20 avril 2009
Le calendrier vaccinal 2009 est arrivé
Privilège exceptionnel, le nouveau calendrier vaccinal a été mis en ligne avec un jour d'avance, ce lundi 20 avril au lieu du mardi jour habituel pour la sortie du BEH. Il s'agit bien sûr d'être en phase avec le début de la semaine de la vaccination. Si des vaccinations pourront être proposées gratuitement, comme la dégustation des vins dans les foires, espérons que ce ne sera pas la grande braderie des arguments...
Mais que dit ce nouveau calendrier [1] ?
La Rougeole
(D'autres aspects du calendrier vaccinal seront abordés plus tard)
Ce calendrier débute par l'éditorial de Daniel Floret président du CTV. Comme la reine de la semaine sera la vaccination contre la rougeole, il se devait d'en parler et bien sûr il fait allusion au décès :
Sur le décès
"Une
fillette est malheureusement décédée d’une encéphalite."
Mais il ne donne pas le statut vaccinal de cette enfant, tout comme le communiqué de presse de la préfecture de Haute-Savoie du 29 janvier qui parlait d'un contexte d'enfants et d'adultes mal vaccinés ou encore le bilan de janvier 2009 publié : il signale ce décès par une encéphalite aiguë sans en dire plus.
En
2005 Daniel Floret avait présidé à la réalisation du plan
officiel
[2] d'élimination de la rougeole en France. On pouvait y lire, page
9 :
"Puisque la rougeole peut être perçue par certains comme une maladie « invisible » et/ou bénigne, il ne faut pas manquer l’occasion de communiquer sur les épidémies récentes en France et dans les pays voisins, en citant les cas d’enfants ayant subi les méfaits de la rougeole du fait de leur statut non vacciné."
Et s'ils ont été vaccinés ?
Compte tenu de cette directive quasi officielle, la question se pose vraiment ici à propos de ce décès : est-il vraisemblable de penser que si l'enfant n'avait pas été vaccinée ils se seraient privés de le dire officiellement ?
La rougeole en 2008
Bien sûr, il ne faut pas s'arrêter à ce décès et fonder une politique vaccinale sur un cas malheureux, quelque soit son statut vaccinal. Daniel Floret dresse aussi un tableau de la rougeole en 2008 en France :
« L’année 2008 a été marquée en France par une très forte résurgence de la rougeole. Alors que cette maladie semblait avoir disparu (une quarantaine de cas déclarés en 2006 et 2007), près de 600 cas ont été notifiés en 2008 ce qui, compte-tenu du non respect de l’obligation à déclarer, laisse à penser que plusieurs milliers de cas sont survenus ».
Si plusieurs milliers de cas sont survenus sans être déclarés c'est sans doute qu'ils étaient bénins, en tout cas non hospitalisés. Ainsi quand il écrit que
« 19 % des cas déclarés et 54 % des adultes ont été hospitalisés »
cela peut paraître impressionnant mais ces pourcentages n'exprimeraient nullement la réalité, il faudrait aussi le souligner.
Le président du CTV insiste aussi dans son éditorial sur la rougeole qui toucherait tout particulièrement les écoles confessionnelles dont les enfants seraient peu vaccinés :
« Des flambées épidémiques ont été observées dans des écoles (notamment des écoles confessionnelles où les enfants sont très peu vaccinés) »
Mais le bilan provisoire publié le même jour par l'InVS indique que les autres écoles sont tout autant touchées :
« Beaucoup de foyers ont concerné des collectivités scolaires (confessionnelles et non confessionnelles) et leurs fratries »
Le président du CTV prend ses informations dans les bilans établis par l'InVS. Il ne serait plus dans son rôle s'il en arrivait à s'engager en orientant ainsi les bilans établis. En Suisse, le bruit avait été lancé que la jeune française décédée de la rougeole était scolarisée dans une école Steiner suisse alors que le communiqué de la préfecture de Haute-Savoie précise qu'il s'agissait d'une
« fillette de 12 ans, scolarisée dans un collège de Haute-Savoie...Les personnels, parents et élèves de l'établissement scolaire qu'elle fréquentait ont été informés. Les services de médecine scolaire vont procéder à une vérification et une mise à jour sera proposée pour les enfants qui ne seraient pas complètement vaccinés »
Il est vrai qu'en France comme en Suisse certains voudraient "avoir la peau" des écoles Steiner. On peut penser ce qu'on veut de ces écoles, mais de là à falsifier ainsi la réalité il y a un pas à ne pas franchir.
* Voir la polémique sur la rougeole et les écoles Steiner en Suisse : "Ecole Steiner : elle propage la rougeole".
Voir aussi l'école Steiner exporte la rougeole ou un autre point de vue par un groupe médical suisse de réflexion sur les vaccins.
L'évolution de l'épidémiologie de la rougeole
Le président du CTV décrit aussi la réalité du déplacement de la maladie :
« La rougeole n’est plus une maladie du jeune enfant : un tiers des cas déclarés est âgé de plus de 15 ans. Des cas ont également été observés chez des nourrissons de 3 à 9 mois. La rougeole est plus grave chez l’adolescent, l’adulte et le jeune nourrisson. »
J'ai souvent parlé de ce phénomène au processus parfaitement élucidé. Il est une conséquence de la vaccination contre la rougeole et des limites du vaccin qui ne peut immuniser tous les vaccinés ou ne les immunise pas aussi longtemps qu'on a voulu le dire ou le croire. De nombreuses études de part le monde ont établi cela quoiqu'on en dise.
Bien sûr, Daniel Floret est dans son rôle en désignant l'insuffisance de la couverture vaccinale comme responsable de la situation :
« nous avons accumulé durant ces 25 années un réservoir de plusieurs centaines de milliers (voire davantage) de sujets qui ont échappé à la fois à la vaccination et à la maladie. Ces personnes risquent maintenant de présenter la rougeole à un âge où le risque de complications est élevé.»
C'est
certain, mais nos experts devraient savoir qu'on ne peut lancer ainsi
toute une population dans une vaccination généralisée contre une
maladie très souvent bénigne sous nos latitudes, que les parents
ont connue, et dont le vaccin a été suspecté en Grande Bretagne et
aux USA de déclencher l'autisme.
Les cas en règle avec le calendrier
Mais tout cela n'est qu'une partie de la réalité : l'autre partie est que des personnes parfaitement en règle avec le calendrier vaccinal font aussi des rougeoles comme un enfant de 9 ans à Nice en 2008. Il avait pourtant reçu ses 2 doses comme l'atteste le bilan de l'InVS [3].
Dans son bilan sur 24 mois (juillet 2005-juin 2007) publié dans le BEH du 25 décembre 2007 [4], l'InVS affirme que 62,6% des cas étaient non vaccinés. C'est vrai, mais ce qu'elle n'explicite pas c'est qu'au moins 60% des cas étaient en règle avec le calendrier. Le président du CTV fait de même :
« Parmi les cas déclarés dont le statut vaccinal est connu, 88,5 % n’étaient pas vaccinés et 9 % n’avaient reçu qu’une dose. »
Cette méthode d'investigation qui consiste à dire si les cas étaient vaccinés ou pas (sauf quand ça pourrait déranger, comme pour le décès), n'est absolument pas satisfaisante. Elle conduit à regrouper des nourrissons de 3 mois qu'il n'est pas possible de protéger par le vaccin à cet âge avec des personnes de 56 ans qui, comme en 2008, ont pu à cet âge faire la rougeole (en l'ayant très probablement déjà faite) et qui ne sont évidemment pas vaccinées. Ou encore des personnes nées en 1985 par exemple et qui ont, très normalement, qu'une seule dose.
* Record battu puisque le dernier bilan rougeole publié ce jour 20 avril 2009 par l'InVS fait état d'un cas de 76 ans ! Bien entendu, impossible de savoir s'il avait déjà eu la rougeole...
En 2008, une trentaine de nourrissons de moins d'un an, dont plusieurs de 3 mois, ont fait la rougeole, ce qui est très préoccupant aussi jeune. Cela signifie sans doute que leurs mères ne les avaient pas immunisés. Il serait donc très intéressant de connaître le statut de ces mères par rapport aux recommandations vaccinales et à la rougeole.
Le calendrier fixe l'âge de 12 mois pour la première dose, 9 si l'enfant entre en collectivité et 15 pour la seconde mais il serait utile que le médecin tienne compte du statut de la mère avant de vacciner l'enfant car la vaccination sera inopérante si l'enfant dispose encore des anticorps maternels. Si la mère a eu la rougeole à 12 ans et son bébé à 20 ans il n'est pas forcément très judicieux de le vacciner à 9 mois sous prétexte qu'il entre en collectivité : le vaccin risque alors d'être inefficace. Le calendrier propose des dates pour tous mais cela n'est pas judicieux.
Le problème essentiel est d'abord de savoir s'il sera possible d'éradiquer mondialement la rougeole car sa seule élimination de certains pays et son maintien dans d'autres pourrait s'avérer catastrophique. Citer l'exemple de la Finlande qui a éliminé la rougeole n'est pas un bon exemple car ce pays reste encore isolé, ce qui n'est pas le cas de la France en contact permanent avec l'Afrique.
Limites d'efficacité du vaccin contre la rougeole
Voici des extraits d'une thèse relatant de nombreuses études sur la vaccination contre la rougeole (Grenoble 2002) [5]. L'auteur est une biologiste qui a en particulier travaillé sur le virus de la rougeole à l'Institut Pasteur de Yaoundé au Cameroun :
"Une épidémie de rougeole s’est déclarée aux États Unis dans une population où 99% des enfants avaient été vaccinés (Gustafson; 1987). Ces échecs peuvent s'expliquer quand le vaccin est administré aux enfants de moins de 12 mois (Shaby, 1977) en présence des anticorps maternels contre la rougeole (Barrata, 1970). On estime que ces anticorps ont généralement disparu à 12 mois mais ils persistent encore plusieurs mois chez certains enfants et diminuent l’efficacité de la vaccination. Le taux de décroissance des anticorps maternels est inversement corrélé au niveau socioéconomique.
