02 mai 2009

Le fil rouge de la nouvelle grippe A (H1N1)

Le fil de l'actualité H1N1 s'est poursuivi sur Vaccination H1N1 à l'école sans accord parental ?

Puis aussi désormais sur Vaccination H1N1 pour le public

Publication de l'ouvrage du Dr Marc Girard "Alertes grippales, comprendre et choisir" aux éditions Dangles.

Cette page a été actualisée selon les infos,  les événements et...ma disponibilité...

Un microbiologiste s'inquiète : en voulant produire un vaccin trop rapidement, on risque de faire plus de mal que de bien.

13 octobre : vaccination H1N1 : "les Français de plus en plus réticents" titre Le Figaro. "A quelques semaines du début de la campagne de vaccination tout est presque prêt sauf...la population". De même aux USA...Cette campagne mondiale de vaccination va-t-elle vers un FLOP aussi sonore que le bruit fait pour la lancer ?

 

Résultats significatifs pour les vaccins Panenza (sans adjuvants) et Humenza de Sanofi selon le fabricant.


9 octobre : mise en ligne sur le site du ministère de la conférence de presse du 8 octobre dirigée par Didier Houssin Directeur général de la santé, Jean-Marie Marimbert directeur de l'Afssaps, Christian Perronne président de la commission sécurité sanitaire du HCSP, Daniel Floret président du CTV. A écouter. Elle annonce en particulier une prochaine circulaire sur la mise en oeuvre détaillée de la campagne de vaccination.

Voir aussi le site de l'Afssaps sur les vaccins et la grippe H1N1 : http://www.afssaps.fr/

On y lit ceci sur

Le thiomersal

"Le thiomersal est un composé contenant du mercure qui est utilisé de longue date comme conservateur dans les médicaments, en particulier dans les vaccins. Il contribue à prévenir la contamination bactérienne des vaccins, et il est considéré à ce jour comme l’une des substances les plus efficaces pour cette prévention. Il a été également établi que le thiomersal contribuait à améliorer la stabilité des médicaments.

 

Ces propriétés sont particulièrement utiles dans le cadre de campagnes de vaccination où des conditionnements multidoses sont utilisés et où les doses ne sont pas administrées de façon immédiate et simultanée à plusieurs patients.

 

Le thiomersal est actuellement présent dans tous les vaccins contre la grippe, à des doses minimes, c'est-à-dire comprises entre 0,003% et 0,01% (de 25 à 50 microgramme/dose). A ces doses, tout risque de toxicité est a priori exclu."

9 octobre : un article de Libé : "Grippe A, où en est-on ?" Avec déjà beaucoup de réactions ! De quoi faire croire à Google qu'il y a beaucoup de cas de grippe en France ! 

En effet :

8 octobre :

Google suit l'évolution de la grippe en France à partir des requêtes des internautes !

« D'après nos constatations, un lien semble exister entre le nombre d'internautes qui recherchent des termes liés à la grippe et le nombre de personnes présentant les symptômes de cette maladie. Bien entendu, les personnes qui recherchent le terme "grippe" ne sont pas toutes malades, mais il est possible d'établir une corrélation lorsque toutes les requêtes de recherche sont mises en parallèle. La comparaison du nombre de requêtes par rapport aux données des systèmes de surveillance conventionnels a démontré que la fréquence des requêtes augmente au moment de la saison de la grippe. Par conséquent, il est possible d'estimer la progression de la grippe dans des pays ou régions du monde en comptabilisant ces requêtes. Ces résultats ont fait l'objet d'une publication dans la revue spécialisée Nature. »

Mais j'ai constaté que le Massif Central était blanc sur la carte, c'est à dire sans activité grippale ou avec peu d'activité internet ? Les pays voisins donnent une faible activité qui contraste avec la France. Pour le moment, ce qui mobilise les internautes c'est surtout le plan vaccinal du gouvernement qui pourrait agir comme un leurre sur Google...

Le Conseil national de l'Odre des médecins (Cnom) demande aux médecins de se faire vacciner, et les encourage vivement à être vaccinateur. Selon le Conseil de l'Ordre, la participation des médecins aux actions de santé publique est un devoir déontologique. Le Cnom rappelle que la participation des médecins aux actions de santé publique est une mission relevant de leurs devoirs déontologiques et légaux (Article 12 du code de déontologie). Il leur est indispensable d'être en mesure de donner des soins à leurs patients et de ne pas les contaminer. Il est également essentiel que les médecins se protègent contre le virus, afin d'éviter sa propagation dans leur entourage.

 

8 octobre : le résumé des caractéristiques du Celvapan, le vaccin préparé par Baxter sur cellules Vero et non sur oeuf, est maintenant disponible en français sur le site de l'EMEA : http://www.emea.europa.eu/

6 octobre : article du journal Le Monde : la grippe relance le débat sur la vaccination.

3 octobre : manifestation à Londres contre la vaccination H1N1. Voir des photos

Ce site publie une lettre type pour les parents voulant refuser la vaccination de leur enfant dans les écoles. A ce sujet, ceux qui voudraient le faire on sans doute intérêt à le faire dès maintenant sans attendre un courrier qui ne viendra peut-être pas. Les parents sont prévenus que des équipes mobiles vont passer dans les écoles et peut-être même les garderies pour vacciner les enfants. S'imaginer qu'il sera matériellement possible  à l'administration d'envoyer un papier aux parents pour les informer du jour et de leur demander de le renvoyer signé en cas de désaccord est probablement très utopiste. Il faut s'attendre au contraire à ce que les équipes mobiles arrivent plus ou moins à l'improviste dans les établissements.

Les médecins et le vaccin : pas chauds pour se faire vacciner ! Voir l'article du Nouvel Obs.

Samedi 3 octobre

Sur le site de l'EMEA, l'Agence européenne du médicament, on peut trouver les  caractéristiques du produit pour les vaccins autorisés par l'EMEA :

Focetria de Novartis : 

Adjuvant MF59C.1 contenant : Squalène (9,75 milligrammes); polysorbate 80 (1,175 milligrammes); trioléate de sorbitan (1,175 milligrammes).

Pandemrix de GSK : L’adjuvant AS03 est composé de squalène (10,69 milligrammes), de DL-α-tocophérol

(11,86 milligrammes) et de polysorbate 80 (4,86 milligrammes).

 

Le Celvapan de Baxter vient également d'être autorisé

La France fait des dons de vaccins aux pays en développement.

