La Question des Vaccins

Moins parler des vaccins et des vaccinations que du discours fait sur eux. Mettre l'expertise à la portée de chacun en montrant le décalage entre ce qui est connu et ce qui est dit.

28 avril 2008

La rougeole à Reims : beaucoup de lacunes et de contradictions


Après le bilan du 11 mars 2008, l’InVS fait un nouveau point au 14 avril avec 3 nouveaux cas : un enfant de 14 ans et 2 adultes dont l’un est âgé de 46 ans. La comparaison entre les 2 bilans obligent à poser un certain nombre de questions car elle révèle quelques incohérences et de grosses lacunes. Les voici :

Bilan au 11 mars 2008  :

« Parmi les 16 cas signalés à ce jour, 9 (56 %) sont des adultes âgés de 19 à 28 ans (parmi eux, deux personnes ont déclaré avoir été vaccinées avec une seule dose de vaccin anti-rougeoleux) et 7 sont des enfants âgés de 7 mois à 7 ans. Quatre enfants avaient été vaccinés : 3 d’entre eux n’avaient reçu qu’une seule dose de vaccin et 1 enfant avait été vacciné 5 jours avant l’apparition de l’éruption. »

Bilan au 14 avril 2008 :

« Parmi les 19 cas signalés à ce jour, 11 (58 %) sont des adultes âgés de 19 à 46 ans (parmi eux, une personne a déclaré avoir été vaccinée avec une seule dose de vaccin anti-rougeoleux) et 8 sont des enfants âgés de 7 mois à 14 ans. Trois enfants avaient été vaccinés : 3 d’entre eux n’avaient reçu qu’une seule dose de vaccin et 1 enfant avait été vacciné 5 jours avant l’apparition de l’éruption. »

Les articles rappellent ainsi le calendrier vaccinal :

« Tous les enfants et adolescents entre 24 mois et 16 ans en 2008 (nés en 1992 ou après) doivent avoir reçu deux doses de vaccin trivalent. Les personnes âgées de 17 à 28 ans (nées entre 1980 et 1991) doivent avoir reçu une dose de vaccin trivalent. »

De plus, le calendrier vaccinal déjà très chargé ne prévoit la première dose de RRO qu’au plus tôt à l’âge de 9 mois (si en collectivité) et sinon à 12 mois.

En conséquences, les questions suivantes se posent :

1- Qu’est-il advenu de la déclaration du second adulte qui affirmait avoir reçu une dose dans l’étude du 11 mars  ?

2- 4 enfants vaccinés au 11 mars et seulement 3 le 14 avril !?

3- Le calendrier ne prévoit pas que les adultes de 46 ans aient reçu une dose (il y en a au moins 1). Combien d’adultes, parmi les 11, sont nés avant 1980 et sont donc en conformité avec le calendrier ? Comme il y en a au moins 1 âgé de 28 ans et qui pourrait être né en 1979 il pourrait y en avoir au moins 2.

4- Il y a au moins un enfant âgé de 7 mois. Combien d’enfants parmi les 8 n’avaient pas l’âge pour avoir reçu leur première dose ? Combien n’avaient pas l’âge pour avoir reçu les 2 doses ?

5- Le bilan de mars implique qu’un enfant avait bien reçu 2 doses (4 vaccinés, 3 avec une seule dose). Sa disparition dans le bilan d’avril est-elle une erreur de rédaction ?

6- Dans le bilan de mars on ne sait pas si celui qui a été vacciné 5 jours avant l’éruption en était à sa première dose ou à la seconde. Dans le second cas l’information serait particulièrement intéressante.

Il est clair que l’un des objectifs de ces bilans est de mettre en évidence une carence de vaccination parmi les malades, carence qui ne peut s’apprécier qu’en rapport avec le calendrier vaccinal. Il y a certainement des malades qui n’étaient pas en conformité avec les recommandations vaccinales, mais il y en a aussi qui l’étaient : au moins 3 adultes sinon 4 si on retient les affirmations du bilan de mars (2 avec une dose, 1 de 46 ans et très possiblement un adulte de 28 ans) ; au moins 2 enfants ( au moins un de 7 mois normalement non vacciné et un à 2 doses selon le bilan de mars).

