La Question des Vaccins

16 octobre 2018

Rougeole : faut-il une nouvelle approche vaccinale ?

 

C'est l'idée lancée en particulier par Didier Raoult dans un article paru en ocobre 2018 dans The Lancet [1]

 

Rougeole : une nouvelle approche vaccinale est-elle nécessaire ?
 
 
“Deux particularités sont apparues depuis 2017.
 
Premièrement, les épidémies touchent à la fois les personnes non vaccinées et les personnes vaccinées ...
 
Deuxièmement,  la souche B3, initialement importée d'Afrique, puis d'Europe orientale, d'Europe centrale et des États-Unis, participe à la réémergence mondiale de la rougeole, en plus du génotype D8.
 
De plus, la rougeole a été définie comme une maladie liée aux voyages et elle se propage dans les écoles et les hôpitaux. La réémergence de la rougeole dans des zones post-élimination telles que le Portugal, un pays sans transmission endémique de la rougeole depuis 12 ans, est alarmante.
 
Comparé à la distribution de 2011, le génotype B3 est maintenant distribué à l'échelle mondiale. Il a été rapporté comme étant plus transmissible que les autres génotypes.
 
De manière frappante, une seule étude a recherché si le vaccin utilisé dans le monde entier était efficace contre cette souche B3. En ce qui concerne l'efficacité protectrice du vaccin contre les génotypes du virus de la rougeole actuellement en circulation, Fatemi Nasab et coll. ont montré que les titres en anticorps neutralisants étaient plus faibles pour le génotype B3 que pour les génotypes H1, D4 et A.
 
Les conséquences de l’émergence de cette nouvelle souche B3 sur l’efficacité du schéma vaccinal actuel et sur l’objectif d’éradication proposé par Fenner en 1998 sont inconnues
 
En Europe, la question se pose de savoir si une troisième ou même une quatrième dose de vaccin devrait être proposée aux personnels de santé et si une nouvelle vaccination tous les 5 ans permettrait de garantir une couverture vaccinale suffisante contre les nouvelles souches."
 Il n’y a pas si longtemps on disait que le vaccin protégeait toute la vie ...En octobre 2013 j'assistais au congrès Adelf-Sfsp de Bordeaux. J'avais soulevé le problème de la durée de l'efficacité du vaccin contre la rougeole. Il me sera répondu par un jeune membre du CTV qu'on disposait maintenant d'études qui confirmaient cette efficacité à vie ...
 
"Nous sommes confrontés à des épidémies de rougeole et à des flambées qui touchent les personnes immunisées et dans lesquelles les souches B3 et D8 sont impliquées."
Même si l'auteur n'en parle pas, il est plus que vraisemblable que l'émergence mondiale de cette souche B3 est la conséquence de la généralisation mondiale de la vaccination contre la rougeole. Cette vaccination a sélectionné en les favorisant, les souches les moins réceptives au vaccin utilisé.
[1]  The Lancet Volume 18, ISSUE 10, P1060-1061, October 01, 2018 DOI :
https://doi.org/10.1016/S1473-3099(18)30543-7

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30 septembre 2018

L'OMS fait le point sur l'éradication de la polio

 

 

Le REH n°39 de l'OMS du 28 septembre 2018 fait le point sur la circulation des poliovirus dans le monde [1].

 « L’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite (IMEP) continue de progresser vers l’éradication de la maladie. »

 Notons qu'ici l'OMS parle de l'éradication de la maladie, ce qui signifie arrêt de la circulation de tous les poliovirus, qu'ils soient qualifiés de sauvages ou de dérivés de souches vaccinales. Or, si l'arrêt de la circulation des virus sauvages est envisageable à court terme, celle des poliovirus dérivés de souches vaccinales ne peut être envisagée à court et moyen terme car elle ne pourra être obtenue que par une protection suffisante des eaux consommées par les populations, ce qui paraît hors d'atteinte actuellement.

 

« En 2017, seuls 22 cas de poliomyélite, dus à un sérotype unique (PVS1), ont été notifiés par l’Afghanistan et le Pakistan, 2 des 3 pays où persiste une transmission endémique des poliovirus. Aucun cas de PVS n’a été détecté au Nigéria en 2017. »

 Ces données montrent qu'on peut envisager que dans quelques années l'OMS proclame officiellement l'éradication des 3 virus sauvages, comme elle l'a déjà fait en septembre 2015 pour le type 2. Il est alors très vraisemblable que partout cette annonce limitée sera reprise comme signifiant l'éradication de la polio, ce qui sera FAUX !

 

« Le dernier cas détecté de PVS2 autochtone date de 1999. Suite à la certification mondiale de l’éradication du PVS2 en 2015, la composante de type 2 a été retirée du vaccin antipoliomyélitique de manière synchronisée à l’échelle mondiale en mai 2016, le vaccin antipoliomyélitique oral (VPO) trivalent (contenant les virus vaccinaux de types 1, 2 et 3) étant remplacé par le VPO bivalent (contenant uniquement les types 1 et 3). »

Ce fut une opération simultanée de très grande envergure pour les 145 pays utilisant le vaccin oral, de retirer le vaccin triple de tous les réfrigérateurs pour le remplacer par des vaccins bivalents. L'OMS espère ainsi que cela suffira pour arrêter la circulation du type 2 dérivé de souches vaccinales mais c'est plus que douteux. La preuve :

 

« Bien que cette transition mondiale se soit déroulée sans difficultés majeures dans la plupart des pays, la détection de poliovirus de type 2 dérivés d’une souche vaccinale (PVDV2, correspondant à des souches de poliovirus qui ont muté à partir du virus vaccinal et qui ont retrouvé leur neurovirulence en raison d’une circulation exceptionnellement longue parmi des populations faiblement immunisées) a nécessité la distribution de 126 millions de doses de VPO monovalent de type 2 (VPOm2) pour juguler des flambées dans 11 pays (Cameroun, Éthiopie, Kenya, Mozambique, Niger, Nigéria, Pakistan, République arabe syrienne, République démocratique du Congo, Somalie et Tchad).

 En 2018, il a fallu de nouveau recourir aux réserves mondiales de VPOm2 pour combattre des flambées en République démocratique du Congo, dans la Corne de l’Afrique (Éthiopie, Kenya et Somalie) et dans le nord du Nigéria. »

 Nous sommes obligés de constater qu'après avoir supprimé en mai 2016 le vaccin oral de type 2, il fut décidé en 2017 d'utiliser 126 millions de doses de vaccin oral de type 2 puis, en 2018, de recourir aux réserves mondiales .de ce vaccin de type 2 ...

 

« Depuis le retrait mondial du VPO contenant le virus de type 2 en 2016, toute détention de PV2 (PVS2, PVDV2 et VPO2) est soumise à des conditions strictes de confinement afin de limiter le risque de dissémination de poliovirus en provenance des établissements, ce qui conduirait à la survenue de maladies paralytiques et au rétablissement de la transmission. »

Voir aussi mes articles sur l'éradication mondiale du poliovirus sauvage de type 2

[2] http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2015/09/24/32675770.html

[3]  http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2015/09/08/32601211.html

 [1]  http://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/275001/WER9339.pd

 

 

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18 septembre 2018

Un nouveau signal statistique sur la vaccination hépatite B !

 

 NOUVEAU

Il existe un pic statistique

du nombre d'atteintes démyélinisantes centrales

selon le délai écoulé depuis la vaccination hépatite B

 

La publication américaine Langer Gould (octobre 2014) [1] a voulu étudier le lien entre vaccination hépatite B et atteintes démyélinisantes. Elle a retenu 6 cas apparus dans l'année qui suit cette vaccination et 25 pour les 2 années suivantes sans préciser davantage. La méta-analyse de mars 2018 réalisée à Bordeaux [2] en incluant 13 études sur le sujet donne une information complémentaire : 43 cas en tout, soit donc 12 au delà des 3 premières années.

Avec ces données et en testant en cas-témoins les auteurs ne trouvent pas de signal, ce qui est normal mais ne signifie pas qu'on ne puisse en trouver un sur les cas.

  Malgré l'indigence des données publiées,

il est possible de montrer que quelle que soit la répartition des 12 cas

parmi les années 4,5, 6 …

on obtient un pic statistiquement significatif.

Le principe du test repose sur une modélisation par une loi de Poisson.  Xi désignera la variable aléatoire donnant le nombre de cas apparus l'année i qui suit la vaccination hépatite B.

Premier cas :

Les 12 cas sont apparus au cours de l'année 4.

On regroupe alors les années 2, 3 et 4. La variable aléatoire X2+X3+X4=Y suivra une loi de Poisson (selon la modélisation adoptée). Pour ces lois, la moyenne et la variance théorique sont égales. On approxime la loi de probabilité de Y par la loi normale de même moyenne et variance que Y.

On forme Z=Y/3-X1. Sous l'hypothèse que chaque Xi a une même moyenne théorique (pour traduire que le nombre de cas apparaissant chaque année est indépendant de l'année), la moyenne théorique de Z sera nulle. On estime la variance de X1 par la valeur observée 6 et celle de Y par (25+12)/3²=37/9. La variance de Z sera alors estimée par 37/9+6. La valeur observée de Z étant 37/3-6 il devient alors possible de calculer la probabilité d'obtenir un écart de Z par rapport à 0 qui soit au moins aussi important que celui observé. Elle vaut 2,3% < 2,5%. Elle est donc significative au niveau habituel du test.

 

Second cas :

Les 12 cas se répartissent sur les années 4 et 5.

On va alors regrouper X1+X4+X5=Y qui prend la valeur 6+12=18 contre X2+X3=U qui prend la valeur 25.

On forme alors Z=U/2-Y/3 dont la moyenne théorique sera 0 sous l'hypothèse à tester.

La variance de Z sera estimée par 25/2²+18/3² alors que Z prend la valeur 25/2-18/3.

La probabilité associée au test vaut 1,18% significative.

 

Troisième cas :

Les 12 cas se répartissent sur les années 4, 5 et 6.

On procède de même avec X2+X3=U d'une part et X1+X4+X5+X6=Y d'autre part. Ici on peut tester sur 2 années cumulées en formant U-Y/2. La probabilité associée au test vaut 0,16% très significative.

 

Autres cas :

Si ces 12 cas pouvaient être répartis sur un plus grand nombre d'années, le signal deviendrait de plus en plus fort.

 

CONCLUSION

Quelle que soit la répartition de ces 12 cas, au delà des 3 premières années,

il existe un signal statistique en faveur

d'un pic de cas sur les années 2+3+4 si les 12 cas sont concentrés sur l'année 4

ou d'un pic sur les années  2+3 dans toutes les autres situations.

 

[1]  http://archneur.jamanetwork.com/article.aspx?articleid=1917549
Résumé de la publication américaine Langer Gould et al. d’octobre 2014 sur l’apparition d’atteintes démyélinisantes et SEP après vaccinations Le texte complet n’est pas en accès libre.

 

[2] Une nouvelle publication sur la relation éventuelle entre vaccination hépatite B et atteintes démyélinisantes a été publiée récemment (14 mars 2018). Trois de ses auteurs sont de l’Inserm de Bordeaux, dont l’auteure référent auquel on peut écrire. Résumé :

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29454521

 

Extraits du résumé : «  le débat est toujours actif sur un lien possible entre ce vaccin et la démyélinisation centrale. Cette étude fournit une estimation globale de ce risque basée sur une revue complète et une méta-analyse de toutes les études épidémiologiques disponibles. »

« Seules les études d’observation comprenant un groupe témoin ont été retenues. »

« 13 études avec un groupe témoin ont été analysées. Aucune des estimations de risque regroupées pour la sclérose en plaques ou la démyélinisation centrale après immunisation contre l’hépatite B n’a atteint une signification statistique. »
« Conclusions
Aucune preuve d’association entre la vaccination contre l’hépatite B et la démyélinisation centrale n’a été trouvée. »

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05 juillet 2018

Lettre ouverte au Conseil de l'Ordre des médecins sur les vaccinations

 

Voici successivement la lettre ouverte que j'ai envoyée au CNOM (Conseil national de l'Ordre des médecins) le 3 juillet 2018 puis la réponse du CNOM ainsi que ma réponse

Lettre d'accompagnement



                                          Madame, Monsieur, Bonjour,

 

Je suis mathématicien ayant enseigné la statistique pendant 20 ans à des étudiants en sciences de la vie. Mon expérience scientifique et pédagogique m'a conduit, une fois à la retraite, à m'intéresser aux conséquences que pouvaient avoir le non respect des conditions de validité des tests statistiques en épidémiologie.

Cette recherche m'a permis de présenter 6 communications dont 3 orales au cours d'importants congrès de santé publique et d'épidémiologie organisés par l'Adelf et la Sfsp (Association des épidémiologistes de langue française et Société française de santé publique).

En particulier, j'ai présenté récemment une communication orale au congrès Adelf-Sfsp des 4-6 octobre 2017 à Amiens sur les questions qui sont l'objet de cette lettre ouverte. Le résumé de ma communication ainsi que le diaporama  sont sur le site du congrès (lien dans le dossier joint).

Je reste bien entendu à votre écoute pour vous apporter toutes les explications complémentaires que vous souhaiteriez avoir sur ces questions un peu techniques mais aux conséquences très importantes.

