Additif du 12 juin 2017 :

Les réactions en Italie après l'officialisation de 12 vaccinations obligatoires pour mettre un enfant en collectivités : des manifestations sont organisées dans de nombreuses villes. Voici une vidéo de  4mn34s https://www.youtube.com/watch?v=7aHeP4dYg4k   montrant une très importante manifestation. Il y en a beaucoup d'autres ...

 

 http://initiativecitoyenne.be/2017/06/les-italiens-descendent-dans-la-rue-pour-protester-contre-les-obligations-vaccinales.html 

Fin de l'addtif (mais pas des manifstations !!!)

 

Le 8 février 2017 le Conseil d'Etat précisait dans un arrêt qu'on ne pouvait exiger un vaccin comme le DTP si celui-ci n'était disponible que sous des formes ''enrichies'' comme l'hexavalent et donnait 6 mois (jusqu'au 8 août 2017 donc) pour mettre un DTP enfant à disposition.

Comme les laboratoires n'ont nullement l'intention de relancer la fabrication du DTP enfant, cette contrainte maintenant juridiquement affirmée (enfin !) pourrait a priori recevoir 2 réponses :

1- Extension de l'obligation à l'hexavalent, le seul vaccin destiné aux enfants qui contient le DTP et que les laboratoires veulent continuer à produire.

2-Suppression de l'obligation du DTP pour les enfants.

Il y a donc urgence à régler cette question dans un sens ou dans l'autre.

Le fait que la ministre Marisol Touraine n'ait pas repris la balle au bond en décembre 2016 pour saisir le Parlement afin de créer de nouvelles obligations vaccinales allant dans le sens des recommandations Fischer du 30 novembre 2016 laisse fortement supposer qu'elle a renoncé à s'engager dans une telle extension des obligations.

Bien sûr, le futur gouvernement et la future Assemblée nationale pourraient alors s'y engager mais certains indices me font penser (espérer …) qu'ils n'en feront rien. Parmi ces indices il y a ce qu'avait affirmé l'ancien président du CTV Daniel Floret le 9 février 2017 à l'Express  [1]

 

« Pourquoi, selon vous, faut-il suspendre l'obligation de vaccination du DTP? » 

« Cette obligation date d'il y a plusieurs dizaines d'années: le vaccin contre la diphtérie a été imposé en 1938, celui contre le tétanos en 1940 et contre la poliomyélite en 1964... A ce moment là, ces maladies étaient très graves et la population se montrait peu motivée dans le domaine de la santé. Mais aujourd'hui ce sont des maladies peu fréquentes, qui ont même quasiment disparu. Il faut évidemment continuer à vacciner les enfants contre ces maladies, mais l'obligation n'est plus une nécessité.

Il y a des pays comme l'Allemagne, l'Espagne, l'Autriche, les Pays-Bas ou encore le Danemark qui n'ont jamais rendu aucun vaccin obligatoire, qui fonctionnement donc uniquement avec des recommandations et qui n'ont aucun problème avec ces maladies. » 

« Ne craignez-vous pas une chute du taux de vaccination? » 

« Aujourd'hui, 90% des nourrissons sont vaccinés. Il n'y a pas de raison que cela change, même s'il n'y a plus de vaccins obligatoires. A titre d'exemple, neuf enfants sur 10 sont actuellement vaccinés contre les infections à pneumocoque, alors que la démarche est seulement recommandée. 

Si on suspend les obligations vaccinales, il faudra toutefois que l'Etat lance une compagne d'information chez les médecins. C'est l'opinion du médecin traitant qui détermine le plus l'acte de vaccination chez les enfants. Il faut que les professionnels puissent expliquer aux parents pourquoi ils le font et pourquoi c'est important de le faire. Discuter avec les patients fait partie du rôle fondamental du médecin. »

Il devrait alors paraitre évident que la suspension de l'obligation du DTP implique que l'hexavalent qui contient le DTP ne sera pas rendu obligatoire.