 

Qu’avons-nous absolument besoin de savoir ?

Combien d’enfants n’avaient pas l’âge pour être vacciné ; combien avaient l’âge pour une dose et combien l’avaient reçue ; combien avaient l’âge pour 2 doses et combien en avaient reçu une, deux ; combien d’adultes avaient l’âge pour une dose et combien l’avaient reçue ; combien d’adultes avaient l’âge pour n’avoir aucune dose. Le plus simple ici serait de donner les âges ou années de naissance de ces 19 personnes, ce ne serait pas la mer à boire et chacun pourrait avoir ainsi une idée plus précise de leur statut par rapport au calendrier vaccinal. Pour le prochain point ? Espérons…

Mais pourquoi autant de rétentions et de contradictions ?

Car enfin, combien d’enfants et d’adultes pourraient être en règle avec les recommandations vaccinales en s’appuyant sur les données communiquées ? 

Sur les 11 adultes on sait qu’il y en a un de 20 ans qui n’avait aucune dose.  Il y en a un ou deux avec une dose et un adulte au moins a 19 ans et devrait donc avoir une dose, ce qui est compatible avec les données. Les autres pourraient être tous nés avant 1980 et être donc en règle.

Sur les 8 enfants on sait que celui de 14 ans n’avait aucune dose car il est apparu en avril et il n’y a pas de vaccinés supplémentaires.  On sait aussi qu’il y a un enfant de 7 ans et un enfant avec 2 doses. Si c’est le même, il est en règle. On sait aussi que 3 enfants ont une dose. Il suffit qu’ils aient moins de 2 ans pour être en règle. On sait qu'il  y a un enfant de 17 mois. Reste 3 enfants avec aucune dose dont un enfant de 7 mois qui est en règle. On sait aussi qu’il y a un enfant de 12 mois, l’âge de la première injection. Il n’est donc pas encore en dehors des clous s’il n’a pas reçu sa dose. Supposons que le dernier enfant ait par exemple 8 mois et il serait aussi en règle.

On voit ainsi que les données communiquées sont compatibles avec un seul adulte et un seul enfant qui ne seraient pas en conformité avec le calendrier. Cela permet de comprendre pourquoi il est impératif que les épidémiologiste nous communiquent des informations plus précises.


 

Malheureusement ils se complaisent dans le flou artistique comme par exemple dans le bilan publié en février :  « 3 sont des enfants âgés de 7 mois, 12 mois et 17 mois (un vacciné avec une seule dose) » où ils ne disent même pas lequel des 3 avait reçu cette dose et alors que le calendrier vaccinal recommande la seconde dose entre 13 et 24 mois, ce qui laisserait encore 7 mois pour que l’enfant de 17 mois reçoive sa seconde dose.

Complément : mon article sur le bilan de mars

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27 mars 2008

Le point sur la rougeole à Reims

Voir aussi l’évolution de l’épidémie et mon dernier article sur le sujet, avril 2008.


L’épidémie de rougeole observée à Reims en février 2008 se poursuit. Un premier bilan sur les 11 premiers cas a déjà été fait (voir l’article). L’InVS fait un nouveau point sur la situation (11/03/08) :

« A ce jour, la DRDASS a recensé un total de 16 cas : 12 cas confirmés biologiquement, 2 cas liés épidémiologiquement à un cas confirmé et 2 cas suspectés cliniquement (en attente de confirmation). Parmi les 9 adultes, 4 ont été hospitalisés et 1 a été vu aux urgences d’une clinique. Deux cas hospitalisés ont présenté une complication (pneumopathie, kératite). Parmi les 7 enfants, 2 ont été hospitalisés»

 

« Parmi les 16 cas signalés à ce jour, 9 (56 %) sont des adultes âgés de 19 à 28 ans (parmi eux, deux personnes ont déclaré avoir été vaccinées avec une seule dose de vaccin anti-rougeoleux) et 7 sont des enfants âgés de 7 mois à 7 ans. Quatre enfants avaient été vaccinés : 3 d’entre eux n’avaient reçu qu’une seule dose de vaccin et 1 enfant avait été vacciné 5 jours avant l’apparition de l’éruption. »

