Le 14 novembre 2006, à la seconde journée de l’audition publique sur la levée de l’obligation du BCG pour les enfants, les organisateurs (la Sfsp dont le président était (le futur directeur de la nouvelle agence Santé publique France, François Bourdillon), avaient invité le Pr Didier Truchet, juriste de haut niveau ( faculté de Droit Paris II et président de l’association française de droit de la santé en 2006). J’ai son exposé dans sa totalité, du moins la version écrite qu’il avait transmis a posteriori.  Quelques extraits utiles extraits de la publication des Actes de cette audition par la Sfsp [1] :

 “1 Jusqu’où est-il possible de porter atteinte à la liberté individuelle pour protéger la santé de tous ?”

2- Pas de hiérarchie entre la liberté individuelle et la protection de la santé. L’une et l’autre sont au niveau le plus élevé, celui de la constitution. Aussi, aucune des 2 valeurs ne peut l’emporter sur l’autre. Il convient donc de les concilier.

Dans sa décision du 29 juillet 1994 (loi bio éthique) le Conseil Constitutionnel a affirmé que la protection de la santé  doit être concilié avec la sauvegarde de la dignité de la personne humaine et avec la liberté individuelle.”

 Les modalité de la conciliation"

"La liberté est de principe, sa limitation l’exception. Cela signifie que le silence de la loi laisse intacte la liberté individuelle. Pour limiter la liberté individuelle au nom de la santé publique, il faut respecter deux principes.

* principe de nécessité : la mesure restrictive est-elle vraiment nécessaire à la protection de la santé ?

* pas moins important, celui de  proportionnalité : pour être légale la mesure  restrictive de liberté  doit être proportionnée  à la menace qui pèse sur la santé publique, ni trop ni trop peu.

 En outre le choix n’est jamais définitif, il doit même être régulièrement adaptée à l'évolution de la menace sanitaire, des données épidémiologiques, des techniques de prévention et de soin, des connaissances scientifiques … mais aussi des mentalités et attentes de la population.”

[1] Audition publique sur la vaccination des enfants par le BCG. Levée de l'obligation vaccinale ? Actes de l'audition publique des 13-14 novembre 2006. Téléchargement gratuit

http://www.sfsp.fr/content-page/52-collection-sante-et-societe/879-vers-une-levee-de-l-obligation-vaccinale-des-enfants-par-le-bcg

 

Voici l'avis d'un correspondant qui peut refléter un avis assez généralisé mais qui s'apparente plus à une disserte pour le bac qu'à une authentique réflexion. Mais cela fait partie du débat publique.

 "Vous pouvez parfaitement tourner le dos au progrès de la médecine et nier les découvertes de Pasteur : liberté d'expression.

Vous pouvez également saboter votre propre santé, vous droguer ou refuser les médicaments : liberté individuelle.

En revanche la vaccination concerne

(i) des enfants qui n’ont pas encore le pouvoir de décider et à que l’on peut à juste titre protéger de la stupidité de leurs parents

(ii) le groupe qui à travers les épidémies peut pâtir directement de l’irresponsabilité individuelle.

Voilà pourquoi je trouve parfaitement libéral d’imposer la vaccination, fondée sur le consensus scientifique du moment, à tous ceux qui partagent l’air commun."

"Obligation ....Fondée sur le consensus scientifique du moment ...."

C'est bien là une part importante du problème : ce n'est pas un consensus scientifique mais un consensus pour faire circuler dans l'espace publique des affirmations que l'on sait fausses mais qui seront martelées comme étant scientifiques

 

Les deux vérités

 

Vérité scientifique et vérité publique

 

 Voici le résumé d'une communication plénière qui sera présentée au congrès Sfsp-Adelf des 4-6 octobre 2017 à Amiens :

 

Henri Bergeron - Directeur du Master «Organisations et Management des Ressources Humaines», Directeur duprogramme Santé du LIEPP, Coordinateur scientifique de la Chaire Santé de Sciences Po

« Nous envisageons dans cette présentation d’explorer les rapports d’affinité élective entre science et politique. Nous considérons ces rapports non comme une donnée, un point de départ de l’analyse, mais comme une construction dont il s’agit de décrire les conditions de possibilité, et, symétriquement, d’impossibilité. L’intervention tentera d’apporter  quelques éléments de réponses aux questions suivantes :

1- qu’est-ce qui détermine la compatibilité d’un énoncé scientifique avec des impératifs d’ordre politique ?