Additif du 18 mai 2017

La nouvelle ministre de la santé vient tout juste d'être nommée, c'est Agnès Buzyn qui n'est pas une inconnus puisqu'elle était présidente de la HAS. Voici son audition du 3 février 2016 devant la Commission des affaires sociales [2] indiquant sa volonté, en tant que présidente de la HAS, de faire de la pédagogie, y compris auprès des médecins, plutôt que d'imposer l'obligation. Il y aura d'inévitables pressions, espérons seulement qu'elles n'iront pas jusqu'à des mesures de rétorsions financières comme la suppression des allocations comme en Australie :

 

COMPTES RENDUS DE LA COMMISSION DES AFFAIRES SOCIALES


Mercredi 3 février 2016

- Présidence de M. Alain Milon, président -

Audition de Mme Agnès Buzyn, candidate proposée par le Président de la République à la présidence du collège de la Haute Autorité de santé, en application de l'article 13 de la Constitution



Madame Poletti, vous m’avez fait part de votre inquiétude en ce qui concerne la politique vaccinale en France et vous me demandez comment la HAS va contribuer à sa nécessaire modernisation maintenant qu’elle a repris les activités du CTV. C’est une question difficile. Il faut oser affronter les sujets complexes, y compris vis-à-vis du grand public. Nous sommes capables de faire de la pédagogie, et les gens sont capables de comprendre. Je m’attacherai à parler de la question vaccinale – y compris devant les médias – et m’efforcerai d’être aussi pédagogique que possible. Mais si les médecins de premier recours, qui sont très écoutés par leurs patients, ne sont pas convaincus et investis, nous ne réussirons pas. Sur cette question, les médecins se désengagent parfois, car il leur faut du temps pour expliquer. La HAS doit donner des outils aux médecins, pour les accompagner dans cette pédagogie nécessaire auprès des patients. Mais je n’engagerai pas de grandes campagnes de vaccination, parce que de toute façon ce n’est pas le rôle de la HAS mais celui de Santé publique France (SPF).



Vous me demandez si la HAS a un avis sur l’obligation de vacciner le personnel hospitalier contre la grippe. Jusqu’à présent, le sujet de la vaccination n’était pas de la compétence de la HAS ; elle n’a donc pas travaillé là-dessus. À titre personnel, je n’y suis pas défavorable, et, en tant que professionnelle de santé hospitalière, je me l’impose à moi-même. Sachant que l’efficacité du vaccin chez les personnes âgées ne dépasse pas 30 %, les patients âgés ont peu de chance d’échapper à la grippe si le personnel hospitalier ne se fait pas vacciner.

 

Deux avancées très importantes ont été actées, la première étant l’intégration du Comité technique des vaccinations (CTV) au sein de la HAS. Je suis de ceux qui, depuis des années, critiquent le fait que ce comité dépende uniquement de l’exécutif. Il va désormais être intégré dans une structure indépendante."
Fin additif
Additf du 10 juin 2017
Sur le blog du docteurdu16  Claudina Michal-Teitelbaum publie une série d'articles  sur le thème :
 1- Est-il légitime de rendre obligatoires 11 vaccins chez le nourrissons ?
Les  articles déjà publiés ont comme sous-titres :
2- Cette concertation citoyenne est-elle légitime ?
3-  Histoire de l'inoculation et de l'expertise pour expliquer la désinhibition modernisatrice
4-  l'obligation vaccinale est un contre-sens historique
5-  Bénéfices/risques des vaccins
6-  Efficacité, immunité de groupe et autres considérations
7-  coqueluche, pneumocoque, hépatite B, méningite C
Fin de l'additif

 

[1]  http://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/dt-polio-la-vaccination-obligatoire-n-est-plus-une-necessite_1877651.html

[2]  http://www.assemblee-nationale.fr/14/cr-soc/16-17/c1617024.asp

 
Voici le lien vers une vidéo de 4’34’’ sur l’une d’elles : https://www.youtube.com/watch?v=7aHeP4dYg4k

https://www.youtube.com/watch?v=7aHeP4dYg4k

https://www.youtube.com/watch?v=7aHeP4dYg4k