 

Lettre ouverte au Conseil national de l'Ordre des médecins

Version pdf :  Lettre_au_Conseil_de_l_Ordre

 

 

par Bernard Guennebaud mathématicien

J'ai pu constater que les positions très tranchées du CNOM sur les vaccinations s'appuyaient tout particulièrement sur les conclusions d'études épidémiologiques. Il est tout à fait normal que vous n'en contestiez pas la méthodologie, ce n'est ni votre rôle ni votre fonction institutionnelle.  Votre position vous conduit à les utiliser sans restrictions dans le débat public en considérant leurs conclusions comme des certitudes qui ne sauraient être contestées. Pourtant, souvent les auteurs eux-mêmes formulent des restrictions sur la portée de leurs résultats. Il est même fréquent que les conclusions attribuées à ces études ne soient en réalité que celles de commentateurs qui négligent les nuances apportées par les auteurs.

 

Généralement la contestation des études épidémiologiques porte sur des biais de sélection dans la collecte des données. Cependant, une fois l'échantillon retenu, il est analysé par des méthodes statistiques. Cette phase, tout aussi importante que la première, est rarement contestée. Comme vous le savez certainement, elle s'appuie sur des tests statistiques. Mais on oublie trop souvent qu’ils reposent eux-mêmes sur des modélisations par des lois de probabilités qui sont soumises à des conditions de validité. Quand ces conditions ne sont pas suffisamment satisfaites, cela peut conduire à voir dans l'échantillon des faits qui ne s'y trouvent pas et à ne pas voir ceux qui s'y trouvent. J'avais fait une communication orale au congrès Adelf-Sfsp des 4-6 octobre 2017 à Amiens. Le résumé de ma communication ainsi que le diaporama (muet) sont sur le site du congrès [0].

 

 

 

Cette lettre ouverte trouve sa justification dans vos affirmations rappelées ci-dessous et qu'on peut lire page 27 de votre bulletin n°55 de mai-juin 2018 [1] (copie d'écran) :

J'ai constaté que l'affichage des copies d'écran était instable. On peut les trouver dans la version pdf.  Aussi j'ai recopié les textes que je proposais en copie d'écran :

"La vaccination peut-elle déclencher l'apparition d'une sclérose en plaques ?

La relation supposée entre la vaccination hépatite B et la sclérose en plaques (SEP) est au coeur de polémiques médiadico-judiciaires depuis les années 1990. Pourtant, en France, une dizaine d'études scientifiques se sont penchées sur cette question sanitaire. Aucune ne met en évidence un lien causal entre ce vaccin et l'apparition de la pathologie. En 2014 une étude menée par le Dr Annette Langer-Gould confirme cette tendance. Mais, selon l'auteur, les vaccins pourraient accélérer l'apparition des symptômes d'une  maladie de démyélinisation -dont la SEP - préexistante."

 

  Vous faites référence à la publication Langer Gould d'octobre 2014, où l'on trouve ce tableau que vous n'avez peut-être pas consulté [2] :

Je proposais le tableau en copie d'écran. Voici les données utiles ici :

Données retenues pour les moins de 50 ans. Le délai est entre la date de la dernière vaccination reçue et la date retenue pour l'apparition d'une atteinte démyélinisante du système nerveux central (CNS-ADS).

 

 

Délai

Cas

Témoins

1 an

195

854

3 ans

301

1362

 

 

Il indique que 195 cas d'atteintes démyélinisantes du système nerveux central sont apparus dans l'année qui suit la dernière vaccination reçue (quel que soit le vaccin) et que 301 cas sont apparus au cours des 3 années qui suivent la dernière vaccination reçue.

 

En pratique, on part de la date d'apparition de la maladie chez un cas puis on cherche dans son dossier médical la date de sa dernière vaccination.

 

Il y a donc 106 cas (301-195=106) qui sont apparus au cours des années 2 et 3 qui suivent cette dernière vaccination. Avec 106 cas sur 2 années cumulées contre 195 sur une seule année, il y a un signal statistique qui devrait interpeler car il apparaît immédiatement comme étant énorme sans qu'il soit nécessaire de faire le moindre calcul. C'est une évidence rare que les calculs confirmeraient bien entendu ! Pourtant, les auteurs vont conclure à l'absence de signal et les commentateurs ''autorisés'' vont confirmer cette absence de signal, ce qui est pour le moins surprenant !

 

Voici d'abord la conclusion des auteurs sur ce point :

"Findings from the present study show no long term association of vaccines with an increased risk of MS and other CNS-ADS."

* MS : scléroses multiples soit SEP

Puis voici ce qu'en disait le président du CTV Daniel Floret dans ''Mesvaccins.net '' [3]:

 

 

« Cette étude est très rassurante dans la mesure où elle démontre à 3 ans l'absence de lien entre toute vaccination et la révélation d'un ADSN» ADSN : atteinte démyélinisante du système nerveux."

 

Il n'y aurait pas de signal statistique alors qu'il y en a un énorme, parfaitement et immédiatement visible à l'œil nu ! Comment les auteurs sont-ils parvenus à une telle conclusion ?

 

C'est simple, ils travaillent en cas-témoins en testant si les cas et les témoins se comportent de la même façon sur un délai donné et son délai complémentaire soit ici la première année et les 2 années suivantes cumulées.

 

On constate sur le tableau qu'il y a 854 témoins associés à la première année et 1362 pour les 3 premières années, soit 508 pour les années 2+3 cumulées. On voit immédiatement qu'il y a aussi un signal énorme sur les témoins : 854 sur 1 an contre 508 sur 2 années cumulées. En clair, la répartition des témoins selon les années 1, 2 et 3 n'est pas du tout uniforme où, si vous préférez, les témoins ne sont pas du tout neutres par rapport aux différentes années.

 

Auteurs et commentateurs supposent implicitement comme allant de soi que les témoins seraient neutres puisque ce sont des témoins ! L'erreur principale commise ici se situe d'abord à ce niveau là : les témoins sont affirmés neutres par principe. Pourtant, par construction d'une étude cas-témoins ils sont sélectionnés a posteriori en association spécifique avec chaque cas. En l'occurrence, dans cette publication il y a 5 témoins par cas, du même sexe, du même âge et d'une grande proximité géographique. Aussi, les témoins seront vaccinés le plus souvent à peu près à la même date que leurs cas associés. Or c'est le délai entre la date de leur vaccination et la date retenue pour le début de la maladie du cas associé qui est pris en compte. C'est pourquoi, si les nombres de cas apparus connaissent des fluctuations d'une année à l'autre, les nombres de témoins connaitront les mêmes fluctuations. Ils seront structurellement en phase avec les cas.

 

Pour approfondir un peu cette affaire au niveau des tests on peut affirmer que le test cas-témoins n'est pas du tout adapté pour tester sur des délais. Si ce test est adapté quand le facteur d'exposition est, par exemple, ''avoir été vacciné avant l'apparition de la maladie'', il ne l'est pas du tout quand le facteur d'exposition devient ''la maladie apparaît dans l'année qui suit une vaccination'' ce qui n'est pas du tout la même chose.

 

Si par exemple les 301 cas apparus au cours des 3 premières années qui suivent une vaccination se répartissaient de façon uniforme avec 100 cas chaque année et de même pour les témoins avec 454 témoins chaque année, le test cas-témoin sur ces délais ne donnera évidemment pas de signal : en testant sur la première année par exemple, l'odds ratio vaudra 1 car il y a 2 fois plus de cas et de témoins sur les années 2+3 cumulées que sur la première année : numériquement, l'odds ratio sera 100/200 divisé par 454/908 soit 1. Pour les données traitées, les auteurs ont trouvé un odds ratio très proche de 1 (1,05). Sur cet exemple nous constatons que le test cas-témoins ne fait pas la distinction entre ces deux situations pourtant très différentes.

 

Le test adapté à une telle situation est celui par une loi de Poisson qui ne fait pas appel aux témoins qui sont inutiles ici. Un test statistique demande un système de référence avec lequel on va comparer la répartition des cas. Les délais sont par eux-mêmes un système de référence : pour la neutralité il faut 2 fois plus de cas sur une durée de 2 ans que sur une durée d'un an. La modélisation par une loi de Poisson permet de tester si les écarts observés entre ces deux durées sont compatibles avec des variations aléatoires, ce que le test cas-témoins ne peut pas faire.

 

Quelle signification pour ces signaux ?

 

Le lecteur s'interrogera sans doute sur la signification de signaux aussi énormes sur les cas et les témoins. Pourrait-on en déduire que les vaccinations précipiteraient l'apparition d'une atteinte démyélinisante dans l'année qui suit, provoquant ainsi un très important déficit de cas les années suivantes ? Non, on ne saurait conclure aussi vite. L'interprétation de ces signaux n'est pas l'objet de ce courrier. Néanmoins on ne peut éviter que le lecteur s'interroge à leur sujet.

 

En fait, la cause la plus vraisemblable est la répartition des vaccinations dans le temps. Supposons que chacun reçoive une vaccination chaque année, il n'y aura alors aucun cas ni aucun témoin au delà de la première année. Ce sera un super-signal, mais de quoi ? Il pointera seulement la répartition des vaccinations dans le temps et rien d'autres !

 

Il est fort probable que beaucoup de cas et de témoins de l'étude ont reçu des vaccinations annuelles comme celle contre la grippe. Les données détaillées dont les auteurs disposent permettraient de le vérifier. D'ailleurs l'année 2009 est incluse dans la période d'étude. Si les 2/3 des cas et témoins reçoivent une vaccination tous les ans, il ne faudra pas être surpris si les 2/3 des cas et témoins sont classés dans la première année. Avec les données publiées, il n'est pas possible d'étudier si ces vaccinations auraient favorisé ou non l'apparition d'atteintes démyélinisantes, contrairement aux affirmations péremptoires des auteurs et des commentateurs ''autorisés'' qui, ne trouvant pas de signal en cas-témoins, ce qui est logique, en concluent qu'il n'y a pas de signal sur les cas, ce qui est complètement faux. Ils se croient alors fondés à en déduire que sur ces délais les vaccinations pratiquées n'ont eu aucune action sur l'apparition des atteintes démyélinisantes. Dans ces conditions, une telle conclusion n'a aucune valeur.

 

Où sont les responsabilités ?

 

Devant un tel constat de carence, on doit s'interroger : où sont les responsabilités ?

 

Les auteurs ? Ils ne font que reproduire les méthodes de travail qu'ils ont apprises au cours de leur formation. Les commentateurs ''autorisés'' font de même comme par exemple le président du CTV dans ses commentaires. N'ayant aucune véritable compréhension des conditions d'utilisation et de validité des tests statistiques, ils reproduisent fidèlement ce qu'ils ont appris très superficiellement.

 

Il faut alors remonter jusqu'aux maîtres de la discipline qui les a formés. Sur ce seul constat - et il y en a d'autres – elle démontre ses limites, ce qui la rend dangereuse.

 

On retrouve en effet la même erreur dans d'autres publications comme celles de Marc Tardieu et al sur le lien entre vaccination hépatite B et l'apparition de sclérose en plaques chez les enfants :

 

Dans la publication de décembre 2007 (accès libre [4] tableau 2) les auteurs ont retenu 62 cas apparus au cours des 4 années qui suivent leur vaccination hépatite B contre 12 pour les 2 années suivantes, soit 5,1 fois moins alors qu'il en faudrait 2 fois moins. En modélisant par une loi de Poisson, on peut calculer qu'il y a 1,5 chances sur 10000 d'observer un tel écart par le seul fait du hasard.

 

Pourtant, les auteurs vont aussi conclure à l'absence de signal statistique car ils traitent la question en cas-témoins. Mais il y a 476 témoins classés dans les 4 premières années contre 102 pour les 2 années suivantes, soit 4,7 fois moins alors qu'il en faudrait 2 fois moins. Vu l'importance des nombres, on réalise sans calculs qu'il y a certainement un signal très fort chez les témoins. Mais comme les variations des nombres de cas et de témoins sont en phase quand on passe des 4 premières années aux 2 années suivantes, les auteurs ne trouvent pas de signal. Leur erreur est d'en conclure qu'il n'y a pas de signal sur les cas. Pour conclure ainsi il faudrait qu'il n'y ait pas de signal sur les témoins.

 

D'autres erreurs préjudiciables

 

On trouve d'autres types d'erreurs dans l'utilisation des tests statistiques. En voici deux.

 

1- Confusion entre une exploration de données et le risque de première espèce.

 

Dans les 2 situations il y a une multiplicité de tests. Au cours d'une exploration de données, ce qui change pour chaque test c'est l'objet du test mais au sein des mêmes données. Par exemple, ayant lancé un dé 120 fois, on teste s'il est équilibré par rapport à l'as, le 2, le 3 , les jets de rang pair, de rang impair etc.

 

Par contre, le risque de première espèce peut apparaître quand on teste la même chose après avoir renouvelé les données. Quand on teste à 5% il faut renouveler les données 20 fois pour avoir en moyenne une expérience donnant à tort un résultat significatif. Par exemple si on réalise 20 séries de chacune 120 jets d'un dé (soit 2400 jets) et que pour chaque série on teste si le dé est équilibré par rapport à l'as, il y aura en moyenne une expérience donnant un résultat significatif d'un déséquilibre alors que le dé est équilibré. C'est pratiquement irréalisable avec des données médicales qui ont peu de chances d'être concernées par le risque de première espèce.