2- Qu’est-ce qui fait obstacle à la circulation dans les espaces de la décision politique de certains faits pourtant consensuels dans les communautés scientifiques qui les produisent ?

3- Plus généralement : quels sont les mécanismes de la sélection des savoirs à des fins d’action publique ? »

 

Ce processus de sélection des savoirs à des fins d'action publique crée effectivement 2 vérités, la vérité scientifique et la ''vérité'' qui va circuler dans l'espace publique et qui sera propagée non seulement par les médias mais aussi par l'enseignement dans les écoles et que l'on retrouvera au niveau des débats parlementaires et des études juridiques.

 

Voici 3 exemples montrant la coexistence de ces 2 vérités :

La variole vaincue par la vaccination ?

 Il est très souvent affirmé que « La variole a été vaincue par la vaccination ». Alain Fisher dans sa restitution de la concertation du 30 novembre 2016 n'a pu s'empêcher de l'affirmer alors que c'est faux et que ce ne fut pas faute d'avoir vacciné ! On passe ainsi sous silence que cas et contacts furent systématiquement isolés, ce qui interrompait la chaine de transmission.

Extrait du rapport de 140 pages rédigé par la Commission pour la certification de l’éradication mondiale de la variole (1980) :

 « Dès lors que les varioleux étaient isolés dans une enceinte où ils n’avaient de contacts qu’avec des personnes correctement vaccinées ou précédemment infectées, la chaîne de transmission était rompue. En identifiant et en isolant immédiatement les contacts qui tombaient malades, on dressait un obstacle à la poursuite de la transmission . » [2 p. 22]

[2] http://whqlibdoc.who.int/publications/a41464_fre.pdf

 

 L'éradication de la polio qui signifie l'absence de circulation des virus sauvages ou dérivés de souches vaccinales et qui a été réalisée dans un pays comme la France est attribuée à la vaccination. Bruno Lina m'avait confirmé aux secondes Assises du vaccin à l'Institut Pasteur de Paris le 16 mars 2015 que les virus polio ne circulaient plus en France.

 

Si les vaccins peuvent éviter une paralysie chez le sujet vacciné, il est parfaitement reconnu que le vaccin inactivé injectable ne peut stopper la circulation des virus et qu'on ne peut éviter que le vaccin oral à virus vivant mette des virus polio en circulation, d'où la nécessité absolue de l'arrêter comme le dit l'OMS pour avoir une chance d'éradiquer la polio. Elle vient de le faire pour le virus sauvage de type 2.

 

L'arrêt de la circulation de ces virus en France a été obtenu par la maitrise de l'eau consommée par les populations (assainissement …).

 

Quand, comme en Inde par exemple, on observait la persistance de la polio, l'OMS affirmait toujours que c'était dû à une couverture vaccinale insuffisante. Mais quand elle constata que plus de 75% des cas avaient reçu plus de 7 doses de vaccin oral elle dira que c'était l'insuffisance des mesures d'hygiène (pas d'assainissement). Elle va envoyer une commission d'enquête qui constatera par exemple que dans la vallée de la Kosi aucun puits n'était protégé et que leur eau était contaminée par des matières fécales pouvant porter des virus polio qui sont des entéro-virus.

 

Ces populations avaient surtout besoin que le gouvernement indien fasse réaliser ces protections plutôt que de faire passer sans cesse des équipes de vaccination. L'obsession de la couverture vaccinale détourne des vrais problèmes.

 

La couverture vaccinale : la nouvelle Ligne Maginot ?

 

 Voici ce qu'écrivait Donald Henderson* en 1976 quand il tirait les enseignements de l'expérience de l'éradication de la variole [8] page 10 :

 «Le plus important est de reconnaître que les progrès réalisés dans un programme de lutte contre une maladie peuvent être appréciés en terme d'incidence de cette maladie.  Nous avons constaté, jusqu'à une date très récente, que les autorités sanitaires, la presse et le public dans leur ensemble ont cherché à évaluer les progrès réalisés en premier lieu d'après le nombre de vaccinations effectuées. Lorsqu'une épidémie se produisait, … l'attention était surtout dirigée vers les chiffres de la vaccination. Si ceux-ci étaient élevés on en concluait que le programme se déroulait bien. »

 

 « La mesure des progrès réalisés d'après le nombre de vaccinations effectuées

semble être un échec trop fréquent des programmes de vaccination aujourd'hui

aussi bien dans les pays développés qu'en voie de développement. »

 

 * Henderson était le directeur à l’OMS du programme d’éradication. Il est considéré comme l’homme qui a vaincu la variole.

