Au moment où j'écris ces lignes, la pétition [1] a recueilli 631445 signatures. 

 

Les organisateurs de cette pétition souhaitent atteindre le million qui aurait une grande valeur symbolique et contraindrait l'Assemblée Nationale à se saisir de l'affaire.

 

Quelle affaire ?

C'est simple : pour mettre un enfant en crèche ou pour le scolariser le vaccin DTP (diphtérie, tétanos, polio) est obligatoire sauf contre-indications et c'est le seul vaccin qui peut légalement être exigé pour cela. Son indisponibilité ainsi que celle des vaccins tétravalents (DTP + coqueluche) et quinta-valents (on ajoute coqueluche et l'haemophilus influenza Hib) contraint à faire le vaccin hexavalent qui contient en plus le vaccin hépatite B.

 

Depuis le 12 juin 2008 on a ainsi ''habitué'' les parents à accepter qu'il y ait la coqueluche en plus du DTP puis le Hib et maintenant le vaccin hépatite B. Où s'arrêtera-t-on ?

ADDITIF du 3 juillet (et non du premier avril ....)

Marisol Touraine : 

le DTP n'est pas obligatoire mais seulement recommandé, comme le BCG !!!!!!!!!!

C'est ce qu'elle aurait déclaré ce matin 3 juillet sur BFMTV/RTL à Jean-Jacques Bourdin d'après ce site

http://debredinoire.fr/vaccination-marisol-touraine-favorable-a-un-grand-debat-public/

"L’interview commence de façon étonnante puisque la ministre affirme que la vaccination anti-DTP « n’est pas obligatoire », alors qu’elle constitue le socle, jusqu’à aujourd’hui en tout cas dans l'esprit des Français, des vaccinations obligatoires.

 

« - Jean-Jacques Bourdin.-" Le DTP, il est obligatoire ?"

 

- Marisol Touraine.- "Non, il n’est pas obligatoire."

 

- JJB : "Le DTP n’est pas obligatoire ?"

 

-MT: " Il est recommandé, [comme ?] le Bcg, c’est recommandé."

 

- JJB : "Diphtérie, tétanos, poliomyélite, il n’est pas obligatoire ?"

 

- MT : "Aujourd’hui, nous avons un problème de rupture d’approvisionnement et..."

 

-JJB : "Personne ne peut comprendre ! »

Je confirme : j’ai pu voir la vidéo de BFMTV, les propos rapportés de Marisol Touraine sont bien exacts

http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/marisol-touraine-face-a-jean-jacques-bourdin-en-direct-576903.html

vidéo de 21’51, les vaccins sont dans les dernières minutes. Il faut peut-être faire vite pour vérifier, si vous le désirez. C’est assez incroyable.

S'il n'est pas obligatoire, alors qu'elle rédige au plus vite une circulaire demandant aux administrations concernées de ne plus exiger le DTP à l'entrée des crèches et des écoles...

Pourtant, le Conseil Constitutionnel constitué d'anciens présidents de la République et flanqué d'une armada de juristes de haut niveau,  a rendu très récemment sa décision sur la question de constitutionnalité de l'obligation du DTP pour les enfants.

C'est quoi ce Conseil Constitutionnel ? Une bande de clowns ? A moins que ... ce soit ...mais oui, bien sûr, c'est la canicule, pas de clim au ministère...

En fait elle a confondu DTP et BCG !!!

Quand elle a réalisé sa bévue, plutôt que de la reconnaitre, elle a embrayé sur BCG ! C'est ça l'expérience du discours politique ... J'comprends pourquoi j'ai jamais voulu faire de politique !

Fin de l'additif

 

 

De plus on sait depuis longtemps que l'hexavalent est un vaccin particulièrement dangereux (voir mon article de 2007 ''Vaccins hexavalents : le scoop d'Arte confirmé par l'Afssaps'' [2])

Additif   Confirmation avec l'affaire Ayana dans Le Parisien (par exemple) du 22 juin 2015 :

 