Une modélisation mathématique d'une épidémie de grippe a été réalisée à l'école polytechnique. Le projet datait de l'époque où la pandémie était supposée venir du H5N1. L'impact d'une  vaccination a été évalué par le modèle mais en supposant implicitement le vaccin  immédiatement efficace et à 100% !!!

Sur AgoraVox un bon article sur la vaccination contre le H1N1. Il a été écrit par un journaliste, Olivier Bonnet, et nous fait revivre les épisodes concernant la mise en place de cette vaccination. A lire

vendredi 25 septembre

l'Agence européenne du médicament valide 2 vaccins, ceux de GSK et Novartis baptisés Pandemrix et Focetria. La Commission européenne doit encore donner son aval car elle est la seule habilitée à autoriser la mise en vente des vaccins, procédure qui pourrait prendre 10 à 20 jours selon l'Agence Reuters.  Une simple formalité sans doute...

Et si la campagne de vaccination H1N1 tournait au fiasco ?

Selon une enquête de la Sofres, 65% des français n'envisagent pas de se faire vacciner. De plus, beaucoup de médecins et d'infirmières se montrent plus que réticents.

Aussi, les autorités politiques qui se sont impliquées sonnent le rappel à l'ordre avec à sa tête le premier ministre : article de Libération du 24 septembre avec 500 commentaires !!! Ou encore du Parisien : 65% des Français n'iront pas se faire vacciner

Ou encore celui de Libération du 29 septembre, ''les médecins qui ne se vaccinent pas''

 

Une analyse très intéressante sur les tests sur les vaccins contre le H1N1 sur PharmaCritique

Lancement de la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière le 18 septembre par Madame Roselyne Bachelot. Voir le discours et le dossier de presse. Cela fera donc 2 campagnes de vaccination à très bref distance l'une de l'autre où, dans les 2 cas les personnels de santé seront très sollicités !

19 septembre :

Sur son blog, Antoine Flahault a encore frappé ! Il parle du bénéfice-risque du vaccin pour les personnels de santé en s'appuyant sur beaucoup de suppositions.  A lire.

Un bilan international sur le site de l'InVS.

Aller sur Grippe A (H1N1) ordre alphabétique.

Les recommandations de l'OMS pour les écoles.

A noter aussi, une discussion sur la grippe H1N1 sur Wikipedia

Une exposition d'œuvres artistiques réalisées par des personnes se considérant comme victimes de la vaccination hépatite B a été annulée pour ne pas nuire à la campagne vaccinale contre la grippe.

Mercredi 16 septembre :

Très important discours de Madame Roselyne Bachelot devant la Commission des affaires sanitaires et sociales de l'Assemblée Nationale.

Mercredi 16 septembre, 22h10  :

c'est  ''l'objet du scandale'' l'émission de Guillaume Durand sur France 2. La première partie sera consacrée à la fameuse grippe. Autour de la table quelques grands bavards de la télé et de la radio. Des bavards qui n'ont rien à dire et qui sont là pour cette raison, ça fait de l'animation ! Quelques exemples parmi beaucoup :


Après que Jérome Bonaldi ait fait une démonstration sur la manière de se laver les mains, un de nos grands bavards affirme qu'on nous infantilise à vouloir ainsi nous apprendre ce geste en apparence si simple et familier. Fort heureusement il lui sera répondu qu'il faut humblement reconnaître que nous ne savons pas le faire. C'est vrai.


A la question, le gouvernement en fait-il trop, 1,5 milliards d'euros est-ce trop pour cette grippe, un autre, médecin et animateur quotidien de son état, ajoute que non, 1,5 milliards ce n'est pas trop pour apprendre à se laver les mains ! Fort heureusement encore, d'autres protesteront pour dire que ça ne coûte pas autant ! Aurait-il oublié qu'un milliard c'est le prix des 94 millions de doses commandées aux laboratoires ? On en a pourtant suffisamment parlé !


L'éducation pour la santé est assurée par une agence de l'Etat, en principe indépendante des gouvernements, l'INPES (Institut national de prévention et d'éducation pour la santé) qui dispose d'un budget annuel de quelques millions d'euros pour assurer cette éducation tous azimuts, des coups de soleil à la grippe, saisonnière ou pas, en passant par l'incontournable ''prévention vaccinale'' contre l'hépatite B...Elle serait contente d'avoir 1,5 milliards d'euros pour juste nous apprendre à nous laver les mains !!! Allons Michel, où avait-tu la tête ?


Un autre dira que pour une fois que l'argent n'est pas donné aux banques on va pas se plaindre ! Les labos seraient-ils plus vertueux que les banques ? Mais cette interrogation, personne ne la formulera.


Bref, je suis parti avant la fin, c'était nul, pire ils se foutaient du monde et j'avais mieux à faire, même d'attendre la venue de la toute jeune call girl de Berlusconi qu'on nous annonçait par un bandeau pour nous faire patienter pendant cette  soi-disant émission sur la grippe où seuls les égos n'étaient pas grippés...

mercredi 16 septembre

La Commission européenne vient de publier son plan contre la pandémie (12 pages en anglais). Pour elle, la vaccination reste l'arme principale contre la pandémie et elle n'entend pas se laisser influencer par les avis de certains experts, des professionnels et de l'opinion publique.

On est obligé de constater que les autorités veulent s'appuyer de manière essentielle sur un vaccin dont les propriétés d'efficacité et d'innocuité sont très mal connues et pour cause. Il y a déjà eu des précédents comme la vaccination hépatite B lancée massivement en octobre 1994 par les politiques.

Vacciner un grand nombre de personnes sur une durée très courte accroit considérablement le nombre d'incidents de vaccination ainsi que leur concentration dans le temps. Par analogie, si on fait circuler un grand nombre de véhicules le même jour on augmente le nombre d'accidents mais aussi le risque de créer des événements d'ampleur nationale. De plus, une bonne partie de la population est sur la réserve vis à vis de cette vaccination, y compris le monde médical et de l'expertise.

Malgré quelques décès, le virus ne paraît pas suffisamment dangereux pour faire accepter n'importe quel effet dit secondaire du vaccin, en particulier des syndromes de Guillain-Barré (paralysies).

Cette campagne rassemble donc tous les ingrédients pour engendrer une nouvelle crise sanitaire et de confiance. Une de plus...

mardi 15 septembre : les humoristes s'y mettent aussi !