L’article de l’InVS rappelle les recommandations vaccinales en ces termes :

« En France, le vaccin antirougeoleux a été introduit dans le calendrier vaccinal en 1983 associé à la rubéole puis aux oreillons en 1986. La vaccination par le vaccin trivalent rougeole-rubéole-oreillons (RRO) est recommandée chez tous les nourrissons à l’âge de 12 mois. Une seconde dose de vaccin RRO a été introduite dans le calendrier vaccinal en 1996. Depuis 2005, cette seconde dose est recommandée au cours de la deuxième année c’est-à-dire entre 13 et 24 mois. »

« Tous les enfants et adolescents entre 24 mois et 16 ans en 2008 (nés en 1992 ou après) doivent avoir reçu deux doses de vaccin trivalent. Les personnes âgées de 17 à 28 ans (nées entre 1980 et 1991) doivent avoir reçu une dose de vaccin trivalent. »

Rappelons d’abord que malgré l’usage d’une forme contraignante cette vaccination n’est pas obligatoire. Nous constatons donc que 2 adultes âgés d’au moins 19 ans et ayant reçu une dose étaient en conformité avec le calendrier vaccinal et non pas insuffisamment vaccinés, selon les recommandations en vigueur.

 

Au moins un adulte étant âgé de 28 ans en février 2008, il pouvait être né en 1979. Selon le calendrier rapporté par l’étude la vaccination n’a jamais été prévue pour les personnes nées avant 1980. L’année de naissance de la (ou des) personne(s) de 28 ans aurait dû être précisée.

Puisque la seconde dose est maintenant recommandée dans la seconde année de vie et que les enfants malades avaient entre 7 mois et 7 ans, il y en a au moins un qui n’avait pas l’âge pour avoir reçu les 2 doses. Malheureusement l’article ne précise pas, parmi les enfants qui n’avaient reçu qu’une seule dose, combien avaient l’âge requis pour avoir reçu les deux, autrement dit avaient au moins 24 mois. Pourtant, l’information est connue et facile à communiquer. Son absence conduit à une interrogation qui pourrait faire naître la suspicion, ce qui est évidemment très regrettable. A propos de cette seconde dose le calendrier vaccinal 2007 rappelle :

« que cette seconde vaccination ne constitue pas un rappel, l’immunité acquise après une première vaccination étant de longue durée. Elle constitue un rattrapage pour les enfants n’ayant pas séroconverti lors de la première vaccination. »

 

De plus, selon le calendrier vaccinal 2007 par exemple, la première dose de ROR n’est prévue qu’au 9ième mois pour les enfants devant entrer en collectivité et à 12 mois pour les autres. Les premiers mois sont en effet réservés au DTP + coqueluche + Hib + hépatite B + Prévenar…ce qui est bien suffisant pour faire un "bon" début dans la vie !!! Sans oublier le BCG, recommandé à la naissance pour tous les franciliens et qui entraîne maintenant, avec le SSI, un abcès pouvant durer des mois et conduire ainsi à différer de nouvelles vaccinations*. Il n’est donc pas possible de faire le ROR beaucoup plus tôt. Aussi, le ou les enfants de 7 ou 8 mois, voire moins de 12 mois, qui n’auraient reçu aucune dose de ROR ne peuvent être considérés comme ayant été victimes d’un défaut de vaccination.

Il ne faut pas oublier que le premier défaut des vaccins est de ne pas pouvoir être administrés instantanément dès la naissance et avec effet immédiat.

Nous le constatons avec cet enfant vacciné 5 jours avant d’avoir la rougeole : il ne faut pas trop compter sur une vaccination qui serait pratiquée sur le petit frère alors que la sœur fait une rougeole à la maison.