"La fillette avait été prise d'une très forte fièvre et de convulsions dans la nuit du 5 au 6 mai, après avoir reçu dans la journée une injection de deux vaccins, Prevenar et Infanrix. Prévenu par les parents, le SAMU ne s'était pas déplacé et les parents ont déposé une plainte pour non-assistance à personne en danger à la gendarmerie de Sées (Orne), la localité où ils résident."
La fièvre avait atteint 42°5 et détruit le cerveau. La mort de l'enfant a dû être programmée après avoir été autorisée.
D'autres nouvelles sur l'affaire Ayana : "Voilà une affaire qui pourrait relancer le débat sur la vaccination obligatoire, à l’heure ou le professeur Henri Joyeux récolte des centaines de milliers de signatures pour sa pétition ... "  étonnante concordance d'événements !
Il y a aussi ces concordances temporelles rassemblées sur le site d'Initiative Citoyenne.
(Pour le Gardasil-Cervarix il y a ce témoignage rapporté par Initiative Citoyenne).
Fin additif

 

 

La question est donc simple :

sous prétexte que le DTP n'est plus disponible, 

est-il acceptable de vouloir contraindre les familles à accepter ce vaccin hexavalent

alors qu'il n'existe aucune disposition légale permettant de l'exiger ?

 

 

La réponse doit être ferme et sans ambiguïté :

NON !!!

 

C'est ce que manifeste le succès de cette pétition qui n'est en aucun cas une tentative de plébiscite en faveur d'Henri Joyeux comme certains voudraient le faire croire afin de la discréditer en s'attaquant à l'homme. Il n'est pas nécessaire d'être en accord avec tous les propos de l'auteur en toutes circonstances pour signer cette pétition qui prend désormais un sens particulièrement fort ( voir des articles critique [4], [5], [6], [7]).

En un mot, il n'était pas nécessaire de réclamer telle ou telle solution à ce problème,

il suffisait de le poser en termes clairs et vigoureux.

 

 

 

La moindre des choses eut été que le ministre de la santé signe une circulaire

demandant aux administrations concernées

de ne plus exiger le DTP pour les enfants dès que la fabrication de celui-ci avait cessé,

soit dès le 12 juin 2008.

 

Cela n'a pas été fait mais le pourrait toujours

Additif du 13 février 2016

Marisol Touraine a rencontrer les laboratoires producteurs de vaccins le 28 janvier 2016. On peut lire un compte-rendu sur le site du ministère.Il fait mention du fait que "la ministre a exprimé la volonté que puissent être mis à disposition des Français qui le souhaitent des vaccins trivalents". " Il est insupportable et inacceptable que nos concitoyens ne puissent pas accéder à certains médicaments essentiels, dont des vaccins, en raison d’aléas de production industrielle".

Aurait-elle formulé une telle demande et tenu de tels propos si la pétition du professeur Joyeux n'avait pas obtenu près de 800 000 signatures ?

http://social-sante.gouv.fr/actualites/presse/communiques-de-presse/article/lutte-contre-les-penuries-de-vaccins-marisol-touraine-obtient-des-engagements

Fin de l'additif

 

 

Nous sommes maintenant dans un rapport de forces


Que répondent les différentes composantes de l'autorité vaccinale face à cette marée de signatures :

 

La ministre de la santé :

« la vaccination, ça ne se discute pas ! »

Pourtant, le HCSP avait demandé dans un avis [3] que les pouvoirs publics organisent un débat sur le sujet :

« En conséquence, le Haut Conseil de la santé publique considère que :

1. Le maintien ou non du principe de l’obligation vaccinale en population générale relève d’un choix sociétal, lequel mérite un débat que les autorités de santé se doivent d’organiser. »

L'autorité de santé a donc ainsi répondu à la sollicitation du HCSP : pas de débat ! Ou alors, s'il devait y en avoir un, il ne pourra qu'être faussé à la base.

D'ailleurs il faudrait en préalable demander aux laboratoires quels vaccins ils sont disposés à produire en quantité pour vacciner tous les enfants. Si par exemple les autorités de santé décidaient de rendre obligatoire les vaccinations contre la polio et contre la coqueluche, il faudrait que les labos soient disposés à produire ces 2 vaccins pour les enfants et ce  sans l'ajout d'aucun autre vaccin. S'ils répondent que seul le vaccin hexavalent les intéresse, il n'y aura plus que 2 réponses posssibles : soit la suppression de toute obligation pour les enfants, soit rendre obligatoire l'hexavalent.

On constate ainsi que ce sont en réalité les laboratoires qui dictent la politique vaccinale aux autorités.