Chronique de Stéphane Guillon sur France Inter :


« Le gouvernement rate sa grippe » : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/video/humour.php

 

Michèle Rivasi, députée européen, dans une lettre à Roselyne Bachelot a demandé des informations sur les effets secondaires des vaccins H1N1 : elle craint ''une précipitation gouvernementale et l'enrichissement de l'industrie pharmaceutique. Il ne faudrait pas que le remède proposé soit pire que le mal''

Voir aussi à ce sujet l'article du Dauphiné libéré.

14 septembre : décès d'un homme de 26 ans sans pathologie connue :

"Sous réserve des résultats d'examens bactériologiques et d'une autopsie actuellement en cours", il s'agit du "premier cas enregistré en France métropolitaine d'un patient décédé atteint par la grippe H1N1 qui ne souffrait pas, par ailleurs, d'une affection associée", a annoncé lundi à l'AFP le directeur de la Ddass de la Loire."

10 septembre 2009 : décès d'un homme de 70 ans. Communiqué de presse de l'InVS :

"La Cellule interrégionale d’épidémiologie d’Aquitaine (Cire) informe du décès d’un homme de 70 ans         chez lequel le virus A (H1N1) 2009 a été identifié suite à un prélèvement. Ce décès est survenu le         mardi 8 septembre dans le département de la Gironde. Cette personne présentait une pathologie         grave qui constituait un facteur de risque de complication."

10 septembre 2009 : publication de l'avis du Haut conseil de santé publique sur les priorités vaccinales après la réunion extraordinaire du 7 septembre.

Lire l'avis : http://www.hcsp.fr/explore.cgi/accueil?ae=accueil

La vaccination généralisée des enfants n'est pas une première priorité, seule pour les enfants à risque. On peut ainsi espérer que les équipes de vaccination ne passeront pas dans les crèches et les écoles...De façon plus précise :

 le HCSP recommande la vaccination de toute la population si elle le souhaite, la vaccination devant être prioritaire chez les personnels de santé, médico-sociaux et de secours, puis les groupes de population les plus vulnérables. Parmi les groupes vulnérables, le HCSP désigne comme prioritaires :

en catégorie 1, les femmes enceintes à partir du début du 2e trimestre, l’entourage des nourrissons de moins de 6 mois (parents, fratries et personnes en charge de la garde des enfants), les nourrissons âgés de 6-23 mois avec facteur de risque ;

en catégorie 2, les sujets âgés de 2 à 64 ans avec facteurs de risque ;

en catégorie 3, les nourrissons âgés de 6-23 mois sans facteurs de risque, les sujets âgés de 65 ans et plus avec facteurs de risque ;

en catégorie 4, les sujets âgés de 2-18 ans sans facteurs de risque ;

en catégorie 5, les sujets âgés de 19 ans et plus sans facteur de risque.

Cet ordre de priorité pourrait être revu en fonction des circonstances épidémiologiques. Le HCSP confirme que la vaccination se fera en deux injections, séparées de 21 jours et ne conseille pas l’utilisation d’adjuvants pour les femmes enceintes, les enfants âgés de 6 à 23 mois et les patients atteints d’une maladie susceptible d’être réactivée par ces additifs. Sur base de ces éléments, le gouvernement se prononcera sur l’organisation des conditions de vaccination de la population.

Conférence de presse du 27 août

"Campagne de vaccination à la mi-octobre

La stratégie de vaccination sera arrêtée après l’avis du Haut conseil de santé publique (HCSP) qui sera donné début septembre, a déclaré Roselyne Bachelot. Une stratégie qui prendra en compte les indications de l’InVS, de la direction générale de la santé et de l’OMS .

La campagne de vaccination sera proposée à toute la population dès la mi-octobre et pour une période de quatre mois. La décision de déclenchement de cette campagne ne sera prise que si la situation et les préconisations des experts le justifient. Dans cette perspective, deux décisions sont d’ores et déjà actées :

  • La vaccination ne sera pas obligatoire. Le Gouvernement s’engage à vacciner tous les Français qui le souhaiteront.
  • La campagne de vaccination ne débutera pas avant que les vaccins aient obtenu l’Autorisation de mise sur le marché (AMM).

La définition des personnes à risques sera également arrêtée après l’avis du HCSP. Toutefois, parmi celles-ci, le personnel de santé (médecins, infirmières...), les personnes âgées, les femmes enceintes, les enfants font partie des populations prioritaires, a précisé la ministre de la Santé. Roselyne Bachelot a également souligné l’importance de la vaccination "altruiste" : toute personne étant potentiellement en situation de contaminer son entourage devra faire la démarche de se faire vacciner."

Circulaire du 21 août sur l'organisation de la vaccination dans les départements :

"Il s'agit d'une première circulaire cadre précisant l'infrastructure générale de la campagne de vaccination"

"la vaccination des élèves et de toute la communauté éducative sera assurée par des équipes mobiles dans les établissements scolaires"

"Les premièresA MM pourraient être délivrées en septembre mais le périmètre exact de ces autorisations n 'est pas connu. En particulier, la question de I'inclusion des enfants et adolescents de moins de 18 ans reste ouverte. Il  n'est également pas exclu que le champ de I'AMM diffère d'un vaccin à l'autre "

"Pour une vaccination de masse, avec un vaccin nouveau, les exigences de la pharmacovigilance sont majeures"

"Une équipe de vaccination ne peut fonctionner qu'en présence continue d'un médecin et d'un infirmier.
Toute équipe de vaccination devra s'auto-vacciner lors de sa première vacation"

"Cette équipe doit être en mesure de réaliser 360 vaccinations au cours d'une séance de 4 heures à raison de 3 agents vaccinateurs par équipe et de 30 injections par heure et par agent vaccinateur."

"Un médecin reçoit les personnes présentant un facteur de risque pour évaluer leur situation. La consultation médicale prendra également en charge les personnes présentant des effets secondaires liés à la vaccination. Ce poste sera équipé du matériel nécessaire à la prise en charge immédiate des effets secondaires et doté d'un protocole de prise en charge des chocs anaphylactiques"

1er septembre

A lire, les articles du docteur Marc Girard sur la grippe porcine :

1- Vacciner ou pas (publié le 1er septembre - 36 pages)

2- L'art de créer des alertes en santé publique

3- La dimension politique de l'affaire

En page d'accueil sur son site :  http://www.rolandsimion.org/

L'OMS tire les enseignements de la flambée actuelle, tout particulièrement sur les groupes vulnérables :


"Tous les pays ont régulièrement mis en évidence une augmentation du risque pendant la grossesse. Ce point a d’autant plus d’importance que ce virus montre une prédilection pour les populations jeunes.