Il est un peu trop facile de sous entendre, comme le fait cet article, un défaut de vaccination par rapport aux recommandations :

« Les cas rapportés chez des jeunes adultes et personnels hospitaliers (qui peuvent transmettre la maladie à des personnes à risque de rougeole grave) soulignent l’importance du respect des recommandations vaccinales en vigueur. »

Pourtant, confrontées à la maladie ces recommandations sont mises en défaut :

 - de façon certaine chez au moins un enfant de 7 mois ;

- tout à fait possible chez d’autres enfants de moins de 9 mois (ou 12 mois) n’ayant reçu aucune dose ou de moins de 2 ans n’ayant reçu qu’une seule dose ;

- de façon certaine pour 2 adultes vaccinés avec une dose comme cela était parfaitement conforme pour eux; probable chez au moins un adulte de 28 ans.

On peut aussi ajouter que certains enfants peuvent ne pas avoir été vaccinés en raison de leur état de santé du moment. C’est le second défaut des vaccins : en cas d’épisodes infectieux le médecin devra retarder la vaccination. Pourquoi transformer en qualité un défaut majeur du vaccin quand la non vaccination est liée à la nocivité du vaccin sur un enfant fragilisé ?

 Il y a dans cette épidémie touchant des adultes les conséquences épidémiologiques parfaitement connues de la vaccination et que l’article rappelle :

«  Le ralentissement de la circulation du virus, secondaire à la vaccination, a conduit à une accumulation progressive de sujets non vaccinés et réceptifs à la maladie constituant notamment un réservoir de grands enfants et jeunes adultes non immunisés. »

Rappelons donc qu’avec la vaccination contre la rougeole (ainsi que rubéole, oreillons et varicelle) nous avons mangé notre pain blanc le premier comme disait ma grand’mère : par cette vaccination, nous avons ajouté l’immunité vaccinale chez les enfants à l’immunité acquise par la maladie chez les adolescents et les adultes et qui, avant la vaccination, était entretenue par la circulation du virus chez ces jeunes enfants. Mais la réduction de cette circulation grâce à l’efficacité de la vaccination compromet aujourd’hui le maintien de l’immunité acquise chez l’adulte.

Comme il était prévisible, après nous avoir affirmé sans preuve qu’une seule dose serait efficace toute la vie, nous commençons à découvrir les limites de cette affirmation. On n’en a pas fini avec les rappels…pour une maladie qui est d’autant plus dangereuse qu’on est âgé…A quand les rappels à 90 ans ? Il suffit d’attendre…

.Rappelons encore que c’est justement pour toutes ces raisons que nos experts ne veulent pas recommander la vaccination contre la varicelle. Mais pour la rougeole ils répondent que nous sommes maintenant au milieu du gué et qu’on ne peut plus reculer… Autrement dit, si c’était à refaire ?

Un remarquable témoignage à lire sur le vaccin contre la rougeole : http://emmanuelleseve.unblog.fr/

* Dans toute l’affaire du BCG SSI, qui s’est étalée de juin 2005 à juillet 2007, j’avais été frappé par le fait que personne ne semblait s’occuper des conséquences d’un BCG SSI à la naissance sur les autres vaccinations qui risquaient d’être retardées de plusieurs mois alors que les mêmes experts souhaitaient par ailleurs que la vaccination contre la coqueluche, par exemple, soit réalisée le plus tôt possible, dès le second mois. On assiste au même phénomène ici avec la rougeole : les experts regrettent que des enfants ne soient pas vaccinés ou insuffisamment sans se préoccuper de savoir si c’était possible ou non, d’abord en fonction du calendrier lui-même, ensuite en fonction des aléas de santé que pourraient connaître l’enfant et qui conduisent à surseoir à la vaccination.

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04 mars 2008

Huit cas de rougeole chez des adultes à Reims

Voir l’évolution de l’épidémie et mon dernier article sur le sujet, avril 2008.


Une petite épidémie de rougeole s’est manifestée dans la région de Reims depuis la mi-janvier 2008. En touchant 11 personnes dont 8 adultes dont certains on dû être hospitalisés, elle montre bien ce qui pourrait arriver quand le quasi arrêt de la circulation du virus chez les enfants grâce à la vaccination générera des formes plus graves de la maladie chez les adultes voire chez des nourrissons non immunisés par leur mère et non vaccinables.