La rougeole qui sévit dans les populations vaccinées est différente de la rougeole classique. Elle présente parfois des formes asymtomatiques ou des signes cliniques atténués. Le diagnostic clinique s’avère très difficile, ce qui augmente considérablement le nombre de personnes malades qui échappent au diagnostic. Le virus de la rougeole peut alors circuler sans être détecté dans une population vaccinée, ce qui augmente faussement l’estimation de l’efficacité de la vaccination (Orenstein 1988)."
"Plusieurs études mettent en évidence une diminution significative du taux d’anticorps avec le temps. Paradoxe entre la grande efficacité du vaccin contre la rougeole et l’apparition des épidémies soutenues au sein des populations vaccinées. Il existe une différence d’antigénicité significative entre certaines souches sauvages et les souches vaccinales, qui rend les premières plus résistantes aux anticorps induits par la vaccination. De telles souches seraient à l’origine de l’infection observée dans les populations vaccinées (page 130). Le passage du virus de la rougeole dans les populations vaccinées exposerait le virus à une immunosélection et à la production de variants qui seraient éventuellement moins efficacement neutralisés par l'immunité induite par le vaccin (page 76)."
"Les mères immunisées par la vaccination ont peu d’anticorps et sont donc prédisposées à transmettre un faible taux d’anticorps à leurs enfants (Markowitz, 1996 ; Zanetta, 2002). Les enfants nés de mères vaccinées perdent plus tôt leurs anticorps maternels et sont donc susceptibles à un très jeune âge."
"La vaccination ROR induit des taux de séroconversion plus faible chez des enfants âgés de 15 à 18 mois, enrhumés, par rapport à des enfants non enrhumés (Pabst, 1992 ; Maldonado, 1995). En Chine, on a observé une diminution des anticorps pendant les quatre années suivant l’administration du vaccin. Huit ans après la vaccination, 12,9% des sujets n’avaient pas d’anticorps détectables (Xiang & Chen, 1983)."
"Le VIH augmente la transmission du virus de la rougeole et empiète sur les efforts d’éradication de cette maladie : la prévention est entravée par l’immunogénicité réduite du vaccin contre la rougeole chez les personnes infectées par le VIH. (Oxtoby,1989). La période de contagion est rallongée chez les sujets immunodéprimés (plus de 45 jours)."
"Au regard de toutes ces études,nous pouvons dire que l’immunité acquise par le vaccin contre la rougeole semble être un continuum, allant d’une protection totale et durable à une protection minimale ou nulle, en passant par une protection partielle ou temporaire. Cette flexibilité de la réponse immunitaire est responsable de la circulation occulte du virus de la rougeole dans la population vaccinée."
[1] http://www.invs.sante.fr/beh/2009/16_17/beh_16_17_2009.pdf
[2] http://www.euvac.net/graphics/euvac/pdf/plan_france_fr.pdf
[3] http://www.invs.sante.fr/surveillance/rougeole/rougeole_nice_28mai2008.pdf
[4] http://www.invs.sante.fr/beh/2007/51_52/beh_51_52_2007.pdf
[5] http://hvd.ens-lyon.fr/human_virology_dpt/teams/gs_immunoviro/theses/these-diane-waku/attachment_download/file
19 avril 2009
Prevenar : la pharmacovigilance décide de casser le thermomètre !
Oui, notre Commission nationale de pharmacovigilance a décidé d'arrêter la surveillance des effets indésirables du vaccin Prevenar alors qu'il existe beaucoup d'inconnues et d'interrrogations à son sujet ! C'est au cours de sa réunion du 27 janvier 2009 que cette Commission a pris cette incroyable décision à l'unanimité :
« Au
vu des données actualisées de pharmacovigilance, la Commission
Nationale de Pharmacovigilance a voté à l’unanimité (27 voix) en
faveur de l’arrêt du suivi national de pharmacovigilance de
Prévenar »
Cette décision est d'autant plus surprenante que 100 jours auparavant, le Haut conseil de santé publique (HCSP) rendait un avis (17 octobre 2008) [3] où le HCSP insistait sur l’importance de poursuivre... le suivi de la pharmacovigilance !!!
* On peut aussi lire un article détaillé sur le même sujet sur Pharmacritique
Est-ce à dire que tout serait devenu soudain tout rose dans le monde du Prevenar au point qu'on puisse se permettre de ne plus en surveiller les effets alors que ce vaccin est encore très récent ? Non, loin de là bien sûr et il existe encore beaucoup d'inconnues comme on va le voir. La surveillance de ce vaccin porte sur 2 aspects très différents :
1- Sa capacité à réduire de manière durable les infections invasives à pneumocoque;
2- La nature, la fréquence et la gravité des effets secondaires.
Il existe de nombreuses souches de pneumocoques et le vaccin Prévenar pour les enfants correspond à 7 sérotypes : 4, 6B, 9V 14, 18C, 19F et 23F alors qu'il existe un vaccin avec 23 valences pour les adultes et qu'il y a plus de 90 sérotypes de pneumocoques. Aussi, l'une des interrogations majeures avec l'utilisation généralisée du Prévenar est de savoir s'il pourrait favoriser des souches non contenues dans le vaccin.
Il a obtenu une AMM pour la vaccination des enfants de 2 mois à 2 ans alors que Pneumo23 est prévu pour les enfants de plus de 5 ans et les adultes. Entre les deux, c'est à dire pour les enfants ayant de 2 à 4 ans inclus, le calendrier vaccinal préconise la vaccination avec 2 doses de Prevenar à 2 mois d'intervalle puis une dose du vaccin à 23 valences au moins 2 mois après.
L'objectif de la vaccination Prevenar est de prévenir des maladies invasives à pneumocoques comme des méningites, des septicémies et des pneumonies.
Efficacité du Prévenar
Elle paraît difficile à évaluer pour plusieurs raisons : d'une part le nombre de cas est faible et d'autre part une action sur les souches contenues dans le vaccin peut favoriser l'émergence d'autres souches. De ce fait il devient difficile d'apprécier d'une part si les diminutions observées sont liées au vaccin (absence de significativité en raison des nombres trop faibles) et d'autre part si les bénéfices qu'on pourrait attribuer au vaccin ne sont pas perdus par l'émergence des autres souches.
Il est reconnu
« Aucune étude contrôlée prospective n'a pu être réalisée pour juger de l'efficacité du vaccin contre les méningites à pneumocoque du fait de leur trop faible incidence »
Ainsi, aux journées de veille sanitaire de novembre 2007 Christian Perronne, ancien président du CTV et du CSHPF, président de la commission sécurité sanitaire du HCSP, avait déclaré qu’on a sur ce vaccin une expérience limitée dans le temps avec 800 000 vaccination par an aux USA où on a observé une décroissance de la mortalité (30 cas en moins par an) par infection invasive à pneumocoque. Mais aussi une perte du bénéfice chez les Inuits d’Alaska après quelques années d’utilisation : absence de diminution de la mortalité globale par les infections invasives à pneumocoques avec accroissement de l’incidence chez les sujets jeunes immunodéprimés.
En France on a noté une réduction de 7 cas chez l’enfant mais avec une légère augmentation des infections à pneumocoques tous âges confondus.
La Commission de pharmacovigilance distingue :
1- Les échecs directs du Prévenar
C'est à dire des enfants vaccinés et qui ont malgré cela fait une infection à pneumocoques par une souche incluse dans le vaccin. Ces échecs sont au nombre de 4 parmi les 77 cas enregistrés.
2- Les échecs indirects
C'est à dire les cas liés à l'émergence de souches non incluses dans le vaccin et favorisées par l'affaiblissement des souches sur lesquelles le vaccin est actif. Il s'agit tout particulièrement du sérotype 19A, 17 cas sur 77.
La Commission nationale de pharmacovigilance note chez les enfants de moins de 2 ans :
- une stabilisation des méningites à pneumocoques en 2007 après une diminution non significative entre 2005 et 2007.
- une diminution significative des méningites dues à des sérotypes vaccinaux entre 2001 et 2007.
- l'émergence de souches de remplacement, particulièrement le sérotype 19A, qui représentent 22% (17/77) des méningites chez l'enfant de moins de 2 ans en 2007.
La Commission juge que
« l’émergence
du sérotype 19A est préoccupante dans la mesure où il s’agit
d’un pneumocoque virulent qui est souvent mis en cause dans les
syndromes hémolytiques et urémiques associés aux infections graves
à pneumocoques. »
Effets secondaires graves
La
Commission dresse le bilan des notifications graves rapportées au
décours de l'administration du Prevenar entre le 1er octobre 2004 et
le 31 décembre 2007, soit sur une période de 39 mois, qu'elle
compare à la période d'observation du 28 février 2003 au 30
septembre 2004. A aucun moment elle n'envisage le rôle et l'importance de la sous-notification.