Il y a eu un précédent à cela : en 2006 Sanofi avait abandonné le Monovax (BCG par multipuncture) pour le BCG intradermique du laboratoire danois SSI beaucoup plus réactogène alors que le BCG était toujours obligatoire pour l'entrée en crèche. Ce fut une belle pagaille qui conduisit, entre-autres, à la pratique du BCG extradermique, si vous voyez ce que je veux dire, (youpi, le médecin a vacciné le carnet de santé, jubilait une maman sur un blog ... pendant que d'autres s'affligeaient de l'abcès inguérissable de leur enfant, et que d'autres mamans attendaient, inquiètes ...). Cette situation inacceptable conduisit à la levée de l'obligation pour les enfants le 17 juillet 2007, annoncée par une conférence de presse de la ministre le 11 juillet.

Le président du CTV :

« des maladies vont réapparaitre, il y a eu 1 cas de diphtérie à Barcelone »

Chercher à faire peur aux populations est un procédé vieux comme le monde :

 

Un soir de novembre 2009 notre ministre de la Santé intervient au 20 heures de France 2, un moment de grande écoute. Regardant la caméra dans les yeux, c'est à dire chaque Français  elle déclarera solennellement :

« Ceux qui ne seront pas vaccinés vont mourir ! »

 

Pourtant le virus H1N1 venait de passer sur l'hémisphère Sud alors qu'il n'y avait pas de vaccins. Étaient-ils tous morts ? Combien de cas de narcolepsie aurions nous eu si les Français avaient exaucé les vœux de la ministre ?

 

Dès août 2005 on nous annonce qu'une terrible pandémie se préparait avec le fameux H5N1.

« Il ne viendra pas tout seul mais avec la grippe saisonnière »

dira une sommité médicale (Jean-Philippe Derenne ). Ainsi, en se vaccinant contre la grippe saisonnière on se protègera aussi contre le H5N1 … Les Français se précipitèrent dans les pharmacies, à un point tel que le 1er novembre il n'y avait plus de vaccins malgré les 4 millions de doses supplémentaires par rapport aux années précédentes.

Puis chacun a attendu l'arrivée du fléau, guettant les canards annonciateurs du désastre et qui allaient s'abattre dans leur jardin … Beaucoup ont dû se dire que la prochaine fois on ne les y reprendrait plus … La prochaine fois fut 2009 et son H1N1. Une enquête conduite en juin 2009 par le sociologue Michel Setbon qui fut membre du CTV, révéla que les Français n'étaient pas enclins à accepter cette vaccination.Sans doute avaient-ils été échaudés par l'affaire du H5N1.

 

Il y eut aussi, bien sûr, la variole avec sa relance médiatique fin 2001 avec le concert de ceux qui demandaient instamment au ministre de reprendre la vaccination antivariolique, comme plusieurs parlementaires et Henri Mollaret, ancien directeur du service de la Peste de l'Institut Pasteur.

 

Selon ce qu'on nous dit, les grands prêtres incas exigeaient le sacrifice d'enfants sur l'autel afin d'apaiser les dieux qui pourraient, sinon, envoyer les épidémies et les famines.

 

Nous constatons donc que ce procédé n'est pas nouveau. La réponse de la population aux injonctions vaccinales infondées et dangereuses à l'occasion de la soit-disant pandémie 2009 ainsi que le succès de la pétition en cours sur le DTP montrent que les Français sont de plus en plus nombreux à ne plus vouloir cautionner et accepter de tels procédés.

 Articles critiques sur Henri Joyeux ou sa pétition

[1] http://petition.ipsn.eu/penurie-vaccin-dt-polio

[2] http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2007/12/06/7139525.html

[3] http://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=455

[4] Marc Girard a publié sur son site un long article qui se veut très critique à l'encontre de Joyeux et aussi de ses contradicteurs :

http://www.rolandsimion.org/spip.php?article338

Mais à vouloir tout critiquer, et d'abord les personnes et les Institutions plutôt que les arguments il se comporte comme le joueur de foot qui trouve plus aisé d'attaquer le joueur que de chercher à lui prendre le ballon dans les pieds sans le toucher (le tacle).  D'ailleurs, de plus en plus souvent on dit  il vous a taclé  pour dire qu'il vous a attaqué alors qu'on ne tacle pas un joueur mais un ballon (un argument donc). Il est ainsi passé totalement à côté du point de vue que j'ai exposé ici comme d'ailleurs à côté de beaucoup d'arguments importants que j'ai trouvés dans les données des études sur la vaccination hépatite B et la sclérose en plaques (sa chasse gardée ...) et développés dans ce blog... Restons centrés sur le ballon (l'argument) car c'est lui et lui seul qui pourra en définitive aller au fond des filets.

