29 octobre 2009
Vaccination H1N1 pour le public : début le 12 novembre
Mise
en ligne sur le site du ministère d'une nouvelle
circulaire datée du 28 octobre et qui veut préciser celle du
21 août qui comportait beaucoup de lacunes, en particulier pour la
vaccination des enfants dans les écoles. Mais on reste toujours dans
l'inconnu à ce sujet. Pour le public, la campagne débutera le 12 novembre.
On y lit en particulier :
"le Gouvernement a décidé de lancer la campagne de vaccination contre le nouveau virus A(H1N1)2009. Cette décision sera formalisée par un arrêté de la ministre de la santé et des sports pris en application de l'article L3131-1 du code de la santé publique, qui habilitera les représentants de l'État territorialement compétents à prendre toutes les mesures d 'application correspondantes."
"Par ailleurs, des équipes mobiles de vaccination (EMV) prendront en charge certains groupes de population (enfants d'âge scolaire en milieu scolaire, résidents d'établissements médico-sociaux, patients des centres hospitaliers spécialisés détenus, personnes placées dans les centres de rétention administrative, personnes dans l'incapacité physique de se déplacer, personnes en situation de précarité...En particulier les enfants d'âge scolaire.
Des instructions complémentaires vous parviendront pour préciser les modalités d'intervention propres à ces équipes."
Autrement
dit, on reste toujours sur notre faim quant à savoir comment cette
campagne scolaire sera organisée. Elle pose en effet beaucoup de
problèmes et toutes les décisions ne sont peut-être pas encore
prises. Raison de plus pour se montrer vigilant et le faire savoir
afin de peser sur ces décisions.
On peut noter que l'ordre de priorité pour la vaccination place en avant-dernière position les enfants de 2-18 ans sans facteurs de risque, les derniers étant les plus de 18 ans sans facteurs de risque. Cela semble indiquer que la vaccination dans les écoles n'est pas pour tout de suite, d'autant plus qu'elle sera tributaire de l'approvisionnement en vaccins.
Parmi les objectifs à atteindre, figure l'adhésion de la population à la campagne :
"la participation de la population suppose son adhésion et une bonne accessibilité de la vaccination. Ces objectifs devront en permanence être rappelés aux personnels employés dans les centres."
"Les centres de vaccination ouvriront le 12 novembre prochain"
"L'ensemble
du personnel employé dans les centres de vaccination ou les équipes
mobiles sera placé sous le régime de la réquisition fixé par
l'article L .3131-8 du code de santé public. Vous prendrez les actes
réglementaires permettant la mise en œuvre de ces dispositions.
Comme dans chaque centre, la vaccination sera proposé, dès l'ouverture du centre aux personnels des équipes de vaccination. Comme pour l'ensemble de la population, il s'agit d'une vaccination sur la base du volontariat.
C'est un recul par rapport à la circulaire du 21 août où la vaccination des vaccinateurs était présentée comme imposée.
Un autre volet de cette circulaire comporte une annexe Communication où on peut lire ceci :
«une deuxième phase « grand public », qui débutera juste avant l’ouverture des centres de vaccination, par la diffusion d’un spot télévisé et de spots radio, ainsi que d’annonces dans la presse écrite, réalisés par l’INPES portant le message de l’importance de la vaccination ''pour soi et pour les autres''.
Simultanément, une information de référence sera diffusée sur les sites internet du ministère chargé de la santé et de l’AFSSAPS, afin de répondre aux questions que peuvent se poser les professionnels de santé comme le grand public.
L’objectif est que chacun dispose de toutes les informations nécessaires afin de prendre en connaissance de cause la décision de se faire vacciner.''
Il existe aussi un volet Informatif et un volet technique suffisamment complexe pour démontrer par ce seul fait que la vaccination n'est certainement pas sans dangers...
Voir aussi "Vacciner ou pas" par le docteur Marc Girard.
Voir aussi en vidéo le document d'ARTE "un virus qui fait débat"
Une seule solution la vaccination ?
Il y a autre chose à faire !!!
Une prévention familiale et citoyenne
Il ne faudrait pas oublier que l'essentiel n'est pas d'éviter la grippe mais de la maîtriser suffisamment pour qu'elle soit une maladie sans conséquences. Pour cela 3 orientations principales :
1- réduire la charge virale par les mesures de précautions préconisées par l'Inpes comme se laver soigneusement les mains et souvent ainsi que le mouchoir à usage unique. Voir sa campagne stop au virus de la grippe.
2- La seconde orientation est de préparer dès maintenant et sans attendre l'organisme à subir le choc d'une infection par des vitamines et tout particulièrement la vitamine C et en évitant de consommer du sucre. Les virus aiment le sucre : il a été démontré qu'un simple morceau de sucre rendait inopérant 40% des leucocytes pendant 2 heures. Donc, ne pas sucrer le café et éviter aussi les gâteaux, tant pis pour les anniversaires ! Sinon, prendre de la vitamine C après avoir consommé du sucre sans s'occuper des doses journalières recommandées qui sont nettement insuffisantes. Choisir si possible une vitamine C naturelle.
3- Ne laisser aucune autre infection même minime s'installer pendant des jours ou des semaines comme des rhumes, une toux ou une fatigue car le virus saura en profiter. Pour cela il existe différents moyens que je ne vais pas énumérer ici. Je vais me contenter de parles de 2 huiles essentielles que j'ai expérimenté sur moi-même dans plusieurs situations délicates et qui se sont montré particulièrement efficaces.
La plus récente remonte à la nuit du 26-27 mai 2009 : le matin de ce 27 mai je devais subir une ablation d'un matériel installé en raison d'une grave fracture; la nuit qui précédait, à l'hôpital, j'ai eu une infection respiratoire que j'ai pu maîtriser en utilisant l'huile essentielle de saro. J'ai raconté cette affaire sur mon blog vélo, mon premier 7000 en vélo : ablation du matériel après fracture
Dans un autre article de ce même blog j'ai raconté une autre expérience authentique avec différents produits dont le saro. Voir ce témoignage.
J'ai pu aussi me libérer d'un herpes labial qui s'était manifesté 2 à 3 fois par an pendant 40 ans en utilisant la ravintsara directement sur le bouton et le plus tôt possible quand les premiers picotements se faisaient sentir. La dernière éruption remonte à décembre 2000. Je décrit aussi cette expérience dans le même article (voir huiles essentielles).
Ce sont des expériences vécues. Je ne donne aucune directive d'utilisation, ce n'est pas mon rôle. Je suis un être humain qui comme chacun vit des expériences. J'ai essayé de résoudre des problèmes parfois difficiles et j'ai eu, après un long cheminement et des tentatives infructueuses, certains réussites. J'ai essayé de les décrire, c'est tout. Je ne suis pas thérapeute et n'ai pratiquement que ma seule expérience.
Parmi les autres huiles essentielles qui pourraient être utiles en cas de grippe il y a Melaleuca, Thymulus, Inule...Il est indispensable d'en disposer avant l'infection afin de pouvoir agir instantanément dès les premiers symptômes et même avant : par exemple avec la présence d'un malade dans la famille ou qu'on aura fréquenté au bureau...
Pour les enfants il est possible d'utiliser saro et ravintsara en suppositoires préparés par des pharmacies compétentes avec des dosages adaptés à l'âge cas elles ne sont pas agressives. A défaut, une goutte sous le pied ou dans le dos, au niveau de la ceinture. Diluées dans une huile végétale comme huile d'olive ou mieux d'abricot, il est possible de les utiliser sur la cage thoracique. Se montrer très prudent avec les enfants en utilisant des dosages très faibles. Le mieux est évidemment de faire appel à un thérapeute compétent. Elles peuvent aussi être respirées par diffusion dans la pièce. Je ne fais ici que donner des indications qui devront être précisées. A chacun de rechercher un tel thérapeute et de se préparer pour faire face à la situation le moment venu.
Il y a aussi les oligo éléments (adultes) Cuivre Or Argent et qui peuvent être utilisé préventivement pour préparer l'organisme (une prise par jour 6 jour sur 7 en prévention).
Il y a aussi l'homéopathie avec Bryonia 5Ch en cas de fièvre sans transpiration; Belladona 9CH si fièvre intense et transpiration; avec en plus Camphora 5 CH si frissons etc.
Mon objectif n'est pas de détailler un tel traitement selon les situations mais d'indiquer sa possibilité . Là aussi, à chacun de trouver un médecin compétent et si vous n'en trouvez pas, interrogez-vous sur les raisons : à ne promouvoir que les vaccins notre société abandonne ou n'explore pas des méthodes de soins et de préventions qui nous seraient à tous très utiles.
Je concluais ainsi mon article du 24 mars 2008 sur mon blog vélo :
Le sectarisme médical : une catastrophe mondiale
''Après toutes ses expériences brièvement racontées ici, je pense pouvoir dire que si la médecine était plus ouverte, moins jalouse de ses prérogatives et moins imbue de la supériorité de ses techniques et si tous les talents de diverses natures pouvaient coopérer au lieu de se faire la guerre, nous pourrions avancer dans l’intérêt de notre santé et de nos finances individuelles et publiques.''
Cela me paraît être tout à fait d'actualité...
Pas fous ces Chinois !
Les autorités chinoises ont prévu de soigner les enfants par la médecine traditionnelle :
"Plan de traitement de la grippe A (H1N1) pour les enfants par la médecine traditionnelle
Beijing a publié le plan de prévention et de traitement contre la grippe A (H1N1) pour les enfants par la médecine traditionnelle chinoise, ainsi que les ingrédients du médicament traditionnel no.2 contre la grippe pour enfants, de même que la méthode de prise des comprimés de ce médicament, dimanche le 1er novembre.
Ce plan et les ingrédients de ce médicament ont été publiés par l'Administration de la Médecine traditionnelle chinoise de Beijing (AMTCB) au cours de sa conférence de travail tenue dimanche.
Au cours de cette réunion, l'AMTCB a fourni une liste de 20 hôpitaux ayant établi la clinique de pédiatrie. Ces hôpitaux peuvent fournir une dizaine de plantes médicinales et remèdes traditionnels contre la grippe pour les enfants, ainsi que des comprimés du médicament traditionnel no. 2 contre la grippe pour enfants.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne"
08 octobre 2009
Vaccination H1N1 à l'école sans accord parental préalable ?
5 novembre 2009, journal de 20h sur TF1 : faut-il avoir peur des adjuvants dans vaccin contre la grippe ?
Daniel Floret président du Comité technique des vaccinations : ces vaccins ont été testés sur 2000 enfants.
La
journaliste : C'est suffisant pour vacciner
toute une population ?
Daniel Floret se montre hésitant et ajoute : C'est sûr qu'on serait plus à l'aise s'ils avaient été testés sur 10 000...
Aux USA les vaccins avec du squalène ne sont pas autorisés depuis l'expérience de la guerre du Golfe mais les choses pourraient changer car la crise sanitaire donne des pouvoirs accrus au gouvernement.
Dernière minute (29 octobre) :
Mise en ligne sur le site du ministère d'une nouvelle circulaire datée du 28 octobre et qui veut préciser celle du 21 août qui comportait beaucoup de lacunes, en particulier pour la vaccination des enfants dans les écoles. Mais on reste toujours dans l'inconnu à ce sujet.
On peut noter que l'ordre de priorité pour la vaccination place en avant-dernière position les enfants de 2-18 ans sans facteurs de risque, les derniers étant les plus de 18 ans sans facteurs de risque. Cela semble indiquer que la vaccination dans les écoles n'est pas pour tout de suite, d'autant plus qu'elle sera tributaire de l'approvisionnement en vaccins.
Voir aussi mon résumé de cette circulaire.
Voir aussi "vacciner ou pas" par le docteur Marc Girard.
Voir aussi en vidéo le document d'ARTE "un virus qui fait débat".
2 novembre
Article du Point sur "la fausse transparence du ministère"
29 octobre
Conférence de presse à l'hôpital Ste Justine de Montréal :
« Les hôpitaux désirent rappeler aux parents que leurs urgences sont réservées aux soins urgents. « L’urgence est exceptionnellement occupée pour cette période de l’année », explique le Dr Harley Eisman, directeur médical du département d’urgence à L’Hôpital de Montréal pour enfants. ''Cette augmentation est attribuable aux enfants qui se présentent ici avec de la fièvre et des symptômes grippaux bénins. Cette augmentation de l’achalandage impose une pression supplémentaire au département d’urgence, et les temps d’attente s’en trouvent allongés.''
Le Dr Eisman rappelle aux parents que la grippe H1N1 est une forme relativement bénigne de la grippe et que du point de vue de la gravité elle est très similaire à la grippe saisonnière. La seule différence, c’est que la saison de la grippe a commencé plus tôt et que plus de gens en sont atteints. »
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La propagande vaccinale n'a pas commencé avec la grippe H1N1 !!! L'un de ses plus gros mensonges:
l'éradication de la variole soi-disant vaincue par la vaccination.
C'EST FAUX et PARFAITEMENT ÉTABLI !!!
Lire mon article sur ce blog
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Et je ne parle pas du BCG !!! Voir mon blog spécial BCG : http://vaccinbcg.canalblog.com et tout particulièrement une photo montrant que le BCG est toujours affirmé obligatoire...alors que son obligation est levée depuis le 17 juillet 2007.
- Les réflexions d'un médecin sur la grippe : à lire !
D'abord quelques nouvelles
- La grogne des élèves-infirmiers réquisitionnés pour vacciner, dans Le Midi Libre.
- Sur AgoraVox, alors que la Pologne et la république Tchèque refuseraient le vaccin l'Ukraine décrète l'état d'urgence alors que, selon l'auteur de l'article, la grippe en Ukraine ne serait pas plus grave qu'ailleurs. A lire pour s'interroger...
- Une circulaire prévoit que les personnels militaires des gendarmeries sont tenus de se faire vacciner contre le H1N1. Voir la circulaire scannée sur ce site.
- Voir le blog d'Antoine Flahault (directeur de l'école des hautes études en santé publique) et Jean-Yves Nau journaliste médical au monde http://blog.slate.fr/h1n1/
- "Quand les labos financent les experts de la grippe A" un très intéressant article du Parisien sur les liens entre les experts et les laboratoires, ou comment les labos pèsent sur les décisions de santé.
Cet article va engendrer une polémique à l'Assemblée nationale. Voir, par exemple, l'article du Nouvel Obs
- Les autorités veulent se protéger : nous sommes prévenus, les accidents qui surviendront après la vaccination seront des coïncidences ! Déclaration de Christian Perronne, président de la commission sécurité sanitaire du Haut conseil de santé publique, selon Le Point :
"Ces responsables savent qu'ils devront "gérer" des cas de personnes qui vont attribuer ces événements au vaccin contre la grippe A et contacter avocats et médias, alors qu'il s'agira de "coïncidences". Pour ce faire, on a besoin d'une pharmacovigilance impeccable montrant qu'il n'y a pas d'augmentation du nombre d'événements par rapport à ce qui est attendu normalement, explique le Pr Perronne."
Le résultat de cette pharmacovigilance impeccable est donc connu avant même d'avoir commencé à vacciner !!! Vu comment cette pharmacovigilance s'est déroulée pour la vaccination hépatite B, on peut faire confiance !
- 24 octobre : l'État de New York suspend l'obligation de vaccination H1N1 pour les personnels de santé. Cette obligation avec la date butoir du 30 septembre était assortie de la menace de perdre son emploi !!! La réaction des personnels a contraint cet État à faire marche arrière. Le prétexte avancé fut que, le vaccin étant en quantité limitée, il devait être en priorité réservé aux femmes enceintes et aux enfants. Voir la dépêche de l'AFP.
-Seulement 17% des Français seraient disposés à se faire vacciner selon un sondage réalisé pour le Journal du Dimanche et Ouest France. Ce serait 12% en Allemagne !
