La revue Prescrire "analyse" l'hésitation vaccinale dans cet article en accès libre :

http://www.prescrire.org/fr/3/31/55787/0/NewsDetails.aspx 

 

 

Hésitation vaccinale : mieux comprendre

 

pour mieux accompagner

 

 

Plutôt que de considérer les personnes hésitantes à l'égard des vaccinations comme irresponsables, mieux vaut chercher à rétablir la confiance en renforçant le socle de connaissances et étudier les blocages et les moyens de les lever.

 

"En France, depuis les années 2000, la défiance vis-à-vis des vaccins, probablement aussi ancienne que la vaccination elle-même, s'est accrue. Cette défiance serait en partie responsable d'une couverture vaccinale relativement faible pour certaines maladies. Cette défiance se manifeste parfois par une opposition à toute vaccination, mais souvent par un ensemble de comportements plus nuancés, regroupés sous la notion "d'hésitation vaccinale".

Complexe et multidimensionnel, le processus de décision vaccinale est souvent davantage influencé par des opinions et expériences personnelles ou de proches que par des données scientifiques.

Au sein de la population, la médiatisation de controverses vaccinales et de scandales sanitaires a contribué à alimenter le doute à l'égard de l'utilité et de la sécurité de tel ou tel vaccin. La gestion défaillante par les autorités de différents événements (grippe A/H1N1, hépatite B, Mediator°, etc.) et la suspicion de l'influence des firmes pharmaceutiques ont aussi eu un effet sur l'adhésion vaccinale de la population.

Les soignants sont la source privilégiée d'informations sur les vaccins. Ils jouent un rôle important auprès de la population dans sa confiance ou défiance à l'égard des différents vaccins. Comme pour les autres traitements ou moyens de prévention, les soignants ont à répondre aux interrogations et craintes exprimées à l'égard de leurs effets indésirables. Les autorités sanitaires ont aussi un rôle majeur à jouer afin de garantir un haut degré de transparence dans les choix et les décisions prises dans le cadre des politiques vaccinales. Fin 2018, il est illusoire de miser sur une adhésion complète de tout le public. Mieux vaut en tenir compte, chercher à rétablir la confiance en renforçant le socle de connaissances, et étudier les blocages et les moyens de les lever."

CONCLUSION : "l'hésitant" ne saurait être que dans l'erreur !

Pour ma part, je ne pense pas avoir de blocages par rapport à la vaccination, je pense plutôt que le socle de connaissances que j'ai pu acquérir me donne confiance dans les choix que je pourrais avoir à faire sans qu'il soit nécessaire de m'envoyer une équipe de psychothérapeutes spécialisés pour lever mes blocages ... De plus, je ne pense pas du tout agir de façon irresponsable, bien au contraire, en publiant les nombreux articles de ce blog ou sur d'autres comme actuellement (décembre 2018) sur le site de l'AIMSIB sur l'affaire du BCG et de la tuberculine :

https://aimsib.org/2018/12/10/bcg-episode-1-comment-cette-affaire-eclaire-lactualite-vaccinale/

https://aimsib.org/2018/12/18/bcg-episode-2-guerir-la-tuberculose-avec-de-la-tuberculine/