Le point de vue que j'adopte ici n'est pas affecté par toutes ces critiques. On peut cependant s'interroger sur la fiabilité de la pétition car aucun contrôle n'est effectué pour vérifier l'authenticité de l'adresse mail ( par un envoi automatique d'un mail demandant une réponse du signataire).

Une chose est certaine : la pétition de Joyeux fait du bruit et provoque d'intenses réactions révélatrices (ministre, président du CTV etc). On ne peut ignorer que ce qui se joue ainsi ne sera pas sans conséquences. Par exemple la déclaration explosive de Marisol Touraine "La vaccination, ça ne se discute pas !" qui constitue, chemin faisant, une réponse à la demande du HCSP "l’obligation vaccinale en population générale relève d’un choix sociétal, lequel mérite un débat que les autorités de santé se doivent d’organiser."

Grand Débat qu'elle a par la suite décider d'organiser en déclarant qu'elle ne veut pas fermer le débat avant de l'avoir ouvert ! C'est pourtant ce qu'elle avait fait et ça lui collera à la peau.

On peut aussi lire un article beaucoup plus nuancé et beaucoup moins polémiste sur le même thème dans le blog du journal Le Monde [5] :

 

"Est imparable, le constat qu’il est impossible depuis le début de l’année de se procurer les trois vaccins obligatoires qui sont en rupture de stock. Seule une association avec trois autres vaccins recommandés, mais non obligatoires, est disponible.

Cette situation était à elle seule suffisante pour justifier une levée de l’obligation. Elle conduit nécessairement à se poser la question de savoir qui a été imprévoyant, si on pouvait éviter de se retrouver face à une impossibilité de respecter la loi et quelle information a été donnée à la population."

"La ministre de la Santé a alors déclaré que « la vaccination ne se discute pas » et que la responsabilité d’un médecin « est de rassurer, d’expliquer, et non pas d’inquiéter et de faire peur ». C’est une manière de clore le débat quand il faudrait au contraire l’ouvrir de façon transparente. Toute action de santé publique de masse doit se discuter dans ses bénéfices et ses risques.

Une stratégie d’intervention fondée sur l’obligation doit se discuter non dans ses principes, mais dans ses résultats et ceux-ci ne sont pas si favorables que l’on puisse se dispenser d’un débat dont la Conférence nationale de santé aurait pu être saisie.

En situation d’incertitude, les arguments d’autorité sont peu convaincants. Le point crucial ici est que l’obligation ne peut pas être respectée sauf à associer les trois vaccins obligatoires avec trois autres qui sont seulement recommandés."

 

[5] http://securitesanitaire.blog.lemonde.fr/2015/06/07/vaccins-obligatoires-rassurer-inquieter-ou-eclairer-a-propos-de-la-petition-joyeux/

Additif : publié le 28 juin sur un site de dentistes, cet intéressant article sur la mort d'Ayana et la pétition Joyeux :

http://www.holodent.com/2015/06/les-vaccins-prevenar-et-infanrix-sont-ils-impliques-dans-la-mort-du-bebe-ayana.html

"Aujourd'hui, plus que jamais, la mort tragique d'Ayana nous rappelle que cette pétition est d'actualité. Il est urgent et essentiel de nous manifester auprès des instances gouvernementales, alors qu'après avoir sèchement déclaré que "la vaccination, ça ne se discute pas", la ministre de la santé, Marisol Touraine, reste étrangement silencieuse tant face à ce drame qu'à la pénurie de vaccins dans les pharmacies françaises.

Epilogue : d'une manière tout à fait cynique et sordide, les parents d'Ayana ne seront pas indemnisés suite au décès de leur fille comme le prévoit normalement la loi. En effet, le cocktail de vaccins injecté à leur bébé contient deux vaccins (coquelecuche et hépatite B) non obligatoires. Son usage se fait donc à leurs risques et périls. Mais ils n'ont pas eu le choix, la vaccination étant obligatoire. Oui, mais aux yeux de la loi, c'est tant pis pour eux..."

 

[6] Un autre article critique sur la pétition du professeur Joyeux a été écrit par un pédiatre, le Dr Marc Pilliot :

"Pourquoi il ne faut pas signer la pétition sur le vaccin DT Polio" qu'on pourra  trouver ICI .