Il y a eu un total de 221 réactions postvaccinales notifiées pour plus de 7,8 millions de doses vendues, parmi lesquelles :
1- des méningites à pneumocoques (19%)
2- des convulsions (12%)
3- de la fièvre (9%)
4- 10 cas de purpura thrombopénique (4,5%)
5- 6 cas de purpura vasculaire (2,7%)
6- 4 cas de maladie de Kawasaki (1,8%)
7- 11 cas de mort subite (4,9%)
Cela ne signifie pas que Prevenar serait responsable de tous ces événements indésirables mais la Commission note que
sur l'ensemble des ces 221 cas notifiés le Prevenar était le seul médicament suspect dans 37% des cas. De plus, l'événement indésirable a récidivé lors d'une injection suivante dans 6 cas :
il s'agissait d’apnée (1), de convulsion fébrile (1), de fièvre (2), de bronchiolite (1) et d'oedème localisé (1).
La guérison a été constaté dans 147 cas. Il y a eu des séquelles dans 15 cas (4 auditives, 4 neurologiques, auditive et neurologique 1, retard psychomoteur 3, boiterie 1, non précisée 2). Il y a eu aussi 12 cas de décès (mort subite exclue): pour 11 d'entre eux il s'agissait d'une complication d'une infection invasive à pneumocoque et un choc (anaphylactique ?) pour le douzième.
Dans sa discussion la Commission considère que la comparaison entre les 2 périodes d'observation montre une stabilité des effets indésirables. Elle note cependant :
« L'incidence de notification des purpuras thrombopéniques, tout en restant très basse, semble être en augmentation passant de 0.05 à 0.13 .Elle pourrait constituer un signal dans la mesure où Prévenar® n’était associé au ROR Vax® que dans un cas, que le délai médian de survenue (1-20 jours) est très compatible avec le rôle du médicament et que cet effet est potentiellement grave. »
Elle note aussi que
« l'incidence de notification des infections invasives à pneumocoques a légèrement augmenté, passant ainsi de 0.59 à 0.76. Cette augmentation concerne également les échecs du Prévenar® (sérotype vaccinal confirmé en dépit d'une vaccination complète) absents dans la période précédente de l’étude. »
On pourrait penser que ces 2 derniers constats devraient être suffisants pour justifier le maintien de la surveillance. Mais non ! C'est à l'unanimité que la Commission a alors voté l'arrêt de la surveillance des effets indésirables du Prevenar !!!
Des témoignages
Il suffit d'aller sur des blogs où les mamans témoignent pour avoir une idée plus explicite des drames vécus par les familles [2] :
« Mon
fils de 2 ans est dans le coma depuis 3 mois deux jours après le
vaccin PREVENAR( 4eme injection ). Les médecins disent que c'est une
encéphalite d'origine inconnue car il n'y a aucun virus ou bactérie
dans les analyses !! Il est resté 80 jours en réanimation avant le
transfert vers un centre de réadaptation.
C’est un BB qui
était en pleine forme sans problème de santé particulier, tout a
commencé 30 heures après le vaccin…Les IRM sont catastrophiques
et le diagnostic n'est pas optimiste. Pour le moment il fait des
petits progrès mais pas de moyen de rentrer en contact avec lui.
Actuellement il respire seul mais il est toujours inconscient. Notre
vie est un calvaire depuis 3 mois. »
« Maman de 3 enfants, je ne connaissais pas le vaccin prévenar lorsqu'il m'a été fortement conseillé pour ma dernière. Il se trouve qu'elle a fait une complication importante après la 3me injection (elle avait 6 mois), en effet elle a fait des crises de convulsions assez compliquée et ce qui est plutôt inhabituel chez d'aussi jeunes enfants. Il a bien été reconnu que le vaccin prévenar était en cause. Aujourd'hui ma fille a 18 mois et est surveillée de prés par un neuro pédiatre car il est probable qu'elle ait des séquelles de ses convulsions. Elle bénéficie d'un traitement anticonvulsif à ce jour (DEPAKINE).
Apparemment
je ne suis pas la seule dans ce cas aux vues des infos que j'ai pu
glaner chez les médecins mais ils sont dans le secret médical donc
silence. Il n'existe pas encore d'association je le pense mais je
trouve ça dommage car les langues vont commencer à se délier et on
risque d'avoir bien des surprises. Je me sens trop seule et pas assez
solide pour mener un combat de fer contre tout ça et en même temps
quand je repense à ce que j'ai vécu je voudrai tellement épargner
d'autres victimes. D'après moi et je me lance tant pis cela peu
aller jusqu'au décès de l'enfant. Maëlle était en arrêt
respiratoire quand elle a été emmenée par les pompiers aux
urgences. »
[2] http://www.confidentielles.com/ttopic-36814-LES-RISQUES-LIES-A-LA-VACCINATION-AVEC-PREVENAR.htm
[3] http://www.hcsp.fr/hcspi/docspdf/avisrapports/hcspa20081017_schemaVaccVPC7.pdf
Autres articles sur le Prevenar sur ce blog :
Le vaccin contre le pneumocoque favorise-t-il les souches non vaccinales ?
Prevenar : une injection vaccinale supprimée pour les nourrissons
12 avril 2009
Un vaccin pandémique obtient une AMM européenne
L'Agence
européenne du médicament vient d'accorder une AMM au vaccin
pandémique Celvapan. Ce vaccin ne pourra cependant être
commercialisé que si une pandémie était officiellement déclarée.
Ce vaccin est produit par la société tchèque Baxter.
On peut consulter le résumé du rapport européen public d'évaluation (EPAR). On y apprend que
« Celvapan est un vaccin administré par injection. Il contient des virus de la grippe qui ont été inactivés (tués). Celvapan contient une souche de grippe appelée A/VietNam/1203/2004 (H5N1). »
« Il ne doit être utilisé que lorsqu’une pandémie de grippe a été officiellement déclarée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ou par l’Union européenne (UE). Une pandémie de grippe survient en cas d’apparition d’un nouveau type (souche) de virus de la grippe, susceptible de se propager facilement d’une personne à l’autre en raison de l’absence d’immunité (protection) des personnes contre cette souche. Une pandémie peut toucher la majorité des pays et des régions à travers le monde. Celvapan doit être administré conformément aux recommandations officielles. Celvapan a été étudié chez les adultes, y compris les personnes âgées (de plus de 60 ans). Le vaccin n’est délivré que sur ordonnance. »
« Celvapan est administré par injection dans le muscle de l’épaule en deux doses, à au moins trois semaines d’intervalle. Celvapan est un vaccin «prototype. Il s’agit d’un type de vaccin spécial développé pour aider à faire face à une pandémie. »
« Dans le cas où une pandémie débuterait, la souche virale présente dans Celvapan serait remplacée par la souche à l’origine de la pandémie avant que le vaccin ne puisse être utilisé. »
Effets indésirables
Le vaccin a été testé cliniquement chez 606 adultes, 326 âgés de 18 à 59 ans et 280 de 60 ans et plus.
La plupart des effets indésirables ont été considérés comme étant d'intensité légère, de courte durée et qualitativement similaires à ceux induits par les vaccins grippaux. Ils ont été moins nombreux lors de la deuxième dose du vaccin que lors de la première dose.
Pour les médicaments, ce terme incluant les vaccins, l'importance des effets indésirables est appréciée selon des fréquences, c'est à dire des probabilités, et non pas en fonction du nombre de cas attendus qui dépend du nombre de personnes vaccinées :
Très fréquent (≥1/10)
Fréquent (≥1/100, <1/10)
Peu fréquent (≥1/1 000, <1/100)
Rare (≥1/10 000, <1/1 000)
Très rare (<1/10 000).
Partout où on doit apprécier un risque, comme par exemple les compagnies d'assurances, il est évalué sur le nombre de cas attendus obtenu en multipliant la probabilité du risque par le nombre d'individus qui vont courir ce risque. Partout sauf en médecine !Ainsi, si le risque de décès est de 1/20000 et qu'on vaccine 40 millions de personnes il y aura 2000 décès. Peut-on vraiment qualifier de très rare un risque qui provoquera à coup sûr une grave affaire de santé publique ?
En fait, il y a une erreur conceptuelle majeure dans cette classification en apparence aussi arbitraire qu'anodine. Je n'ai pas installé de micros dans le bureau du ministre de la santé mais on peut imaginer qu'il s'interroge sur les risques de décès . "Très rare lui répond-t-on". "Alors, allons-y" lance le ministre ! Quand il aura 2000 morts sur les bras il ne faudra pas qu'il s'étonne s'il est mis en examen. Si le risque se sclérose en plaques après vaccination hépatite B est 1/11000 il sera classée très rare mais les 22 millions de vaccinations réalisées en quelques années pouvaient provoquer 2000 cas et déclencher une vraie crise sanitaire.
Il faut aussi réaliser qu'une étude sur 606 personnes ne permet même pas d'évaluer des risques inférieurs à 1/1000 et souvent les risques les moins fréquents sont aussi les plus graves.
L'effet indésirable le plus fréquemment observé a été une douleur au point d'injection, "généralement légère" mentionne le RCP (résumé des caractéristiques du produit).
Parmi les risques classés fréquents on trouve des rhinopharingites, des céphalées, sensations de vertiges, arthralgies, myalgies, hyperhidrose (Affections de la peau et du tissu sous-cutané ), pyrexie, frissons, fatigue, malaise, induration, érythème, gonflement et hémorragie au point d'injection .
Une
lymphadénopathie, l'insomnie, l'agitation, de la somnolence, une
conjonctivite, une perte soudaine d'audition, de l'hypotension,
dyspnée, toux, rhinorrhée, congestion nasale, nausées,
vomissements, diarrhées, douleurs abdominales, éruption cutanée,
prurit, irritation au point d'injection sont classés peu fréquents.
Si le vaccin devait être utilisé, le virus serait celui correspondant à la pandémie. Le vaccin devrait donc être élaboré en toute hâte pour être ensuite produit en grande quantité le plus rapidement possible puis injecté au cours d'une campagne de vaccination organisée dans la précipitation et l'anxiété. Il sera donc fort peu probable que le vaccin pandémique réel soit moins à risque que ce vaccin prototype dont les études très limitées laissent la possibilité d'effets secondaires très graves apparaissant sur des populations beaucoup plus nombreuses.