- 20 octobre : lancement de la campagne de vaccination par Roselyne Bachelot : d'abord pour le personnel hospitalier puis le reste de la population après la Toussaint. Convaincre les sceptiques...Ils sont nombreux...Conférence de presse au ministère. Commentaire par exemple sur Libération ou Le Figaro ou sur le Point
Sur 20 minutes.fr : "Les professionnels de santé se font vacciner à reculons". Pour la visite de Roselyne Bachelot à l'hôpital Necker on a eu du mal à trouver des volontaires...déclare Thierry Amouroux secrétaire général du syndicat des professionnels infirmiers.
- Un excellent article de PharmaCritique publié sur AgoraVox
- Publication de l'ouvrage du Dr Marc Girard "Alertes grippales, comprendre et choisir" aux éditions Dangles.
- A lire : "réponses aux 12 questions d'un médecins généraliste belge"
- Sur Pharmacritique : les 12 ans de notre ministre au service de l'industrie pharmaceutique.
- 19 octobre : aux USA l'opposition au vaccin se politise et réunit l'extrême gauche et l'extrême droite dans un combat commun contre la vaccination. Voir l'article
- Si vous aimez les arguments simplistes et avez besoin d'être rassuré, allez sur l'article d'Alsace.fr où le docteur Ruetsch surpasse tous ses confrères...
- 19 octobre : Le magazine allemand "Spiegel" a publié aujourd'hui un article accablant sur les dangers des vaccins contre la "grippe porcine" et spécialement ses adjuvants et se lance à prédire que la campagne de vaccinations de masse de 600 millions d'euros contre la "grippe porcine" allait s'effondrer au fur et à mesure que s'affirme l'opposition des médecins, des experts en pharmacologie et des politiciens.
- 13 octobre : l'Académie de médecine se prononce en faveur de la vaccination contre le H1N1. Voir le communiqué.
- 12 octobre : manifestation devant le ministère de la santé avec lâché de ballons. La vidéo.
L'article ci-dessous pourra évoluer en fonction de la situation et des informations glanées. En particulier, il est certain que le refus très généralisée de cette vaccination, et pas seulement en France, a considérablement modifié la donne par rapport à la situation en septembre.
Dernière minute (15 octobre) : je viens de trouver ce site de la Drass régionale d'Alsace qui explicite enfin que la vaccination des mineurs sera soumise à l'autorisation parentale. Tant mieux si cela est dit mais c'est régional et il faut reconnaître que ce n'était pas du tout explicite sur le site parisien du ministère et qu'il faut de toute façon rester très vigilant sur ce problème, surtout si l'épidémie devenait plus importante et que nous passions au niveau 6 comme expliqué ci-dessous.
Car attention, le niveau 6 n'est pas une simple graduation sur un thermomètre, il autorise le gouvernement à prendre des mesures d'exception dans une situation sanitaire jugée catastrophique.
Certains sites insistent en effet sur la nécessité pour les parents de faire connaître préventivement leur opposition par courrier recommandé afin d'éviter une vaccination non souhaitée de l'enfant. Voir des liens à la fin de cet article et un modèle de lettre. Cela sera-t-il suffisant ?
Il y a aussi l'insoutenable pression qui pourrait être exercée sur les parents : tant que votre enfant ne sera pas vacciné il ne pourra pas retourner à l'école, ce qui serait une façon détournée de passer outre à l'opposition désirée des parents en contraignant ceux-ci à accepter la vaccination.
Les raisons évoquées par ceux qui mettent en garde contre une vaccination intempestive de leur enfant à l'école pourrait se résumer ainsi :
Parents attention ! Vous ne voulez pas que votre enfant soit vacciné à l'école contre le H1N1? Vous pensez qu'il suffira d'attendre votre autorisation explicite pour manifester votre désaccord ?
Rien n'est moins sûr malgré les apparences. En effet, la circulaire du 21 août 2009 adressée aux préfets et définissant la mise en œuvre de cette vaccination est des plus catégoriques :
« La vaccination des élèves et de toute la communauté éducative sera assurée par des équipes mobiles dans les établissements scolaires.»
Ces équipes mobiles ne pourront avoir un horaire planifié et il faudrait donc envisager très sérieusement qu'elles puissent débarquer dans un établissement sans que les parents aient été prévenus. Il y aurait au moins 3 raisons pour cela:
1- Beaucoup d'écoles à visiter et les contraintes logistiques seront importantes comme le précise d'ailleurs la circulaire :
« Une telle campagne de vaccination collective constitue une opération de grande ampleur. Elle devra être conduite dans des délais serrés et sous fortes contraintes ».
2- Cette circulaire ne donne aucune information sur les conditions de l'accord parental et à ce niveau ce ne peut pas être un oubli. De plus, avons-nous entendu ou lu quoi que ce soit à ce sujet émanant du monde officiel ? Certes, notre ministre de la santé a répété que la vaccination sera gratuite et non obligatoire et certains sites pensent pouvoir en déduire que l'autorisation des parents sera donc demandé mais il n'y a rien d'assuré à ce sujet.
En
effet, le discours entendu serait plutôt de dire que les parents
n'auront à s'occuper de rien. De rien ? Pas même de signer un
papier ?
J'ajouterai deux choses à cela :
D'une part la dernière circulaire du 28 octobre, chargée de préciser les modalités de la campagne vaccinale, n'apporte AUCUNE précision sur la vaccination dans les écoles, annonçant simplement qu'elles seront apportées plus tard. Mais la nature a horreur du vide et cette absence de clarté contribue amplement à alimenter les interrogations ce qui est tout à fait irresponsable de la part des ministères à l'origine de ces circulaires.
De plus, comment soutenir que nous n'aurions pas été prévenus ? Nous SAVONS que bientôt des équipes mobiles pourraient passer dans les écoles pour vacciner les enfants. Comment prétendre alors que cette vaccination aurait été réalisée inopinément si nous apprenons un soir que notre enfant a été vacciné à l'école dans la matinée. Nous sommes prévenus et informés, ce ne sera donc pas une campagne surprise et s'il y a des protestations l'autorité pourra le clamer haut et fort.
3- Cette vaccination ne semble pas très populaire et les autorités savent très bien qu'en demandant l'autorisation explicite elles prendraient le risque d'un très fort pourcentage de refus.
Souhaitons pouvoir constater que cette autorisation sera effectivement
demandée et respectée mais reconnaissons qu'il existe aussi des indices forts pour qu'il n'en soit pas
ainsi, le chantage à la fréquentation de l'école étant la formule la plus simple et déjà appliquée pour le DTP sans parler des pressions exercées avec le ROR présenté comme obligatoire alors qu'il ne l'est pas et ne peut être exigé pour une inscription dans une école, crèche, garderie...de même que le BCG.
Cependant, a contrario,
les vaccinateurs devront savoir si l'enfant est allergique à l'œuf (entre autres), ce qui pourrait contraindre à demander au moins ce renseignement aux parents en demandant que soit apporté le carnet de santé ou, plus simplement, en faisant remplir préventivement un formulaire sans indication du jour de la vaccination. En principe ils ne devraient pas pouvoir vacciner un enfant sans disposer au moins de cette information. Donc, ne pas la donner !
Le Celvapan de Baxter n'est pas cultivé sur œuf, ils pourraient donc l'utiliser en cas de déclaration d'allergie mais il est possible que les équipes mobiles n'en disposeront pas. Les flacons étant multidoses (10), les organisateurs peuvent vouloir regrouper de tels cas. On a parlé de vaccination à l'hôpital pour ces cas. Pour les enfants assez grands, il est possible que le médecin demande simplement "est-ce que tu manges des œufs ?"
Le fait de déclarer que l'enfant est allergique à l'œuf pourrait donc éviter qu'il soit vacciné à l'école mais ce n'est pas absolument certain.
Il existe d'ailleurs beaucoup d'autres allergies possibles. On peut consulter les résumés des caractéristiques du produit sur le site de l'EMEA, l'agence européenne du médicament. Ce site les a résumées.
Il faut donc dissocier l'accord préalable du renseignement sanitaire
et comprendre que même en cas de refus mentionné par écrit ils pourraient passer outre s'ils ont ces informations. En fait, on peut penser que la possibilité de vacciner sans accord préalable ait été conservée en option au cas où la grippe serait particulièrement grave et que le niveau 6 soit déclaré, permettant d'activer la loi martiale. Pour le moment ce n'est pas le cas et une vaccination pratiquée de façon aussi autoritaire ne serait sans doute pas acceptée par la population.
Il faut aussi se rappeler qu'au début de cette épidémie un média avait évoqué une réunion au ministère d'où il ressortait que la vaccination pourrait être obligatoire. Ce fut un tel tollé que Madame la ministre dû beaucoup insister pour affirmer le contraire. La question se pose cependant : ce média était-il mal informé ou s'agissait-il d'un ballon d'essai du ministère pour tester les réactions du public et du corps médical, le premier concerné par cette obligation ? Nous n'avons pas la réponse. Il faut aussi savoir que l'enquête Nicolle menée par l'Inpes sur la vaccination en France aurait montré que les Français étaient en faveur du principe de l'obligation vaccinale. Fort de cela il n'est pas impossible que des conseillers du ministère aient suggéré que cela pouvait être envisagé car les Français pourraient y répondre favorablement. J'en connais au moins un, Michel Rosenheim, qui est maintenant conseiller technique au pôle politique du ministère de la santé. Jusqu'en mars 2007 il fut vice-président de la section des maladies transmissibles du Conseil supérieur d'hygiène publique de France et membre du CTV. Il était modérateur à l'audition publique sur la levée de l'obligation du BCG à laquelle j'ai assisté les 13-14 novembre 2006. Il y milita avec un incroyable acharnement en faveur du maintien de l'obligation du BCG alors que celle-ci ne se justifiait absolument pas et fut finalement levée en juillet 2007 par notre ministre actuel Roselyne Bachelot.
Le 7 septembre 2009, dans son bureau du ministère, il recevait la responsable du collectif Art et Vaccinations sur le problème posé par les victimes non reconnues de la vaccination hépatite B. Elle m'avait demandé de l'accompagner pour lui apporter un soutien technique sur les études affirmées non significatives ou occultées, sujet dont je parle sur ce blog. Confronté à certaines anomalies aussi incontestables qu'énormes que je lui mettais sous le nez il m'a finalement interdit de prononcer le moindre mot au motif que j'avais épuisé mon temps de parole alors que quelques secondes auparavant il m'avait demandé de lui parler des autres études sur le sujet !!! Après m'avoir ainsi bâillonné il affirma que les commissions comme la réunion de consensus de septembre 2003 et l'audition publique du 9 novembre 2004 avaient affirmé l'absence de risque alors que, sous la présidence du professeur Marc Brodin, elles avaient seulement dû reconnaître qu'on ne pouvait écarter un risque faible. Les rapports sont en ligne sur le site de l'Afssaps(introduction §3). Ligoté et bâillonné sur ma chaise je devais donc le laisser dire cette contre-vérité majeure...
Il ne faut cependant pas oublier qu'affirmer que chacun sera libre de se faire vacciner ou pas ne s'applique qu'aux adultes. Pour les enfants, l'autorité des parents et celle de l'État sont en concurrence. Dans des conditions de maltraitance l'État peut se substituer aux parents. C'est ce qui s'était produit dans l'affaire d'Outreau et cette précipitation a coûté très cher à l'État, d'abord en terme de prestige. Depuis longtemps, certains tentent de faire considérer le refus de vaccination par les parents comme étant de la maltraitance...Il faut savoir aussi que le niveau 6 d'une pandémie permet d'instaurer la loi martiale. La France est au 5A.
Il ne faut pas oublier non plus que la loi du 6 mars 2007 sur la protection de l'enfance a classé dérive sectaire le refus du vaccin BCG encore obligatoire à l'époque et le refus du DTP pour les enfants, ce refus pouvant être sanctionné par 6 mois de prison ! Depuis longtemps, certains, dont des parlementaires, veulent pouvoir peser très fort sur les parents pour les contraindre à accepter l'acte vaccinal pour leur enfant. Au colloque du 4 mars 2009 organisé par des parlementaires, le sénateur Paul Blanc laissa clairement entendre qu'il voulait tout faire pour rendre obligatoire le ROR. C'étaient les mêmes parlementaires qui avaient rendu obligatoire le vaccin contre la grippe saisonnière pour le personnel de santé en janvier 2006. Un avis du Conseil supérieur d'hygiène publique du 19 mai 2006 avait demandé la suspension de cette obligation. Elle fut rendue effective le 14 octobre 2006 par un décret.
Nous verrons bien ce qu'il en sera pour cette fois mais même si on peut penser que dans la situation actuelle il sera tenu compte d'un refus parental, rien n'est assuré pour une autre fois. Il est possible aussi que le flou entretenu sur cette question soit une manière de tester les réactions des parents en prévision d'une pandémie future plus grave. Sans oublier la pression sur la fréquentation scolaire en interdisant l'école aux non-vaccinés sauf contre-indication.
De toute façon je vois mal comment il sera possible de vacciner presque tous les enfants dans les écoles, garderies...d'ici le 31 janvier avec le trou des vacances de Noël, en tenant compte à la fois du refus parental, du dossier médical et de la production progressive des vaccins, celui de Sanofi étant toujours en attente. Par exemple, quelle décision sera prise pour les enfants qui n'auront pas leur carnet de santé le jour de la vaccination ?
On a en effet un peu l'impression d'assister à une répétition générale destinée à tester les plans élaborés, les réactions de la population et du corps médical. Ce n'est pas nouveau car à partir d'octobre 2001 nous avons assisté, après l'effondrement des tours, à une soi-disant attaque bio-terroriste à l'anthrax alors que si cet anthrax était bien réel et même militarisé, il ne provenait pas de terroristes, et ce justement parce qu'il s'agissait d'une forme très sophistiquée. Dans la foulée on brandissait la menace de la variole en affirmant que des États voyous comme l'Irak de Saddam Hussein, voire même des terroristes, possédaient ce virus et allaient s'en servir...Des pays dont la France achèteront massivement des vaccins antivarioliques et des antibiotiques contre l'anthrax, ce fut le plan biotox, c'est à dire un budget qui n'a pas fait que des malheureux...En novembre 2001, des parlementaires particulièrement inspirés réclamaient que le gouvernement lance de suite une campagne de vaccination contre la variole...Rétrospectivement, chacun peut aujourd'hui en mesurer l'urgence absolue brandie par certains à l'époque.
Il est certain que la désaffection actuelle des Français pour cette vaccination, 17% seulement auraient l'intention de se faire vacciner, pourra peser lourd dans la conduite de la vaccination dans les écoles et contrecarrer les plans initiaux élaborés pour le H5N1 beaucoup plus dangereux.
Il est même possible que dans l'état actuel des choses ils hésitent à se rendre dans les écoles car le taux de refus pourrait y être énorme sans parler des doses de vaccin qui arrivent moins vite que prévu.
L'objectif de cet article n'est pas d'inciter les parents à refuser cette vaccination mais d'aider au libre choix pour les parents qui ne la veulent pas pour leur enfant et qui pourraient un jour se faire piéger. Il est aussi de faire réaliser que Pandémie rime avec grippe espagnole de 1918 avec d'innombrables morts, que les plans ont été établis pour une telle situation de guerre, que ce n'est absolument pas le cas actuellement et ne le sera sans doute pas si on en juge par ce qui s'est passé dans l'hémisphère sud, mais que le ministère raisonne par rapport à une telle situation. Il ne faut pas oublier l'ouvrage publié en août 2005 sur le H5N1 par 2 de nos professeurs qui ont fait le tour des télés, des radios et des journaux :
Pandémie la grande menace : 500 000 morts en France ?