 

[8] Les enseignements de l'éradication de la variole par Henderson

 

http://whqlibdoc.who.int/smallpox/WHO_SE_75.76_fre.pdf

 

Pour la rougeole le discours publique ne tient aucun compte des propriétés réelles du vaccin. Elles sont pourtant connues depuis très longtemps. Voici un échantillon de ses propriétés :

Voici quelques résultats d'études collectés dans une thèse sur le sujet (Grenoble 2002) [3]

"Une épidémie de rougeole s’est déclarée aux États Unis dans une population où 99% des enfants avaient été vaccinés (Gustafson; 1987).

Ces échecs peuvent s'expliquer quand le vaccin est administré aux enfants de moins de 12 mois (Shaby, 1977) en présence des anticorps maternels contre la rougeole (Barrata, 1970). On estime que ces anticorps ont généralement disparu à 12 mois mais ils persistent encore plusieurs mois chez certains enfants et diminuent l’efficacité de la vaccination. Le taux de décroissance des anticorps maternels est inversement corrélé au niveau socioéconomique. »

 

Pour que la vaccination soit efficace il faut que l'enfant ait perdu son immunité maternelle. Il faut donc qu'il y ait une lacune immunitaire dont la durée est imprévisible et variable selon les enfants. La vaccination ne peut donc créer une immunité complète pour toute la population à tous les âges. Les propriétés du vaccin font que c'est IMPOSSIBLE ! On sait cela depuis au moins 40 ans ...

 

« La rougeole qui sévit dans les populations vaccinées est différente de la rougeole classique. Elle présente parfois des formes asymptomatiques ou des signes cliniques atténués. Le diagnostic clinique s’avère très difficile, ce qui augmente considérablement le nombre de personnes malades qui échappent au diagnostic. Le virus de la rougeole peut alors circuler sans être détecté dans une population vaccinée, ce qui augmente faussement l’estimation de l’efficacité de la vaccination (Orenstein  1988)."

 

 

 

« Le virus de la rougeole peut circuler sans être détecté

dans une population vaccinée »

 

 Ce fait épidémiologique est très lourd de conséquences. Chez l'animal, le vaccin contre la fièvre aphteuse à la même propriété et c'est pour cette raison qu'il fut interdit car cela empêche de contrôler les épidémies, faute de savoir où se trouve le virus. Or cette information est indispensable pour avoir une chance d'éliminer une maladie.

La lutte contre la variole et contre les maladies animales ont clairement démontré que si on élève la couverture vaccinale en perdant la trace du virus, on échoue.

Malheureusement, en matière de lutte contre les maladies et l'utilisation des vaccinations, les arguments immunologiques et idéologiques sont beaucoup plus présents que les arguments épidémiologiques sérieux, surtout pour les maladies humaines.

 

"Plusieurs études mettent en évidence une diminution significative du taux d’anticorps avec le temps. Paradoxe entre la grande efficacité du vaccin contre la rougeole et l’apparition des épidémies soutenues au sein des populations vaccinées. Il existe une différence d’antigénicité significative entre certaines souches sauvages et les souches vaccinales, qui rend les premières plus résistantes aux anticorps induits par la vaccination. De telles souches seraient à l’origine de l’infection observée dans les populations vaccinées (page 130). Le passage du virus de la rougeole dans les populations vaccinées exposerait le virus à une immunosélection et à la production de variants qui seraient éventuellement moins efficacement neutralisés par l'immunité induite par le vaccin (page 76)."

 

On nous a affirmé que la vaccination était efficace toute la vie, rien n'est moins sûr.

"Les mères immunisées par la vaccination ont peu d’anticorps et sont donc prédisposées à transmettre un faible taux d’anticorps à leurs enfants (Markowitz, 1996 ; Zanetta, 2002). Les enfants nés de mères vaccinées perdent plus tôt leurs anticorps maternels et sont donc susceptibles à un très jeune âge."

 

La conséquence est que des enfants peuvent faire des rougeoles très jeunes, moins d'un mois et que ces rougeoles sont très graves. Cela ne se produisait pas avant la vaccination.