  Certains états pathologiques accroissent le risque de maladie grave ou mortelle: pneumopathies, dont l’asthme en particulier, maladies cardiovasculaires, diabète et immunosuppression.

  Nombre de ces affections sont devenues bien plus fréquentes au cours des dernières décennies, développant d’autant le réservoir de sujets vulnérables.

  L’obésité, souvent constatée dans les cas graves et mortels, est devenue une épidémie mondiale. Selon les estimations de l’OMS, il y a dans le monde plus de 230 millions d’asthmatiques et plus de 220 millions de diabétiques.

  On ne considère pas en général l’asthme ou le diabète comme des maladies mortelles, notamment chez l’enfant ou le jeune adulte. Le fait que des jeunes se mettent à mourir de ces maladies à cause de l’infection à virus H1N1 sera peut être une autre des conséquences de la pandémie."

30 août

Voir "Le vaccin de trop ?" par Antoine Flahaut directeur de l'école des hautes études en santé publique

http://blog.ehesp.fr/grippe-saisonniere-le-vaccin-de-trop/ 

Il s'agit du vaccin grippal saisonnier car le H1N1 aurait supplanté les virus prévus et rendraient le vaccin saisonnier obsolète....

12 août

Les leçons australiennes : alors que l'Australie redoutait la pandémie, celle-ci se développe sans perturbations majeures :

«Nous n’avons pas cessé les réunions, ni changé nos habitudes au bureau. Personne ne porte de masque. La seule différence c’est que tout le monde tousse…»,

lire la suite sur Le Temps

6 août

Pour le professeur Marc Gentilini, c'est "la pandémie de l'indécence" dans un interview au Monde.

"Le poids qu'on attribue à la grippe A est indécent par rapport à l'ensemble de la situation sanitaire dans le monde. C'est une pandémie de l'indécence. Quand je regarde la situation de la planète, j'ai honte de voir tout ce qui est entrepris pour éviter cette grippe dont on ne sait que peu de chose. Chaque semaine dans le monde, près de 200 000 enfants meurent de maladies. La plupart auraient pu être sauvés s'ils avaient eu accès à des médicaments ou à des programmes de prévention."


Voir le blog d'Antoine Flahaut directeur de l'école des Hautes études en santé publique et son  article sur la virulence du H1N1.

A ne pas manquer, son dernier billet : l'improbable vaccin pour tous

Consultez le site d'InfoVac ( http://www.infovac.fr pour la France et infovac.ch pour la Suisse). InfoVac France donne de nombreuses informations et présente un diaporama sur le sujet. A ne pas manquer !

Consultez la foire aux questions sur la grippe.

Voir aussi le blog de la grippe H1N1 : http://grippe-a-h1n1.over-blog.com/

31 juillet 2009

Les fabricants de vaccins contre la grippe H1N1 viennent d’obtenir l’immunité juridique - Lire l'article

30 juillet 2009

Annonce du premier décès en France, une semaine après et avec un couac de l'InVS !

Selon Yahoo actualité l'InVS a supprimé son premier communiqué sur le décès en gommant ceci :

l'évaluation clinique "n'était pas en faveur d'un décès directement lié au virus A (H1N1)."

Selon le communiqué de Yahoo :

 

Dans un premier temps, l'InVS avait indiqué jeudi que l'évaluation clinique "n'était pas en faveur d'un décès directement lié au virus A (H1N1)."

Mais dans un second communiqué, transmis ultérieurement, l'institut a supprimé ce paragraphe, sans en préciser la raison."

Ajoutons que le premier communiqué a disparu pour être remplacé par celui-ci :

"L’Institut de veille sanitaire (InVS) informe du décès d’une adolescente âgée de 14 ans, hospitalisée au CHU de Brest, chez qui le virus A(H1N1) a été identifié.

Cette jeune fille souffrait d’une maladie grave, compliquée d’une infection pulmonaire sévère, autre que la grippe.

Dans le cadre d’un bilan systématique lié au contexte de l’épidémie actuelle, une recherche du virus A (H1N1) 2009 a été effectuée, et s’est révélée positive.

Il s’agit du premier décès en France d’une personne chez laquelle le virus A(H1N1) a été identifié."

Pourtant, l'InVS a disposé d'une semaine pour peaufiner son communiqué et s'entendre avec les autorités de tutelle (ministère). Tous prêts à gérer une crise sanitaire en évitant les couacs de communication ? S'ils existent c'est que tous ne font pas la même analyse de la situation.

En voici quelques raisons :

28 juillet 2009

Le journal l'Humanité s'interroge

''Beaucoup de bruit pour pas grand chose ? ''

Bernard Debré, député UMP, professeur de médecine :

La grippe H1N1 n’est pas dangereuse et il faut siffler la fin de la partie. Tout le monde avait à l’esprit le phénomène de la grippe aviaire, H5N1, qui est très dangereuse pour l’homme, avec un taux de mortalité de 60 à 65%, mais pas contagieuse, car elle passe difficilement la barrière des espèces. Nous appréhendions une redistribution des gènes pouvant faire sortir un virus très virulent et très contagieux. Cette loterie a eu lieu. Mais elle a produit un bon numéro, le H1N1. Cette forme de grippe peut-être même moins dangereuse que la grippe saisonnière.

Docteur Patrick Pelloux

S’il y avait un danger réel, c’est pour les hôpitaux publics qu’il faut agir, et tout de suite : la situation y est catastrophique et les fermetures de lits pires d’année en année, renchérit le. Comment comprendre que l’État consacre autant d’argent au vaccin alors que les hôpitaux sont justement en déficit d’un milliard d'euros ? 

22 juillet

Le ministère définit une nouvelle orientation très importante :

Placer les médecins libéraux au cœur du dispositif.  Plus de détails dans la lettre que Madame la Ministre adresse aux médecins.

Voir aussi les recommandations faites aux malades. En particulier, rester chez soi : n'aller ni à l'hôpital ni chez le médecin mais appeler le médecin ou le samu (15). Indications pour le lavage des mains et le port du masque chirurgical pour le malade.