 

Cette confusion pour le moins grossière a été faite publiquement à propos du résultat significatif publié par l'équipe de Marc Tardieu en octobre 2008 sur ''les observants au calendrier vaccinal''. Selon ce que les auteurs affirmaient avoir trouvé, ils seraient significativement plus à risque de sclérose en plaques quand on les vaccinait plus tard contre l'hépatite B par Engerix B et pour ceux pour lesquels la première atteinte apparaissait au delà des 3 premières années qui suivaient cette vaccination. L'existence de ce signal ne sera pas contesté par les ''commentateurs autorisés'' mais sera mise sur le compte du risque de première espèce qui ne peut être évoqué ici en raison de l'absence de renouvèlement des données, les auteurs ayant évidemment exploré les données en faisant varier l'objet du test au sein des mêmes données.

 

2- Une autre erreur grossière et généralisée consiste à conserver dans les calculs les cas et les témoins non vaccinés pour étudier l'existence et la durée de l'incubation d'une maladie à partir d'une vaccination.

 

C'était l'objectif poursuivi dans les publications précédemment citées. Comme pour la recherche d'une durée de gestation, l'objectif est de rechercher s'il existe une concentration de cas autour d'une même durée, ce qui pourrait indiquer l'existence d'une incubation à partir de cette vaccination.

 

Indépendamment du fait que c'est un non sens de conduire cette recherche en cas-témoins comme je viens de l'expliquer, il est aberrant de conserver dans les calculs les cas non vaccinés pour lesquels l'incubation de la maladie étudiée à partir de cette vaccination ne saurait exister. Cela reviendrait à utiliser des souris non fécondées pour étudier une durée de gestation !!! Cette erreur a en particulier été commise systématiquement dans les publications que je viens de citer, ce qui peut être très lourd de conséquences comme je vais le montrer.

 

Par exemple, le signal obtenu par Marc Tardieu sur les ''observants au calendrier vaccinal'' [5] en 2008 a en réalité été obtenu grâce aux 42 cas et 256 témoins non vaccinés Engerix B (soit 6 témoins pour un cas) alors que les ''exposés'' sont 19 cas et 48 témoins soit 2,5 témoins pour un cas au lieu de 6 pour 1. C'est cette différence qui crée le signal statistique, d'autant plus que les non vaccinés par Engerix sont beaucoup plus nombreux que les ''exposés''. En conséquence, ce sont les non vaccinés qui s'imposent dans les calculs alors qu'ils n'ont rien à faire dans l'histoire.

 

 

« Observants au calendrier vaccinal »

 

Vaccinés hépatite B

72 cas dont 30 vaccinés Engerix B

347 témoins dont 91 vaccinés Engerix B

Engerix B < 3 ans

11

43

Engerix B > 3 ans

19

48

Non Vaccinés Engerix B

42

256

 

 

On peut calculer directement l'odds ratio qui est 19/(11+42) divisé par 48/(43+256) soit 2,23. On voit ainsi aisément que 42 et 256 contribuent fortement à l'obtention d'un odds ratio élevé.

 

Quand on pense au bruit qui fut fait à propos de cette affaire alors que tous les acteurs seraient ridicules si les explications que je donne ici étaient comprises, on a le droit de juger cette carence comme effrayante vu les responsabilités immenses des acteurs et décideurs qui pilotent un avion bourré de passagers alors qu'ils ne savent pas lire les cadrans.

 

Un intervalle de confiance très élastique

 

Pour terminer cette revue non exhaustive des affirmations pour le moins aventureuses de l'expertise, voici ce que Dominique Costagliola, considérée comme une de nos meilleures épidémiologistes sur le plan théorique, avait affirmé sur ces questions d'intervalles de confiance au cours de la Conférence de consensus des 10-11 septembre 2003 sur la vaccination hépatite B :

 

«Le résultat d'une étude d'association s'exprime par un risque relatif ou un odds ratio associé d'un intervalle de confiance (IC). Ces éléments sont plus importants à considérer que la simple interprétation du test d'association en significatif/non significatif. »

« Ainsi un risque de 3 avec un intervalle [1,1 ; 600] nous dit que l'étude manque grossièrement de puissance puisque le risque peut être à peu près n'importe quoi. »

On sait que le carré de l'odds ratio est le produit des bornes de l'intervalle de confiance : OR²=(inf)x(sup) où inf et sup sont les bornes inférieure et supérieure de cet intervalle*. On devrait donc avoir 3²=600x1,1=660 ! Si on fixe la borne inférieure inf=1,1 et OR=3 on en déduit aussitôt sup=9/1,1=8,18 et non pas 600 !

Qu'un expert de ce niveau puisse faire de telles erreurs en faisant un cours sur le sujet devant une salle d'experts de haut niveau pose la question de la formation. Voilà ce qui arrive quand on a appris les tests statistiques sur logiciels sans aucun support théorique réellement assimilé. Un étudiant m'a dit un jour :  « Pas besoin d'apprendre la statistique, y'a des logiciels pour ça ! » Oui, bien sûr … mais les conséquences peuvent en être très graves...

 

* La formule est simplement la version multiplicative, après avoir pris l'exponentielle des nombres considérés, de l'intervalle de confiance centré de la forme [m-a m+a] dont la somme des bornes vaut 2m.

 

Conclusion

Pour moi, le CNOM n'est évidemment pas responsable des erreurs systématiques, pour ne pas dire systémiques, commises par l'expertise dans le mésusage qu'elle fait des tests statistiques dans les études épidémiologiques. On pourrait cependant vous reprocher de ne pas tenir compte des conclusions nuancées des auteurs qui reconnaissent souvent une part des limites inhérentes à toute étude épidémiologique.

Mais ce n'était pas là l'essentiel de mon propos qui a été de tenter de vous faire prendre conscience des erreurs techniques invraisemblables commises par l'expertise et non seulement par tel ou tel auteur qui aurait mal compris les enseignements qu'il a reçu. Non, ce sont ces enseignements eux-mêmes qui sont en cause et ce au niveau international.

L'affaire est donc très importante et j'ai saisi l'occasion de vous en faire part.

Conscient des difficultés techniques que vous pourriez rencontrer à la lecture de cette lettre, je reste bien entendu à votre disposition pour répondre à vos interrogations.

 LIENS

 

 [0] ''Sur le mésusage des tests statistiques en épidémiologie'' résumé et diaporama.

 

www.adelf-sfsp.fr/?p=15493

 

[1] https://www.conseil-national.medecin.fr/sites/default/files/cn_bulletin/2018-06-01/medecins_55_web.pdf

 

[2] http://archneur.jamanetwork.com/article.aspx?articleid=1917549

Résumé de la publication américaine Langer Gould et al. d'octobre 2014 sur l'apparition d'atteintes démyélinisantes et SEP après vaccinations Le texte complet n'est pas en accès libre.

 

[3] https://www.mesvaccins.net/web/news/6111-vaccinations-et-affections-

 

demyelinisantes-du-systeme-nerveux-une-nouvelle-etude 

 

[4] Publication de décembre 2007 de M. Tardieu et al. en accès libre

 

http://archpedi.ama-assn.org/cgi/content/full/161/12/1176

 

[5] Publication de M. Tardieu et al. du 8 octobre 2008. Elle n'est pas en accès libre.

Résumé : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18843097

 

 

 

Réponse du CNOM

 

"Comme vous le rapelez très justement, notre institution n'est pas une société savante et n'a pas pour mission d'effectuer des études épidémiologiques.

Le code de la santé publique définit ses missions qui sont essentiellement de faire respecter la déontologie médicale et d'informer les médecins de la réglementation très importante qui encadre leur exercice.

La vaccination relève de l'autorité de l'Etat qui s'appuie sur les recommandation du Haut Conseil de la Santé Publique.

Il est de notre devoir de rappeler aux médecins que les vaccinations sont des obligations légales et que de ce fait, ils doivent les effectuer chez leurs patients.

De la même façon, il n'appartient pas à notre institution de prendre parti sur les effets secondaires des vaccinations.

Les spécialistes chercheurs et les juridictions sont les autorités compétentes d'une part pour rechercher le lien de causalité possible et arriver éventuellement à l'indemnisation des patients le cas échéant."

 

Ma réponse

 

 

Je vous remercie pour votre réponse très rapide, trop peut-être ? La justification de vaccinations généralisées, qu'on a estimé devoir rendre obligatoires pour obtenir cette généralisation, s'appuie sur des évaluations qui elles-mêmes reposent sur les conclusions d'études épidémiologiques.

 

En un mot, ce que vous désignez par ''les autorité compétentes'' tirent leur compétence du fait que c'est la société qui leur attribue cette compétence. Elle est une fonction sociale qui ne garantie pas automatiquement une réelle capacité d'investigation. Je vous ai donné quelques exemples démonstratifs de cette incompétence caractérisée dont ces autorités dotées d’une compétence officielle n'ont aucune conscience.

 

Si l'épidémiologie accorde beaucoup de soins et d'attention à la collecte des données ainsi qu’au respect de l'éthique tout en cherchant à éviter les biais de sélection, elle se contente de confier aux logiciels le soin de traiter l'échantillon collecté comme des épidémiologistes ont pu me le dire.

 

Comme je vous l'ai montré, cette incompétence conduit à faire apparaître des signaux statistiques qui n'existent pas ou à gommer des signaux très fort pour ne pas dire criants. On peut affirmer que dans ce domaine, sans préjuger pour les autres champs de son action, l'épidémiologie n'est pas du tout fiable.

 

Bien sûr, vous n'êtes pas responsables de ces évaluations ni des erreurs monumentales commises par des auteurs et validées par les Comités d'experts mais vous restez quand même responsables de l'usage que vous pourriez choisir d'en faire et ce d'autant plus que maintenant vous ne pouvez ignorer qu'il existe de très gros problèmes sur la fiabilité de ces évaluations.

 

L'Italie n'est pas suspecte d'être opposée aux obligations vaccinales et à leur extension. Pourtant elle n'avait pas mis le Prévenar dans sa liste initiale des 12 vaccins puis elle supprima  le vaccin contre le méningocoque C. Il y a sûrement des raisons très valables et je pourrais vous en donner.

 

Toutes nos institutions, la vôtre, les diverses académies, le HCSP, la HAS, le ministère et des dizaines de sociétés savantes pourraient être unanimes pour soutenir haut et fort certaines affirmations. Tous les médias pourraient les reprendre à l'unisson, cela ne changera rien au fait qu'elles pourraient être totalement fausses et que le préjudice pourrait être très graves pour les populations, que ce soit par rapport à la lutte contre les maladies directement visées par ces vaccinations que par rapport aux effets indésirables de celles-ci et l'indemnisation des victimes.

 

Je n'affirme pas ici qu'il en est ainsi. Je dis seulement qu'il existe de façon indiscutable des erreurs systémiques, c'est à dire qui affectent la discipline et non seulement tel ou tel auteur. Elles sont aussi incroyables qu'énormes quand elles ne sont pas ridicules. Un tel constat devrait impliquer que toutes les données soient reprises et étudiées avec une méthodologie complètement repensée pour ce qui est du traitement de ces données par des tests statistiques.

 

D'ailleurs les conséquences ne s'appliquent pas uniquement aux études épidémiologiques ayant pour thème les vaccinations. En fait il faudrait reprendre tout particulièrement toutes les études où des tests ont été effectués sur des délais, que ce soient avec des vaccins, des médicaments, la radioactivité etc.

 

Devant un tel constat, le mot d'ordre devrait être prudence, modestie et retenue plutôt que d'avancer avec une cascade d'affirmations péremptoires qui ne devraient pas avoir leur place dans un tel contexte de fautes méthodologiques aussi caractérisées que systémiques.

 

Pour illustrer combien il faut se montrer prudent, voici ce qu'à pu dire Roger Salamon, 10 ans président du HCSP, au cours d'une émission sur une radio bordelaise le 19 mars 2018 à propos du lien entre vaccination hépatite B et sclérose en plaques :

 

« je suis sûr qu'il y a eu des cas, je suis sûr qu'il y en a eu »

 

C'est sur Youtube (vers 40mn) :

 

https://www.youtube.com/watch?v=Ga_EPBp7ubk

 

En restant à votre écoute, veuillez....

 

 

 Réponse du CNOM :

 

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07 juin 2018

Vaccinations : le jeu des 2 vérités

 

 

Je vous propose une petite expérience à faire. C'est le jeu des 2 vérités, l’une pour les experts et l’autre pour les "braves", le brave public, les braves médecins, les braves parlementaires, les braves juristes, enfin tous les "braves" quoi  ...
 
1- allez sur le site de l’OMS  http://www.who.int/fr
 
2- cliquez sur “Thèmes de santé” sur un bandeau bleu en haut
 
3- allez sur variole. Vous arrivez sur la page d’accueil variole avec la copie d’écran ci-dessous :
 
vous lisez :”Suite à une campagne de vaccination mondiale menée par l’OMS la variole a été déclarée éradiquée en 1980.”  Rien de plus sur le sujet. C’est pour les “braves !”
 
 
 
 4-En bas de la page, vous cliquez sur “Autres publications sur la variole” pour obtenir ceci :
 
5- Puis, vous allez sur “Analyse scientifique de la recherche sur ...”  Copie d'écran :

 

 

http://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/70609/WHO_HSE_GAR_BDP_2010.3_fre.pdf?sequence=1

6- Vous trouverez page 4 (attention les premières pages sont en chiffres romains) Copie d'écran :

 

 
7- On y lit : “La politique de vaccination .... mettait l’accent sur la surveillance de la maladie ....On pouvait ainsi identifier les nouveaux cas de variole, les mettre en quarantaine, puis vacciner les personnes en contact étroit avec les sujets infectés et les mettre également en quarantaine. Cette politique a permis d’éradiquer la variole."
 