Cette pandémie pratiquement promise pour 2006 à fait long feu et on actionne aujourd'hui des plans qui ne correspondent pas à la situation réelle, qui ont conduit au niveau 5 et à la prise en main par le ministre de l'Intérieur ! Une campagne de vaccination dirigée par ce ministère ne rassure personne bien évidemment. C'est donc la frustration de ceux qui ont élaboré ces plans et qui voudraient voir leur enfant à l'œuvre qu'il faut aujourd'hui redouter plus que le H1N1 lui-même.
Un BON critère
On nous dit que la grippe saisonnière fait 3000 morts par an soit 25 morts par jour sur 125 jours, 20 sur 150 jours. C'est un bon critère. Il serait indécent mais pas totalement invraisemblable qu'ils décrètent le niveau 6 pour 10 morts par semaine. Ce critère pourrait nous aider à apprécier cette décision si elle était prise.
Le lundi matin 19 octobre, Jean-Marie Le Guen, député PS mais aussi président du conseil d'administration de l'Assistance publique des hôpitaux de Paris, était sur Europe 1. A la question "vous ferez-vous vacciner contre la grippe H1N1". Après une hésitation marquée il répondra mollement que oui mais moins par conviction que par solidarité collective ! Il jugera aussi que la communication sur la vaccination fut mauvaise. On peut lire son point de vue à la date du 16/09/09 sur le site du Nouvel Obs.
Il n'y a pas que la communication : le personnel hospitalier est désabusé de constater avec quelle facilité les autorités trouvent 1 milliard pour acheter 94 millions de doses de vaccins alors qu'il constate chaque jour dans quel marasme sont les hôpitaux faute d'un budget suffisant. Pour ces personnels, le refus de se faire vacciner est aussi une façon de manifester leur mécontentement à ce sujet.
Lu sur Planète attitude : Info ou Intox ?
"29.10.2009 GrippeA/H1N1 : Vaccination forcée dans les écoles
Alerte ! Des unités mobiles ont déjà commencé à vacciner nos enfants de
force le vendredi avant les vacances de la Toussaint, à Grasse !
Nous sommes en train de vérifier cette information ! Parents mobilisez-vous et prévenez largement autour de vous ! Arrêtez de penser que l'on viendra vous prévenir avant toute
vaccination de vos enfants et que nous sommes dans un pays libre et de
droits !
Lorsque vous mettez vos enfants à l'école vous autorisez l'école à effectuer tout acte sur vos enfants !"
Je suis très étonné par cela car la campagne de vaccination du public dans les centres fixes doit commencer le 12 novembre et celle des enfants dans les écoles n'est pas encore organisée, les modalités étant toujours en attente. C'est pourquoi je pencherai plutôt pour une affirmation erronée ou une intox délibérée pour créer une situation alarmiste ? Sur un forum Doctissimo j'ai lu que Luc Chatel, interrogé par RTL à ce sujet aurait démenti. C'était effectivement un peu gros. La désinformation peut venir de partout et je n'exclus pas de me faire pieger. Je voudrais rester fidèle à l'esprit de ce blog qui est d'analyser les situations mais si on veut le faire en temps réel pour être utile et non pas dans un an ce n'est pas toujours facile.
''Le directeur de
l'établissement de mon fils ne veut pas signer le document que je
lui ai fourni, qui stipulait que je refusais formellement que mon
fils soit vacciné par les unités mobiles censées se déplacer dans
toutes les écoles à partir du 15/10/09.
Je lui
expliquais clairement que ce courrier n'était pas contre lui mais
juste dans le but de protéger mon enfant d'une vaccination
dangereuse et arbitraire et qu'il devait en tant que directeur me
prévenir de la venue de ces unités mobiles.
Je
refusais quel que soit les lois d'exception ou loi martiale, en
prenant mes responsabilités et que ce document pourrait servir de
pièce en cas de poursuites judiciaires si ma demande n'était pas
prise en compte.
Il s'est renseigné au niveau du
conseil régional qui lui a dit bien sûr de ne pas signer ce
document.
Il m'a également dit que si nous passions en
niveau 6, donc en état de loi martiale, il ne pouvait rien faire...
Je pense donc envoyer ce courrier en recommandé
avec accusé de réception à l'école.''
Lettre type
Si vous ne voulez pas que votre enfant reçoive Pandemrix ou
Focetria, les vaccins de GSK et Novartis, n'hésitez pase à manifester préventivement votre opposition à cette vaccination
par une lettre au directeur de l'école, voire de la garderie car on
ne peut exclure que les enfants de plus de 6 mois soient vaccinés. Et aussi de ne communiquer AUCUN renseignement sanitaire sur l'enfant. La détermination et la vigilance des parents restent en effet les plus sûrs garants qu'ils n'oseront pas aller trop loin.
Voici des sites proposant des exemples de lettre type :
http://terresacree.org/grippe.pdf
http://terresacree.org/grippeporcine3.html
http://www.alis-france.com/download/Grippe%20H1N1_parent_attention.pdf
http://www.lepost.fr/article/2009/09/28/1716744_les-parents-face-a-la-vaccination-a-h1n1-quelle-liberte-quelle-decision.html
Voir aussi : http://infosantepaysdauge.fr/grippeA.aspx
A lire aussi la politique vaccinal selon le Parlement, un document sur le site du Sénat
10 juin 2009
Lève-Toi, Pandémie Désirée* !
Objet de tous les désirs et de toutes les attentions, la pandémie ne pouvait que prendre forme. Avant d'exister elle avait déjà pris consistance, les plans étaient prêts, les médicaments stockés dans des dépôts militaires, des vaccins pré-pandémiques élaborés, des montagnes de masques soulevant des hangars...
C'était pour faire face au virus aviaire H5N1 doté d'une importante capacité de mortalité mais dont les plus éminents vétérinaires avaient affirmé dès le début qu'il n'avait pas le profil d'un virus pandémique.
Quelques temps avant que la guerre de 1914 éclate, Nietzsche avait lancé ce célèbre "Levez-vous, orages désirés !"
- On peut aussi lire l'analyse du Docteur Marc Girard sur son site : "L'art de créer des alertes en santé publique - l'exemple de la grippe porcine"
Puis survient la crise financière suivie d'une crise économique mondiale avec toutes ses conséquences sociales présentes et futures. Que faire pour se tirer d'affaire se disent nos dirigeants ? La recette est connue depuis longtemps : se trouver un ennemi commun, un ennemi mondial s'attaquant à l'humanité toute entière car, mondialisation oblige, il n'est plus possible de faire du voisin cet indispensable ennemi qui joue aussi, comme au tennis, le rôle du partenaire.
Une attaque imminente des Martiens ? Le 30 octobre 1938 Orson Welles y était parvenu sans même le vouloir : il avait affolé toute l'Amérique en cherchant seulement à mettre en scène de manière réaliste une œuvre littéraire, La Guerre des Mondes. Même le Ministère de l'Intérieur et le Président des États-Unis vont chacun à leur tour produire des communiqués dramatiques amplifiant «un extraordinaire phénomène de schizophrénie collective» [2]. Aujourd'hui, le poisson d'avril serait quand même un peu gros.
Des analystes de cet événement pensent que le programme "cristallisait les tensions et les craintes" des Américains à la veille de la Deuxième guerre mondiale. Ils pensent [3] que
"La
perspective d'une rencontre hostile avec l'inconnu était
suffisamment réelle pour beaucoup d'Américains, aussi, l'émission
radiophonique leur a permis de se faire peur pendant une heure".
Aujourd'hui aussi, avec la crise nous avons peur de l'avenir quand le plancher des vaches pourrait soudain se dérober sous nos pieds : sommes-nous, par exemple, totalement à l'abri d'une faillite bancaire généralisée qui nous ferait perdre toutes nos économies ?
Août 2005 : la pandémie H5N1 c'est pour demain !
La pandémie, voilà la solution rêvée pour donner un support à cette anxiété indéfinie et permettre aux autorités de manifester toute leur sollicitude pour les populations en péril même s'il faut pour cela aggraver encore plus le déficit budgétaire. En 2005, sur fond de grippe espagnole, ça avait plutôt bien fonctionné. En lettres rouge sang sur fond noir de deuil c'est
«Pandémie, 500 000 morts en France ?»
C'est le branle-bas de combat, la pandémie, c'est pour janvier-février 2006, c'est sûr ! "Elle ne viendra pas toute seule" dit l'un des auteurs à la télé,
"elle viendra avec la grippe saisonnière, c'est pourquoi il faut se vacciner contre elle".
Couac,...voici un Couac : (Quoique...)
Selon
le Canard Enchainé du mercredi 22 février 2006, le préfet de Haute
Normandie aurait demandé le 7 février à tous les maires de son
département de recenser les capacités de leurs cimetières dans le
cadre de la préparation à la pandémie aviaire !!! Cela est
effectivement prévu dans le plan préparatoire mais uniquement quand
on atteint la phase 6 alors que pour le H5N1 on a jamais dépassé la
phase 3.
A la télé les émissions se succèdent sans relâche. Il s'agit d'une maladie typiquement animale touchant parfois des humains par contact direct avec l'animal ou ses plumes. L'Organisation mondiale de la santé animale, l'OIE, a son siège à Paris et Bernard Vallat, son directeur général, est Français ainsi que son brillant second mais ils ne seront pas invités aux débats télévisés alors qu'ils ont beaucoup à dire sur le sujet et d'abord qu'il est possible d'arrêter la maladie au niveau des élevages pourvu qu'on s'en donne les moyens.
Mais cela nous priverait de l'espérance d'une pandémie et des moyens gigantesques à mettre en œuvre pour la contrer une fois déclarée : au nom de la Prévention il vaut mieux préparer des vaccins pandémiques !!!
C'est la ruée dans les pharmacies, comme après le lancement de la vaccination hépatite B en octobre 1994. Courant plus vite, les plus jeunes arrivent les premiers. Aussi, fin octobre il n'y a plus de vaccin et le ministère doit publier un communiqué piteux pour demander d'arrêter la campagne afin de garder encore quelques doses pour les personnes les plus à risques, ces personnes âgées qui, avec leurs cannes anglaises ou leur fauteuil roulant, se sont fait devancer par les plus jeunes encore profondément imprégnés par la propagande scolaire …
Début novembre 2005, réunion au sommet au siège de l'OMS à Genève. Un véritable match de boxe entre l'OMS d'une part, la FAO et l'OIE de l'autre. L'enjeu du combat : le pactole que la Banque mondiale est prête à accorder.
L'OMS veut tous les moyens pour protéger l'homme par des médicaments et des vaccins. La FAO et l'OIE affirment qu'il est possible de contenir le virus chez l'animal pourvu qu'on donne les moyens nécessaires pour cela. Le Directeur général de l'ONU menace : si vous ne parvenez pas à vous mettre d'accord, j'interviendrais, déclare-t-il.
Contrairement à un match de boxe il n'y a pas d'arbitre et même les coups bas sont permis. Par exemple, s'appuyant sur 14 cas dont 11 décès survenus en Thaïlande et au Vietnam, l'OMS brandira une létalité monstrueuse pour affirmer l'imminence d'une terrible pandémie :
« Tous les ingrédients sont maintenant réunis pour que débute une pandémie susceptible de causer des millions de morts à travers le monde ».
Le
10 décembre 2005, la Maison Blanche procède à un exercice de
simulation pour évaluer l'état de préparation du gouvernement
américain au déclenchement d'une éventuelle épidémie de grippe
aviaire. Le gouvernement américain,
très critiqué pour son inertie lors
du passage du cyclone Katrina qui a tué plus de 1200 personnes fin
août dans le sud des États-Unis et pour la pénurie de vaccins
antigrippes classiques l'hiver dernier, affirme
qu'il se prépare au pire scénario de pandémie qui soit.
Tentant
ainsi de faire oublier son inertie face au cyclone Katrina, Georges
Bush prépare l'Amérique à affronter l'ouragan H5N1.
L'administration américaine table sur 92 millions de malades aux États-Unis en quatre mois. Lors de l'épidémie de grippe de 1918, 2% des personnes infectées aux États-Unis sont décédées de l'épidémie qui a tué au total 50 millions de personnes dans le monde. Une publicité très alarmiste publiée dans le Washington Post par des associations de médecins et de syndicats affirmait
"jusqu'où l'épidémie de grippe ira ? Le cyclone Katrina a tué plus de 1000 Américains, mais maintenant quelque chose de bien pire est en train d'arriver".
Par la suite, pendant des mois, le moindre canard malade fera la une des journaux et des télés. Tout bipède aérien qui bat de l'aile laisse espérer à chacun qu'il va venir s'abattre dans son jardin et, s'il est porteur du H5N1 alors ce sera la gloire : la certitude d'être interviewé par les télés comme étant le premier Français que le virus pandémique aura bien voulu honorer de sa présence. Imaginez les livres d'histoires racontant la pandémie aux survivants de l'Apocalypse : c'est dans le jardin de Monsieur et Madame Tartempion, à Trifouilli-les-Oies, que le virus venu de Chine est arrivé pour la première fois en France où il anéantira la moitié de la population... Et si le virus devait tuer Monsieur et Madame Tartempion, qu'importe puisqu'ils seront immortalisés par les livres d'histoire...
L'heureux élu sera dans le département de l'Ain. Normal qu'avec un nom pareil il passe en premier. Quant au département des 2-Sèvres, il devra attendre son tour, c'est la logique des chiffres !
Dans l'attente de la pandémie
Si certains attendent le Nouveau Messie, d'autres prient pour la Nouvelle Pandémie. Elle est devenue indispensable tant sa venue a été préparée et secrètement souhaitée. Nul ne connait l'heure et le jour de sa venue mais elle viendra. Alors ça y est, c'est-elle cette fois-ci ? Pourrions-nous de nouveau être frustrés par l'énergie ainsi mobilisée et qui ne trouverait pas son emploi ?
Comme l'avaient prévu les vétérinaires de l'OIE, de la FAO et de Maison Alfort, le virus H5N1 n'a toujours pas viré au virus pandémique. Il en fallait donc un autre et ce sera cette étrange combinaison de virus porcin, aviaire et de 2 virus humains. Mais d'où vient-il ? Comment la Nature a-t-elle pu élaborer un virus aussi hétéroclite ? Mystère ! Il ne vient pas du porc clame l'OIE ! Non, c'est l'homme qui contaminera le porc au Canada. L'Égypte musulmane en profitera pour éliminer les cochons qui nourrissent les chrétiens...
Débutant sa carrière au Mexique, il aurait dû normalement la poursuivre longtemps dans la population mexicaine profonde avant d'atteindre le premier touriste étranger. Mais le virus semble avoir un goût prononcé pour les grands voyages et recherche les touristes rentrant au pays plutôt que ceux qui débarquent au Mexique*, à croire qu'il aurait trouvé asile dans les toilettes des aéroports internationaux, côté départ !
Des touristes européens se rendant au Mexique n'y vont pas pour 3 jours. Or il ne semble pas que l'on ait jamais fait état de touristes européens qui seraient tombés malades pendant leur séjour comme cela serait statistiquement normal ?
Ce goût particulier du virus pour les avions internationaux va rapidement le conduire en Europe puis en Asie et en Océanie. Est-ce le début de la pandémie tant attendue ? Bien que la pandémie grippale soit annuelle, permanente, routinière avec un nombre considérable de malades et de décès, on ne lui attribue pas le qualificatif tant redouté et tant désiré de pandémie. Le terme pandémie est lié à l'exception avec l'image évocatrice de 1918 et ses dizaines de millions de morts, plus que la guerre...
Pourtant, selon les données actuelles, le virus en cause paraît plutôt moins dangereux que celui de la grippe saisonnière. Alors, pourquoi en faire des tonnes ? C'est qu'il va devenir beaucoup plus redoutable à l'automne, parole d'experts. Et s'il ne le devenait pas ? C'est trop tard, la machine est lancée et rien ne devra l'arrêter. Le vin va être tiré il faudra le boire, la vaccination pourrait devenir obligatoire...