Site de l'InVS : bilan de l'épidémie avec arrêt du signalement et du dépistage  systématique des cas.


16 juillet

Important communiqué de l'OMS qui estime qu'il n'est plus possible ni nécessaire d'établir un bilan de tous les cas car la pandémie ne peut plus être arrêtée et se propage beaucoup plus rapidement que la grippe saisonnière. Elle ne publiera plus de bilan mais demande seulement aux pays nouvellement touchés de faire un suivi du début de l'épidémie dans ces pays.

Article de Jean-Yves Nau du Monde sur le "tout vaccinal" contre le "tsunami viral".

15 juillet

Le plan du gouvernement dévoilé au cours d'une conférence de presse du ministre. Résumé des mesures.

Bilan :

481  cas en France. 14 épisodes de cas groupés (au moins 3 cas) sans lien avec un voyage indique, selon l'InVS, une circulation encore limitée dans la population

On trouve aussi un bilan par région

Bilan InVS:  Total mondial  : 89921 dont 382 morts (3 juillet).

Amériques : 78047 cas dont 16936 en Amérique du Sud et 532 décès; Europe : 13876 dont  17 décès; Asie :  11755 dont  12 décès; Océanie : 9982 dont  24  décès;  Monde : 115193 dont 585 décès.

Il est à noter que le bilan distingue maintenant l'Amérique du Nord et du Sud, ce qui peut être important en raison des saisons décalées.

On peut aussi noter une augmentation des transmissions communautaires, du nombre de pays touchés ainsi que le Royaume Uni : 9734 cas, 15 décès.

14 juillet

L'OMS publie ses recommandations sur la vaccination contre le H1N1.

Antoine Flahaut critique les virus-parties en Grande-Bretagne.



29 juin :

l'InVS met en ligne une série d'articles sur la pandémie H1N1 : les pandémies du passé; le point sur le virus; les outils de surveillance; les paramètres épidémiologiques...

Sur le site de France Info : "Pour le professeur Jean-Paul Stahl chef de service des maladies infectieuses au CHU de Grenoble, les autorités en font beaucoup trop pour ce qui est une maladie bénigne". Une interview de 7 minutes.

Au magazine de la santé, sur la Cinq, le professeur François Bricaire estimait que le virus actuel se comportait comme un vaccin en raison de son caractère peu virulent et que les personnes qui tombent malades aujourd'hui seront protégées plus tard contre une forme plus dangereuse de ce virus.

Autrement dit, on pourrait avoir intérêt à laisser filer la maladie sous  sa forme bénigne afin d'immuniser un maximum de personnes. On peut même se demander si les pays qui agissent ainsi comme en Afrique ne se défendront pas mieux face à une forme dangereuse de la maladie que les pays qui, comme la France, dépensent des moyens considérables pour rien, comme par exemple 300 kilomètres en ambulance pour transporter une boite de Tamiflu pour soigner avec ce produit dangereux un malade très peu atteint...


Le Tamilu est inutile en prévention souligne le fabricant. Il peut même être contre-productif en créant des résistances.

24  juin

L'InVS publie un descriptif des cas qui se sont produits en France en récapitulant leur provenance ainsi que les caractéristiques cliniques.

18 juin

Premier cas avec complications en France. Communiqué de l'InVS

L'éducation nationale a prévu des cours enregistrés pour diffusion sur France Culture et France 5 en cas de pandémie.

16 juin

Le professeur Marchou, de l'hôpital Purpan de Toulouse, se fâche : "on en fait trop ! l'hospitalisation des malades (bénins) du H1N1 met en danger la vie des vrais malades"

12 juin

Madame la Ministre déclare que SI les experts disent qu'il FAUT vacciner les 65 millions de Français avec 2 doses elle veut être en mesure de fournir les 130 millions de doses nécessaires. Voir la conférence de presse du 12 juin.

Le REH de l'OMS porte sur la grippe H1N1 : données cliniques observées au Japon


12 juin : Novartis annonce qu'il a déjà réussi à produire un vaccin contre le H1N1 et que ces doses serviront à le tester. La méthode de fabrication sur cellules est beaucoup plus rapides que sur des œufs.

11 juin : l'OMS décrète le niveau 6.

"Cette souche particulière, H1N1, n’a pas circulé précédemment chez l’homme. Le virus est entièrement nouveau."

8 juin

Nouvel article d'Antoine Flahault sur son blog de l'Ecole des hautes études en santé publique :

"vacciner tout le monde, est-ce possible ? Est-ce nécessaire ?"

"Savoir que seule une couverture de 30%  serait probablement suffisante à l’échelon collectif (si nos modèles sont bons) est très encourageant. Ces résultats ont été présentés aux journées de la Société Française d’Hygiène Hospitalière, à Nice le 5 juin 2009,"

5 juin

"H1N1 : «Il va falloir vacciner tout le monde»" : lire les propos d'une spécialiste de l'Institut Pasteur, Sylvie Van der Werf, dans "Le Figaro"

2 juin : l'InVS publie une nouvelle définition des cas.

21 mai

Sur le blog d'Antoine Flahault, directeur de l'école des hautes études en santé publique, un nouveau billet : "H1N1 la guérilla urbaine" : "Ne va-t-il pas falloir rapidement adapter notre stratégie ?"

Pour un suivi et des analyses : http://diablogtime.free.fr/?p=1101

19 mai :

"Les responsables de l'ONU et de l'OMS rencontrent les fabricants de vaccins"

C'est le titre du communiqué de presse de l'OMS qui poursuit :

"Le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Dr Margaret Chan et le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Ban Ki-moon ont rencontré plus de trente fabricants de vaccins de pays développés et en développement au siège de l’OMS aujourd’hui.  

Tant le Directeur général que le Secrétaire général ont souligné l’importance de garantir qu’un futur vaccin contre la grippe A(H1N1) soit mis à disposition dans un esprit d’équité et de justice, et ont invité les fabricants à poursuivre la collaboration avec ces deux organismes en vue d’élaborer une stratégie allant dans ce sens. Les représentants de l’industrie ont affirmé leur souhait de coopérer pour mettre des approvisionnements à la disposition des pays en développement et déclaré qu’ils étaient prêts à produire le vaccin dès que cela leur serait demandé."