Puis, § suivant : “L’éradication de la variole ... montre qu’une prophylaxie fondée sur la vaccination de masse peut permettre d’éradiquer une maladie infectieuse.”
 
Constat  : d’une part c’est la vaccination des contacts et non la vaccination de masse qui est affirmée ici comme composante de la politique ayant permis l’éradication. D’autre part l’isolement  des cas et des contacts est “oublié” dans ce  jugement récapitulatif ...où transpire la gène des auteurs pour dire sans dire que la vaccination de masse fut un échec (on a fait autre chose alors qu’on était parti avec la seule vaccination de masse). De plus il n’existe aucune preuve bien au contraire de l’efficacité de la vaccination sur les contacts (délai trop court et superposition de 2 virus, le vaccinal et le sauvage)
 
Au congrès Adelf-Sfsp des 17-19 octobre 2013 à Bordeaux, un membre important du CTV m’a dit,  alors que nous ne parlions que de la vaccination des contacts pour la variole (devant mon poster sur le sujet [1]) “Je ne connais qu’une seule vaccination efficace après contage, la vaccination contre la rougeole dans les 72 heures”. Autrement dit, il venait de me dire que la vaccination antivariolique sur les contacts n’était pas efficace.
 
Voici deux citations officielles attestant du changement de stratégie qui s’opéra dans la lutte contre la variole.
 
 Conseil exécutif de l'OMS janvier 1959 [2] :
"qu'il a été démontré que l'éradication de la variole dans une zone d'endémicité peut être obtenue par la vaccination ou la revaccination effective de 80% de la population en l'espace de quatre à cinq ans;”
 
Il fut démontré par les faits au cours des années 60 que cela ne fonctionnait pas...d'où une évolution très significative de la stratégie :
 
  Conseil exécutif OMS janvier 1970  [3] :
"Notant l'importance que présente la surveillance dans l'état actuel des programmes et estimant qu'il est désormais souhaitable de mettre beaucoup plus fortement l'accent, dans tous les pays, sur le dépistage, les enquêtes et les mesures d'endiguement afin de parer à tous les cas et poussées endémiques de variole."
"      [1]  http://p0.storage.canalblog.com/02/21/310209/90757466.pdf 
[2] page 35  http://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/89725/Official_record91_fre.pdf?sequence=1&isAllowed=y
 
 
[3] page 14  http://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/90001/Official_record181_fre.pdf?sequence=1&isAllowed=y  
Copies d'écrans pour vérifications immédiates pour le lecteur:
 

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29 mai 2018

Éradication mondiale de la polio : L'OMS prépare la mystification

 

A l'occasion de la 71è Assemblée mondiale de la santé en mai 2018 l'OMS a évidemment abondamment traité le problème de l'éradication mondiale de la poliomyélite, tout particulièrement dans 2 documents A71/26 du 20 mars 2018 et A71/9 du 24 avril 2018 :

 

Éradication de la poliomyélite  Rapport du Directeur général

http://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/WHA71/A71_26-fr.pdf

 

Transition pour la poliomyélite et activités postérieures à la certification

Projet de plan d’action stratégique pour la transition Rapport du Directeur général

http://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/WHA71/A71_9-fr.pdf

 

Pour bien comprendre le problème il faut avoir conscience qu'il existe de poliovirus dits sauvages qui peuvent circuler à travers les intestins de millions d'êtres humains, l'essentiel de la transmission se faisant par les excréments humains quand ils polluent les eaux consommées par les populations. Pour tenter d'arrêter cette circulation, on a utilisé très massivement un vaccin oral à virus vivant qui peut créer une immunité intestinale capable de stopper les virus polio qui arriveraient par la suite dans l'intestin ainsi immunisé. Mais, cette immunité n'existant pas à la première ingestion du vaccin oral, les virus de ce vaccin peuvent poursuivre leur route dans l'intestin et se retrouver là où iront les selles.

En conséquence, en l'absence d'un contrôle adapté des excréments humains dans l'environnement et d'une maitrise suffisante des eaux consommées par les populations, les virus vaccinaux pourront être consommés par d'autres personnes et ainsi se répandre dans la population de la même façon que les virus sauvages comme cela a été démontré.

Ce ne serait pas grave si ces virus étaient et restaient inoffensifs. Malheureusement, en circulant d'un intestin à un autre ils peuvent rencontrer d'autres virus intestinaux (des entérovirus) et devenir virulents en se combinant avec eux. On obtient alors de nouveaux virus désignés par virus dérivés de souches vaccinales potentiellement capables de déclencher des paralysies.

 

L'objectif affiché de l'OMS est d'éradiqué les 3 virus polio sauvages de types 1, 2 et 3. C'est déjà fait pour le type 2 qui n'a pas été vu depuis octobre 1999 et dont l'éradication officielle a été proclamée en septembre 2015. Pourtant, quasi simultanément et après, il fut observé des paralysies par des poliovirus dérivés de souches vaccinales de type 2.

 

Quand on sait cela, on comprend qu'on ne peut confondre l'éradication de la polio avec l'éradication des 3 virus polio sauvages mais qu'il faudra aussi éradiquer (c'est à dire arrêter la circulation) des virus dérivés de souches vaccinales. Le vaccin oral ne peut y parvenir puisqu'il introduit ces virus dans les intestins et le vaccin injectable ne peut créer aucun immunité intestinale, laissant ainsi le champ libre à la circulation des virus polio, qu'ils soient suvages ou non.

 

On comprend alors que la SEULE façon d'éradiquer vraiment la polio sera d'avoir la maitrise de l'eau consommée par les populations partout dans le monde et surtout de leur protection par rapport aux excréments humains. Chacun comprendra que ce n'est pas pour demain ! L'OMS le sait et a très bien compris que son objectif d'éradication de la polio, annoncé en 1988 comme devant être réalisé en 2003, ne pourra être atteint dans un avenir prévisible.

Rappelons que ce plan prévoyait l'arrêt de toute vaccination contre la polio en 2003 et que l'argent ainsi économisé pourrait alors être utilisé pour d'autres programmes de santé …

Le seul vrai critère qui nour permettra - à nous observateurs - de juger si la polio a bien été éradiquée sera la décision de suppression de la vaccination contre la polio,

que ce soit par le vaccin oral (ce qui devrait se produire) ou par le vaccin injectable (on n'en prend pas le chemin ...)

 

Alors l'OMS tente de sauver la face pour accréditer l'idée que la polio aurait été éradiquée quand les 3 virus sauvages l'auront été. C'est ce que l'on constate dans le document OMS d'avril 2018 (page 2) :

"Le projet de plan d’action stratégique qui est aligné sur les spécifications énoncées dans la décision WHA70(9) a trois objectifs essentiels :

a) maintenir un monde exempt de poliomyélite après l’éradication du poliovirus ;

b) renforcer les systèmes de vaccination, y compris la surveillance des maladies à prévention vaccinale, afin d’atteindre les buts du Plan d’action mondial pour les vaccins ;

c) renforcer la préparation aux situations d’urgence, la détection et la capacité de riposte dans les pays afin de mettre en œuvre complètement le Règlement sanitaire international (2005)."

On constate que la mesure a) ne précise pas "éradication du poliovirus sauvage" alors que ce sera seulement le sauvage qui sera peut-être bientôt éradiqué.

La mesure b) veut "renforcer les systèmes de vaccination" alors que l'éradication d'un virus permet au contraire d'abandonner les mesures de lutte et donc la vaccination comme ce fut fait pour la variole. Il s'agit effectivement de renforcer partout dans le monde la vaccination injectable contre la polio afin de tenter d'éviter qu'une contamination par un virus dérivé de souche vaccinale provoque une paralysie.

La mesure c) veut "renforcer la préparation aux situations d'urgence" (détection, riposte). Or de telles situations d'urgence ne devraient pas se produire si les virus avaient réellement été éradiqués. On sait et l'OMS sait parfaitement qu'il n'en sera rien. Voici en effet le bilan dressé par l'OMS sur la circulation des virus dérivés de souches vaccinales (doc de mars 2018 page 3) :

 

"Transmission du poliovirus circulant dérivé d’une souche vaccinale 

 

En 2017, deux pays ont été touchés par de nouvelles flambées de poliovirus circulant (type 2) dérivé d’une souche vaccinale : la République arabe syrienne et la République démocratique du Congo, avec respectivement 74 et 17 cas signalés. Le suivi et la riposte face à la transmission du poliovirus circulant de type 2 dérivé d’une souche vaccinale restent une priorité stratégique mondiale, à la suite du retrait synchronisé au niveau international de la composante de type 2 du vaccin antipoliomyélitique oral en avril 2016 et du remplacement du vaccin antipoliomyélitique oral trivalent (contenant les trois sérotypes de poliovirus) par le vaccin antipoliomyélitique oral bivalent (contenant les types 1 et 3)."

Comme on pouvait le prévoir, ce n'est pas le fait de ne plus introduire de virus de souche vaccinale de type 2 dans la bouches des enfants qui peut stopper la circulation des virus du même type qui sont déjà en circulation.

"Des protocoles de riposte aux flambées, ayant fait l’objet d’un accord international, sont disponibles afin de guider les pays et le programme dans leur réponse rapide face aux souches de poliovirus de type 2 dérivé d’une souche vaccinale au cours de la période qui suit le remplacement des vaccins, par exemple en conservant un stock mondial de vaccins antipoliomyélitiques oraux monovalents de type 2. Des interventions de riposte sont actuellement en cours dans les deux pays pour mettre rapidement un terme à ces flambées."

Voilà une information très intéressante : en mai 2016 on a arrêté partout dans le monde l'utilisation du vaccin vivant oral de type 2 afin de ne plus réintroduire le virus mais on le remet quand même en circulation là où il circule encore pour tenter de l'arrêter ...

" En République arabe syrienne, on a recours à des stratégies de riposte identiques à celles qui ont été utilisées avec succès en 2013-2014, dans la même zone du pays, pour mettre fin à une flambée de poliomyélite due à un poliovirus sauvage de type 1. Une première campagne de vaccination menée en août 2017 a permis de vacciner plus de 350 000 enfants dans les gouvernorats de Deir Ez-Zor et de Raqqa. La phase deux de la riposte a débuté en janvier 2018. La République démocratique du Congo poursuit ses activités de riposte aux flambées dans les provinces touchées et celles à haut risque, avec le vaccin antipoliomyélitique oral monovalent de type 2, conformément aux protocoles de riposte ayant fait l’objet d’un accord international. L’accent est mis sur les enfants qui n’ont pas encore été vaccinés et en particulier ceux qui vivent dans les zones infectées."

Les enfants non vaccinés auront  un intestin non immunisés, ce qui signifie qu'en les vaccinant avec le vaccin oral de type 2 ils vont relarguer le virus dans leurs selles. Tout dépendra alors de la destinée de ces selles pour éviter que le virus vaccinal qu'elles contiennent se retrouve dans l'environnement et puisse circuler à son tour.

"Ces flambées mettent en lumière le risque permanent que représentent les lacunes dans l’immunité partout dans le monde. Dans les zones où le niveau d’immunité est suffisant, la surveillance visant à déceler les poliovirus circulants de type 2 dérivés d’une souche vaccinale, quelle qu’en soit la source, montre que la persistance de ces souches décroît “

Espérons ...

Page 4 du document de mars 2018 on peut lire :

"Le remplacement du vaccin antipoliomyélitique oral trivalent par le vaccin antipoliomyélitique oral bivalent, qui a eu lieu entre le 17 avril et le 1er mai 2016, a concerné 155 pays et territoires et devrait entraîner des conséquences positives importantes pour la santé publique.

Près de 40 % de l’ensemble des cas de poliomyélite paralytique associée au vaccin (environ 200 cas par an) et de 90 % des flambées de poliovirus circulant dérivé d’une souche vaccinale survenues au cours des 10 dernières années étaient associés à la composante de type 2 du vaccin antipoliomyélitique oral trivalent. De tels cas ne devraient plus se produire."

Rien ne permet d'affirmer que de ne plus vacciner avec le type 2 vivant devrait stopper la circulation des virus de type 2 qui circulent depuis des années.

"Les efforts se poursuivent pour maintenir la surveillance en vue de détecter l’éventuelle émergence d’un poliovirus circulant de type 2 dérivé d’une souche vaccinale (comme lors des flambées récentes en République arabe syrienne et en République démocratique du Congo) ; conserver de solides capacités de riposte face aux flambées au moyen du vaccin antipoliomyélitique oral monovalent de type 2 ; et veiller à ce qu’aucun vaccin antipoliomyélitique oral trivalent ne soit plus utilisé nulle part."

On le sait depuis longtemps qu'il faudrait supprimer le trivalent. Mais il en ira de même avec le bivalent 1 et 3 et le monovalent de type 2 est encore utilisé. Ce n'est pas le fait que les 3 virus soient ensemble qui crée le problème !

"Pour préparer le remplacement du vaccin antipoliomyélitique oral trivalent par le vaccin antipoliomyélitique oral bivalent, tous les pays s’étaient engagés à introduire au moins une dose du vaccin antipoliomyélitique inactivé dans leurs programmes de vaccination systématique."