30% de vaccinés pourrait suffire
Pourtant, nos plus éminents épidémiologistes pensent, en s'appuyant sur des modèles mathématiques, que 30% de vaccinés serait suffisant et qu'avec 70% on ne gagnerait pas grand-chose. C'est ce qu'écrit Antoine Flahault, directeur de l'école des hautes études de santé publique sur le site de l'école [1]:
Il souligne qu'avec une couverture vaccinale mondiale de 30% l'efficacité de la mesure serait "considérable" et que le gain apporté en passant de 30 à 70% serait au contraire "très marginal"
Autrement dit, il vaudrait mieux répartir les vaccins sur 30% de la population mondiale plutôt que de viser le 95% chez nous. Comme la production de vaccin sera relativement limitée, il serait contre-productif de préférer vacciner la totalité de notre population française plutôt que de laisser aux pays moins "favorisés" au moins 60% des vaccins qui seraient nécessaires pour cette opération.
La France aurait commandé 100 millions de doses de vaccin pour l'automne. Le meilleur usage qu'elle puisse en faire, selon la modélisation d'Antoine Flahault, serait de faire cadeau des deux tiers de cette commande aux pays qui ne pourront les payer. Ne soyons pas égoïstes, pour une fois !
C'est
d'ailleurs la demande formulée par le Directeur général de l'OMS
et le Secrétaire général des Nations Unies qui ont demandé aux
pays riches de faire don d'une partie de leurs stocks (Le Monde du 29
mai 2009).
Confirmation dans Le Quotidien du Médecin du 10 juin qui rapporte les propos du Dr Marie-Paule Kieny de l'OMS : celle-ci "ne recommandera pas la vaccination universelle " et "s'inquiète que des pays passent actuellement commande de vaccins avec des volumes réservés tels qu'ils compromettent la fourniture de doses aux pays en développement et aggravent par anticipation leur pénurie".
Lire le texte sur http://www.dorffer-patrick.over-blog.fr/article-32495378.html
En novembre il pourrait y avoir au maximum 500 millions de doses. La France en voudrait 100 millions, les Etats Unis 600 millions et le Québec se prépare pour une vaccination massive...ça fait pas monter les prix !!!
Le 12 juin, lendemain de l'annonce par l'OMS du passage au niveau 6, notre ministre de la santé déclare que si les experts disent qu'il faut vacciner les 65 millions de Français avec 2 doses elle veut être en mesure de fournir les 130 millions de doses nécessaires !
La décision serait donc entre les mains des experts ?
Si l'Afrique ne déclare pas de cas H1N1 c'est d'abord parce qu'elle a d'autres priorités qui s'appellent paludisme, tuberculose sida comme le disent des responsables de santé publique de ces pays qui considèrent aussi que ce virus H1N1 n'étant pas plus virulent qu'un virus saisonnier il n'est pas utile d'en faire plus.
Le 4 mars 2009 j'ai assisté à un colloque organisé à la Maison de la Chimie à Paris sur le thème : "Les vaccins : une excellence française à préserver". Il était organisé par des parlementaires et madame la ministre était venue y faire une allocution.
Il y fut dit que l'élaboration d'un vaccin coûtant très cher, plusieurs milliards d'euros, les laboratoires voulaient avoir l'assurance qu'ils pourront écouler leur vaccin avant que celui-ci soit mis au point. Autrement dit, ils veulent une AMM en blanc, voire une recommandation en blanc, c'est à dire le remboursement du vaccin. Et pourquoi-pas son obligation en blanc ?
Envisager de généraliser voire de rendre obligatoire un vaccin alors que le produit n'existe pas encore et qu'on en ignore les propriétés est une folie pure et simple. S'il était rendu obligatoire à l'automne comme cela serait envisagé par nos autorités, ses propriétés de nuisances seront découvertes plus tard et, comme d'habitude, elles seront dissimulées pour ne pas casser la campagne...
La leçon de la vaccination hépatite B n'a toujours pas été comprise par les autorités qui paraissent de nouveau prêtes à offrir une population captive aux laboratoires, la gravité supposée de la pandémie modèle 1918 justifiant a priori toutes les précipitations, tous les excès et toutes les bavures.
[1]http://blog.ehesp.fr/pandemie-de-grippe-vacciner-tout-le-monde-est-ce-possible-est-ce-necessaire/
[2] http://fr.wikipedia.org/wiki/Orson_Welles
[3] http://www.telesatellite.com/infos/idisp.asp/i/3466
02 mai 2009
Grippe A (H1N1) : plus de 100 000 cas au Mexique ?
On peut aussi suivre le fil rouge de la nouvelle grippe A (H1N1) sur ce blog
Une question se pose : comment est-il possible que des touristes étrangers puissent avoir été contaminés au Mexique en aussi grand nombre si on admet qu'il n'y a guère plus de 2000 cas dans une population de 107 millions d'habitants et dans une ville de 20 millions d'habitants comme Mexico ?
Additif (15 mai) : cet article a été publié le 2 mai. Le 11 mai, une étude publiée par la revue Science, en s'appuyant sur les données de l'OMS, indique qu'il y aurait 23000 cas au Mexique. A ce sujet, voir par exemple l'article de Radio Canada.
Faut-il imaginer que des contagieux auraient pu travailler aux guichets des aérogares internationaux avec une constance suffisante ou en étant relayer pas d'autres contagieux? Ou plus vraisemblablement, d'admettre que le nombre de contagieux, malades ou pas, a largement dépassé les 100 000 ?
C'est ce que suggérait Jean-François Saluzzo, le Monsieur vaccin de Sanofi, au journal de la santé du 28 avril, sur la Cinq : le présentateur Michel Cymes faisant remarquer que la proportion de décès parmi les cas reconnus était très élevé (105 morts sur 1600 cas*), mais J.F. Saluzzo fait valoir qu'il pourrait y avoir 150 000 contaminés (voir la vidéo). Même si ce nombre était avancé seulement pour l'exemple, il paraît presque certain qu'il pourrait être au moins de cet ordre là pour la seule ville de Mexico si on veut expliquer un aussi grand nombre de touristes étrangers contaminés.
Une
conséquence est que le plus souvent la maladie sera bénigne et que
beaucoup des Mexicains contaminés auraient guéri sans Tamiflu ni
Relenza.
*Ces nombres ont été revus à la baisse d'après le bilan publié par l'InVS le 2 mai à 17h :
« Le
ministère de la Santé (du Mexique) fait aujourd’hui état de 397
cas confirmés dont 16 décès. »
Le lendemain l'OMS donne 506 cas dont 19 décès pour le Mexique.
Notons aussi que si les 2 cas avérés en France ont été obtenus par séquençage et paraissent donc sûrs, il n'en va pas de même pour ceux considérés comme avérés dans d'autres pays européens : en effet, certains déclarent comme cas avérés ceux qui sont atteints d'une grippe A non saisonnière, ce qui est pour la France une définition des cas probables. Or sur 5 cas probables la France en a écarté 3. Aussi, le nombre de cas avérés réels en Europe est sans doute sensiblement inférieur aux cas déclarés.
Bilan InVS au 2 mai 2009 : 15 cas en Espagne et en Grande-Bretagne, 6 en Allemagne, 2 en France, 1 en Autriche, Suisse, Pays-Bas, Italie.
Voir aussi le site http://www.internationalsos.com/pandemicpreparedness/
La grippe porcine de 1976
Saluzzo fit aussi allusion à l'épisode de grippe porcine de 1976 survenue aux États Unis dans la base militaire de Fort Dix (New Jersey). Après le décès d'une recrue par grippe, on découvre que c'était la grippe porcine qui fera en tout 12 malades. Sur ce seul constat, le président des États Unis, Gérald Ford, affirme qu'une pandémie mondiale est imminente et qu'il est de son devoir et du devoir de son pays de s'y opposer. Il lance en mars l'élaboration et la fabrication d'un vaccin avec lequel 40 millions d'américains seront vaccinés en septembre-octobre, juste avant l'élection présidentielle du 4 novembre.
Cette campagne de vaccination avec un vaccin bricolé à la hâte va tourner au cauchemar avec de multiples incidents graves et des décès. La campagne, qui prévoyait la vaccination de tous les américains, devra être arrêtée et Ford perdra l'élection présidentielle au profit de Jimmy Carter. Il avait fondé l'essentiel de sa campagne électorale sur son rôle de Chevalier Blanc organisant la lutte contre le terrible fléau qui allait s'abattre sur l'Amérique puis le monde entier...
Comme le dit Jean-François Saluzzo, les recherches avaient permis de trouver 230 personnes qui avaient été contaminées sans en souffrir particulièrement. Le virus s'était en fait mal transmis car il était peu adapté à la transmission inter-humaine. Le taux observé de létalité (proportion de décès parmi les contaminés) était donc de 1 sur 230 alors qu'on avait fondé le risque pandémique type grippe espagnole de 1918 sur un taux de 1/12. A noter que le jeune soldat était décédé au cours d'un exercice militaire peut-être trop intense quand on vient d'être infecté.
Voir des vidéos sur les spots de la campagne de 1976 :
http://videos.nouvelobs.com/video/iLyROoafMJXN.html
Une Américaine vaccinée en 1976 contre la peste porcine témoigne (en français) :
http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=13409
Voir aussi le blog SOS-Crise qui reprend des articles publiés aux États Unis :
Mensonge politique et désinformation médiatique concernant la grippe porcine
http://sos-crise.over-blog.com/article-30956342.html
Le virus de la grippe porcine a t-il été crée par l'homme ?
http://sos-crise.over-blog.com/article-30920810.html
Le fil rouge de la nouvelle grippe A (H1N1)
Le fil de l'actualité H1N1 se poursuit sur Vaccination H1N1 à l'école sans accord parental ?
Cette page sera actualisée selon les infos, les événements et...ma disponibilité...
Un microbiologiste s'inquiète : en voulant produire un vaccin trop rapidement, on risque de faire plus de mal que de bien.
13 octobre : vaccination H1N1 : "les Français de plus en plus réticents" titre Le Figaro. "A quelques semaines du début de la campagne de vaccination tout est presque prêt sauf...la population". De même aux USA...Cette campagne mondiale de vaccination va-t-elle vers un FLOP aussi sonore que le bruit fait pour la lancer ?
Publication de l'ouvrage du Dr Marc Girard "Alertes grippales, comprendre et choisir" aux éditions Dangles.
Résultats significatifs pour les vaccins Panenza (sans adjuvants) et Humenza de Sanofi selon le fabricant.
9 octobre : mise en ligne sur le site du ministère de la conférence de presse du 8 octobre dirigée par Didier Houssin Directeur général de la santé, Jean-Marie Marimbert directeur de l'Afssaps, Christian Perronne président de la commission sécurité sanitaire du HCSP, Daniel Floret président du CTV. A écouter. Elle annonce en particulier une prochaine circulaire sur la mise en oeuvre détaillée de la campagne de vaccination.
Voir aussi le site de l'Afssaps sur les vaccins et la grippe H1N1 : http://www.afssaps.fr/
On y lit ceci sur
Le thiomersal
"Le thiomersal est un composé contenant du mercure qui est utilisé de longue date comme conservateur dans les médicaments, en particulier dans les vaccins. Il contribue à prévenir la contamination bactérienne des vaccins, et il est considéré à ce jour comme l’une des substances les plus efficaces pour cette prévention. Il a été également établi que le thiomersal contribuait à améliorer la stabilité des médicaments.
Ces propriétés sont particulièrement utiles dans le cadre de campagnes de vaccination où des conditionnements multidoses sont utilisés et où les doses ne sont pas administrées de façon immédiate et simultanée à plusieurs patients.
Le thiomersal est actuellement présent dans tous les vaccins contre la grippe, à des doses minimes, c'est-à-dire comprises entre 0,003% et 0,01% (de 25 à 50 microgramme/dose). A ces doses, tout risque de toxicité est a priori exclu."
9 octobre : un article de Libé : "Grippe A, où en est-on ?" Avec déjà beaucoup de réactions ! De quoi faire croire à Google qu'il y a beaucoup de cas de grippe en France !
En effet :
8 octobre :
Google suit
l'évolution de la
grippe en France à partir des requêtes des internautes !
« D'après nos constatations, un lien semble exister entre le nombre d'internautes qui recherchent des termes liés à la grippe et le nombre de personnes présentant les symptômes de cette maladie. Bien entendu, les personnes qui recherchent le terme "grippe" ne sont pas toutes malades, mais il est possible d'établir une corrélation lorsque toutes les requêtes de recherche sont mises en parallèle. La comparaison du nombre de requêtes par rapport aux données des systèmes de surveillance conventionnels a démontré que la fréquence des requêtes augmente au moment de la saison de la grippe. Par conséquent, il est possible d'estimer la progression de la grippe dans des pays ou régions du monde en comptabilisant ces requêtes. Ces résultats ont fait l'objet d'une publication dans la revue spécialisée Nature. »
Mais j'ai constaté que le Massif Central était blanc sur la carte, c'est à dire sans activité grippale ou avec peu d'activité internet ? Les pays voisins donnent une faible activité qui contraste avec la France. Pour le moment, ce qui mobilise les internautes c'est surtout le plan vaccinal du gouvernement qui pourrait agir comme un leurre sur Google...
Le Conseil national de l'Odre des médecins (Cnom) demande aux médecins de se faire vacciner, et les encourage vivement à être vaccinateur. Selon le Conseil de l'Ordre, la participation des médecins aux actions de santé publique est un devoir déontologique. Le Cnom rappelle que la participation des médecins aux actions de santé publique est une mission relevant de leurs devoirs déontologiques et légaux (Article 12 du code de déontologie). Il leur est indispensable d'être en mesure de donner des soins à leurs patients et de ne pas les contaminer. Il est également essentiel que les médecins se protègent contre le virus, afin d'éviter sa propagation dans leur entourage.
8 octobre : le résumé des caractéristiques du Celvapan, le vaccin préparé par Baxter sur cellules Vero et non sur oeuf, est maintenant disponible en français sur le site de l'EMEA : http://www.emea.europa.eu/
6 octobre : article du journal Le Monde : la grippe relance le débat sur la vaccination.
3 octobre : manifestation à Londres contre la vaccination H1N1. Voir des photos
Ce site publie une lettre type pour les parents voulant refuser la vaccination de leur enfant dans les écoles. A ce sujet, ceux qui voudraient le faire on sans doute intérêt à le faire dès maintenant sans attendre un courrier qui ne viendra peut-être pas. Les parents sont prévenus que des équipes mobiles vont passer dans les écoles et peut-être même les garderies pour vacciner les enfants. S'imaginer qu'il sera matériellement possible à l'administration d'envoyer un papier aux parents pour les informer du jour et de leur demander de le renvoyer signé en cas de désaccord est probablement très utopiste. Il faut s'attendre au contraire à ce que les équipes mobiles arrivent plus ou moins à l'improviste dans les établissements.
Les médecins et le vaccin : pas chauds pour se faire vacciner ! Voir l'article du Nouvel Obs.
Samedi 3 octobre
Sur le site de l'EMEA, l'Agence européenne du médicament, on peut trouver les caractéristiques du produit pour les vaccins autorisés par l'EMEA :
Focetria de Novartis :
Adjuvant MF59C.1 contenant : Squalène (9,75 milligrammes); polysorbate 80 (1,175 milligrammes); trioléate de sorbitan (1,175 milligrammes).
Pandemrix de GSK : L’adjuvant AS03 est composé de squalène (10,69 milligrammes), de DL-α-tocophérol
(11,86 milligrammes) et de polysorbate 80 (4,86 milligrammes).
Le Celvapan de Baxter vient également d'être autorisé
La France fait des dons de vaccins aux pays en développement.
Une modélisation mathématique d'une épidémie de grippe a été réalisée à l'école polytechnique. Le projet datait de l'époque où la pandémie était supposée venir du H5N1. L'impact d'une vaccination a été évalué par le modèle mais en supposant implicitement le vaccin immédiatement efficace et à 100% !!!