Sur les phases de préparation pandémique le Directeur général de l'OMS reconnaît qu'on a appliqué celles élaborées avec le H5N1 alors que le virus en cours n'a pas les mêmes propriétés :

"le Dr Chan a expliqué que la définition des phases de préparation de l’OMS avait été élaborée dans le contexte de la grippe aviaire H5N1. La grippe A(H1N1) présente un tableau clinique très différent, jusqu'ici beaucoup plus bénin, la maladie guérissant spontanément, contrairement au virus H5N1, qui entraîne un taux de mortalité de 50 à 60%. Elle a expliqué qu'au cours de l’Assemblée de la Santé, les États Membres ont demandé à l’OMS de tenir compte de critères autres que la propagation géographique pour passer à la phase 6"

 

Le tiers de la population mondiale touché ? Selon radio Canada

L'épidémiologiste Antoine Flahault ( directeur de l'école des haute études en santé publique) annonce ses prévisions pour l'automne et pour le vaccin pandémique. Pour lui, nous sommes déjà en situation pandémique.

On peut aller lire son blog "Le blog d'Antoine Flahault" sur ce sujet. Son dernier article : "Observer l'univers c'est bien, observer la pandémie c'est indispensable aussi."


Tous les cas en France on été importés dont 4 des États-Unis.

 Il n'y a pas encore eu en France de cas secondaires.

 

Le rapport de notification immédiate à l'OIE concernant l'élevage de porcs contaminés au Canada. Il mentionne en particulier que :

"Un charpentier engagé par le propriétaire de la ferme (ALB-001) s’était récemment rendu au Mexique et était rentré au Canada le 12 avril 2009. Le charpentier, le producteur et la famille du producteur ont été malades avec des signes évoquant l’influenza entre les 14 et 29 avril. L’enquête sur les cas humains menée par les autorités de la santé publique est en cours."

Les recommandations de la FAO concernant les porcs :

"une surveillance étroite des porcs s’impose"


  "L'OMS ne recommande pas de restreindre les voyages à cause de la flambée épidémique de grippe A(H1N1). Les recherches scientifiques basées sur les modèles mathématiques montrent que des restrictions aux voyages auront un effet limité voire nul sur la propagation de la maladie, ce que confirment les archives sur les pandémies de grippe qui se sont produites par le passé ainsi que l'épisode du SRAS."

Cependant elle ajoute

"Les voyageurs peuvent se protéger et protéger les autres en suivant des recommandations simples visant à prévenir la propagation de l'infection. Les personnes malades doivent différer leur voyage"

La bataille du porc entre la Chine et le Canada par Radio Canada

 

Au Mexique : "le pic de l'épidémie est passé" selon les autorités .

Les experts s'accordent à penser que ce virus ne semble pas plus virulent qu'une souche de grippe saisonnière : Le Figaro du 4 mai

Lire aussi : la folle semaine de l'OMS

Conférence de presse du 3 mai :


Voir la fiche d'identité du virus sur Wikipédia ou sur le journal Le Monde du 30 avril 2009.

A noter aussi que les cas français ont été vérifiés par séquençage, méthode permettant l'identification du virus alors que d'autres pays se contentent de considérer comme avérés les cas atteints d'une grippe de type A non saisonnière. En France, ces cas seraient seulement considérés comme probables.

Il est donc possible que l'impact en Europe soit surestimé alors qu'il est pratiquement certain que le nombre de cas au Mexique  ait été très largement sous-estimé. Voir sur ce blog "plus de 100 000 cas au Mexique ?"

 

Un charpentier canadien contamine 200 porcs !

Un charpentier canadien est revenu du Mexique le 12 avril avec des symptômes de grippe. Il est aujourd'hui guéri ainsi que les 200 bêtes qu'il avait contaminées alors qu'il travaillait dans un élevage de 2200 bêtes. Le troupeau a été placé en quarantaine. Les animaux ont guéri mais ils seront abattus par précaution.

Bernard Vallat, Directeur général de l'Organisation mondiale de la santé animale, commente l'événement : des porcs infectés par le H1N1, « ce n'est pas une grande surprise". Lire la suite.



 

Sur le rôle du porc dans l'affaire

Sur le site de l'OMS, le 30 avril 2009, cette très importante déclaration qui laisse supposer qu'il pourrait y avoir des porcs malades de ce virus :

Déclaration conjointe FAO/OMS/OIE sur la grippe A(H1N1) et la sécurité de la viande de porc

"Alors que la grippe A(H1N1) se propage, on s'inquiète de la présence éventuelle du virus chez le porc ainsi que de la sécurité de la viande de porc et des produits à base de viande porc. D'après ce que l'on sait, les virus grippaux ne se transmettent pas à l'homme par l'ingestion de viande de porc transformée ou d'autres produits alimentaires élaborés à partir de viande de porc. Le traitement par la chaleur habituellement utilisé pour cuire la viande (température à cœur de 70° C/160° F) suffit à inactiver tout virus pouvant se trouver dans les produits carnés crus. La viande de porc et les produits à base de viande de porc, s'ils sont manipulés conformément aux bonnes pratiques d'hygiène recommandées par l'OMS, la Commission du Codex Alimentarius et l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), ne sont pas une source d'infection.

Les autorités et les consommateurs doivent s'assurer qu'en aucun cas la viande de porcs malades ou morts n'est préparée ou utilisée en vue de sa consommation par l'homme."

Rappelons que l'OIE est l'organisation mondiale de la santé animale et que la FAO est l'organisation mondiale de l'alimentation.

Notons aussi que sur son site, l'OIE déconseille l'abattage des porcs :

"En dépit du fait que le virus de l'influenza A/H1N1 qui circule actuellement n'est pas un virus classique de l'influenza porcine (il contient du matériel génétique réassorti d'origine humaine, aviaire et porcine), il est important de rappeler que la contamination de l'homme par la consommation de viande de porc ou d'autres produits à base de porc n'a pas été démontrée.

L'OIE indique à ses Membres que l'abattage des porcs n'est pas une solution de protection contre les risques de santé publique et de santé animale que présentent ce nouveau virus A/H1N1 et rappelle que cette mesure est inappropriée."

Voici aussi un extrait d'un communiqué de presse de l'OIE du 28 avril 2009 :

"Position de l'OIE concernant la sécurité sanitaire du commerce international des porcs et des produits d'origine porcine"

"Les informations à disposition de l'OIE n'indiquent pas pour le moment que l'épidémie de grippe sévissant au Mexique et aux Etats-Unis ait été précédée par un foyer de grippe porcine. Des investigations scientifiques en cours indiqueront dans quelques jours si le virus circulant chez l'homme est capable d'infecter ou non certaines espèces animales comme le porc, le poulet ou le cheval."