Pourquoi supprimer le vaccin oral de type 2 pour le remplacer par l'injectable trivalent ? On sait et c'est facile à comprendre, l'injectable ne pouvant créer aucune immunité intestinale, il ne peut enrayer la circulation des virus polio. Son rôle se borne donc à tenter d'éviter une paralysie au cas où un virus polio pathogène venait à passer. L'objectif n'est donc pas de stopper la circulation des virus polio mais d'éviter les conséquences les plus graves. C'est pourquoi, là où les virus se souches vaccinales de type 2 circulent, on utilise le vaccin oral de type 2 tout en en ayant supprimé et même interdit l'usage sous la forme trivalente. On voit ainsi clairement que l'OMS est dans la panade ...ce que confirme le paragraphe suivant :

"Les problèmes mondiaux d’approvisionnement qui sont apparus du fait des difficultés techniques rencontrées par les fabricants pour augmenter la production de vaccins (inactivé) ont abouti à des retards dans l’approvisionnement de 35 pays au total. Compte tenu des prévisions des fabricants, tous les pays qui ont dû faire face à ces retards devraient recevoir le vaccin au cours du premier semestre 2018. Au cours de cette période de rupture de stocks, les vaccins disponibles ont été réservés en priorité aux campagnes de vaccination dans les pays où le risque de flambée de poliovirus circulant de type 2 dérivé d’une souche vaccinale était le plus élevé."

Cela parait clair : il s'agit de parer au plus pressé en tentant d'éviter des paralysies qui seraient de plus mauvais effet mais cela n'arrêtera pas la circulation des virus., au contraire même car l'absence de cas paralytiques, -  ce qui est souhaitble évidemment -  fait aussi perdre la trace du virus et donc l'opportunité de l'endiguer là où il se trouve.

"L’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite continue à étudier avec les États Membres et les bureaux régionaux de l’OMS la faisabilité d’une adoption de stratégies visant à économiser les doses, telles que l’administration intradermique du vaccin antipoliomyélitique inactivé en doses fractionnées, comme le recommande le Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination.

Plusieurs États Membres ont déjà adopté cette approche, notamment le Bangladesh, l’Inde et Sri Lanka, et plusieurs pays de la Région des Amériques sont en train de faire de même. Cette approche permet de garantir la disponibilité de quantités suffisantes de vaccin antipoliomyélitique inactivé dans ces pays pour continuer à vacciner leurs cohortes de naissance respectives."

 

 

Document avril 2018 page 4 :

"Le risque de voir émerger des poliovirus dérivés d’une souche vaccinale avant l’arrêt de la vaccination par le vaccin antipoliomyélitique oral et le risque de flambées possibles dues à une réémergence du poliovirus après l’éradication augmenteront en l’absence d’une constante amélioration des taux de couverture par la vaccination systématique."

Là on est en pleine incohérence : après l'éradication (des 3 types de virus polio sauvages) les vaccins oraux ne seront plus utilisés, sauf flambées locales et ponctuelles. Comme éradication signifie "le virus ne circule plus", pourquoi envisager ainsi son retour ? Si non parce qu'ils savent parfaitement que l'éradication sera annoncée prématurément car cela fait déjà très longtemps que le programme s'est enlisé et que l'OMS ne sait comment s'en sortir.

En fait l'objectif réel n'est plus l'éradication des virus polio

mais l'élimination de la maladie, c'est à dire des paralysies, par le vaccin injectable.

En réalité, l'OMS a renoncé à éradiquer la polio mais elle ne peut le dire

 


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30 avril 2018

Pas de lien entre vaccin ROR et autisme : la "preuve !"

 

Voici LA PREUVE avancée comme irréfutable et démonstrative qu'il n'y a aucun lien entre la vaccination ROR et l'apparition de l'autisme :

L'autisme flambe d'années en années alors que l'incidence annuelle de la couverture vaccinale par le ROR reste stable ou progresse très peu, beaucoup moins que l'autisme

On retrouve cet argument maintes fois répété comme par exemple [1]:

 

Une étude anglaise, faite à partir du fichier des médecins généralistes, montre que l’incidence de l’autisme a été multipliée par sept entre 1988 et 1999 (de 0,3/10 000 à 2,1 personnes). Or pendant cette même période, la prévalence de la vaccination ROR est restée stable autour de 95 %” 

Cela a été développé dans l'étude citée [2]. Voici la conclusion des auteurs (traduction google) :

“Conclusions

Comme l'incidence de l'autisme chez les enfants de 2 à 5 ans a augmenté de façon marquée chez les garçons nés séparément chaque année de 1988 à 1993, alors que la couverture vaccinale était supérieure à 95% pour les cohortes annuelles successives, les données montrent qu'il n'existe aucune corrélation entre la vaccination ROR et l'augmentation rapide du risque d'autisme au fil du temps. L'explication de l'augmentation marquée du risque de diagnostic de l'autisme au cours de la dernière décennie demeure incertaine.”

 
Il est certainement exact qu'il n'y a pas de corrélation entre les variations  de l'incidence annuelle de l'autisme et les variations  de l'incidence annuelle de la vaccination ROR.
MAIS, cela ne permet pas d'en déduire l'absence de liens entre cette vaccination et ces flambées d'autisme.
VOICI LA FAILLE DE CE RAISONNEMENT
Les auteurs raisonnent de façon linéaire alors qu’il y a forcément 2 causes agissantes  et pas seulement le ROR car sinon TOUS les vaccinés ROR seraient autistes ! Appelons X cette autre cause qui peut en regrouper plusieurs.L'hypothèse est simple : si la cause X est présente, le vacciné ROR deviendra autiste, sinon ce ne sera pas le cas.
De façon purement qualitative on peut dire que si le nombre d'enfants touchés par la cause X est en augmentation, cela engendrera un accroissement du nombre d'enfants touchés par X et vaccinées par le ROR même si le nombre de vaccinés annuel reste stable. Ce n'est pas plus compliqué que cela.
Précisons avec des valeurs numériques imaginaires. Avec initialement 80% de vaccinés ROR et 5% d'enfants frappés par la cause X, cela donnera 4% d'enfants autistes (en supposant l'indépendance entre les 2 causes X et ROR). Si quelques années plus tard la cause X frappe 30% d'enfants de la nouvelle classe d'âge alors que l'incidence annuelle de la vaccination ROR est restée stable, il y aura 24% d'autistes, soit 20% en plus. Pourtant la couverture vaccinale annuelle n'a pas bougée.
Voici  une visualisation graphique de ces chiffres avec un carré de 100 sur 100, soit 10000 points en coordonnées entières qui vont représenter 10000 personnes désignés par leurs coordonnées comme la personne (12 , 32) par exemple.
 
Je suppose, pour fixer les idées, qu'il y a 80% de vaccinés rassemblées dans le rectangle aux côtés parallèles aux axes et dont une extrémité sera 80 sur l'axe des abscisses. On aura ainsi 80x100=8000 personnes vaccinées ROR dans ce rectangle (80%).

 


                                                                                                          80                   100

100

 

                                                   Vaccinés ROR :   80x100= 8000  (80%)

 

30                         Cause X au temps T        

                             80x30=2400 autistes

                        (2000 de plus qu'au temps 0 soit 20%)

 

5        Cause X au temps 0        80x5=400 autistes (4%)

 

        0                                                      ROR                       80                 100
 
Au temps initial 0  on aura 5% des personnes  frappées par la cause X. Elles seront représentées par le rectangle aux côtés parallèles aux axes et dont une extrémité est 5 sur l'axe vertical des ordonnées, soit 100x5=500 personnes affectées par la cause X.
 
Pour que l’autisme se déclenche il faut que les 2 causes, vaccin ROR et X soient réunies, soit 400 cas (80x5 soit 4%)
 
Au temps T la couverture vaccinale ROR ne bouge pas mais la cause X passe à 30% (30 sur l'axe vertical)
 
Le nombre d’autistes devient 80x30=2400 (24%) soit 2000 en plus (20%). Pourtant la couverture vaccinale du  ROR n’a pas variée.
 
Alors ? Le ROR n’y est pour rien, c’est uniquement la cause X ? NON ! Il faut les 2 causes, la X et le ROR !!! Pas de ROR, pas d’autisme, selon les hypothèses* !
*Que l'on comprenne bien, les causes regroupées sous la dénomination X sont celles nécessaires pour que la vaccination ROR puisse déclencher l'autisme qui peut évidemment apparaitre dans d'autres conditions.
 
Cela permet de comprendre l’erreur de raisonnement faites par les experts et reprise en coeur par tous avec beaucoup d'enthousiasme... Cette augmentation vertigineuse de l’autisme alors que la couverture vaccinale  du ROR ne bouge pas ou peu constituant pour eux une démonstration évidente et irréfutable que le ROR n’y serait pour rien.
 
Ils n’ont pas envisagé cette situation avec 2 causes alors qu’il est évident qu’il y a une autre cause agissante.
Une fois de plus nous constatons que les "experts" ne savent pas travailler. Ils restent enfermées dans des modélisations simplistes comme je l'ai déjà montré par ailleurs sur ce blog [3] dans leur utilisation des tests statistiques.
Il est EFFRAYANT de constater que leur argumentaire simpliste puisse servir de fondement pour alimenter et justifier des politiques mondiales de vaccination avec la coercition qui y est associée. 
EFFRAYANT !!!

 

      

[1]  http://www.pediatre-online.fr/vaccins/nouveaux-arguments-contre-une-relation-entre-la-vaccination-rougeole-oreillons-rubeole-ror/

[2]  https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC26561/pdf/460.pdf

[3]  http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2017/09/12/35668286.html

Sur l'aluminium dans les vaccins voir le blog en anglais : http://vaccinepapers.org./

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09 avril 2018

Vaccination ROR en milieu scolaire ?

Un arrêté du 5 avril 2018 donne à penser que très prochainement des campagnes de vaccination par le ROR (c'est la rougeole qui est visée) pourrait se dérouler en milieu scolaire :

 

JORF n°0081 du 7 avril 2018
texte n° 19

 

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=1C597E78C057D859291290AD7E842F3E.tplgfr39s_3?cidTexte=JORFTEXT000036775222



Arrêté du 5 avril 2018 relatif à la mobilisation de la réserve sanitaire

NOR: SSAP1809607A

ELI: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2018/4/5/SSAP1809607A/jo/texte


La ministre des solidarités et de la santé,
Vu le code de la santé publique, notamment ses articles L. 3132-1 et L. 3134-1 ;
Considérant la couverture vaccinale sous-optimale pour la rougeole dans l'ensemble de la population et plus particulièrement certaines populations fragiles et vulnérables ;
Considérant la survenue sur le territoire national d'une épidémie de rougeole qui compte plus de mille cas déclarés, au cours du premier trimestre de 2018 ;
Considérant l'eventualité de campagnes de vaccination exceptionnelles pouvant dépasser les moyens locaux,
Arrête :

Article 1


La réserve sanitaire est mobilisée à compter du 5 avril 2018 pour une durée de trois mois, afin de contribuer à la mise en œuvre des actions de vaccination mises en place par les directeurs généraux des agences régionales de santé au sein de collectivité considérées à risque, comme les milieux scolaires, les milieux universitaires ou au bénéfice des populations les plus fragiles et les plus vulnérables.

Article 2


Cette mobilisation s'organise dans le cadre de deux situations :
En pré-exposition quand le contexte épidémique le recommande (comme lors de grands rassemblements) ;
En post-exposition, devant des cas groupés de rougeole en collectivité.

Article 3


Les directeurs généraux des agences régionales de santé informent préalablement le directeur général de la santé (CORRUSS) de toute mobilisation de la réserve sanitaire, notamment du nombre de réservistes qu'ils envisagent de mobiliser.

Article 4


Les réservistes mentionnés à l'article 1er sont affectés auprès du directeur général de l'agence régionale de santé concernée.

Article 5


Le directeur général de l'Agence nationale de santé publique et le directeur général de l'agence régionale de santé sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


Fait le 5 avril 2018.


Pour la ministre et par délégation :

Le directeur général de la santé,

J. Salomon



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04 avril 2018

Loi, décret et calendrier relatifs aux 11 vaccins obligatoires

 

La loi est pratiquement identique au projet de loi que j'avais déjà repris ci-dessous dès octobre 2017. On peut aussi consulter (très important en pratique) le décret d'application du 25 janvier 2018 : https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2018/1/25/SSAP1732098D/jo/texte

En particulier : " lorsqu'une ou plusieurs des vaccinations obligatoires font défaut, le mineur est provisoirement admis. Le maintien du mineur dans la collectivité d'enfants est subordonné à la réalisation des vaccinations faisant défaut qui peuvent être effectuées dans les trois mois de l'admission provisoire conformément au calendrier prévu à l'article L. 3111-1. Les vaccinations n'ayant pu être réalisées dans ce délai sont poursuivies suivant le calendrier susmentionné. La réalisation des vaccinations est justifiée par l'un des documents mentionnés au premier alinéa du présent article. »

Il faut aussi consulter le calendrier vaccinal qui débute ainsi :

http://solidarites-sante.gouv.fr/prevention-en-sante/preserver-sa-sante/vaccination/calendrier-vaccinal

"Points-clés sur les nouvelles recommandations en 2018 :

- Depuis le 1er janvier 2018, 11 vaccinations sont obligatoires et conditionnent l’entrée en collectivité pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2018.