 

 "La vaccination ROR induit des taux de séroconversion plus faible chez des enfants âgés de 15 à 18 mois, enrhumés, par rapport à des enfants non enrhumés (Pabst, 1992 ; Maldonado, 1995).  En Chine, on a observé une diminution des anticorps pendant les quatre années suivant l’administration du vaccin. Huit ans après la vaccination, 12,9% des sujets n’avaient pas d’anticorps détectables (Xiang & Chen, 1983)."

"Le VIH augmente la transmission du virus de la rougeole et empiète sur les efforts d’éradication de cette maladie :

la prévention est entravée par l’immunogénicité réduite du vaccin contre la rougeole chez les personnes infectées par le VIH. (Oxtoby,1989). La période de contagion est rallongée chez les sujets immunodéprimés (plus de 45 jours)."

Page 53 :

"La stimulation naturelle serait plus efficace que la revaccination qui n’induit qu’une réponse de courte durée spécialement chez les enfants qui ont été vaccinés très tôt dans l’enfance (Stetler et al., 1986). Dans l’un et l’autre cas, la réponse à la stimulation est inversement proportionnelle au taux d’anticorps préexistants (Christenson & Bottiger, 1994).

Conclusions de l'auteure de la thèse :

"Au regard de toutes ces études,nous pouvons dire que l’immunité acquise par le vaccin contre la rougeole semble être un continuum, allant d’une protection totale et durable à une protection minimale ou nulle, en passant par une protection partielle ou temporaire. »

Elle peut ainsi conclure :

 

« Cette flexibilité de la réponse immunitaire est responsable

de la circulation occulte

du virus de la rougeole dans la population vaccinée."

 

  Comment soutenir dans ces conditions que la faiblesse de la couverture vaccinale serait seule responsable et que toutes les rougeoles qui apparaissent seraient évitables par la vaccination comme on le dit trop complaisamment ?

[3] Les liens successifs ont été cassés mais on peut retrouver cette très belle thèse en tapant son titre :

 

SOUCHES AFRICAINES DU VIRUS DE LA ROUGEOLE :
  ETUDE DE L’INTERACTION VIRUS-CELLULE    ET ANALYSES PHYLOGENETIQUES

Le lien direct est :

https://www.yumpu.com/fr/document/view/38634696/souches-africaines-du-virus-de-la-rougeole-etude-

 

 

 

 Question 

la vaccination obligatoire des enfants de 1 an contre la rubéole correspond-elle à la protection de la santé de tous ?

Plus précisément, si le ROR n’existait pas et que seuls les 3 vaccins dissociés existaient, l’autorité envisagerait-elle de rendre obligatoire celui contre la rubéole ? Très probablement non ! Or, d’un point de vue juridique, je ne suis pas juriste, l’obligation du ROR devrait trouver sa justification dans l’obligation justifiée de chacune de se 3 composantes, comme si elles étaient indépendantes. Elles devraient donc respecter les conditions rappelées par Didier Truchet.

 Or une obligation vaccinale ne peut se décréter de façon arbitraire et autoritaire, elle est juridiquement conditionnée par des règles comme on vient de le voir.  Seraient-elles satisfaites pour la rubéole ?

 les données médicales sont que cette fièvre éruptive est très peu grave en soi. La seule complication sérieuse est pour le foetus portée par une femme non immunisée. C’est le seul élément qui pourrait éventuellement justifier une obligation vaccinale. Mais pour qui ? Pour les enfants âgés d’un an ou pour les adolescentes ?

La vaccination des enfants a pour effet de réduire la circulation du virus, comme pour la rougeole, et donc de réduire les risques de contamination de la femme enceinte. C'est bien là l'avantage avancé pour la vaccination systématique des enfants.

Mais, car il y a un mais très important et même deux :

1-  Vaccinées à 1 an, les femmes en âge de procréer ne seront plus immunisées par cette vaccination pendant cette période critique.

2- La vaccination des enfants réduit aussi pour la femme enceinte la possibilité qu'elle ait au préalable été immunisée par la circulation des virus en l’absence de la vaccination des enfants. On le constate pour la rougeole, celle-ci se déplace vers les adultes pour laquelle elle est plus grave. Or pour la rubéole ce sont justement des adultes qu'il faut protéger.