On constate donc ici que l'OIE envisagerait la possibilité d'une contamination de l'homme vers l'animal.

La FAO et l'OIE en visite au Mexique

Le communiqué de presse de la FAO du 27 avril 2009 titre :

 

« La FAO exhorte les gouvernements et la communauté internationale à renforcer le contrôle des populations porcines »

Ce communiqué poursuit

 

« Pour l’instant, il semble que le virus grippal se transmette d’homme à homme seulement et rien n’indique, jusqu'ici, que la nouvelle souche du virus influenza A ait été transmise directement à l’homme par les porcins. Des analyses supplémentaires sont prévues, qui permettront d'en savoir davantage.

“Il n’y a pas de preuve d'une menace sur la chaîne alimentaire; à ce stade, il s’agit d’une crise humaine et non animale, mais nous devons être vigilants et préparés”, indique M. Joseph Domenech, vétérinaire en chef à la FAO.

Selon M. Domenech, les premières mesures que la FAO et d’autres doivent entreprendre consitent à: -  vérifier si la nouvelle souche circule parmi les porcins; -  établir s’il existe des liens directs entre la maladie au sein de la population humaine et les animaux; -  et expliquer comment ce nouveau virus a-t-il réuni du matériel génétique provenant de souches grippales humaine, aviaire et porcine. »

Mais où les experts de la FAO et de l'OIE veulent-ils conduire leurs investigations ? Au Mexique :

 

« Une mission du Centre de gestion des crises FAO/OIE se rend cette semaine au Mexique pour aider le gouvernement de ce pays à évaluer la situation épidémiologique. 

La FAO a également demandé à son personnel technique à travers le monde de rester en état d’alerte maximum, de lui signaler immédiatement tout épisode d'influenza inhabituelle parmi les populations porcines et d'expédier des spécimens pour analyse aux laboratoires de référence. »

 

Le Figaro (par exemple) donne plus d'indications sur cette mission d'experts au Mexique :
 

"Nos experts vont bien entendu essayer de visiter tous les principaux sites suspects mais leur itinéraire sera établi en accord avec les autorités locales", a expliqué à l'AFP Jan Slingenbergh, un responsable du département de la santé animale de cette agence spécialisée de l'ONU.

Notre équipe sera une équipe conjointe FAO-OIE, elle sera renforcée par une épidémiologiste d'Atlanta (Etats-Unis) et elle travaillera sur place avec les experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS)", avait déclaré la veille Joseph Domenech, vétérinaire en chef de la FAO.


 

Le Mexique ne veut pas porter le chapeau !

L'épidémiologiste en chef du Mexique accuse l'OMS d'avoir tardé à réagir après avoir été informée de l'existence de pneumonies atypiques. Il demande une enquête.

30 avril 2009 : l'OMS décide de baptiser cette grippe A (H1N1).

Cette dénomination semble avoir été aussitôt adoptée mais le nom de baptême n'a pas été simple à attribuer : la dénomination de grippe porcine pouvant posant problème à la filière porcine, chacun s'est employé à lui trouver un autre nom : comme "grippe mexicaine" ne convenait pas au Mexique certains proposaient "grippe nouvelle", "grippe nord-américaine". Finalement, pour contourner toutes les susceptibilités, l'OMS a choisi définitivement grippe A (H1N1).

Les cyclones reçoivent des prénoms féminins comme Catherina, alors pourquoi-pas la grippe Jacqueline par exemple, en choisissant le prénom de la première femme touchée de façon reconnue par cette grippe ?


Usage des médicaments et des masques en France

Voici la mise au point du Directeur général de la santé (conférence de presse du 30 avril) :

"Le Directeur général de la santé a rappelé que les antiviraux (Tamiflu® et Relenza®) doivent uniquement être pris dès lors que les premiers symptômes apparaissent et ne constituent en aucun cas un traitement préventif. Ils sont prévus pour être donnés aux personnes malades sur prescription médicale. 33 millions de traitements antiviraux sont stockés par les autorités sanitaires françaises.

· Le Directeur général de la santé a également rappelé la doctrine des autorités sanitaires en matière de masques :

1- le port du masque chirurgical (1 milliard de masques chirurgicaux en stock) est réservé aux personnes malades afin qu’elles évitent de contaminer d’autres personnes.

2- Le port du masque FFP2 (environ 700 millions en stock) est réservé aux professionnels dont le rôle en situation de pandémie serait capital (professionnels de santé, services de secours…)."

 

 

Mercredi soir, 29 avril, l'OMS décide de relever le niveau d'alerte au niveau 5

Voir http://www.who.int/fr/ 

Définition de la phase 5 :

Phase 5 : elle se caractérisée par une propagation interhumaine du virus dans au moins deux pays d’une Région de l’OMS. Si la plupart des pays ne sont pas touchés à ce stade, la déclaration de la phase 5 est un signal fort indiquant qu’une pandémie est imminente et qu’il reste peu de temps pour finaliser l’organisation, la diffusion et la mise en œuvre des mesures d’atténuation prévues.

Les 2 pays en question sont évidemment le Mexique et les États Unis. Pour le moment, ils ne sont que 2. Jeudi soir 30 avril, la France  passe officiellement au niveau 5A.

 

 

Pas question pour le moment de commenter et de donner des analyses pertinentes sur cette épidémie ! Voici seulement quelques infos qui paraissent sûres et des liens officiels ou utiles.


Directeur général de l'OMS :               

 

  " Ce passage à une phase supérieure constitue un signal adressé aux gouvernements, aux ministères de la santé et aux autres ministères, à l'industrie pharmaceutique et à l'ensemble des entreprises pour qu'ils prennent maintenant certaines mesures avec un niveau d'urgence accru et à un rythme accéléré. "        

 

    

   

La définition des 6 phases d'alertes de pandémie par l'OMS :

http://www.who.int/csr/disease/avian_influenza/phase/fr/index.html

 

Sur la vaccination

« Le Directeur général a estimé que la production du vaccin contre la grippe saisonnière devait être poursuivie à ce stade, sous réserve d'une réévaluation suivant l'évolution de la situation. L'OMS facilitera le processus nécessaire à la mise au point d'un vaccin efficace contre le virus A/H1N1. »

Il ne sera en effet pas possible de mener de front la fabrication du vaccin saisonnier et d'un vaccin pandémique.