Sur AgoraVox un bon article sur la vaccination contre le H1N1. Il a été écrit par un journaliste, Olivier Bonnet, et nous fait revivre les épisodes concernant la mise en place de cette vaccination. A lire
vendredi 25 septembre
l'Agence européenne du médicament valide 2 vaccins, ceux de GSK et Novartis baptisés Pandemrix et Focetria. La Commission européenne doit encore donner son aval car elle est la seule habilitée à autoriser la mise en vente des vaccins, procédure qui pourrait prendre 10 à 20 jours selon l'Agence Reuters. Une simple formalité sans doute...
Et si la campagne de vaccination
H1N1 tournait au fiasco ?
Selon une enquête de la Sofres, 65%
des français n'envisagent pas de se faire vacciner. De plus,
beaucoup de médecins et d'infirmières se montrent plus que
réticents.
Aussi, les autorités politiques qui se sont impliquées sonnent le rappel à l'ordre avec à sa tête le premier ministre : article de Libération du 24 septembre avec 500 commentaires !!! Ou encore du Parisien : 65% des Français n'iront pas se faire vacciner
Ou encore celui de Libération du 29 septembre, ''les médecins qui ne se vaccinent pas''
A propos du squalène : c'est un produit forcément inoffensif nous assure-t-on car il se trouve dans notre propre corps. Magnifique argument ! La cortisone aussi est naturellement dans notre corps, pourtant chacun sait que c'est un médicament particulièrement dangereux. Pour le squalène c'est justement le fait qu'il se trouve aussi dans notre corps qui le rend dangereux sous forme injectée : l'organisme peut alors réagir contre la forme injectée et s'en prendre du même coup au squalène naturelle, d'où des maladies auto-immunes. Les scientifiques qui nous affirment qu'il est inoffensif pour la simple raison qu'il se trouve dans notre corps le savent sûrement. Alors ?
Une analyse très intéressante sur les tests sur les vaccins contre le H1N1 sur PharmaCritique
Lancement de la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière le 18 septembre par Madame Roselyne Bachelot. Voir le discours et le dossier de presse. Cela fera donc 2 campagnes de vaccination à très bref distance l'une de l'autre où, dans les 2 cas les personnels de santé seront très sollicités !
19 septembre :
Sur son blog, Antoine Flahault a encore frappé ! Il parle du bénéfice-risque du vaccin pour les personnels de santé en s'appuyant sur beaucoup de suppositions. A lire.
Un bilan international sur le site de l'InVS.
Aller sur Grippe A (H1N1) ordre alphabétique.
Les recommandations de l'OMS pour les écoles.
A noter aussi, une discussion sur la grippe H1N1 sur Wikipedia
Une exposition d'œuvres artistiques réalisées par des personnes se considérant comme victimes de la vaccination hépatite B a été annulée pour ne pas nuire à la campagne vaccinale contre la grippe.
Mercredi 16 septembre :
Très important discours de Madame Roselyne Bachelot devant la Commission des affaires sanitaires et sociales de l'Assemblée Nationale.
Mercredi 16 septembre, 22h10 :
c'est ''l'objet du scandale'' l'émission de Guillaume Durand sur France 2. La première partie sera consacrée à la fameuse grippe. Autour de la table quelques grands bavards de la télé et de la radio. Des bavards qui n'ont rien à dire et qui sont là pour cette raison, ça fait de l'animation ! Quelques exemples parmi beaucoup :
Après que Jérome Bonaldi ait fait une démonstration sur la manière de se laver les mains, un de nos grands bavards affirme qu'on nous infantilise à vouloir ainsi nous apprendre ce geste en apparence si simple et familier. Fort heureusement il lui sera répondu qu'il faut humblement reconnaître que nous ne savons pas le faire. C'est vrai.
A la question, le gouvernement en fait-il trop, 1,5 milliards d'euros est-ce trop pour cette grippe, un autre, médecin et animateur quotidien de son état, ajoute que non, 1,5 milliards ce n'est pas trop pour apprendre à se laver les mains ! Fort heureusement encore, d'autres protesteront pour dire que ça ne coûte pas autant ! Aurait-il oublié qu'un milliard c'est le prix des 94 millions de doses commandées aux laboratoires ? On en a pourtant suffisamment parlé !
L'éducation pour la santé est assurée par une agence de l'Etat, en principe indépendante des gouvernements, l'INPES (Institut national de prévention et d'éducation pour la santé) qui dispose d'un budget annuel de quelques millions d'euros pour assurer cette éducation tous azimuts, des coups de soleil à la grippe, saisonnière ou pas, en passant par l'incontournable ''prévention vaccinale'' contre l'hépatite B...Elle serait contente d'avoir 1,5 milliards d'euros pour juste nous apprendre à nous laver les mains !!! Allons Michel, où avait-tu la tête ?
Un autre dira que pour une fois que l'argent n'est pas donné aux banques on va pas se plaindre ! Les labos seraient-ils plus vertueux que les banques ? Mais cette interrogation, personne ne la formulera.
Bref, je suis parti avant la fin, c'était nul, pire ils se foutaient du monde et j'avais mieux à faire, même d'attendre la venue de la toute jeune call girl de Berlusconi qu'on nous annonçait par un bandeau pour nous faire patienter pendant cette soi-disant émission sur la grippe où seuls les égos n'étaient pas grippés...
mercredi 16 septembre
La Commission européenne vient de publier son plan contre la pandémie (12 pages en anglais). Pour elle, la vaccination reste l'arme principale contre la pandémie et elle n'entend pas se laisser influencer par les avis de certains experts, des professionnels et de l'opinion publique.
On est obligé de constater que les autorités veulent s'appuyer de manière essentielle sur un vaccin dont les propriétés d'efficacité et d'innocuité sont très mal connues et pour cause. Il y a déjà eu des précédents comme la vaccination hépatite B lancée massivement en octobre 1994 par les politiques.
Vacciner un grand nombre de personnes sur une durée très courte accroit considérablement le nombre d'incidents de vaccination ainsi que leur concentration dans le temps. Par analogie, si on fait circuler un grand nombre de véhicules le même jour on augmente le nombre d'accidents mais aussi le risque de créer des événements d'ampleur nationale. De plus, une bonne partie de la population est sur la réserve vis à vis de cette vaccination, y compris le monde médical et de l'expertise.
Malgré quelques décès, le virus ne paraît pas suffisamment dangereux pour faire accepter n'importe quel effet dit secondaire du vaccin, en particulier des syndromes de Guillain-Barré (paralysies).
Cette
campagne rassemble donc tous les ingrédients pour engendrer une
nouvelle crise sanitaire et de confiance. Une de plus...
mardi 15 septembre : les humoristes s'y mettent aussi !
Chronique de Stéphane Guillon sur France Inter :
« Le gouvernement rate sa grippe » : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/video/humour.php
Michèle Rivasi, députée européen, dans une lettre à Roselyne Bachelot a demandé des informations sur les effets secondaires des vaccins H1N1 : elle craint ''une précipitation gouvernementale et l'enrichissement de l'industrie pharmaceutique. Il ne faudrait pas que le remède proposé soit pire que le mal''
Voir aussi à ce sujet l'article du Dauphiné libéré.
14 septembre : décès d'un homme de 26 ans sans pathologie connue :
"Sous réserve des résultats d'examens bactériologiques et d'une autopsie actuellement en cours", il s'agit du "premier cas enregistré en France métropolitaine d'un patient décédé atteint par la grippe H1N1 qui ne souffrait pas, par ailleurs, d'une affection associée", a annoncé lundi à l'AFP le directeur de la Ddass de la Loire."
10 septembre 2009 : décès d'un homme de 70 ans. Communiqué de presse de l'InVS :
"La Cellule interrégionale d’épidémiologie d’Aquitaine (Cire) informe du décès d’un homme de 70 ans chez lequel le virus A (H1N1) 2009 a été identifié suite à un prélèvement. Ce décès est survenu le mardi 8 septembre dans le département de la Gironde. Cette personne présentait une pathologie grave qui constituait un facteur de risque de complication."
10 septembre 2009 : publication de l'avis du Haut conseil de santé publique sur les priorités vaccinales après la réunion extraordinaire du 7 septembre.
Lire l'avis : http://www.hcsp.fr/explore.cgi/accueil?ae=accueil
La vaccination généralisée des enfants n'est pas une première priorité, seule pour les enfants à risque. On peut ainsi espérer que les équipes de vaccination ne passeront pas dans les crèches et les écoles...De façon plus précise :
le HCSP recommande la vaccination de toute la population si elle le souhaite, la vaccination devant être prioritaire chez les personnels de santé, médico-sociaux et de secours, puis les groupes de population les plus vulnérables. Parmi les groupes vulnérables, le HCSP désigne comme prioritaires :
en catégorie 1, les
femmes enceintes à partir du début du 2e trimestre, l’entourage des nourrissons
de moins de 6 mois (parents, fratries et personnes en charge de la garde des
enfants), les nourrissons âgés de 6-23 mois avec facteur de risque ;
en
catégorie 2, les sujets âgés de 2 à 64 ans avec facteurs de risque ;
en
catégorie 3, les nourrissons âgés de 6-23 mois sans facteurs de risque, les
sujets âgés de 65 ans et plus avec facteurs de risque ;
en catégorie 4, les
sujets âgés de 2-18 ans sans facteurs de risque ;
en catégorie 5, les sujets âgés de 19 ans et plus sans facteur de risque.
Cet ordre de priorité pourrait être revu en fonction des circonstances épidémiologiques. Le HCSP confirme que la vaccination se fera en deux injections, séparées de 21 jours et ne conseille pas l’utilisation d’adjuvants pour les femmes enceintes, les enfants âgés de 6 à 23 mois et les patients atteints d’une maladie susceptible d’être réactivée par ces additifs. Sur base de ces éléments, le gouvernement se prononcera sur l’organisation des conditions de vaccination de la population.
Conférence de presse du 27 août
"Campagne de vaccination à la mi-octobre
La stratégie de vaccination sera arrêtée après l’avis du Haut conseil de santé publique (HCSP) qui sera donné début septembre, a déclaré Roselyne Bachelot. Une stratégie qui prendra en compte les indications de l’InVS, de la direction générale de la santé et de l’OMS .
La campagne de vaccination sera proposée à toute la population dès la mi-octobre et pour une période de quatre mois. La décision de déclenchement de cette campagne ne sera prise que si la situation et les préconisations des experts le justifient. Dans cette perspective, deux décisions sont d’ores et déjà actées :
- La vaccination ne sera pas obligatoire. Le Gouvernement s’engage à vacciner tous les Français qui le souhaiteront.
- La campagne de vaccination ne débutera pas avant que les vaccins aient obtenu l’Autorisation de mise sur le marché (AMM).
La définition des personnes à risques sera également arrêtée après l’avis du HCSP. Toutefois, parmi celles-ci, le personnel de santé (médecins, infirmières...), les personnes âgées, les femmes enceintes, les enfants font partie des populations prioritaires, a précisé la ministre de la Santé. Roselyne Bachelot a également souligné l’importance de la vaccination "altruiste" : toute personne étant potentiellement en situation de contaminer son entourage devra faire la démarche de se faire vacciner."
Circulaire du 21 août sur l'organisation de la vaccination dans les départements :
"Il s'agit d'une première circulaire cadre précisant l'infrastructure générale de la campagne de vaccination"
"la vaccination des élèves et de toute la communauté éducative sera assurée par des équipes mobiles dans les établissements scolaires"
"Les premièresA MM pourraient être délivrées en septembre mais le périmètre exact de ces autorisations n 'est pas connu. En particulier, la question de I'inclusion des enfants et adolescents de moins de 18 ans reste ouverte. Il n'est également pas exclu que le champ de I'AMM diffère d'un vaccin à l'autre "
"Pour une vaccination de masse, avec un vaccin nouveau, les exigences de la pharmacovigilance sont majeures"
"Une équipe de vaccination ne peut fonctionner qu'en présence continue d'un médecin et d'un infirmier.
Toute équipe de vaccination devra s'auto-vacciner lors de sa première vacation"
"Cette équipe doit être en mesure de réaliser 360 vaccinations au cours d'une séance de 4 heures à raison de 3 agents vaccinateurs par équipe et de 30 injections par heure et par agent vaccinateur."
"Un médecin reçoit les personnes présentant un facteur de risque pour évaluer leur situation. La consultation médicale prendra également en charge les personnes présentant des effets secondaires liés à la vaccination. Ce poste sera équipé du matériel nécessaire à la prise en charge immédiate des effets secondaires et doté d'un protocole de prise en charge des chocs anaphylactiques"
1er septembre
A lire, les articles du docteur Marc Girard sur la grippe porcine :
1- Vacciner ou pas (publié le 1er septembre - 36 pages)
2- L'art de créer des alertes en santé publique
3- La dimension politique de l'affaire
En page d'accueil sur son site : http://www.rolandsimion.org/
L'OMS tire les enseignements de la flambée actuelle, tout particulièrement sur les groupes vulnérables :
"Tous les pays ont régulièrement mis en évidence une augmentation du risque pendant la grossesse. Ce point a d’autant plus d’importance que ce virus montre une prédilection pour les populations jeunes.
Certains états pathologiques accroissent le risque de maladie grave ou mortelle: pneumopathies, dont l’asthme en particulier, maladies cardiovasculaires, diabète et immunosuppression.
Nombre de ces affections sont devenues bien plus fréquentes au cours des dernières décennies, développant d’autant le réservoir de sujets vulnérables.
L’obésité, souvent constatée dans les cas graves et mortels, est devenue une épidémie mondiale. Selon les estimations de l’OMS, il y a dans le monde plus de 230 millions d’asthmatiques et plus de 220 millions de diabétiques.
On ne considère pas en général l’asthme ou le diabète comme des maladies mortelles, notamment chez l’enfant ou le jeune adulte. Le fait que des jeunes se mettent à mourir de ces maladies à cause de l’infection à virus H1N1 sera peut être une autre des conséquences de la pandémie."
30 août
Voir "Le vaccin de trop ?" par Antoine Flahaut directeur de l'école des hautes études en santé publique
http://blog.ehesp.fr/grippe-saisonniere-le-vaccin-de-trop/
Il s'agit du vaccin grippal saisonnier car le H1N1 aurait supplanté les virus prévus et rendraient le vaccin saisonnier obsolète....
12 août
Les leçons australiennes : alors que l'Australie redoutait la pandémie, celle-ci se développe sans perturbations majeures :
«Nous n’avons pas cessé les réunions, ni changé nos habitudes au
bureau. Personne ne porte de masque. La seule différence c’est que tout
le monde tousse…»,
lire la suite sur Le Temps
6 août
Pour le professeur Marc Gentilini, c'est "la pandémie de l'indécence" dans un interview au Monde.
"Le poids qu'on attribue à la grippe A est indécent par rapport à l'ensemble de la situation sanitaire dans le monde. C'est une pandémie de l'indécence. Quand je regarde la situation de la planète, j'ai honte de voir tout ce qui est entrepris pour éviter cette grippe dont on ne sait que peu de chose. Chaque semaine dans le monde, près de 200 000 enfants meurent de maladies. La plupart auraient pu être sauvés s'ils avaient eu accès à des médicaments ou à des programmes de prévention."
Voir le blog d'Antoine Flahaut directeur de l'école des Hautes études en santé publique et son article sur la virulence du H1N1.
A ne pas manquer, son dernier billet : l'improbable vaccin pour tous
Consultez le site d'InfoVac ( http://www.infovac.fr pour la France et infovac.ch pour la Suisse). InfoVac France donne de nombreuses informations et présente un diaporama sur le sujet. A ne pas manquer !
Consultez la foire aux questions sur la grippe.
Voir aussi le blog de la grippe H1N1 : http://grippe-a-h1n1.over-blog.com/
31 juillet 2009
Les fabricants de vaccins contre la grippe H1N1 viennent d’obtenir l’immunité juridique - Lire l'article
30 juillet 2009
Annonce du premier décès en France, une semaine après et avec un couac de l'InVS !