On peut aussi noter qu'il n'a pas été testé sur des enfants, ce qui est normal (éthique) pour un tel essai. Mais face à une pandémie il sera sans doute aussi utilisé sur des enfants et nul n'en connait les effets.
Dans la précipitation d'une préparation vaccinale alors que la pandémie serait commencée il y a un fort risque que des erreurs de manipulations virales se produisent. En effet, tout récemment, dans des conditions beaucoup plus sereines, le laboratoire Baxter, celui qui produit le Celvapan, s'est un peu mélangé les pinceaux. Voir à ce sujet mon article sur ce blog : l'énorme bévue d'un laboratoire.
Des
informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le
site internet de l'Agence européenne du médicament (EMEA) :
http://www.emea.europa.eu/.
08 avril 2009
Vaccinations : budget en baisse pour 2009
Sans doute un effet de la crise, le budget de l'État consacré à la politique vaccinale et à la lutte contre la tuberculose va diminuer de 6% en 2009 par rapport à 2008. Notons cependant que la lutte contre la tuberculose, dont l'essentiel n'est pas le BCG, chute de 7,5% contre 4% pour la politique vaccinale et que 0,4 millions d'euros seront consacrés par l'État à la semaine de la vaccination, sans compter l'apport des régions.
Voici le financement prévu pour 2009 pour les vaccinations, selon le rapporteur spécial M.Gérard Bapt, député, sur le site de l'Assemblée Nationale :
« La politique vaccinale et de lutte contre la tuberculose
Les disparités géographiques et sociales qui marquent les évolutions épidémiologiques de la tuberculose ont conduit à recentraliser la politique de lutte contre cette maladie. Ainsi, depuis 2006, en application de la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et aux responsabilités locales, l’État a retrouvé cette responsabilité qui l’a conduit à mettre en place un programme national de lutte contre la tuberculose couvrant la période 2007-2011, en même temps qu’il a prévu, à compter de juillet 2007, la levée de l’obligation vaccinale des enfants et des adolescents par le bacille de Calmette-Guérin (BCG), au profit d’une recommandation de vaccination des enfants à risque.
La mise en œuvre du programme est essentiellement assurée par les services déconcentrés, qui bénéficient de 26,22 millions d’euros sur les 26,4 millions d’euros prévus au total à ce titre. Ces crédits, qui s’inscrivent en diminution de 7,5 % par rapport à 2008, iront principalement financer, au travers des groupements régionaux de santé publique (GRSP), des établissements publics de santé et des centres de santé dans les 54 départements dans lesquels les conseils généraux ont renoncé à gérer directement cette compétence. Les efforts porteront notamment sur la réalisation d’enquêtes, le dépistage, l’accès aux soins des publics précaires, le renforcement de la connaissance épidémiologique et l’harmonisation des pratiques sur le territoire.
La loi du 13 août 2004 a également procédé à la recentralisation de la politique de vaccination, qui bénéficiera de 16,9 millions d’euros en 2009 : au niveau central, 0,4 million d’euros sera consacré à la semaine de la vaccination, organisée en collaboration avec l’INPES, qui devrait réunir une vingtaine de régions en 2009. Le reste des crédits est entièrement affecté au niveau local, pour le financement des structures habilitées pour réaliser des vaccinations dans la moitié des régions qui ont transféré cette compétence à l’État. »
Il s'agit donc bien du financement par l'État auquel s'ajoute celui des régions.
Il est possible que ce budget en baisse se traduise aussi par le maintien de la non recommandation -donc du non remboursement- de la vaccination contre le rotavirus dans le calendrier vaccinal 2009 alors que certains indices présentés aux journées de veille sanitaire de novembre 2008 laissaient penser le contraire. Réponse très bientôt avec le nouveau calendrier vaccinal qui sortira sans doute juste avant la semaine de la vaccination, le mardi 14 avril ou au plus tard 21 avril.
Un indice : pas encore d'avis du HCSP (Haut conseil de santé publique) pour recommander cette vaccination alors que cet avis est indispensable.
Voir l'article sur cette affaire du rotavirus sur ce blog :
"Vaccins contre les rotavirus : bientôt recommandés pour les nourrissons ? ".
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Plan financement 2008 |
Plan financement 2009 |
Évolution |
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Tuberculose |
28,55 |
26,4 |
-7,50% |
|
Politique vaccinale |
17,62 |
16,9 |
-4,10% |
|
Total |
46,18 |
43,3 |
-6,20% |
04 avril 2009
Polio : l'OMS reconnaît les limites de la vaccination
Dans son bilan de l'année 2008 l'OMS reconnaît enfin qu'un assainissement insuffisant est l'une des causes du maintien de la polio en Inde, admettant ainsi du même coup que la vaccination ne pourra tout résoudre.
Le bilan 2008 de la polio [1] est certainement très mitigé et décevant pour l'OMS : 1655 cas contre 1315 en 2007. Mais surtout, alors qu'elle espérait, début 2008, éliminer le type 1 par le vaccin monovalent jugé beaucoup plus efficace que le trivalent pour ensuite s'attaquer au type 3, le type 1 a fait mieux que se maintenir (984 en 2008 contre 321 en 2007) et le type 3 est toujours là avec 671 cas contre 994 en 2007.
Aussi, l'OMS tente un nouveau changement de stratégie en demandant aux laboratoires de mettre au point un vaccin bivalent contre les types 1 et 3 afin d'attaquer simultanément les 2 virus avec une efficacité supérieure au trivalent sans pour autant remettre en circulation des virus vaccinaux de type 2 alors que le virus sauvage de ce type n'a pas été vu depuis octobre 1999.
Face à la réalité de la situation l'OMS adopte un discours plus modeste en reconnaissant que
« Pour atteindre l’objectif de l’éradication mondiale, il faudra envisager et appliquer d’autres innovations techniques et opérationnelles »
Autrement dit il faudra inventer de nouveaux moyens et de nouvelles stratégies. C'est donc enfin admettre que quand le programme d'éradication avait été lancé en 1988 l'OMS se lançait dans une aventure sans avoir conscience des problèmes qui l'attendaient. Elle reconnaît aujourd'hui qu'en Inde
« les problèmes essentiels liés à l’interruption de la transmission du polio virus sauvage comprennent
1- la densité très élevée de la population;
2- les grandes cohortes de naissances;
3- les moyens d’assainissement insuffisants;
3- la forte charge de morbidité intestinale qui compromet l’efficacité du VPO. »
VPO Vaccin polio oral
Après avoir martelé pendant des années que la vaccination viendrait seule à bout des problèmes, elle reconnaît que sans améliorer suffisamment les problèmes liés à l'eau elle échouera. Cela a été maintes fois répété sur ce blog : pour l'essentiel, la polio se transmet par l'eau polluée par des excréments humains contaminés, le cas échéant par des virus vaccinaux. Aussi, il est INDISPENSABLE de réduire ces contaminations :
1- en évitant le plus possible que l'eau soit contaminée;
2- en traitant l'eau contaminée ;
3- en éduquant les populations.
Cela ne veut pas dire que le vaccin ne soit pas efficace mais que si les contaminations sont trop nombreuses, massives et répétées le vaccin devient impuissant. Dans tous les domaines il y a des seuils, en Physique, en Chimie et même dans la finance comme on le constate aujourd'hui. Alors pourquoi pas pour l'immunisation contre les maladies quand les contaminations dépassent certains seuils ? C'est le contraire qui serait étonnant.
Elle ajoute une nouvelles donnée à cette analyse : les maladies intestinales très nombreuses rendent le vaccin individuellement moins efficace. Sans doute aussi en raison des multiples bactéries et virus autres que ceux de la polio qui contaminent les eaux consommées par les populations.
Les chiffres
Il y a un an, quand l'OMS dressait le bilan 2007 de la polio (voir mon article), elle notait que le type 1 avait beaucoup diminué et annonçait une lutte ciblé contre ce virus au moyen du monovalent afin de l'éliminer avant de s'attaquer au type 3 jugé moins redoutable.
J'écrivais donc, il y a un an, que l'année 2008 serait particulièrement intéressante à suivre de ce point de vue. Qu'en est-il ? Nous y sommes, et c'est PATATRAS !
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Type 1 |
Type 3 |
Total |
|
Total 2007 |
321 |
994 |
1315 |
|
Total 2008 |
984 |
671 |
1655 |
|
Nigeria 2008 |
729 +1 |
71+1 |
801 |
|
Inde 2008 |
75 |
484 |
559 |
|
Pakistan 2008 |
81 |
37 |
118 |
|
Afghanistan 2008 |
25 |
6 |
31 |
|
2009 au 3 mars |
57+1 |
33+1 |
91 |
+1 signifie que les virus des 2 types étaient présents chez le même malade.