Il s’agit des vaccinations contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite (antérieurement obligatoires), la coqueluche, les infections invasives à Haemophilus influenzae de type b, l’hépatite B, les infections à pneumocoque, les infections invasives à méningocoque de sérogroupe C, la rougeole, les oreillons et la rubéole (tous antérieurement recommandés)"

La LOI (site Légifrance) version 1er janvier 2018 :

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do?cidTexte=JORFTEXT000036339090&idArticle=JORFARTI000036339170&categorieLien=cid

Article 49

I à III. - A modifié les dispositions suivantes :

- Code de la santé publique
Art. L3111-4-1, Art. L3111-3

 

A abrogé les dispositions suivantes :

- Code de la santé publique
Art. L3116-2, Art. L3116-4, Art. L3821-2, Art. L3821-3

 

A modifié les dispositions suivantes :

- Code de la santé publique
Art. L3111-1, Art. L3111-2, Art. L3111-9, Art. L3116-1, Art. L3821-1, Art. L3826-1

III. - Le II de l'article L. 3111-2 du code de la santé publique, dans sa rédaction résultant de la présente loi, est applicable, en ce qui concerne les vaccinations mentionnées aux 4° à 11° du I du même article L. 3111-2, à compter du 1er juin 2018 et aux personnes titulaires de l'autorité parentale ou qui assurent la tutelle des enfants nés à compter du 1er janvier 2018.

IV. - A.-Le III du présent article est applicable à Wallis-et-Futuna.

V. - Une évaluation de l'impact de l'élargissement des obligations vaccinales est réalisée par le Gouvernement chaque année à compter du dernier trimestre 2019. Elle est rendue publique.

 

 

Il y a aussi cette réponse de la Présidence de la République qui précise explicitement que seule la vaccination DTP sera obligatoire pour les enfants nés avant 2018.

.

 Pour les enfants nés avant 2018, seul le vaccin DTP

est obligatoire pour l'entrée en collectivités

Problème : le vaccin DTP n'existe pas pour les enfants et, dans son arrêt du 8 février 2017, le Conseil d'Etat avait reconnu qu'il n'était pas légal que l'obligation du DTP conduise, par cette carence, à exiger un vaccin contenant des valences non obligatoires.Le Conseil d'Etat donnait 6 mois au gouvernement pour obtenir des industriels qu'ils produisent à nouveau un tel vaccin, sauf extension ou levée des obligations. L'extension s'est réalisée pour les enfants nés après le 1er janvier 2018 mais pas pour ceux nés avant.

Conclusion :

le vaccin DTP, certes toujours obligatoire pour eux,

ne devrait plus être exigé pour l'entrée en collectivités

Extraits de l'arrêt du Conseil d'Etat

5. Toutefois, les articles L. 3111-2 et L. 3111-3 du code de la santé publique impliquent nécessairement que les personnes tenues à l’exécution des trois obligations vaccinales prévues par ces dispositions (antidiphtérique, antitétanique et antipoliomyélitique) soient mises à même d’y satisfaire sans être contraintes, de ce seul fait, de soumettre leur enfant à d’autres vaccinations que celles imposées par le législateur et auxquelles elles n’auraient pas consenti librement.

Article 2 : Il est enjoint au ministre des affaires sociales et de la santé, en l’état de la législation, de prendre des mesures ou de saisir les autorités compétentes en vue de l’adoption de mesures destinées à permettre la disponibilité de vaccins correspondant aux seules obligations de vaccination prévues aux articles L. 3111-2 et L. 3111-3 du code de la santé publique, dans un délai de six mois à compter de la notification de la présente décision."

Dans les commentaires du Conseil d'Etat sur cet arrêt :

http://www.conseil-etat.fr/Actualites/Communiques/Vaccination-obligatoire

"Le Conseil d’État juge cependant que les dispositions législatives créant trois obligations de vaccination impliquent nécessairement que les personnes qui doivent exécuter ces obligations puissent le faire sans être contraintes de soumettre leur enfant à d’autres vaccinations, auxquelles elles n’auraient pas consenti librement.

 

Dans ces conditions, le Conseil d’État estime que le ministre chargé de la santé ne pouvait pas refuser de faire usage de ses pouvoirs pour permettre de rendre disponibles des vaccins ne contenant que les trois vaccinations obligatoires.

Le Conseil d’État annule donc le refus du ministre. Il lui enjoint, par conséquent, dans un délai de six mois, et sauf à ce que la législation évolue en élargissant le champ des vaccinations obligatoires, de prendre des mesures ou de saisir les autorités compétentes pour permettre de rendre disponibles des vaccins correspondant aux seules obligations de vaccination prévues par le code de la santé publique"

De plus, le Conseil D'Etat précise qu'il n'existe aucune solution de rechange au DTP, comme parfois évoquée, avec le vaccin DT d'une part et le vaccin polio d'autre part. Voici ce qu'il en dit :

 

"3. Il ressort des pièces du dossier que, depuis plusieurs années, aucun vaccin correspondant aux seules obligations légales de vaccination des enfants de moins de dix-huit mois, prévues par les articles L. 3111-2 et L. 3111-3 du code de la santé publique, n’est commercialisé en France. Ainsi qu’il résulte des informations mises à disposition du public par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, et comme le reconnaît le ministre, le « kit spécifique » comportant ces seules trois vaccinations obligatoires, que les médecins peuvent obtenir auprès du laboratoire titulaire des autorisations de mise sur le marché et qui comprend, depuis mai 2015, en raison d’une rupture de stocks en France, un vaccin antidiphtérique et antitétanique faisant l’objet d’une autorisation d’importation en provenance du Canada, est réservé uniquement aux enfants présentant une contre-indication à la valence coquelucheuse. Il ressort également des pièces du dossier que les vaccins tétravalents et pentavalents, comportant, outre les trois vaccinations obligatoires, pour les premiers, celle contre la coqueluche et, pour les seconds, celles contre la coqueluche et l’haemophilus, connaissent des tensions d’approvisionnement ayant conduit à restreindre leur distribution. Le vaccin permettant de satisfaire aux obligations vaccinales des enfants de moins de dix-huit-mois qui peut être le plus aisément trouvé est un vaccin hexavalent qui comporte, outre les vaccinations obligatoires, celles contre la coqueluche, l’haemophilus et l’hépatite B."

Voici un courrier envoyé aux directeurs d'établissments scolaires mi septembre 

 

A relier bien sûr à ce que dit le Conseil d'Etat dans son arrêt du 8 février 2017 : le DTP enfant non commercialisé en France actuellement n'a pas de produit de substitution ne contenant que les 3 composantes diphtérie, tétanos, polio. Or, il le dit, on ne peut exiger le vaccin que sous cette forme là si les parents n'ont pas librement consentis à une composition élargie.

En conséquence, pour les enfants nés avant 2018, le vaccin DTP certes obligatoires, ne devrait pas être exigé.

 

Voici le projet de loi (devenu loi depuis fin décembre 2017) relatif aux nouvelles obligations vaccinales, telles qu'elles furent annoncées.  La lecture est aisée ... la compréhension l'est moins !

On pouvait au moins penser que les sanctions pénales type prison et amendes seraient supprimées puisque la ministre l'avait souvent répété. Lisez la dernière phrase, vous réaliserez que ces sanctions seront supprimées pour être remplacées par ... maltraitance à enfant. Oui, maltraitance à enfant si vous ne lui faites pas faire ces 11 vaccins, même si vous le gardez à la maison !!!

De plus ces 11 vaccinations seraient obligatoires pour toute entrée en collectivité pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2008 et exigibles à partir du 30 juin 2018 sauf bien entendu celles pour lesquelle il faut être plus âgé pour les recevoir (ROR par exemple).

Notons aussi qu'il s'agit d'un article au sein d'une loi générale sur la Sécurité Sociale qui en comporte 57. Aussi, si les parlementaires peuvent inclure des amendements ils ne pourront voter qu'un seul texte, l'ensemble. S'ils pensent qu'il faut voter les autres dispositions, ils voteront aussi celle-là... A la commission des affaires sociales il y avait environ 15 députés pour tenter de s'initier aux problématiques de la vaccination ... beaucoup découvrent et devront voter ... sans vraiment savoir ce qu'ils font.

Dans la loi, l'article 34 est devenu l'article 49. Version projet de loi

TITRE IV : DISPOSITIONS RELATIVES A LA BRANCHE MALADIE

CHAPITRE 1 : DISPOSITIONS RELATIVES A LA PREVENTION
Article 34
[Vaccination obligatoire des enfants]

I. - Le chapitre Ier du titre Ier du livre Ier de la troisième partie du code de la santé
publique est ainsi modifié :
1° A l’article L. 3111-1, les mots : « L. 3111-2 à L. 3111-4 et L. 3112-1 » sont
remplacés par les mots : « L. 3111-2 à L. 3111-4, L. 3111-6 et L. 3112-1 » ;
2° L’article L. 3111-2 est remplacé par un article ainsi rédigé :
« Art. L. 3111-2 – I. - Sont obligatoires, sauf contre-indication médicale reconnue,
les vaccinations suivantes :
« 1° La vaccination antidiphtérique ;
« 2° La vaccination antitétanique ;
« 3° La vaccination antipoliomyélitique ;
« 4° La vaccination contre la coqueluche ;
« 5° La vaccination contre les infections invasives à Haemophilus influenzae de
type B ;
« 6° La vaccination contre le virus de l’hépatite B ;
« 7° La vaccination contre les infections invasives à pneumocoque ;

« 8° La vaccination contre le méningocoque de sérogroupe C ;
« 9° La vaccination contre la rougeole ;
« 10° La vaccination contre les oreillons ;
« 11° La vaccination contre la rubéole.

« II. - Les vaccinations sont pratiquées dans les conditions prévues par l’arrêté du
ministre chargé de la santé pris après avis la Haute Autorité de santé, en application du

« III. - Les personnes titulaires de l’autorité parentale ou qui ont la charge de la
tutelle des mineurs sont tenues personnellement responsables de l’exécution de cette
obligation, dont la justification doit être fournie dès lors que l’enfant a atteint un âge
déterminé, pour chaque vaccination, par l’arrêté du ministre chargé de la santé mentionné au
II du présent article et selon des modalités définies par décret, pour être admis ou maintenu
dans toute école, garderie, colonie de vacances ou autre collectivité d’enfants. » ;

3° L’article L. 3111-3 est abrogé ;

4° L’article L. 3111-4-1 devient l’article L. 3111-3 ;

5° Au premier alinéa de l’article L. 3111-9, le mot : « chapitre » est remplacé par le
mot : « titre ».

II. - Le chapitre VI du même titre est ainsi modifié :
1° A l’article L. 3116-1, les mots : « L. 3111-2 à L. 3111-4, L. 3111-6 à L. 3111-8
» sont remplacés par les mots : « L. 3111-3 et L. 3111-4 » ;
2° Les articles L. 3116-2 et L. 3116-4 sont abrogés.

III. - La justification prévue au III de l’article L. 3111-2 du code de la santé publique
dans sa rédaction résultant du présent article, pour les vaccinations mentionnées au 4° à 11°
du même article, est exigible à partir du 1er juin 2018 pour les enfants nés à compter du 1er janvier 2018.
IV. – A. - Les 3° et 4° du I, le 2° du II et le III du présent article sont applicables à Wallis-et-Futuna.

B. - Le titre II du livre VIII de la troisième partie du code de la santé publique est ainsi modifié :
1° L’article L. 3821-1 est ainsi modifié :
a) Au premier alinéa, la référence à l’article L. 3111-4-1 est remplacée par la
référence à l’article L. 3111-3 ;
b) L’article est complété par deux alinéas ainsi rédigés :
« Les articles L. 3111-1, L. 3111-2 et L. 3111-9 sont applicables dans leur rédaction
résultant de la loi n° 2017-… de financement de la sécurité sociale pour 2018.
70
« L’article L. 3111-5 est applicable dans sa rédaction résultant de l’ordonnance n°
2016-462 du 14 avril 2016. » ;
2° Les articles L. 3821-2 et L. 3821-3 sont abrogés ;
3° A l’article L. 3826-1, les mots : « à L. 3116-6 » sont remplacés par les mots : « ,
L. 3116-5 et L. 3116-6 ».

Exposé des motifs
Le présent article vise à étendre les obligations vaccinales, en ajoutant huit
vaccinations, aujourd’hui recommandées, aux trois vaccinations obligatoires en vigueur.

Afin d’améliorer la couverture vaccinale, éviter la réémergences de foyers
épidémiques et lever la distinction entre vaccinations obligatoires et recommandées pour les
enfants âgés de 0 à 18 mois, le choix de l’obligation vaccinale s’impose. Ces obligations
pourront être levées lorsque les couvertures vaccinales appropriées seront atteintes et que la
levée de l’obligation ne risquera pas d’entrainer une baisse des vaccinations.

Les vaccinations conditionnent l’entrée ou le maintien dans toute école, garderie,
colonie de vacances ou autre collectivité d’enfants.

La mesure supprime par ailleurs les
sanctions spécifiques relatives au non-respect de l’obligation vaccinale, qui ne se justifient
plus car le code pénal comporte une infraction générale.

L’ensemble de ces vaccins est pris en charge par l’assurance maladie, dans les
conditions de droit commun.

 

Voici la rédaction définitive de l'article L3111-2

Article L3111-2

I.-Les vaccinations suivantes sont obligatoires, sauf contre-indication médicale reconnue, dans des conditions d'âge déterminées par décret en Conseil d'Etat, pris après avis de la Haute Autorité de santé :

1° Antidiphtérique ;

2° Antitétanique ;

3° Antipoliomyélitique ;

4° Contre la coqueluche ;

5° Contre les infections invasives à Haemophilus influenzae de type b ;

6° Contre le virus de l'hépatite B ;

7° Contre les infections invasives à pneumocoque ;

8° Contre le méningocoque de sérogroupe C ;

9° Contre la rougeole ;

10° Contre les oreillons ;

11° Contre la rubéole.