[7] Sur le blog rougeole-épidémiologie on pourra aussi trouver un article critique sur la pétition Joyeux :

"Faut-il signer la pétition Joyeux ?" ICI 

Cet article a été repris par Rue89-NouvelObs ICI

sous le titre "Pourquoi il ne faut pas signer la pétition du Professeur Joyeux"

Toutes ces critiques confirment totalement la principale erreur  commise par Joyeux : avoir donné LA réponse au problème soulevé au lieu de se contenter de soulever le problème effectivement inacceptable (contraindre à l'hexavalent pour satisfaire à l'obligation du DTP) plutôt que de demander un débat sur le problème comme d'ailleurs le demandait vigoureusement le HCSP.

Cette erreur stratégique commise par Joyeux doit-elle pour autant condamner sa pétition ? Ses adversaires provaccins le voudraient bien évidemment. Ne pas signer la pétition revient en définitive à apporter un soutien aux ultras de la vaccination qui voudraient que tous les enfants recoivent l'hexavalent dès l'âge de 2 mois.

C'est pourquoi j'ai malgré tout signé la pétition et je souhaite qu'elle obtienne le meilleur succès possible.

Une pétition n'a pas de dimension scientifique mais une dimension politique. Pas dans le sens droite-gauche mais dans son sens fondamental qui est le rapport de pouvoir entre les dirigeants et les populations qu'ils veulent gouverner. Les dirigeants se demandent comment ils pourraient s'y prendre pour faire accepter leurs choix aux populations. La pétition Joyeux pourrait contribuer à modifier ce rapport de force et c'est bien pourquoi elle est l'objet de tant de critiques. J'admets que son auteur a donné des verges pour se faire battre et je le regrette beaucoup mais ce n'est pas une raison pour en rajouter.

On est obligé de reconnaitre que la pétition Joyeux est un formidable révélateur qui ébranle de ses vagues tout ce qui s'occupe de vaccinations.

 

Dans toute société il y a  2 pouvoirs fondamentaux et irréductibles : celui du Chef (qui dirige les guerriers-chasseurs) et celui du Sorcier qui remet en état les corps et les esprits. Par structure absolument fondamentale de la nature humaine (et non des sociétéss)  le Chef ne peut contrôler le Sorcier. Le Pouvoir, au sens initial et fondamental du terme, est celui exercé par le dirigeant sur le peuple. Il y a donc le Pouvoir du Chef et le Pouvoir du Sorcier qui sont irréductibles l'un à l'autre.

 

Dans nos sociétés, il y a de nombreux candidats pour devenir Chef et ils se livrent  des luttes entre-eux pour la conquête du Pouvoir, c’est ce qu’on appelle la politique. Elle nous fait oublier que ces luttes politiques visent à s’emparer du Pouvoir que le vainqueur pourra exercer sur le peuple.
Mais le Pouvoir c'est quoi ?
C'est ce que le Peuple accepte !
Aussi, la lutte essentielle se déroule à ce niveau là : de quels pouvoirs sur le peuple les vainqueurs disposeront-ils ? La “pénurie” de vaccins est un moyen pour conquérir plus de pouvoir sur le peuple, un pouvoir sur ce qu’on pourra lui faire avaler au sens propre du terme, les produits qu’il acceptera dans son corps, ou que ses parents accepteront pour lui et quelles qu’en soient les conséquences et les vies ruinées.

 

 

“Si vous n’offrez tant de petits garçons et de petites filles en sacrifice sur l’autel, les épidémies s’abattront sur vous !”

 

 
Telle était la menace fondamentale brandie par les grands prêtres. Elle fut particulièrement active avec la vaccination antivariolique dont la soi-disant menace fut mondialement réactivée fin 2001. Le procédé est toujours d’actualité. Le grand prêtre Floret la brandissait il y a seulement quelques jours pour la diphtérie. Faut-il accepter passivement sous prétexte que le promoteur de la pétition ne serait pas comme on voudrait ?
Ou est l'essentiel ?

 

Dernières nouvelles
Voici un article sur Gardasil publié par l’Observatoire des multinationales le 17 juin :
 
 
Un article qui parait intéressant et où l’étude de Dominique Le Houézec sur la vaccination hépatite B en France en 1994 et ... est très largement citée avec graphiques