Il y a aussi la circulation des poliovirus dérivés de souches vaccinale, les PVDV. Si le type 2 n'a pas été vu à l'état sauvage depuis octobre 1999, le virus vaccinal de type 2 continue de circuler et de provoquer des paralysies. Voici le bilan actuel obtenu en combinant les données du REH [1] et du tableau du site dédié à l'éradication de la polio [2].
|
PVDV 2 |
2006 |
2007 |
2008 |
2009 |
total |
|
Nigeria |
21 |
68 |
61 |
41* |
191* |
|
Congo |
|
|
14 |
|
|
|
Éthiopie |
|
|
4 |
1* |
|
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Angola |
|
|
2 |
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Somalie |
|
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1 |
|
|
|
Russie |
|
|
1 |
|
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PVDV 1 au Malawi |
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|
1 |
|
|
* Au 21 avril 2009
Le PVDV 2 continue de circuler dangereusement au Nigeria, ce qui est vraiment dommageable. On ne peut que regretter qu'il n'ait pas été possible de supprimer plus tôt ce virus dans le vaccin. D'ailleurs le trivalent oral continue toujours d'être utilisé. Cela laisse aussi craindre qu'après l'élimination des virus sauvages de type 1 et 3 et l'indispensable arrêt du vaccin oral, les PVDV de types 1 et 3 provoquent eux aussi des paralysies. Ils peuvent circuler à bas bruit pendant 10 ans avant de se manifester dangereusement. Cela s'est déjà produit.
Propagations
Type 1
Le poliovirus de type 1 s'est propagé du nord Nigeria vers le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali et le Togo. Ces 6 pays étaient alors exempts de poliomyélite.
Il s'est aussi propagé du Niger au Tchad après être venu du Nigeria en 2006-2007.
Type 3
De l'Inde vers le Népal et l'Angola puis de l'Angola vers le Congo.
Du Nigeria vers le Bénin, le Niger, le Soudan et le Tchad.
Détection de virus
Des virus polio sauvages ont été détectés dans les eaux usées mais sans provoquer de cas :
«Le poliovirus sauvage de type 1 a été détecté à 2 reprises dans des eaux usées en Égypte en 2008 et rattaché à 2 événements d’importation distincts. Les virus détectés étaient génétiquement liés à des virus d’origine nigériane et indienne. Le virus d’origine nigériane avait tout récemment été retrouvé au Soudan en 2008. »
Durée de l'impact après une importation
Après une importation, le temps qui s'écoule pour stopper la propagation de l'impact est considéré comme un critère important à prendre en compte car il mesure la capacité du pays à faire face à la situation :
« Dans 5 pays précédemment exempts, la transmission du PVS (polio virus sauvage) provenant du Nigeria (PVS1 et PVS3 au Tchad; PVS1 au Niger et au Soudan) ou de l’Inde (PVS1 en Angola et en République démocratique du Congo) s’est maintenue pendant plus de 12 mois. »
[1] http://www.who.int/wer/2009/wer8414.pdf
[2] http://www.polioeradication.org/content/general/cvdpv_count.pdf
03 avril 2009
Les Talibans s'opposeraient aux vaccinations contre la polio au Pakistan
Selon une information transmise le 27 mars 2009 par UPI.com et traduite par Bivouac-ID les Talibans empêcheraient
« 300 000 enfants de se faire vacciner contre la polio, a déclaré l’Organisation Mondiale de la Santé. Les religieux extrémistes disent aux parents que les vaccinations contre la polio sont cause d’infertilité et font partie d’un complot anti-musulman mené par les USA, selon un article du Daily Telegraph de Londres vendredi (27 mars). »
Le gouvernement pakistanais aurait organisé une réunion de conciliation entre l'OMS et les Talibans.
Le forum qui suit l'article de Bivouac-ID mérite, en un certain sens, une visite afin de mesurer la nature et parfois la violence verbale des réactions à cette annonce. Pour ma part, j'ai posté le commentaire suivant le 3 avril :
«Le programme d’éradication de la polio connait de très grosses difficultés. Pourquoi ?
La
polio se propage essentiellement par des eaux polluées par des
excréments humains contaminés. Les virus vivants du vaccin oral
circulent comme les sauvages et peuvent redevenir virulents 10 ans
après en se recombinant avec d’autre entérovirus.
En 2008, il
y a eu 79 cas par le virus de type 2 d’origine vaccinale alors que
le virus sauvage de type 2 n’a plus été vu sur Terre depuis 1999.
Il est fort possible que la SEULE façon de vaincre la polio soit de contrôler les contaminations de l’eau par les selles, de traiter les eaux contaminées, d’éduquer les populations etc
On ne peut s’associer aux arguments avancés par les Talibans, selon ce qui nous est rapporté, pour s’opposer au vaccin. Cela ne veut pas dire pour autant que le vaccin soit exempt de tout inconvénient ni même qu’il soit la seule et la meilleure méthode pour venir à bout de la maladie et protéger les enfants.
De plus, le contrôle de l’eau permettrait d’éviter beaucoup d’autres maladies que la polio, ce que le vaccin ne fait pas. Ce problème de l’eau est fondamental et malheureusement éclipsé par les propagandes, y compris celle des Talibans qui n’en ont cure. »
01 avril 2009
Semaine de la vaccination : une mobilisation sans précédent !
La semaine européenne de la vaccination est organisée à l'initiative d'OMS-Europe. Les premières manifestations avaient eu lieu il y a quelques années mais l'année 2009 promet d'être une étape très importante en France en raison du nombre de régions qui se sont mobilisées (18) et des moyens considérables mis en œuvre.
Cette semaine se déroulera du 20 au 26 avril. Cet article va d'abord décrire les objectifs de cette manifestation puis les manifestations prévues à Paris, en Poitou-Charentes, à Marseille où les bus exhibent leurs affiches depuis le 30 mars et à Toulouse où la vaccination des étudiants a commencé le 31 mars !
Les objectifs de la semaine de la vaccination
Ces objectifs ont été clairement décrits dans [1] par Christian Perronne en particulier : il fut pendant plusieurs années à la fois président du CTV et du CSHPF. Quand ce comité fut remplacé par le HCSP le 14 mars 2007 il devint président de la commission sécurité sanitaire du HCSP.
« La semaine de la vaccination crée une dynamique d'information et d'éducation. Il faut en profiter pour "parler vaccination" aux patients et distribuer les documents proposés par la Région ou par l'Inpes »
« Les groupements régionaux de santé publique (GRSP) de plusieurs régions ont fait des vaccinations un axe prioritaire de leur politique de santé publique. Les principaux objectifs de leur mobilisation sont d'améliorer la couverture vaccinale par l'information des professionnels de santé et de toute la population, de communiquer en direction des groupes les plus difficiles à atteindre, dans un souci de réduction des inégalités et de renforcer les connaissances sur la vaccination. »
Il est aussi affirmé que l'un des devoirs des professionnels de santé est de s'informer afin de "s'approprier le nouveau calendrier vaccinal" pour le mettre en œuvre.
"Ils doivent pouvoir argumenter, avec toute la force de leur conviction*, pour rappeler aux patients la nécessité :
1- du BCG chez les enfants vivant en Île-de-France ou en Guyane
2- du rappel coqueluche chez l'adolescent à 11-13 ans et chez l'adulte à 26-28 ans
3- de vacciner contre l'hépatite B les jeunes de moins de 13 ans, en privilégiant les nourrissons (seulement 33% des enfants de 5 à 7 ans et 42% des ados de 15 ans sont protégés".
* Peut-on exiger des médecins qu'ils soient totalement convaincus de la nécessité de faire le BCG à tous les nourrissons de l'Île-de-France ? Seront-ils si aisément convaincus que pour la tuberculose, Paris, les Yvelines, la Guyane même combat ? Le médecin est à l'interface entre le public et l'autorité sanitaire. L'autorité semble oublier ce rôle fondamental pour vouloir faire du médecin de proximité un instrument docile de ses choix, même quand ceux-ci ne sont pas fondés, au point de vouloir que chaque médecin épouse les orientations choisies alors qu'elles sont très loin d'être universelles sur le BCG (la Belgique, l'Allemagne par exemple n'utilisent plus le BCG depuis longtemps, les USA jamais).
La semaine de la vaccination en Île de France
Un colloque est prévu au ministère le 28 avril. Un autre avait déjà eu lieu le 17 avril 2008. On peut consulter les diaporamas des exposés du colloque de l'an dernier [2].
D'une manière générale, l'ensemble des activités prévues est accessible sur le site dédié
où vous pourrez, en particulier, consulter le programme de ce colloque, le cas échéant vous y inscrire, visionner les diaporamas du colloque 2007, consulter le programme régional de vaccination (68 pages) ou trouver des centres de vaccination gratuite.
La rougeole sera le thème central de la semaine de la vaccination.
L'ouverture de tous les centres de vaccination de la région est prévu avec affichage, informations, propositions de remise à jour des vaccins, de vaccination HPV dans certains arrondissements, sensibilisation, incitation à la vaccination , information des professionnels de santé...
Vous pouvez y aller les yeux fermés ou essayer de les ouvrir en observant les méthodes utilisées pour arracher la conviction et emporter l'adhésion. Toute propagande vaccinale s'exerce dans 3 directions :
1- Exagérer les risques de la maladie.
2- Vanter à l'excès les mérites du vaccin.
3- Affirmer l'innocuité du vaccin ou, pour le moins, minimiser les risques.
Un exercice intéressant est de tester nos réactions premières et intimes quand nous découvrons soudain une nouvel affiche, un nouveau slogan ou le discours d'un zélateur devant son stand ou au cours d'une conférence. Nous pouvons ainsi apprendre à mieux nous connaître.
Semaine de la vaccination en Poitou-Charentes
Voici le communiqué de la préfecture régionale et de la Vienne [3]:
Direction régionale des affaires sanitaires et sociales
Vaccinations, parlons en !
A l’occasion de la semaine de la vaccination du 20 au 26 avril 2009, des conférences débats ouvertes à tous sont organisées le 22 avril dans l’ensemble de la région pour échanger sur l’intérêt de la protection vaccinale.
En tant que parents, nous sommes tous très attentifs à la vaccination contre les maladies transmissibles de nos enfants.
Mais en tant qu'adulte, où en sommes nous ?
