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10/03/2011 : 2 bébés décèdent à l'hôpital de Montauban après avoir eu des vomissements. Ils avaient tous les 2 été vaccinés par le Prevenar nouvelle formule.

 

Le 4 mars, les autorités de santé japonaise ont annoncé la suspension temporaire du vaccin Prevenar-7 produit par Pfizer et ActHib par Sanofi-Aventis à la suite de 4 morts subites de nourrissons survenues peu de temps après la vaccination. Voir par exemple l'article de 20minutes.

Le laboratoire Pfizer a publié un communiqué décrivant ces cas.

Il y a un an une affaire similaire s'était produite aux Pays-Bas avec le décès de 3 enfants vaccinés avec Prevenar et ActHIB simultanément. Les autorités sanitaires avaient exclu au final tout lien avec le vaccin.

Avec le vaccin peut-être mais pas forcément avec la vaccination : je veux dire que ces enfants n'étaient peut-être pas en état de recevoir cette vaccination ou avec d'autres simulatanément ? L'expérience montre que plus on combine de vaccins, moins ils sont efficaces et plus ils sont dangereux.

19/01/2011 : parmi les 59 médicaments placés sous surveillance à la suite de l'affaire du Médiator, il y a le Prevenar . Et aussi Gardasil et Cervarix contre le cancer du col.

On peut aussi lire sur le site de l'Afssaps la lettre aux prescripteurs envoyé par le laboratoire producteur aux médecins (24/06/2010) à propos du remplacement du Prevenar 7 par le Prevenar 13.

 

La vaccination des nourrissons contre certains pneumocoques (Prevenar) qui était recommandée en quatre injections est désormais réduites à trois injections au deuxième, quatrième mois et à un an, l'injection au troisième mois étant supprimée.

 

Depuis 2006, les recommandations du calendrier vaccinal étaient que le Prevenar, vaccin heptavalent contre les infections invasives à pneumocoques, soit utilisé en 4 injections : à 2 mois et 4 mois simultanément avec le vaccin hexavalent, au troisième mois en même temps que le vaccin pentavalent et à 12 mois avec le ROR. C'est dans un avis daté du 17 octobre 2008 que le HCSP (Haut conseil de santé publique) recommande que l'injection du Prevenar au troisième mois soit supprimée, sauf pour les enfants prématurés.

La raison évoquée est que l'efficacité est pratiquement la même après le rappel à 12 mois et avec une légère réduction de celle-ci pendant la période intermédiaire. Les experts ont estimé que le jeu n'en valait pas la chandelle et qu'au contraire cette suppression pouvait avoir certains avantages :

 

« la réduction du nombre d'injections ne peut qu’améliorer la couverture vaccinale, par levée de certaines craintes des parents et des vaccinateurs, par diminution des effets indésirables locaux et par réduction du coût supporté par les familles »

 

Notons que ce schéma à 2 doses plus un rappel a été validé par l'EMEA l'agence européenne du médicament.


Voir le document de l'EMEA à ce sujet

 

Effets indésirables du Prevenar 

Dans son avis, le HCSP précise ainsi les effets indésirables du Prevenar :

 

« Le profil d'effets indésirables n'est pas différent de celui des autres vaccins : essentiellement des réactions douloureuses au site d'injection (chez environ un tiers des enfants), une fièvre supérieure à 38° et des vomissements (chez environ un quart d'entre eux). Les réactions allergiques sévères sont rares »

 

L'avis ne précise pas ce qu'il entend par rare mais ce terme a une définition précise : un risque qui se produit entre une fois sur 1000 et une fois sur 10000 est qualifié de rare, très rare s'il ne dépasse pas 1 sur 10000. Avec 800000 naissances par an cela peut faire  entre 80 et 800 réactions allergiques sévères par an.

 

L'avis reconnaît que l'incidence du nombre d'injections sur la couverture vaccinale n'a pas été étudié. Quant au coût de la vaccination, il est certain, d'une manière générale, que la crise financière et économique mondiale et durable dans laquelle nous sommes engagés aura des conséquences très importantes  sur les mesures coûteuses de notre santé publique et que certaines devront être revues à la baisse, soit que les laboratoires baisseront leurs tarifs, soit que l'usage de certains produits sera réduit. C'est sans doute inévitable. Il est possible que cette recommandation ait été inspirée en partie par le problème financier.

 

 

Les effets pervers du Prevenar

Ce vaccin est en effet très contestable, car les souches de pneumocoques sont multiples et ne sont pas toutes représentées dans le vaccin. Aussi, même si son efficacité contre les souches présentes peut être soutenue, la vaccination favoriserait les autres. Le vaccin PCV7, le Prevenar, est produit par le laboratoire américain Wyeth dont c’est le seul produit phare. Il a ainsi été introduit aux USA avant la France et ce pays a déjà pu faire quelques observations. L’InVS rapporte que

 

« le remplacement des sérotypes vaccinaux par des sérotypes non vaccinaux a été observé aux Etats-Unis où l’incidence des cas dus à des sérotypes non vaccinaux a augmenté de 22% chez les enfants de moins de 5 ans quatre ans après l’introduction du PCV7 tandis que l’incidence des cas dus à des sérotypes vaccinaux a diminué de 97 %. Aux Etats-Unis le sérotype 19A a émergé comme le sérotype le plus fréquent représentant 35 % des souches isolées chez les enfants de moins de 5 ans en 2004. »

 

Pour plus de précisions sur ce point voir mon article sur ce blog [1]

Le vaccin contre le pneumocoque favorise-t-il les souches non vaccinales ? 

[1]  http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2008/01/30/7753944.html