II.-Les personnes titulaires de l'autorité parentale ou qui assurent la tutelle des mineurs sont tenues personnellement responsables de l'exécution de l'obligation prévue au I. La preuve que cette obligation a été exécutée doit être fournie, selon des modalités définies par décret, pour l'admission ou le maintien dans toute école, garderie, colonie de vacances ou autre collectivité d'enfants.

NOTA : 

Conformément à l'article 49 III de a loi n° 2017-1836 du 30 décembre 2017, le II de l'article L. 3111-2 du code de la santé publique, dans sa rédaction résultant de la présente loi, est applicable, en ce qui concerne les vaccinations mentionnées aux 4° à 11° du I du même article L. 3111-2, à compter du 1er juin 2018 et aux personnes titulaires de l'autorité parentale ou qui assurent la tutelle des enfants nés à compter du 1er janvier 2018.

 

 

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21 mars 2018

A voir et écouter : Didier Raoult, Roger Salamon

 

Didier Raoult, microbiologiste de réputation mondiale, dirige à Marseille le plus grand centre français de traitement des maladies infectieuses. Il a publié en janvier 2018 un ouvrage "La vérité sur les vaccins" où il critique très sévèrement la nouvelle politique vaccinale de la France qu'il qualifie "d'incohérente,dépassée et inefficace" (quatrième de couverture).

Il expose son point de vue dans une vidéo qui "déménage" :

"11 vaccins obligatoires

« L’objectif de 95% de couverture vaccinale n’a aucune base scientifique »

affirme le Professeur Didier Raoult"

https://www.prevention-sante.eu/radio-tv/11-vaccins-obligatoires-lobjectif-de-95-de-couverture-vaccinale-na-aucune-base-scientifique-le-pr-raoult

 Roger Salamon s'exprimant sur le lien entre

sclérose en plaques et vaccination hépatite B :

"Je suis sûr qu'il y a eu des cas !"

Je suis intervenu le lundi 19 mars 2018 sur radio o2 Bordeaux sur le thème des vaccinations. Le professeur Roger Salamon participait également à cette émission. Il fut président du HCSP pendant 10 ans. C'est seulement  en audio:

https://www.youtube.com/watch?v=Ga_EPBp7ubk

L'émission "A ta santé", présentée par Franck Pengam et Dieyna Sy, est diffusée en direct sur la radio bordelaise O2 Radio (91.3) les lundis de 17h à 18h.

Roger Salamon est un ancien élève de l’École normale supérieure de Cachan (section mathématique), docteur en médecine, docteur en biologie humaine et professeur de santé publique. Créateur et directeur honoraire de l’Institut de santé publique, d’épidémiologie et de développement (Isped), il a dirigé au sein de l’Inserm le centre de recherche « Épidémiologie-Biostatistique » et l’unité « Épidémiologie, Santé publique et développement ».

 

J’ai recopié (à peu près) une partie des propos de Roger Salamon sur la sclérose en plaques après vaccination hépatite B. Vers 40’-43'.
Je venais d'exposer le signal sur les enfants avec 52% de conversion en sclérose en plaques pour les 154 vaccinés hépatite B contre 32% pour les 195 non vaccinés hépatite B, ce qui donne un signal très significatif (moins d'une chance sur 10000 d'avoir un tel écart par le fait du hasard). Voir mon article "un signal  fort oublié". Il répond :

 

"Je connais bien le problème, c'est nous qui à l'Isped à Bordeaux (qu'il a créé) et au Conseil (le HCSP qu'il présidait) avons étudié les données que Marc Tardieu nous avait transmises. Avec étonnement comme vous on a vu les résultats que vous dites alors qu'on nous disait que les myélines de l'enfant, des bébés, n'existaient pratiquement pas et qu'il n'y avait aucun risque d'atteintes ou quoi que ce soit. Mais il y avait des cas biaisés, disons entre guillemets, dans son échantillonnage et ça n'était pas significatif du tout contrairement à ce qu'on avait pensé en première lecture.

Mais jamais, jamais ni le ministère, ni le Conseil (HCSP) ni lui surtout (Marc Tardieu) auraient accepté de ne pas publier un résultat si c'était complètement avéré"

"Mais vous avez raison de soulever le problème de la sclérose en plaques et du vaccin hépatite B. Pourquoi ? Parce que ça été l'un des plus gros scandale qui s'est passé au niveau de la communication, en particulier pour l'adulte.

Il faut savoir qu'il y a eu, pour des raisons que je ne trouve pas normales, un excès de vaccinations, avec un certain ministre qui a lancé ça larga manu chez tout le monde.

On a eu l'impression qu'il y avait un certain nombre de scléroses en plaques chez l'adulte, là on ne parle plus de l'enfant, chez l'adulte, et qui étaient en excès. En fait le nombre de scléroses en plaques n'a pas bougé depuis cette vaccination massive.

Si presque tout le monde se vaccine il est évident que le neurologue quand il interroge un patient va trouver une vaccination.

Quand on compare, quand on prend des gens du même âge, il n'y a pas de différences de taux entre vaccinés et non vaccinés.

Sur le plan de la population il n'y a pas eu un excès de scléroses en plaques.

“Je le sais pour avoir été l'expert qui a regardé çà avec une grande dame très connue  qui était juge  et qui était extrêmement  favorable à ce qu'il y ait un lien.

 Mais , et c'est là qu'il faut bien comprendre, ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas des cas. Il n'y a pas de différences de taux sur le plan de la population mais il est tout à fait possible qu'il y ait eu des cas, et je suis sûr qu'il y en a eu, je suis sûr qu'il y en a eu" (il le répète 2 fois et il le répètera encore plus loin)

 

"Que certaines personnes qui avaient des myélines un petit peu abimées ont pu avoir, à cause de cette vaccination, une sclérose en plaques qui se développe et qui apparaisse”

 

En clair il a dit : il y a eu des cas mais pas assez nombreux pour créer un signal statistique. Du moins c'est ce qu'il affirme.

 

Voilà une déclaration qui pourrait être très importante pour l’indemnisation des victimes !

En novembre 2017, 2 cas ont été définitivement déboutés en Cassation au motif que les études épidémiologiques n'avaient pas montré l'existence d'un lien ...

 

Il ajoutera C'est dur à dire mais je vais le dire, ces cas pèsent peu par rapport à l'épidémie de cancers du foie que nous aurons dans 20 ou 30 ans en France parce qu'il y a moins de vaccinations anti hépatite B”

Sur la vaccination hépatite B Didier Raoult affirme "qu'elle a été lavé de tout soupçon" et qu'il ne faut pas  "écouter les fabricants de peur." (4è de couverture).

Il y a aussi cet éditorial [2] de AFIS qui cherche à faire le ménage entre la vraie science et les pseudo sciences :

"Si les tribunaux ne sont évidemment pas directement saisis pour trancher la controverse sur le fond scientifique, ils sont bien obligés de s’interroger sur les bases qui entourent l’affaire qu’ils ont à examiner. Et dans un certain nombre de cas, ils ont fondé leurs décisions sur des affirmations en contradiction avec le consensus scientifique.

Ainsi, par exemple, plusieurs jugements ont retenu un lien entre la vaccination contre l’hépatite B et la sclérose en plaques (Cour de justice de l’Union européenne en 2017, cour administrative de Nancy en août 2014, etc.). Pourtant, le consensus scientifique est établi : il ne met pas en évidence un tel lien [1]

il serait souhaitable que la justice s’appuie plus fortement sur la connaissance scientifique. Et, sur ce sujet, le statut actuel de l’expertise judiciaire, sans validation ni évaluation, est loin de donner un cadre satisfaisant.

  [1] Haut Conseil de la santé publique, « Avis relatif à la vaccination contre l’hépatite B », 2 octobre 2008."

Ainsi nous constatons que le lien renvoie à un avis du HCSP qui était présidé à l'époque par ... Roger Salamon ...

 [2]  http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2990

 Je mettrai ici d'autres citations intéressantes de Roger Salamon mais c'est long pour les recopier à peu près fidèlement à partir de l'enregistrement audio ...

Au cours de cette émission radio  j'avais sollicité Roger Salamon sur les publications de Marc Tardieu de 2007-2008 qui  avaient pour objectifs d'étudier le lien éventuel entre la vaccination hépatite B et l'apparition d'atteintes démyélinisantes et de scléroses en plaques. Celle de février 2007 faisait état de 33 cas vaccinés hépatite B après avoir fait la première atteinte. 10 d'entre eux ont converti cette première atteinte en sclérose en plaques, ce qui ne donnait pas de signal statistique. Celle d'octobre 2008 faisait état de 154 cas ayant fait leur première atteinte après la vaccination hépatite B. 52% d'entre-eux avaient fait par la suite une sclérose en plaques. Parmi les 195 cas qui n'avaient pas été vaccinés hépatite B, 32% avaient évolué en sclérose en plaques. Cela donne une chance sur 10000 d'observer un tel écart par le seul fait du hasard. On a donc là un signal statistique très fort en faveur d'un lien mais, curieusement, les auteurs n'ont pas étudié cette question dans leur publication alors qu'ils avaient pensé à le faire pour celle de février 2007.

Pourquoi ? On peut s'interroger.

 

Question 1 : auraient-ils pu ne pas voir le signal très fort ? Pour cela il ne fallait pas qu'ils se posent la question car si on la pose, on trouve la réponse. Si des neurologues et des épidémiologistes étaient incapables de penser à comparer les taux de transformation en SEP chez les vaccinés hépatite B et les non vaccinés hépatite B, ce serait désespérant, d'autant plus qu'ils avaient traité le problème pour les 33 cas vaccinés après la première atteinte. Donc ils ont trouvé et il a été décidé ne ne pas en parler dans la publication.

 

Question 2 : A quel niveau cette décision a-t-elle été prise ? Au niveau des auteurs en huis clos ou au niveau d'une autorité émanant du ministère ? L'affaire du signal obtenu par les auteurs sur les « observants au calendrier vaccinal » est éclairante à ce sujet : comment penser que les auteurs, après avoir décidé de ne pas publier le signal très fort relatif aux taux de conversion en SEP, en arrivent à publier un autre signal interprété comme signifiant que le fait d'avoir reçu avant l'âge de 2 ans 4 DTP, 1 BCG et 1 ROR favoriserait plus tard l'apparition d'une sclérose en plaques au delà des 3 années après avoir reçu une vaccination Engerix B contre l'hépatite B ?

 

Pour moi, avant d'échanger avec Roger Salamon, j'en étais ainsi arrivé à la conclusion que les auteurs avaient fait état de leur constat très significatif sur les taux de conversion en SEP. Ils voulaient le publier mais des autorités seraient intervenues pour le leur interdire formellement. Or les auteurs choisis pour étudier des données sont indépendants, c'est le code de déontologie en épidémiologie. Ils se seraient donc sentis bafoués dans leur indépendance et auraient décidé de réagir en donnant une leçon à leurs censeurs.

 

Aussi ils auraient recherché dans les données s'il était possible de trouver un autre signal. Ils ont alors trouvé celui là qu'ils vont garder secret afin d'éviter qu'on leur interdise à nouveau. L'annonce serait faite en conférence de presse par Marc Tardieu le jour même de la publication qui était prévue pour décembre 2008 par une revue britannique.

 

Coup de théâtre : courant septembre 2008 la revue annonce qu'elle avance la publication au 8 octobre en raison d'un résultat important pour la France ! La Grande Bretagne n'est pas concernée car elle ne vaccine pas ses enfants contre l'hépatite B. A part les auteurs et la revue britannique, personne ne sait ce qu'est ce résultat si important pour la France. Aussi les auteurs vont être convoqués au ministère, le soir du mercredi 24 septembre, afin de s'expliquer... Le lendemain à 9h45, le journal Le Monde publie un communiqué annonçant l'existence d'un risque augmenté d'atteinte démyélinisante pour les enfants ainsi vaccinés. Le journal cite seulement l'odds ratio 1,74 associé à l'ensemble des atteintes démyélinisantes sans évoquer l'odds ratio 2,77 associé aux seules scléroses en plaques. Il dit qu'il s'est procuré l'étude. On se demande comment puisqu'elle ne sera publiée que le 8 octobre. Ce ne peut être que l'une des personnes présentes la veille à la réunion au ministère.

 

Le même jour, vers 11 heures du matin, le président du CTV Daniel Floret, constatant que la presse s'était emparée du sujet, annonce une conférence de presse pour l'après-midi. Il évoquera seulement l'odds ratio de 1,74 en évitant de parler de l'odds ratio 2,77 beaucoup plus élevé. Il s'aligne ainsi sur le journal Le Monde, à moins que … car qui a informé le journal ? Il annonce aussi la convocation quasi immédiate du CTV pour plancher sur cette affaire et démontrer que le signal obtenu est le fruit du hasard ( c'est le risque de première espèce, c'est à dire le risque d'obtenir un résultat significatif alors qu'il n'y a rien).

 

Le lundi 29 septembre la Commission nationale de pharmacovigilance se réunira aussi et publiera son compte-rendu le lendemain, ce qui est un record car le délai habituel est plutôt d'une semaine. Marc Tardieu annonce qu'il tiendra une conférence de presse le 8 octobre, jour de la publication de l'étude. Une heure avant, le ministère fera savoir qu'il lui est interdit de tenir cette conférence de presse au motif qu'il ne pouvait parler le jour même de la publication de l'avis du HCSP.