La
semaine de la vaccination qui se déroule du 20 au 26 avril veut
rappeler que la vaccination est l'un des meilleurs moyens de lutte
contre les maladies transmissibles (coqueluche, tetanos,
rougeole...).
Il est apparu, en effet, que dans de nombreux
départements, la protection apparaît insuffisante pour certains
vaccins ou auprès de certaines populations.
Le Groupement
Régional de Santé Publique du Poitou-Charentes propose donc pour la
première fois de nombreuses actions pour permettre à tous de mieux
comprendre les enjeux de la protection vaccinale et pour améliorer
la couverture vaccinale de la population de la région
Poitou-Charentes.
C'est ainsi qu'une
conférence-débat, ouverte au grand public, aura lieu le
mercredi 22 avril 2009 à 20h30 sur le thème « La vaccination en
2009 » dans chacune des grandes agglomérations de la région :
-
à l'Espace Mendès France - 1, place de la Cathédrale, à Poitiers
;
- à l'Espace Franquin – 1 ter boulevard Berthelot à
Angoulême ;
- à la Salle de l'oratoire – 6 bis rue Albert 1er
à La Rochelle
- à l'Amphithéâtre de l'Ecole d'infirmières,
Centre Hospitalier – 40 avenue Charles de Gaulle à Niort
Par ailleurs, une exposition « planète vaccination », avec animation, quizz et cadeaux, aura lieu le samedi 25 avril 2009 de 10h à 19h au Centre commercial des « Cordeliers », à Poitiers.
Débattre, très bien a priori, mais si les 4 thèmes traités sont : rougeole, hépatite B, coqueluche, éradication de la variole, il faudrait pouvoir exposer, même en une minute pour chacun, les études sérieuses et défavorables aux idées qui seront défendues par le conférencier. Je doute que la même personne puisse le faire depuis la salle. Son intervention sera jugée trop longue et, au nom de la démocratie, il faut laisser parler les autres. Il sera donc très certainement impossible d'expliquer à la fois pourquoi la vaccination généralisée des nourrissons contre l'hépatite B dans un pays de faible endémie sera inutile et contre-productive; pourquoi la vaccination contre la rougeole nous prépare des lendemains difficiles avec de graves épidémies de rougeole parmi les adultes; que maintenir l'immunité contre la coqueluche chez les adultes avec un vaccin et une maladie qui protègent moins de 10 ans est impossible quand on ne peut faire qu'un seul rappel chez les adultes; que la variole n'a pas été éradiquée par la vaccination mais par la recherche active des malades et des contacts ainsi que leur isolement.
Marseille : le Grand Cirque de la vaccination !
Depuis qu'une sardine a bouché l'entrée du vieux port tout est possible à Marseille, y compris la semaine de 30 jours !!! Oui, ce n'est pas une galéjade, la semaine de la vaccination va durer 30 jours à Marseille ! En effet [4],
« à compter du 30 mars, les voussures des autobus du réseau marseillais, afficheront le slogan et le visuel de l’opération »
qui commencera le 20 avril et dès le 9 avril, c'est le briefing des vaccinateurs :
« Le GRSP organise la Rencontre des vaccinateurs publics PACA, le 9 avril à La-Baume-Lès-Aix. L’objectif stratégique de cette journée est de réfléchir à des pistes d’amélioration de la couverture vaccinale dans la région et de lancer la création du premier annuaire régional des vaccinateurs le «V@C en Paca»
Vous pourrez vous faire vacciner gratis au «Pavillon de la vaccination» :
« une antenne du Centre de vaccinations de la Ville de Marseille sera abritée sous chapiteau cours d’Estienne d’Orves, à deux pas du Vieux Port. Ce «Pavillon de la vaccination» sera dédié à l’information, la promotion et si nécessaire la vaccination gratuite des visiteurs pratiquée sur place par les professionnels de santé du centre de vaccinations et les médecins de l’URML, de 10h00 à 18h00. »
A croire que la France serait sous-équipée en structures fixes et qu'elle doit, comme dans certaines régions isolées d'Afrique, projeter des structures et des équipes mobiles. Cela fait penser aux journées de la vaccination organisées dans certains pays pour vacciner un maximum d'enfants contre la polio. Les autorités organisent des fêtes, des jeux, des courses de relais pour mobiliser la population et profiter du rassemblement et de la curiosité ainsi engendrée pour vacciner.
Mais si vous cherchez à cultiver un peu la Sagesse, vous pouvez aussi allez vous y promenez pour voir jusqu'à quel point l'ambiance générale pourrait vous entraîner et mettre ainsi le doigt sur quelques points encore faibles.
La vaccination est un acte médical qui demande de connaître le dossier médical du futur vacciné. C'est pour cette raison que le premier octobre 1998 le ministre de la santé Bernard Kouchner avait suspendu la vaccination contre l'hépatite B dans les collèges, estimant que les conditions n'étaient pas satisfaites. Le seront-elles mieux dans une ambiance de foire, sous un chapiteau, avec distribution de prospectus voire de cadeaux comme à Poitiers ?
Pour illustrer ce propos il est reconnu qu'il ne faut pas multiplier les vaccinations contre la coqueluche car cela exacerbe les réactions indésirables*, pas plus de 6 injections pour toute la vie et comme il y en a 4 prévues réalisées à 18 mois, il n'en reste plus que 2 pour tout le reste de la vie alors que la maladie et le vaccin sont considérés comme ne protégeant pas plus d e 10 ans.
C'est pourquoi le HCSP et le CTV insistent pour ne pas faire de rappel coqueluche à 6 ans alors qu'un tiers des rappels DTP effectués à cet âge le sont avec la coqueluche. Il faut étaler suffisamment les rappels pour ne pas les gaspiller inutilement alors que leur nombre est limité. La cinquième injection est recommandée à 11-13 ans et la dernière à 26-28 ans. Dans les cabinets, les médecins manifestent un zèle jugé excessif par nos Comités d'experts, qu'en sera-t-il dans une ambiance de cirque ?
*
Avis du HCSP du 19 mars 2008.
Il y a aussi une réalisation originale : le calendrier vaccinal sur un disque, le disque vaccinal. Pour voir cette réalisation : http://www.cres-paca.org/vaccination/
Conférence
« Le 24 avril à partir de 18h30 à l’Alcazar se tiendra une conférence débat sur les enjeux de la vaccination du XXIème siècle. Cette manifestation ouverte au public abordera quatre points de vue : Santé Publique, industriels, usagers et cliniciens. »
Livres
« Durant la Semaine, les bibliothèques municipales et universitaires de Marseille, mettront en exergue, en plus de l’affiche de l’opération, une liste d’ouvrages à consulter sur la vaccination. »
Affiches
« Une importante campagne d’affichage sera mise en place dans les 800 sites municipaux de Marseille (écoles, centres sociaux, mairies d’arrondissement …) »
Radio
« Le spot radio du GRSP sera diffusé sur les ondes radiophoniques. » (S'agit-il de la séquence Rap ? Oui, oui, l'incitation vaccinale se fait aussi sur le mode rap ! Ça vaut la peine d'aller l'écouter ! Voir le texte et le lien audio sur ce blog [5]. )
Autres villes
Elles ne seront pas en reste, ainsi Cannes :
La ville de Cannes diffusera les supports dans tous les sites municipaux et aux partenaires institutionnels. L’exposition Planète vaccination sera présentée dans une Maison des services publics.
Les
affiches Planète vaccination tapisseront les murs d’accueil des
Centres Hospitaliers Intercommunaux des Hautes-Alpes. Information et
promotion de la vaccination seront également au programme dans les
services de médecine du travail.
Toulouse et le Midi-Pyrénées
Cette région n'est pas en reste puisque elle a déjà organisé la vaccination des étudiants sur les campus des universités toulousaines. Une grande conférence est prévue à Toulouse le 27 avril et les enfants ont déjà été mobilisés dans les écoles pour réaliser des affiches.
Je vous conseille aussi d'aller écouter les 2 spots audio qui seront diffusés, c'est pas triste, ou plutôt si, c'est tristement affligeant...surtout quand on lit "qu'il s'agit de messages de sensibilisation adaptés aux jeunes".
Voici les activités prévues [6]
Des
actions en direction du grand public
• Une conférence
sur les maladies infectieuses organisée en partenariat avec la
mairie de Toulouse et plus particulièrement le Service communal
d’hygiène et de santé. Cette conférence grand public se tiendra
le 27 avril de 18 à 20h à Toulouse salle du Sénéchal.
• Des
« champs libres » au Muséum d’histoire naturelle :
débats courts organisés durant la semaine vaccination et proposés
aux visiteurs présents dans le musée.
• Des débats organisés
dans plusieurs centres socio culturels.
• Une action de
sensibilisation est organisée auprès des parents fréquentant
les PMI de Haute-Garonne, notamment sur leur propre statut
vaccinal en ce qui concerne la coqueluche dans un objectif de
protection de leurs tous jeunes enfants..
• Une action de
sensibilisation menée en partenariat avec les organismes d’Assurance
maladie : pendant les mois de mars, avril et mai 2009, un
message simple de sensibilisation à la vaccination sera inscrit au
bas de chaque relevé de soins envoyé aux assurés.
• Un
partenariat avec le quotidien régional "La Dépêche" qui
publiera deux articles durant la semaine sur les thèmes: "Ces
maladies infectieuses qu'on ne voit plus. Le retour?" et "
Les réponses au défi : hygiène / vaccination…"
Des
actions en direction des jeunes
• Un partenariat
avec le lycée St Sernin : réalisation
par les élèves d’affiches sur le thème des maladies
infectieuses, comment s’en protéger; questionnaires distribués
aux élèves sur les maladies infectieuses.