La problématique de l’éradication de la rougeole

Avant la vaccination introduite en France en 1983, l’immunité contre la rougeole était obtenue en faisant la maladie, le plus souvent à l’âge scolaire (primaire ou maternelle). Puis, à l’âge adulte, cette immunité était entretenue par les rappels  "naturels" liés à la circulation du virus chez les enfants. Si la rougeole peut être très grave chez un nourrisson, il était alors généralement protégé par les anticorps maternels.

A l’immunité acquise des adolescents, adultes et nourrissons, on a ajouté celle des enfants grâce à la vaccination d’où les succès immédiats rencontrés par celle-ci avec une baisse rapide et spectaculaire du nombre de cas. Mais la médaille a son revers parfaitement connu des épidémiologiste : des adultes perdent leur immunité par la suppression des rappels spontanés qui venaient des contacts avec des enfants contaminés et non immunisés. Conséquence : des adultes font des rougeoles pouvant être très graves et des mères non immunisées peuvent donner naissance à des nourrissons non encore vaccinables et non immunisés.

L’exemple de l’épidémie de Reims

C’est bien ce que semble illustrer l’épidémie toute récente, non encore achevée et qui s’est développée en janvier et février 2008 dans la région de Reims. Elle a donné lieu à une première publication de l’InVS qui fait le point le 28 février. A cette date, 11 cas avaient été recensés. Le premier cas était une jeune femme de 20 ans non vaccinée, mais donc aussi non immunisée par la maladie dans l’enfance comme cela aurait sans doute été avant l’introduction de la vaccination. Ce cas a été à l’origine de 4 cas intra-familiaux, 2 enfants et 2 adultes dont 3 ont été hospitalisés au CHU de Reims. Ils ont généré de nouveaux cas, en particulier 3 cas parmi le personnel du CHU de Reims. Au total, à la date de ce premier bilan, 11 cas ont été signalés, « 8 sont des adultes âgés de 19 à 28 ans (parmi eux, deux personnes ont déclaré avoir été vaccinées avec une seule dose de vaccin anti-rougeoleux) et 3 sont des enfants âgés de 7 mois, 12 mois et 17 mois (un vacciné avec une seule dose) ».

C’est donc clair : le cas initial était un adulte de 20 ans et la plupart des cas avaient entre 19 et 28 ans. On peut évidemment soutenir que s’ils avaient été vaccinés ou mieux vaccinés (avec 2 doses) cela ne se serait pas produit. Mais est-il possible de vacciner toute la population contre la rougeole puis d’entretenir l’immunité vaccinale par des rappels jusqu’à 100 ans ? Quand la vaccination a débuté en France il était affirmé qu’une seule dose serait efficace toute la vie. Des échecs ont conduit à préconiser 2 doses. Soyons réalistes et sans illusions : de nouveaux échecs conduiront à recommander des rappels à 20 ans puis 40 ans, puis dans quelques temps à 60 ans et 80 ans…Pour le moment ils ne sont pas utiles à ces âges car ces personnes sont immunisées par la maladie et les multiples rappels spontanés subis au cours de leur vie. Mais dans quelques décennies…A moins que le virus de la rougeole n’ait été mondialement éradiqué, mais ça c’est une autre histoire !

Chez les enfants d’âge scolaire, la rougeole était le plus souvent bénigne. Bien sûr elle a entraîné aussi des conséquences très graves sur certains enfants, on ne peut le nier. La question est de savoir si la vaccination pourra nous en libérer vraiment ou nous prépare au contraire un avenir difficile vis à vis de cette maladie. Il est possible qu’avec cette vaccination nous ayons manger notre pain blanc en premier comme disait ma grand mère : quand la population toute entière, de la naissance à 100 ans ne sera plus constituée que de personnes qui n’auront connu de la rougeole que sa vaccination et si le virus est toujours présent dans le monde, en Afrique par exemple, qu’arrivera-t-il quand un voyageur apportera le virus ? Quand les conquistadors ont apporté le virus de la rougeole aux population du nouveau continent américain ce fut catastrophique. Echange de bons procédés, des marins ont rapporté la syphilis de leur voyage…

Posté par BernardGue à 12:36 - La rougeole - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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