 

Le 18 octobre, dans un communiqué, l'Académie de médecine s'inquiète d'une communication précipitée sur cette affaire. Fin octobre, le journal Le Monde s'étonne de constater que la conférence de presse de Marc Tardieu ne s'est toujours pas tenue. Le 4 mars 2009, au cours d'un colloque sur les vaccinations organisé à la Maison de la Chimie à Paris par un groupe de parlementaires, le sénateur Paul Blanc dira que Tardieu devait venir pour ajouter, sans commentaires, ''Il n'est pas venu''.

 

Au cours de l'émission radio, j'ai donc présenté à Roger Salamon le signal occulté sur les taux de conversion en SEP. Sa réponse va finalement totalement confirmer mon interprétation. Il va confirmer très clairement qu'il connaissait très bien ces données car elles avaient été étudiées à l'Isped de Bordeaux qu'il a crée ainsi qu'au HCSP dont il était le président et au ministère selon ce qu’il a dit. Donc ce signal était connu bien au delà des seuls auteurs. Il affirmera que personne ne se serait opposé à la publication d'un tel signal, ni le HCSP, ni le ministère et encore moins Marc Tardieu. Concernant Marc Tardieu, je n'en doute pas une seconde vu la suite des évènements mais pour les 2 autres, je suis plus sceptique ...L'affaire autour du signal sur les ''observants'' au calendrier vaccinal pourrait être démonstrative.

 

Cependant, Roger Salamon va affirmer, pour justifier la non publication du signal, qu'il y avait d'importants biais de sélection et que c'était pour cette raison que Tardieu avait décidé de ne pas le publier. Pourtant, à la page 6 de la publication de 2008, les auteurs écrivent :

 

« The strengths of our study include …. the inclusion of the vast majotity of incident pediatrics cases in France. »

 

De plus, s'il existait un biais de sélection suffisamment important pour changer le signal très fort constaté sur l'échantillon des 349 cas d'atteintes démyélinisantes retenus dans l'étude, alors TOUS les autres tests en seraient affectés, y compris les résultats non significatifs qui pourraient s'en trouver changés.

 

Ce biais général affecterait donc aussi le résultat trouvé sur les ''observants'' au calendrier vaccinal. Si un biais possible de sélection a effectivement été évoqué par la Commission de pharmacovigilance, ce biais éventuel porte sur la réduction aux cas ''observants'' et serait sans effet sur l'ensemble des 349 cas.

Je laisse au lecteur le soin de conclure.

De plus, ce fameux signal qui fit tant de bruit n'existait pas en réalité !!! OUI, il repose en fait sur des erreurs monumentales dans l'utilisation des tests statistiques par les auteurs et comme les commentateurs ont été formés comme eux, personne ne s'en était rendu compte !!!

Voir mon article "..... beaucoup de bruit pour rien !''   http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2018/02/07/36121962.html

 

 Didier Raoult

Didier Raoult page 92 de son livre "La vérité sur les vaccins" :

"ces campagnes de vaccination réalisées en Afrique avec des aiguilles qui n'étaient pas à usage unique et qui ont diffusé dans les populations l'hépatite B et C et sans doute favorisé l'infection par le VIH.

Chape de plomb sur le sujet."

Résumé de l'entretien avec Didier Raoult qui est contre les obligations vaccinales (je ne suis pas le rédacteur de ce résumé :

 

Pour résumer la pensée du Pr. Raoult voici les principaux points de l’interview dont l’objet concernait les 11 vaccins rendus obligatoires pour les nourrissons depuis 2018.
Il faut sortir du débat fermé Il n’y a pas d’un côté les bons qui sont pour les vaccins et de l’autre les archaïques qui sont contre estime le professeur : « tout ça n’a pas de sens ».
« Il faut faire au cas par cas une analyse bénéfice-risque » « Si le risque d’une maladie n’existe pas le risque du vaccin est inacceptable».

 

Il ne sert à rien de vacciner contre des maladies qui n’existent plus, les maladies fantômes. Il faut identifier les vrais problèmes de santé publique.

 

Oublier les maladies fantômes

 

Sont donc inutiles pour le nourrisson français en 2018 car les maladies ont disparu :

 

1-le vaccin contre la diphtérie

 

2-le vaccin contre le tétanos

 

3-Le vaccin contre la polio : « actuellement le vaccin anti-poliomyélitique n’a pas d’intérêt.(22 :10)

 

Soit pour faire simple le DTP qui rassemble les trois et qui était le seul obligatoire avant l’extension décidée par Emmanuel Macron pour 2018.

 

« A partir du moment où il n’y a plus de risque, il ne peut pas y avoir de bénéfice. C’est évident. »(19 :28)

 

 

 

Oublier les maladies peu graves ou peu répandues chez les nourrissons

 

Il ne sert à rien de vacciner massivement les nourrissons français contre des maladies qui ne sont pas graves (qui font peu de morts) ou qui ne touchent que des groupes à risque.

 

Il ne faut pas se tromper de cibles.

 

Sont donc inutiles pour le nourrisson français en 2018 :

 

4- Le vaccin contre l’hépatite B, car la maladie transmissible par le sexe ou les seringues souillées ne concerne pas les nourrissons français. Le professeur préconise plutôt la vaccination des pré-ados.(24 :14)

 

5- Le vaccin contre la méningite C qui ne concerne que des cas sporadiques. « c’est pas négligeable mais c’est un mort par an. »(11 :18) » C’est 30% des méningites à méningocoques  » (31 :46) Le reste 70% concerne la méningite B.

Voir mon article sur "La scandaleuse obligation du vaccin contre le méningocoque C"

http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2018/01/28/36089240.html

 

6- Le vaccin contre La rougeole « il y a un mort par rougeole par an » (11 :11) alors que les maladies bactériennes dans les hôpitaux font 24 000 morts par an. Ce sont les personnels de soins qui doivent être ciblés. (07 :23)

 

 

 

Quelle est l’efficacité du vaccin contre la rougeole ? « On ne sait pas »

 

Le vaccin contre le pneumocoque « c’est l’inverse de la rougeole, contrairement à ce qu’on pensait, il dure beaucoup plus longtemps. Il dure à peu près 10 ans » (28 :20)

 

« On ne savait pas qu’il fallait faire deux injections, pendant longtemps on en a fait une maintenant on se rend compte qu’il faut en faire une deuxième

 

« on est en train de rattraper ça on est pratiquement à 80% ; ya pas de drame et il y 300 cas de rougeole en France (04 :50) »

 

« Il y a eu un phénomène particulier en 2011 en Italie aussi , un phénomène qui a mis en évidence qu’une seule vaccination ne suffisait pas . Il est bien possible d’ailleurs que deux ne suffisent pas .On le verra avec le temps c’est un vaccin récent. Donc on verra si à 60 ans avoir eu deux injections de rougeole ça suffit ou ça suffit pas . Pour l’instant on ne le sait pas. (07 :29)

 

« Ce qui s’est passé pour la rougeole , c’est une maladie extrêmement contagieuse chez les gens qui ne sont pas protégés.on a des frontières poreuses . Il y a eu une épidémie en roumanie, les roms sont arrivés ils ont foutu la rougeole à ceux qui n’avaient pas d’anticorps(07 :14)

 

 

 

Total des vaccins dont les nourrissons peuvent se passer : 6 sur 11

 

Cela fait donc si on fait l’addition : 6 vaccins sur 11 qui ne sont pas utiles de façon massive et obligatoire pour des nourrissons français par ailleurs en bonne santé et vivant dans des bonnes conditions d’hygiène.

 

 

 

Conserver certains vaccins du nourrisson soit  5 vaccins sur les 11 obligatoires

 

Sont utiles pour le nourrisson , selon le professeur,

 

7-Le vaccin contre la coqueluche (surtout pour les femmes enceintes),

 

8-Le vaccin contre l’hémophilius HIB (22 :18) « un des trois tueurs que l’on a après une infection virale respiratoire » ,

 

9-Le vaccin contre oreillons

 

10-Le vaccin contre la rubéole

 

11-Le vaccin contre les pneumocoques (Prévenar). « Pneumocoque, c’est un problème de santé publique » .

 

Soit 5 vaccins sur les 11.

 

Se concentrer sur les vrais problèmes de santé publique

 

Il faut au contraire reconnaître les vrais problèmes de santé publiques ; Selon le Pr.Raoult  « les tueurs »  sont :

 

Les pneumonies, les diarrhées à clostridium difficile (46 :50) « il tue 2500 personnes par an en France », la grippe (12 :11), la varicelle « plus de morts avec la varicelle qu’avec la rougeole » (12 :30) , les rotavirus (gatro-entérites)  .

 

Il n’y a pas de problème avec le taux de vaccination en France ce n’est pas un problème de santé publique.

 

« Moi je crois que la confiance s’érode parce que plus personne ne comprend l’intérêt d’un certain nombre de vaccin puisqu’on ne voit pas de stratégie vaccinale autour des maladies qui existent. » (10 :40)

 

L’objectif de 95 % de couverture vaccinale n’a aucune base scientifique.

 

La politique vaccinale, c’est de la politique ce n’est pas de la science

 

« C’est pas de la science qu’on applique là c’est une stratégie politique qui est différente de celles des Etats unis ou de la Grande Bretagne . C’est pas de la science c’est des stratégies politiques qui sont basées sur des recommandations qui sont faites par des gens qui sont plus ou moins qualifiés pour réfléchir sur les besoins de santé publique et ça ne représente pas les priorités publiques que je constate tous les jours . » (05 :55)

 

« C’est une fantaisie scientifique , ces modèles mathématiques qui représente de la science comme moi je représente un joueur de lutte »(06 :40)

 

« Ces espèces de chiffres de 95 % c’est des trucs de bureaux administratifs . Ca n’a aucune base scientifique. Aucune, personne n’a jamais démontré une chose pareille. C’est une spéculation sur des modèles mathématiques qui ne prédisent jamais rien. Ca marche jamais les modèles mathématiques de prédiction ». (09 :07)

 

Le professeur Raoult a été  le rédacteur en chef pendant près de dix de la plus grosse publication européenne de maladies infectieuses.

 

Les vaccins ne sont que l’un des moyens de l’arsenal de la médecine. Par exemple pour combattre clostridium il faut éviter certains antibiotiques.

 

« Derrière tout cela, il y a des problèmes scientifiques qui nécessitent d’être réfléchis qui ne sont pas simplement les Français sont idiots, ils ne font pas ce qu’on leur demande. »

 

Il y a des réflexions à avoir sur les décisions de prendre des obligations brutales d’obliger la population à faire quelque chose ; Il faut qu’il y ait une situation de risque, une situation de guerre ou d’épidémie qui justifient des mesures qui soient extrêmement rigoureuses. On n’est pas dans cette situation… et ces espèces de chiffres de 95%,  c’est des trucs de bureau administratif. Cela n’a aucune base scientifique, aucune. » (08 :37)

 

Les effets secondaires, il ne faut pas les ignorer.

 

 Il faut faire confiance au pouvoir de conviction des médecins en matière de vaccin plutôt que passer par des obligations.

 

Il n’est pas possible de trouver des vaccins efficaces pour des maladies qui naturellement ne sont pas immunisantes : Dengue, sida …

 

Les vaccins anciens n’ont jamais fait l’objet d’une analyse scientifique d’efficacité.(41 :50)

 

Certains vaccins étaient très dangereux car c’était des virus vivants : la polio.

 

Les dernières polios en Europe étaient provoquées par les virus des vaccins.

 

« La solution à tout n’est pas le vaccin » (43 :24)  » C’est une partie de l’arsenal préventif de la médecine . Point final. C’est pas la panacée.» (44 : 35)

 

« On n’a pas le culte du chiffre dans ce pays … Il faut compter, compter, compter et une fois qu’on a compter, on s’attaque aux problèmes qui existent pour de bon. Pas à ceux qui n’existent pas. » (46 :25)

 

« il n’y a pas une science à laquelle tout le monde est obligé de croire…C’est pas blanc ou noir … Je ne crois pas que ce soit si simple que ça. » (52 :00)

 

C’est la discordance entre les vaccins recommandés et assez bien utilisés et l’énormité de maladies les plus courantes pour lesquelles on n’a pas de stratégie vaccinale qui elles tuent beaucoup.

 

La solution c’est pas de dire écoutez maintenant tout ce qui était recommandé on a  qu’à le  rendre (05 :31) obligatoire et les gens vont obéir , c’est pas si simple. (05 :07)

Roger Salamon avait dirigé un groupe de travail sur le syndrome de la guerre du Golfe

 

http://www.caducee.net/DossierSpecialises/sante-publique/presentation-rapport-salamon.asp

 

Extraits : " Les vaccinations multiples pratiquées pendant le déploiement, et particulièrement celles visant à la protection contre des armes bactériologiques ( charbon, botulisme, peste, ..) semblent associées à un excès de certains signes et symptômes."

 

"Le Groupe de travail souligne l'intérêt d'effectuer des recherches sur les effets des stimulations antigéniques* répétées chez l' adulte."

 

* Stimulations antigéniques : c'est à dire des vaccinations.

 

Il y a aussi son rapport de 286 pages sur ce syndrome :

 

https://www.inserm.fr/sites/default/files/2017-11/Inserm_RapportThematique_EnqueteFrancaiseGuerreGolfe_2004.pdf

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par BernardGue à 11:34 - Commentaires [0] - Permalien [#]