• Une action
de sensibilisation en direction des étudiants réalisée par les
services de médecine universitaire ; le 31
mars et le 2 avril les étudiants seront invités à venir faire
vérifier leur statut vaccinal ; ils pourront également se
faire vacciner. Cette action se tiendra sur les campus de l’Arsenal,
le Mirail et Paul Sabatier.
• Une campagne de communication
ciblée sera menée au travers de différents media. En
particulier des messages de sensibilisation adaptés aux jeunes
seront diffusés sur la radio NRJ tout au long de la semaine (spots
à écouter dans la liste des documents à consulter).
Des
actions en direction des professionnels
• Une
sensibilisation des assistantes maternelles à la vaccination et en
particulier la coqueluche, sera réalisée au moment de la demande ou
du renouvellement de leur agrément par le service de la PMI de la
Haute-Garonne.
• Des actions de communication seront menées
auprès de certains professionnels de santé.
La conférence-débat
« Maladies infectieuses : faut-il se vacciner ? »
Conférence-débat du 27 avril 2009
Salle du Sénéchal, rue de Rémusat Toulouse
Conférence –débat animée par Mr Ratier, psychanalyste
Introduction : Monique DURRIEU ; Mairie de Toulouse
1- Les maladies infectieuses et les moyens de lutte et protection : état des lieux
Pr Marchou, service des maladies infectieuses du CHU de Toulouse 10 ou 15mn
2- Un point d'actualité sur quelques maladies infectieuses à couverture vaccinale (5mn
par pathologies soit 20mn)
. Tuberculose : Dr Legrusse, responsable du dispositif départemental de vaccinations et du service de
lutte contre la tuberculose
. Coqueluche- Rougeole : Pr Marchou, service des maladies infectieuses du CHU de Toulouse
. MST (hépatiteB- papillomavirus) : Dr Spenatto, responsable du centre de dépistage VIH- infections
sexuellement transmissibles
3- Les vaccins sont-ils dangereux?
Dr Lapeyre-Mestre, service de pharmacologie faculté de médecine de Toulouse
10mn
4- Pourquoi le calendrier vaccinal change-t-il?
Dr Mora, médecin du dispositif départemental de vaccinations 10mn
5- Vaccination et approche sociologique et éthique
Mr Barbant, sociologue, directeur pédagogique du pôle des formations sanitaires et sociales de
Perpignan 10 mn
Clôture : Ramiro PEREIRA, Groupement Régional de Santé Publique
Cocktail offert pour clôturer les échanges de manière conviviale
Rendez-vous à tous les étudiants toulousains sur chaque campus le 31 mars et le 2 avril2009
avec le carnet de vaccination :
Aux stands d’orientation et de distribution de documents d’information tenus par des
personnels formés afin de diriger les étudiants désireux de participer à cette campagne vers les
locaux du SIMPPS de chaque campus
Dans les services de médecine préventive universitaire de chaque campus où les médecins et
infirmières se tiendront à la disposition des étudiants pour les informer, vérifier leur carnet de
vaccination et éventuellement les vacciner.
Dans les différents restau-U des 3 campus où une exposition «Planète vaccination» de
l’INPES sera affichée du 23 mars au 3 avril 2009
ETC...
Vous pouvez par exemple taper " semaine de la vaccination " 2009 pour avoir d'autres liens, ajouter votre région ou votre ville. Un événement à ne pas manquer mais à savoir interpréter...
[1] http://www.vaccination-idf.fr/documents/actualites_concours_medical.pdf
[2] http://www.vaccination-idf.fr/programme_du_colloque_2008.html
[3] http://www.vienne.pref.gouv.fr/lettredinfo/php/front/article/article.php?idrub=15
[5] http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2009/03/30/13196231.html
[6] http://www.sante-publique-mip.fr/1-365-Vaccination-2009.php
30 mars 2009
Propagande vaccinale : quand le Rap dérape...
En préparation de la semaine de la vaccination (20-26 avril) un rappeur a mis son talent à son service. Voici les premières paroles : « J'en ai entendu un grand nombre ignorer les vaccins; Y-en a même qui compareraient la médecine à un larcin »
Vous pouvez écouter ce message du Groupement régional de santé publique d'Aquitaine :
http://www.grsp-aquitaine.fr/images/stories/documents/spot%20audio%20sev%202009.mp3
Voici le texte complet, édifiant !
« J'en ai entendu un grand nombre ignorer les vaccins
Y-en a même qui compareraient la médecine à un larcin,
Ils se moquent de Pasteur et des divers progrès.
Enrayer les virus, oui ensemble on pourrait.
Même s'il y a des âges où l'on peut perdre la raison
Je pense qu'il y a des gens qui t'ouvriront un horizon.
Mais pour l'atteindre évite les galères médicales.
Pour cela le vaccin est un moyen radical.
En tant que citoyen agit en responsable
Car un futur prometteur ne se construit pas sur du sable.
Puisque le vaccin est une arme, veux-tu être de mon armée ?
Où un citoyen désarmé ?
Tu es prévenu désormais, le GRSP t'a informé. »
Suit alors une autre voix pour dire et non plus chanter :
« Vous avez compris : allez vous faire vacciner.
Ceci est un message du Groupement régional de santé publique »
L'esprit de ce blog n'est pas de se scandaliser mais d'observer et de tenter d'analyser.
Alors tentons !
D'abord le rap c'est quoi à l'origine ? Un cri contestataire comme le décrit Wikipedia :
« Ces textes, parfois très virulents contre les symboles du pouvoir, la police ou la justice ont stigmatisé le rap pour une partie de la population. »
La vaccination est certainement aussi un symbole du pouvoir mais ici le rappeur commence par fustiger la critique vaccinale assimilée à une ignorance opposée au progrès et la contestation du mythe Pasteur. Il est donc "à contre-rap" si j'ose dire ! Mais si le rap effarouche la partie bien-pensante de la population, ce spot-audio pourrait s'avérer contre-productif ?
Puis il présente un futur idyllique où nous serions libérés des virus, horizon merveilleux à notre portée pourvu que nous écoutions la bonne parole et agissions en citoyen responsable.
Il termine avec des mots de sergent-recruteur. Puis, au cas où on n'aurait pas bien compris, le GRSP le dit explicitement, allons-nous faire vacciner.
Je ne doute pas qu'un tel discours puisse marcher sur une partie de la population mais il pourrait aussi faire réfléchir une autre partie en lui faisant prendre conscience du niveau de l'argumentaire qu'on veut lui servir. En octobre 1994, le ministre en place a entrainé derrière lui une bonne partie de la population. Mais ensuite ? Car en toutes choses dit le proverbe, il faut considérer la fin.
Sur le mythe Pasteur
Juste une anecdote. Il y a 20 ans un de mes enfants revient de l'école primaire avec une leçon à apprendre pour le lendemain. Elle porte sur Pasteur qui guérit la rage alors que personne n'a jamais guéri de cette maladie, une fois déclarée. Mais plus encore, il doit apprendre que c'est Pasteur qui a inventé le vaccin antivariolique !
Le lendemain je rencontre l'instituteur qui m'apprend que c'est ainsi dans tous les manuels du primaire : à cet âge, les petits Français apprennent que Pasteur a inventé ce vaccin*; plus tard, au collège, ils apprendront que c'était Jenner un siècle auparavant !!! C'est ainsi !
On voit ici que c'est moins Pasteur que l'exploitation de son mythe qui est en cause. Il n'en avait sans doute pas demandé autant.
* Je n'ai pas vérifié.
23 mars 2009
Les vaccins au colloque parlementaire : la logique économique domine
Après avoir assisté au colloque "Les vaccins : une excellence française à préserver" organisé par des parlementaires, on peut s'interroger sur le véritable mobile : celui de la santé publique ou celui d'une logique économique conduisant à sacrifier la santé des Français pour soutenir un secteur en progression au sein d'une économie mondiale en récession ?
Mais l'hypertrophie de la bulle vaccinale pourrait conduire à son éclatement. Et là, ce ne seront pas les banques ou les entreprises qui s'écrouleront mais des organismes humains saturés. Ce propos ne se veut pas hérité de la tradition hygiéniste, il est la résultante d'études récentes même si elles sont encore incomplètes.
C'est le mercredi 4 mars que la Maison de la Chimie à Paris, à 2 pas de l'Assemblée Nationale, accueillait le colloque organisé par le sénateur Paul Blanc et le député Yves Bur. Le sénateur est en particulier auteur du rapport d'information "vaccins : convaincre et innover pour mieux protéger".
Une synthèse du colloque est disponible en ligne :
http://www.jlml.fr/custom_documents/documents/CR%20colloque%20vaccins_040309.doc
Faire de la France le paradis de la vaccination
Le marché mondial c'est 10 milliards d'euros en progression de 15% par an. Dans le marché du vaccin l'Europe domine : 89,4% des 4 milliards de doses annuelles sont produites en Europe et au sein de l'Europe la France domine et exporte 85% de sa production.
Aussi, pour les initiateurs de ce colloque, il faut "organiser un projet étatique fort autour de la vaccination" et d'abord "établir un plan national pour la vaccination en confiant au médecin traitant le suivi du statut vaccinal, en renforçant la communication sur les vaccins auprès du grand public pour rendre plus accessible l'information officielle sur les vaccins".
Pour les vaccins qui posent problème comme le vaccin hépatite B il faut "répondre aux interrogations des Français avec transparence". Et aussi, "améliorer l'attractivité de la France pour la recherche et la production de vaccins...faire évoluer la culture de la prévention dans la population et l'enseignement universitaire".