Selon Yahoo actualité l'InVS a supprimé son premier communiqué sur le décès en gommant ceci :
l'évaluation clinique "n'était pas en faveur d'un décès directement lié au virus A (H1N1)."
Selon le communiqué de Yahoo :
Dans un premier temps, l'InVS avait indiqué jeudi que l'évaluation clinique "n'était pas en faveur d'un décès directement lié au virus A (H1N1)."
Mais dans un second communiqué, transmis ultérieurement, l'institut a supprimé ce paragraphe, sans en préciser la raison."
Ajoutons que le premier communiqué a disparu pour être remplacé par celui-ci :
"L’Institut de veille sanitaire (InVS) informe du décès d’une adolescente âgée de 14 ans, hospitalisée au CHU de Brest, chez qui le virus A(H1N1) a été identifié.
Cette jeune fille souffrait d’une maladie grave, compliquée d’une infection pulmonaire sévère, autre que la grippe.
Dans le cadre d’un bilan systématique lié au contexte de l’épidémie actuelle, une recherche du virus A (H1N1) 2009 a été effectuée, et s’est révélée positive.
Il s’agit du premier décès en France d’une personne chez laquelle le virus A(H1N1) a été identifié."
Pourtant, l'InVS a disposé d'une semaine pour peaufiner son communiqué et s'entendre avec les autorités de tutelle (ministère). Tous prêts à gérer une crise sanitaire en évitant les couacs de communication ? S'ils existent c'est que tous ne font pas la même analyse de la situation.
En voici quelques raisons :
28 juillet 2009
Le journal l'Humanité s'interroge
''Beaucoup de bruit pour pas grand chose ? ''
Bernard Debré, député UMP, professeur de médecine :
La grippe H1N1 n’est pas dangereuse et il faut siffler la fin de la partie. Tout le monde avait à l’esprit le phénomène de la grippe aviaire, H5N1, qui est très dangereuse pour l’homme, avec un taux de mortalité de 60 à 65%, mais pas contagieuse, car elle passe difficilement la barrière des espèces. Nous appréhendions une redistribution des gènes pouvant faire sortir un virus très virulent et très contagieux. Cette loterie a eu lieu. Mais elle a produit un bon numéro, le H1N1. Cette forme de grippe peut-être même moins dangereuse que la grippe saisonnière.
Docteur Patrick Pelloux
S’il y avait un danger réel, c’est pour les hôpitaux publics qu’il faut agir, et tout de suite : la situation y est catastrophique et les fermetures de lits pires d’année en année, renchérit le. Comment comprendre que l’État consacre autant d’argent au vaccin alors que les hôpitaux sont justement en déficit d’un milliard d'euros ?
22 juillet
Le ministère définit une nouvelle orientation très importante :
Placer les médecins libéraux au cœur du dispositif. Plus de détails dans la lettre que Madame la Ministre adresse aux médecins.
Voir aussi les recommandations faites aux malades. En particulier, rester chez soi : n'aller ni à l'hôpital ni chez le médecin mais appeler le médecin ou le samu (15). Indications pour le lavage des mains et le port du masque chirurgical pour le malade.
Site de l'InVS : bilan de l'épidémie avec arrêt du signalement et du dépistage systématique des cas.
16 juillet
Important communiqué de l'OMS qui estime qu'il n'est plus possible ni nécessaire d'établir un bilan de tous les cas car la pandémie ne peut plus être arrêtée et se propage beaucoup plus rapidement que la grippe saisonnière. Elle ne publiera plus de bilan mais demande seulement aux pays nouvellement touchés de faire un suivi du début de l'épidémie dans ces pays.
Article de Jean-Yves Nau du Monde sur le "tout vaccinal" contre le "tsunami viral".
15 juillet
Le plan du gouvernement dévoilé au cours d'une conférence de presse du ministre. Résumé des mesures.
Bilan :
481 cas en France. 14 épisodes de cas groupés (au moins 3 cas) sans lien avec un voyage indique, selon l'InVS, une circulation encore limitée dans la population
On trouve aussi un bilan par région
Bilan InVS: Total mondial : 89921 dont 382 morts (3 juillet).
Amériques : 78047 cas dont 16936 en Amérique du Sud et 532 décès; Europe : 13876 dont 17 décès; Asie : 11755 dont 12 décès; Océanie : 9982 dont 24 décès; Monde : 115193 dont 585 décès.
Il
est à noter que le bilan distingue maintenant l'Amérique du Nord et du
Sud, ce qui peut être important en raison des saisons décalées.
On peut aussi noter une augmentation des transmissions communautaires, du nombre de pays touchés ainsi que le Royaume Uni : 9734 cas, 15 décès.
14 juillet
L'OMS publie ses recommandations sur la vaccination contre le H1N1.
Antoine Flahaut critique les virus-parties en Grande-Bretagne.
29 juin :
l'InVS met en ligne une série d'articles sur la pandémie H1N1 : les pandémies du passé; le point sur le virus; les outils de surveillance; les paramètres épidémiologiques...
Sur le site de France Info : "Pour le professeur Jean-Paul Stahl chef de service des maladies infectieuses au CHU de Grenoble, les autorités en font beaucoup trop pour ce qui est une maladie bénigne". Une interview de 7 minutes.
Au magazine de la santé, sur la Cinq, le professeur François Bricaire estimait que le virus actuel se comportait comme un vaccin en raison de son caractère peu virulent et que les personnes qui tombent malades aujourd'hui seront protégées plus tard contre une forme plus dangereuse de ce virus.
Autrement dit, on pourrait avoir intérêt à laisser filer la maladie sous sa forme bénigne afin d'immuniser un maximum de personnes. On peut même se demander si les pays qui agissent ainsi comme en Afrique ne se défendront pas mieux face à une forme dangereuse de la maladie que les pays qui, comme la France, dépensent des moyens considérables pour rien, comme par exemple 300 kilomètres en ambulance pour transporter une boite de Tamiflu pour soigner avec ce produit dangereux un malade très peu atteint...
Le Tamilu est inutile en prévention souligne le fabricant. Il peut même être contre-productif en créant des résistances.
24 juin
L'InVS publie un descriptif des cas qui se sont produits en France en récapitulant leur provenance ainsi que les caractéristiques cliniques.
18 juin
Premier cas avec complications en France. Communiqué de l'InVS
L'éducation nationale a prévu des cours enregistrés pour diffusion sur France Culture et France 5 en cas de pandémie.
16 juin
Le professeur Marchou, de l'hôpital Purpan de Toulouse, se fâche : "on en fait trop ! l'hospitalisation des malades (bénins) du H1N1 met en danger la vie des vrais malades"
12 juin
Madame
la Ministre déclare que SI les experts disent qu'il FAUT vacciner les
65 millions de Français avec 2 doses elle veut être en mesure de
fournir les 130 millions de doses nécessaires. Voir la conférence de presse du 12 juin.
Le REH de l'OMS porte sur la grippe H1N1 : données cliniques observées au Japon
12 juin : Novartis annonce qu'il a déjà réussi à produire un vaccin contre le H1N1 et que ces doses serviront à le tester. La méthode de fabrication sur cellules est beaucoup plus rapides que sur des œufs.
11 juin : l'OMS décrète le niveau 6.
"Cette souche particulière, H1N1, n’a pas circulé précédemment chez l’homme. Le virus est entièrement nouveau."
8 juin
Nouvel article d'Antoine Flahault sur son blog de l'Ecole des hautes études en santé publique :
"vacciner tout le monde, est-ce possible ? Est-ce nécessaire ?"
"Savoir que seule une couverture de 30% serait probablement suffisante à l’échelon collectif (si nos modèles sont bons) est très encourageant. Ces résultats ont été présentés aux journées de la Société Française d’Hygiène Hospitalière, à Nice le 5 juin 2009,"
5 juin
"H1N1 : «Il va falloir vacciner tout le monde»" : lire les propos d'une spécialiste de l'Institut Pasteur, Sylvie Van der Werf, dans "Le Figaro"
2 juin : l'InVS publie une nouvelle définition des cas.
21 mai
Sur le blog d'Antoine Flahault, directeur de l'école des hautes études en santé publique, un nouveau billet : "H1N1 la guérilla urbaine" : "Ne va-t-il pas falloir rapidement adapter notre stratégie ?"
Pour un suivi et des analyses : http://diablogtime.free.fr/?p=1101
19 mai :
"Les responsables de l'ONU et de l'OMS rencontrent les fabricants de vaccins"
C'est le titre du communiqué de presse de l'OMS qui poursuit :
"Le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Dr Margaret Chan et le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Ban Ki-moon ont rencontré plus de trente fabricants de vaccins de pays développés et en développement au siège de l’OMS aujourd’hui.
Tant le Directeur général que le Secrétaire général ont souligné l’importance de garantir qu’un futur vaccin contre la grippe A(H1N1) soit mis à disposition dans un esprit d’équité et de justice, et ont invité les fabricants à poursuivre la collaboration avec ces deux organismes en vue d’élaborer une stratégie allant dans ce sens. Les représentants de l’industrie ont affirmé leur souhait de coopérer pour mettre des approvisionnements à la disposition des pays en développement et déclaré qu’ils étaient prêts à produire le vaccin dès que cela leur serait demandé."
Sur les phases de préparation pandémique le Directeur général de l'OMS reconnaît qu'on a appliqué celles élaborées avec le H5N1 alors que le virus en cours n'a pas les mêmes propriétés :
"le Dr Chan a expliqué que la définition des phases de préparation de l’OMS avait été élaborée dans le contexte de la grippe aviaire H5N1. La grippe A(H1N1) présente un tableau clinique très différent, jusqu'ici beaucoup plus bénin, la maladie guérissant spontanément, contrairement au virus H5N1, qui entraîne un taux de mortalité de 50 à 60%. Elle a expliqué qu'au cours de l’Assemblée de la Santé, les États Membres ont demandé à l’OMS de tenir compte de critères autres que la propagation géographique pour passer à la phase 6"
Le tiers de la population mondiale touché ? Selon radio Canada
L'épidémiologiste Antoine Flahault ( directeur de l'école des haute études en santé publique) annonce ses prévisions pour l'automne et pour le vaccin pandémique. Pour lui, nous sommes déjà en situation pandémique.
On peut aller lire son blog "Le blog d'Antoine Flahault" sur ce sujet. Son dernier article : "Observer l'univers c'est bien, observer la pandémie c'est indispensable aussi."
Tous les cas en France on été importés dont 4 des États-Unis.
Il n'y a pas encore eu en France de cas secondaires.
Le rapport de notification immédiate à l'OIE concernant l'élevage de porcs contaminés au Canada. Il mentionne en particulier que :
"Un charpentier engagé par le propriétaire de la ferme (ALB-001) s’était récemment rendu au Mexique et était rentré au Canada le 12 avril 2009. Le charpentier, le producteur et la famille du producteur ont été malades avec des signes évoquant l’influenza entre les 14 et 29 avril. L’enquête sur les cas humains menée par les autorités de la santé publique est en cours."
Les recommandations de la FAO concernant les porcs :
"une surveillance étroite des porcs s’impose"
"L'OMS ne recommande pas de restreindre les voyages à cause de la flambée épidémique de grippe A(H1N1). Les recherches scientifiques basées sur les modèles mathématiques montrent que des restrictions aux voyages auront un effet limité voire nul sur la propagation de la maladie, ce que confirment les archives sur les pandémies de grippe qui se sont produites par le passé ainsi que l'épisode du SRAS."
Cependant elle ajoute
"Les voyageurs peuvent se protéger et protéger les autres en
suivant des recommandations simples visant à prévenir la propagation de
l'infection. Les personnes malades doivent différer leur voyage"
La bataille du porc entre la Chine et le Canada par Radio Canada
Au Mexique : "le pic de l'épidémie est passé" selon les autorités .
Les experts s'accordent à penser que ce virus ne semble pas plus virulent qu'une souche de grippe saisonnière : Le Figaro du 4 mai
Lire aussi : la folle semaine de l'OMS
Conférence de presse du 3 mai :
Voir la fiche d'identité du virus sur Wikipédia ou sur le journal Le Monde du 30 avril 2009.
A noter aussi que les cas français ont été vérifiés par séquençage, méthode permettant l'identification du virus alors que d'autres pays se contentent de considérer comme avérés les cas atteints d'une grippe de type A non saisonnière. En France, ces cas seraient seulement considérés comme probables.
Il est donc possible que l'impact en Europe soit surestimé alors qu'il est pratiquement certain que le nombre de cas au Mexique ait été très largement sous-estimé. Voir sur ce blog "plus de 100 000 cas au Mexique ?"
Un charpentier canadien contamine 200 porcs !
Un
charpentier canadien est revenu du Mexique le 12 avril avec des
symptômes de grippe. Il est aujourd'hui guéri ainsi que les 200 bêtes
qu'il avait contaminées alors qu'il travaillait dans un élevage de 2200
bêtes. Le troupeau a été placé en quarantaine. Les animaux ont guéri
mais ils seront abattus par précaution.
Bernard
Vallat, Directeur général de l'Organisation mondiale de la santé
animale, commente l'événement : des porcs infectés par le H1N1, « ce
n'est pas une grande surprise". Lire la suite.
Sur le rôle du porc dans l'affaire
Sur le site de l'OMS, le 30 avril 2009, cette très importante déclaration qui laisse supposer qu'il pourrait y avoir des porcs malades de ce virus :
Déclaration conjointe FAO/OMS/OIE sur la grippe A(H1N1) et la sécurité de la viande de porc
"Alors que la grippe A(H1N1) se propage, on s'inquiète de la présence éventuelle du virus chez le porc ainsi que de la sécurité de la viande de porc et des produits à base de viande porc. D'après ce que l'on sait, les virus grippaux ne se transmettent pas à l'homme par l'ingestion de viande de porc transformée ou d'autres produits alimentaires élaborés à partir de viande de porc. Le traitement par la chaleur habituellement utilisé pour cuire la viande (température à cœur de 70° C/160° F) suffit à inactiver tout virus pouvant se trouver dans les produits carnés crus. La viande de porc et les produits à base de viande de porc, s'ils sont manipulés conformément aux bonnes pratiques d'hygiène recommandées par l'OMS, la Commission du Codex Alimentarius et l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), ne sont pas une source d'infection.
Les autorités et les consommateurs doivent s'assurer qu'en aucun cas la viande de porcs malades ou morts n'est préparée ou utilisée en vue de sa consommation par l'homme."
Rappelons que l'OIE est l'organisation mondiale de la santé animale et que la FAO est l'organisation mondiale de l'alimentation.
Notons aussi que sur son site, l'OIE déconseille l'abattage des porcs :
"En dépit du fait que le virus de l'influenza A/H1N1 qui circule actuellement n'est pas un virus classique de l'influenza porcine (il contient du matériel génétique réassorti d'origine humaine, aviaire et porcine), il est important de rappeler que la contamination de l'homme par la consommation de viande de porc ou d'autres produits à base de porc n'a pas été démontrée.
L'OIE indique à ses Membres que l'abattage des porcs n'est pas une solution de protection contre les risques de santé publique et de santé animale que présentent ce nouveau virus A/H1N1 et rappelle que cette mesure est inappropriée."
Voici aussi un extrait d'un communiqué de presse de l'OIE du 28 avril 2009 :
"Position de l'OIE concernant la sécurité sanitaire du commerce international des porcs et des produits d'origine porcine"
"Les informations à disposition de l'OIE n'indiquent pas pour le moment que l'épidémie de grippe sévissant au Mexique et aux Etats-Unis ait été précédée par un foyer de grippe porcine. Des investigations scientifiques en cours indiqueront dans quelques jours si le virus circulant chez l'homme est capable d'infecter ou non certaines espèces animales comme le porc, le poulet ou le cheval."
