Le mercredi 4 mars 2009, à la Maison de la Chimie à Paris, des parlementaires, députés et sénateurs, avaient organisé un important colloque «Les  vaccins : une excellence française  à préserver ». On peut consulter la synthèse du colloque :

http://www.jlml.fr/custom_documents/documents/CR%20colloque%20vaccins_040309.doc

Après le conseil des ministres, la ministre de la santé, Madame Roselyne Bachelot-Narquin est venu ponctuer la matinée par un discours bref mais très attendu.

 

Très attendue aussi, la ministre l'était par près d'une vingtaine de personnes blessées par la vaccination hépatite B. Elles l'ont accueillies en silence à sa sortie de l'amphi après son allocution,  distribuant un Manifeste (voir plus loin ) aux participants qui sortaient pour aller déjeuner,  brandissant les photos de blessées qui n'avaient pu se déplacer, souvent faute de forces physiques ou de moyens financiers suffisants. Un professeur qui accompagnait la ministre s'est arrêté, parlant quelques instants avec ces blessés en leur promettant une rencontre au ministère avec leurs  représentants*.

photo_2_


* Cette rencontre serait prévue pour septembre


Quels problèmes posent ces blessées ?

 

1- Le problème du vaccin : il est clair que s'il était inoffensif il n'y aurait aucun problème. C'est assez naturellement le premier problème soulevé par les blessés qui se sentent d'abord comme ayant été agressés par le vaccin, mais il y en a d'autres.

 

2- Le problème de la vaccination au sens médical du terme : la plupart des personnes blessées présentes ,ou qui avaient demandé à être représentées par des photos, ont été vaccinées en 1994-1996. Les protocoles ont considérablement évolué par la suite, d'abord fin 1998 avec la suppression des rappels et de la quatrième injection de la primo-vaccination, puis par la suite encore avec des titrages d'anticorps et d'antigènes avant la vaccination d'un adulte. Ces blessés n'ont donc pas été correctement vaccinés au sens où on l'entend aujourd'hui. Il est d'ailleurs fort probable que ce furent les dégâts constatés, quoiqu'on en dise, qui ont alimenté cette évolution. Ces blessés ont donc été à l'origine de ces changements.

3- Le problème de la cible de la vaccination : étaient-il utile de vacciner ces personnes ? Dans leur avis du 23 juin 1998 le CTV et le CSHPF formulaient ainsi leurs recommandations :

 

« Le CTV et le CSHPF ne remettent  pas en cause l'obligation vaccinale des personnes soumises à l'article L 10 du code de la santé publique  mais ils suggèrent de préciser dans les arrêtés d'application qu'il s'agit uniquement des personnes en contact avec les patients et avec le sang et autres produits biologiques »

Sur France 5, en janvier 2009, un professeur français, hépatologue, chef de service et ancien médecin conseil de l'assurance maladie, avait affirmé que n'étant pas au contact du sang des malades, contrairement aux infirmières, il ne s'était pas fait vacciner. Il qualifia de "véritable folie" l'ensemble du déroulement de la campagne avec la ruée dans les pharmacies, la vaccination des grands-mères et des secrétaires médicales de son service au motif qu'elles étaient en contact avec...les dossiers des malades !  (Documentaire "Silence on vaccine" de Lina Moreco)

J'assistais à ce colloque dont je parlerai dans d'autres articles et j'ai pu échanger avec l'une des  personnes blessées présentes : elle avait été vaccinée en 1994 pour pouvoir exercer le métier d'aide médico-psychologique en maison d'accueil spécialisée. Courait-elle vraiment un risque plus élevé qu'un hépatologue et était-il suffisamment important pour lui faire courir le risque du vaccin ? Elle avait reçu 4 injections d'Engerix B bien qu'elle ait très fortement réagi dès la première injection ainsi qu'aux  trois suivantes. 


Les médecins devraient admettre que d'intenses réactions après une vaccination devraient inciter à la prudence avant d'enchaîner les autres injections, voire de les considérer comme de véritables contre-indications. On doit faire le constat qu'en pratique la vaccination est d'abord un acte administratif avant d'être un acte médical. C'est une dérive dangereuse, il faut aussi le reconnaître. La vaccination doit impérativement devenir un  acte médical strict.

 

4- La société a décidé de faire la guerre à l'hépatite B. Comme dans toute guerre il y a des morts et des blessés. Généralement, on ne les abandonne pas sur le champ de bataille, c'est un principe fondamental d'humanité. Pourtant ici, les blessés de cette guerre sont abandonnés à leur sort sans reconnaissance ni soutien, même moral, de la part de la société, bien au contraire.

J'ai ainsi assisté, impuissant, à une très vive altercation entre une blessée et une  intervenante du colloque : cette dernière participe à une organisation cherchant à venir en aide aux personnes souffrant d'hépatites. Elle n'admettait pas que les blessés de cette vaccination puissent, par leur action, risquer de compromettre l'adhésion de la population à une vaccination   pouvant aider à réduire les souffrances de la maladie.