L'objectif est visiblement d'accroître la consommation intérieure en accélérant en particulier l'utilisation des nouveaux vaccins :
Une intervenante a en effet suggéré de réduire encore le délai accordé au CTV et au HCSP pour formuler leurs recommandations d'utilisation du vaccin après obtention de l'AMM. Un expert de l'InVS, qui connait très bien cette question, est intervenu (depuis la salle) pour rappeler que les délais sont déjà très courts et qu'il n'est pas possible de les réduire davantage. D'ailleurs l'InVS a-t-elle vraiment les moyens pour réaliser les études nécessaires dans les temps très courts demandés aujourd'hui ?
Les leçons de l'hépatite B ont-elles vraiment été comprises : en précipitant l'utilisation d'un vaccin on prend le risque de réitérer une affaire analogue.
Le vin est tiré il faut le boire !
Parallèle avec l'alcool : ce produit illustre les conséquences de la logique économique stricte : si la France est un grand pays de vins et d'alcools c'est d'abord parce qu'une consommation intérieure très importante a permis le développement de cette filière et en assure le maintien aujourd'hui. Cette médaille de l'excellence vinicole a aussi son revers avec des maladies, des crimes, des accidents de la route ou du travail ainsi que le drame d'enfants nés d'une mère grosse consommatrice ("les parents boivent les enfants trinquent" disait très justement un vieux slogan).
Cela est maintenant bien établi : pendant la construction du cerveau, toute consommation d'alcool par la mère, même minime, détruit instantanément les neurones qui sont en cours d'édification à ce moment là....Même si l'enfant est tout à fait normal, son potentiel sera moins grand. Qu'en sera t-il alors de sa capacité d'attention et de son pouvoir de concentration ? Nous sommes encore trop peu exigeant de ce point de vue alors que ces qualités seront de plus en plus importantes dans un monde de plus en plus complexe et rapide.
Devant les tests scolaires guère favorables aux enfants de notre pays nous remettons trop facilement en cause le système éducatif alors qu'il faudrait regarder beaucoup plus en amont.
Et les vaccins chez l'enfant ? De même, que savons-nous réellement des effets invisibles produits par le BCG à la naissance quand des millions de colonies de bacilles vivants vont s'implanter en différents points de l'organisme ? Comment être certain qu'un être encore en pleine construction ne sera pas profondément et subtilement perturbé, même en l'absence d'effets secondaires notables, quand il reçoit dès l'âge de 2 mois l'hexavalent d'un côté, le prévenar à 7 valences de l'autre, en attendant le vaccin oral par le rotavirus ?
Que savons-nous du cumul de toutes ces vaccinations ?
L'étude de Marc Tardieu d'octobre 2008 a commencé à mettre en évidence son importance en montrant que ce cumul augmentait très significativement le risque de sclérose en plaques. Mais nos Comités d'experts on organisé à son encontre un tir de barrage sans précédent.
Or il s'agit visiblement de booster le développement du tissu industriel du vaccin par l'augmentation de la consommation intérieure. Une fois le tissu économique en place, il devient très difficile de revenir en arrière, même si le produit apparaît dangereux ou peu utile :
Avec l'alcool on a constaté combien il était difficile de réduire la consommation sans provoquer de vives réactions de la part des viticulteurs et des restaurateurs. Même la campagne pour rappeler aux femmes enceintes de ne pas consommer d'alcool pendant la grossesse avec mention sur la bouteille a rencontré une vive opposition. On constate aussi régulièrement que les élus des régions viticoles défendent les producteurs.
Il n'existe sans doute pas d'addictions physiologique pour les vaccins mais il existe une véritable "addiction psychologique" liée à l'éducation et l'ambiance pro-vaccinale généralisée et pourtant jugée encore trop molle au cours de ce colloque.
Cette "addiction psychologique" est démontrée par l'incroyable adhésion de la population française à la campagne lancée contre l'hépatite B en 1994. Elle se construit en particulier à l'école primaire avec l'image mythique de Pasteur guérissant la rage (personne n'a jamais guéri de cette maladie) et même inventant le vaccin antivariolique (oui, oui !!!). Elle se poursuit par le BCG, alors que son efficacité est des plus réduite et qu'on cherche toujours un vaccin vraiment efficace contre la tuberculose. Puis elle se parachève par la victoire de la vaccination sur la variole alors que les grandes campagnes de vaccination ont été un terrible échec.
Sans tous ces conditionnements, la population française ne se serait pas précipitée sur la vaccination hépatite B en 1994-1996 et il est possible que la fameuse affaire franco-française n'aurait pas émergée, permettant ainsi au vaccin hépatite B de poursuivre plus discrètement sa route en France.
Les producteurs veulent une garantie d'utilisation
En raison du coût très élevé pour réaliser un vaccin, (plusieurs milliards d'euros) les laboratoires demandent par avance que le marché leur soit ouvert alors que le produit n'est pas encore élaboré ! Autrement dit, ils veulent une AMM en blanc, voire des recommandations en blanc ! Mais promouvoir un vaccin au SEUL motif que c'est un vaccin et que ce terme aurait une connotation très favorable ne va pas sans quelques risques, en particulier celui de déclencher de nouvelles et graves crises sanitaires.
Là encore, le vaccin hépatite B illustre parfaitement ce qui peut se produire en agissant ainsi : la vaccination des nourrissons a été lancée très prématurément dans les pays de faible endémie en ignorant tout, et pour cause, de la durée d'efficacité du vaccin. Aujourd'hui, des résultats défavorables commencent à arriver, remettant en cause l'utilité de cette vaccination dans ces conditions (voir sur ce blog: 50% des nourrissons vaccinés ne seraient pas protégés 15 ans après ?). Idem pour l'innocuité insuffisamment testée avant de lancer la grande campagne de vaccination en France.
Il faut être conscient qu'en agissant ainsi, de nouvelles crises sanitaires comme celle de l'hépatite B pourront se reproduire. Avec quelles conséquences ? De nouveaux vaccins sont en préparation alors que les vaccins contre les papillomavirus commencent leur carrière et que déjà bien des problèmes surgissent. Faut-il s'en étonner ?
Quand le Gardasil a été lancé sur le marché, il n'était pas possible de connaître des risques inférieurs à 1 sur 4000 (avis du CSHPF 9/03/07). Si le risque de décès est de 1 sur 10 000 et qu'on vaccine chaque année les 400000 fillettes d'une classe d'âge, cela fera 40 morts par an. Des décès se sont déjà produits à la suite de ce vaccin. Bien sûr, ils seront classés coïncidences.
Que penser des chiffres de l'InPES ? Plus de 90% des Français seraient favorables aux vaccinations mais seulement 30% ont fait vacciner leur enfant contre l'hépatite B...Que restera-t-il de la confiance dans l'autorité sanitaire si une nouvelle affaire éclatait ?
L'affaire de la vaccination hépatite B n'est pas le fruit du hasard mais la conséquence d'une politique vaccinale dominée par des considérations strictement économique. Avec les vaccins Gardasil et Cervarix nous sommes bien parti pour renouveler l'expérience. Quand les leçons de la vaccination hépatite B seront-elles enfin comprises ?
Sur les vaccins contre le papillomavirus il y a en particulier ces sites
http://www.alterinfo.net/Les-effets-indesirables-du-Gardasil-se-denombrent-par-milliers_a11985.html
http://martinwinckler.com/article.php3?id_article=908
17 mars 2009
La Vaccination Hépatite B sur France-Culture le 19 mars
Après avoir été annoncée pour le vendredi 19 juin elle serait programmée pour le 30 juin (16h-17h) ! Prudence donc car jusqu'à la dernière minute, la diffusion de cette émission "explosive" pourrait être repoussée...
C'est annoncé pour le 30 juin : voir mon article à ce sujet sur ce blog :
http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2009/06/21/14154965.html
Rappelons qu'initialement programmée pour le 17 mars, elle a été repoussée au jeudi 19 mars, jour où une grève était prévue !!!
France-Culture annonce pour le jeudi 19 mars à 16 heures, son émission
Champ libre - Histoire du premier vaccin fabriqué par génie génétique : le vaccin contre l’hépatite B
En raison de la grève, l'émission n'a pas été diffusée.
France-Culture : « En raison du mouvement de grève de ce jeudi 19 mars, nous ne sommes pas en mesure de vous proposer Sur les Docks. Merci de votre compréhension. Notre documentaire Histoire du premier vaccin fabriqué par génie génétique : le vaccin contre l'hépatite B sera diffusé prochainement. »
Avec la participation de :
:
Pierre
Tiollais, membre de l’Institut Pasteur et de l’Académie de
médecine, inventeur du vaccin recombinant Genhevac B ;
Ernest Gutmann, conseil en propriété industriel pour l’Institut Pasteur au moment de l’invention du vaccin contre l’hépatite B ;
Christian Vélot, chercheur en biologie moléculaire à l’université d’Orsay ;
Claude Béraud, spécialiste
des maladies de l’appareil digestif (notamment du foie), conseiller
du président de la Mutualité française de 1995 à 2003 ;
Bernard Bégaud, pharmaco-épidémiologiste, expert en pharmacovigilance sur l’affaire du vaccin contre l’hépatite B ;
Marc Girard, mathématicien, médecin, ancien expert judiciaire sur les affaires du distilbène, de l’hormone de croissance et du vaccin contre l’hépatite B.
Présentation sur
Et pour se replonger dans l'ambiance de l'époque, le journal de 20 heures où le ministre de la santé Philippe Douste-Blazy va lancer la campagne :
3 min 58 s
Extrait
du journal de 20 heures de France 2 du mercredi 6 juillet 1994 présenté
par Bruno Masure. « Le ministère de la Santé lance une vaste campagne
de ...video.google.com/videoplay?docid=-9092869123492996987