On constate donc ici que l'OIE envisagerait la possibilité d'une contamination de l'homme vers l'animal.
La FAO et l'OIE en visite au Mexique
Le communiqué de presse de la FAO du 27 avril 2009 titre :
« La FAO exhorte les gouvernements et la communauté internationale à renforcer le contrôle des populations porcines »
Ce communiqué poursuit
« Pour
l’instant, il semble que le virus grippal se transmette d’homme à
homme seulement et rien n’indique, jusqu'ici, que la nouvelle
souche du virus influenza A ait été transmise directement à
l’homme par les porcins. Des analyses supplémentaires sont
prévues, qui permettront d'en savoir davantage.
“Il
n’y a pas de preuve d'une menace sur la chaîne alimentaire; à ce
stade, il s’agit d’une crise humaine et non animale, mais nous
devons être vigilants et préparés”,
indique M. Joseph Domenech, vétérinaire en chef à la FAO.
Selon
M. Domenech, les premières mesures que la FAO et d’autres doivent
entreprendre consitent à: - vérifier si la nouvelle souche
circule parmi les porcins; - établir s’il existe des liens
directs entre la maladie au sein de la population humaine et les
animaux; - et expliquer comment ce nouveau virus a-t-il réuni
du matériel génétique provenant de souches grippales humaine,
aviaire et porcine. »
Mais où les experts de la FAO et de l'OIE veulent-ils conduire leurs investigations ? Au Mexique :
« Une
mission du Centre de gestion des crises FAO/OIE se
rend cette semaine au Mexique pour aider le
gouvernement de ce pays à évaluer la situation
épidémiologique.
La FAO a également demandé à
son personnel technique à travers le monde de rester en état
d’alerte maximum, de lui signaler immédiatement tout épisode
d'influenza inhabituelle parmi les populations porcines et
d'expédier des spécimens pour analyse aux laboratoires de
référence. »
Le
Figaro (par exemple) donne plus d'indications sur cette mission
d'experts au Mexique :
"Nos
experts vont bien entendu essayer
de visiter tous les principaux sites suspects mais leur itinéraire
sera établi en accord avec les autorités locales",
a expliqué à l'AFP Jan Slingenbergh, un responsable du département
de la santé animale de cette agence spécialisée de l'ONU.
Notre
équipe sera une équipe conjointe FAO-OIE, elle sera renforcée par
une épidémiologiste d'Atlanta (Etats-Unis) et elle travaillera sur
place avec les experts de l'Organisation mondiale de la santé
(OMS)", avait déclaré la veille Joseph Domenech, vétérinaire
en chef de la FAO.
Le Mexique ne veut pas porter le chapeau !
L'épidémiologiste en chef du Mexique accuse l'OMS d'avoir tardé à réagir après avoir été informée de l'existence de pneumonies atypiques. Il demande une enquête.
30 avril 2009 : l'OMS décide de baptiser cette grippe A (H1N1).
Cette dénomination semble avoir été aussitôt adoptée mais le nom de baptême n'a pas été simple à attribuer : la dénomination de grippe porcine pouvant posant problème à la filière porcine, chacun s'est employé à lui trouver un autre nom : comme "grippe mexicaine" ne convenait pas au Mexique certains proposaient "grippe nouvelle", "grippe nord-américaine". Finalement, pour contourner toutes les susceptibilités, l'OMS a choisi définitivement grippe A (H1N1).
Les cyclones
reçoivent des prénoms féminins comme Catherina, alors pourquoi-pas
la grippe Jacqueline par exemple, en choisissant le prénom de la
première femme touchée de façon reconnue par cette grippe ?
Usage des médicaments et des masques en France
Voici la mise au point du Directeur général de la santé (conférence de presse du 30 avril) :
"Le Directeur général de la santé a rappelé que les antiviraux (Tamiflu® et Relenza®) doivent uniquement être pris dès lors que les premiers symptômes apparaissent et ne constituent en aucun cas un traitement préventif. Ils sont prévus pour être donnés aux personnes malades sur prescription médicale. 33 millions de traitements antiviraux sont stockés par les autorités sanitaires françaises.
· Le Directeur général de la santé a également rappelé la doctrine des autorités sanitaires en matière de masques :
1- le port du masque chirurgical (1 milliard de masques chirurgicaux en stock) est réservé aux personnes malades afin qu’elles évitent de contaminer d’autres personnes.
2- Le port du masque FFP2 (environ 700 millions en stock) est réservé aux professionnels dont le rôle en situation de pandémie serait capital (professionnels de santé, services de secours…)."
Mercredi soir, 29 avril, l'OMS décide de relever le niveau d'alerte au niveau 5
Voir http://www.who.int/fr/
Définition de la phase 5 :
Phase 5 : elle se caractérisée par une propagation interhumaine du virus dans au moins deux pays d’une Région de l’OMS. Si la plupart des pays ne sont pas touchés à ce stade, la déclaration de la phase 5 est un signal fort indiquant qu’une pandémie est imminente et qu’il reste peu de temps pour finaliser l’organisation, la diffusion et la mise en œuvre des mesures d’atténuation prévues.
Les 2 pays en question sont évidemment le Mexique et les États Unis. Pour le moment, ils ne sont que 2. Jeudi soir 30 avril, la France passe officiellement au niveau 5A.
Pas question pour le moment de commenter et de donner des analyses pertinentes sur cette épidémie ! Voici seulement quelques infos qui paraissent sûres et des liens officiels ou utiles.
Directeur général de l'OMS :
" Ce passage à une phase supérieure constitue un signal adressé aux gouvernements, aux ministères de la santé et aux autres ministères, à l'industrie pharmaceutique et à l'ensemble des entreprises pour qu'ils prennent maintenant certaines mesures avec un niveau d'urgence accru et à un rythme accéléré. "
La définition des 6 phases d'alertes de pandémie par l'OMS :
http://www.who.int/csr/disease/avian_influenza/phase/fr/index.html
Sur la vaccination
« Le Directeur général a estimé que la production du vaccin contre la grippe saisonnière devait être poursuivie à ce stade, sous réserve d'une réévaluation suivant l'évolution de la situation. L'OMS facilitera le processus nécessaire à la mise au point d'un vaccin efficace contre le virus A/H1N1. »
Il ne sera en effet pas possible de mener de front la fabrication du vaccin saisonnier et d'un vaccin pandémique.
Voir le plan français de préparation pandémique sur
http://www.grippeaviaire.gouv.fr/IMG/pdf/PLAN_PG_2009.pdf
A partir de la page 48 et 54 sont exposées les mesures
liées aux niveaux 4A et 5A qui devraient correspondre à la situation actuelle de la France (absence de cas sur le territoire). Officiellement, au 30 avril, c'est le 4A qui est en vigueur.
Parmi les faits avérés :
1- La maladie se transmet d'homme à homme par les voies respiratoires.
2- La viande de porc n'est pas contaminante.
3- Il n'existe pas de vaccin humain contre ce virus.
4- C'est un nouveau virus du type H1N1 comme pour la grippe espagnole de 1918, combinaison d'un virus aviaire, humain et porcin. Une telle combinaison n'a encore jamais été observée.
5- Deux médicaments, le Tamiflu de Roche (Suisse) et le Relenza de GSK (britannique) ont été testés efficaces in vitro sur le virus par des laboratoires des CDC américains. Du moins c'est ce qui fut dit. Notons cependant cette info du 2 mars 2009 :
"Le virus H1N1 résiste à l'oseltamivir" par RadioNews
Donc toute tentative pour se protéger individuellement ou de stopper la propagation par une vaccination serait illusoire. Pourtant, la mairie de Mexico avait annoncé vendredi 24 avril une campagne de vaccination...
Stratégies et appréciations différentes
Si l'OMS ne recommande pas pour l'instant de limiter les échanges internationaux, la France a déjà formulé des recommandations en ce sens vers le Mexique : voyage fortement déconseillé, sauf raisons impératives.
Au journal de la santé, sur la Cinq, Madame Van der Werf chercheur à l'Institut Pasteur se disait préoccupée (27 avril) alors que le lendemain, Jean-François Saluzoo, expert auprès de l'OMS et chez Sanofi se disait assez optimiste, jugeant que le virus s'était montré encore peu contagieux et que l'arrivée de l'été dans l'hémisphère nord ne devrait pas lui être favorable.
Causes de l'épidémie ?
Officiellement, nous sommes dans le brouillard le plus total. Deux thèses se manifestent sur des sites indépendants :
1- Le virus serait apparu dans un élevage de porcs au Mexique en raison des concentrations excessives d'animaux, de la très mauvaise tenue de l'élevage (carcasses laissées à l'air etc) et de la promiscuité avec des élevages de volailles : http://www.grain.org/nfg/?id=644
Le journal Le Monde publie un article (28/04/09) allant dans le même sens et sur le même élevage de porcs : " Au Mexique, l'origine de l'épidémie demeure mystérieuse"
Un échantillon prélevé sur un garçonnet a été envoyé à Atlanta. On y détecte le H1N1. La question se pose alors : comment ce virus mutant a pu se trouver dans une communauté isolée de Veracruz ?
Le journal Le parisien, conclut un article du 30 avril 2009 "Alerte maximale contre la grippe mexicaine" :
"bon nombre de scientifiques qui s’accordent à dire que cette grippe n’a de porcine que le nom. « Le génome de ce virus contient une séquence similaire à celui du porc mais, à ce jour, il n’y a pas d’animal malade », poursuit le spécialiste. Des rumeurs disent cependant l’inverse au Mexique."
Sur ce thème, on peut aussi consulter l'article du site Mondialisation sur les porcheries industrielles et plus particulièrement celle de la Gloria au Mexique.
2- Le virus serait une création de laboratoires : voir le site "Les 7 du Québec".
Et aussi : "Le virus de la grippe porcine a t-il été crée par l'homme ?"
http://sos-crise.over-blog.com/article-30920810.html
Comment savoir ? A suivre, donc...Mais si cet élevage continue de répandre le virus il serait urgent de l'arrêter ! A moins que :
3- Le 30 avril sur Europe 1, Jean-Philippe Derenne, professeur à la
Pitié Salpétrière et coauteur de "Pandémie La Grande menace" (2005
Fayard) déclare que compte tenu de la structure du virus il est plus
probable qu'il provienne des USA que du Mexique et parle de la grippe
nord-américaine comme il le confirmait au journal Libération le 29 avril :
"Il n'est pas tout à fait correct par ailleurs de dire «grippe mexicaine» car on n'est pas sûr que le foyer se trouve réellement au Mexique, avec de nombreux cas aux Etats-Unis et au Canada."
Liens officiels ou utiles
Site de l'OMS
Ou
le site en anglais :
qui
donne les dernières infos plus rapidement.
Site gouvernemental sur la grippe aviaire et la pandémie :
http://www.grippeaviaire.gouv.fr/
Site du ministère :
http://www.sante-sports.gouv.fr/
puis aller sur alertes sanitaires.
Site de l'Institut de veille sanitaire :
Site de l'OIE
http://www.oie.int/fr/fr_index.htm
Site de la FAO
www.fao.org/index_fr.htm
La carte google des maladies dans le monde : http://healthmap.org/fr
La carte Google spéciale grippe mexicaine
http://www.internationalsos.com/pandemicpreparedness/
Grippe : pandémie, éthique et société :
http://www.espace-ethique.org/fr/grippe.php
Un site utile :
http://www.influenza-h5n1.org/
http://pagesperso-orange.fr/gerarddesaintmars/
12 avril 2009
Un vaccin pandémique obtient une AMM européenne
L'Agence
européenne du médicament vient d'accorder une AMM au vaccin
pandémique Celvapan. Ce vaccin ne pourra cependant être
commercialisé que si une pandémie était officiellement déclarée.
Ce vaccin est produit par la société tchèque Baxter.
On peut consulter le résumé du rapport européen public d'évaluation (EPAR). On y apprend que
« Celvapan est un vaccin administré par injection. Il contient des virus de la grippe qui ont été inactivés (tués). Celvapan contient une souche de grippe appelée A/VietNam/1203/2004 (H5N1). »
« Il ne doit être utilisé que lorsqu’une pandémie de grippe a été officiellement déclarée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ou par l’Union européenne (UE). Une pandémie de grippe survient en cas d’apparition d’un nouveau type (souche) de virus de la grippe, susceptible de se propager facilement d’une personne à l’autre en raison de l’absence d’immunité (protection) des personnes contre cette souche. Une pandémie peut toucher la majorité des pays et des régions à travers le monde. Celvapan doit être administré conformément aux recommandations officielles. Celvapan a été étudié chez les adultes, y compris les personnes âgées (de plus de 60 ans). Le vaccin n’est délivré que sur ordonnance. »
« Celvapan est administré par injection dans le muscle de l’épaule en deux doses, à au moins trois semaines d’intervalle. Celvapan est un vaccin «prototype. Il s’agit d’un type de vaccin spécial développé pour aider à faire face à une pandémie. »
« Dans le cas où une pandémie débuterait, la souche virale présente dans Celvapan serait remplacée par la souche à l’origine de la pandémie avant que le vaccin ne puisse être utilisé. »
Effets indésirables
Le vaccin a été testé cliniquement chez 606 adultes, 326 âgés de 18 à 59 ans et 280 de 60 ans et plus.
La plupart des effets indésirables ont été considérés comme étant d'intensité légère, de courte durée et qualitativement similaires à ceux induits par les vaccins grippaux. Ils ont été moins nombreux lors de la deuxième dose du vaccin que lors de la première dose.
Pour les médicaments, ce terme incluant les vaccins, l'importance des effets indésirables est appréciée selon des fréquences, c'est à dire des probabilités, et non pas en fonction du nombre de cas attendus qui dépend du nombre de personnes vaccinées :
Très fréquent (≥1/10)
Fréquent (≥1/100, <1/10)
Peu fréquent (≥1/1 000, <1/100)
Rare (≥1/10 000, <1/1 000)
Très rare (<1/10 000).
Partout où on doit apprécier un risque, comme par exemple les compagnies d'assurances, il est évalué sur le nombre de cas attendus obtenu en multipliant la probabilité du risque par le nombre d'individus qui vont courir ce risque. Partout sauf en médecine !Ainsi, si le risque de décès est de 1/20000 et qu'on vaccine 40 millions de personnes il y aura 2000 décès. Peut-on vraiment qualifier de très rare un risque qui provoquera à coup sûr une grave affaire de santé publique ?
En fait, il y a une erreur conceptuelle majeure dans cette classification en apparence aussi arbitraire qu'anodine. Je n'ai pas installé de micros dans le bureau du ministre de la santé mais on peut imaginer qu'il s'interroge sur les risques de décès . "Très rare lui répond-t-on". "Alors, allons-y" lance le ministre ! Quand il aura 2000 morts sur les bras il ne faudra pas qu'il s'étonne s'il est mis en examen. Si le risque se sclérose en plaques après vaccination hépatite B est 1/11000 il sera classée très rare mais les 22 millions de vaccinations réalisées en quelques années pouvaient provoquer 2000 cas et déclencher une vraie crise sanitaire.
Il faut aussi réaliser qu'une étude sur 606 personnes ne permet même pas d'évaluer des risques inférieurs à 1/1000 et souvent les risques les moins fréquents sont aussi les plus graves.
L'effet indésirable le plus fréquemment observé a été une douleur au point d'injection, "généralement légère" mentionne le RCP (résumé des caractéristiques du produit).
Parmi les risques classés fréquents on trouve des rhinopharingites, des céphalées, sensations de vertiges, arthralgies, myalgies, hyperhidrose (Affections de la peau et du tissu sous-cutané ), pyrexie, frissons, fatigue, malaise, induration, érythème, gonflement et hémorragie au point d'injection .
