Il n'a pas insisté...

 

En passant par la Touraine

Avec mes sabots …

Y'a Sanofi qui m'aime

Avec mes sabots,

Je ne suis pas si vilaine

Avec mes sabots dondaine ...

Oh! Oh! Oh!

Ma  ri  sol  la  si  do ...

 

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