Pourtant, si la société tire un bénéfice de cette vaccination -la fameuse balance bénéfice-risque affirmée largement positive- cela devrait avoir sa traduction financière en faveur des blessés de la guerre.  C'est bien là l'un des aspects du problème : abandonner les blessés en pensant poursuivre la bataille avec les mains plus libres (traduisez : ne pas risquer de compromettre la couverture vaccinale en reconnaissant qu'il y a des blessés). Pourtant, le blessé ne s'oppose pas forcément à la poursuite de la guerre, il demande d'abord un peu d'eau. Cette eau qu'on accorde même aux ennemis quand ils sont blessés sur le champ de bataille* et que notre société refuse à ceux de la vaccination.

 

* Chacun connait le célèbre vers de Victor Hugo :

« Donne lui tout-de même à boire » dit mon père.

A noter que le Collectif Art et Vaccination expose pendant 2 semaines, fin mars, à Lille/Walzemme. Voir l'article de Nord-Eclair du 22 mars.

http://www.nordeclair.fr/Locales/Lille/2009/03/22/creer-un-vaccin-contre-la-souffrance.shtml


Manifeste des victimes du vaccin hépatite B

 

A l’annonce du colloque du 4 mars 2009 intitulé

 

« Les vaccins : une excellence française à préserver »

nous tenons à faire savoir que nous ne sommes pas dupes des manœuvres actuelles visant, notamment à travers le plan de lutte contre les hépatites B et C, à rétablir la confiance dans la vaccination contre l’hépatiteB, afin d’obtenir une meilleure couverture vaccinale, en dépit du nombre croissant de ses effets indésirables.

 

Nous demandons :

 

Est-il opportun de vacciner tous les nourrissons, alors que les dernières études montrent que 50 % ne seront plus immunisés 15 ans plus tard et que même un rappel pourrait ne pas permettre de relancer cette immunité ? (études d'Hammitt 2007 [1] et de Bialek [2] 2008).

A l’inverse, la Grande-Bretagne fait preuve de mesure et de discernement en ne vaccinant que les nourrissons dont la mère est infectée.

 

Est-il judicieux d’inciter les médecins à vacciner jusqu'à l'âge de 13 ans tous les enfants qui ne l'auront pas été quand ils étaient nourrissons, alors que l'étude réalisée par le professeur Marc Tardieu (Neurology 8/10/2008) devrait inciter à la prudence ? Cette étude, discréditée par les autorités, montre pourtant que les enfants vaccinés conformément au calendrier vaccinal sont, au moins statistiquement, beaucoup plus à risque de sclérose en plaques, plus de 3 ans après la vaccination hépatite B, que ceux qui ont été moins vaccinés.

 

Est-ce justifié de rendre obligatoire la vaccination pour tous les personnels de santé, alors que cette vaccination pourrait se limiter aux seuls soignants exerçant dans des services à risque d’exposition, comme le recommandait l'avis du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France du 23 juin 1998 ? {[5] Avis des instances scientifiques}. Néanmoins, le personnel de soins, qui est le plus vacciné, est aussi le plus touché par des pathologies post-vaccinales dont les victimes peuvent témoigner. Doit-on continuer à lui faire courir obligatoirement des risques supérieurs à ceux de la maladie ?

 

Comment de tels faits, parfaitement vérifiables, puisque contenus dans des documents émanant d'une Agence de l'Etat, pourraient-ils nous convaincre, de façon totalement objective, que la vaccination contre l’hépatite B est parfaitement inoffensive et efficace ?

 

Des études significatives ont été écartées ([3] [4]), des données chiffrées ont été présentées de façon mensongère, des informations sur les effets secondaires du vaccin ont été dissimulées, etc… Tant que de telles pratiques perdureront, aucune confiance ne s’instaurera. Seule une information objective, exhaustive et indépendante des firmes productrices de vaccins serait en mesure d’instaurer un début de confiance dans le public. Nous attendons que les autorités sanitaires comprennent ce message et mettent en œuvre une véritable santé publique basée sur le principe de précaution et sur le consentement libre et éclairé du patient.

 

Association Liberté Information Santé (ALIS) http://www.alis-france.com/

Ligue Nationale Pour La Liberté des Vaccinations (LNPLV) http://www.infovaccin.fr/adhesion.html

Info Santé Pays d’Auge http://infosantepaysdauge.fr/

Collectif Art et Vaccinations patriciagouy@aliceadsl.fr

Union Nationale des Associations Citoyennes de Santé (UNACS)

 

[1] HammittLL. Hepatitis B immunity in children vaccinated with recombinant hepatitis B vaccine at birth : a follow-up study at 15 years. Vaccine 2007 ; 25 :6958-6964

http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=19110214

[2] Bialek SR . et al Persistance of protection against hepatitis B virus infection among adolescents vaccinated with recombinant hepatitis B vaccine beginning at birth : a 15 year follow-up study. Pediatr Infect Dis J 2008 ;27 : 881-885.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18756185

[3] http://www.afssaps.fr/content/download/13413/163122/version/2/file/vhbrap.pdf 

[4] http://www.afssaps.fr/content/download/10351/121225/version/3/file/040905.pdf 

[5] http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/hepat_b/981001.htm