Une
lymphadénopathie, l'insomnie, l'agitation, de la somnolence, une
conjonctivite, une perte soudaine d'audition, de l'hypotension,
dyspnée, toux, rhinorrhée, congestion nasale, nausées,
vomissements, diarrhées, douleurs abdominales, éruption cutanée,
prurit, irritation au point d'injection sont classés peu fréquents.
Si le vaccin devait être utilisé, le virus serait celui correspondant à la pandémie. Le vaccin devrait donc être élaboré en toute hâte pour être ensuite produit en grande quantité le plus rapidement possible puis injecté au cours d'une campagne de vaccination organisée dans la précipitation et l'anxiété. Il sera donc fort peu probable que le vaccin pandémique réel soit moins à risque que ce vaccin prototype dont les études très limitées laissent la possibilité d'effets secondaires très graves apparaissant sur des populations beaucoup plus nombreuses.
On peut aussi noter qu'il n'a pas été testé sur des enfants, ce qui est normal (éthique) pour un tel essai. Mais face à une pandémie il sera sans doute aussi utilisé sur des enfants et nul n'en connait les effets.
Dans la précipitation d'une préparation vaccinale alors que la pandémie serait commencée il y a un fort risque que des erreurs de manipulations virales se produisent. En effet, tout récemment, dans des conditions beaucoup plus sereines, le laboratoire Baxter, celui qui produit le Celvapan, s'est un peu mélangé les pinceaux. Voir à ce sujet mon article sur ce blog : l'énorme bévue d'un laboratoire.
Des
informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le
site internet de l'Agence européenne du médicament (EMEA) :
http://www.emea.europa.eu/.
07 novembre 2007
Vaccin antigrippe : obligation pour les professions de santé ?
Le récent rapport de l’Opeps
(Office parlementaire d’évaluation des politiques de santé) tente de relancer
l’obligation de la vaccination antigrippale pour les personnels de santé : votée par le Parlement, elle avait
été suspendue par le gouvernement sur avis vigoureux des comités d’experts. S’agit-il d’une passe d’arme entre des parlementaires et
des experts en santé publique ? De toute façon, une affaire à suivre…
Des parlementaires relancent l’obligation vaccinale
Voici donc l’extrait du rapport de
l’Opeps relatif à cette affaire (les
passages en gras le sont dans le texte d’origine)
« L'obligation de la
vaccination des professionnels de santé en question
Le fait que les médecins eux-mêmes doutent de plus en plus souvent de l'opportunité de certains vaccins a des répercussions non seulement sur les taux de vaccination de leurs patients, mais encore sur leur propre capacité à se faire vacciner eux-mêmes. La question n'est pas anodine dès lors qu'on considère que les médecins sont, par nature, des facteurs de transmission des maladies.
C'est particulièrement le cas pour la vaccination antigrippale. L'objectif n° 39 de la loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique, qui fixe à 75 % la proportion des professionnels de santé vaccinés, est ainsi loin d'être atteint. Si près de 70 % des médecins généralistes sont vaccinés chaque année, ce n'est le cas que de 30 % des infirmiers libéraux. Ces taux ne permettent pas d'éviter la transmission du virus entre les soignants et les malades. Avec un tiers seulement de personnels vaccinés, la situation est particulièrement préoccupante à l'hôpital où les risques de contagion sont élevés.
La recommandation de vaccination n'étant visiblement pas suffisante pour inciter les professionnels de santé à se protéger et à protéger leurs patients, la commission des affaires sociales du Sénat avait présenté un amendement au projet de loi de financement de la sécurité sociale pour la rendre obligatoire. Bien qu'adoptée définitivement par le Parlement, cette mesure n'est toujours pas mise en oeuvre, faute de décret d'application. L'Opeps déplore ce retard et demande la publication rapide de ce texte. »
Mon commentaire :
Il me semble que cette affaire ne s’est pas déroulée tout à fait ainsi : fin décembre 2005 les parlementaires ont effectivement ajouté la vaccination antigrippale aux obligations vaccinales courantes imposées aux personnels de santé. Mais, un avis du Cshpf (Conseil supérieur d’hygiène publique de France) daté du 19 mai 2006 recommandait la suspension de cette obligation en des termes plutôt vigoureux. Le gouvernement a suivi cette recommandation en levant par décret du 14 octobre 2006 cette obligation. Certes, il est exact qu’un nouveau décret pourrait annuler le précédent et rendre à nouveau obligatoire cette vaccination. Mais présenté cela comme un simple décret d’application d’une loi alors que notre plus haut comité d’experts dans le domaine de la santé s’est prononcé fermement contre me paraît un peu cavalier. La dernière phrase est sans ambiguïté sur les objectifs des parlementaires : le décret, et plus vite que ça !
Qu’en pensaient
nos experts en santé publique ?
Voici les premières considérations ayant motivé l’avis du Cshpf :
« Considérant
d’une part :
- qu’il résulte des débats parlementaires que l’obligation vaccinale contre la grippe saisonnière des professionnels visés par l'article L3111-4 du Code de la Santé Publique a été adoptée depuis le 1er janvier 2006, dans un contexte de menace pandémique ;
- que les obligations vaccinales prescrites par
l'article L3111-4 du Code de la Santé Publique visent exclusivement à protéger
les professionnels du risque d'être eux-mêmes contaminés, et ne
visent pas à protéger les personnes dont ils prennent soin et pour lesquelles
la grippe présente un risque de complication ou de décès ;
- que le Conseil Supérieur
d'Hygiène Publique de France est consulté sur les conditions d’immunisation
fixées par arrêté du ministre chargé de la santé ;
Considérant d’autre
part :
- que l'obligation
vaccinale, dans l’objectif de protection des professionnels visés contre la
grippe, doit être abordée de façon différente en période de grippe saisonnière
interpandémique et en période de pandémie grippale confirmée ;
- qu’il n’y a pas de
sur risque pour les professionnels de santé en période de grippe saisonnière
inter-pandémique » etc.
Lire le texte complet avec le lien donné plus haut sur le site (hcsp.fr) du Haut conseil de santé publique (Hcsp) qui remplace maintenant le Cshpf.
Une affaire à
suivre…
Vous aurez noté que le Cshpf rappelle qu’il doit être consulté…De toute évidence, les parlementaires qui avaient pris cette initiative ne désarment pas. Y-aurait-il une bataille entre des parlementaires et les comités d’experts pour définir qui décide de la politique vaccinale en France ? L’année 2007 avait d’ailleurs débuté par une initiative parlementaire qui a conduit à mettre dans la loi (du 5 mars 2007) que le refus de vaccinations obligatoires pour les enfants était la manifestation d’une dérive sectaire !!! Et cette disposition s’appliquait donc au BCG qui était encore obligatoire à ce moment-là alors que plus de la moitié des parents concernés refusaient ce vaccin, que les autres regrettaient de l’avoir fait faire, que la plupart des médecins et pédiatres ne voulaient plus le faire…et que quelques jours plus tard, le Cshpf recommandait la levée de l’obligation…On pourrait sourire du caractère grotesque de cette initiative. Si la levée de l’obligation du BCG se fera attendre encore quelques mois ce sera pour aller de concert avec le nouveau calendrier vaccinal publié chaque année en juillet. Sur ce point, les parlementaires en furent donc pour leurs frais.
Il y a de plus maintenant ce long rapport de l’Opeps où les parlementaires impliqués sur cette question définissent leur vision de la politique vaccinale pour les Français. Le Hcsp et le CTV auront-ils les mêmes orientations ? Affaire à suivre donc…et qui pourrait réserver encore quelques surprises…
30 octobre 2007
Vaccin grippal : production mondiale en grande expansion
Un communiqué de l’OMS daté du 23 octobre 2007
annonce que la production mondiale de vaccins contre la grippe saisonnière
s’est accrue de 215 millions de doses, passant de 350 à 565 millions. Cette
progression se fait sous l’impulsion du risque de pandémie grippale par le H5N1
même si certains experts vétérinaires pensent que ce virus a bien peu de chances d’être à l’origine d’une pandémie
prochaine. Ce qui paraît certain c’est que cette crainte, fondée ou pas, est
bien le moteur de la progression du vaccin grippal saisonnier par une
transformation en profondeur des capacités mondiale de production.
Extraits du communiqué (sur le site de l'OMS www.who.int/fr) :
« Les récents progrès scientifiques et l’amélioration de la capacité de fabrication de vaccins ont amené les experts à accroître leurs projections du nombre de doses de vaccins contre la grippe pandémique qui pourront être fournies ces prochaines années.
Comme l’a fait observer aujourd’hui le Dr Marie-Paule Kieny, Directeur de l’Initiative OMS de recherche sur les vaccins, "grâce à l’augmentation de la capacité de production de vaccins antigrippaux, nous sommes bien mieux placés pour faire face à la menace d’une pandémie de grippe. Mais, malgré les progrès significatifs enregistrés, nous sommes encore loin de pouvoir produire les 6,7 milliards de doses en six mois qui seraient nécessaires pour protéger l’humanité entière. Les activités de préparation accélérées doivent se poursuivre et bénéficier du soutien politique et financier voulu afin de mieux combler le fossé encore sensible qui subsiste entre l’offre et la demande."
Cette année, les fabricants ont pu accroître la capacité de production de vaccins antigrippaux saisonniers trivalents (trois souches virales) pour la porter à 565 millions de doses selon les estimations, contre 350 millions de doses produites en 2006 selon la Fédération internationale de l’industrie du médicament. D’après les experts, la capacité de production annuelle de vaccins antigrippaux saisonniers devrait passer à un milliard de doses en 2010, à condition que la demande suive la même évolution
Le
groupe consultatif a également examiné un nouveau plan qui évalue les options
pour un renforcement ultérieur de la capacité de production de vaccins et a
étudié les prochaines étapes prioritaires. Les trois options les plus utiles
consistent à continuer de promouvoir les programmes de vaccins antigrippaux
saisonniers, à aider l’industrie à maintenir la capacité de production au-delà
de la demande saisonnière et à permettre à certaines installations de
production de vaccins de passer, au début d’une pandémie, de la production de
vaccins inactivés à la production de vaccins vivants atténués. En raison des rendements
plus élevés obtenus grâce à la technologie des vaccins antigrippaux vivants
atténués, la conversion des installations pourrait permettre de combler d’ici
2012 le déficit prévu entre l’offre et la demande et de produire assez de
vaccins pour protéger l’ensemble de l’humanité dans les six mois suivant la
déclaration d’une pandémie. »
11 octobre 2007
Vaccin grippal : inefficacité confirmée chez des personnes âgées
Comme chaque année la
polémique avait repris en cette période de lancement du vaccin contre la
grippe. Il est recommandé chez les personnes dites âgées (plus de 65 ans) car
pour elles, les complications de la grippe peuvent être graves. Mais le vaccin
est-il protecteur pour ces personnes ? La revue Science a publié récemment
un article très critique sur cette efficacité et Le Figaro avait repris
l’information (voir mon article). Le BEH (Bulletin épidémiologique
hebdomadaire) du 9 octobre
2007 vient de publier une étude épidémiologique sur une épidémie qui
s’était produite dans le Tarn en février 2007 dans un établissement hébergeant
des personnes âgées.
Le
bilan de la vaccination
Sur 89 résidents, 43
furent touchés par des syndromes grippaux. Une équipe d’épidémiologiste de
l’InVS est allé sur place pour enquêté avant la fin de l’épidémie. Des analyses
micro-biologiques ont été diligentées sur des récents quand l’investigation
épidémiologique débuta. Deux malades furent trouvés positifs à la grippe et les
autres furent considérés comme très probables. Il y avait 58 vaccinés parmi les
89 résidents (65%), 26 parmi les 43 malades (60,5%), 17 malades n’ayant donc
pas été vaccinés. Les épidémiologiste calculent ce qu’ils nomment le taux
d’attaque : chez les vaccinés qui est de 45% (c’est la proportion de
vaccinés tombés malades) alors qu’il est de 55% chez les non vaccinés. De
telles différences alors que les nombres de malades et de résidents sont
faibles ne sont nullement significatives : cela signifie que de faibles
variations aléatoires auraient pu inverser le résultat. Par exemple, 15 malades
chez les non vaccinés au lieu de 17 et 28 chez les vaccinés au lieu de 26
donnerait le même taux d’attaque 48%
dans les 2 groupes. Les experts de l’InVS concluent ainsi :
« La
vaccination antigrippale des résidents n’a pas été retrouvée comme facteur
protecteur contre la maladie, bien qu’on observe une tendance à un taux
d’attaque supérieur chez les résidents non vaccinés. Ce résultat se retrouve
dans d’autres études qui précisent que la vaccination des personnes âgées
institutionnalisées est plus un facteur protecteur contre les complications
et les décès que contre la grippe elle-même »
Donc, si le vaccin contre
la grippe n’empêche pas la maladie elle serait moins grave chez les vaccinés.
Il y avait là une excellente occasion d’essayer de vérifier cette affirmation
sur le terrain en comparant la gravité des cas chez les vaccinés et non
vaccinés que les épidémiologiste avaient sous la main. Mais elle n’a pas été
exploitée, du moins ses résultats éventuels n’ont pas été publiés. C’est fort
dommage.
L’étude
reconnaît que sur cet épisode c’est l’âge qui apparaît comme la cause dominante
et non le sexe ou la présence de pathologies préexistantes. De plus,
« La
confirmation étiologique de la grippe par tests rapides a permis de mettre
immédiatement en place le traitement prophylactique et curatif par antiviraux.
La prescription tardive de ces traitements à un stade probable d’extinction
spontanée de l’épidémie rend
difficile l’estimation de leur efficacité. On note cependant qu’à partir
de leur mise en place, aucun nouveau cas n’a été signalé chez les résidents.
La mise en place des autres mesures de contrôle, comme l’isolement des
malades et le renforcement des mesures d’hygiène, a probablement permis de
limiter la transmission, notamment dans le bâtiment 2, tout en rappelant au
personnel les précautions
standards et en augmentant les
moyens de pour la prévention quotidienne du risque infectieux.
Les premières mesures de contrôle immédiatement mises en place :
renforcement des mesures d’hygiène notamment lavage et désinfection des mains
du personnel, port de masque pour le personnel et les résidents, limitation des
déplacements et des
activités collectives des résidents, isolement des malades dans leur
chambre, limitation des visites et information des visiteurs et du personnel
intervenant par affiches et courriers.
A l’occasion de cet épisode, l’établissement s’est doté de moyens
supplémentaires de prévention du risque infectieux utiles pour son activité
quotidienne(solutions hydro-alcooliques, masques, gants, affichage d’un
protocole d’hygiène et de lavage des mains).
02 octobre 2007
Vaccin contre la grippe : inefficace chez les personnes âgées ?
Une étude publiée dans The Lancet du 25/09/07
affirme que la preuve de l’efficacité du vaccin contre la grippe chez les
personnes âgées n’a jamais été apportée ! C’est pourtant la cible
principale des campagnes de vaccination contre la grippe : protéger les
personnes âgées. Voir l’excellent article de Jean-Michel Bader dans Le
Figaro du 2 octobre 2007.
Je ne peux ici que résumer très brièvement. Ce qui a
été établi c’est que la grippe tuait beaucoup plus après 80 ans qu’entre 65 et
70 ans (55% des décès après 80 ans, 20% entre 70 et 80 ans). Ce qui a également
été établi c’est que le vaccin était surtout efficace chez les personnes jeunes
et en bonne santé, c’est à dire celles qui ont peu de chances de faire des
complications et qui ne sont pas visées par les campagnes de vaccination. On ne
prête qu’aux riches !
Faut-il vraiment s’en étonner ? Lorsqu’un
organisme est affaibli, les vaccins ne peuvent plus vraiment agir et pourraient
même au contraire éprouver davantage encore l’organisme. La volonté de protéger
les personnes faibles exprime un bon sentiment mais pour supporter un vaccin et
en potentialiser ses effets il faut un organisme vigoureux. C’est peut-être
décevant mais est-ce si surprenant ?