Voir le plan français de préparation pandémique sur

http://www.grippeaviaire.gouv.fr/IMG/pdf/PLAN_PG_2009.pdf

A partir de la page 48 et 54 sont exposées les mesures liées aux niveaux  4A et 5A qui devraient correspondre à la situation actuelle de la France (absence de cas sur le territoire). Officiellement, au 30 avril, c'est le 4A qui est en vigueur.

 

Parmi les faits avérés :

 

1- La maladie se transmet d'homme à homme par les voies respiratoires.

2- La viande de porc n'est pas contaminante.

3- Il n'existe pas de vaccin humain contre ce virus.

4- C'est un nouveau virus du type H1N1 comme pour la grippe espagnole de 1918, combinaison d'un virus aviaire, humain et porcin. Une telle combinaison n'a encore jamais été observée.

5- Deux médicaments, le Tamiflu de Roche (Suisse) et le Relenza de GSK (britannique) ont été testés efficaces in vitro sur le virus par des laboratoires des CDC américains. Du moins c'est ce qui fut dit. Notons cependant cette info du 2 mars 2009 :

"Le virus H1N1 résiste à l'oseltamivir" par RadioNews

 

Donc toute tentative pour se protéger individuellement ou de stopper la propagation par une vaccination serait illusoire. Pourtant, la mairie de Mexico avait annoncé vendredi 24 avril une campagne de vaccination...

Stratégies et appréciations différentes

Si l'OMS ne recommande pas pour l'instant de limiter les échanges internationaux, la France a déjà formulé des recommandations en ce sens vers le Mexique : voyage fortement déconseillé, sauf raisons impératives.

Au journal de la santé, sur la Cinq, Madame Van  der Werf chercheur à l'Institut Pasteur se disait préoccupée (27 avril) alors que le lendemain, Jean-François Saluzoo, expert auprès de l'OMS et chez Sanofi se disait assez optimiste, jugeant que le virus s'était montré encore peu contagieux et que l'arrivée de l'été dans l'hémisphère nord ne devrait pas lui être favorable.

Causes de l'épidémie ?

Officiellement, nous sommes dans le brouillard le plus total. Deux thèses se manifestent sur des sites indépendants :

1- Le virus serait apparu dans un élevage de porcs au Mexique en raison des concentrations excessives d'animaux, de la très mauvaise tenue de l'élevage  (carcasses laissées à l'air etc) et de la promiscuité avec des élevages de volailles : http://www.grain.org/nfg/?id=644

Le journal Le Monde publie un article (28/04/09) allant dans le même sens et sur le même élevage de porcs : " Au Mexique, l'origine de l'épidémie demeure mystérieuse"

Un échantillon prélevé sur un garçonnet a été envoyé à Atlanta. On y détecte le H1N1. La question se pose alors : comment ce virus mutant a pu se trouver dans une communauté isolée de Veracruz ?

Le journal Le parisien, conclut un article du 30 avril 2009 "Alerte maximale contre la grippe mexicaine" :

"bon nombre de scientifiques qui s’accordent à dire que cette grippe n’a de porcine que le nom. « Le génome de ce virus contient une séquence similaire à celui du porc mais, à ce jour, il n’y a pas d’animal malade », poursuit le spécialiste. Des rumeurs disent cependant l’inverse au Mexique."

Sur ce thème, on peut aussi consulter l'article du site Mondialisation sur les porcheries industrielles et plus particulièrement celle de la Gloria au Mexique.

2- Le virus serait une création de laboratoires : voir le site "Les 7 du Québec".

Et aussi : "Le virus de la grippe porcine a t-il été crée par l'homme ?"

http://sos-crise.over-blog.com/article-30920810.html

Comment savoir ?  A suivre, donc...Mais si cet élevage continue de répandre le virus il serait urgent de l'arrêter ! A moins que :

3- Le 30 avril sur Europe 1, Jean-Philippe Derenne, professeur à la Pitié Salpétrière et coauteur de "Pandémie La Grande menace" (2005 Fayard) déclare que compte tenu de la structure du virus il est plus probable qu'il provienne des USA que du Mexique et parle de la grippe nord-américaine comme il le confirmait au journal Libération le 29 avril :

"Il n'est pas tout à fait correct par ailleurs de dire «grippe mexicaine» car on n'est pas sûr que le foyer se trouve réellement au Mexique, avec de nombreux cas aux Etats-Unis et au Canada."

 

Liens officiels ou utiles

Site de l'OMS

http://www.who.int/fr/

Ou le site en anglais :

http://www.who.int/en

qui donne les dernières infos plus rapidement.


Site gouvernemental sur la grippe aviaire et la pandémie :

http://www.grippeaviaire.gouv.fr/

Site du ministère :

http://www.sante-sports.gouv.fr/

puis aller sur alertes sanitaires.

Site de l'Institut de veille sanitaire :

http://www.invs.sante.fr

Site de l'OIE

http://www.oie.int/fr/fr_index.htm

Site de la FAO

www.fao.org/index_fr.htm

La carte google des maladies dans le monde : http://healthmap.org/fr

La carte Google spéciale grippe mexicaine

http://www.internationalsos.com/pandemicpreparedness/ 

Grippe : pandémie, éthique et société :

http://www.espace-ethique.org/fr/grippe.php


Un site utile :

 

http://www.influenza-h5n1.org/

avec un tableau récapitulatif des cas qui, n'en doutons pas, sera très régulièrement et très vite mis à jour :

http://pagesperso-orange.fr/gerarddesaintmars/



Posté par BernardGue à 10:45 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Commentaires sur Le fil rouge de la nouvelle grippe A (H1N1)

On nous refait le coup de la grippe aviaire. Mais là encore, ce sont les élevages industriels qui sont en cause, comme l'explique l'article "Au Mexique, l'origine de l'épidémie demeure mystérieuse", publié le 28.04.09 sur le site du Monde et surtout la longue enquête de l'association Grain (www.grain.org). Il y a un problème de santé publique aigü au Mexique qui peut avoir des conséquences graves ailleurs. Mais le risque pandémique est une invention qui ne repose sur aucune base scientifique, mais uniquement sur des spéculations statistiques qui font l'affaire des fabricants d'antiviraux et de vaccins.

Posté par Régis Pluchet, 29 avril 2009 à 22:36
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