 Autrement dit, la stratégie choisie est-elle la plus performante ? Oui si elle permettait d’éradiquer le virus mais personne n’envisage son éradication qui parait hors de portée en raison en particulier des importations. N’aurait-il pas été préférable, comme ce fut envisagé initialement, de laisser le virus circuler en ne vaccinant pas les enfants pour se contenter de proposer la vaccination aux seules adolescentes, en se limitant même à celles dont on aurait vérifié au préalable le statut immunitaire ?

Cette vaccination systématique des enfants est donc une perte de chance pour les femmes enceintes.

 L’arrivée quasi exclusive du vaccin triple ROR et la quasi suppression des vaccins simples a modifié la donne, du moins en pratique mais le juridique ne devrait pas en tenir compte pour apprécier l’obligation du vaccin contre la rubéole aux enfants d’un an

 Je laisse à chacun le soin d’appliquer les conditions rappelées par Didier Truchet à la vaccination des enfants d’un an contre la rubéole. Cette maladie ne crée aucune menace pour la population, seuls un certain nombre d’enfants naitront malformés. Il est légitime de chercher à en réduire le nombre mais pas à n'importe quel prix. On pourrait y parvenir encore mieux par une stratégie vaccinale plus adaptée vue l’impossibilité de l’éradication : la vaccination ciblée des adolescentes.

Le prix à payer est sans doute énorme car il n'est pas possible d'écarter le lien entre cette vaccination triple ROR* et les maladies intestinales très graves qui apparaissent chez certains enfants très peu de temps (quelques heures ou quelques jours) après cette vaccination alors qu'il existe un lien aujourd'hui reconnu entre ces infections intestinales et des troubles comportementaux très sévères et définitifs : des neurotoxiques libérés par les bactéries pathogènes de l'intestin franchissent la barrière intestinale puis hémato-encéphalique pour attaquer le cerveau.

il y a maintenant de nouvelles données qui confirment une part de ce qui avait été constaté il y a 22 ans, c'est à dire le lien entre une infection intestinale très forte et persistante avec des troubles comportementaux très sévères. Voici un extrait relatif à une étude américaine publiée en janvier 2017 :

 

Autisme : la transplantation fécale améliore les symptômes intestinaux et comportementaux

 

Les preuves s’accumulent de l’influence du microbiote intestinal sur le fonctionnement cérébral. Dans une nouvelle petite étude, des chercheurs américains montrent que rééquilibrer le microbiote intestinal d’enfants autistes par la transplantation fécale améliore non seulement les troubles gastro-intestinaux, fréquents dans cette population, mais aussi les symptômes comportementaux [2].

 

 Un enfant sur 160 présente un trouble du spectre autistique (TSA), selon l’Organisation Mondiale de la Santé. Or, l’origine de ces troubles reste encore mal comprise.

 

 En raison de la forte prévalence des problèmes gastro-intestinaux chez ces enfants et de la corrélation entre ces symptômes et la sévérité de la maladie autistique, depuis quelques années la communauté scientifique est allée investiguer du côté du microbiote des jeunes autistes.

 

nous espérions aussi voir les symptômes autistiques s’améliorer et nous avons été agréablement surpris de constater une amélioration de près de 25 % dans les 10 semaines qui ont suivi le traitement ».

 

 L’étude a été publiée dans l’édition en ligne du 23 janvier du journal Microbiome [2].

 

D'après une méta-analyse publiée en 2014 dans la revue Pediatrics [3], les enfants autistes souffrent au moins quatre fois plus souvent de troubles gastrointestinaux que les enfants témoins. Ils ont trois fois plus de diarrhées et de constipation et 2,5 fois plus de douleurs abdominales.”

* Le vaccin simple contre la rougeole existe toujours, le Rouvax https://www.vidal.fr/Medicament/rouvax-14614.htm

 

Ce fut le premier vaccin contre la rougeole  commercialisé en France. Il l'est toujours bien que rarement utilisé. Il est préconisé en cas de contage de rougeole chez un enfant de moins d’un an.

 

 
[2]  Kang DW et coll. Microbiota Transfer Therapy alters gut ecosystem and improves gastrointestinal and autism symptoms: an open-label study. Publié en ligne le 23 janvier 2017. Microbiome.

 

[3] McElhanon BO et coll.Gastrointestinal symptoms in autism spectrum disorder: a meta-analysis. Pediatrics. 2014 May;133(5):872-83. doi: 10.1542/peds.2013-3995